Covid-19 : Qui sera opposé à Marine Le Pen ? (ce ne sera pas Emmanuel Macron), par Alexis Toulet

« Un A320 se crashe tous les jours », comme rappelé fortement par François Salachas, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (sur BFMTV)

Autres paroles de soignants :

« Nous ne sommes pas assez protégés et nous avons l’impression d’un train lancé à grande vitesse »
« Nous avons l’impression de ne pas avoir été entendus à temps »
« Nous n’avons pas les bras pour nous occuper des patients »
« Nous allons droit dans le mur »
« On essaye de camper sur cette position de ne pas confiner et de ne pas fermer les écoles alors que la situation est absolument dramatique »
« Stratégie mortifère du gouvernement »
« La vaccination ne peut pas aller plus vite que les arrivées des doses »

Dans l’immédiat, la question est : le confinement que Macron va devoir annoncer, probablement dans les tous prochains jours, arrivera-t-il à temps pour empêcher le tri des malades en réanimation que les soignants avaient pu de justesse éviter en mars / avril 2020 ?

A court terme, la question est : ce nouveau confinement, le gouvernement saura-t-il le faire déboucher sur une stratégie « zéro covid » permettant de continuer la vaccination avec plus de sérénité, y compris en cas de nouvelle mauvaise surprise sur les approvisionnements et / ou les nouveaux variants ?

A moyen et long terme, la question est : comment renouveler les élites gouvernementales françaises (quel que soit leur parti) de façon à ce qu’elles sachent prendre en compte les faits et l’éclairage des sciences plutôt que leurs illusions et l’enfumage de telle ou telle idéologie ?

Et quelque part entre le court et le moyen terme, plus précisément dans un an à peu près, la question est : qui sera opposé à Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, sachant qu’au vu de la catastrophe sanitaire de mars / avril 2021 ce ne sera très probablement pas le président sortant ? Droite modérée : Bertrand, Philippe ? Gauche : qui ? Autre : général de Villiers, candidat encore inconnu ?

Voici une raison d’être optimiste : c’est qu’une fois au fond du trou (baisse continue du niveau éducatif, désindustrialisation, chômage de masse, augmentation des inégalités, catastrophe sanitaire…) la seule direction possible est vers le haut.

… A condition, bien sûr, de ne pas chercher à creuser !

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68 réflexions sur « Covid-19 : Qui sera opposé à Marine Le Pen ? (ce ne sera pas Emmanuel Macron), par Alexis Toulet »

  1. Ce sont les journalistes (payés par les …) qui ont fait élire Macron en 2017, ce seront ces mêmes journalistes (toujours payés par …) qui reprendront les « EDL » (éléments de langage) pour nous expliquer qu’il a super bien géré la crise.

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    1. Peut-être, mais les mêmes ne voudront pas prendre le risque de voir élire quelqu’un qu’ils ne pourraient pas contrôler. Personnellement, je pense que les tractations sont déjà en cours, et que Edouard Philippe est une option pour que ça change suffisamment sans que rien ne change.
      Après, mon amie me fait remarquer que l’attirance du président Macron pour Napoléon pourrait aussi lui donner des idées, idées qu’il pourrait partager avec ses amis (y compris avec un certain Nicolas Sarkosy). A 40 ans, pourquoi ne pas tenter d’installer une petite dictature (soft, bien sûr), un genre de fascisme en col blanc dont on a déjà parlé ici ?
      Bien des coups de billard à plusieurs bandes sont possibles, les paris sont ouverts.

      1. @Fdom

        Pensez-vous que sous prétexte de Covid 19, il puisse à chaque fois faire voter par ses députés aux ordres l’éternel report des élections départementales et régionales ? Ne cherche t-il pas à renverser le calendrier électoral et à parvenir quasi incognito et comme  » sur des ailes
        de colombes  » jusqu ‘ aux échéances suprêmes qui le ferait – par toutes sortes de stratagèmes médiatiques d’intoxication – à nouveau roi des riches en 2022 ?

      1. Merci Hervé, merci Ruiz, deux très bons articles qui ne seront lus que par une très petite partie des français, qui auront été abreuvés par contre par des Alain Duhamel et autres bien trop nombreux, avec leurs léchouilles de pieds du pseudo autoproclamé « maitre du temps ». Même si l’intégralité des articles devrait être lus, je propose quelques extraits :

        « Alain Marschall cite le mot du président selon lequel « le maître du temps, c’est le virus ». Ah bon ? Mais alors, d’où a surgi cette absurde rhétorique du « temps gagné » sur l’épidémie, récitée avec zèle par Bruno Jeudy ? « Le “temps gagné” n’est pas celui de la vie », c’est « le choix du temps interminable qui mine la vie dans toutes ses dimensions et qui compte les morts », résume David Simard dans ce terrible texte. »

        « Le réel n’a cure de l’aveuglement et de ses motifs : il est. Et, comme annoncé par les scientifiques, la troisième vague de l’épidémie a pris forme. »

        « Vivre avec le virus, ce n’est pas vivre. Se contenter d’attendre pendant de longs mois la vaccination de dizaines de millions de personnes, c’est faire le choix du temps interminable qui mine la vie dans toutes ses dimensions et qui compte les morts. Le “temps gagné” n’est pas celui de la vie. »

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        1. Si , le temps gagné c’est la vie ,  » survivre encore un jour , une heure obstinément … »

    2. François M

      Si nous sommes encore en crise grave Covid au moment de l’élection, il repassera tranquille.

