Coronavirus – Combien coûte le décalage du confinement, par Alexis Toulet

Les modélisations de l’épidémie utilisées par les autorités françaises comme base de leurs décisions ne sont pas publiques, ce qui peut renforcer l’impression d’une dispute de nature politicienne entre partisans par principe du reconfinement et partisans par principe de l’ouverture à tout prix. Cela participe de l’opacité des autorités françaises quant aux raisons de leurs décisions, qui contraste avec la communication complète et réaliste d’autres gouvernements, comme par exemple celui de Singapour.

Est-il possible, à partir des données publiques, de reconstituer une modélisation de la phase actuelle de l’épidémie qui fasse sens, et qui permette à chacun d’évaluer par lui-même les arguments des uns et des autres ? Oui.

Construite par une seule personne et à partir des seules données publiques, la modélisation sera certes moins détaillée et probablement moins précise que celles dont les autorités doivent disposer – et qu’elles se gardent bien de publier. Mais elle permettra bien de comprendre ce qui est en train de se passer, et notamment :

  • Pourquoi au juste nous sommes actuellement sur un quasi-plateau du nombre des contaminations
  • Pourquoi ce plateau va, non pas « peut-être », mais presque certainement être suivi d’une augmentation accélérée du nombre des contaminations avant la fin février, ce qui forcera alors le président de la République à mettre en place un confinement strict, similaire à celui que la France a connu au printemps 2020, similaire à celui que le Royaume-Uni connaît aujourd’hui
  • Quel est approximativement le coût, en milliers de morts, en jours de confinement et en milliards d’euros de pertes supplémentaires, de la décision de décaler le confinement strict – sans parler du coût en emplois perdus

Dans un premier temps, j’exposerai les éléments de base du modèle, et discuterai également ses simplifications donc ses limites.

Dans un deuxième temps, j’en détaillerai l’aspect mathématique.  La feuille de calcul permettant de générer les simulations est jointe. Cette partie peut sans inconvénient être négligée par les personnes que l’aspect mathématique n’intéresse pas.

Enfin, j’exposerai les résultats, avec les visualisations de la dynamique prévisible de l’épidémie dans les prochaines semaines, ainsi qu’après le début du confinement en fonction de la date à laquelle Emmanuel Macron, forcé par les événements et après avoir refusé les propositions des scientifiques cherchant à minimiser le coût en vies et en argent du confinement en le commençant plus tôt, décidera de reconfiner, comme Boris Johnson l’a fait le 5 janvier devant l’explosion des contaminations en Grande-Bretagne, et peut-être aussi tard que lui.

Voici pour commencer les principales conclusions

Principales conclusions

  1. En l’absence de confinement, le rythme moyen des contaminations augmentera nettement à partir de la mi-février et dépassera les 40 000 vers début mars
  2. A partir du 20 février environ, les nouveaux variants plus contagieux (britannique, sud-africain, brésilien) seront majoritaires parmi les nouvelles contaminations
  3. Par rapport à la mise en place dès lundi 8 février d’un nouveau confinement strict continué jusqu’à ce que les contaminations puissent être maîtrisées par traçage et isolation (situation similaire à juin-juillet 2020), le décalage du confinement au 15 février, 22 février et 1er mars coûtera respectivement de l’ordre de
    • 15 février : + 6 000 morts et + 4 jours de confinement soit presque 10 milliards d’euros de PIB et 5 milliards d’euros de dette publique
    • 22 février : + 15 000 morts et + 9 jours de confinement soit 20 milliards d’euros de PIB et 11 milliards d’euros de dette publique
    • 1er mars : + 29 000 morts et + 16 jours de confinement soit plus de 35 milliards d’euros de PIB et 20 milliards d’euros de dette publique

Les éléments du modèle

La modélisation est basée sur les données suivantes :

  • Circulent en France d’une part le variant classique du Covid-19 actuellement majoritaire, d’autre part plusieurs autres variants (britannique, sud-africain et brésilien) qui sont plus contagieux.
  • Des restrictions supplémentaires à la circulation du virus ont été mises en place à partir du 17 janvier (couvre-feu à 18 heures), dont l’effet a du apparaître dans les chiffres des contaminations à partir du 22 janvier compte tenu d’un délai d’incubation moyen de 4 jours + 1 jour pour obtenir le résultat d’un test
  • Le compte des contaminations détectées en France, moyenné sur 7 jours, chaque jour entre le 7 janvier et le 5 février
  • La proportion des nouveaux variants dans les contaminations était de 3,3% le 8 janvier et 21,3% le 3 février
  • Le nombre des décès par rapport aux contaminations détectées (rappelons que les contaminations réelles sont nettement plus nombreuses, beaucoup n’étant pas détectées) peut être estimé à environ 2,4% en comparant le nombre des contaminations détectées en deuxième moitié de décembre soit 14 300 par jour en moyenne et le nombre des décès en première moitié de janvier soit une moyenne de 345 par jour
  • Le coût économique d’un confinement strict est estimé à une perte de 16 milliards d’euros de PIB et un supplément de 8 à 9 milliards d’euros de déficit public pour chaque semaine de confinement

