2de allocution de M. Macron, président de la République française

Ouvert aux commentaires.

Comment sauver le genre humain (Jorion & Burnand-Galpin) à paraître le 18 mars :

Dans ces grands bouleversements, l’État-providence que nous appelons de nos voeux doit être un repère, c’est à lui qu’incombe la responsabilité d’amortir les chocs de cette rude transition. Dans cet effort de guerre écologique, une mobilisation de tous est impérative. Il n’est pas question de laisser certains au bord de la route : chacun a un rôle à jouer dans la grande transformation à mener.

Page 160.

Partager :

70 réflexions sur « 2de allocution de M. Macron, président de la République française »

  1. Désolé, je n’arrive pas comme Paul, à trouver de l’espoir chez Emmanuel.

    Il ne croit pas à ce qu’il dit, cela saute aux oreilles. Il doit être submergé par le truc, et plus que jamais réduit à un genre de transmetteur de message, ( il me rappelle « myope des yeux, myope du coeur et myope du cul  » // Christian Clavier dans le Pere Noel….)

    Il suffit pas d’une situation grave pour transformer un petit homme en grand homme.

    J’ai plein d’espoir, mais il vient d’ailleurs, et la ou je rejoint l’analyse du taulier, c’est que Manu, si ça continue comme ça, si la valeur de ce qui est essentiel devient autour de nous chaque jour plus visible, n’aura plus le choix que de l’accompagner, ou de finir pendu haut et court.

  2. La pyramide de Macron ne correspond pas avec la pyramide de Maslow ?
    Quoi qu’il en coûte. .. de maintenir le capitalisme.

    (dont les taux d’intérêt sont un truc multiplicatif comme un arn de virus !)

  3. D’accord avec Jeanson Thomas
    Macron, même s’il prend enfin les mesures nécessaires, nous fait un numéro de greenwashing complètement surjoué à cause des résultats des municipales où les verts ont fait des percées importantes.
    Je n’oublie pas que c’est un psychorigide, fondé de pouvoir du CAC40, qui a oeuvré depuis un an pour l’asphyxie des hôpitaux et des services publics. Il n’avait pas d’argent magique, en réponse aux questions d’une infirmière !
    Je n’oublie pas non plus l’autocratie de ses interventions, son ton de donneur de leçons, son grand débat blabla, la répression mutilante envers les gilets jaunes et le déni des violences policières, sa réforme des retraites, les mesures sur le chômage, le mépris envers les chercheurs, l’imbécilité du ministre de l’éducation nationale…
    Dès que la menace du coronavirus sera éloignée, le naturel reviendra au galop et j’espère que « Comment sauver le genre humain » sera un bon contre poids.

    1. Si, comme certains le pensent, Macron n’est finalement qu’une marionette destinée à détourner l’attention des électeurs, on peut en déduire que ceux qui tirent les ficelles se posent pas mal de questions en ce moment. En temps normal ils suivent, cahin-caha, la ligne de plus grande pente, mais là ça balance pas mal…

      La seule chose que j’ai apprécié chez son prédécesseur c’est sa réponse fort modeste à la question « à quoi sert Hollande? » Ce coup-ci on va voir à quoi sert Macron.

      1. Pour l’anaphore « Nous sommes en guerre » faite 4 fois ce soir:
        j’ai retrouvé le « tilt » que ça fait : Macron a parait-il téléphoné longuement à Hollande (15mn).
        Ils se connaissent fort bien, et si Hollande est pitoyable en terme d’image publique, il a quand même appris des choses auprès de Saint François pas d’Assise, l’autre, et a su par exemple mobiliser pour le 11 janvier 2015, on s’en rappelle (réaction aux attentats de Charlie Hebdo), moults chefs d’Etat.

        Or quel fut le seul autre moment où la cote de Hollande remonta ? Après le succès militaire de l’opération Serval ! (« Le 2 février 2013, le président Français François Hollande est accueilli en héros à Tombouctou, 22 jours après le début de l’opération Serval, puis prononce ensuite un discours133 place de l’indépendance à Bamako, aux côtés du président du Mali Dioncounda Traoré. Il y affirme sa détermination à éradiquer le terrorisme au Mali, qui bien que chassé vers le Nord « n’a pas encore été vaincu ». De plus, il appelle le peuple malien à établir une démocratie solide lors des prochaines élections prévues en juillet. « )
        Et en effet, contrairement à la vie politique française où on le savait bon manoeuvre niveau parti (10 ans de PS, quand même) mais sans carrure présidentielle (fixer un cap , pas juste « inverser une courbe », ou gérer lamentablement l’affaire Leonarda Dibrani), le monde militaire lui a offert une situation « performativement efficace » : Chef des armées, c’est moi qui dit, j’appuie sur le bouton, et c’est parti ça bouge.

        C’est pour moi une raison très plausible qu’a pu avoir Macron de se mettre dans l’habit du général de campagne, adoptant une métaphore guerrière lourdement soulignée.
        Dès lors, ses promesses sont celles qu’il faudra pour apaiser l’armée à son retour au pays. Mélange de calcul économique (relancer la machine) et de récompense sociale (santé, … retraites ?). Le point aveugle, gros comme une maison, c’est celui dit dans le discours lui-même : »nous devons faire attention à tous les faibles, etc.  » ne laisser personne sur le côté de la route, etc.
        Si il faut le dire, c’est que ça ne va pas de soit. Et ça n’ira évidemment pas de soi : les inégalités vont lourdement déterminer le sort des malades, du seul fait qu’il y a plus de cliniques réquisitionnables (avec les égards qu’on doit à leur chefs et actionnaires bien aimés) à Neuilly ou à Cannes qu’à Grande-Synthe ou Clichy sous bois ou Sochaux. Bref, le point aveugle de cette annonce de « récompense sociale », c’est que les inégalités (et les actions pour leur réduction) ne seront pas à l’ordre du jour.

  4. Pas de confinement à proprement parler finalement, pas de 48h maxi pour choisir son lieu de confinement, pas de durée de 45 jours… On se dit qu’« il » n’a pas osé. La guerre… mais sans les armes. D’ailleurs ce n’est pas une guerre, sinon métaphoriquement.
    Et pourquoi préférer fermer les frontières Schengen plutôt que les frontières nationales ? Le virus serait-il eurosceptique ?
    Tout cela est étrange.
    Ce deuxième discours n’ajoute pas grand chose au précédent.
    Il appartient à chacun d’être responsable, ça oui ! Mais peu de changement par rapport aux jours derniers.

