Covid-19 : Réanimations, comment interpréter la tendance ?, un débat entre a113 et Ilicitano

– graphique de la pandémie depuis le 24 mars (vue d’ensemble)

La courbe bleue représente le taux de variation des admissions en réanimation (en comparant la moyenne des 7 jours courant à celle de la veille) appelé ici : “dynamique” (d%)
si >0 , les services se remplissent
si =0 , situation en plateau
si <0 , les services se vident. On est >0 depuis fin juillet +++

la courbe rouge est la courbe en valeur absolue lissée sur une semaine des entrées en réanimation (multiplier par 100 pour obtenir le chiffre réel.)

a113 :

– + le graphe du jour, j’y ai indiqué le moment du début du 2e confinement.

– + le graphique de l’effectif en réa des Bouches du Rhône depuis mars (courbe rouge pour le 13, la bleue pour l’ensemble du pays : ce sont des taux /habitants)

La tendance depuis quelques jours est au ralentissement de l’effet du confinement, il me semble un peu plus rapide qu’en Avril, mais on part de moins haut.

Me posant la question de cette anomalie fin octobre (un début d’amélioration inexpliqué avant la hausse et le pic de novembre), je me demande si en fait nous n’aurions pas eu 2 “vagues” qui se sont rapidement succédées, surtout dans la quart Sud-Est, ces deux vagues sont le plus perceptibles (courbe du dept N°13, vague N°2 vers la fin septembre-début octobre ayant justifié le couvre-feu à Marseille ensuite puis vague N°3 avec maximum vers le 10 novembre).

C’est aussi perceptible sur le 2e graphique (ensemble de la France), mais de façon moins évidente.

N’étant ni “expert” en microbiologie pas plus qu’en épidémiologie, je laisse le soin à plus qualifié d’en juger.

Ilicitano :

Les courbes montrent qu’il y a eu un effet très réel des mesures du confinement qui se sont ajoutées à celles prises précédemment (fermetures bars et restaurants, couvre-feu), le mix et le timing étant difficiles pour départager leur efficacité.

Le ralentissement de l’effet des mesures du confinement :

Avec les mesures mises en place, on devrait se diriger vers un plateau minimum de diffusion du virus, plus élevé qu’en été, qui restera actif : voir ici.

Les indicateurs montrent, pour le moment, qu’on s’oriente vers des plateaux, à confirmer :

Le taux d’incidence vers un plateau entre 80 et 90
Le R0 vers un plateau de 0,6
Le taux de positivité vers un plateau entre 10 et 11%

Effets dans 3 semaines en hospitalisations et réanimations vers un plateau bas ???

La décroissance des entrées en hospitalisation et en réanimation est moins rapide que lors de la première vague, ce qui est normal compte tenu des mesures de confinement moins strictes (écoles, travail hors télétravail …)

Toutes dérives sur les mesures de protection (masques, gel, distanciation) et tout regroupement excessif (fêtes de fin d’années) seront payées “cash”.

Concernant l’anomalie fin octobre début novembre (baisse, monte) sur la courbe bleue :
– la combinaison mesures d’octobre avant confinement et vacances Toussaint
– la marge de confiance sur la période même lissée sur 7 jours

donc pas significatif, à mon avis.

La solution, à défaut de la disparition naturelle du virus, sera le vaccin.

Sur ce sujet j’attends les conclusions de la FDA chinoise sur les vaccins Sinopharm et Sinovac qui ne travaillent pas avec les pays occidentaux mais les autres (Brésil, Pays du Maghreb, Indonésie, EAU …)

Macron a l’air de commencer à prendre du recul envers les ARNm et dire qu’il y a d’autres vaccins dont on attend les résultats et décisions des organismes nationaux d’Autorisation de Mise sur le Marché.

Autant la décision malheureuse sur le remdesivir concernait quelques centaines, voire milliers de patients en réa avec problèmes respiratoires graves, autant le droit à l’erreur sur le vaccin doit être proche de 0 compte tenu de l’analyse bénéfice/risque par tranche d’âge .

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33 réflexions sur « Covid-19 : Réanimations, comment interpréter la tendance ?, un débat entre a113 et Ilicitano »

  1. Coucou,

    Trés interessant.

    En oubliant les courbes, ” les mêmes causes ayant les mêmes effets”, je cite une phrase au hasard,
    on peut supposer que les mois de mars et avril 2021 seront identiques à ceux de 2020.
    Sauf que:
    Techniquement, on a fait des progrés. (tests, remdisivir, gelée royale, cataplasme à la moutarde , etc …)
    On aura peut-être vacciné une bonne partie des personnes à risque.
    Socialement, ,
    Nous tous, commençons à assimiler les gestes barrieres du covisdiste pratiquant !
    Alors, alors déplaçons Noel au mois de mai, et le 14 juillet ben on verra on verra ..

