Trends-Tendances, Pour l’humanité, le temps presse, le 22 août 2019

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Pour l’humanité, le temps presse

Steven Pinker, professeur à Harvard, affirme que nous n’avons jamais été aussi riches, nous n’avons jamais été en meilleure santé, jamais la violence dans nos sociétés n’a été aussi faible qu’aujourd’hui.

Tout ce qu’il dit là est absolument vrai.

Mais une fois nous être réjouis de ce constat réconfortant, notons que le fait que nous soyons plus riche qu’autrefois, en meilleure santé, que la violence soit réduite, est sans rapport avec le fait de savoir si nous maîtrisons ou non le risque d’une extinction de l’humanité, à moyenne ou à brève échéance.

Rien n’interdit que nous puissions disparaître en tant qu’espèce alors qu’à titre individuel nous n’ayons jamais vécu aussi longtemps en bonne santé. Nous pourrions même être sur le point de faire du rêve de l’immortalité individuelle une réalité, ayant d’abord défini le vieillissement comme une maladie, l’ayant vaincue ensuite par les progrès combinés de la médecine et de la génétique, cela ne changerait rien au fait qu’un être immortel, au sens de la longévité, serait enseveli comme avant sous la lave ou la cendre crachées par un volcan, terrassé par une peste inédite, pulvérisé par une bombe, et doive pouvoir respirer un air non toxique, boire une eau potable, manger des aliments en quantité suffisante et qui ne soient pas empoisonnés.

Car nous avons pillé au fil des millénaires la nature autour de nous, nous l’avons transformée en décharge pour des déchets, plastiques ou nucléaires, dont nous ignorons toujours comment les recycler. Nous avons rejeté dans l’atmosphère des gaz à effet de serre qui y ont déclenché un réchauffement climatique causant déjà des déplacements dramatiques de populations devenues trop nombreuses pour un environnement dégradé. Quelques scientifiques isolés doutent que nous soyons à l’origine de ce réchauffement, qu’importe puisqu’il se lit dans les faits et dans les chiffres.

Il est déjà bien tard. Notre environnement est fragile. Notre survie, malgré la générosité de la Terre, n’est assurée que dans une bande extrêmement étroite. Nous sommes en train de détruire les conditions de notre propre survie comme espèce (sans même mentionner toutes celles que nous entraînons dans notre propre chute) et nous sommes sans doute proches d’avoir rendu le processus irréversible.

Une chose est claire : il faut que nous changions. Mais soyons réalistes, ce que nous n’avons jamais été jusqu’ici : pour nos grands projets d’avenir, nous avons conçu des utopies, des mondes idéaux. Pour les réaliser, il aurait fallu que nous changions du tout au tout : dans nos croyances et dans nos comportements.

Nous sommes dans l’urgence : il est trop tard pour transformer l’être humain en autre chose que ce qu’il est aujourd’hui, car le temps presse. Nos croyances sont logées au plus profond de nous-même car elles ont été les premières à s’inscrire en nous avec l’apprentissage de notre langue maternelle, avec les premières grandes vérités apprises à l’école, avec la piété que nous manifestons spontanément envers nos parents et les parents de nos parents.

Mais ce qui ne relève pas de l’utopie, c’est demander aux gens de modifier leur comportement parce qu’il est raisonnable de le faire. D’autant plus si la raison est un but évident à chacun, comme souhaiter rester en vie. Cela, chacun le comprend sans grandes explications, quelle que soit sa religion, sa culture ou sa langue.

Donner à tous comme but d’assurer sa survie propre est aisé : chacun ou presque s’en acquitte déjà parfaitement. Mais il est plus difficile de donner à tous comme but ultime la survie de l’espèce dans son ensemble.