      1. Je n’ai pas entendu le mot « confinement ».
        J’ai entendu par exemple ceci : « C’est pourquoi, après avoir consulté, écouté les experts, le terrain et en conscience, j’ai décidé de renforcer encore les mesures pour réduire nos déplacements et nos contacts au strict nécessaire, »
        Ça y ressemble, d’accord, dans les faits c’est à peu près pareil.
        Mais ce n’est pas la même chose.

      2. Il faut être porteur d’une attestation pour se rendre chez le pharmacien. Je ne sais pas ce qu’il vous faut pour que vous acceptiez de parler de « confinement ».

      3. Les médecins déplorent, lors du débat qui a suivi sur fr2 que le mot n’ait pas été prononcé lors de l’allocution.

      4. Les travaux de bâtiment ne peuvent pas donner lieu à télétravail.

        Quand je lis ça, « Les exceptions aux restrictions de circulation « pourront être tolérées pour les déplacements entre le domicile et le travail. Lorsque ces déplacements sont indispensables pour des activités ne pouvant être interrompues, ni organisées sous forme de télétravail », a détaillé le ministre. », je me dis que les chantiers peuvent être poursuivis, en donnant à chaque ouvrier l’attestation requise.

        Je persiste à penser qu’il y a ambiguïté. Elle est tout de même étrange, cette peur du mot confinement…

      5. Bon, bon, j’arrête de pinailler. J’applique moi-même un confinement strict depuis vendredi.

        Je lis tout de même dans le Monde « Le président de la République a évité lundi de prononcer le mot de confinement et a limité la mesure à deux semaines, semblant édulcorer des mesures qui ne sont guère différentes de celles adoptées en Italie ou en Espagne depuis quelques jours. »

        Et Lemaire ce matin sur RTL semblait admettre qu’un atelier de chaudronnerie puisse continuer à tourner et ses salariés continuer à y venir.

      6. @ Denis Monod-Broca, je suis de votre avis et je pense que Paul Jorion a tort sur ce point.
        Macron aurait dû utiliser le mot confinement.
        Dans un discours de ce type, solennel et important, il n’est pas bon de refuser de dire les mots et les laisser formuler par ses ministres ou implicitement.
        On est dans le cas de figure tel que « demandeur d’emploi » pour « chômeur » : de la langue politicienne énarchique.

      7. Quand est-ce que j’ai dit que Macron avait raison de ne pas employer le mot « confinement » ?

        Je dis : « Il y a confinement parce qu’IL Y A confinement ».

        On peut évidemment réinventer la « querelle des réalistes et des nominalistes » (on aura effectivement du temps à tuer).

      8. @ Paul,
        Tu écris : « Quand est-ce que j’ai dit que Macron avait raison de ne pas employer le mot « confinement » ? « .
        Jamais en effet !
        Moi j’ai dit : Macron a tort de ne pas employer le mot confinement, absolument pas une phrase alambiquée comme la tienne.
        Mais j’ai tort de vouloir essayer de tuer le temps avec la querelle des nominalistes.

      9. Paul,
        dès le début je parlais de la communication politique et des mots employés pour dire les choses, avec netteté (cf. le discours de Churchill, « du sang et des larmes ». Autre époque : Macron a sans doute jugé qu’il ne fallait pas dire ce mot pour ne pas ajouter à la panique.
        Tes réponses à mes critiques ne sont jamais directes et me font dire ce que je ne dis pas.
        La dernière sur le mot « serpent » engage cette querelle des nominalistes et je n’ai aucune compétence philosophique.
        Je laisse donc tomber : tu as mieux à faire et je regretterais de te faire perdre ton temps sur ce blog qui est devenu si indispensable.

      10. @ Paul Jorion

        « Je dis : « Il y a confinement parce qu’IL Y A confinement ». »

        En fait c’est, jusqu’à un certain point, exactement le contraire.
        Le premier ministre et les ministres parlent bien de confinement mais IL N’Y A PAS confinement complet : les entreprises, employés et ouvriers ne pouvant pas pratiquer le télétravail sont censés aller travailler, Edouard Philippe dixit.
        Je le vois dans le bâtiment et les travaux publics. Certaines entreprises ont fermé. Certains vendeurs de matériaux ont fermé. Cela rend la poursuite des chantiers difficiles. Mais, à condition d’avoir rempli l’attestation idoine, d’adopter les mesures-barrières, de disposer des matériaux nécessaires, et d’être volontaire, les employés peuvent se rendre sur les chantiers et poursuivre leurs travaux, et certains font d’ailleurs face semble-t-il à une certaine pression de leur employeur dans ce sens.

        Il y a bien, jusqu’à présent au moins, un certain flou dans la position des Pouvoirs publics. Ce que trahissait l’absence du mot « confinement » dans le discours de Macron.

        Sans doute est-ce bien d’ailleurs qu’une certaine activité se poursuive, en dehors de l’alimentaire et de la santé, si ce n’est pas au détriment de la lutte contre l’épidémie.

        Le flou, lui, est préjudiciable.

    1. remarquez si il ne ferme pas les frontières et que tous les autres pays d’europe les ferment ça fera pas une grande différence

  5. Je ne suis pas convaincu non plus…
    Si dans la semaine, les hôpitaux reçoivent tout le matériel et le personnel nécessaire pour soigner correctement l’afflux des malades….alors j’aurai un espoir.

  6. Prendre les patins de l’ »union sacrée  » sanctifiée par un trouble « comité scientifique » me laisse pantois de ta « part maudite », celle qui a toujours critiqué ce qui advient et nous est imposé (talon de fer moderne) .
    Je te souhaite de mourir heureux. En pensant à tous ceux qui sont (6 morts dans les prisons italiennes mutinées contre la « distanciation sociale ») et ont été écrasés par les États.
    Plus de « plaisirs », adieu la vie provisoire
    Se mettre au garde à vous ? plutôt en garde à vue !

  7. 300 milliards d’euros pour garantir les prêts des entreprises auprès des banques
    ZERO euro annoncé pour l’hôpital et le personnel hospitalier, mais de simples remerciements

  8. La parole politique est complètement démonétisée, la crise de 2008 est passée par là, l’étonnement va pour ma part à la discipline des populations.
    Nous vivons une période inédite, et je crois que le fameux cygne noir trouve là sa plus pertinente représentation, l’incertitude est maximale – le moment nous fige dans la stupéfaction.

    1. L’ auto-discipline de la population montre que nous n’avons pas besoin d’un financier-président, mutilateur et éborgneur.
      Etonnant? Oui et formidable.

