Archives par mot-clé : environnement

Relayer la marche pour le climat et la pétition belges ? par Cédric Chevalier

Bonjour Paul,

Aurais-tu éventuellement la gentillesse de relayer sur ton blog, à destination de ton audience belge et française résidente, l’appel à la manifestation pour le climat de ce dimanche 2 décembre à Bruxelles ainsi que l’appel à signer notre pétition « Déclarons l’état d’urgence environnemental » ?

Toute l’information se trouve ici : Manif ; Pétition ; Page Facebook Pétition.

Pour info, nous sommes passés dans la presse depuis que nous avons rassemblé 25.000 signatures :
La Libre Belgique.

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LE CANARI ARCTIQUE NE CHANTE PLUS : Lettre ouverte à l’attention de tous les élus de France, sans exception, par Philippe Soubeyrand

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Mesdames et Messieurs,
Ouvrez les yeux et réagissez ! Indignez-vous !
À vous toutes et tous qui êtes aujourd’hui tout désigné du fait des votes antérieurs de vos concitoyens, la lecture de cette lettre ne vous prendra que quelques minutes.
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ÉTAT D’URGENCE : crise systémique globale, emballement climatique, Atlantique Nord vs El Niño, COP21 et/ou Loi de Puisseguin… Regardons ce « soliton » en face !, par Philippe Soubeyrand

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Encore une fois, peut-être aurions-nous dû méditer, voire compléter, plus avant la citation de Laplace avant de nous lancer bille en tête dans l’anthropocène comme nous l’avons fait [1] ?

« Nous devons donc envisager l’état présent de l’univers, comme l’effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre. Une intelligence [artificielle] qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée, et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était assez vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome », Laplace, Essai philosophique sur les probabilités.

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Environnement : le problème et sa solution

Depuis que le protocole de Kyoto a été adopté en 1997, contraignant les pays à réduire les effets de serre, les émissions annuelles de carbone sont passées d’environ 6 400 à 8 700 millions de tonnes.

La Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques […] Résultat : zéro.

La Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification […] Résultat : zéro.

La Convention sur la diversité biologique […] Résultat : zéro.

… les responsables politiques aujourd’hui font partie du problème, et non de la solution ; en effet, les décisions qui devraient être prises pour provoquer un changement d’attitude significatif les rendent très impopulaires, et ils en ont parfaitement conscience.

Extraits de 10 milliards, par Stephen Emmott, Fayard 2014

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EPR de FlamanvilleTINA, option Abracadabra ! par Roberto Boulant

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Les Français connaissaient déjà les nuages radioactifs qui s’arrêtent aux frontières, voilà qu’ils découvrent les ministres-devins.

Alors que de graves doutes se font jour, sur la résilience des aciers spéciaux constituant le couvercle et le fond de la cuve du réacteur EPR de Flamanville. Alors que le président de l’ASN a déclaré qu’il sera nécessaire d’avoir une quasi-certitude quant à la fiabilité et à la sécurité, avant d’envisager tout démarrage. Ségolène Royale, ministre de l’Écologie et de l’Énergie, a balayé toutes les interrogations d’un simple revers de main. En les ramenant au rang de simples ajustements, elle en nie la gravité et annonce par avance, la reprise des travaux dès l’automne prochain.

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DIX ÊTRES HUMAINS RÉSOLUS POUR SAUVER UNE ESPÈCE EN DANGER !

L’autre jour à la Gaîté Lyrique, où on m’avait proposé de jouer le rôle de procureur dans une mise en accusation du capitalisme, quand on m’a posé la question de ce que nous devrions faire pour les générations futures, ma réponse fut lapidaire : « Faire en sorte qu’elles existent ! »

Parce qu’il ne faut pas se leurrer : l’enjeu est bien celui-là hélas.