Le risque existe en effet pour chacun d’entre nous d’une tentation « survivaliste » : « Je me sauve moi et ma famille, et peut-être quelques amis… ». Il s’agit là d’une illusion coupable. Durant un effondrement généralisé, il est plus que probable que l’une ou l’autre des neuf nations à la tête d’un arsenal nucléaire perdra son sang-froid et désignera comme responsable de la catastrophe en cours son ennemi « héréditaire ». Or, selon une étude publiée en 2014, il suffirait que soit détonnées 100 bombes thermonucléaires (0,7 % de notre stock global) pour provoquer un « hiver nucléaire » débouchant sur une « famine nucléaire globale ». Aucun grenier, aussi protégé qu’il soit, ne résisterait longtemps contre les hordes affamées.

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33 réflexions sur « Trends-Tendances, Pour l’humanité, le temps presse, le 22 août 2019 »

  1. Quel est le « nous » du constat de Pinker? C’est un être statistique, donc inexistant, une moyenne qui recouvre les multimilliardaires et les démunis, les riches occidentaux et les pauvres africains, les obèses et les crève-la-faim…
    Certains commencent à s’intéresser sociologiquement à ceux qui partagent le constat de la probabilité croissante d’un effondrement, au moins de notre civilisation thermo-industrielle. Premiers résultats ici: https://loic-steffan.fr/WordPress3/portrait-rapide-des-collapsonautes/

  2. L’étude de 2014 référencée en fin d’article est celle-ci https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013EF000205

    Le scénario utilisé est une guerre Inde-Pakistan dans lequel chaque camp ferait exploser 50 bombes de 15 kt – la puissance de la bombe d’Hiroshima – sur les villes de l’autre. L’étude prévoit des conséquences catastrophiques sur le climat à l’échelle mondiale, un refroidissement menant à des saisons de végétation beaucoup plus courtes et un fort risque de famine mondiale.

    Seulement voilà… ce résultat est TRÈS incohérent :
    – L’estimation est que la guerre projetterait 5 millions de tonnes de suie dans la stratosphère. Seulement voilà, l’éruption du Mont Pinatubo en 1991 a projeté 17 millions de tonnes de SO2 https://en.wikipedia.org/wiki/Mount_Pinatubo#Global_environmental_effects … et les effets sur le climat mondial, quoique détectables, n’ont eu aucune conséquence catastrophique sur l’agriculture
    – Les plus grands essais nucléaires en surface, dans les années 1950, ont dépassé les 15 Mt, soit l’équivalent de 1 000 bombes de 15 kt, ou dix fois la puissance en jeu dans le scénario étudié. Aucun effet climatique mondial n’a été observé

    L’étude originelle sur l’ « hiver nucléaire » date de 1983. Elle a été depuis largement critiquée, notamment pour avoir oublié l’effet sur les émissions de suie… de la pluie, qui empêcherait la plus grande partie d’atteindre la stratosphère. C’est aussi pour cette raison que les feux de pétrole allumés par l’armée irakienne en 1991 n’ont pas provoqué de catastrophe climatique, contrairement à l’alerte donnée par certaines études.

    Et bien sûr, depuis 1983 les arsenaux d’armes nucléaires ont été très largement diminués. Les « 5 000 mégatonnes » du scénario originel… n’existent tout simplement plus, et il s’en faut de beaucoup. Le total des arsenaux mondiaux n’atteint probablement pas le quart de ce chiffre, et bien sûr aucun scénario de guerre réaliste ne peut supposer que la totalité ni même la majorité soit utilisée : la plupart seraient détruites avant de pouvoir être tirées.

    Bien évidemment, une guerre nucléaire généralisée aurait un impact majeur sur l’alimentation mondiale. Mais ce serait plutôt parce que les pays probablement touchés (Etats-Unis, Russie, pays européens) sont tous des exportateurs de céréales, et la perte de leur production aurait des effets graves sur les autres. Quant à l’effet climatique direct des explosions, il est probable qu’il y en aurait un, par simple comparaison avec l’éruption du Mont Pinatubo en 1991 ou celle bien pire encore du Krakatoa en 1883… simplement, son effet sur l’alimentation mondiale serait petit voire négligeable.