      1. Avec les journalistes comme ceux décrits dans l’article de Télérama, on peut effectivement le craindre.

    1. Bertrand, Philippe, modérés? Que dire des autres alors! Quant à Macron déjà battu…
      Pas par « la gauche » (au sens très large) en tout cas. Les frères ennemis ont fabriqué la gauche la plus bête du monde. Pourquoi changer une machine à perdre?
      Par la droite (au sens pas si large), donc. Enfin, ceux à droite qui se verraient bien à la place du vizir de droite.
      Mon quotidien régional les passe en revue (non exhaustive). Des « modérés » -ou supposés tels- aux extrêmes (pas présentés comme tels, exemple Retailleau du Bocage). Avec interview du régional de l’étape: Barnier-qu’a-si bien-négocié-le-Brexit. A tort ou à raison, le qualificatif modéré lui irait bien. De là à faire trembler Macron… Sans compter que Pitbull Bertrand-le social (et pourquoi pas socialiste, tant qu’on y est) déjà en campagne ne risque pas de lâcher le morceau. Bref je n’arrive pas à ne pas voir Macron qualifié. Mais je ne suis pas Madame Soleil, comme disent nos amis allemands.

        1. Pas assez familier des touites sans doute, je ne parviens pas à déceler ce détail qui vous intrigue.
          Pour rebondir sur le billet et la notion de « droite modérée ». Et Macron, c’est la droite modérée? Et Hollande, l’ennemi de la finance, qui nous a refilé -grâce à quelques épisodes imprévus, mais refilé quand même- son bébé Macron, c’était quoi? Quand on s’obstine à classer le PS, ou ce qu’il en reste, « à gauche », je ne parviens décidément pas à voir à quoi peut ressembler « la droite modérée ». Mais je vois encore une différence entre la droite et l’extrême-droite. De moins en moins avec la droite extrême cependant. Retailleau du Bocage, vous le placeriez où?

    2.  » Bertrand – Philippe : Droite modérée  » ? ….. ah, on se marre bien quand on lit ça, effectivement. Du coup, ça démonétise tout le texte.

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  2. Coucou,

    Avez vous une explication concernant le décalage de 15 jours, (pas 2 mois je croyais que votre billet datait de janvier) de vos prévisions ?
    2 semaines , c’est beaucoup, sur 6 semaines, non ?

    Bonne soirée

    Stéphane

    1. Bonjour,

      Oui, c’est beaucoup. Le décalage dans la « montée » du rythme des contaminations est d’ailleurs plutôt de 3 semaines, en reprenant mes graphiques. Je prévoyais un rythme de 40 000 contaminations par jour dans les premiers jours de mars, et c’est seulement maintenant.

      Les phénomènes à la base de la modélisation que j’avais publiée le 7 février sont bien là :
      – Plateau de contaminations alors que le variant classique, contenu par les mesures d’éloignement, est en train de décroître, et que le variant britannique croît
      – Remplacement au final par le variant britannique devenant majoritaire
      – Augmentation exponentielle du rythme des contaminations à partir de ce moment

      Mais le tout est décalé, par rapport à ce que j’avais calculé, comme par rapport à ce qui était dans le rapport du 29 janvier du Conseil scientifique (1) La réalité de l’épidémie a été plus proche de ce que disait un épidémiologiste comme Arnaud Fontanet (2) parlant de « mars et avril » comme des mois « difficiles ».

      Il n’y avait pas débat scientifique sur la nature des phénomènes, mais – avec le bénéfice du recul – sur les conséquences du ralentissement résultant des vacances de février, que des gens comme Arnaud Fontanet semblent avoir mieux estimées.

      Incapable de le modéliser, je m’attendais « à la louche et au jugé » à ce qu’il ralentisse le tout de quelques jours. J’écrivais : « Si les départs en vacances devaient être peu nombreux, il faut sans doute s’attendre à ce que l’épidémie progresse un peu moins vite et prenne donc quelques jours de “retard” par rapport à la modélisation, le seuil de 40 000 contaminations par jour étant donc franchi non le 1er mars mais plutôt dans les premiers jours de mars ».

      Finalement, les vacances de février ont prolongé le plateau de plus ou moins trois semaines supplémentaires. Ce qui d’un côté pourrait paraître comme une bonne nouvelle, et l’aurait été avec un gouvernement capable de se remettre en cause. Mais en fait ne l’est pas : la décision présidentielle de reconfiner (sérieusement, donc les écoles aussi) a été décalée elle aussi. Or, trois semaines de décalage, ça doit représenter de 5 à 8 000 morts supplémentaires, et encore les victimes de « covid long » handicapées pour peut-être longtemps.