Bien sûr, l’univers n’est pas près de s’arrêter, la planète Terre continuera d’exister, et elle pourra même au fil des millénaires panser les plaies et les bosses qui résultent pour elle de notre passage à sa surface, mais le scénario qui est inscrit aujourd’hui, dans un contexte de destruction accélérée des conditions de vie de notre espèce à la surface de la Terre, a cessé d’être celui de machines de plus en plus intelligentes à notre service, logiciels et robots, pour être celui de notre remplacement pur et simple sur la planète par ces machines que nous avons créées.

Pourquoi perdre son temps à modifier notre patrimoine génétique comme le veulent les transhumanistes pour nous permettre de vivre dans des environnements de plus en plus pollués et de plus en plus radioactifs puisque des véhicules errants sur Mars se débrouillent très bien dans une atmosphère ténue composée à 95,9 % de dioxyde de carbone et à 0,14 % seulement d’oxygène et sans se préoccuper outre mesure des rayons cosmiques qui nous cribleraient en permanence sur cette planète et qui, déjà sur Terre, causent du souci à nos pilotes d’avion et nos hôtesses de l’air.

On me dit : « Oui, mais pour qu’elles nous remplacent une fois pour toutes, il faudrait que les machines se conduisent « humainement », qu’elles aient un comportement comme le nôtre, guidé par l’émotion ! » La réponse est très simple : j’ai publié en 1989, Principes des systèmes intelligents (reparu en 2012) où j’explique comment mimer l’affect dans une machine, il ne suffit plus que de s’y mettre.

On me dit aussi : « Oui, mais pour un remplacement total, il faudrait pour cela que les machines puissent se reproduire ! » Bien entendu. Admettons que ce ne soit pas encore le cas, combien de temps nous faudrait-il encore ? Cinq ans ? Dix ans à tout casser ? Ce sera ric-rac peut-être, mais nous aurons juste le temps de le faire avant de mettre, en tant qu’espèce, la clé sous la porte.

L’homme aura été capable de mettre au point une vie artificielle qui prend de plus en plus sa place mais aura été incapable de maintenir les conditions de sa propre survie. Mais… la belle affaire ! nous observons ce genre de paradoxe tous les jours : nous avons vu dans la crise notre capacité à concevoir comment la résoudre et notre incapacité à mettre en œuvre les mesures dont nous jugeons pourtant qu’elles sont indispensables. La Nature se fiche de tout et en particulier de savoir si la forme de vie qui succédera à celle de l’animal humain aura précisément été conçue par celui-ci : ce ne sera jamais qu’une ironie de plus dans une très longue histoire où celles-ci n’ont jamais manqué !

Le scénario catastrophe qu’envisage Jacques Attali, qui dit que nous nous ressaisirons mais qu’il sera si tard que seul un régime autoritaire pourra alors mettre en application les mesures nécessaires, est finalement encore optimiste car le scénario le plus probable est celui de la grenouille dans la marmite à petit feu qui ressent la température qui monte mais comme celle-ci ne grimpe que très progressivement, elle se retrouve cuite à point avant d’avoir eu l’occasion de vraiment s’inquiéter.

Parce que, qui n’avance point recule. Or la montée en puissance pour chacun d’entre nous de questions de survie immédiate fait que, plus ou moins à la dérive, nous nous y consacrons entièrement. Et sur cette question du remplacement par la machine, la plupart parmi nous avons du coup déjà capitulé.

Si nous voulons survivre en tant qu’espèce, il nous faut sans plus tarder passer la vitesse supérieure. Il faut pour cela réunir l’équipe de ceux qui ne se résolvent pas à notre remplacement une fois pour toutes par ces machines que nous avons inventées, l’équipe de ceux qui veulent qu’il y ait encore à l’avenir ce que nous appelons aujourd’hui « la vie quotidienne », qui veulent qu’il y ait encore des « générations futures ». Il faut pour constituer cette équipe, des êtres humains qui soient précisément résolus. Ce qui n’est pas le cas de ceux que je vois autour de moi, déjà gagnés par la torpeur que produit l’eau dont la température monte inexorablement, lentement mais sûrement.