    Alors peut-être champagne au mois de MArs, ou alors j’attaquerai ma deuxième contamination bille en tête, avec pour objectif de dépasser les 10 jours D’hosto et le 89 % d’oxygene .

    Bonne soirée

    Stéphane

  2. Bonjour,

    Je suis sincèrement désolé, mais là encore : non, non et NON !

    C’est terrible ça à la fin ! Vraiment !

    Quand allez-vous enfin vous décider à prendre en compte le fait que toutes les données de mesures que vous utilisez pour réaliser vos jolis graphes sont toutes soumises au délai moyen avant PCR totalement instable, et que ce dernier ne fait que provoquer des hiatus pandémiques qui conduisent tout le monde dans l’erreur, y compris vous ?

    Oui quand ? Voilà une bonne question…

    Ouvrez tous grand les yeux et regardez très attentivement le graphe relatif à ce délai moyen avant PCR dans le dernier rapport hebdomadaire de Santé Publique France datant du 3 décembre 2020… Rapprochez le de vos courbes a113 ! Interrogez-vous ! Pensez volume, c’est impératif ! Je veux dire par là que les volumes de décembre 2020 ne sont plus du tout comparables à ceux du printemps 2020, ce qui complique d’autant plus ici le problème d’analyse !

    Faites cette gymnastique de l’esprit a113, imaginez que du jour au lendemain ce délai moyen avant PCR explose littéralement à la hausse, là vous n’auriez plus du tout la moindre mesure vous indiquant qu’il y aurait encore des entrées en cours en réanimation pour Covid-19 ; ce chiffre des entrées tomberait subitement à zéro et ne reflèterait plus du tout la réalité hospitalière… Clameriez-vous pour autant le succès du confinement ?!

    Et je n’aborde pas ici la question épineuse des personnes maintenues à tort à domicile et dont la situation peut-être bien pire encore, on le sait ; je gage que l’INSEE fait d’ailleurs tout son possible statistique qu’on lui connaît, pour nous restituer en « temps réel » une photographie fidèle de la situation… Oui ? Non ?

    Sans la prise en compte de ces données mesurées à domicile, les taux de variation des entrées hospitalières, voire en réanimation, ne veulent strictement rien dire au niveau national, et ceci d’autant moins que le virus SARS-CoV-2 continue de jouer à saute mouton d’un stock à l’autre, ce qui perturbe également toute interprétation de la situation ; Cf. Mon commentaire relatif au rajeunissement brutal de la pyramide des âges de Bergame qui invalide toute forme de théorie grossière relative à un quelconque impact positif de l’immunité de groupe sur la pandémie en cours…

    Cette pandémie de Covid-19 n’est pas le réchauffement climatique… A la différence du hiatus climatique établi sur des temps longs (une vraie plaie pour climatologue avisé, tel James Hansen), ici nous faisons face à des hiatus pandémiques établis sur des temps courts (une vraie plaie également, sauf qu’ici, nous ne disposons PAS de 10 ans devant nous pour pouvoir agir)… Il ne s’agira pas de dire ici que nous n’étions pas prévenus !

    Entre ces deux types de hiatus, les causes sont très exactement les mêmes : mauvais attributs de la qualité des données de mesures en amont, par contre les temps d’analyse sont totalement différents : temps longs vs. temps courts… Nous sommes désormais prévenus !

    Les pyramides des âges urbaines aidant, rien n’arrêtera le cours de l’Âge de Cristal, hormis NOUS ! A savoir :

    CONFINEMENT avant VACCIN, ce que les élites allemands comprennent vraisemblablement beaucoup mieux que les élites français…

    Cordialement.

    Philippe

    ps : non sans raison parmi les choses importantes dites par Emmanuel Macron lors de son dernier discours, figurait l’objectif d’un délai moyen avant PCR de 24 heures maxi… Sauf que voilà… ON EN EST ENCORE CARRÉMENT LOIN ! Et j’ai déjà dit là aussi pourquoi : burn-out des laborantins + pénurie d’écouvillons… Or il nous faudrait impérativement des mesures à délai moyen avant PCR CONSTANT pour pouvoir tirer la moindre conclusion valable, tel ce R-effectif qui à ce stade, demeure totalement foireux, voire dangereux ; et en terme de dangerosité, je dois dire que la France bat désormais un record !

    3
    1. Coucou,

      Je relis et je ne comprend toujours rien.
      Les chiffres sont mauvais, ou pas justes. Peut-être, mais ceux de réanimation (courbe rouge je crois) ne sont pas contestables. C’est du concret, pas de la vérité inventée.
      Quand une personne, vous ou moi, arrive aux urgences avec des problèmes de respiration, c’est pas un calcul de dérivée seconde. L’oxygène c’est tout de suite et la réa malheuseusement c’est pour 2% des cas, ou moins je ne sais plus. Se baser sur ces chiffres pour essayer de trouver des solutions me parait raisonnable.