      Il faut noter aussi que ce décalage confirme la puissance de la mesure « fermer les écoles ». Vu les autres restrictions déjà en place, les écoles sont sans doute l’un des principaux lieux de propagation restants du virus. Aucun de nos voisins n’a tenté un confinement « sérieux » sans fermer les écoles.

      L’impact sur la scolarité est évidemment un inconvénient majeur… mais il pourrait être facilement compensé par une poursuite des classes jusqu’à mi ou fin juillet – ce qui ne devrait pas poser de problème si entre temps une stratégie « zéro covid » a été appliquée. En quelque sorte, transporter un mois de vacances d’été au mois d’avril !

      (1) https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/note_eclairage_variants_modelisation_29_janvier_2021.pdf voir le graphique page 7
      (2) https://www.lesechos.fr/economie-france/social/covid-mars-et-avril-seront-deux-mois-difficiles-en-france-1288298

      1. @Alexis
         » une poursuite des classes jusqu’à mi ou fin juillet – ce qui ne devrait pas poser de problème  »
        Ça se voit que vous ne connaissez ni les profs, ni les syndicats de l’éducation nationale ! 😀

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        1. @Yann 6h56
          C’est pas bien de cracher dans l’assiette du voisin.
          Si on s’arrête aux élèves-enfants 3==>12 ans….vous imaginez la tension nerveuse chez l’enseignant suffisamment courageux/téméraire pour cornaquer un troupeau de probables contaminateurs inconscients de leur dangerosité , voire désireux d’en profiter pour en rajouter?
          Depuis un an.. Et non-prioritaires-vaccin…
          Vous êtes « at home » en télétravail?

                  1. Je ne suis pas syndiqué (mais je n’ai rien contre les syndicats). « 57 élèves par classe  » c’est du buzz journalistique, c’est tout simplement impossible. Comment voulez-vous faire entrer 57 élèves dans nos petites classes. Mais cela dit la situation est très tendue. Je suis dans l’académie de Créteil. Par contre le non-remplacement et le manque de profs remplaçant ce n’est pas nouveau malheureusement. C’est très fréquent depuis bien avant la crise sanitaire. La tension s’est encore accrue, sur une base déjà très dégradée.

                    1.  » Je ne suis pas syndiqué  » … Justement.
                       » je n’ai rien contre les syndicats  » … Heureusement..! 😉
                      Dommage.
                      Et dire qu’on évoque ici l’éventualité d’une révolution…

    2. Sont-elles fausses ces prévisions du coup ? Qu’est-ce qui est le plus important : une prévision juste mais décalée dans le temps, ou une prévision fausse ?

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      1. Coucou,

        Je continu de penser qu’on ne peux pas modeliser un truc qu’on ne connait pas. On extrapole, c’est tout.
        La prévision est soit juste, soit fausse. Décalée dans le temps, elle est donc fausse, surtout avec tous les parametres et autres inconnues, données plus ou moins significatives …

        La montée de l’epidémie était sinon prévisible, mais envisageable en faisant un copié collé de 2020. Pas besoin de justifier quoi que ce soit.
        La ligne directrice de macron est je crois le taux d’utilisation des urgences, afin que chacun ait sa chance au cas ou . Donc sa décision est rationnelle et elle l’est toujours.
        je précise que je ne voterai surement pas pour mr macron lors des prochaines elections, mais je lui tire mon chapeau pour sa gestion de la crise dans le bordel ambiant.

        je suis d’accord avec mr toulet, çà va être difficile pour mr macron en 2022, mais rien n’est joué. Il y a un boulevard pour une gauche unie: Mais voila, elle ne l’est pas.

        bonne soirée

        Stéphane

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        1. J’espère que vous n’êtes pas prof ! Parce que si un élève a une erreur sur une partie de l’exercice cela lui invalide la totalité des points, vos élèves vont avoir du mal à décoller du 0 !

          Il n’y a pas de copié / collé de 2020. Les conditions de l’année dernière n’ont rien à voir avec celle de cette année : les restrictions de circulation ont largement fait baisser le R0 et la dynamique de progression. On est passé d’une haute vague mais avec peu d’inertie, avec une grosse vague avec beaucoup d’inertie. Si vous pensez que le repli se fera aussi vite qu’en mai dernier, vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

          La solution de la ligne de crête est la pire de toutes – après celle de ne rien faire -, car on perd, sur la totalité de la durée de l’épidémie, à la fois sur le domaine des libertés, des coûts sanitaires et des coûts économiques. Cela a été montré et démontré avec notamment la comparaison entre les pays zéro COVID et les nôtres, ainsi que par Devi Sridhar dont je vous conseille sincèrement de lire l’interview :
          https://www.pauljorion.com/blog/2021/03/24/video-lapres-covid-naura-pas-lieu/comment-page-1/#comment-842058

          Bonne nuit

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          1. Coucou,

            bonjour françois,

            je ne suis pas prof, juste un citoyen lambda.

