4 réflexions sur « Revenir à une logique des fins, par Vincent Burnand-Galpin »

  1. Je crains que les fins des uns ne soient pas celles des autres.

    Parmi les attitudes possibles face à la perspective d’extinction, il y a : « après moi, le Déluge ! », pour ceux qui sont prêts à sacrifier l’humanité à leur bien-être personnel. Je suis certain qu’il existe des gens comme ça, dont beaucoup avec de très gros moyens – les moyens de nous faire crever.

  2. « La rationalité logique » oui et comme vous dites il y a du boulot.
    Je suis en train de lire Jack London est le dernier chapitre du Peuple de l’abîme il parle du  » problème de gestion » de la civilisation moderne. Et c’est tout à fait ça.

  3. J’ai essayé récemment, à plusieurs reprises, d’évoquer ce changement nécessaire ( dotation repartition, plutôt que open bar sur les ressources ) avec des élus droite, ou gauche, réponse automatique :
    « Mais ce serait une dictature ! »

  4. A)  » nécessité d’une justice sociale est certaine car intrinsèquement liée à la justice climatique »
    C’est faux, en effet:
    1) La justice climatique n’existe pas: un inuit devra se chauffer, pas un malien.
    2) Les anciennes civilisations respectaient mieux les ressources naturelles en en privant l’essentiel de leur populations serves (c’est encore le cas des régimes communistes de Cuba et Corée).
    3) Les problèmes environnementaux ont commencé avec les progrès de la justice sociale qui entre autres permit aux (nombreux) ouvriers de rouler en auto, comme leur (rares) patrons.

    B) « si les 10% de la population européenne les plus aisées réduisaient leurs émissions de carbone au niveau de l’Européen moyen et que les 90% autres ne changeaient rien à leur comportement,… »
    En démocratie, 10% de la population peut se défendre et (10 +90 = 100) % de la population exige l’augmentation de son pouvoir d’achat (écoutez donc les gilets jaunes..) donc de son empreinte polluante (carbone mais pas seulement).

    Un progrès de la démocratie et de la justice sociale est antinomique avec la conservation du biotope – sauf effondrement de la démographie.
    Je pense que le deuxième effondrement, celui de la démocratie, a déjà commencé. Le premier, la perte de la biodiversité et de la beauté de notre monde est largement entamé.

    Si on veut des solutions il faut commencer par poser correctement le problème qui se résume en :
    Destruction = Population * Consommation.

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