    1. @Jacquot
      merci pour les liens.
      Mais, punaise ! il y en aura bien quelques-uns, qui pour la survie de l’humanité, vont tirer, in extremis, le stock résiduel de bombes nucléaires, espérant enrayer un tant soit peu, le réchauffement climatique.
      Il faut absolument leur faire comprendre que « l’hiver nucléaire » est une fausse conclusion.
      Cela dit, les mêmes ont un plan B, associé au plan A (thermique), la réduction de la population, directe et indirecte.
      « Mais il est plus difficile de donner à tous comme but ultime la survie de l’espèce dans son ensemble. »
      « à tous » (c’est moi qui souligne)… précisément, quelques-uns s’en moquent royalement: pour s’en convaincre, il suffit de ré-écouter la confession d’Aaron Russo peu avant sa disparition.

      Pourquoi se faire du soucis pour les trop nombreux « idiots inutiles » décrits par L. Alexandrissimo ?
      L’IA ne donnera-t-elle pas raison aux « quelques-uns » si bien intentionnés ?

  3. Le nec plus ultra c’est d’aller aux urnes pour élire un chef, n’importe lequel ou laquelle. Chacal 1er, sous son plus beau costume, qui promet le fromage, la lune, la guerre, en vrac. Et roule ma poule pour le spectacle d’une laideur insoutenable.
    ___________________________________

    Quand deux chacals se rencontrent, qu’est-ce qu’ils peuvent bien préparer, l’irréparable étant acquis pour toujours.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/08/19/au-regard-des-atrocites-commises-en-syrie-que-vient-faire-m-poutine-a-bregancon_5500778_3232.html

    1. Venant de l ‘immonde rien d’étonnant ,mais pourquoi ne parlez vous pas des atrocités commises en Iraq , en Libye , et en tant d’autres endroits par le camp du bien ( dit aussi le monde »libre » ) , ni des camps de concentration pour musulmans que sont Gantanamo et la bande de Gaza ?
      Ou meme des yeux crevés et des mains arrachées par le regime Francais ?
      On pourrait faire des comparaisons mutuellement enrichissantes !

      1. Généralement les comptables de l’horreur sont de froids calculateurs. Et en plus ça rime !

        Avec les vierges fraîchement débarquées il faut penser à faire continuellement la longue liste des crimes commis par les Hommes c’est le sens de ton intervention krème pâtissière ?

  4. Croyance et comportement sont liés, profondément, inextricablement.

    Changer le comportement d’autrui est strictement impossible sinon par la coercition. Le seul comportement que je peux changer est le mien.

    Mais changer les croyances, montrer la fausseté des croyances qui sont fausses, est possible. Par la discussion, la confrontation, l’explication, les exemples… Et celui qui a renoncé à une croyance fausse peut changer de comportement.

    Nos sociétés vont à la catastrophe car elles sont fondées sur des croyances fausses, croyance en la croissance, croyance dans le Progrès, croyance dans le Droit plutôt que dans la morale, croyance en la fin de toute croyance…

    Combattons-les !

    1. Bonjour,

      Denis Monod-Broca, votre intervention permet d’être suivie d’une réflexion que j’espère utile.

      – L’idée d’urgence pour le maintien des conditions de vie d’une civilisation sur notre seule planète disponible m’interpelle- .

      Vous dites, que la discussion peut changer les croyances (fausses) qui conduisent à la destruction de nos conditions d’existence, et puis, vous avancer une série de croyances, fausses selon vous, mais excusez-moi, dont la liste est complètement « patapouf »

      – Abandonner l’idée de progrès
      – Remplacer le Droit par la morale
      – Et, pour couronner le tout, je crois comprendre ce qui serait un mal: « la croyance en la fin de toute croyance »

      Vos trois positions me semblent précisément survivalistes individuelles:

      – « Nous » avons accumulé assez de progrès que pour désormais survivre avec notre « stock de progrès ».
      – Les règles morales sont des croyances, (alors que le droit raisonne les croyances « morales »), dès lors selon vous, je crois comprendre, qu’il s’agirait précisément de remplacer toute croyance fausse par des croyances vraies.

      Je crois donc pouvoir en déduire, que vous avez des croyances à nous transmettre : lesquelles ?