            En ce qui concerne les décisions politiques, je crois que chaque dirigeant choisi en fonction de ses moyens du moment.
            La france et l’allemagne n’ont pas les vaccins en quantité depuis le mois de décembre. Vous pouvez créer une quantité egale de centre de vaccination pour plaire à vos electeurs, mais si vous n’avez pas les vaccins, c’est un peu comme « pisser dans un violon » !
            L’angleterre a les vaccins et a fait le pari de vacciner, de confiner et probablement d’endiguer. j’espère pour eux que cela va fonctionner. car manifestement, quand on confine, il faut savoir gerer le déconfinement !
            ce que nous ne savons pas faire, ni l’allemagne qui patauge un peu en ce moment.

            Si on copie colle ce qui s’est passé en 2020, alors l’incidence « naturelle » du virus va nous aider en avril mai a remettre de l’ordre et du bon sens. il faut le souhaiter.
            Si les nouveaux virus sont différents, ben , la,on va pédaler ! et il faudra plus d’unité nationale que d’anathèmes ; mais bon essayons de raison garder. car nous aurons les vaccins en grandes quantités et peut-être les traitements … peut être ?
            la ou je commencerais à m’affoler, c’est si ce P de virus, à force de changer , se mettait à attaquer les enfants.
            la, j’espère qu’il n’y a pas que les américains qui essayent des trucs !

            Bonne journée

            Stéphane

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            1. Le variant sud-africain, que la France laisse tranquillement circuler, est notoirement différents: il contourne l’immunité acquise soit par la vaccination, soit de manière naturelle suite à infection du variant classique ou chinois.

              Vu comment Macron gère le problème, il y aura une QUATRIÈME vague avec ce variant sud-africain.

              On ne sait rien encore des variants californiens et indiens, ni bien sûr ceux à venir.

              1. @François M Il y a cependant un petit espoir, si l’immunité vaccinale ou naturelle après guérison du variant d’origine ne marche pas, la cible sensible est peut être la même
                et alors « l’immunité collective » (laisser passer la vague) peut marcher, c’est-à -dire qu’après nos 400 000 décès attendus, le risque (pour les 99,5% de survivants) ne serait que de faire une phase de maladie non mortelle identique.

                1. « la cible sensible est peut être la même »
                  Interrogez les soignants en réa, histoire de savoir si la cible est la même. J’attends le résultat de votre investigation (hélas je le connais déjà).

                  1. @François M
                    Par principe ils ne peuvent pas le savoir (si cette hypothèse est avérée) si il ya recontamination la maladie reste non sévère et les patients ils ne les voient pas.
                    Si en revanche il y a en nombre des cas de recontamination sévère, (pas d’évasion vaccinale) alors que la première l’était peu celà infirmerait cette hypothèse.

          2. Il est des discipline ou le barème ne peut être que binaire l’épidémiologie et la conception/réalisation d’infrastructures nucléaires en sont…

            1. Nous avons, avec Tchernobyl et Fukushima, la « preuve » de votre assertion…. Hélas ! Ah la puissance du contre-exemple…

          3. @François,

            Effectivement ce n’est pas un copier/coller du printemps 2020… parce que les conditions d’ensemble ne sont pas les mêmes : 12 mois de privations (sociales, scolaires, professionnelles et parfois dans les cas les plus extrêmes économiques) sont passés par là ! Chez les jeunes et les actifs (notamment du secteur privé), cela a fait beaucoup de dégats socio-économiques et sanitaires (pyschologiques… mais pas que… sédentarité obligeant).

            La méthode « zéro covid » c’était au printemps 2020 qu’il fallait la mettre en place : la mesure était acceptable en sortie du premier confinement (aujourd’hui, elle ne l’est plus pour beaucoup). Mais pour ça, aurait-il fallu disposer des tests au bon moment et, au-delà, isoler (y compris de force) les cas positifs et mettre en quarantaine systématiquement les voyageurs, …

            Nos gouvernants n’ont pas eu le courage de le faire… Et combien même en auraient-ils eu la volonté, je ne suis pas sûr que notre techno-structure bureaucratique d’Etat aurait eu les compétences (logistiques notamment) de le décliner opérationnellement : sur ce point il y a savoir faire qu’on (notamment) les pays asiatiques que nous n’avons pas (ou plus) en Europe.

            Après, le point sur lequel j’ai un doute concernant la stratégie « zéro covid », c’est son acceptabilité dans le temps. Parce que si elle apporte des garanties pour un retour (partiel) des libertés dans la « bulle », les entrées et sorties de la bulle en restent pas moins très limitées/contraintes, ce qui pour une part non négligeable de l’activité socio-économique d’un pays comme la France est préjudiciable.

            Par ailleurs, on opère quand même de minis « stop & go » dans le cadre de cette stratégie dès lors qu’un ou deux cas sont identifiés dans la population : j’aimerai voir l’usure (sociale et psychologique) dans le temps de la répétition de ce type de mesures.