      Après, vous prônez le confinement jusqu’àu vaccin.
      C’est impossible. Politiquement, socialement impossible.

      Scientifiquement, on ne saura jamais, mais j’ai du mal à envisager que cela soit totalement inefficace, même si cela n’est probablement pas le seul facteur dans cette pandémie.

      Bonne soirée

      Stéphane

      1. @ Baloo

        ce que Pierre S. veut nous expliquer , je pense, c’est que pour ètre “comptabilisé” dans le “phénomène Covid19” , il faut ètre comptabilisé comme tel . Et ce diagnostic est décidé par un médecin à un moment ou un autre .
        ce médecin fait ce diagnostic soit par rapport à des éléments cliniques , soit des examens dits complémentaires (radiologiques biologiques …) , soit un test PCR permettant de certifier de la présence d’un materiel appartenant au virus.
        mais peut-être ai-je mal compris ?
        la façon dont sont pratiqués ces tests étant variables dans leurs delais , les diagnostics peuvent ètre longs à confirmer si l’on se contentait des seuls tests pour faire ce diagnostic.
        j’avais déjà expliqué que à l’arrivée en réanimation , on avait le temps d’avoir confirmé ce diagnostic.
        ce qui pour les entrées en réa , généralement suivant une hospitalisation du patient dont l’état s’aggrave ne me paraissait pas présenter un biais suffisant pour invalider des chiffres d’entrées en réanimation avec le diagnostic Covid 19.
        d’autre part , les chiffres que j’utilise sont lissés sur plusieurs et ce lissage doit absorber les aléas de leur recueil.

        bon , pour ma part , je confirme que je trouve ces graphes très prédictifs de l’évolution dans les jours suivant et de la tendance à plus long terme.
        l’hypothèse de la conjonction de l’éfficacité du système de restrictions associée à des variations dans l’économie de la dispertion des différents variants du virus que je perçois dans ces anomalies repérées me parait se confirmer avec les derniers chiffres ….
        les opérations mathématiques avec lesquelles on calcule les Reffectifs donnent des résultats trop différents et difficile à situer sur le plan temporel (selon les instituts qui les produisent ,les données utilisées….. en ce momment de 0.6 à 0.8 ) pour donner une idée fidèle de la dynamique , à mon avis .
        qui plus est , je crois qu’entre le “confinement formel “(les decrets et leur date d’effets ) et le “confinement réel” , il existe une grande différence , souvent dans un sens très différent de ce qui est médiatisé.

        bon, au total , on sait ce qu’il faut faire quand un virus se pointe sur une territoire donné , c’est assez simple .

        il me semble qu’une nieme “vague” est facile à prévoir avec ces outils , donc a prévenir dans son excès+++.
        reste le plus difficile : comprendre comment fonctionne sur un plan micro-biologique cette famille de virus.
        car je ne pense pas que les résultats des confinement soient simplement dus aux mesures de restriction , mais dépendent du fonctionnement de cette virose.
        on en saura un peu plus quand les vaccins seront utilisés à plus grande echelle dans les mois qui viennent et que les mesures de restrictions deviendront “théoriquement” inutiles et ne parasiteront plus l’analyse sur ce plan.
        Bonne soirée également.

      2. J’espère qu’ “on” a bien pris en compte les conséquences de la probabilité quasi-certaine que le début de la période de vaccination coïncide avec le début d’une forte (re)croissance du nombre d’infections [( Noël+Nouvel-An) + 15jours ] de la troisième vague/de l’activation de la Variante-VIII/IX … suivi de l’encombrement hospitalier précédant les concentrations réanimatoires dramatiques prévisibles..
        Ça va en effet en faire du monde médical mobilisé (pour ne pas dire “immobilisé”) EN MêME TEMPS et pour plusieurs semaines.. au mieux!

        A moins que cette pandémie s’éteigne tout aussi mystérieusement que la “grippe espagnole”.. / à moins que ce ne soit , selon certains , “faute de stock “dédié victimaire” disponible ( et pourquoi pas?).

        [[ “Rien que pour le “fun”” .. un prémonitoire d’il y a vingt ans.. https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/le-virus-retrouve-de-la-grippe-espagnole-1781.php ]]

  3. > Le taux d’incidence vers un plateau entre 80 et 90
    > Le R0 vers un plateau de 0,6
    > Le taux de positivité vers un plateau entre 10 et 11%

    Euh non, si le taux d’incidence et de positivité atteignent un plateau, si j’ai bien compris, c’est que le R-effectif se trouv autor de 1, non ? Il semble que ce soit le cas actuellement en Allemagne où le nombre de cas détectés stagne. Voir ici : https://renkulab.shinyapps.io/COVID-19-Epidemic-Forecasting

    > La solution, à défaut de la disparition naturelle du virus, sera le vaccin.

