Nucléaire belge – La lettre et l’esprit de la loi – L’autojustification humaine a posteriori, par Cédric Chevalier

Billet invité

Le dossier du nucléaire civil, un des sujets phares de ce blog, connaît des développements critiques en Belgique.

Pour ceux qui suivent l’actualité belge, vous aurez remarqué qu’un des dossiers chauds du moment est la prolongation ou non des deux réacteurs nucléaires civils situés à Doel (à 25 km au Nord d’Anvers en Belgique) : Doel 1 et Doel 2.

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IMAGINE, demain le monde : À bas le court-termisme !,
N° 109, mai-juin 2015

IMAGINE, demain le monde, mais aujourd’hui en librairie. Ma chronique pour ce magazine.

À bas le court-termisme !

« À bas le Court-termisme ! », et j’ajouterai aussitôt : « Et honte à l’obsolescence programmée ! »

Voilà des choses qui devaient être dites !

Et maintenant ?

Maintenir notre bonne planète en état pour que nous continuions d’y vivre est une exigence essentielle. En tirer le maximum de profit dans le minimum de temps est au contraire le meilleur moyen de la rendre invivable à brève échéance ; certains cycles physico-chimiques essentiels comme ceux de l’azote ou du phosphore sont déjà menacés.

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Les interactions complexes de l’économie et de l’environnement, par Guy Weets

Billet invité.

Le remarquable billet de Cédric Chevalier sur le « formatage  » des économistes m’a irrésistiblement rappelé une aventure similaire et complémentaire ou certains acteurs sont les mêmes. Jugez-en.

Il y a une quinzaine d’année, j’étais en charge d’un programme de recherche qu’on pourrait appeler  » Outils Informatiques et défis environnementaux ». Dans la ligne d’une pensée qui avait émergé il y a quelques décennies, les environnementalistes se représentaient les problèmes environnementaux comme des systèmes socio-écologiques complexes loin de l’équilibre, dit plus simplement en évolution constante.

A la base de cette école de pensée on trouve Denis Meadows éditeur du rapport du Club de Rome « Les limites de la Croissance » et le modèle World3. Le modèle était assez simple, on était à la fin des années 1960 et les ordinateurs étaient bien moins puissants que le plus rudimentaire des téléphones portables d’aujourd’hui. En dépit de ces limitations, le modèle prenait en compte des relations de causalité multiples et des boucles de rétroaction complexes intégrant des sous-systèmes aussi divers que la croissance de la population, la surconsommation des ressources non renouvelables, les structures de production et de consommation, les mécanismes de décision politique, l’alimentation, etc.

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Environnement : le problème et sa solution

Depuis que le protocole de Kyoto a été adopté en 1997, contraignant les pays à réduire les effets de serre, les émissions annuelles de carbone sont passées d’environ 6 400 à 8 700 millions de tonnes.

La Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques […] Résultat : zéro.

La Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification […] Résultat : zéro.

La Convention sur la diversité biologique […] Résultat : zéro.

… les responsables politiques aujourd’hui font partie du problème, et non de la solution ; en effet, les décisions qui devraient être prises pour provoquer un changement d’attitude significatif les rendent très impopulaires, et ils en ont parfaitement conscience.

Extraits de 10 milliards, par Stephen Emmott, Fayard 2014

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EPR de FlamanvilleTINA, option Abracadabra ! par Roberto Boulant

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Les Français connaissaient déjà les nuages radioactifs qui s’arrêtent aux frontières, voilà qu’ils découvrent les ministres-devins.

Alors que de graves doutes se font jour, sur la résilience des aciers spéciaux constituant le couvercle et le fond de la cuve du réacteur EPR de Flamanville. Alors que le président de l’ASN a déclaré qu’il sera nécessaire d’avoir une quasi-certitude quant à la fiabilité et à la sécurité, avant d’envisager tout démarrage. Ségolène Royale, ministre de l’Écologie et de l’Énergie, a balayé toutes les interrogations d’un simple revers de main. En les ramenant au rang de simples ajustements, elle en nie la gravité et annonce par avance, la reprise des travaux dès l’automne prochain.

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Le commerce par voie de mer pollue plus que les camions, par Marie-Paule Nougaret

Billet invité.