  9. Medellín, le 16 mars 2020

    Cher Paul, cheres amies et amis du blog:

    Vous écrivant d’une ville et d’un pays qui est rentré dans un niveau de misere additionnel des proportions jamais vues avant parmi ce pauvre peuple…..

    (a Medellín, par exemple, 57 % de la population se trouvait déja dans un état permanent de faim… imaginez vous ce qui va passer maintenant avec une agriculture quasi totalement détruite par les TLC…. et un dollar qui saut en air… causant une inflation galoppante des produits alimentaires de base comme le mais, la harine, le riz…).

    Probablement c’est util de nous rappeler des mots de Immanuel Wallerstein (q.e.d.p.) du 15 janvier 2013…..

    (source: https://iwallerstein.com/structural-crisis-middlerun-imponderables/ )

    Deepl nous aide a traduire rapidement ces mots en francais…. un outil qui nous manquait encore en 2013.

    quote

    La crise structurelle : Les impondérables à moyen terme

    Commentaire N° 345, 15 janv. 2013

    J’ai déjà expliqué pourquoi je pense que le système capitaliste mondial est en crise structurelle et pourquoi cela conduit à une lutte politique mondiale sur laquelle deux résultats alternatifs prévaudront : un système non-capitaliste qui conserve toutes les pires caractéristiques du capitalisme (hiérarchie, exploitation et polarisation) ; ou un système qui pose les bases d’un système basé sur une démocratisation relative et un égalitarisme relatif, un type de système qui n’a jamais existé.

    Il y a cependant trois impondérables dans le processus de transition systémique. Il s’agit de trois phénomènes qui trouvent leurs racines dans les développements historiques du système mondial moderne et qui pourraient « exploser » d’une certaine manière dans les vingt à quarante prochaines années d’une manière extrêmement destructrice, avec des conséquences très incertaines pour la lutte politique mondiale.

    Ces trois impondérables sont le changement climatique, les pandémies et la guerre nucléaire. Ils ne sont pas impondérables dans les dangers qu’ils représentent pour l’ensemble de l’humanité. Ils sont impondérables en termes de calendrier des catastrophes. Nos connaissances sur chacun d’eux sont étendues, mais il y a suffisamment d’incertitudes et de divergences de vues parmi ceux qui ont étudié sérieusement ces questions pour que nous ne puissions pas être sûrs de ce qui va se passer exactement. Discutons de chacun d’entre eux à tour de rôle.

    Le changement climatique semble être une réalité incontestable, sauf pour ceux qui rejettent cette réalité pour des raisons politiques ou idéologiques. En outre, tout ce qui a provoqué le changement climatique est en fait en train de s’accélérer plutôt que de ralentir. Les différences politiques entre les États les plus riches et les moins riches quant à ce qui devrait être fait pour lutter contre le changement climatique font qu’un accord qui permettrait d’atténuer les risques semble irréalisable.

    Cependant, la complexité écologique de la terre est si grande, et ces changements si importants, que nous ne savons pas quels types de réajustements se produiront. Il semble évident que le niveau des eaux va augmenter, il augmente déjà, et cela menace de noyer de vastes zones terrestres. Il semble également évident que les températures moyennes dans différentes parties du monde vont changer, sont déjà en train de changer. Mais cela peut aussi entraîner un déplacement de la production agricole et des sources d’énergie vers d’autres zones, de manière à « compenser », dans une certaine mesure, les dommages aigus subis par d’autres zones.

    La même chose semble être vraie pour les pandémies. Les énormes « progrès » de la médecine mondiale au cours des quelque cent dernières années, qui semblent avoir permis de maîtriser tant de maladies, ont simultanément créé une situation dans laquelle l’ancien ennemi de l’humanité, le germe, a trouvé de nouveaux moyens d’être résistant et de créer de nouveaux types de maladies que nos forces médicales trouvent extrêmement difficiles à combattre.

    D’autre part, nous semblons commencer à apprendre que les germes peuvent parfois être le meilleur ami de l’humanité. Une fois de plus, nos connaissances semblaient grandes mais, en fin de compte, elles s’avèrent pitoyablement réduites. Dans cette course contre la montre, à quelle vitesse allons-nous apprendre ? Et combien devons-nous désapprendre pour survivre ?

    Enfin, il y a la guerre nucléaire. J’ai fait valoir qu’il y aura une importante prolifération nucléaire dans la décennie à venir. Je ne vois pas cela comme un danger en termes de guerre interétatique. En fait, c’est presque le contraire. Les armes nucléaires sont essentiellement des armes défensives et réduisent donc, et non augmentent, la probabilité de guerres interétatiques.

    Cependant, il y a plusieurs impondérables. Les motivations des acteurs non étatiques ne sont pas nécessairement les mêmes. Et il y a sans aucun doute certains qui voudraient mettre la main sur de telles armes (ainsi que sur des armes chimiques et biologiques) et les utiliser. En outre, la capacité limitée de nombreux États à protéger ces armes contre la saisie ou l’achat peut faciliter leur acquisition par des acteurs non étatiques. Enfin, l’utilisation effective de ces armes est nécessairement entre les mains de certains individus. Et la possibilité d’un agent « voyou » de l’État, un Dr. Strangelove de la fiction, n’est jamais à exclure.

    Il est parfaitement possible que le monde traverse la transition vers un ou plusieurs nouveaux systèmes mondiaux sans qu’aucune de ces catastrophes ne se produise. Mais il est également possible que ce ne soit pas le cas. Et, s’il résiste à la transition, il est également possible que le nouveau système mondial prenne le genre de mesures qui réduiront (voire élimineront) la probabilité que l’une d’entre elles se concrétise.

    Il est évident que nous ne pouvons pas nous contenter de rester assis et de voir ce qui se passera. Nous devons prendre toutes les mesures possibles dans l’immédiat pour minimiser la possibilité d’une « explosion » de l’un de ces trois impondérables. Cependant, tant que nous nous trouverons dans le système du monde moderne, ce que nous pourrons accomplir politiquement sera limité. C’est pourquoi je les appelle des impondérables. Nous ne pouvons pas être sûrs de ce qui se passera réellement et de l’effet que cela aura sur la transition.

    Permettez-moi d’être clair. Aucun de ces événements dangereux ne mettrait fin au processus de transition structurelle. Mais il pourrait affecter sérieusement l’équilibre des forces politiques dans la lutte. Il semble déjà clair que l’une des principales façons dont de nombreuses personnes réagissent à ces dangers est de se replier sur elles-mêmes de manière fortement protectionniste et xénophobe, renforçant ainsi la main de ceux qui cherchent à créer un système oppressif (même s’il n’est pas capitaliste). Cette tendance se manifeste déjà presque partout. Cela signifie que ceux qui cherchent un système relativement démocratique et relativement égalitaire doivent devenir plus clairs sur ce qui se passe et travailler plus dur à l’élaboration de stratégies politiques qui permettront de contrer cette tendance.