Les hypothèses suivantes sont utilisées :

  • S’il est confronté à une augmentation brutale des contaminations, le président de la République décidera de réagir, même avec retard comme il l’a fait en mars 2020 et octobre 2020. Le scénario où il choisirait de viser l’immunité collective en acceptant le débordement des services de réanimation et la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes en quelques mois ainsi que le handicap de centaines de milliers d’autres par les séquelles longues du covid n’est pas pris en compte (1)
  • Emmanuel Macron décidera alors un confinement strict similaire à celui que connaît la Grande-Bretagne actuellement et celui qu’a connu la France au printemps 2020. Comprenant sans délai qu’un confinement allégé comme celui de l’automne 2020 ayant tout juste réussi à maîtriser les contaminations au variant classique, il ne permettrait pas de maîtriser les nouveaux variants beaucoup plus contagieux, le président de la République ne cherchera pas à se contenter d’un tel confinement plus léger dans un premier temps – ce qui n’aurait pour conséquence que d’augmenter encore les dégâts en morts, en handicaps et en argent
  • Ce confinement sera poursuivi jusqu’au moment où le rythme des contaminations sera maîtrisable par la stratégie tester / tracer / isoler qu’ont utilisée tous les pays qui ont le mieux protégé à la fois leur population et leur économie (Japon, Australie, Corée du Sud, Finlande, Singapour, Chine, Vietnam, Nouvelle-Zélande, Islande…) (2) Ce rythme a été estimé à 5 000 contaminations détectées par jour. Le scénario où Emmanuel Macron choisirait de relâcher le confinement avant qu’il ait produit ses pleins effets – menant naturellement à une relance des contaminations – n’est pas pris en compte

D’autre part, le modèle présente les simplifications suivantes :

  • L’ensemble des nouveaux variants sont supposés avoir la même contagiosité. Cette simplification est justifiée, au minimum pendant les quelques prochaines semaines, du fait que le variant britannique est très majoritaire parmi les nouveaux variants
  • L’effet du confinement strict une fois mis en place est supposé parallèle à celui que la Grande-Bretagne a établi à partir du 5 janvier, c’est-à-dire un ralentissement de l’augmentation des contaminations pendant 5 jours suivi de leur diminution au rythme de -4% chaque jour. C’est une simplification parce que le rythme de diminution peut varier légèrement selon les circonstances, par exemple il était de -4,6% en France au mois d’avril 2020 pendant le premier confinement. Elle est cependant justifiée du fait que l’exemple britannique doit être le plus représentatif, puisqu’il fait intervenir la même version du virus, dite « variant britannique »
  • Ni le ralentissement des contaminations à l’école du fait des vacances de février, ni le risque d’accélération des contaminations du fait des départs en vacances ne sont pris en compte, pour la simple raison que l’un comme l’autre ne sont guère modélisables. Du fait que ces deux effets sont de sens contraire, ils devraient dans une certaine mesure se compenser. Si les départs en vacances devaient être peu nombreux, il faut sans doute s’attendre à ce que l’épidémie progresse un peu moins vite et prenne donc quelques jours de « retard » par rapport à la modélisation, le seuil de 40 000 contaminations par jour étant donc franchi non le 1er mars mais plutôt dans les premiers jours de mars

Aspect mathématique

Dans les conditions prévalant en France jusqu’au 22 janvier – apparition de l’effet du couvre-feu à 18 heures – le rythme des contaminations au variant classique du Covid-19 augmente d’un facteur quotidien inconnu ρo, tandis que le rythme des contaminations aux nouveaux variants augmente d’un facteur quotidien ρa. D’autre part le passage au couvre-feu à 18 heures diminue le rythme des contaminations à tous les variants du virus d’un facteur inconnu α.

Ces facteurs peuvent être évalués à partir du nombre moyen des contaminations au 8 janvier (15 338) et du pourcentage des variants dans le total (3,3%), au nombre moyen des contaminations au 3 février (20 615) et pourcentage des variants dans le total (21,3%) ainsi que du nombre moyen des contaminations en milieu de période (19 760 au 22 janvier). Il vient :

  • ρa = 1,09755
  • ρo = 1,01351
  • α = 0,97862

Les valeurs calculées servent de base à la modélisation de la propagation de l’épidémie entre début janvier et début mars – voir visualisation plus bas. La simulation prévoit une proportion des nouveaux variants dans le total des contaminations de 13,4% au 27 janvier, proche de la valeur mesurée de 14%, ce qui crédibilise le modèle.

On peut noter que compte tenu d’un intervalle intergénérationnel moyen estimé à 6 jours – intervalle entre deux « générations » du virus – les facteurs calculés correspondent pour la période depuis le 22 janvier à un facteur de reproduction pour le variant classique et pour les nouveaux variants respectivement de :

  • Ro = ( ρo * α )6 = 0,95
  • Ra = ( ρa * α )6 = 1,54

Voici la feuille de calcul générant les simulations.

