Archives par mot-clé : environnement

Les fausses excuses, par Cédric Chevalier

– « Il nous faut plus de science ». Non : science is settled = nous savons tout ce que nous devons savoir d’un point de vue scientifique, du moins l’information est largement disponible et diffusée, régulièrement, depuis longtemps (GIEC, IPBES, IRP, presse, etc.). Les décideurs ne peuvent prétendre à l’ignorance, ni la majorité de la population, sur l’écocide mondial en cours. Certains climatologues proposent même de supprimer le GIEC et de se consacrer entièrement à l’activisme. Nous n’avons pas besoin de plus de science stricto sensu.

– « Il nous faut plus de technologie ». Non : technology is settled = nous avons toutes les technologies nécessaires pour effectuer une métamorphose écologique complète, depuis longtemps. Il n’y a pas besoin d’attendre les technologies du futur pour la transition. Les technologies ne suffiront pas. Il est nécessaire de modifier les modes de vie et de production (décroissance ou post-croissance). Nous n’avons donc pas besoin de plus de technologie stricto sensu.

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Les Gilets verts ? Ils sont prêts…

Courrier reçu :

Roulez à l’électrique, triez vos déchets, mettez un pull et chauffez à 19°, marchez pour le climat !

– Les Jeux olympiques d’hiver se sont déroulés à Pékin sur de la neige artificielle.

– En France, des stations de ski éclairent des pistes jusqu’à minuit pour que « les lève-tard » puissent skier en nocturne.

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Incroyable mais vrai ! – « Nous ne sommes pas sûrs de savoir ce que c’est que penser comme un glacier »

Tribune d’un collectif en première page du journal Le Monde, en date d’aujourd’hui (réservé aux abonnés) : « Penser les glaciers comme des acteurs d’un monde que nous habitons en commun ».

Rien qui me choque dans le titre, vous me connaissez : je suis l’auteur de Le dernier qui s’en va éteint la lumière (2016) ; je suis par ailleurs membre de l’assemblée statutaire de GreenPeace France et je n’ai aucune sympathie a priori, ni a posteriori pour « un domaine de ski hors-piste, privilégiant l’autonomie de pratiquants engagés dans un milieu encore sauvage, en bordure du parc national ».
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Covid-19 : Mané, Thécel, Pharès ?, par Nikademus

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C’est pourquoi Dieu a envoyé les doigts de cette main qui a écrit ce
qui est marqué sur la muraille. Or voici ce qui est écrit : MANÉ,
THECEL, PHARÈS. Et en voici l’interprétation : MANÉ, Dieu a compté les
jours de votre règne, et il en a marqué l’accomplissement. THECEL, vous
avez été pesé dans la balance, et on vous a trouvé trop léger. PHARÈS,
votre royaume a été divisé, et il a été donné aux Mèdes et aux Perses.

(Livre de Daniel, V : 24-28)

Un graphique de The Economistsemble suggérer a posteriori que les débuts d’année 2017, 2018, 2019 ont connu des pics de mortalité déjà très inhabituels (bien que très en-dessous de l’année 2020). En effet, ces 3 années apparaissent très au-dessus, de décembre à mars, de la courbe moyenne (2009-2019) à laquelle elles contribuent pourtant. Continuer la lecture de Covid-19 : Mané, Thécel, Pharès ?, par Nikademus

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Trump acquitté

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Les Sénateurs américains ont acquitté Trump dans son procès de destitution, d’impeachment. Une parodie de procès puisqu’ils avaient dans un premier temps refusé l’audition de témoins.

Les contrepouvoirs ont cessé de jouer leur rôle aux États-Unis : les sénateurs attachés au Parti Républicain ont fait prévaloir leur désir d’être réélus sur le serment qu’ils ont prêté de défendre la constitution de leur nation. Avec ce qui constituera un précédent, la faillite est consommée d’un certain type de démocratie à dérive oligarchique.

Le pouvoir russe qui n’espérait sans doute guère plus en interférant avec l’élection présidentielle de 2016 que de provoquer la zizanie aux États-Unis a remporté une victoire d’une ampleur inédite dans l’histoire : il s’exerce maintenant conjointement directement à Moscou et par personne interposée à Washington.

Un ennemi mortel de l’environnement reste au pouvoir.