    Copyright par Immanuel Wallerstein, distribué par l’Agence Global. Pour les droits et autorisations, y compris les traductions et l’affichage sur des sites non commerciaux, et contactez : rights[at]agenceglobal.com, 1.336.686.9002 ou 1.336.286.6606. L’autorisation est accordée de télécharger, de transmettre par voie électronique ou par courrier électronique à d’autres personnes, à condition que l’essai reste intact et que la note de copyright soit affichée. Pour contacter l’auteur, écrivez à : immanuel.wallerstein[at]yale.edu.

    Rechercher…
    Ces commentaires, publiés deux fois par mois, se veulent des réflexions

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    unquote

      1. J’ai cherché l’expression « Cygnes noirs ». On la trouve sur Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_du_cygne_noir
        Puis J’ai trouvé ceci (anglais puis français) :
        https://consortiumnews.com/2020/03/10/pepe-escobar-how-black-swans-are-shaping-planet-panic/
        https://www.legrandsoir.info/comment-les-cygnes-noirs-faconnent-une-planete-en-panique-consortium-news.html
        (Paul, pouvons-nous attendre de vous une video de commentaire de la situation économique/financière ? Je crois comprendre que la bourse est une indication partielle (faible activité) et faussée par la spéculation. Mais que des batailles se jouent en coulisse. Mais une méfiance générale financière est-elle à craindre comme en 2008 ?)

    1. @ Johan, je suis heureux de vous lire à nouveau et merci pour ce grand texte mis en copie traduite.
      (PS- il y a quelque mois je vous avais adressé un mail)

      1. Merci Jacques. Je reviendrai sur ton message personnel dans quelques jours.

        Ici au pays, notamment dans les trois grandes villes (Medellín, Cali y Bogotá) se déroule le drame prévu par le prof. Paul Jorion il n’y a pas mal d’années: des solitons en GRANDES vagues avec (au moins…) trois composants majeures:

        (cfm https://en.wikipedia.org/wiki/Soliton
        et lire aussi: https://www.envieabeziers.info/culture/paul-jorion-misere-de-la-pensee-economique )

        En Colombie: avec un impact MONDIAL:

        1. la destruction écologique // environnementale,

        (deux causes majeures: (a) la corruption des agences étatiques chargées des controles des émissions des industries, qui émettent notamment dans les nuits, quand le controle est moins probable, et la ‘corruption’ dedans les agences de controle est moins ‘observable’: plus au moins 50 % de l’alerte environnemental // mauvaise qualité de l’air;
        b. le traffic PRIVATISé, notamment les vieux camions et autobus a Diesel, et, évidemment, les voitures privées, et, ne les oublions pas, le nombre MONSTRUEUX des motos a deux cycles.. ici a Medellín, par exemple, su une population urbaine / métropolitaine de 3.8 million d´habitants, 890.000 moteurs a deux cycles… avec un aspect tres peu investigué: leur emploi dans la fragmentation du cartel de Envigado (erronément connu en Europe comme cartel de Medellín) de M. Pablo E, tué en décembre 1993, et RE-ETABLI intelligemment sous la guidance des maffias de l’Italie, du Mexique et de la Russie et des Pays-Bas dans MILLIERS de micro-Pablitos E, avec leurs motos a deux cycles… notamment des Yamaha, avec leur usine de manufacturation au nord de Medellin. (Alors: le Japonnais, intelligents comme toujours, en profitent énormément..): https://www.incolmotos-yamaha.com.co/vehiculos/ .

        Encore un petit PS sur cette PRIVATISATION des moyens de transport: évidemment avec un PUSH firme des gringos dans les années 1970 – 1980, lorsqu’on commencait a détruire le réseau MAGNIFIQUE des trains en Colombie… et au meme temps avec un support fantastique,. pardonnez moi, du peuple Francais avec l’usine de Renault (un exemple scandaleux d’une usine CKD depuis de DECENNIES!!).

        La Colombie est probablement le SEUL pays au monde ou les empires Norte Americaine et Francaise ont pu détruire a 100 % un systeme efficace de transport public, causant plus que 25.000 handicapé(e)s en 2019, et un peu plus que 6.500 mort(e)s dans la meme année.

        Bref: le transport privé est responsable de 30 % de la dégradation de la qualité d’air en Colombie.

        Deuxieme PS: et je ne parle toujours pas des destructions immenses des forets et fleuves en Colombie causées par les opérations maffieuses dans la minerie illégale (or, esmérauds, platine entre autres) et, évidemment, la coca.

        2. Deuxieme composant du soliton:

        La pandémie actuelle de Covid 19. (Qui avec un taux tres élevé de probabilité sera suivie dans les décennies qui viennent, par des mutations perverses..).

        Un systeme de santé publique ultra-fragile en Colombie, oubliant a 80 % de la population (50 mio en total maintenant). D’ailleurs: encore pire au Vénézuela, a lire plus bas.

        3. Troixieme composant du soliton: la pauvreté scandaleuse. La Colombie, conjointement avec l’Afrique du Sud, le Brésil et la Russie, appartient au group des pays les plus inégaux (a lire Piketty), avec une concentration croissante d’une facon exponentielle de richesse (souvent cachée, les maffias!) incroyable.

        Cette EXPLOSION de la pauvreté, évidemment, est en train d’alimenter encore plus le feu de la pandémie ici au pays (manque d’une infrasturcture de santé pour plus au moins 80 % de la population, et, cher Jacques, ne croyez SURTOUT pas ce qui dit le gouvernement colombien au sujet, mais LISEZ bien les rapports de l ‘OCDE, remarquablement attaqué par les soi-disants de gauche ici en Colombie..), et alimente également le ‘refuge’ dans les activités illégales, et la fuite vers l’obstruction totale de quelqu’onque politique environnementale.

        Dans le cadre de mes remarques ici, je ne vais pas élaborer un aspect souligné par le prof. Jorion a plusieurs reprises: l’implosion institutionnelle dui secteur des service financiers.
        Avec un taux d’informalité de presque 50 % (selon le gouvernement colombien), mais selon mes calculs de presque 80 %, et avec les TROIS composants élaborés ci.-avant (1. l’arret total du systeme formel a cause de la pandemie en Colombie, la crise environnementale et 2. le progres de l’économie maffieuse et 3. la pauvreté abjecte et croissante, il est plus que probable que l’effet total sera la création d’un grand soliton qui va créer une querre totale en Colombie, avec ses forces armées absurdement grandes (80 % de la magnitude des forces d’armees du Brésil, qui aun population qui n’est que 4 fois supérieure..), aussi considérant la crise totale en train d’exploser ches les voisines et les voisins.