Les résultats

La simulation de la propagation de l’épidémie dans la période entre début janvier et début mars 2021 mène bien au « plateau » actuel dans le rythme de contaminations, suivi à partir de la mi-février d’une augmentation de plus en plus rapide.

La raison apparaît clairement à la lecture du graphique : le couvre-feu à 18 heures d’une part fait diminuer lentement le variant classique du virus, d’autre part est insuffisant pour faire mieux que légèrement ralentir les nouveaux variants. En ce début de février, le variant classique restant majoritaire, il y a équilibre entre la lente diminution de ce variant et l’augmentation des autres, certes rapide mais partant d’une base beaucoup plus basse. Au cours du mois de février, les nouveaux variants devenant progressivement majoritaires, l’équilibre est rompu et c’est le comportement d’augmentation rapide des variants britannique, sud-africain et brésilien qui apparaît.

8529246085?profile=RESIZE_710x

Contaminations détectées, moyenne sur 7 jours
Orange = total mesuré ; Gris = modélisation variant classique ; Bleu = modélisation autres variants

Sous les hypothèses listées plus haut, voici l’effet sur les contaminations d’un confinement strict, de type « Britannique » actuel, s’il est mis en place lundi 8 février. La date de chute du nombre moyen de contaminations quotidien en dessous de 5 000 – permettant de mettre en place la stratégie la plus efficace « Tester Tracer Isoler » – est calculée au 23 mars soit un confinement de 43 jours : environ 6 semaines.

8529246279?profile=RESIZE_710x

Confinement strict mis en place le 8 février
Durée 43 jours – Levée du confinement le 23 mars

Les trois simulations suivantes modélisent l’effet d’un confinement strict mis en place 1 semaine, 2 semaines ou 3 semaines plus tard, c’est-à-dire les 15 février, 22 février et 1er mars respectivement.

A chaque fois, la durée du confinement augmente car la situation de départ est empirée. De plus, le nombre total des contaminations est augmenté, à la fois parce que la situation de départ est pire et parce que le tout – décalage + confinement – a duré plus longtemps. Il en résulte naturellement un plus grand nombre de morts. Ce décalage a également un coût économique important, estimé à partir des données citées plus haut sur le coût de chaque semaine de confinement.

Enfin, un nombre plus grand d’emplois sont mis en danger, et le poids psychologique subi par l’ensemble de la population – durée de l’isolement notamment – est alourdi.

8529247052?profile=RESIZE_710x

Confinement strict mis en place le 15 février
Durée 47 jours – Levée du confinement le 3 avril
Décalage 1 semaine entraîne + 6 000 morts et + 4 jours de confinement

8529247259?profile=RESIZE_710x

Confinement strict mis en place le 22 février
Durée 52 jours – Levée du confinement le 15 avril
Décalage 2 semaine entraîne + 15 000 morts et + 9 jours de confinement

8529247100?profile=RESIZE_710x

Confinement strict mis en place le 1er mars
Durée 59 jours – Levée du confinement le 29 avril
Décalage 3 semaines entraîne + 29 000 morts et + 16 jours de confinement

Une grande partie des pertes humaines et des coûts monétaires et psychologiques subis pendant un nouveau confinement strict sont désormais inévitables. Seuls les pays qui ont su d’abord éradiquer le virus sur leur territoire, ensuite lutter contre toute nouvelle flambée par la combinaison des stratégies tester / tracer / isoler et sas de contrôle aux frontières, peuvent les éviter.

L’enjeu à ce stade est de limiter ces pertes humaines, ces coûts en argent et ces dégâts psychologiques en reconnaissant l’inévitable et en n’acceptant plus aucun délai, qui ne fait qu’empirer la situation.

La décision est dans les mains du président de la République Emmanuel Macron. Elle dépend de son sens de l’anticipation et de sa capacité à regarder en face les réalités, même les plus dures.

Charles de Gaulle le disait : « Toujours le chef est seul en face du mauvais destin« .

 

(1) – Le taux de létalité moyen au Covid-19 tous âges confondus compte tenu d’une prise en charge médicale du meilleur niveau (hospitalisation, réanimation) est estimé suivant les études entre 0,5% et 1%. L’immunité collective étant estimée aux alentours de 66% de la population pour le variant classique du virus, donc 80% pour le variant britannique plus contagieux, il faudrait envisager la mort d’au moins 0,5% à 1% de 80% des 67 millions de la population française c’est-à-dire 250 à 500 mille personnes – mais en fait davantage étant donné que tous ne pourraient être pris en charge par des services de réanimation débordés. Ce sacrifice ne procurant d’ailleurs aucun bénéfice aux survivants puisque l’immunité collective à un variant du virus ne garantit pas l’immunité aux autres, voir la situation de Manaus au Brésil, il faudrait donc compter sur une autre ponction de centaines de milliers de vies un peu plus tard dans l’année

(2) – Bien sûr, la stratégie tester / tracer / isoler n’a pu être efficace que jointe à un « sas » de contrôle aux frontières permettant de protéger le pays contre les recontaminations venues de l’étranger. A titre d’exemple, un voyageur entrant en Corée du Sud non seulement subira un test Covid-19 mais devra même en cas de résultat négatif se soumettre à une quarantaine obligatoire de 14 jours avant d’être autorisé à se déplacer dans le pays. Un tel dispositif est praticable pour des pays au commerce extérieur plus intense que le français – Corée du Sud et d’autres – il le serait à plus forte raison pour la France, soit à ses frontières nationales, soit à celles de l’espace Schengen suivant le choix des partenaires européens du pays.