            Enfin, même si toute la population est vaccinée, impossible de sortir d’une telle stratégie tant qu’elle n’est pas atteinte à l’échelle globale d’un continent (si ce n’est de la planète). Bref… c’est un gros choix de société à faire (car impactant sur le long terme) et, il me semble, que dans les pays dits démocratiques, ce choix ne peut pas être pris sans un vrai débat démocratique.

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            1. @Benjamin Alors que le choix inverse peut être pris sans vrai débat démocratique.
              Les choix faits à Taiwan, en Nouvelle Zélande, en Corée du Sud, en Australie ne semblent pas avoir été fait après un débat démocratique mais par des gouvernements compétents.

              Ce n’est pas forcément un choix impactant sur le long terme (au delà de 5-10 ans) car il permet d’attendre tranquillement (relation sociales, économie) la disponibilité massive de vaccins éprouvés.

              L’option prise en France c’est plutôt un entre-deux stop et go « en même temps » mais dans des conditions éminements instables, donc stressantes, soumises au bon vouloir imprévisible du Prince et non relié aux conditions épidémiques dont la contingence aléatoire pourrait être plus acceptable !

              Les entrées et sorties de la bulle en restent pas moins également assez vite très limitées/contraintes,comme on le constate par la fermeture sanitaire des frontières, finalement acceptée au bout d’un an, puis imposée par les voisins européens au vue de la dégradation de la situation en France !

              La méthode “zéro covid” était en place au début rappelez vous les chambres à pression négative en nombre suffisantes pour rassurer le bon peuple du temps de Mme Buzyn et les quarantaines à Condamine Mont-joie.

              Mais celà aurait nécessité de fermer les frontières (quarantaine), ce qui n’a lieu qu’un an trop tard.

              Les seules méthodes sont Zéro-Covid ou une vaccination massive préalable.

              Le reste (à part ne rien faire et assumer) n’est que bricolage ou improvisation mal inspirée !

              Sans masques, sans test (en quantité) c’était sans doute difficile mais d’autant plus nécessaire.

              Celà n’a même pas été tenté dès janvier par des mesures localisées drastiques qui ont été prises trop tard et nationalement.

              Celà pouvait être mis en place en juillet en sortie de déconfinement, mais Macron a fait le choix Castex.

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  3. Il faut renouveler les élites gouvernementales ET les élites administratives. Même si les premières sont souvent issues des secondes, ces dernières souffrent de l’entre-soi idéologique, de leur déconnexion de la réalité des citoyens ordinaires, peut-être aussi d’une forme de dépression. Leur incapacité et leur incompétence ne viennent-elles pas du transfert de beaucoup de pouvoir (monétaire budgétaire, commercial…) vers le trou noir de Bruxelles ?

    Macron ne re-confinera jamais ! Il préfèrera voir les morts s’accumuler et la ruine du pays plutôt que d’avouer qu’il s’est trompé et de changer de cap. Son discours d’hier est assez éloquent à ce sujet. En le regardant, il me faisait penser à ces dictateurs fous qui, la veille de se faire débarquer, claironnent que tout va bien dans le meilleur des mondes (cf Pinochet, Ceasescu, Marcos etc)… Une sorte de petit Néron 2.0.

    Qui en face de Lepen en 2022 ? Je me risquerais à dire qui dans l’opposition au FN en juin 2022. Dans mon exceptionnel (parce que peu fréquent) zapping d’hier, outre l’excellent Salachas et l’inquiétant M. Macron, j’ai vu des « débats » sur des chaines d’infos. Lorsque je me suis intéressé aux différents invités, je me suis rendu compte que ceux les plus à gauche étaient franchement de droite et l’extrême droite avait micro ouvert sans de réel contradicteur. Ce qui m’est venu à l’esprit, c’est que l’oligarchie, i.e. le club des neuf milliardaires qui détiennent 90% des médias français, a choisi son poulain pour 2022. Enfin, le poulain est plutôt une pouliche aujourd’hui.

    Le pire n’est jamais certain… mais d’un autre coté, je ne crois pas aux miracles.

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    1. « Macron ne re-confinera jamais ! »

      Macron reconfinera, mais ne dira jamais qu’il l’a fait. Après avoir accusé l’Europe sur les vaccins (qu’est-ce qui empêchait la France de faire plus ?), il accusera les français, les hospitaliers, les gilets jaunes, et même Dieu s’il le faut, car, « bien sûr, ce n’est pas de sa faute ». Il le fera non pas parce qu’il veut le faire ; non pas parce qu’il doit le faire ; mais parce que le MEDEF va le lui demander. Car ces derniers vont finir par sortir la calculette et se rendre compte que cela va être, finalement, la catastrophe.

      Comme vous le dites, il n’y a que les dictateurs qui peuvent être dans ce mode de fonctionnement.