(document pour la négociation du traité )

 Voici la carte des émissions d’oxydes d’azote (NOx) sur le continent européen.*

Pollution

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Tragédie ordinaire de l’existence, par Cédric Chevalier

Billet invité

Je suis peut-être un indécrottable romantique, mais ce genre de nouvelle m’inspire une profonde tristesse :
Le dernier rhinocéros blanc a ses propres gardes du corps.

Même chose pour le dauphin de l’Amazone, qui n’en est pas encore là mais dont je ne donnerais pas cher au cours des 10 prochaines années. Le dauphin d’eau douce chinois a lui disparu corps et âme en 2006. La liste est longue. L’extinction massive des espèces n’est pas une fiction.

Alors ? Difficulté à lâcher prise ? A faire le deuil ? A accepter la tragédie de l’existence ? Ou saine colère face à un événement (la disparition d’une espèce magnifique) qui n’a rien de nécessaire, qui est une aberration éthique et un échec collectif de toute l’Humanité ?

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« Pollution : un plan pour mieux respirer ! », par François Corre

Billet invité.

« Pollution : un plan pour mieux respirer »…?
Un nouveau pic de pollution attendu ce mercredi à Paris

En résumé :

* Déclenchement d’office du seuil d’alerte au bout de trois jours de persistance de la pollution – autrement dit, lorsque c’est déjà trop tard…
* Réduction de la vitesse automobile de 20% – quelle nouveauté !
* Verbalisation pour les automobilistes ne respectant pas cette exigence préfectorale – une plaisanterie…
* Verbalisation aussi en cas de non respect de l’interdiction d’épandage en période de ‘pic de pollution’ – petite nouveauté effectivement, mais autre plaisanterie.

Tant qu’on y est, pourquoi pas l’interdiction des tondeuses à moteur thermique…?  :-)
Enfin, on en parle un peu plus (politiques et médias), c’est un petit début…

Pour info, prévisions du 9 avril, PM10 moyenne journalière (à peu près identique pour les PM 2,5)

Pollution 9 avril
 

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Karl Marx, Vandana Shiva et les communaux. Deux réflexions sur la conférence de Paul Jorion « Sonnez les matines », par Marie-Paule Nougaret

Billet invité, qui revient sur la conférence « Sonnez les matines » donnée par Paul Jorion à Liège le 8 novembre 2014.

Karl Marx et la nature : un parallèle évident existe entre les vues de Paul Jorion sur Marx et celles de Vandana Shiva, que je tentais de rendre dans le billet précédent. Pour Vandana Shiva[1], toutefois, le père spirituel du communisme oublie aussi le travail des femmes pour l’entretien des intérieurs, outre les contributions de la nature, dans le calcul de la valeur.

J’ajouterai que dans les deux cas, seul ce qui n’est pas fait se voit : une maison propre, c’est un état normal. La moindre poussière et l’on passe pour une souillon, en plus de devoir vendre son travail à moindre prix pour survivre et se loger. Le mistral accélère à 200 km/h entre deux barres d’immeubles (effet venturi) et les enfants s’envolent à la sortie de la maternelle. Comment était-ce avant ? Ah oui, les arbres filtraient et brisaient le vent. Il y en avait forcément : la nature en liberté tend à la forêt dans nos régions. On les a abattus pour construire plus facilement, puisque la loi en France (contrairement à la Belgique) n’incite pas à les respecter. Le travail de la  nature, fondé sur les symbioses, se voit quand il n’est plus accompli ; et nous restons avec nos artefacts mal coordonnés.

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Conférence sur le climat : un curieux leadership !, par Jean-Michel Naulot

Billet invité. Également sur son propre blog.

En vue de la Conférence de Paris sur le climat de décembre prochain, les participants doivent remettre dès maintenant leurs contributions aux Nations-Unies. Sans perdre de temps, l’Union européenne vient de remettre la sienne. Dans un entretien au Monde daté du 31 mars 2015, le commissaire européen au climat et à l’énergie, Miguel Canete, se félicite que l’Union européenne affirme ainsi son leadership. Il confirme que dans ce document l’Union européenne s’engage à réduire d’au moins 40% ses gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990. Comme des objectifs, aussi nobles soient-ils, n’ont qu’une valeur limitée s’ils ne sont pas immédiatement accompagnés de la définition des moyens, Miguel Canete précise que cet objectif pourra être atteint de deux manières : grâce à des « actions fortes de décarbonisation » et grâce au « développement des énergies renouvelables ».