Partager :

263 réflexions sur « Coronavirus – Combien coûte le décalage du confinement, par Alexis Toulet »

  1. Pour info , et rien que pour info (= je n’approuve ni désapprouve… j’essaie de ne pas trop penser..) cette conclusion du Berruyer du jour :

    …  » Quant à nous, nous continuons tels des somnambules à joyeusement vacciner une population où circule abondement le virus (qui tue 400 personnes par jour), fantastique moyen darwinien de faire surgir un nouveau variant résistant au vaccin…
    Si par malheur ceci arrivait, il conviendra de nous mobiliser pour préserver la réputation de notre pays, en ne le nommant pas « variant français » mais bien « variant macroniste » – rendons à Jupiter ce qui est à César…
     » ..

    Quant aux possibilités de « traitement » , non pas curatif mais préventif de complications pulmonaires « orageuses » et/ou de scénario-réa , c’est invraisemblable (sauf mauvaise pensée « complotiste » que j’ai pu maîtriser jusqu’à présent…) qu’ « on » puisse donner l’impression de « s’en foutre complètement »..!
    Deux exemples dont le premier extrait d’un commentaire précédent de @Ruiz : https://rakbeisrael.buzz/deux-hopitaux-israeliens-disent-avoir-un-traitement-efficace-pour-soigner-les-patients-atteints-du-covid-19/
    et le second : https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/covid-19-xav-19-un-medicament-pour-traiter-la-maladie-developpe-a-nantes-par-xenothera-1934302.html
    qui devraient mobiliser « jour et nuit » les « faiseurs d’opinion ».

    3
    1. J’avais posté un « commentaire » à propos du lien sur les « traitements » israéliens, dont je ne vois pas pourquoi ils ne seraient pas pris au sérieux. S’y ajoute ce médicament développé à Nantes. Etonnant en effet (c’était le sens de mon commentaire) que ceci ne soit pas davantage relayé. Les vraies bonnes nouvelles sont si rares! Préventif ou curatif? Curatif dans la mesure où le patient a déjà été contaminé par le Covid. Préventif dans la mesure où on empêche, sans effet indésirable, ces fameuses complications « orageuses » souvent létales. (Si j’ai bien compris, je ne suis pas toubib!) De toute façon, avancées majeures, si elles sont confirmées.

      2
    2. Je n’y crois pas de mon côté, pensant simplement que le virus s’adapte à nos défenses immunitaires, qui s’adaptent au virus etc…, jusqu’au point d’équilibre de l’immunité collective
      Mais illicitano et A 113 peuvent peut être être nous éclairer

        1. Bof ! C’est pas encore gagné. Pour l’instant, M. Macron et sa cour ont l’air extrêmement satisfaits d’eux-mêmes. Il y a un entrefilet en page 2 du Canard Enchaînéact .


          Et le chef de l’Etat d’ajouter :
          « La question centrale actuelle, c’est la vitesse de propagation des variants. Nous sommes sur un plateau très haut : un plateau très haut, ça se gère avec difficultés, mais ça se gère(…)  »
          (…) Cinq jours plus tôt il avait poussé un nouveau coup de gueule contre les professeurs et chercheurs , qu’ils fréquentent assidûment : « J’en ai marre, s’était-il crié au cours du Conseil de défense sanitaire, de ces scientifiques qui ne répondent ç les questions sur les variants que par un seul scenario : celui du reconfinement »

          Et dire que c’est le même genre de zozos qu’on doit convaincre de faire autre chose que du greenwashing pour le changement climatique : « C’est bon la montée des hauts ça se gère, hier j’étais en haut de l’Avenue des ChampsElysées et j’avais encore pied ».

          4
  2. Infos concernant les 3 variants , repris sur Santé Publique France du 04 février :

    Variant 20I/501Y.V1, lignage B.1.1.7:

    ● Le 14 décembre 2020, le Royaume-Uni a signalé à l’OMS la circulation d’un variant particulier du SARS-CoV-2, identifié rétrospectivement sur un premier cas fin septembre dans le Kent (sud-est de l’Angleterre). Ce variant est dénommé 20I/501Y.V1.
    ● L’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) signale que ce variant aurait une transmissibilité plus élevée d’environ 50% par rapport aux autres souches en circulation auparavant. Des études anglaises estiment réaliste la possibilité que ce variant soit associé à un risque plus élevé de décès par rapport aux autres souches circulantes (hors variants).
    ● Dans le monde, au 02 février 2021, le variant 20I/501Y.V1 a été rapporté dans 80 pays par l’OMS , soit dix de plus par rapport à la semaine précédente.