    – peut-être systématiser ce genre d’appareils (comme on l’a vu en Chine) dans les lieux publics pour détecter des gens qui ont de la température, et les inviter *gentiment* à aller faire un test . C’est déjà le cas dans les aéroports (https://www.leparisien.fr/economie/roissy-cdg-des-cameras-thermiques-pour-detecter-d-eventuels-porteurs-du-covid-19-14-05-2020-8317299.php ;et faire une communiation auprès du public pour l’inciter à se prendre régulièrement la température et à se faire tester le cas échéant.
    – mener un entretien avec les personnes positivies pour s’assurer qu’elles pourront s’isoler sans que cela pose des difficultés familiales et/ou financières, SURTOUT si on choisit des mesures d’isolement contraignante ;
    – il faudrait faire une communication claire auprès du public (et peut-être même auprès des décideurs politiques) sur ce que peuvent et ne peuvent pas les tests salivaires, antigéniques, PCR ; en expliquant notamment ce qu’est la sensibilité et la spécificité. Voir s’il n’y a pa sd’autres examens légers possibles (échographie) ;
    – mener un entretien de recherche des cas contacts rétrospéctifs comme en Asie , https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/11/24/covid-19-la-france-envisage-le-tracage-retrospectif-a-la-recherche-des-sources-de-contamination_6060859_3244.html,. Proposer à la perosnne positive d’étudier le bornage “à l’ancienne” son téléphone portable , comme cela se pratique semble-t-il en Corée pour l’aider à retracer son parcours
    – maintenant qu’on est tous habitués (et obligés) à porter des masques, il faudrait une commnication officielle sur les règles raisonnables à respecter pour qu’il soit efficace (comment le manipuler, quand le changer, où et comment le jeter, qu’en faire quand on doit le retirer temporairement) ;
    – étuder si on peut pas drastiquement améliorer l’aération des pièces dans les lieux publics. Voir l’initiative du Max-Plank Institute pour les écoles : https://www.mpic.de/4770837/lueftung-leicht-gemacht (vu dans le journal d’Arte 4/12).

    Moi, je suis prêt à donner des congés pour aider à assurer les aspects administratifs d’un centre de dépistage ou aider à aller consruire les trucs du Max-Planck Institute ..

    Mais bon on peut aussi effectivement attendre la cavalerie/Grouchy/les vaccins et contiuer à doscuter de remontées mécaniques.

    1. @lit75
      Le R0 vers un plateau de 0,6
      ça serait formidable !
      D’abord il s’agit de R ou Reffectif, le R0 comme son nom l’indique ayant plutôt vocation à rester stable dans le modèle ?
      Si le R est stable et inférieur à 1 les autres paramêtres n’ont aucune raison d’être en plateau (sauf à la fin s’ils ont nuls).

      La disparition naturelle c’est quand on y est tous passé …

      Parmi les suggestions pourquoi ne pas remettre en cause la gestion du temps et du calendrier.
      C’est déjà le cas avec la fermeture dominicale des commerces pour accroître les heures d’ouvertures.
      Quid de continuer à décaler les horaires en absence de télétravail pour alléger les transports en communs ?
      Pourquoi ne pas revoir entièrement le calendrier scolaire en particulier les vacances.
      Il est dommage d’avoir fermé les universités et école en été où la circulation du virus était minime pour les déclarer ouvertes puis les confiner en distanciel pour respecter le calendrier scolaire.
      Ce n’est plus le bac qui devrait constituer une quelconque contrainte.
      Pourquoi ne pas étaler le fonctionnement universitaire sur 365 jours par an et pas 180 ?
      Celà ne permettrait-il pas d’abaisser par 2 les jauges en amphi ?
      Etaler les horaires dans la journée ?

      Offrir ouvertement 10-15 jours tous frais payés en Hôtel à tous ceux qui gagnent au test.

  4. > Parmi les suggestions pourquoi ne pas remettre en cause la gestion du temps et du calendrier.

    En fait je devrais pas faire ces suggestions… je suis pas expert dans ces domaines… Ce qui manque principalement à mon sens, c’est une vraie volonté politique de faire rentrer le diable dans sa boîte…
    Et puis il me semble déceler un biais chez nos décideurs politiques : une foi quasi religieuse que le salut ne pourra venir que de technologies sophistiquées (“Apps”, gélocalisation GPS, tests PCR, IA, vaccins à ARNm). Même si les chinois par exemple mettent aussi en oeuvre ces technologies (ce sont eux qui les fabriquent pour l’essentiel, de toute sfaçons), il me semble qu’ils utilisent aussi des méthodes de santé publique beaucoup plus classiques.

  5. Bonjour à tous,

    Merci encore à a113, Ilicitano et Philippe Soubeyrand pour leurs analyses toujours intéressantes.

