Pour un Parti de la Gratuité, par Madeleine Théodore

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La catastrophe qui a touché Notre-Dame de Paris nous a affectés car elle représente un lien pour beaucoup d’entre nous : l’élan, la beauté.

Les débats sur l’importance à donner aux pierres ou à l’humain sonnent creux, les deux étant indissociables. Cependant, phénomène outrageant, alors que nous savions par les chiffres que la richesse était bien présente et sa concentration énorme, alors que les associations humanitaires comme les restos du coeur voient leur financement diminuer, nous avons vu surgir le spectacle d’une concurrence indécente entre les grandes fortunes pour restaurer le patrimoine, alors que la culture devrait viser tout d’abord l’épanouissement humain.

Au moment où la précarité est partout visible, où beaucoup ont du mal à assurer leur fin de mois, cette rivalité ostentatoire entre nantis est particulièrement malvenue et l’exigence de la gratuité pour le nécessaire vital, au contraire, plus que jamais justifiée.

Cette gratuité de l’indispensable ne viendra pas à nous d’elle-même. Réclamons-la avec fermeté, tous solidaires de ceux qui revendiquent dans la rue le droit à une vie autre qu’une simple survie. Exigeons la gratuité de l’indispensable, c’est là la priorité fondamentale, nécessaire à la fois pour nous-mêmes et pour le maintien en état de la Terre, notre habitat.

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190 réflexions sur « Pour un Parti de la Gratuité, par Madeleine Théodore »

    1. @Juanessy,
      Ce petit déjeuner gratuit ne concernerait que les écoles des zones d’éducation prioritaires. C’est issu du plan pauvreté.
      Les autres enfants n’auront rien. C’est la division pour les enfants.

      1. C’est vrai que PMF lactisait plus large en primaire et maternelle dans les années 50 . C’était d’ailleurs pour ceux qui n’aiment pas le lait comme moi ( surtout à l’époque où il était assez « naturel » pour être rapidement recouvert d’une peau ), un véritable supplice .

        Au passage , puisqu’on parle d’Europe , l’UE subventionnait depuis 1976 et encore en 2013 ‘le lait aux écoles » sur une liste ciblée de produits laitiers . Je ne sais plus où ça en est .

      2. La ‘lutte contre le lait de vache’ (et notamment des vaches..) est un devoir presque ‘sacré’ au sein de la coopération internationale, plus particulièrement après les scandaux ‘découverts’ des années 1980’s et 1990’s, par exemple du coté de Nestlé. J’estime que pas mal d’entre vous se rappellent les campagnes de proteste devant les portes de l’OMS/WHO (organisation mondiale de la santé) à Genève, ¨Nestlé kills babies¨ (Nestlé tue les bébés), et ensuite la publication des manuels comme celui du coté de DGIS (l’appareil étatique de la coopération internationale des Pays-Bas) en 1987 ¨Allaittement maternel¨ sous la responsabilité technique de mon ex collègue la dr. Elly Leemhuis – de Regt (La Haye, ministère des relations étrangères, direction générale de la coopération internationale DGIS, direction DST-DSI).

        C’est important de noter, et c’est indicatif pour le pouvoir immense des oligopoles des industries laitières dans les autres pays Européens… que (dans l’Union Européenne) UNIQUEMENT l’état danois a interdit la publicité irresponsable en faveur de la consommation du lait de vaches, poussant les (grand-)parents et les filles et les fils à une consommation non-nécessaire, uniquement servant aux oligopoles verticalement intégrées des paysans, des usines de lait, et des systèmes de ventes et de distribution, et de leurs ´valets´ politiques.

        Pour donner le coup de grâce à cette folie de la promotion démesurée et irresponsable (scientifiquement) de la consommation de lait de vaches, il est util de se rappeller la publication de plusieurs études scientifiques, qui ont prouvé la relation causale entre la consommation de lait de vache dans la période de 6 – 24 mois d’un.e bébé.e, et la croissance absurde en longueur des jeunes hommes et femmes…
        Regardez surtout la situation actuelle en Europe, notamment aux Pays-Bas. Mes collègues ici ne croient pas ses yeux, lorsque des géants hollandais nous visitent…

        Détail intéressant: les études mentionnées, pourraient se baser sur la comparaison entre longueurs des manches et des pantalons des appelés japonnais, 18 années après la fin de la deuxième guerre mondiale et les longueurs (moyennées) de manches des appelés nés avant 1945 … Puisque, les appelés ¨d’antan¨, comme bébés, n’avaient jamais consommé du lait de vaches, tandisque l’importation frénétique de ¨aide de l’alimentation¨: le poudre de lait de vaches , du coté des Américains après la chute de l’empire fasciste au Japon, et l’obligation massive et impérative aux mères japonnaises de donner du lait de vache aux bébés au lieu de l’allaittement maternel dans la période de ¨weaning food¨, causait l’impacte mentionné: une croissance exagérée des extrémités de leurs fils, qui 18 années après 1945, se réflétait dans les longueurs de manches et de pantalons drastiquement changées – augmentées des uniformes des appelés japonnais à partir de l’année 1963.