    ► Variant 20H/501Y.V2, lignage B.1.351:

    ● En Afrique du Sud, le gouvernement signalait, le 18 décembre 2020, l’émergence d’un variant désigné 20H/501Y.V2. Les résultats des séquençages génétiques indiquent sa présence en Afrique du Sud depuis novembre. Aujourd’hui, ce variant est responsable de la majorité des cas dans le pays.
    ● Des travaux préliminaires suggèrent la possibilité d’une transmissibilité plus élevée, mais aucun élément n’indique à ce jour qu’il serait à l’origine de formes plus sévères ou d’un risque accru de décès chez les personnes infectées.
    ● Dans le monde, au 02 février 2021, le variant 20H/501Y.V2 a été rapporté dans 41 pays selon l’OMS, soit dix pays de plus par rapport à la semaine précédente.

    ► Variant 20J/501Y.V3, lignage B.1.1.28:

    ● Ce variant aurait émergé courant décembre 2020 à Manaus (Brésil). Les autorités japonaises ont lancé une alerte sur ce variant détecté chez des voyageurs en provenance de Manaus au Brésil, le 09 janvier 2021, après avoir identifié sur celui-ci une mutation similaire aux variants 20I/501Y.V1 et 20H/501Y.V2.
    ● La ville de Manaus connait depuis le mois de janvier une hausse importante du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès. Ces observations, ainsi que les mutations identifiées sur ce variant, soulèvent des préoccupations quant à la potentielle augmentation de la transmissibilité ou de la propension à la réinfection, même si aucune étude à ce jour ne le confirme.
    ● Dans le monde, au 02 février 2021, le variant 20J/501Y.V3 a été rapporté dans 2 nouveaux pays selon l’OMS ( soit 10 pays au total.

  3. Le reflux de l’épidémie à l’échelle planétaire se confirme:

    https://www.worldometers.info/coronavirus/#countries

    – 845693 cas le 08/01 point haut
    – 324161 cas le 08/02 point bas
    la tendance est fortement à la baisse en moyenne 7 jours

    idem pour :

    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/germany/
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/uk/
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/us/
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/mexico/

    Le cas de l’Inde étant particulier avec le point haut mi-septembre et encore plus spectaculaire
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/india/

    Pas facile de comprendre cette pandémie

    1
    1. Deux situations aux antipodes à propos d’ ‘immunité collective’ hors vaccins :

      Le cas de Manaus ou l’on a une population qui fut largement exposée au virus (3/4 de la population en septembre), mais n’a pas échappé à un nouvel emballement, et le cas de l’Inde où notamment à New Delhi on semble avoir développé une immunité collective :

      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-une-etude-montre-que-les-habitants-de-new-delhi-ont-developpe-une-immunite-collective_4281305.html

      1. Tout à fait PYD

        Manaus avec le nouveau variant brésilien
        Brésil qui est en deuxième vague

        L’inde qui ,depuis peu, a le variant anglais uniquement, mais sans remontée pour le moment.
        Inde qui n’a eu qu’une seule vague

        Inde : 112 décès par million
        Brésil : 1094 décès par million

  4. Je suis moi meme mathématicien, et comme vous l’avez deviné je suis exaspéré depuis le début de la pandémie par les gens qui prétendent bien manipuler les mathématiques (facile aux yeux du grand public de le prétendre et « d’en jetter ») et viennent porter la bonne parole aux décideurs avec leurs « modèles ». Fergusson a ouvert le bal en février 2020 (honte a lui car son modèle etait, on le sait maintenant, outrageusement pessimiste, et il n’en etait pas a son premier essai foireux en plus). Dernier en date : l’agence de santé publique catalane en Espagne a annoncé le 20 janvier, sur la base de « modèles mathématiques » (encore) un scénario de 3eme vague semblable a la 1ere vague, avec 1300 lits de réanimation occupés. Résultat des courses : pic de la 3eme vague en Catalogne le 1ere février avec…730 lits de réanimation occupés…. On pourrait multiplier ainsi les exemples de foirage des modélisations mathématiques a propos de cette épidemie. Bien sur, de temps en temps des modèles s’avèrent coller a posteriori a la réalité, mais pas tellement plus qu’un tirage a pile ou face… Alors oui, je suis exasperé et très agaçé que les mathématiques soient dévoyées a ce point dans ce contexte, et utilisées malhonnetement pour justifier des positions plus morales que scientifiques.

    1
    1. Coucou,

      çà fait du bien entre les oreilles. çà ma rappelle un autre sujet.

       » Bien sur, de temps en temps des modèles s’avèrent coller a posteriori a la réalité »

      That is the problem. the big problem.