    Concernant le Reff, il me semble qu’il n’est pas toujours calculé en utilisant le même indice de base : certains le font à partir des cas testés, d’autres à partir des hospitalisations, et d’autres encore à partir des entrées en réanimation. Il me semble avoir lu que SPF utilisait les entrées à l’hôpital. Dans ce cas, le Reff du jour est en fait celui d’il y a une dizaine ou une quinzaine de jours (10/15 jours étant le délai moyen entre la date de contamination (donc 4 à 5 jours avant les symptômes) et l’hospitalisation (6 à 10 jours après les symptômes). Donc le R < 1 actuel correspond à l'état vers le 20 novembre.

    Ce qui m'inquiète, moi, c'est les trous dans la raquette :
    – dans le fil précédent, quelqu'un avait parlé de 20% de faux négatifs des tests PCR (20% de malades "PCR-négatifs" étaient en fait "échographie-positif", alors que la valeur était plutôt estimée autour de 5%) : premier trou
    – on commence à faire de plus en plus de tests antigéniques, qui sont encore moins fiables : le trou est donc plus grand que le précédent.
    – des personnes sont asymptomatiques (50% des contaminés ?) et vont donc continuer à contaminer les autres s'ils ont une vie sociale active.

    Au niveau des résultats des tests, il y a eu à la fois une baisse du nombre de tests et surtout du taux de positivité, ce qui a amené à une baisse importante du nombre de cas. Depuis deux jours (c'est trop court pour une tendance), le nombre de cas VS ceux d'il y a 7 jours semblent montrer un plateau. Il faut attendre au moins 7 jours supplémentaires pour voir si c'est une nouvelle tendance ou juste un arrêt temporaire dans la descente ; ou pire, un point bas. J'ai toujours en tête ma cause "exogène" qui ne plait pas à a113, à savoir la température extérieure et le temps pluvieux, qui n'influence pas directement le virus mais nos comportements : moins d'aération, moins de sortie en extérieur, plus de possibilité d'aérosolisation de la transmission.

    1. @Michel Merci pour cette contribution éclairante.
      “stabiliser l’épidémie à un niveau haut ou bas nécessite à peu près les mêmes efforts; il n’y a donc aucun avantage à stabiliser à un niveau haut”. Autrement dit, il faut appliquer les mêmes contraintes à notre vie sociale pour stabiliser les admissions journalières à l’hôpital à 50 que pour les stabiliser à 700. La raison est que les contraintes agissent sur la pente des courbes, pas sur leur niveau. Le problème est qu’il est impossible de convaincre une population épuisée par les successions de confinements d’enclencher un train de mesures lorsque le nombre d’admissions à l’hôpital est à un niveau bas (tel que 50 par jour). La population n’accepte ces contraintes que lorsqu’elle constate que les hôpitaux sont submergés. Dès lors, l’apparition d’une troisième vague apparait comme inéluctable, sauf à adopter une stratégie d’éradication du virus, ce qui demande une tout autre approche.”

      C’est ce que nous disions ici il y a plus de 6 mois, soulignant qu’un premier confinement plus tôt aurait épargné bien des victimes et un deuxième confinement ou des mesures adéquates dès septembre aurait évité la deuxième vague.
      Il ne s’agit pas d’un problème de soin de thérapeutique ou sanitaire, mais d’un simple problème de cybernétique, l’art de gouverner.
      (90 % des morts sont imputables à de mauvaises décisions).

      Il n’est pas vrai de dire qu’un tel système à temps morts ne soit pas pilotable.
      Quelques semaines, contre quelques heures pour le train verrier, 20 minutes pour le pilotage d’un navire pétrolier évoqué précédemment ici.
      D’autant plus qu’il ne s’agit pas ici avec la Covid d’observer une valeur de consigne avec des écarts en plus ou en moins, mais de viser une valeur la plus faible possible, une valeur trop faible n’ayant pas de conséquence néfaste sur le résultat, -sur l’effort certes- .

      Choisir une valeur de consigne n’a pas beaucoup de sens, 50 morts par jour (20000/an) par exemple n’aurait de sens que si l’application immédiate des mesures de restriction au moindre dépassement permettait de ne pas dépasser le seuil de saturation hospitalier sans déprogrammation.

      La valeur obtenue à la suite du premier confinement pourrait avec une faible marge constituer cette valeur de consigne.

      Un abaissement ne pourrait être envisagé qu’en étudiant des mesures de restrictions d’échanges périphériques, pour limiter les influences exogènes.

      Il y a sans doute lieu de s’interroger sur le différentiel de diffusion du virus entre les régions un peu isolées notament à l’ouest et les régions dotées de frontières.

      L’idée suggérée de faire tourner les contraintes entre les assujettis est une excellente idée pour l’acceptabilité, la cohésion, et la réussite dans la durée, (et même la modélisation) mais celà exige que la contrainte moyenne soit suffisamment forte.

