Archives de catégorie : Confinement

Covid-19 : Réanimation : les services commencent à se vider, par a113

La courbe bleue représente le taux de variation des admissions en réanimation (en comparant la moyenne des 7 jours courant à celle de la veille) appelé ici  : « dynamique » (d%)
si >0 , les services se remplissent
si=0 , situation en plateau
si<0 , les services se vident.

on était >0 depuis fin Juillet +++

la courbe rouge est la courbe en valeur absolue lissée sur une semaine des entrées en réanimation (multiplier par 100 pour obtenir le chiffre réel.)

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Nous sommes donc au pied du mur. Le graphe est spectaculaire (d% < 0).

En fait, nous sommes dans un couloir temporel. Ante, la 2e vague, qui passe majestueusement, nous surplombant d’un côté. Post, un néant, terreau des complotismes, nous attend, de l’autre côté… L’estran est bien désertique. Nous savons, du moins je l’espère, que la seule chose dont nous sommes capables pour l’instant pour parer l’offensive virale c’est de réduire à leur strict minimum les relations sociales … Qu’en faire, sachant que la santé mentale de toute une population est en question ?

Plus banalement : peu d’infos sur la durée d’ immunisation des différents vaccins annoncés. Persistance des mots d’ordre concernant les mesures de restriction prévues après le 1er décembre, et à ce niveau là, aucune inversion des processus de prise en charge de l’épidémie en vue, c’est grave.

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Covid-19 : La montée épidémique ne « s’assèche » pas mais n’accélère pas non plus, par a113

La courbe bleue représente le taux de variation des admissions en réanimation (en comparant la moyenne des 7 jours courant à celle de la veille) appelé ici  : « dynamique » (d%)
si >0 , les services se remplissent
si=0 , situation en plateau
si<0 , les services se vident.

on est >0 depuis fin Juillet +++

la courbe rouge est la courbe en valeur absolue lissée sur une semaine des entrées en réanimations (multiplier par 100 pour obtenir le chiffre réel.)

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la courbe bleue oscille toujours autour de 4.5% d’augmentation … la montée épidémique ne « s’assèche » pas , mais ne s’accélère pas non plus (temps de doublement +- 15/jours … s’il n’y a pas de baisse d’ici le 15/11 , plus de 8000 patients en réa, record d’avril battu !)

par contre , on note une baisse nette des taux d’incidence sur la moitié Ouest des départements , ainsi qu’une petite baisse à l’Est (début des  effets du couvre-feu ? ) , mais très inégale +++

les effets sur la réa en seront différés d’ici 3-4 semaines.

il me semble que d’ici la période de 4 semaines, s’il y a quelques résultats, ils seront obligés de revenir à un système de couvre-feu , sinon ces mesures seront difficiles à gérer.

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Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19

Le cycle de 6 conférences s’est maintenant achevé. Reflet fidèle de la confiance typique que l’humain place dans l’avenir, l’intitulé en était grossièrement anticipé 😉 . Quoi qu’il en soit, grâce au dévouement des organisateurs et à la sagacité des participants, le portrait dressé a sans doute été à la fois sans complaisance et complet. Pour notre grand inconfort, l’aventure se poursuit. Une fois les cendres retombées, il y aura, espérons-le, dans ces 9 heures d’exposés et de débats, quelques matériaux de récupération permettant d’étayer la reconstruction que nous appelons tous de nos voeux.

1. La pandémie, le 16 septembre 2020 ; 2. L’économie, le 30 septembre ; 3. L’environnement, le 7 octobre ; 4. La géopolitique, le 14 octobre ; 5. L’Europe et la France, le 21 octobre ; 6. Le retour des utopies, le 28 octobre.

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Covid-19 : Est-ce que je « juge opportun d’épargner » ?

Un article dans Le Monde, par Mathilde Damgé : Confinement et économie : huit graphiques qui montrent l’onde de choc depuis mars, le 30 octobre 2020.