      « passées les bornes , il n’y a plus de limites »

      Quand çà dépasse le stade des prévisions, des hypothéses, des supputations, qui peuvent eclairer, pour passer aux affirmations péremptoires, aux injonctions, au procès d’intentions, on rentre dans le non-sens, l’hystérie, le politique. çà ressemble beaucoup à la théorie économique, l’anticipation, madame soleil …

      Bonne journée

      Stéphane

    2. @Huurd:
      Sur l’exemple français, on voit que notre vie « de consommateur-vacancier-ami-parent » , ci-devant celle d’avant , agi comme une source d’imprévisibilité :

      Vacances et voyages + ou – importants, famille + ou – importantes, soldes ou pas, Hypermarché etc., tous ces moments et « faits sociaux très partiels » (pour faire pendant au « fait social total ») . Si dans des semaines répétables, on pourrait espérer tirer une logique à partir de donnée sur 3 ou 4 semaines : un R qui veut dire quelque chose. Cela aussi parce qu’on aurait une petite idée du k qui va avec et du lien avec les moments sociaux idoines, les tailles des foyers, etc. par comparaison des CSP (cihe = bcp de m²) , en extrapolant des choses basiques à 3 ou 4 variables max etc.

      Mais voilà, des vacances toutes les 7 semaines, les stop-and-go qui rajoutent du signal au Signal (tout rayé comme le dentifrice), les soldes décalées, les hypers modulés, les facs qui ratatouillent, chacune de ces choses perturbe le « R » de 5% si jamais il a un sens. Et ces perturbations à mon avis pourraient bien (c’est à prouver) s’ajouter comme du bruit en « 1/f » (j’en jette, mais je vois la vie en rose, en bruit rose même).
      Le point fort de la covid, son aspect « syndémique » comme dirait l’autre, est de nous avoir obligé à voir le mixte social-biologique que nous avions enterré sous quelques décennies hygiénistes et 30-glorieusesques.

      Eloignés de l’autarcie bien plus qu’en 1918-1919 (la1ere guerre fut la fin d’une mondialisation et le retour d’une relative autarcie, l’exode rural en France n’est sur le toboggan massif final que vers 1950, on voit encore les hôtels qui ne prospéraient que par les « comices agricoles » dans les bourgs ad hoc sur les mi-hauteurs du Livradois, et encore 20 après, des hordes d’anthropologues belges en herbe venaient étudier nos pêcheurs pendant leur thèse, c’est dire) nous sommes poussés à des logiques inattendues par les dépendances que nous avons tissées, et par la texture même de notre tissu social : famille à peu d’enfants, c’est récent, possibilité de se confiner « dans sa maison » et pas dans son village, ce qui est bien plus « bruiteux ». Et de ce fait, révélation double des inégalités, où un parallèle avec l’uberisation s’imposeraient : les mêmes premiers de cordées qui croient à un job de m… pressable comme des citrons sont issues des mêmes milieux que les victimes majoritaires du covid (études UK plus nettes que FR vu que stat ethniques permises, mais en France, les stat du 93 sont « lisibles » de la même façon, amha).

      Cette incapacité des maths à faire quelque chose de correct est la contrepartie de cette dynamique « médico-sociale ». De fait, des dynamiques médico-sociales ont existé pour bien des affections (le choléra, tout ce qui est lié à la malnutrition, etc.) mais du fait de l’état « providence » depuis la sécu et Ambroise Croizat (jamais assez connu), nous nous étions éloignées de leurs influences particulières, et nous pouvions regarder les bruits comme saisonniers, ou « un peu sociaux » (bon pour une thèse de temps en temps) : les éleveurs ont plus d’accident de la route, les coiffeurs de cancers (colorants) etc. Là, c’est l’effet tsunami. Au lieu de ne révéler que quelques récifs de plus dans une marée, la mer qui se retire de 10 m ou 20m révèle tout le relief sous-marin sur une largeur 10 ou 20 fois plus grande que l’estran usuel. On pourrait aussi jouer la métaphore du tsunami à la hausse, et voir combien d’eau salée va rester piégée , en saumure dans les lacs à l’intérieur des terres (poches de covid quand il cédera, du coup pays « paludés »).

      Bref, on pourrait dire presque sans blaguer : « j’autorise tout mathématicien qui sait me décrire finement l’effet d’un coup de pied dans une fourmilière à me brandir un modèle. Sinon, passez votre chemin ! « 

      1
      1. Je ne sais plus qui a dit ( à peu près , mais c’est l’idée.. ) :  » Tous les modèles sont faux , mais certains sont utiles..!  » 😉

      1. @joss
        Quelques commentaires :
        Noam Chomsky « la fabrique du consentement »et » la stratégie du choc »de Noami Klein.
        La seule bonne méthode d ‘appréhension de l’épidémie était la méthode chinoise. On le savait depuis janvier 2020….
        Les bons vaccins ( et les moins chers) sont le russe et le chinois. On le sait aussi depuis longtemps.

