Archives de catégorie : Survivalisme

Vidéo – Liège, Solidarités renforcées : mon intervention, le 11 octobre 2019

50 ans de Laïcité à Liège. Mes co-intervenants : Arnaud Zacharie, Adriana Costa Santos et Christine Mahy.

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Réchauffement climatique : Les individus isolément n’y peuvent rien, par Vincent Burnand-Galpin

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Face à la question climatique, il n’est pas rare que la responsabilité soit renvoyée au consommateur. Dans le discours médiatique, on entend souvent que les ménages et individus devraient adopter sans tarder des « éco-gestes » qui pourraient permettre le changement nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques. Mais une étude du cabinet de conseil, Carbone 4, spécialisé dans la stratégie bas carbone, datant de juin 2019, (« Faire sa part ? Pouvoir et responsabilité des individus, des entreprises et de l’État face à l’urgence climatique ») montre que les gestes individuels, même « héroïques », sont loin d’être suffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

En 2017, l’empreinte carbone moyenne des Français s’élevait à 10,8 tonnes de CO2 par an. Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, elle devrait ne pas dépasser 2 tonnes de C02 d’ici 2050, sinon plus tôt.

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Le citoyennisme et ses limites, par Vincent Burnand-Galpin

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Le citoyennisme est très souvent une réaction spontanée à la désillusion devant la gestion effective de l’État. Autrement dit, si l’État ne peut rien, le citoyennisme affirme que c’est aux citoyens de s’organiser entre eux pour être directement acteurs du changement attendu. L’idée fondamentale du citoyennisme est d’atteindre la masse critique nécessaire pour engager un basculement des comportements de l’ensemble des individus d’une société.

Cette philosophie était assez présente jusqu’à peu au sein du militantisme écologique : c’était la position notamment du directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard. Dans son livre, Les Veilleurs du ciel, publié en 2015, il dessine sa philosophie d’action. Selon lui, il ne faut plus rien attendre des États sur les questions de l’environnement. Ayant observé de très près plusieurs COP, il note leur inefficacité la plus totale depuis trente ans.

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À pied pour prendre de vitesse l’incertitude au XXIe siècle ?, par Cédric Chevalier

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On assisterait donc à une course entre, d’une part, le système agricole, même l’agro-écologique ou permaculteur décidé sincèrement à s’adapter et se montrer résilient face au climat, et d’autre part, le système climatique, qui se modifie tendanciellement et en même temps devient progressivement totalement imprévisible, incertain. Il s’agirait d’une incertitude radicale, comme expliqué par Clive Hamilton dans Defiant Earth, que l’on peut traduire par « Terre rebelle », c’est-à-dire une Terre qui « n’obéit plus sagement aux prévisions humaines ancestrales », une Terre qui n’est plus le jardin d’Eden qu’elle était (on comprendra mieux cette opinion plus tard dans le siècle), une Terre hostile à la vie humaine. L’économiste Frank Knight avait théorisé à sa manière cette différence entre contexte risqué, où l’on connaît les états futurs possibles et on peut leur attacher chacun une probabilité d’occurence (jouer aux dés), contexte incertain où les états futurs possibles sont connus mais pas leur probabilité respective d’occurence (qui sera le prochain président des Etats-Unis ?), et l’incertitude radicale, où les états futurs sont inconnus (voire inconnaissables) et leur probabilité d’occurence tout autant inconnue ou inconnaissable (l’histoire future de la vie sur Terre).

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Trends-Tendances, Pour l’humanité, le temps presse, le 22 août 2019

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Pour l’humanité, le temps presse

Steven Pinker, professeur à Harvard, affirme que nous n’avons jamais été aussi riches, nous n’avons jamais été en meilleure santé, jamais la violence dans nos sociétés n’a été aussi faible qu’aujourd’hui.

Tout ce qu’il dit là est absolument vrai.

Mais une fois nous être réjouis de ce constat réconfortant, notons que le fait que nous soyons plus riche qu’autrefois, en meilleure santé, que la violence soit réduite, est sans rapport avec le fait de savoir si nous maîtrisons ou non le risque d’une extinction de l’humanité, à moyenne ou à brève échéance.

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Le coup de Jarnac de l’Institut Momentum

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Vous me direz qu’il y a mieux à faire que se disputer avec des gens qui sont très proches de vous, voire même avec qui l’opinion publique vous confond éventuellement, et je suis tout à fait d’accord avec vous, mais à certains moments, des amis peuvent prendre un virage à 180°, et là, il faut dire : « Non ! ». Et fermement !

Le Monde a commencé à publier il y a quelques heures une série d’articles intitulés « Face à l’effondrement, il faut mettre en œuvre une nouvelle organisation sociale et culturelle ». Le titre peut sembler optimiste, mais le ton est donné par un paragraphe que je cite en entier :

Ainsi, l’effondrement est inévitable non parce que la connaissance scientifique de son advenue est trop incertaine, mais parce que la psychologie sociale qui habite les humains ne leur permettra probablement pas de prendre les bonnes décisions, au bon moment. Il existe souvent plusieurs manières de résoudre un problème local ou circonscrit, mais affronter tous les problèmes ensemble et globalement rend le coût d’éventuelles solutions si élevé que seul le déni s’avère être la réponse adaptée. C’est ce déni de masse qui garantit que l’effondrement est certain.

