15 réflexions sur « Vidéo – J’aurai encore été trop optimiste, le 3 février 2020 »

  1. J’ai 57 ans, et je pourrais être, de justesse, votre fils. Bien sûr que la fin va nous concerner aussi. Mais nous avons notre vie derrière nous, nous en avons bien profité, n’est ce pas ? Alors qu’est ce ça peut faire de laisser la place aux jeunes ? De mon point de vue, aucun problème. C’est déjà arrivé dans l’histoire de l’humanité que les vieux cons laissent la place d’eux même : regardez la famine de 1316/1317 en Europe (de mémoire il y a un article sur wikipedia, sinon google)

    1. Que les vieux comme nous laissent volontairement la place aux jeunes, je pense que vous y avez pensé, et que cette recette on la trouvera dans le nouveau bouquin. Ce pourrait au moins faire le buzz, à défaut de servir à quelque chose, non ?

  2. Je viens de voir les images des chamailleries entre Pelosi et Trump lors du discours de l’Union. Une fois de plus j’ai eu l’impression de voir un vieux couple divorcé depuis longtemps et qui n’arrive pas à se réconcilier au moins pour parler à leurs enfants, ici les américains. Ils n’auraient pas eu une aventure durant les années 60 ou 70, ces deux là ?

    1. Savez-vous que votre condition a un nom ?

      Voir quelque chose par le petit bout de la lorgnette
      Ne voir des choses qu’une petite partie, qu’un aspect accessoire dont on exagère l’importance, au point de négliger l’ensemble.
      Avoir des vues étriquées, un esprit étroit.

      1. Bien sûr, c’est mon problème d’avoir l’esprit étriqué. N’empêche que à la fois Trump et Pelosi se sont ridiculisés. Il faudrait un grand renouvellement du personnel politique américain. Malheureusement ce sera peut-être en 2024, sauf miracle.

      2. La télé parle de Bloomberg maintenant, quelle tristesse ! C’est pas Bloomberg qui va sauver l’espèce humaine, il ne va même pas laisser sa place aux jeunes, trop impressionné par sa propre importance. Effondrement, qui a dit effondrement ?

  3. Dans mon petit esprit étriqué, je pense que Trump et Pelosi, vu les dangers qui nous menacent, devraient s’entendre au lieu de se bagarrer comme des enfants. Ils devraient s’entendre comme lors de grandes guerres du passé. Ceci étant ce spectacle affligeant me fait rire dans la mesure où je pense qu’il est déjà trop tard pour stopper l’effondrement de notre belle civilisation. Excuses for this rant.

      1. Il ne faut accorder aucune attention aux défaitistes comme moi. Il faut s’occuper de ceux qui pensent que tout va bien puisqu’ils peuvent rouler en suv, manger de la viande 3x par jour, partir en week-end en avion. Il y en a encore. J’ai déjà arrêté tout ça et je ne sais pas quoi faire d’autre. J’ai des remords quand j’utilise internet, sachant l’énergie que je crâme. Si ça ne dépendait que de moi, j’interdirais toute publicité, ou au moins pour commencer celles pour la bagnole. Voilà qui serait une mesure pour mettre en accord discours et actes. Je fais comment ? Un groupe facebook ? Un parti politique ? En attendant je regarde goguenard. Mais je promeus et plante des cormiers, ces magnifiques arbres fruitiers qui adorent chaleur et aridité. Pour nos rares descendants.

      2. L’alternative n’est pas entre 2 camps : les « défaitistes » et « ceux qui pensent que tout va bien ». Il faut déjà être sacrément déprimé pour penser que c’est le seul choix 😉 !

      3. Ben oui, je dois être sacrément déprimé, effectivement.

        Pour le moment c’est effondrement en cours, et je ne vois pas grand chose de fait, ni par mes concitoyens, ni par les décideurs que nous élisons. Interdire les pubs idiotes, voilà une décision qui serait facile à prendre, et qui réduirait les messages contradictoires qui nous rendent fous, et pourtant… Une autre: passer une loi pour supprimer enfin les moteurs 2 temps si polluants des tondeuses, tronçonneuses, débroussailleuses et autres souffleuses puisque tous ces engins ont des alternatives électriques. On l’a bien fait dans les années 80 pour les moteurs 2 temps des véhicules, soit disant à cause de la pollution, mais certainement plutôt sous la pression du lobby auto français je suppose. Donc c’est possible. Et cette décision là aussi serait facile, non ? J’avais essayé de contacter Hulot du temps où il était ministre par l’intermédiaire de mon député LREM et du députe LREM de ma mère. Pff… il a préféré se casser. Je fais quoi pour défendre cette idée ? Ecrire un bouquin ? Y a de quoi être déprimé. Du coup je me défoule sur mon clavier dans un tout petit coin de l’internet en espérant que notre nouveau ministre de l’écologie passe un jour par ici 🙂

  4. Encore une chose. Quand j’écris Trump et Pelosi cela concerne moins Donald et Nancy que les électeurs de Trump et les électeurs de Pelosi bien sûr…

    1. @ Arnould
      Nous sommes tous dans la « double injonction » (du type « soit spontané » : quoiqu’on fasse, c’est pas bon) plus ou moins douloureuse entre action individuelle et entrainement plus collectif.
      Sur le plan un peu philosophique, le livre de Pierre Charbonnier, « Abondance et Liberté » met le doigt sur le fait que non seulement il y a tension et ce que je mets sous le fourre-tout double injonction, mais il relie cela aux grands « massifs » de notre pensée, et à la façon dont la nature a été là sans être là dans les discours de la modernité, ceux de Marx ou ceux de l’Anthropocène maintenant.

      On est bien une génération avec un « fardeau de l’homme  » (blanc n’est plus le sujet principal) lié à son monde technique, et à la difficulté de l’articuler avec le monde « civilisationnel » au sens large, en ce qu’il comprend aussi les stock et flux de « la nature ». Le livre est un peu plus formulés que je ne le dis ici dans des concepts formulés par les Bruno Latour et autres (les « arrangements », etc., sans suivre du tout Latour globalement) mais il a le mérite d’appuyer là où ça s’articule mal.

      Ceci dit, bien que « blanc n’est pas le sujet principal » pour le « fardeau » cité plus haut (j’aurais du dire plus neutre : le fardeau de l’humain, la LDH tente d’ailleurs de changer son nom pour éviter le masculin « homme »…) , je découvre via Piketty et Charbonnier l’historien (jeune) Pierre Singaravélou, https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Singarav%C3%A9lou, qui tire des fils intéressants sur colonialisme et science. Là aussi, un poids et une bifurcation à penser, sinon pour y remonter, du moins pour n’en subir le poids qu’en humain éclairé.

      1. Mouais, je crois surtout que notre civilisation fonctionne par et pour les super riches qui pensent que quoi qu’ils fassent, ils s’en tireront toujours.

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