        Plus intriguant sachant que L’UE n’a aucune compétence sanitaire
        et ce qui peut expliquer l’initiative inattendue de l’UE sur les vaccins

        Calendrier de vaccination de l’UE.
        European Vaccination Information Sharing System
        https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/vaccination/docs/2019-2022_roadmap_en.pdf

        et toute l’agitation actuelle sur un passeport vaccinal issu d’exemple Israëlien comme pour le vaccin.

        La Covid n’est finalement qu’un argument facilitateur.

      2. BAM! ( = « Belgian Alternative Media » ) … connaissais pas . J’ai vainement cherché FAM! ☺
        Pas vu le film parce que tout ce qui peut être dit France/Belgique a été écrit ici sur ce blog , et discuté dans tous les sens.
        Par contre j’ai très apprécié la clarté de l’interview et souvent sa pertinence. Bref , je n’ai pas perdu mon temps.

  5. Pas de Virus a Wuhan avant décembre ! Il était en France en Novembre 2019 !
    https://presse.inserm.fr/le-sars-cov2-circulait-en-france-des-novembre-2019/42169/

    Apparement inaccessible, mais l’article scientifique original paru dans l’European Journal of Epidemiology
    https://link.springer.com/article/10.1007/s10654-020-00716-2
    pourrait ouvrir les hypothèses sur l’origine de la pandémie au de là de la vulgate servie depuis un an sur la responsabilité du pangolin et des moeurs culinaires exotiques chinoises.

    Le site de l’inserm propose cependant des ressources intéressantes comme
    https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov
    aussi
    https://www.bfmtv.com/sante/covid-19-selon-l-inserm-le-virus-circulait-deja-en-france-en-novembre-2019_AN-202102100342.html
    et plein d’autres reprises

    1. Ruiz,
      Oui toutes les questions doivent rester ouvertes, mais le moins qu’on puisse dire c’est que les conditions dans lesquelles s’est réalisée la mission de l’équipe de l’OMS en Chine n’étaient pas idéales. La montagne a accouché d’une souris.
      Concernant l’hypothèse du labo P4 de l’Institut de virologie de Wuhan, il faut savoir qu’un membre de l’équipe travaillait avec ce labo, ce qui fait un conflit d’intérêt.
      Il semble surtout que cette équipe est allée voir où on lui permettait d’aller (de l’aveu même d’un membre de l’équipe voir article en lien) et qu’elle n’avait pas la possibilité de réaliser une véritable enquête puisque selon la déclaration du porte parole du ministère des affaires étrangères de la Chine cette mission n’est pas une enquête.
      Elle s’est attardée sur deux marchés, celui aux poissons et crustacés, et un autre, alors que des enquêtes journalistiques (Le Monde (Fourcart) et Reporterre) semblaient indiquer que ce n’est pas là que se trouve l’origine probable de la transmission du virus de la chauve-souris à l’animal intermédiaire. Pourtant la mission ne s’est rendue qu’à Wuhan. La piste du vison dans le Shandong par exemple n’a pas été suivie..
      Quant à la non circulation du virus à Wuhan ou ailleurs en CHine avant décembre 2019 on ne peut que croire les autorités chinoises sur parole. …

      « Thea Kolsen Fischer, épidémiologiste danoise de l’OMS, a précisé que l’équipe n’avait pas reçu de données chinoises brutes, mais s’était appuyée sur les analyses des scientifiques chinois. Il est fréquent que des « données agrégées » soient fournies à des étrangers, a-t-elle ajouté. »

      https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20210210-mission-de-l-oms-en-chine-beaucoup-de-questions-en-suspens-peu-de-réponses

      1. Il devrait y avoir un équivalent à l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique) pour les laboratoires P4. Je ne comprends pas que l’on n’ait pas encore mis au point une telle agence de sécurité mondiale. C’est du grand « n’importe quoi ». Devra-t-on attendre un « Fukushima » viral ? Le corona est déjà pas mal pour se réveiller un peu.

        1. Sur la trentaine de laboratoires P4 dans le monde , une bonne moitié sont militaires ( 2 sur les 3 français ). Je ne sais pas si des conventions internationales imposent un système de contrôle commun . Ceci étant , compte tenu de la nature de ce qui manipule , ceux qui y travaillent sont les premiers à avoir intérêt à ne pas déconner , car la sanction est immédiate et sans appel .

      1. @joss
        Des français et françaises ont à ce titre participé à cet évènement, il ne semble pas que des résultats d’investigation sur la cohorte de ces participants et les prélèvements conservés (ce sont des sportifs) aient été communiqués, voire même étudiés, ni une enquête épidémiologique sur des signes cliniques ou l’état sérologique entreprise.

    2. Il y a quelques semaines il y avait une étude de l’Institut national du cancer italien qui suggère qu’il y aurait eu un cas en Italie en septembre 2019.

      https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-le-virus-circulait-il-en-italie-des-septembre-2019-16-11-2020-8408648.php


      Pour l’heure, je crois que personne n’est capable de comprendre ces données, avertit, perplexe, le célèbre épidémiologiste italien Carlo La Vecchia. Dans ce domaine, tout est possible. Mais il faut rester prudent. »

  6. Coucou,

    Ces variants sont trés « politiques ». S’ils n’avaient pas existé il aurait fallu les inventer !