Vous aurez relevé la transition inexpliquée entre le « probablement pas » en milieu du paragraphe et le « certain » qui le termine.

« Vive le déni de masse ! » qui nous permet ensuite de vendre du survivalisme « à la Mad Max ». Si on vous évoque tout de suite les petites communautés de « braves gens comme nous » qui survivront sur un mode Amish, coupées du reste du monde, on vous épargne pudiquement les raids sanglants qui auront lieu autour du dernier poids lourd bourré de diesel, ce qui fera qu’on passera rapidement dans la pratique de « Mad Max » à « La route ».

Pourquoi est-ce un coup de Jarnac ? Parce que les jeunes sont en train de se lever en masse pour sauver la mise du genre humain dans son ensemble. Ils échoueront peut-être, je n’en sais rien, mais notre rôle à nous, les aînés, n’est certainement pas de théoriser le fait que nous ayons nous, à titre individuel, fait notre deuil du genre humain.

Décider de jeter l’éponge, et prôner les petits Fort-Chabrol du futur, c’est un choix personnel. En faire une règle de vie pour tout le monde, c’est une fois de plus faire passer les intérêts particuliers avant l’intérêt général. Et ce genre de mentalité – merci beaucoup ! – on a déjà donné. Beaucoup trop donné !

Allez les jeunes, on est avec vous ! Et pas dans un combat perdu d’avance !

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La grenouille dans la marmite, le 24 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de La grenouille dans la marmite, le 24 juin 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, Nous sommes le lundi 24 juin 2019 et, aujourd’hui, ma petite conférence, mon exposé, s’appellera « La grenouille dans la marmite ». Vous connaissez cette histoire que l’on raconte, je ne sais pas si c’est plausible ou non mais on la raconte et, en tous cas, tout le monde comprend bien de quoi ça parle. On met une grenouille dans une casserole, dans une marmite, et on allume le feu en-dessous. Comme la température ne monte que progressivement, elle ne se rend pas compte que l’eau est trop chaude alors que, si on la plongeait dans une casserole d’eau bouillante, elle pourrait peut-être encore sauter. 

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L’Écho, Paul Jorion et Bruno Colmant: « La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera », le 22 juin 2019

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Paul Jorion et Bruno Colmant : « La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera »

Paul Jorion et Bruno Colmant évoquent les défis sociaux et climatiques ainsi que la montée des populismes. Et ils parlent d’une certaine urgence.

©Kristof Vadino

Bruno Colmant, professeur de finance et membre de l’Académie royale de Belgique et Paul Jorion, anthropologue et professeur associé des facultés de l’Université catholique de Lille, se sont rencontrés pour la première fois en 2009 lors d’une émission de radio de la RTBF. Depuis lors, ils aiment débattre et échanger leurs idées.  

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Université catholique de Lille, « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? » (1 de 6), Quel scénario pour les années qui viennent ? – Retranscription

Retranscription de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », première de six conférences, le 6 novembre 2018. Merci à Eric Muller ! Ouvert aux commentaires.

Je précise que, de formation, je suis anthropologue et sociologue et que j’ai acquis ensuite, sur le côté – vous savez que ça prend un certain nombre d’années – une formation de psychanalyste. J’essaye de faire bénéficier mes analyses de l’ensemble de ces éclairages. Il y a un éclairage supplémentaire, c’est le fait que j’ai fait carrière pour la plus grande partie de ma vie dans le secteur privé, à l’intérieur de la vraie vie, tout d’abord en étant pêcheur en mer pendant une petite période – pendant une période de dix-huit mois – et ensuite en travaillant pendant dix-huit ans dans le secteur de la banque, dans de nombreux pays : j’ai commencé en France, ensuite en Angleterre puis aux Pays-Bas, et ensuite douze ans aux États-Unis. Une multitude d’éclairages qui, j’espère, permettent que j’aie une boîte à outils peut-être un peu plus vaste que la plupart des gens qui posent le regard sur des problèmes particuliers. J’espère que cet ensemble d’outils possibles, d’éclairages dans plusieurs directions, permette de donner à certains phénomènes toutes leurs dimensions, de les prendre par tous les bouts où ils se posent.

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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Philo en 2 leçons

Cela a l’air de vous plaire, alors, parlons-en : ouvert aux commentaires.
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Sauver le genre humain, mais comment ?, le 11 novembre 2018 – Retranscription

Retranscription de Sauver le genre humain, mais comment ?, le 11 novembre 2018. Merci à Eric Muller !

Bonjour, nous sommes le dimanche 11 novembre, et pas n’importe quel 11 novembre : le 11 novembre 2018, c’est-à-dire un siècle après une énorme boucherie, un carnage extraordinaire :des millions de personnes qui sont mortes, des jeunes soldats, mais pas seulement des jeunes soldats. À certains endroits dans cette « guerre civile européenne » comme on l’a appelée, il y avait des gens qui sont venus qui n’avait pas envie de venir. Ceux qu’on a fait venir d’Afrique, ceux qui sont venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande, du Canada, des États-Unis… pour se joindre au grand massacre. Chez nous, ce sont surtout des populations, effectivement, de soldats qui sont mortes, mais en quantité absolument considérable de dizaines, de centaines de milliers, des millions de jeunes homme. Et dans d’autres pays, ce sont surtout les populations civiles qui ont écopé, comme en Turquie, où il y a eu là des millions de morts, de morts civiles.

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