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      1. @François M Pourquoi ? En quoi celà serait-il une catastrophe pour le MEDEF ?
        Les morts en oxygénothérapie palliative à domicile, ou dans les couloirs d’hôpital au Rivotril ,ne concernent pas le Medef et pas précisment la force de travail, donc nullement le Medef.

        Le gouvernement un peu, les élections étant assez proches, mais le Medef non, au contraire, il peut y voir un allègement des retraites et maladies chroniques.

        Un changement du personel politique, voire son maintien s’il est habile n’implique pas un changement de politique (déjà bouleversée sur le plan économique).

        Macron reconfinera sans doute et sans le dire, mais il est et se croit habile.

      1. Non non je suis sérieux. C’est un (ou plutôt une) des politiques la plus honnête et compréhensive des problèmes dont nous faisons discussions sur ce blog. Elle se fait donc laminer par les journalistes et autres pro-medef qui ne veulent surtout pas de quelqu’un qui parle de la réalité et des solutions viables. On est dans la même problématique que celle discutée plus haut.

        https://www.pauljorion.com/blog/2021/03/26/covid-19-qui-sera-oppose-a-marine-le-pen-ce-ne-sera-pas-emmanuel-macron-par-alexis-toulet/#comment-842489

        1. Ah non, je n’aime pas me faire mener en Batho.
          Joker: Gaël Giraud. Un jésuite à l’Elysée, ça aurait de la gueule. On a déjà eu deux François, mais ils n’étaient pas papes. Par contre, pas de Première Dame de France.
          Giraud président pour tenir le porte-monnaie.
          Jancovici Premier ministre pour les mains dans le cambouis: énergie, climat et quelques pécadilles qui vont avec: ressources, vivant…
          Mince, ils n’ont pas appris la langue de bois. Ouf, on l’a échappé belle!

    1. Et pourquoi pas Olivier Faure ?
      :):):):):):)

      Pourquoi on ne créerait pas un parti ex nihilo qui pousserait un candidat de gauche « modérée ». J’ai déjà un nom : « le Progrès en marche »…

      Avec un type plutôt jeune et l’air moderne qui pousserait des idées vaguement sociales, puis se dépêcherait d’appliquer les mesures libérales « qui s’imposent à la réalité », genre réforme des retraites, de l’assurance chômage, etc. Puis essaierait de noyer le poisson avec des réformes « sociétales ».

      Il nous faudrait des financements…. Quelqu’un possède une banque d’investissement ici ?

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      1. Ah mince, je viens de réaliser que ça existe déjà, et que ça s’appelle « Place publique ».

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  4. 1- Les temps difficiles font les personnes de caractère,
    2- les personnes de caractères font des périodes faciles
    3- les périodes faciles font des gens sans caractère
    4 – les personnes sans caractère font des temps difficiles <= nous y sommes

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  5. Je lis ceci ailleurs (commentateur « classique ») :
    …  » Et toujours le même angle mort, la même matière invisible des « réanimations ».
    On saura toutes les tranches d’âge, tous les variants, super-variants et consoeurs, mais la distinction entre :
    « en SR » (Service de Réanimation), « en SI » (Soins Intensifs) et « en SC » (Surveillance Continue), cette distinction ne sera pas faite.
    Malgré son caractère très explicatif de la situation et de l’évolution non-parallèle des courbes.
     »

    Si c’est plausible (ces nombres et leur évolution peuvent-ils être obtenus et sourcés..?) , peut-être que Macron s’y réfère..?

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  6. Emmanuel Macron et son fameux « en même temps », c’est le symptôme du rejet du clivage « gauche vs droite »… ou plutôt du personnel politique censé incarné ce clivage « gauche vs droite » de plus en plus artificiel, tous sortant des mêmes écoles.

    Si ce n’est pas lui en 2022, ce sera un ou une autre qui ne sera pas marqué du sceau « clivage gauche vs droite »… Parce que les français n’en veulent plus de ce clivage dans l’état actuel des choses (cf. l’état des partis dits gouvernementaux de gauche comme de droite).

    Nous sommes donc pas à l’abri de voir un(e) candidat(e) désigné(e) « produit de l’année 2022 » sortir du bois pour faire le même coup que notre actuel locataire de l’Elysée à fait en 2017.

    1. @Benjamin
      Ca pourrait être François Bayrou, mais il faudrait qu’il sorte du bois sans trop tarder et retire le soutien de son mouvement politique à Macron, sur la base d’un échec sanitaire patent et sous prétexte par exemple d’exiger de la proportionelle.
      Mais en est-il capable ?
      Et puis malgré 150 000 morts en 2022 ça s’oublie en 2022 si les vaccins sont en marche.

      1. Bayrou, c’est Macron en plus vieux.

        A la limite, Bayrou, je lui aurai vu un destin « national » en tant que PM sous Hollande en 2014 quand il fallait écarter Ayrault.

        Aujourd’hui, j’avoue trouver l’offre politique un peu désertique… C’est bien pourquoi, je pense que nous assisterons à nouvel « holp up » en 2022 avec un(e) « produit de l’année ».