      Cette expérimentation en grandeur réelle démontre de manière éclatante l’inadaptation de notre mode de gouvernement.

    2. Et en commentaires de cette intéressante contribution , ceci , sans lien avec notre sujet…mais quand même à ne pas rater :
      https://www.francetvinfo.fr/economie/economie-pierre-larrouturou-propose-des-solutions-pour-eviter-l-effondrement_4199241.html

      d’où il ressort ( à partir de la 5ème minute) que la France ((=le lobby bancaire français )) joue un double jeu en empêchant l’UE d’avancer ((via la proposition d’un contre-projet)) sur une taxe sur la spéculation … , LARROUTOUROU présentant une lettre officielle de l’AUTRICHE dénonçant l’attitude française…

    3. Merci du lien.
      Prenant compte de ce “temps de réaction – de latence”, Je me suis toujours demandé pourquoi, à partir des courbes suffisamment établies (morts du Covid — avec incertitude mais faible, entrées en réanimation, évtlt hospitalisations), on ne produisait pas des “zones de période” de contamination de deux, trois, quatre semaines avant. Et peut-être même des “niveaux approchants” de contamination, asymptomatiques, faiblement atteints, etc. Et ensuite insérer les mesures et abandons de mesure et événements dans cette chronologie.

    1. Bonjour Dup ,

      Thanksgiving nous a montré la voie à ne pas suivre.

      Les Fêtes de fin d’années montreront notre capacité sociétale ,à comprendre ,et prendre les bonnes décisions familiales et sociétales , pour éviter la troisième vague .

      Le message familial à nos proches et à nous-même , est ” Prudence est mère de sureté” et “demain sera un autre jour “, où la période que nous vivons actuellement deviendra un mauvais souvenir qui nous aura fait comprendre que la vie est un bien qu’il nous fait préserver dans de multiples domaines ( écologie , inégalités , santé , préservation de la nature, familial,…)

      1
  6. Vaccin et Business

    Inde : 1,3 Milliards d’habitants

    https://www.challenges.fr/finance-et-marche/coronavirus-pfizer-depose-une-demande-d-autorisation-de-son-vaccin-en-urgence-en-inde_740730

    NEW DELHI (Reuters) – Pfizer a déposé une demande d’autorisation en urgence de son vaccin contre le COVID-19 en Inde.

    Le laboratoire américain, dont le vaccin été autorisé au Royaume-Uni mercredi, a déposé sa demande auprès du Drugs Controller General of India (DCGI), a rapporté CNN-News18 citant une source gouvernementale.

    Les représentants du DCGI et du ministère indien de la Santé n’étaient pas disponibles pour un commentaire. Un représentant du gouvernement a néanmoins déclaré à Reuters que samedi, à minuit, aucune demande d’autorisation n’avait été reçue.

    Pfizer n’était pas immédiatement joignable.

    Des responsables indiens ont déclaré qu’ils fondaient principalement leurs espoirs sur des vaccins testés localement plutôt que sur ceux développés par Pfizer et Moderna.

    L’Inde a fait état de plus de 9,57 millions de cas de contamination au COVID-19 et a recensé 140.000 décès liés au coronavirus.

    Le vaccin que l’Inde est en train de développer et qui est est en phase 3

    http://ctri.nic.in/Clinicaltrials/pmaindet2.php?trialid=48057&EncHid=&userName=sars-cov-2%20vaccine

    L’inde gagnera sur 2 tableaux
    – elle développe et administrera son propre vaccin
    – elle fabrique pour les autres

    Pour terminer l’Inde développe un vaccin inactivé.

    Coronavirus : Le monde de la Santé est en train de basculer : Pays occidentaux vs les autres

    COMMENTER

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    1. Aujourd’hui, 3 jours après, Salomon n’aura sans doute pas sa place à la conférence du Premier ministre, le Sénat ayant mis à jour son implication dans le renouvellement du stock de masques et son camouflage, dans son rapport :
      https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/covid-19-le-rapport-du-senat-qui-accuse-186095

      Plus intéressant sa communication télévisuelle pronait l’inutilité des masques pour le public dès la mise au point des éléments de langage du gouvernement, mais il existe une réponse antérieure filmée et diffusée de sa part la veille concédant explicitement son intérêt !

      1. Quand je pense que d’aucuns voudraient supprimer le sénat, alors que les meilleures enquêtes parlementaires sont réalisées en son sein.

      2. Si le Sénat n’existait plus que par les commissions d’enquête , qui ne sont surement pas parmi ses raisons d’être principales et existentielles , ce serait vraiment la signature du dévoiement de la vie publique .