Les graphiques sont intéressants pour ce qu’on y voit. Les explications qui en sont données apparaissent plutôt elles comme de l’association libre : « Qu’est-ce que je pourrais bien dire à la vue de ce diagramme ? »

Exemple (graphique ci-dessus) :

La frilosité des différents acteurs économiques se ressent aussi chez les ménages qui préfèrent mettre de côté, en ces temps incertains : leur taux d’épargne a bondi depuis le début de l’année. Et le bas de laine ne devrait pas maigrir puisque ceux qui jugent opportun d’épargner sont plus nombreux de mois en mois, selon l’Insee.

« Les ménages préfèrent mettre de côté, en ces temps incertains… » ? Bon, réfléchissons un instant. Je donne cours à Lille. Mes frais de transport et d’hébergement me sont remboursés. Donc en principe, cela me coûte autant d’être à Vannes, mon lieu de résidence, ou d’être à Lille. Sauf que… quand je suis à Lille, je ne cuisine pas dans ma chambre d’hôtel : je vais au restau, que quand je bois une bière place Rihour après mon cours, je ne la sors pas de mon réfrigérateur après l’avoir achetée en promotion à Carrefour, que quand le train arrive en retard à Montparnasse (incroyable mais vrai !), je dois prendre un taxi pour ne pas rater ma correspondance en gare du Nord (le métro va plus vite que le taxi ? ah oui ? on marche combien de temps de la gare Montparnasse à la station Montparnasse-Bienvenüe de la ligne 4, tapis roulant même tenu en compte ?), de même quand j’arrive à Lille-Europe et qu’il pleut des cordes, etc.

En ce moment je donne mes cours, je fais mes conférences, je participe à des séminaires, aux réunions de l’équipe, le tout en distanciel. Est-ce que je « préfère mettre de côté, en ces temps incertains » ? Non ! je ne fais pas preuve de « frilosité », non je ne « juge pas opportun d’épargner », j’exerce la même activité qu’avant le confinement, mais dans un nouvel environnement où cela me revient bien meilleur marché. C’est tout.

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Covid-19 : Entrées en réanimation : un léger mieux, par a113

————————————————————–  les deux courbes du graphe  ———————————————————
La courbe bleue représente le taux de variation des admissions en réanimation (en comparant la moyenne des 7 jours courant à celle de la veille) appelé ici  : « dynamique » (d%)
si >0, les services se remplissent
si=0, situation en plateau
si<0, les services se vident.

la courbe rouge représente l’intensité dérivée de la valeur précédente afin de montrer la « contrainte » que des mesures prises exercent sur les taux d’entrées en réanimation.
si >0, la contrainte est favorable  (contrôle du processus épidémique)
si <0, contrainte défavorable (perte de contrôle)
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J-1 avant le confinement no2.

Le développement de l’épidémie semble marquer le pas sur le plan national  (il semble y avoir des différences qui se creusent entre  les régions , mais cela reste encore peu marqué …. )

la dynamique (taux d’entrée en réanimation : courbe bleue) plafonne en dessous de 5% /jours.

l’intensité du phénomène (baisse du taux : courbe rouge) part doucement à la hausse (meilleur contrôle).

est-ce l’effet du couvre-feu ?

on peut apercevoir que la tendance était clairement négative dès le début septembre et aurait justifié alors des mesures décisives pour nous épargner ce confinement tardif.

restent à découvrir les véritables raisons de l’amélioration relative de la fin septembre, qui a peut-être induit en erreur nos décideurs.