A la question plus précise « Pourquoi l’Europe s’est-elle orientée vers un marché du carbone et non vers une taxe carbone ? », le commissaire européen répond : « Nous avons mis en place un marché du carbone pour lancer un signal aux entreprises. S’il est puissant, il sera plus facile d’avancer vers la décarbonisation. Des pays comme la Chine ou les Etats-Unis ont aussi leur marché carbone, mais notre modèle est le plus organisé au monde, avec son mécanisme de droits d’émission diminuant année après année ».

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Le climato-scepticisme nous excuse par avance de nos échecs, par Valentin Przyluski

Billet invité.

Je suis surpris que dans le post de blog COP 21 : N’est-il pas trop tôt pour désespérer, Monsieur Attali ?, par Cédric Chevalier, concernant le billet de Jacques Attali À quoi peut encore servir la COP21 ?, une attention forte soit portée au coeur de son propos (les moyens et la fin) plutôt qu’aux  hypothèses sur lesquelles il repose. Il présente sur le même plan deux thèses climato-sceptiques – le rôle du soleil et l’argumentation géologique – et le changement climatique d’origine anthropique. L’origine anthropique du changement climatique n’est pas une hypothèse de travail parmi d’autres, elle est la seule dont les résultats sont validés par la démarche scientifique et sa méthode (réplicabilité des résultats, validation par les pairs notamment).

Le GIEC n’a eu de cesse au fil de 5 rapports de renforcer le niveau de confiance associé à la phrase « le changement climatique est lié aux activités humaines » qui maintenant est « very likely » (plus haut niveau sémantique d’approbation).

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Pollution : Euh… alors la circulation alternée des avions ?, par François Corre

Billet invité.

Nous ne toussons pas (ou pire) uniquement à cause des pollutions générées par le trafic routier ou aérien mais avez-vous remarqué hier ce ‘télescopage’ de tweets sur le blog ?

« Les avions sont la principale source de pollution respiratoire à Bruxelles »
Suivi de:
« Pourquoi la circulation alternée (automobiles) ne suffit pas contre la pollution de l’air « 

Heu… Alors la circulation alternée des avions, peut-être que… ?

Du 15 au 22 mars derniers, en France et une grande partie de l’Europe, les ‘pics’ de pollutions aux particules se sont succédés, on ne peut plus donc parler vraiment de ‘pics’ mais de ‘plateau’ !

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COP 21 : N’est-il pas trop tôt pour désespérer, Monsieur Attali ?, par Cédric Chevalier

Billet invité. Cédric Chevalier livre une analyse du dernier billet du blog de Jacques Attali

Comme vous le savez, Monsieur Attali, la forme interrogative et la paraphrase des propos des autres sont des paravents commodes pour préparer le terrain de sa démonstration dans un essai. Mais je vous propose dans cette analyse d’annuler les effets de ces artifices rhétoriques pour analyser la validité factuelle des propositions mises en incise de cette manière dans votre billet « À quoi peut encore servir la COP 21 ? ». C’est donc le fond des idées que vous avez évoquées ou défendues, et pas la forme ou la stratégie que vous suivez, dont je propose d’analyser avec vous la validité et la pertinence.

« Peut-on raisonnablement espérer qu’après tant d’échecs, une nouvelle conférence internationale, à Paris, en novembre prochain, réussisse à maitriser le réchauffement climatique ? »

Oui et non dans l’absolu.

Non, aucune conférence internationale ne réussira en elle-même à maitriser le dérèglement climatique. C’est donner trop de pouvoir à une simple conférence. Surtout après autant d’échecs de cette longue suite de conférences internationale portant sur le dérèglement climatique. Il y a un monde de différence, comme nous l’avons vu [Bas les masques Monsieur Attali] entre une intention, une parole, un texte et une réalisation concrète. C’est le cas de tous les textes internationaux.

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Quand fallait-il s’arrêter ?, par Jacques Attali

Billet invité. En réponse à Bas les masques Monsieur Attali !, par Cédric Chevalier. Ouvert aux commentaires.

