Archives par mot-clé : gratuité

Pour un État-providence écologique, par Vincent Burnand-Galpin

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Aujourd’hui l’offre politique nous est restreinte. Deux grandes idéologies se proposent à nous : le néolibéralisme et le populisme. Le néolibéralisme est l’offre « business-as-usual » : selon cette mouvance, le capitalisme est compatible avec la transition écologique. Quelques taxes et quelques subventions suffiront pour « internaliser les externalités » et quelques chèques aux plus pauvres suffiront pour assurer « l’acceptabilité sociale » des mesures. Mais nous l’avons vu, cela ne suffit pas pour endiguer le changement climatique en plus du fait que ces mesures ne sont pas en accord avec les aspirations fondamentales des citoyens.

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Vidéo – Liège, Solidarités renforcées : mon intervention, le 11 octobre 2019

50 ans de Laïcité à Liège. Mes co-intervenants : Arnaud Zacharie, Adriana Costa Santos et Christine Mahy.

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Radio Campus, Angle D’ATTAC 2018-2019 – On fait le point avec Paul Jorion, le 9 février 2019

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Le capitalisme financier fera-t-il un jour du social pour sauver sa peau ?, par Jean-Paul Vignal

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Ce n’est plus un secret pour personne que les quantitative easing à répétition des banques centrales n’ont pas donné les résultats escomptés sur la vigueur des économies occidentales, qu’ils s’avèrent incapables de restaurer malgré les sommes considérables déversées sur les marchés. Les raisons de cet échec sont multiples, mais elles sont pour l’essentiel liées au courtermisme obstiné des décideurs, qui préfèrent spéculer sur les actifs existants et même les rachats d’actions, que de prendre le risque d’investir dans la création de richesses nouvelles ou la transition écologique.

Les banques centrales savent qu’elles doivent donc trouver autre chose pour combattre l’inévitable prochaine crise, qui sera sans doute au moins aussi redoutable que celle de 2008, car les marges de manœuvre des Etats comme des banques centrales ont beaucoup diminué depuis. Les délocalisations et l’irruption des logiciels et des robots ont certes maintenu ou augmenté les marges bénéficiaires, mais ils ont aussi comprimé le revenu disponible des consommateurs à un niveau tel que la croissance n’est plus guère possible qu’à crédit, que ce crédit soit privé quand les consommateurs s’endettent personnellement, ou qu’il soit public quand les Etats s’endettent pour financer leur système de protection sociale.

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TRENDS-TENDANCES, La nécessité d’une « économie de guerre » ?, le 26 septembre 2019

Merci à Vincent Burnand-Galpin pour le thème et les chiffres. Ouvert aux commentaires.

La nécessité d’une « économie de guerre » ?

Définie dans les termes que les biologistes appliquent de manière générale, l’espèce humaine se distingue par plusieurs traits : elle est sociale, « opportuniste » et colonisatrice.

Contrairement à ce qu’ont imaginé certains penseurs, tels Thomas Hobbes au XVIIe siècle et Jean-Jacques Rousseau au XVIIIe, les humains ne se sont pas un jour rassemblés pour définir un « contrat social » où ils sacrifieraient un peu de leur liberté pour gagner en sécurité. Comme l’affirmait déjà Aristote, l’homme est par nature un « zoon politikon » : un animal social. Le genre humain est aussi « opportuniste » au sens des biologistes : devant l’obstacle, il invente si nécessaire, de nouvelles stratégies. Mais l’être humain est aussi « colonisateur » : il envahit son habitat, qu’il épuise, jusqu’à le rendre inhabitable. 

C’est aux conséquences d’une humanité « colonisatrice » que nous nous trouvons aujourd’hui confrontés et c’est aux ressources d’une humanité « sociale » et « opportuniste » que nous devrons de survivre ou de périr.