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Covid-19 : Chronologie du 16 mars à aujourd’hui, par Ilicitano

La deuxième vague a envahi l’Europe
16 mars :
– accélération de la pandémie
– la façon de réagir en Chine
– les images en boucle de la Lombardie et Bergame.
– notre inexpérience et notre impréparation face à ce type de situation
La population est prête.
On confine.
Ça marche

11 mai : on déconfine progressivement.
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Covid-19 : Le point sur tous les fronts, par ilicitano

1- dans un commentaire précédent je posais la question concernant l’évolution du ratio nombre de personnes en réanimation/nombre de personnes hospitalisées qui évoluait du simple au double, voire du simple au triple, entre juillet-août et actuellement ou en pleine épidémie.
6 à 7% pendant l’été et 17 à 20% actuellement et au démarrage de la pandémie.
Peut-on en déduire une virulence plus faible en été, et une plus forte actuellement comme en mars-mai ?

2- le système médiatique commence à préparer la population à des restrictions plus strictes, en particulier en Ile de France, et peut-être pour les seniors et personnes à risques en s’appuyant sur les données concernant le « profil » des personnes en réanimation et décédées.
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Entrées-sorties en réanimation en France – chiffres les plus récents, par a113

N. B. J’ai modifié le texte de mon billet d’hier pour éliminer toute ambiguïté.

J’ai par ailleurs concocté les courbes en dérivée seconde (accélération-décélération des hospitalisations en réa) qui confirment ce plateau et laissent prévoir qu’un pic de ce rebond épidémique (définitif, momentané ??) est atteint.

Compte tenu de la lenteur de la progression, il faut s’attendre à un palier assez long, puis une baisse à l’image de la hausse (je mise sur mi-décembre).

1- la courbe potentiel_développement depuis le 3/04 (lors du « pic » post confinement ) ci-dessus montre bien la brutale diminution de l’épidémie jusqu’au début juin, donc après le dé-confinement (11/05),

mais également des rebonds (++++  le premier rebond en Juillet est peu significatif, les chiffres des entrées en réa étant très bas (<20) ++++), dont celui qui nous concerne actuellement et semble maitrisé (si l’ordonnée est < 0 : ça décélère ….. , si = 0 :-> « plateau »……, si >0 l’épidémie accélère)

2-la courbe tendance_0208_0210 ci-dessus superpose la courbe d’hier mise à jour au 0210 (en bleu), et la courbe du potentiel_développement sur la même plage temporelle (en rose) entre le 02 aout et maintenant.

ps : si cela amuse certain, je peux fournir le fichier .xls, et attendre un tombereau de critiques, mais c’est normal…  +++

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« Couvrez ce confinement que je ne saurais voir ! »

Le 22 septembre, il y a un peu plus d’une semaine, je publiais un billet intitulé Un confinement qui ne dit pas son nom, où j’écrivais entre autres :

La langue s’use rapidement et, vu le mauvais souvenir qu’a laissé le confinement, il ne sera jamais question de « reconfinement » : on parlera, comme on le fait en ce moment dans les communiqués anglais et écossais décrivant les modalités du reconfinement, de simples « restrictions ».

Gageons qu’à la troisième vague, on n’osera plus parler même de restrictions, vu le mauvais souvenir que ces restrictions auront laissé elles-mêmes, mais d’« adaptations nécessaires ». Et ainsi de suite.

Il a fallu seulement onze jours pour qu’un article aujourd’hui dans Le Monde intitulé Covid-19 : en Ile-de-France, la situation sanitaire continue de se dégrader, nous annonce en sous-titre :

Des « adaptations » des mesures de restriction sont à l’étude.

Tout y est : « restrictions » et « adaptations » !

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Un confinement qui ne dit pas son nom

La langue s’use rapidement et, vu le mauvais souvenir qu’a laissé le confinement, il ne sera jamais question de « reconfinement » : on parlera, comme on le fait en ce moment dans les communiqués anglais et écossais décrivant les modalités du reconfinement, de simples « restrictions ».

Gageons qu’à la troisième vague, on n’osera plus parler même de restrictions, vu le mauvais souvenir que ces restrictions auront laissé elles-mêmes, mais d’« adaptations nécessaires ». Et ainsi de suite.