      Pour ma part, en matière de croyance, il me semble que la seule chose que nous puissions faire, c’est de prendre conscience de nos conditionnements affectifs inconscients, et par lesquels nous sommes attachés à nos croyances.

      Paul Jorion, pour autant je peux en juger « à la volée », me semble avoir rappelé que nos problèmes planétaires viennent de la concentration de la richesse, par le prêt à intérêt, l’argent pour l’argent. Ceci me semble rationnellement vrai, mais alors, et c’est une question que nous avons tous à nous poser, qu’elle est la croyance collective inconsciente, sous-jacente à cette chrématistique ?

      L’injonction « ne fait pas à aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse » ne suffit pas, car il nous reste alors à comprendre ce que, plus ou moins inconsciemment, nous faisons aux autres, que nous ne voudrions pas qu’ils nous fissent.

      Bien à vous.
      W.

  5. Le dernier cours de Jancovici sur Energie et Climat est visible sur YT, en 8 épisodes de 2h chacun.
    Mais pour les paresseux qui n’ont pas envie de tout regarder – et qui ne sont pas des inconditionnels de l’ individu – (des réserves sur le nucléaire) – ce qui est super c’est qu’il partage gratuitement les diaporamas de ses cours. Une mine d’ infos à digérer et à méditer. https://drive.google.com/drive/folders/1fqoACrCFtlXKonP266DkFUcmMVj22yj_

    j’ajoute que je voudrais bien écouter un grand débat avec le taulier de ce blog, Gael Giraud, Olivier Rey, Aurélien Barrau, Pablo Servigne, Yves Cochet, Jancovici, et qqs autres. Meadows, si tu nous lis ?
    🙂

    1. Jancovici maîtrise parfaitement son sujet. Ses cours et conférences sont forts instructifs. Il milite depuis longtemps pour une réduction de nos dépenses énergétiques et pour modification de nos modes de vies si mortellement destructeurs.
      Pour l’énergie nucléaire, il a raison. Avec elle un atterrissage en (relative) douceur est encore possible. Sans elle l’explosion en vol nous guette.

  6. Il n’est absolument pas impossible que nous passions par un épouvantable « goulot d’étranglement » comme la supposée Eve mitochondriale il y a quelques millénaires (50 à 60 000 ans) … une tribu (petite) qui survit par « miracle » aux fléaux de son époque… Scénario d’encouragement !

      1. @cloclo
        « Ils danseront ?! »

        La question est: duquel des deux supports Vinyle/CD les archéologues trouveront en premier, qu’il y a de la musique là-dedans ?
        Low tech/High tech…

        J’imagine, que parvenus à ce stade, nos descendants n’auront plus d’accès à notre « cloud », ni besoin de nos « bitcoins ».
        Allez savoir 🙂

      2. 2 réponses non exclusives :

        1- Ils l’étudieront comme pour le calculateur analogique planétaire d’Anticythère:
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_d%27Anticyth%C3%A8re

        « aucun objet de même âge et de même complexité n’était connu dans le monde et il faudra attendre près d’un millénaire pour voir apparaître des mécanismes comparables ».
        1000 ans d’avance et 1 siècle pour comprendre. Cachottiers, ces Anciens Grecs. N’ont pas tout dit à la postérité. Combien d’avancées techniques, scientifiques ou philosophiques ont-ils gardées par-devers eux?

        2- Les oiseaux connaissent la musique :
        L’année dernière mon cerisier avait 4 cerises en train de mûrir. Après qu’un merle en ai volé une, ma femme a accroché à une branche un CD du plus bel effet en oscillant au soleil sous la brise. Hélas, elle avait pris un vieux CD publicitaire pour connexion internet ( y’a 10-15 ans, y’en avait au moins un par semaine dans la boite aux lettres). Rien que du texte en .pdf, des contrats d’utilisation illisibles et des images vulgaires. Inefficace. Les 3 cerises restantes n’ont pas eu le temps de rougir…
        Cette année, 21 cerises en puissance. J’ai décidé de prendre le taureau par les cornes en choisissant soigneusement le CD: une compile rare de Blues des années ‘60. Je leur faisait un beau cadeau, aux merles. Et ils ont apprécié: 19 cerises épargnées jusqu’à maturité. Délicieuses.
        Cet hiver, je continuerais à les alimenter en pommes coupées en 2. Ils adorent.