Si je ne parviens pas à réunir cette équipe – et mes efforts au cours des six derniers mois se sont révélés de ce point de vue décevants – j’écrirai mon prochain livre de telle sorte qu’une machine aura plaisir à le lire puisque ce seront alors elles qui constitueront mon public au cours des siècles à venir.

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DE QUOI LES MARÉES VERTES SONT-ELLES LE MESSAGE ?, par Jean-François Le Bitoux

Billet invité

Étiologie des marées vertes bretonnes, réinterprétation du rôle des nitrates. Pourquoi remettre en question un consensus mou, largement partagé faute d’hypothèse de travail plus solide ?

L’impression première est que tout un chacun peut avoir accès sans effort aux arcanes de la biologie. L’objectif de cette contribution est de montrer que cette impression est fausse. Pour le chercheur, faire le tri dans toutes les données d’observation est un exercice d’une grande difficulté. Les difficultés sont telles que les plus grands peuvent déraper. La simplification à outrance de concepts biologiques complexes souvent transmis sous cette forme aux médias peut avoir des conséquences dommageables.

Hervé Le Guyader dans « La complexité de la biologie à l’aune du langage naturel », Partager la science. L’illettrisme scientifique en question (Actes Sud/IHEST, 2013), p. 135

Un rapport officiel sur l’étiologie des marées vertes constate que les nitrates d’origine agricole sont la cause essentielle des marées vertes en Bretagne : Bilan des connaissances scientifiques sur les causes de prolifération des macro-algues vertes – Application à la situation de la Bretagne et propositions (2012), 147 pages.

Ce rapport est une synthèse de documents plus anciens ; il a pour but de clore toute controverse sur le thème et de justifier une politique visant à limiter les apports d’engrais dans les bassins versants limitrophes.

Ce faisant, le problème devrait se résoudre de lui-même et Gaïa et ses océans devraient récupérer leur capacité naturelle d’autoépuration ; dans 15 ou 20 ans ? Rien n’est moins sûr car d’autres catastrophes plus conséquentes auront probablement remplacé ces marées vertes si on n’a pas appris auparavant à corriger certaines impasses écologiques que nous construisons au quotidien et dont les marées vertes ne sont qu’un exemple somme toute mineur – si l’on observe ce qui se passe sur certaines plages chinoises cet été 2013.

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FINANCER LA PROTECTION DU CLIMAT PAR DE NOUVEAUX DTS (DROITS DE TIRAGE SPÉCIAUX), par Matthias Kroll

Billet invité, suite à la rencontre de Paul Jorion avec Jakob von Uexkull à Zermatt. Merci à Bénédicte pour la traduction

Surmonter le défi climatique aura un coût élevé. La majorité des États actuellement confrontés à d’énormes déficits budgétaires (principalement causés par la crise financière) sont réticents à l’idée de consacrer de l’argent aux problèmes climatiques sur le long terme. Il faudrait au bas mot 100 milliards de dollars pour une politique véritablement efficace visant à réduire les effets du changement climatique, pour autant que cela soit encore possible. Il n’est pas réaliste d’envisager que ces sommes puissent provenir des budgets nationaux.

C’est aussi vrai pour les propositions alternatives, telles que le financement à partir des profits des bourses du carbone ou de taxes sur le carburant aérien et les transactions financières. Toutes les propositions auront à faire face à des lobbies si puissants que le résultat sera toujours le même : trop peu, trop tard.

Par conséquent, nous avons besoin d’une source de financement nouvelle et mondiale, capable de générer au moins 100 milliards de dollars par an immédiatement, sans être soumise à l’impératif de redistribuer des fonds existants. Et nous avons besoin de penser différemment, en dehors des cadres habituels de pensée, parce que la seule organisation internationale qui soit capable de générer ces montants additionnels sur-le-champ est le FMI, du fait qu’il a la capacité de créer de nouveaux fonds de réserve internationaux sous la forme de son unité comptable, les Droits de Tirage Spéciaux (DTS).

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