Ne me dites pas : « Ça n’a aucune importance ! » ou alors ajoutez « … pas plus qu’à leur époque, Néron ou Caligula ! »

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Nous nions la réalité, chapitre 2, par Jean-François Le Bitoux

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Une révolution sanitaire est aussi nécessaire

Nous nions la réalité nous dit Vincent Burnand-Galpin et il développe différents aspects de ce refus du réel. Il faudra pourtant choisir les urgences même si la hiérarchisation est forcément différente car chacun voit midi ou minuit à sa porte. La hiérarchisation des priorités du Capital lui est spécifique ! Mais « l’impréparation des pouvoirs publics aujourd’hui est symptomatique. Nous proposons une autre approche : celle de la visualisation par la cinématographie, et l’art plus généralement. ».

Effectivement je ne doute plus que l’Art donne un accès plus immédiat à quantités de « ressentis » qui ne sont pas pour autant des « connaissances conscientes ». De multiples films récents, des BD plus expressives que des textes, des conférences, des powerpoints et d’autres «tutos » disponibles sur le web sont devenus des éléments de connaissance et de culture incontournables qui contribuent à remodeler les civilisations.

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Les êtres humains ne sont pas naturellement outillés pour se soucier de la survie de l’espèce, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. Nous avons vu que les biologistes caractérisent les espèces telles que la nôtre comme « colonisatrices »…

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Le citoyennisme et ses limites, par Vincent Burnand-Galpin

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Le citoyennisme est très souvent une réaction spontanée à la désillusion devant la gestion effective de l’État. Autrement dit, si l’État ne peut rien, le citoyennisme affirme que c’est aux citoyens de s’organiser entre eux pour être directement acteurs du changement attendu. L’idée fondamentale du citoyennisme est d’atteindre la masse critique nécessaire pour engager un basculement des comportements de l’ensemble des individus d’une société.

Cette philosophie était assez présente jusqu’à peu au sein du militantisme écologique : c’était la position notamment du directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard. Dans son livre, Les Veilleurs du ciel, publié en 2015, il dessine sa philosophie d’action. Selon lui, il ne faut plus rien attendre des États sur les questions de l’environnement. Ayant observé de très près plusieurs COP, il note leur inefficacité la plus totale depuis trente ans.

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La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019

Bonjour, on est le samedi 5 octobre 2019 et ma vidéo s’intitulera « La démocratie en petite forme ».

Je vais parler essentiellement de 3 pays. Je vais parler de la France. Je vais parler de la Grande-Bretagne et je vais parler des États-Unis. Ça ne veut pas dire qu’il ne faudrait pas parler des autres. Je pourrais parler de la Belgique où on a encore essayé de constituer des gouvernements, en tous cas un gouvernement fédéral. Les autres, on a trouvé la solution. Je veux dire les régionaux.

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Greta Thunberg – la personne, le message et la haine, par Alexis Toulet

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Le phénomène Greta Thunberg suscite une avalanche de déclarations haineuses, qui ne peut qu’interroger.

Où l’on se demande qui est cette personne, ce qu’elle dit, quelle en l’est l’importance – et les raisons de la haine.

Le président des Amis du Palais de Tokyo Bernard Chenebault a sur Facebook – ce qui revient à dire : sur la place publique – appelé au meurtre de Greta Thunberg

« J’espère qu’un désaxé va l’abattre »

Il va être remplacé dans ses fonctions, ce qui se comprend étant donné que les amis du Palais de Tokyo s’intéressent a priori davantage à l’art moderne qu’à faire émerger une nouvelle violence moderne.

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TRENDS-TENDANCES, La nécessité d’une « économie de guerre » ?, le 26 septembre 2019

Merci à Vincent Burnand-Galpin pour le thème et les chiffres. Ouvert aux commentaires.

La nécessité d’une « économie de guerre » ?

Définie dans les termes que les biologistes appliquent de manière générale, l’espèce humaine se distingue par plusieurs traits : elle est sociale, « opportuniste » et colonisatrice.

Contrairement à ce qu’ont imaginé certains penseurs, tels Thomas Hobbes au XVIIe siècle et Jean-Jacques Rousseau au XVIIIe, les humains ne se sont pas un jour rassemblés pour définir un « contrat social » où ils sacrifieraient un peu de leur liberté pour gagner en sécurité. Comme l’affirmait déjà Aristote, l’homme est par nature un « zoon politikon » : un animal social. Le genre humain est aussi « opportuniste » au sens des biologistes : devant l’obstacle, il invente si nécessaire, de nouvelles stratégies. Mais l’être humain est aussi « colonisateur » : il envahit son habitat, qu’il épuise, jusqu’à le rendre inhabitable. 

C’est aux conséquences d’une humanité « colonisatrice » que nous nous trouvons aujourd’hui confrontés et c’est aux ressources d’une humanité « sociale » et « opportuniste » que nous devrons de survivre ou de périr.

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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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