Très intéressant. Dommage que vous ne démontrez pas votre thèse, qui mérite d’être défendue : s’il y a des limites, ne fallait-il pas renoncer à la croissance à la fin du 18ème siècle, avant la mise en œuvre de la machine à vapeur, à la fin du 19ème, avant celle du moteur à explosion, puis du moteur électrique, puis du microprocesseur ? Fallait-il même se résigner aux limites et ne pas maîtriser le feu ? …

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Pollution : on remet une couche… atmosphérique, par François Corre

Billet invité

Hier une « alerte pour épisode de pollution » de AirNormand est tombée dans ma boîte mail, mais du niveau « procédure d’information et de recommandation », en couleur orange sur la carte, c’est rassurant… Notons les « consignes de précaution » assez détaillées, un délice linguistique, et « de principe » bien sûr…

En extrapolant un tout petit peu, si on suit à la lettre ces consignes, il faudrait donc fermer les écoles, au moins maternelles et primaires, ou bien conseiller aux personnes travaillant dans un domaine comportant des « activités physiques intenses », comme les chantiers de travaux publics ou de construction par exemple, de laisser de côté la pelle et le marteau-piqueur, de pratiquer des « exercices plus calmes », voire même de les inciter à rester chez eux. Certes, ça risque de faire pas mal de jours d’arrêts sur une année… Et la productivité, y avez-vous pensé à la productivité ?

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Diffuser ou résister à la diffusion : Fractales fatales, par Jean-François Le Bitoux

Billet invité.

« Il y a deux types de populations. Il y a ceux où ce type d’information circule, et puis ça ne se diffuse pas à l’intérieur du reste du système. »

Paul Jorion, Le temps qu’il fait le 6 mars 2015

L’anthropologue s’étonne d’un problème qu’il connait et dénonce depuis toujours : ce qui parait simple aux uns est parfois insupportable et irrecevable aux voisins. Bruno Latour enseigne que le « fait scientifique » est peu de choses sans le « fait sociologique » qui le porte. La science pastorienne n’existerait pas sans l’encadrement sociétal et de communication que le savant a su gérer simultanément. Peu avant Pasteur, Semmelweis constatait « scientifiquement » par les statistiques, que se désinfecter les mains faisait baisser les mortalités dans les maternités. Ce constat ne fut pas partagé à l’époque !

Vétérinaire de terrain depuis 40 ans, j’ai reconnu dans la description anthropologique du fonctionnement des sociétés de pêcheurs de l’Ile d’Houat, d’ostréiculteurs, de saliculteurs, une approche « holistique » que le véto pratique au quotidien : on ne soigne pas en étudiant tel ou tel paramètre mais en vérifiant comment les fonctions vitales s’équilibrent entre elles, bien ou mal.

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Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, par Arnaud Castex.

Billet invité. Lecture du rapport parlementaire sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels du 27 novembre 2013.

La loi 2011-285 du 13 juillet 2011 interdit la fracturation hydraulique (1) pour la recherche ou l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels. Le 27 novembre 2013, l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST) a remis un rapport sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels (2). Globalement, ce rapport de l’OPESCT plaide en faveur d’une révision de la loi de 2011, pour autoriser la fracturation hydraulique afin de mieux évaluer les réserves et décider ensuite de l’opportunité d’une exploitation. L’argumentation favorable est basée sur l’ampleur des ressources estimées sur le territoire, la persistance du besoin en énergies fossiles à l’horizon 2050, l’exemple américain en matière économique et écologique, la maîtrise des risques associés à la fracturation hydraulique, le retard pris par la France par rapport aux autres pays européens (Allemagne, Angleterre, Pologne).

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Aussi vrai que les cheveux vous tirent les poisons du corps…, par Marie-Paule Nougaret

Billet invité.

Avec un instinct très sûr, la révolte surgit pour tenter de sauver le plus précieux  : nous ne savons pas nettoyer l’eau, seuls les systèmes naturels le font. La zone à défendre (ZAD) de Notre Dame des Landes se situe dans un creux en haut de plusieurs bassins versants, propice aux marécages, bocages et prés mouillés. À Sivens dans le Tarn, quand Rémi Fraisse fut tué, fin octobre, on venait d’araser la forêt riveraine d’un cours d’eau jusqu’alors libre de gonfler jusqu’à son lit majeur, puis redescendre à l’étiage, en filtrant vers la nappe phréatique, selon la lune et les saisons.

Eau encore, à Roybon en Isère, où le projet de Center Parc menace le débit de la Drôme : la fédération de pêche a porté plainte (verdict en juin). Et eau, toujours, pour la ligne ferroviaire Lyon-Turin, qui pourrait tarir la source de Saint Thibaud de Couz, près de Chambéry, une ville sous pression démographique, avant même l’arrivée de la gare TGV, et qui surveille avec raison, la fonte des glaciers.

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