Archives par mot-clé : Emmanuel Macron

AU RADIO CROCHET, ILS SERAIENT DÉJÀ ÉLIMINÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Les bras en tombent et les mots manquent ! Une mission française de la dernière chance dépêchée à Berlin, avec comme consigne de trouver un moyen de sauver la face, est revenue bredouille. Le terrain avait été préparé : il ne s’agissait pas d’un vulgaire marchandage (sic) entre les gouvernements allemand et français, et il était « simpliste » de parler d’un pacte, dixit Michel Sapin, le ministre français des finances, pas plus que demander une quelconque modification des règles budgétaires comme l’a affirmé en prologue Emmanuel Macron, ministre de l’économie. Résultat : en y mettant les formes, les deux parties ont donc d’un commun accord signifié qu’ils ne l’étaient pas.

Pas question d’investir sur fonds publics, ont fait à nouveau savoir Wolfgang Schäuble et Sigmar Gabriel, les homologues des ministres français, les espoirs se reportant alors sur un catalogue de « propositions extrêmement concrètes » en cours d’élaboration, dont il faudra trouver le financement, en s’appuyant sur « la dynamique » que cela créera. « Chacun sait ce qu’il doit faire », a résumé Emmanuel Macron, ne pouvant mieux signifier que rien de commun n’était envisagé. Reste à connaître le sort qui va être réservé par Bruxelles au projet de budget 2015 français et à rédiger le communiqué du prochain sommet européen. Ils sont toujours à la tâche.

Mais comment combler ce vide sidéral ?

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À partir d’une conférence de Kojève, par Nikademus

Billet invité.

Une conférence de Kojève en janvier 1957, publiée en 2 fois dans Commentaire, la première partie en 1980, la seconde – ils ont pris leur temps -, en 1999.

A lire attentivement pour la hauteur de point de vue et parce qu’il y rappelle entre autres qu’« il est avantageux, non seulement du point de vue politique, mais encore de celui de l’économie elle-même, de payer pour le travail non pas le minimum, mais le maximum possible » et que c’est cela et rien d’autre qui a sauvé le capitalisme première manière (Ford).

On sait que les ministres du premier cercle du pouvoir ont choisi une voie contraire puisqu’ils proclament ces jours-ci que l’antithèse exacte de cette proposition les mène certes au suicide politique mais n’en est pas moins la seule envisageable, avec un fatalisme que l’on jugerait digne de l’antique s’il ne rappelait pas plutôt ces idéologues soviétiques qui trouvaient très en-dessous d’eux d’accepter une quelconque validation par la réalité ou l’expérience quand seule une sanctification finale par l’Histoire était à leur mesure. Mais pour ces derniers celle-ci n’est jamais venue, comme on sait ; et pour leurs pâles imitateurs, elle ne viendra pas.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 12 SEPTEMBRE 2014 (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 12 septembre 2014. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, on est le vendredi 12 septembre 2014.

Et vous avez dû voir, ça a commencé hier dans l’après-midi et ce n’est pas près de s’arrêter : il y a un certain nombre de billets, jusqu’ici par des auteurs qui apparaissent souvent sur le blog – et j’en ai encore deux ou trois en réserve parce qu’ils se sont accumulés rapidement – des billets qui sont essentiellement sur le thème : « Que faire, que faire, exactement ? » Et ce qui a provoqué ça, eh bien, il n’y a pas de mystère, c’est la venue du gouvernement Valls II.

Pourquoi le gouvernement Valls II, en quoi est-il représentatif des questions qu’on se pose ? Eh bien parce qu’il ne représente plus, vous le voyez dans les sondages – bon, les sondages ce n’est pas tout dans la vie mais c’est important quand même – il ne représente plus qu’une fraction tout à fait minime de l’opinion publique. Et c’était déjà le cas pour Valls 1er. Bon, ce n’est pas une critique de Monsieur Valls lui-même, encore qu’il aie une certaine responsabilité dans ce qui est dit par son gouvernement, mais il y a une… le champ se restreint ! Le champ se restreint : les ministres disent des choses qui sont de plus en plus incompréhensibles pour le reste de la population.

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Le gouvernement Valls II

Emmanuel Macron, ancien conseiller du Président pour les questions économiques et secrétaire général adjoint de l’Élysée, récemment renvoyé à ses chères études parce que ses précieux conseils n’avaient pas produit les fruits espérés (c’est le moins qu’on puisse dire) et porteur du message « l’économie c’est bien simple, c’est cyclique : si ça va mal, il suffit d’attendre que ça aille de nouveau bien », devient ministre de l’économie. Il connaît donc la recette : il lui suffira d’attendre que les choses s’arrangent.

Reprenant les mots de Frédéric Cuvillier qui a préféré passer cette fois-ci, plutôt que d’être reconduit dans son poste de Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche,

J’adresse au [nouveau ministre de l’Économie] et au futur Gouvernement tout mon soutien et mes voeux de réussite pour surmonter les difficultés que connait [v]otre pays.

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