  7. Coucou,

    Alors je viens de faire un petit tour national. C’est pas la joie. Au mieux c’est en plateau (jura, doubs) au pire çà repart ,ou c’est sur le point de repartir. L’huluberlu de marseille dit que çà décroit rapidement, mais la çà stagne. vu de ma fenetre.
    damned.
    Une chose est sure, il ne faut pas déconfiner totalement, pour que s’imprime bien dans la tête des gens qu’on ne maitrise pas grand chose, et qu’il faut être trés prudent.

    Que disent vos courbes d’entrée à l’hopital ?

    Bonne journée

    Stéphane

    1. Bonjour

      Le plateau atteint début décembre se maintient depuis 8 jours

      https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-pourquoi-les-indicateurs-ont-ete-chamboules-en-24-heures-09-12-2020-8413297.php

      Taux d’incidence entre 100 et 110 stabilisé ( différent du taux indiqué, 80-90, dans l’article suite à modification des paramètres de calculs par Géodes)
      Taux de positivité :entre 6 et 7% stabilisé ( différent du taux indique , 10 à 11% ,dans l’article suite à modification des paramètres de calculs par Géodes)
      R nombre de reproduction effectif : 0,6 stabilisé

      Sur l’ensemble du territoire la situation est stabilisée avec un début de détérioration sur certains départements mais ne se réduit plus

      Les hôpitaux et réa se désaturent sur les cas covid et devraient atteindre un plateau bas qui permettra de traiter au mieux les autres pathologies.

      Les fêtes de fin d’années ne seront pas comme les autres et en comité très restreint.

      Thanksgiving nous a montré la voie à ne pas suivre .

      On va rester semi-confiné , l’objectif étant de ne pas repartir à la hausse.

      2
      1. @Illicitano,@Baloo,@Ruiz

        effectivement , on a rapidement atteint un plateau … incidence a 100 , le Reffectif remonte tristement vers le 1.00 sur le site suisse que j’utilise (0.99 !!)
        très différent de Mai +++

        la marge de manoeuvre est vraiement très étroite , on navige au près par vent fort +++
        à noter que mes courbes ont commencé à remonter le 01/12 après une baisse à -5.4% (-8% fin Avril) et sont à -3.4% de baisse/jours avec une tendance à aller vers le zéro (plateau).

      2. Sur Géodes :

        – les hospitalisations depuis début décembre : il y a un plateau moyenné de 1200 entrées ( 8505 les 7 derniers jours)
        – les réanimations depuis depuis 1 semaine on se dirige vers un plateau de 150 entrées ( 1111 les 7 derniers jours)

        Les réanimations sont chargées à 60% en Covid .
        On peut espérer arriver à 45- 50% en plateau, donc dans une situation toujours limite.

        Les Hautes – Pyrénées , où je suis, ont eu le plus mauvais taux d’incidence ( 210) en France pendant plus d’1 semaine et sans amélioration . Même un département , apparemment tranquille , peut être bien touché.
        La neige est là , la chaine est toute blanche.

      3. @Ilicitano
        “La neige est là , la chaine est toute blanche.”
        même vue de Basse Ariège….nous sommes même montés faire quelques boules de neiges et cueuillir du Houx….
        pas aujourd’hui , il flotte +++
        ma moyenne lissée des entrées en réa est à 167 patients par jour.
        impossible de prévoir la suite ++++
        je pense que le couvre-feu donnera les mêmes effets que les restrictions actuelles …
        vraissemblablement , une ondulation autour des chiffres actuels jusqu’au vaccin (ou la fin de l’hiver).

        ici , le taux d’incidence est remonté à 85 (après une baisse à 62) , et il n’y a plus qu’un patient covid en réanimation à l’hopital (un maxi de 8 ,et 7 en Avril).
        le secteur touristique amer : de la neige et interdit d’y toucher ….(de façon industrielle)
        je suis trop vieux pour la peau de phoque , dommage , de la poudreuse bien fraiche , un régal +++
        bon soir.