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Salut & Fraternité, « Réciprocité et redistribution : la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable » – Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin, N°105, avril-mai-juin 2019

« Réciprocité et redistribution : la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable »

Partons du constat que les inégalités de répartition des richesses, la raréfaction du travail et la polarisation de la société, trois phénomènes liés, s’accélèrent et ne vont cesser de s’accélérer au cours du XXIe siècle avec l’automatisation des processus de production. Les réflexions se multiplient et les questions de société émergent : comment dissocier travail et subsistance décente ? Comment assurer un socle commun d’accès aux biens fondamentaux à la vie ? Certains proposent le revenu universel, nous proposons la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable : alimentation, logement, vêtements, santé, éducation, transports et, aujourd’hui, connectivité.

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Pour un Parti de la Gratuité, par Madeleine Théodore

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La catastrophe qui a touché Notre-Dame de Paris nous a affectés car elle représente un lien pour beaucoup d’entre nous : l’élan, la beauté.

Les débats sur l’importance à donner aux pierres ou à l’humain sonnent creux, les deux étant indissociables. Cependant, phénomène outrageant, alors que nous savions par les chiffres que la richesse était bien présente et sa concentration énorme, alors que les associations humanitaires comme les restos du coeur voient leur financement diminuer, nous avons vu surgir le spectacle d’une concurrence indécente entre les grandes fortunes pour restaurer le patrimoine, alors que la culture devrait viser tout d’abord l’épanouissement humain.

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Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale, le 2 avril 2019

-Le travail disparaîtra entièrement en raison de l’automation : robotisation, logicièlisation et Intelligence Artificielle
-Il convient de séparer une fois pour toutes l’obtention de revenus par les salariés d’aujourd’hui du travail effectué en échange
-Ma proposition (2012) d’une taxe Sismondi : la mécanisation est un gain pour le genre humain tout entier, à partager entre tous
-Deux approches possibles : soit le revenu universel de base, soit le « service universel de base » assurant à chacun la gratuité pour l’indispensable

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LYON, FÊTONS LA GRATUITÉ, Paul Jorion, le 5 JANVIER 2019 – Retranscription

LYON, FÊTONS LA GRATUITÉ, le 5 JANVIER 2019

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Chers Amis, l’heure est grave parce que je me suis rendu aux conseils de ce brave jeune homme qui voulait nous faire boire sa bière artisanale et je ne sais pas si, du coup, je pourrai suivre mon exposé comme je l’aurai souhaité au départ. J’ai quelques antisèches qui devraient m’aider et, heureusement, j’ai pu intervenir de la salle ce matin et dire quelque chose qui me paraissait très important sur le capitalisme. Peut-être que l’on pourra passer sur ce sujet-là…

Soyons sérieux. Deux dangers nous menacent et, vous le savez, une personne qui se trouvait là ce matin m’a glissé dans l’oreille : « Le problème, essentiellement, est de savoir comment nous allons prendre le risque qui est le nôtre maintenant. » C’est vrai, il y a un danger d’extinction pour l’espèce humaine qui est lié au fait que nous risquons effectivement d’enfreindre ce que l’on appelle la capacité de charge d’un environnement pour une espèce, c’est-à-dire le fait que cet environnement doit lui être favorable. Il faut qu’il n’y ait pas de gaz toxiques dans ce que nous respirons. Il nous faut une certaine quantité d’oxygène. Il faut que l’eau ne soit pas polluée, eau que nous buvons, et il faut que nous ayons le droit de la boire, de la trouver. Il faut que nos aliments soient des aliments qui ne soient pas toxiques à leur manière également.

Le risque d’extinction est réel.

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À propos du débat entre Benoît Carrère et Paul Jorion sur le revenu universel de base, par Dominique Temple

À propos du débat sur rfi le 28 décembre. On le trouvera ici. Ouvert aux commentaires.

L’argument que j’ai défendu sur ce blog en faveur du revenu de base est qu’il permet de refuser l’exploitation de l’homme par l’homme, plus exactement le chantage sur lequel elle se fonde (grâce à la privatisation de la propriété par les uns et la privation de la propriété pour les autres) : « ou tu acceptes mes conditions ou tu meurs ». Benoît Carrère le dit plus modérément en se référant à Thomas Paine : « pour pouvoir s’exprimer librement, il faut être libre économiquement ».

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