      3. @daniel
        Fort intéressante votre piste vers le calculateur analogique planétaire d’Anticythère !

        Typiquement, c’est un objet décodable par quelqu’archéologue, car mécanique/analogique, tout comme un Vinyle pourrait être décodé par deux oiseaux: l’un aurait la charge de le faire tourner, l’autre planterait le bout de son bec dans le microsillon: de la musique plein sa tête par conduction osseuse.
        Maintenant, je me demande comment un archéologue du futur aurait l’intuition nécessaire au décodage du numérique; sans doute faudra-t-il que cette archéologie (re)fasse de grands progrès dans l’archéo-informatique pour tirer quelque son d’un CD rescapé 😉 ou d’une clé USB ;-))

      4. Un poème ?

        « Déjà la nuit en son parc amassoit
        Un grand troupeau d’étoiles vagabondes,
        Et pour entrer aux cavernes profondes
        Fuyant le jour, ses noirs chevaulx chassoit ;

        Déjà le ciel aux Indes rougissoit,
        Et l’Aulbe encor de ses tresses tant blondes
        Faisant gresler mille perlettes rondes,
        De ses thésorts les prez enrichissoit ;

        Quand d’occident, comme une étoile vive,
        Je vy sortir dessus ta verte rive,
        O fleuve mien ! une Nymphe en rient.

        Alors voyant cette nouvelle Aurore,
        Le jour honteux d’un double teint colore
        Et l’Angevin et l’Indique orient. »

        J. du Bellay, L’Olive sonnet LXXXIII (1549)

  7. Chères toutes, chers tous,
    Dès que j’écoute une radio, ouvre un blog, lit un journal il est question en une et en seconde et qui plus est en troisième de couverture de notre fin du monde en marche.
    Quel est celle ou celui qui pourra dire qu’il n’a pas entendu parler de « LA CHOSE ».
    « LA CHOSE » c’est comme le diable, il fait peur et il fascine et bien d’autres CHOSES.
    Quitte à mourir que je ne meurs pas seul ?
    Se pourrait il que nous assistions au plus grand des suicides que d’aucun gourou nihilistes n’auraient jamais rêvé ?
    C’est le combat ultime pour cette dernière saison de  » Game of Humans ».
    La vie pour toutes et tous où la mort pour toutes et tous ?
    Est ce que le Diable fait parti de la philosophie naturelle?

    Et que ferons les premières dames du G7 ce soir ?

    A toutes et à à tous avec mon infini tendresse et amour toujours dans le sens de philia, bien à vous toutes et tous, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  8. « Quel est celle ou celui qui pourra dire qu’il n’a pas entendu parler de « LA CHOSE ».
    « LA CHOSE » c’est comme le diable, il fait peur et il fascine et bien d’autres CHOSES. »

    « C’est le combat ultime pour cette dernière saison de » Game of Humans ».
    La vie pour toutes et tous où la mort pour toutes et tous ?
    Est ce que le Diable fait parti de la philosophie naturelle? »

    Le diable ne s’autorise que ce qui est autorisé par celles et ceux qui autorisent et laissent autoriser en l’autorisant. Il fait son taf quoi. Comme un bon diable. Ni plus, ni moins.

    « Et que ferons les premières dames du G7 ce soir ? »

    Prendre les choses en main ?

      1. C’est vrai, aucun être vivant digne de ce nom et normalement constitué, ne rêve de se retrouver dans cette situation aussi délicate que dangereuse et traumatisante.
        Briseurs et briseuses de choz s’abstenir pliiiizzz ! Je plussoie.
        La bourse ou la vie ? Uh ?

        Dundee de la tribu des krokodaïles bouffeur de zèbres (entre autres).