  8. Pour info
    et près avoir traduit: VRBPAC-12.10.20-Meeting-Briefing-Document-FDA

    Le vaccin Pfizer-BioNTech

    4. Vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 (BNT162b2)
    4.1. Composition du vaccin, schéma posologique
    Le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 est une suspension congelée blanche à blanc cassé, stérile, sans conservateur, pour
    injection intramusculaire. Le vaccin contient un ARN messager nucléosidique modifié (ARNmod) codant pour la glycoprotéine (S)
    de pointe virale du SRAS-CoV-2. Le vaccin contient également les ingrédients suivants: lipides ((4-hydroxybutyl) azanediyl) bis
    (hexane-6,1-diyl) bis (2-hexyldécanoate), 2 – [(polyéthylène glycol) -2000] -N, N-ditétradécylacétamide ,
    1,2-distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine et cholestérol), chlorure de potassium, phosphate de potassium monobasique,
    chlorure de sodium, phosphate de sodium dibasique dihydraté et saccharose.
    Le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 est fourni sous forme congelée [entre -80 ° C à -60 ° C (- 112 ° F à -76 ° F)] flacon multidose (5
    doses). Le vaccin doit être décongelé et dilué dans son flacon d’origine avec 1,8 mL de solution injectable stérile de chlorure de
    sodium à 0,9%, USP avant l’administration. Après dilution, le flacon contient 5 doses de 0,3 mL par dose. Après dilution, les
    flacons multidoses doivent être conservés entre 2 ° C et 25 ° C (35 ° F et 77 ° F) et utilisés dans les 6 heures suivant la dilution.
    Le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19, BNT162b2 (30 μg), est administré par voie intramusculaire (IM) en une série de deux doses de
    30 μg (0,3 mL chacune) à 21 jours d’intervalle.
    La FDA a examiné les données CMC soumises à ce jour pour ce vaccin et a déterminé que les informations CMC sont conformes
    aux recommandations énoncées dans le Guide de la FDA sur l’autorisation d’utilisation d’urgence des vaccins pour prévenir le
    COVID-19. En tant que tel, la FDA a déterminé que le promoteur a fourni des informations adéquates pour garantir la qualité et la
    cohérence du vaccin pour l’autorisation du produit dans le cadre d’une EUA.

    4.2. Utilisation proposée dans le cadre de l’EUA
    ( Emergency Use Authorization:https://www.fda.gov/emergency-preparedness-and-response/mcm-legal-regulatory-and-policy-framework/emergency-use-authorization)

    L’indication et l’utilisation proposées du vaccin dans le cadre d’une EUA sont «pour l’immunisation active pour la prévention du
    COVID-19 causé par le SRAS-CoV-2 chez les personnes de 16 ans et plus»

    1. Les deux premiers adjuvants m’ont l’air standard (un PEG-2000, polymère hydrocompatible classique pour la viscosité, un peu comme les gels hydroallcoolique, l’autre un amine avec des longues chaines C, utilisé pour la vectorisation depuis > 15 ans semble-t-il (thèses en France soutenue en 2005 avec Daniel Scherman, un grand pharmacologue), pas évident pourquoi il est là mais pas non plus très spécial).
      Le machin compliqué
      1,2-distearoyl-sn-glycero-3-phosphocholine (DSPC)
      est à base d’un phospholipide (composé de membrane cellulaire amphiphile favorisant la formation d’un bicouche , le tout un peu comme les tanins en très gros, ou les “couches de Langmuir-Blodgett”) , et il est assez standard, j’ai juste fait une recherche rapide (tombée chez Sigma Aldrich)
      _______________________________
      Description
      General description

      1,2-distearoyl-sn-glycero-3-phosphocholine (DSPC) is a phospholtidylcholine with alkyl chain comprising 18 carbons.[1] It has phophatidylcholine head group and its structure is similar to 1,2-dipalmitoyl-sn-glycero-3-phosphatidylcholine (DPPC).[2]

      The list of Phosphatidylcholine products offered by Avanti is designed to provide compounds having a variety of physical properties. Products available include short chain (C3-C8 are water soluble and hygroscopic), saturated, multi-unsaturated and mixed acid PC′s. All of the products are purified by HPLC, and special precautions are taken to protect the products for oxidization and hydrolysis.
      Application

      18:0 PC (DSPC) has been used:
      • in the microbubble monolayer preparation for biomolecule delivery studies into protoplasts[2]
      • in the preparation of liposomes for immobilization studies[3]
      • in the generation of porphyrin-phospholipid (PoP) liposomes for irinotecan (IRT) and doxorubicin delivery[4]

      Biochem/physiol Actions

      1,2-distearoyl-sn-glycero-3-phosphocholine (DSPC) is used in combination with other members of phosphatidylcholine for the generation of mixed bilayer system.[1] It is majorly used in conventional and stealth liposome preparation for drug delivery studies.[2]

      —- sur les phospholipides (wiki) on trouve l’explication de “sn”, rien à voir avec l’élément étain (pas de Sn).

      glycerophospholipids use a “sn” notation, which stands for stereospecific numbering.[5] When the letters “sn” appear in the nomenclature, by convention the hydroxyl group of the second carbon of glycerol (2-sn) is on the left on a Fischer projection. The numbering follows the one of Fischer’s projections, being 1-sn the carbon at the top and 3-sn the one at the bottom.

      The advantage of this particular notation is that the spatial configuration (D or L) of the glycero-molecule is determined intuitively by the residues on the positions sn-1 and sn-3.

      For example sn-glycero-3-phosphoric acid and sn-glycero-1-phosphoric acid are enantiomers.

      Most vegetable oils have unsaturated fatty acids in the sn-2 position, with saturated fatty acids in the 1-sn and/or 3-sn position.[5] Animal fats more often have saturated fatty acids in the 2-sn, with unsaturated fatty acids in the 1-sn and/or sn3 position.[5]

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