        Conclusion: un pays relativement petit (surface: France + Italie combinées) comme La Colombie, peut causer le début d’un soliton jamais vu avant, qui peut nous guider directement a un conflit de majeurs magnitudes.

        https://www.cnbc.com/video/2018/12/11/nuclear-capable-russian-bombers-land-in-venezuela.html

        Deux acteurs se sont déja bien préparés dans les 14 jours passés….

        https://cnnespanol.cnn.com/video/trump-duque-coronavirus-crisis-en-venezuela-casa-blanca-presser-breaking/

        Qui, ici au BLOG, nous osait dire qu’il n’y a pas, ou qu’il n’y aura pas de guerre?

        Je propose que nous n’oublions pas ce que le prof Paul Jorion et Immanuel Wallerstein ont proposé:

        a. Bien distinguer ce qu’il faut faire a courte terme (diminuer la souffrance des masses ou nous le pouvons faire);
        b. Pensez ce qu’il nous faut pour un systeme plus egalitair, plus démocratique, participatif et non-autoritaire au moyen terme, et les actions préparatoires y liées.

        B.a.v. toutes et tous.

        JL

  10. Il n’y a pas de guerre. C’est une épidémie, et on agit avec retard. Mettre la guerre en avant paraît un peu opportun. Car une épidémie s’éteint toujours, mais à quels coûts? Donc, qu’il ne se donne pas comme chef de guerre, et futur vainqueur. Pour ensuite nous faire passer toutes ses réformes néolibérales (recherche, retraite, chômage, etc.).. la vraie guerre sociale.

    1. En hiver 1999-2000, la tempête souffle sur la France. Des millions de gens sont sans électricité. Chirac fait un discours présidentiel très apprécié et il y déclare avec force : « La France est en guerre ! ». Macron a ses références.
      La question est : pourquoi avons-nous besoin dans ces cas là d’un père « outrancier », dominateur et sûr de soi, à la parole hypnothisante, pour mieux subir ? Et pourquoi cela marche sur certains ? 🙂

  11. La question, me semble-t-il, n’est pas de croire à la sincérité ou aux bonnes intentions du président, mais de croire en sa capacité à voir la réalité en face. Il n’a pas le choix. Tout comme Trump forcé au virage à 180 degrés en fermant ses frontières aux Européens quelques jours à peine après avoir ridiculisé la menace, Macron se retrouve tout simplement obligé de suspendre le second tour au lendemain du premier, sous la pression de la réalité et en dépit de ce que cette décision expose clairement la faute que fut la précédente consistant à maintenir le scrutin de dimanche.

    Mais justement cette seconde décision est en elle-même un bon signe pour la question de son rapport à la réalité. Je pense que les annonces de ce soir montrent qu’il a compris et accepté que cette crise sanitaire catastrophique et ses conséquences économiques et financières risquent de tout renverser sur leur passage. Certain mot prononcé donne l’impression que l’Histoire accélère. Après douze années perdues à tenter de sauver l’ancien monde, on est de nouveau au bord du gouffre et le risque d’effondrement systémique a rarement été aussi grand. Le président élu pour que tout change afin que rien ne change se retrouve confronté à l’évidence que, quoi qu’on fasse, et qu’il le veuille ou non, demain ne sera pas comme avant-hier.

    Question (sincère) : est-ce qu’on a les trois cent milliards de garantie ? Pour combien de temps cela pourrait-il suffire ? Parce que l’effondrement, ça fait peur, quand même.

  12. Paul, ton optimisme indécrottable continue de me surprendre. S’il y a une chose que cette affaire prouve, c’est que nous réagissons toujours trop tard lors de phénomènes exponentiels. Or la croissance que tout le monde espère voir revenir est exponentielle. CQFD.

    1. Je viens de relire : désolé pour le tutoiement ! J’ai tout de même un petit espoir. Normalement cette année 2020 devrait être en décroissance. Si ça entrainait une dépression économique de plusieurs années de suite, ce serait très bon. Industries à mettre à la casse en premier : aéronautique, automobile, tourisme, publicité, spéculation financière. Tout ça en réussissant à ne pas échanger gracieusement (gratuitement…) nos bombes. Qui vivra verra.

    2. par definition on réagit trop tard a un phénomène exponentiel… sauf a sur réagir sur tous les phénomènes dés leur tout début et avant même de savoir s’ils sont exponentiels ou non cf les vaccins H1N1…

      1. @Dup alors… comment dire… je suis cette pandémie depuis fin janvier. J’ai vu les malades mourir dans les couloirs des hopitaux de Wuhan grâce à quelques internautes chinois courageux. Le premier cas en France c’est vers le 27 février, si j’ai bien compris (je n’ai pas noté moi même la date, c’est la mémoire d’internet). L’épidémie était déjà bien engagée en Italie.

        Le salon de l’agriculture a ouvert le 27 février. Si j’avais été au manettes, pour l’exemple mais pas que, j’aurais annulé ce salon. Puis j’aurais mis la France en confinement total durant la 1ere semaine de mars, le 5 au plus tard.

        Et maintenant je demanderais au ministre de l’éducation d’apprendre l’exponentielle aux jeunes enfants en parallèle de l’apprentissage de la lecture et du calcul. Puisque il est désormais prouvé en observant les réactions des dirigeants que nous avons élus que l’enseignement de cette fonction aux étudiants, c’est trop tard.

        Donc je suis formel, il est possible de réagir dans les temps même quand on est face a un fléau qui se développe de façon exponentielle.

      2. @ Arnould
        pas évident,

        Les premiers cas sont ceux de fin janvier au Contamines (ski, un british passé par Singapour), et un autre, qui ont en tout fait 12 cas et puis un mois de silence.