        1. Plus vieux c’est assez facile, surtout il est plus jeune que Biden, Trump, mais n’a que 3 mois de plus que Mélenchon, il s’est déjà présenté plusieurs fois, François est un prénom favorable, qui n’a pas suffit à Léotard.
          Surtout il est le seul qui peut partir avec des troupes qui soutiennent Macron, mais ce serait trancher un noeud gordien au quitte (?) ou double et reconnaître une erreur ou un envoûtement en 2017.
          Probablement une dernière chance de faire taire la prophétie de Cohn-Bendit
          « Mon pote, je te dis : jamais tu seras président de la République ! »

          Rien n’a beaucoup changé dans le paysage politique.

          1. @ Ruiz

            Vous avez eu une politique de Droite pendant trente ans ( Sarkozy – Valls – Macron ) et vous voulez en prendre encore pour cinq ans en fantasmant sur M.Bayrou, la petite cheville ouvrière de M.Macron avec qui il gouverne allègrement ?
            Savez-vous ce qu’ils font à la majorité du peuple français par le vote de leurs lois iniques ? Non ? Cela ne vous intéresse pas ?

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        2. Bayrou… Ah oui, le pédégé d’un groupuscule d’extrême centre qui n’avait pas de mots assez durs contre Sarko, du temps où il rêvait encore de l’Elysée, mais est devenu macrocompatible. Une roue de secours, vraiment?

          1. @Michel M. Bayrou n’est pas Enarque, mais a été ministre, a été député, a géré un exécutif local, n’a pas fait affaire à l’époque avec Ségolène, ce qui nous a valu Sarkosy, mais s’est laissé séduire par Macron plus habile en 2017, n’a pas exercé parmi les banquiers d’affaires, mais s’est plutôt inspiré des syndicats enseignants, connait les territoires et même un peu l’agriculture.
            Surtout une traîtrise (mais juste retour Macron lui est un artiste en la matière) serait le signe que les rats quittent le navire, ce qu’il est quasiment le seul à pouvoir faire.

  7. Résumé de la méthode Macron apprise par lui en 2020 avec un brin d’ARN sur la langue :
    « Zeneca vacciner au bon moment ! »

    Après l’avoir répétée 2478 fois, son naturel a repris le dessus :
    « Zeneca vaticiner au bon moment!  »

    Ce contre quoi personne ne sait l’immuniser au jour d’aujourd’hui.

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    1. Dans la meute, chacun le chien…
      Modema pour Bayrou, et bien sur PFEISER ! pour Marine

  8. Le pays va être dans un tel état que les gros poissons de la politique ne vont pas vouloir y aller, j’ai beaucoup de mal à croire à la personnalité providentielle d’autant plus qu’en climat quasi insurrectionnel il risque de se jouer un peu plus qu’une carrière politique n(oublions pas que Macron en était à faire chauffer l’hélicos au fond du jardin il y a pas si longtemps… Ce n’est pas les candidats qui feront l’élection mais l’abstention quoi qu’il en soit. Avec les prêts garantis par l’état qui arriveront à échéance la droite austéritaire juppéiste (Phillipe) risque d’avoir le plus grand mal a mobiliser son électorat qui sera bien tenté d’aller se défouler un bon coup contre les métèques en votant lepen si tant est qu’il se déplace (je me trompe peut être mais impossible à ce jour de savoir si Phillipe attend son moment ou si Macron le tient par les couilles avec les histoire de sa femme.. le cas Fillon a du calmer bcp de monde à LR ). Seront ils capables de faire une union de la droite LR/REM/UDI/Modem et de la faire passer pour une union nationale républicaine? j’ai à peu près autant de doutes que pour la gauche. A gauche la réponse est simple : Mélenchon, c’est ça ou rien, vous pouvez le tourner dans tous les sens, rechigner jusqu’à prendre soin de ne pas prononcer son nom, vous ne le ferez pas disparaitre de l’équation. Sauf à ce qu’ils se débrouillent pour le mettre en examen ou qu’il n’ait pas les signatures auquel cas au mieux la grosse partie front de gauche (11% en 2012) de son électorat se rabattra sur un candidat PC (a noter en passant que le PC tient les chances de la gauche entre ses mains autant sinon plus que Mélenchon qui lui aussi est très mal sans leurs voix à cette heure ils doivent lui faire danser la danse du ventre en se fendant la gueule lol) et l’autre s’abstiendra, tout au plus 2 ou 3% iront à EELV et rien du tout au PS.
    Un second tour Mélenchon Lepen donneraient des cartes électorales dont E.Todd pourrait bien tirer des conclusions qui nous laisseraient sur le cul 🙂 A noter que l’idée du coup d’état Macronien plausible est la sienne et qu’il l’a peaufinée avec je sais plus quel mot allemand imprononçable qui signifie la mise au pas du peuple.
    Un débat entre deux tours Mélenchon/Lepen ferait un carton et ça ferait couler tellement d’encre… Et ce n’est pas à négliger car au fond les médias ne satisfont vraiment leurs actionnaires qu’en faisant de l’audience et donc du chiffre, quoi qu’on en dise l’actionnaire n’a aucun problème à se laisser chier dessus tant que ça lui rapporte (voyez la Sexta espagnole qui est ouvertement très à gauche, il y a un public et du fric à faire en tapant sur la finance, soit! la finance s’en occupe, son principe étant que tout a un prix ce n’est que pure logique).