    Au moins çà fait causer.

    Des courbes trés bien faites. On verra dans quelques jours si elles se rapprochent du réel. J’espère que non.

    Bonne journée

    STéphane

  7. Bonjour,

    Un point sur le Danemark et le variant anglais.

    Le Danemark a été un des premier pays à avoir détecté le variant anglais B117.

    https://www.thelocal.dk/20210128/covid-19-variant-b117-now-responsible-for-13-percent-of-danish-infections

    Le 27/01 le pourcentage du variant anglais était donné à 13%.
    A l’identique de la feuille de calcul : 13,4%

    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/denmark/

    Daily New Cases in Denmark

    7 – day moving average

    le 27/01 : 719
    le 10/02 : 444 avec un plateau bas depuis 5 jours

    Le variant anglais a du augmenté en % depuis le 27/01 mais n’a pas augmenté le nombre de nouveaux cas pour le moment

    Idem pour le Royaume Uni
    https://www.worldometers.info/coronavirus/country/uk/

    A suivre

    1. @ilicitano
      Le vison, le vison …, vous dis-je
      (J-B Poquelin)
      Si le Danemark est précurseur …
      pourtant le variant spécifique annoncé qui est différent semble avoir été circonscrit.
      Le Kent est proche du Danemark il y a sans doute des routiers et des ferrries ?

  8. En fait, la prose de décision politique se résume à arbitrer (ou non) en faveur de l’avenir. A voir comment les actifs et jeunes sont traités, je ne suis pas certain que l’on ait voté pour l’avenir dans cette affaire.

    1
  9. Coucou,

    dnas la série ptet ben koui ptet bne knon, je demande le sachant qui sait de service :

    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20210212.OBS40140/les-scientifiques-dans-l-incomprehension-face-a-l-amelioration-de-la-situation-epidemique.html

    Pourquoi kçà nous pète pas à la gueule ?

    celui qui savait a chu? Et comme il n’a pas su, il se tait et réflechi. peut-être.

    Le virus serait il fatigué, malade ou prépare t il ses vacances après un hiver besogneux ? Ou alors un bouquet final, dans l’allégresse d’un printemps ensoleillé ?

    Vous le saurez en survivant à covid 19, 20 , 21 dans toutes les bonnes salles .

    Bonne soirée

    Stéphane

    1. Dans le passé, les épidémies dévastatrices de la peste ne se sont certainement pas arrêtées par les gestes barrières et autres vaccinations, mais parce que tout ceux qui malheureusement pouvait en mourir en sont morts, et que les liens de contaminations aléatoires n’ont pas abouti….

      Donc, le réservoir se tarit ou en tout cas, ceux qui savent en être font gaffes c’est sur, et les liaisons se cassent ou se distendent.

      Je n’ai jamais compris pourquoi la Peste par exemple, ne revenait pas bien plus massivement régulièrement dans le passé, alors que les sociétés humaines étaient d’une grande stabilité, bah non, elle roupillait dans quelques niches ou réservoir avant de pouvoir de nouveau jouer aux dominos (effet de seuil ?).

      On vante les mérites de la méthode chinoise mais en fait étendue à la planète ce n’est rien d’autre qu’une protection localisée qui en réalité ne peut pas véritablement vider le réservoir de virus avec certitude, car il peut toujours resurgir ailleurs dans le temps, ce n’est donc qu’une question de répit en appliquant une quarantaine massive visant à l’éradication, qui est elle véritablement impossible et une vraie chimère maintenant que le virus est diffusé largement. Enfin je pense. On va connaître des cycles ou pas, mais raisonner uniquement mathématiquement en reproduisant avec un virus c’est oublier bien d’autres aspects du problème tout aussi important.

      Alors couvre feu, quarantaine, masque, vaccination, distanciation, possiblement et même certainement pour endiguer autant que faire se peu une vague massive et submergeante mais la solution définitive est ailleurs.

      1
      1. Coucou,

        Je ne crois pas que les anciens se laissaient prendre par la maladie sans rien faire.
        Il y avait la quarantaine. Les villages contaminés étaient bloqués, çà ne rigolait pas.
        Il faisaient avec leur façon de comprendre le monde, les plus prudents restaient sans doute à l’écart en attendant que le fléau se calme.
        Ne sommes nous pas nous même dans notre propre moyen age? Nous croyons maitriser, mais nous ne comprenons rien à la plupart des choses que nous observons. Si ce virus de malheur pouvait faire prendre conscience au gens de la fragilité des choses, de la vie, que nous ne maitrisons rien mais détruisons beaucoup. Un peu d’humilité, sans faire appel aux dieux tout puissant, nous permettrez de transmettre le jardin d’eden que nous avons reçu de nos aieux.

        Bonne soirée

        STéphane

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*