        La résurgence italienne était « surprenante », elle a pu couver sans « patient 0 » et rendre inefficace l’endiguement (traçage des contacts + confinement) qui avait marché fin janvier.
        La Corée du sud a pu, elle tenir cette stratégie « endiguement », mais grâce à bcp de masques, bcp de tests, bcp de discipline et la « chance » d’un petit nombre d’évènements assez traçables (merci l’Eglise vaguement catholique là bas !), et d’un nombre de vioques et d’ehpad moitié de celui de l’Italie. En Italie, la moitié du drame est que l’hosto de Codogno soignait des cancéreux qui passaient en grand nombre en « ambulatoire » ou « semi-ambulatoire » (les 3 j après la chimio ou ce genre). Et via le personnel de soin, ça a pu sauter ailleurs assez vite.
        Comme dans les autres zones on n’a pas la discipline chinoise (achat et approvisionnements « masqués/blindés » sur toute la Chine + le flicage de leur « gafa » Weibao de mémoire), on n’a pas pu contenir, et l’Europe pas mieux que l’italie (le cas zéro de l’Italie semble avoir été à Munich, les italiens ont fait un peu de vengeance primaire sans doute en publicisant cela).

        Je crois plutôt à ce que disait Wallerstein. Nous sommes des machines à reproduire les ADN, et de temps en temps les virus en profitent. Suivant le point où on se trouve de la pyramide de Maslow (besoins essentiels couverts et combien d’autres en plus) et de la longueur/criticité des chaines d’appro qui en découlent, les exponentielles s’arrêtent quelque part à l’échelle d’une ville, dune province… ou pas du tout comme les pandémies mondiales, parce qu’on est pas à même de se défaire de « la civilisation », c’est elle qui nous enjoint de protéger nos vieux, et en même temps de faire l’enseignement à distance, et mille choses autres que la subsistance.
        C’est donc dur quand le virus passe le seuil, mais c’est surtout une exponentielle « hors du cadre », qui nous a eu. Les autres exponentielles rapides sont sous contrôle: accidentologie voiture, avion, dysfonctionnement réseaux informatiques, les incendies de forêts sont à la limite , et les exponentielles « lentes » (CO2, N, biodiv etc.) sont « hors contrôle », mais hors des tableaux de bords des décideurs aussi.

      3. @ Timiota,
        Pas d’accord avec toi : l’exponentielle nous a eu, comme tu dis, parce que nos responsables politiques n’ont pas su ou voulu voir. Tout était sous nos yeux avec la Chine. Ensuite Alexis a parfaitement montré que la France suivait l’Italie avec un décalage de 8 jours. On pouvait donc gagner 8 jours. Certes pas facile à expliquer : on l’a vu avec le prion où les gens n’arrivaient pas à percevoir l’effroyable danger.
        Ce soir j’admire Mme Buzyn dont la conscience de médecin a surmonté son ambition politicienne.

      4. @ Arnould, c’est exactement ce que je dis si vous réagissez fin janvier vous ne pouvez absolument pas dire à ce moment la que le phénomène est exponentiel vous n’avez pas assez de points sur la courbe (seulement 2 ou trois cas avérés dans le pays). Quand vous les avez pour être mathématiquement formel ( au mieux fin février?) il est déjà très tard, trop…

  13. Attendons de voir quelle sera la suite concrète de ces beaux discours : va-t-on serrer les freins et inverser le sens de la marche vers le contrôle de toute la société par ce poison du néolibéralisme et revenir enfin vers une société plus sociale où la cupidité sera assimilée à un délit, bref, puisqu’il s’agit actuellement d’une guerre, il faudra adopter la même attitude qu’au sortir de la seconde guerre mondiale et remodeler TOUT, sans oublier, puisqu’il s’agit d’établir un parallèle, de mettre en procès ceux qui nous ont conduit dans les années passées à la situation économique et sociale actuelle ?
    Mais, bon, c’est la nuit et j’ai tendance à rêver la nuit…

  14. Et Castaner dit enfin les choses, rendant le discours du président totalement inutile…

    ( j’ai pas dis que je l’appreciai celui-là non plus, hein !)

  15. Moi je n ai retenu qu une chose !
    L’air Grave de Charles Michel et d’ Ursula pour nous déclarer qu ils feraient TOUT pour maintenir la croissance !
    Les dirigeants européens ont le sens des VRAIES priorités !
    Et dire qu ‘ici meme des innocents défendent l existence de ce machin !

  16. Bon, je pense que tout le monde a bien reçu son SMS de la part du ministère…

    Le dispositif de confinement prend donc bel et bien forme en France ! ENFIN ! Mieux vaut tard que jamais…

    Il demeure toutefois à ce stade une inconnue de taille concernant les salariés des entreprises :

    « Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation pour :

    – Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible »

    Rq. surveillez la page indiquée sur le SMS pour obtenir votre attestation…

    Mais cette histoire de télétravail nous met face à une contradiction qui conduit déjà à sa vague d’interrogations de la part des français concernés…

    J’espère qu’ils vont clarifier cela dans la matinée, car c’est bel et bien contradictoire…

  17. Je propose un exercice : de quel dirigeant avons-nous besoin dans une telle situation de crise ? On pourrait penser à Churchill. Les russes pensent à Poutine (d’autres à Staline) parce qu’il rend la nation grande à nouveau. Tracer le portrait de « Mr X. »…
    Comment avoir un dirigeant capable d’affronter la crise pour sortir vers un mieux, un changement de régime de pouvoir qui assure plus de mobilisation et plus de participation démocratique à un vivre mieux, plus conforme à la réalité de ce que nous allons vivre ? (à Londres en 44, à NY et ailleurs en 2001, à La Havane en 1959…)

    1. Mauvaise question. Ce n’est pas d’un individu dont nous avons besoin, c’est de savoir, collectivement, ce que nous voulons. Et d’abord de savoir qui, en tant que collectivité, nous sommes.

      Certains disent la France (respectivement la Belgique, l’Italie…), d’autres disent l’Europe. Donc rien n’est possible. Même avec un superdeGaulle, ou même avec un superMacron. Si nous ne savons pas qui nous sommes, en d’autres termes, s’il est honteux de dire « nous sommes la France », alors rien n’est possible. Au moins en termes de liberté et de responsabilité.