Où tout cela nous laisse-t-il ?

Aux États-Unis, qui ont dépassé officiellement dans la journée d’aujourd’hui le seuil des 200.000 morts, la population des différents états est censée ne pas croire ou croire à l’existence même de la pandémie selon la couleur Républicaine ou Démocrate de son gouverneur. Cet état de fait a généré une cacophonie favorisant la contamination puisque les frontières entre les états sont ouvertes. En Europe (« Vive l’unité d’action qu’a permise l’Union européenne ! » – excusez la plaisanterie de très mauvais goût !), la cacophonie est bornée précisément par la capacité de chacune des nations de fermer ses frontières à ses voisines, manière de leur signifier si les particularités de leurs restrictions conviennent ou non à sa variété propre de confinement refusant de dire son nom.

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Covid-19 : Les tribulations d’une personne-contact en France, par Erx

C’est une petite histoire vraie du jour sur la Covid-19. Elle  s’est passée sur mon lieu de travail.

Avant-hier soir je reçois un mail à la maison d’une stagiaire qui m’écrit à moi et à ma supérieure hiérarchique. Elle venait de se faire tester positive asymptomatique à la Covid-19 .

Le lendemain matin, arrivé au travail, commencent à circuler quelques mails d’information pour prévenir, appliquant par-là la consigne qui nous avait été délivrée. Quelque temps plus tard, ma supérieure hiérarchique fait un mail à son groupe pour les avertir de leur situation à risque d’avoir été en contact avec la stagiaire. Puis la matinée suit son cours, chacun à ses activités.

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Gestion de la Covid-19 : Approximation, déni, double langage, par Bruno Savelli

Il paraît que l’exemple vient de haut. Dans ce cas, cette vidéo est exemplaire : BlaBla 1er en train de s’étouffer sous son masque et d’enfreindre tous les gestes barrières.

Pas de placage au sol, ni d’amende … bizarre

Toute la gestion de cette épidémie est à cette image : approximation, déni, double langage. Un résumé du capitalisme financier.

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Le masque ça marche ou pas ? Et si oui, dans quel cas ?, par Jean-Baptiste Auxiètre

Il existe plusieurs qualités de masque norme AFNOR, FFP2 (à peu près équivalent KN95), FFP3 (à peu près équivalent KN99) en progression de protection mais aussi de difficulté à respirer quand on le porte.

Le problème de la contagion est un problème statistique : quelle est la probabilité que vous soyez en contact avec un virus actif (un seul suffit) ? On se retrouve avec des problèmes de dilution donc de diviser par 10, 100 etc… 1.000.000 pour espérer que s’il y avait 100 virus au départ une division par 10.000 statistiquement fait qu’il n’y en ait plus un seul (en fait on a vu que l’on pouvait en expectorer 10.000 !) Donc le problème n’est pas du tout le même si on converse sans masque à l’extérieur avec une personne 1 minute à 1 mètre de distance en face à face (distance en fait insuffisante d’après les études)  et si on passe 100 heures avec un masque norme AFNOR en intérieur en contact en fait avec quelqu’un de malade.  Continuer la lecture de Le masque ça marche ou pas ? Et si oui, dans quel cas ?, par Jean-Baptiste Auxiètre

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Covid-19 – Pour ceux qui parlent de « fable pour nous endormir »

Lisez d’abord ceci (c’est un commentaire posté ici sur le blog) :

Les seuls gagnants seront ceux qui nous manipulent. Je pense que la covid est une grande manipulation. Ai je le droit de le penser sans être catalogué ??? Peut on débattre sereinement, comprendre qui est notre ennemi commun, le grand capital, les 0.1%. Le reste c’est une fable pour nous endormir.

Et maintenant, si vous êtes convaincu comme le commentateur qu’il s’agit d’« une fable pour nous endormir », regardez ce qui suit.

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