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  9. Le confinement, arrivera-t-il à temps : NON
    Ce nouveau confinement, le gouvernement saura-t-il le faire déboucher sur une stratégie “zéro covid” NON
    « Comment renouveler les élites gouvernementales françaises (quel que soit leur parti) » :
    Beaucoup pensaient l’avoir déjà fait en 2017 avec Macron !

    « Refuser de prendre en compte les faits et l’éclairage des sciences plutôt que ses illusions et l’enfumage de telle ou telle idéologie » c’est cette attitude politique revendiquée par Macron que beaucoup journalistes critiquaient chez Trump ou même ici se gaussaient de ce dernier alors qu’en Avril dernier il savait lancer le programme Warp Speed avec ses 14 milliards dont 2 (l’équivalent du total de l’effort européen plus tardif) en pure perte pour le moment chez Sanofi, mais qui ont fourni BioNtech et Moderna !

    Macron ne s’est au départ jamais montré opposé à l’éclairage des sciences, créant un conseil scientifique Ad hoc pour habiller ses intuitions d’une part de rationalité.
    Il a pu ainsi (par un avis circonstancié) maintenir et tenir jusqu’au premier tour des municipales, avec le support d’Edouard Philippe et le soutien de tous les partis politiques.
    Alors qu’au niveau politique le Premier ministre Italien le suppliait de prendre des mesures fortes depuis des jours.
    Il avait probablement accepté le caractère inexorable de l’immunité collective comme Boris Johnson et souhaitait en magnifier dans l’opinion les avantages en allant au théatre ouvertement.

    Les experts français de l’époque auquels il avait accès pensaient que c’était un peu comme une grippe (immunité colective) ou comme le SRAS (resterait en Asie), que les vaccins prendraient du temps et qu’une approche classique plutôt qu’ARN serait mieux maîtrisée.

    L’important était l’économie : 700 milliard de dettes pour l’EUROPE afin de rendre l’arrimage encore plus irréversible 15 % pour la France (100 milliards) pour avoir le droit de dépenser 40 milliards de plus dans un plan de relance CASTEX en fanfare dès septembre et consacrer de loin et plus tard 2 milliards aux vaccins, donc pas grand chose pour la production et réclamer en même temps une faveur préférentielle à SANOFI mal financée sous prétexte d’étre au CAC 40, mais propriété de fonds étrangers !

    Il n’a pu empêcher le premier confinement dont il n’a pas prononcé le nom lors de l’annonce dramatique, et les thuriféraires se sont réjoui des 60 000 morts évitées, dont il a été gratifié, certains doutant de leur réalité, alors qu’elles n’étaient que simplement décalées dans le temps.

    Il a négocié (assez habilement) le deuxième (second ?) confinement impensable préalablement,
    l’a suspendu précocement pour les achats de Noël et ne l’a pas repris.

    La trajectoire suivie depuis n’est optimale et gagnante que s’il n’y a plus de confinement et que l’on en sorte rapidement.

    Les « scientifiques » (inquiets depuis septembre) lui ont tordu le bras en novembre avec ce reconfinement allégé mais efficace.

    Il a retenu que les prédictions quoiqu’il arrive de 9000 cas en réa ne sont pas produites et s’est résolu à se confier plutôt à sa bonne étoile.

    Il croit encore (ou feint de croire) que parce qu’une modélisation est fausse sur sa temporalité, notamment du fait d’ajustements non pharmaceutique introduits entretemps, elle est fausse sur sa description de l’évolution, son sens et son importance.

    Il a furieusement envie de vérifier la traversée du mur en carton, les pieds à fonds sur les freins au dernier moment.

    Macron ne croyait pas à un vaccin si tôt, mais quelles dispositions a-t-il prises ou voulait-il prendre pour faire face ?
    A-t-il eu peur de ne pouvoir sortir d’un confinement repris avant Mai ?
    Pourtant il l’avait fait en Décembre sans problème et aurait pu faire de même au pire pour Pâques.

    Mais Macron n’est pas seul responsable (il est d’ailleurs totalement irresponsable pénalement dans sa fonction) Le Premier ministre ou le ministre de la santé peuvent démissioner (cf Chevènement) et la représentation nationale se saisir du problème.

  10. @Alexis Toulet :

    Qu’est ce qui vous fait penser que la pandémie sera terminée au printemps 2022 voire en 2023 ou 2024 ?

      1. Grosse erreur, pas sur le timing mais sur la nature du changement : revenir à la normale dans une décennie n’y pensez même pas, tout juste passer à autre chose, et très vraisemblablement à pire…

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