  18. Et un « billet d’humeur » sur la mise sur pied enfin en Belgique d’un gouvernement d’urgent ayant des capacités à décider. Il semble bien (cela a été distillé dans certaines infos des médias mais sans aucune discussion) que le président de la NVA continue des jeux politiciens indignes. Quelques étapes :
    1/ On annonce des négociations sur ce type de gouvernement malgré le blocage entre partis depuis près d’un an. De Wever annonce : « moi je veux un gouvernement de plein exercice » (une manière de récupérer le résultat de la négociation à venir, ce qui énerve les autres négociateurs).
    2/ Il se dit que, dans la négociation, au lieu d’élargir l’équipe « en affaires courantes », De Wever a réclamé le poste de premier ministre pour lui, en tant que premier parti (mais ses exigences font capoter tous les projets depuis un an !). Ce qui fache les autres partis, prêts à appuyer le gouvernement actuel pour six mois, sans discussion politicienne. (Affaire signalée par Le Soir, et appel de plusieurs à ne pas changer la première ministre Wilmès en place ; et un média — RTBF, sans certitude — signale : De Wever est plus isolé que jamais).
    3/ Finalement, une décision est prise de réunir le parlement pour octroyer des « pouvoirs spéciaux » à l’équipe en affaires courantes, mais aussi à lui donner un statut de gouvernement ayant une majorité sur un programme limité. De Wever déclare : « Beaucoup de bruit pour rien, ce n’est qu’un programme limité, je voulais un gouvernement de plein exercice ».
    4/ Le Roi nomme la 1ere ministre Wilmes « formatrice » d’un tel gouvernement. Soudain, le parti NVA de DeWever déclare ne pas pouvoir appuyer le vote à un gouvernement : on a négocié des « pouvoirs spéciaux », mais pas un gouvernement de plein exercice… qui pourrait ne plus vouloir démissionner après six mois. Plus curieux, les socialistes flamands prennent la même position.
    5/ En attendant, les « pouvoirs spéciaux » sont octroyés par le parlement. Un conseil de sécurité sanitaire est réuni pour de nouvelles mesures. Aussitôt : De Wever déclare « Moi je veux que le Fédéral décide d’un couvre-feu ». Nouvel exercice de récupération politicienne et de chantage. Or DE Wever est aussi bourgmestre d’Anvers, le principal foyer d’épidémie (bien plus que Bruxelles) et il devrait lui-même organiser des mesures particulières, mais il attend (!) d’être couvert par le gouvernement.
    Triste petit jeu indigne. Mais on dirait que les médias ne veulent pas commenter pour ne pas envenimer la situation. C’est mon impression.

    1. Un rappel utile…sauf erreur , en période de pouvoirs spéciaux , l’Exécutif (en Belgique = les 3 ou 4? exécutifs ) n’est / ne sont plus contrôlé(s) » par personne [Parlement(s)]…. ! A méditer…

  19. Amour, Gloire et Beauté,

    Amour du vivant,
    Gloire au vivant,
    Beauté du vivant.

    « Bien sur nous eûmes des orages,
    20 ans d’amour c’est l’amour fol ,,, »

    Chante Jacques Brel dans les vieux amants.

    Chère Toutes, Cher Tous,

    Dans cet inédit,

    Dans ce moment particulier,

    Dans cette étrange confusion des sentiments,

    Jai dessiné une boussole du vivant,

    En son centre se tient altière et altier, l’amoure et l’amour.

    Alors vive l’Amoure et l’Amour du Vivant et de la vivance.

    Quelque part sur la ligne d’horizon,

    Plus haut, plus adroite, plus centrée, plus à gauche et à gauche toute,

    Il y a la Gloire.

    La Gloire d’être,

    La Gloire d’être vivant,

    La Gloire d’être vivant ensemble,

    Car,

    Vivant et seul c’est vraiment emmerdant. Je dirais même plus c’est vraiment emmerdant.

    Le vivant ne fait pas de bruit et n’a pas d’odeur.

    Le vivant est une offrande offerte à tous.

    Il mérite les honneurs et la gloire.

    Alors gloire au vivant, gloire aux gardiens du vivant.

    Quelque part sur la terre, une humaine en délivrance
    D’une bout de femme,

    D’un bout d’homme.

    Elle sait la beauté du vivant,

    Elle sait la fragilité du vivant.

    Elle sait le désir de vie du vivant.

    Pendant ce temps, Elle, Il, Il, Elle, au sein du passage du col rêve.

    Elle, il, imagine la beauté.

    Avant que mes yeux s’ouvrent,

    Avant que mes doigts se déplient,

    Avant que mon nez sente,

    Avant que mon cerveau pense,

    Elle, il espère la beauté.

    La beauté d’être vivant.

    La beauté de se savoir vivant.

    La beauté du vivant

    Cet inné dit,

  20. J’ai voulu attendre pour réagir car le personnage présidentiel provoque en moi tant d’affects négatifs que forcément je ne peux être capable (comme Paul Jorion) de voir positivement ses discours.
    Hier ce discours était à nouveau très bien dans sa forme et, au contraire du premier, avec de vraies actions engagées ce qui le rend plus fort. Je maintiens qu’il est dommage de laisser prononcer le mot qui fâche ─ confinement ─ par les sous-fifres mais bon, c’est vrai la répétition pourrait renforcer l’idée qu’un réel changement s’opère dans sa tête dogmatique et si formatée (cela dit Hollande avait répété moultes fois ses convictions socialiste au point que E. Todd avança le concept débile ou naïf de « hollandisme révolutionnaire » : ce qui en grande partie le décrédibilisa à mes yeux par la suite).

    Eh oui, j’ai un défaut, je juge sur les actes et les résultats : Hollande m’a (définitivement ?) vacciné.
    Quand, en Grèce antique, fut inventée un prototype (car uniquement pour les hommes libres) de démocratie directe sur l’agora, les philosophes comprenant la force de la rhétorique utilisée pour berner par du vent nous mirent en gardent contre les sophistes.
    Hier Macron a en effet un peu émergé de la rhétorique de son précédent discours (où il n’annula pas les élections).
    Pour aller vite, je trouve que les commentaires de Thomas Jeanson, Dominique-e et Timiota expriment parfaitement ce que je voudrais dire.
    Timiota : « Bref, le point aveugle de cette annonce de « récompense sociale », c’est que les inégalités (et les actions pour leur réduction) ne seront pas à l’ordre du jour. »
    Ce fait est corroboré par le refus de céder sur le retrait pur et simple des lois iniques refusées par la majorité des Français, assurance chômage et retraites, seulement remises. Voilà une occasion manquée de faire baisser le dissensus.
    Et le dernier commentaire de Dominique-e résume un point crucial :
    «300 milliards d’euros pour garantir les prêts des entreprises auprès des banques. ZERO euro annoncé pour l’hôpital et le personnel hospitalier, mais de simples remerciements ».
    Toujours pas d’annulation immédiate de la dette des hôpitaux artificiellement créée et de valorisation immédiate des salaires des personnels soignants comme le demande le Dr Salachas.
    Après la crise, il faudra juger nos dirigeants sur leur incompétence dénoncée par Alexis Toulet.