  9. « processus irréversible »
    Oui, on connaît en sciences la notion du point de basculement; c’est-à.dire à partir de ce niveau, les phénomène devient irréversible. La surpopulation de la terre, la passion pour l’automobile (allez raconter aux Chinois qu’il faudrait renoncer à leur rêve de posséder un véhicule), la chaleur dégagée par les industries………tout ca crée un déséquilibre dans la nature et dans l’atmosphère. Il se peut aussi que cela ne soit que l’un des facteurs cumulés, faisant partie d’un ensemble: la surface du soleil est une masse vivante, elle peut avoir un impacte sur le clima, comme dans certaines périodes du passé.
    Quant à la prise de conscience: je ne suis pas très optimiste; il est très difficile de faire changer les habitudes, et il est encore plus difficile de changer les habitudes liées au confort et au plaisir. D’ailleurs la mondialisation économique ne permettra pas de changements notables des habitudes, il y a trop d’argent et réalités politiques en jeu; un changement aboutira à une catastrophe économique au niveau mondial, avec des désastreuses conséquences sociales.
    Mais au lieu de déprimer, peut-être faudrait-il chercher des bons côtés du rechauffement climatique. Par exemple: les cultivateurs normands pourraient commencer à faire des projets comment planter des bananes ou des ananas; cela leur changerait un peu des pommes.

  10. Le survivalisme au niveau individuel n’est pas une piste à négliger , d’une part ces survivalistes ne font de mal à personne et comparé à quelqu’un n’ayant rien préparé , leurs chances de survie sont beaucoup plus grandes , ceux qui n’ont rien prévu peuvent disparaitre très rapidement , ensuite une sorte de survivalisme au niveau national pourrait être une option interessante et préserver beaucoup de monde , d’ailleurs c’est un peu de cette façon qu’on fonctionné les pays pendant des millénaires

    1. Ils ne font du mal à personne certes mais il détourne l’action de son sens premier qui est commun.
      Donc dans un sens ils font du mal à quelqu’un.
      Ensuite, présentez-moi quelqu’un pour qui le but n’est pas de survivre.
      On aura peut-être fait le tour de la question.

    2. « ceux qui n’ont rien prévu peuvent disparaitre très rapidement, »

      Oui, et en live, les ceusses qui ont « prévu » itou. C’est ballot.
      Cela dit, dans un bunker, entre 4 planches, ou dans un stage « ma bite mon couteau », un autre monde de sensations s’offre à vous. Vraiment.

      « d’ailleurs c’est un peu de cette façon qu’on fonctionné les pays pendant des millénaires »

      Ah bon ? En mode « survie » ? Quel bande d’idiots, c’est tellement plus jouasse la Vie en direct. Non mais.

      https://www.parismatch.com/Animal-Story/Photos/Festin-sanglant-pour-le-crocodile-du-Nil-Masai-Mara-Kenya-832977
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/628896/grizzly-ours-noir-parc-national-banff

      Même le piège à bière est une très mauvaise idée. De fait, ça rampe, ça bave, ça picole grave sa petite mousse et ça prend la tangente jusqu’au prochain bistrot (sauf accident de parcours inopiné…) !
      https://www.alsagarden.com/blog/contre-les-limaces-le-piege-a-biere-une-tres-mauvaise-idee/

  11. Bonjour,

    « Or, selon une étude publiée en 2014, il suffirait que soit détonnées 100 bombes thermonucléaires (0,7 % de notre stock global) pour provoquer un « hiver nucléaire » débouchant sur une « famine nucléaire globale ». Aucun grenier, aussi protégé qu’il soit, ne résisterait longtemps contre les hordes affamées. »
    Rien que cette phrase fait froid dans le dos….Quand on l’a lit distraitement, elle nous parait anodine. On se dit: « ouais, bof, on l’a lu dix mille fois… » mais si on y réfléchit plus en profondeur….Cela fait peur.
    Actuellement, on dépense une énergie phénoménale pour concevoir, maintenir et rendre opérationnel des instruments qui pourraient annihiler toute forme de vie sur Terre…. Des hommes et des femmes, père et mère dans leur quotidien pour la plupart , participent à l’élaboration de ces armes comme si cela était normal. C’est dingue….
    Je ne comprends pas.

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