    Car il aussi faux de dire que la pandémie était imprévisible que de dire que le krach boursier était évitable (cf. les déclarations de Bill Gates AVANT cette pandémie :
    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200315.OBS26080/bill-gates-et-la-cia-avaient-prevu-la-pandemie-et-nous-ne-sommes-pas-prets.html ).
    Alors on comparera les états de préparations des diverses sociétés dans le monde (au hasard France / Corée du Sud).

    1. Le concept de « Hollandisme révolutionnaire » était surtout du second degré vous n’êtes pas très au fait de ce que dit E. Todd semble t il… J’étais dans le lot de ceux qu’ils visait avec cette boutade (voté hollande aux deux tours) et je dois dire que je ne lui en veut pas le moins du monde, je le méritais bien… les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et ça vaut encore aujourd’hui…

      1. @ Dup, je précise que je lis et j’écoute Todd avec grand intérêt.
        Il nous apporte beaucoup mais il me semble qu’il mélange des fulgurances avec des choses vides par leur généralité (à ce sujet lire sa critique éclairante par P. Jorion).
        Dans ce cas le second degré a bon dos !
        Libre à vous d’y voir une boutade, lui, il a eu le courage de dire qu’il le regrettait.

      2. « Au-delà de la plaisanterie, parler d' »hollandisme révolutionnaire », c’est une façon de dire : le PS, organisation « normale », structurée par un minimum de discipline, est seul en mesure de reprendre en main la globalisation et l’Europe passées sous le contrôle des oligarchies financières. »

        Vous avez raison sur ce coup la je suis bien obligé de le reconnaitre. Quelque part ça me rassure lui aussi s’est bien fait avoir 🙂 Je pensais que l’expression était sortie plus tard au regard de son bilan et lui donnait un sens qu’elle ne pouvait effectivement pas avoir à l’époque.

  21. Quid des personnes handicapées qui travaillent, dont le travail ne peut être dématérialisé et dont la pathologie ne rentre pas dans les critères définis par le Haut Conseil de la Santé Publique (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/new_hcsp-sars-cov-2_patients_fragiles_v3.pdf) ? Les patients de maladie neuromusculaire par exemple.

    Doivent-ils continuer de travailler ? Ou pas ? Sachant qu’en cas d’arrivée aux Urgences dans 8 jours ils risquent un « tri » en raison de leur pathologie ?

  22. Un éclairage dans cette nuit de la raison (de Didier Raoult, membre du conseil scientifique de Macron) :
    https://www.marianne.net/societe/didier-raoult-sur-le-coronavirus-il-ne-faut-pas-jouer-avec-la-peur
    et :
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=n4J8kydOvbc&feature=emb_logo

    « Que la peste soit en Provence
    Ce n’est pas notre plus grand mal
    Ce serait un bien pour la France
    Qu’elle fût au Palais Royal. »

    Des Gilets jaunes d’avant-garde… De quelques siècles.

    Extrait d’un Pamphlet des années 1720 quand la peste sévissait à Marseille et en Provence.

  23. Ce matin la conférence de presse de Lemaire. 45 milliards à débourser immédiatement pour les PME. 300 milliards de garanties bancaires par l’Etat. 1000 milliards de prêts aux banques par la BCE si j’ai bien compris. Et pour les hôpitaux ? Rien entendu, mais je n’ai pas été jusqu’à la fin car ma copine confinée m’a appelé en plein milieu…

  24. Aveu inouï d’Agnes Buzyn sur lemonde.fr :
    Le Monde – « On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade » : Le Monde.fr
    « On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade » : les regrets d’Agnès Buzyn

    Catastrophée par la crise sanitaire, l’ex-ministre de la santé revient pour « Le Monde » sur sa campagne à Paris et son départ du gouvernement en pleine crise du coronavirus.

    Pourquoi, au lieu de se lancer dans la campagne à la place de Griveaux, n’a-t-elle pas crié, de toutes ses forces, par tous les moyens possibles : « au nom de la santé des Français, pas d’élection ! »

    L’explication réside à mon sens dans la fascination qu’exerce sur ses partisans Emmanuel Macron. Ils ont fait de lui, si jeune, si énergique, si intelligent, un héros infaillible. (En opposition à tous ceux qui, dans le camp d’en-face, au contraire, le rejette en bloc…)

    1. @ Denis Monod-Broca,
      Mais enfin vous allez décourager les troupes ! Critiquer notre infaillible président alors que nous devons nous unir avec lui, devant son infinie clairvoyance, avec sa ligne stratégique rectiligne. Ses concessions accordées au bon peuple. Les milliards qui vont pleuvoir sur notre système de santé …
      Pour ceux qui ne sont pas abonnés au Monde, je remets ici le lien de l’article du Huffpost :
      https://www.huffingtonpost.fr/entry/agnes-buzyn-livre-des-confessions-accablantes-sur-le-coronavirus_fr_5e70b8cec5b6eab7793c6642?ncid=other_trending_qeesnbnu0l8&utm_campaign=trending

  25. Après le sars-cov-2

    Page blanche…

    La page n’est pas blanche, non, mais il va nous falloir tout réinventer ou presque, une fois débarrassés du virus.

    Après l’indépendance, Nehru, 1er premier ministre de l’Inde, saisi par l’ampleur de sa tâche, demanda à un éminent visiteur français : « par où commencer ? ». Pris de court, celui-ci répondit cependant, en digne héritier de la Révolution : « adoptez le système métrique ».

    Par où commencer ? La question se posera à nous d’ici peu.

    J’y répondrais : « retrouvons foi en la parole ». Une telle injonction à une connotation religieuse, elle est pourtant profondément scientifique.

    De très nombreux ouvrages, articles, conférences, cours universitaires, rapports nationaux et internationaux, émanant des plus éminents spécialistes, alertaient depuis longtemps sur les maladies émergentes et leurs risques. Et pourtant le sars-cov-2 nous trouve démunis, nus, non préparés, désemparés !

    N’est-ce pas inouï ? Comment est-ce possible ?

    Force est de l’admettre : nous n’avons pas pris au sérieux ces alertes. Et pourquoi sinon pour cette raison que nous n’avons plus foi en la parole ? Combien de rapports précis, documentés, argumentés ont fini dans un tiroir ministériel au lieu d’être pris en compte ? D’innombrables ! Pourquoi ?

    Parce que les actes, l’efficacité, la réussite, l’immédiateté… passent avant, que nous leur accordons la primauté. Admettons-le : c’est en eux que nous croyons, avec la foi du charbonnier. Agir ! il n’y a que cela qui compte à nos yeux de modernes !

    Abandonnons ces croyances mensongères. Redonnons sa place à la pensée, retrouvons foi en la parole. Ou bien nous retomberons toujours dans les mêmes errements.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.