        A bas la dictature des vaches et de leurs oligopoles! 😉

        (… et je n’écris même pas des relations causales entre la consommation de lait par les bébés et l’augmentation de leur sensibilité aux alergies, et je ne parle non plus de la contribution énorme de l´élevage des vaches au réchauffement planétaire, ni de l’endroit central et essentiel de l’élevage ici en Colombie dans le système maffieux de lavage de l’argent et la violence permanente et terrible contre les populations sans terres……).

      3. @Bernadette
        C’est en priorité aux parents d’assumer leurs responsabilités; envoyer l’enfant à l’école sans nourriture est un crime. Il y a là un problème: soit les parents gèrent mal leur budget ou la France est véritablement sur le chemin de la tiersmondialisation. Un certain type de couples ou personnes seules ne devraient pas avoir des enfants.
        Je ne vois pas de solutions collectives ce concernant. Avec tout les problèmes qui nous attendent, les choses ne vont pas s’améliorer. En tous cas faut-il faire beaucoup plus pour protéger les enfants, des mesurettes ne sont en aucun cas la solution.

      4. Avez-vous une idée de ce que vivent les enfants dont les parents sont en grande difficulté ? De ce que vivent les parents dans l’impossibilité de nourrir leurs enfants ?
        Allez faire des permanences au resto du coeur avant d’asséner vos vérités.
        A Mayotte, département français où seuls les pauvres vont à l’école publique, les autres allant dans les écoles privées associatives, il faut payer pour ce qu’ils appellent la collation à défaut de restauration scolaire. Arrivez-vous à imaginer ce que ressentent les enfants les plus pauvres lorsqu’ils regardent leurs camarades consommer leur collation ?
        A votre avis combien de personnes en France vivent en dessous du seuil de pauvreté et à combien ce seuil s’élève-t-il ?

      5. @Bernadette
        Pourquoi y a t-il des zones d’éducation prioritaires ?
        On les appelle maintenant REP ou REP plus
        Est-ce qu’il vous arrive parfois d’imaginer qu’il y a en France des zones ghettos où sont regroupées des familles en grandes difficultés financières et sociales ?
        Des familles qui sont dans des difficultés tellement importantes qu’en dehors de stratégies de survies alimentaires, de paiement de loyer, de facture d’eau, de chauffage (un luxe), penser le monde est impossible.
        Avez-vous une idées du montant du seuil de pauvreté et de montant de ce seuil ?
        Vos questionnements de riche, de grèves d’enseignants, sont indécents.
        Allez voir des films de Ken Loach, ou le film de Ruffin J’veux du soleil, peut-être que ça vous aidera à dépasser vos vues étriquées.

      6. « Pourquoi y a t’il des zones d’éducation prioritaire ? »

        ZEP devenues REp, à vos souhaits…
        « Les zones d’éducation prioritaires (couramment abrégées sous le sigle ZEP) sont, dans le système éducatif français, des zones créées en 1981 dans lesquelles sont situés des établissements scolaires (écoles ou collèges) dotés de moyens supplémentaires et d’une plus grande autonomie pour faire face à des difficultés d’ordre scolaire et social, rompant ainsi avec l’égalitarisme traditionnel du système éducatif français puisqu’il s’agit de « donner plus à ceux qui en ont le plus besoin ».

        « Les ZEP n’existent plus sous ce nom depuis 2006-2007, d’autres dispositifs les remplaçant sous des appellations variables (APV, RAR, CLAIR, ÉCLAIR…) mais l’expression reste ancrée dans le langage du monde éducatif. Depuis 2014, on parle de « réseaux d’éducation prioritaire » (abrégé en REP). »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_d'éducation_prioritaire

        https://www.ouest-france.fr/europe/france/zus-zep-cucs-quatre-decennies-de-politique-de-la-ville-470883

        Pauvreté : en finir avec la politique de l’autruche
        « Les études sur la pauvreté en France sont légions, mais aucune donnée officielle n’existe encore pour prendre connaissance du phénomène au niveau communal et infra-communal. La notion même de pauvreté fait l’objet de débats parmi les professionnels. L’Insee avait annoncé ces données pour 2012, mais a finalement repoussé leur publication. Pour la première fois, le bureau d’étude Le Compas, spécialisé dans l’analyse des besoins sociaux et l’observation sociale, s’est attelé à la tâche, produisant une estimation du taux de pauvreté dans les 100 plus grandes villes de France. La Gazette s’est associée au Compas pour publier ces données, en exclusivité. Elles n’ont pas pour but d’établir un classement, mais de fournir un outil de connaissance permettant à l’action publique d’offrir une meilleure réponse. Le 28 janvier 2014, nous approfondissons l’analyse, avec une nouvelle estimation des taux de pauvreté, basée sur les données 2011, et intégrant cette fois les impôts payés par les ménages. »
        https://www.lagazettedescommunes.com/dossiers/pauvrete-en-finir-avec-la-politique-de-lautruche/

      7. @Germanicus @Bernadette

        quote
        ¨C’est en priorité aux parents d’assumer leur responsabilités.¨
        unquote

        Je vous suggère, cher Germanicus et chère Bernadette, d’examiner attentivement ces mots.

        Toutefois, je voudrais exprimer très clairement mon propre point de vue. Je pense que les enfants du monde sont notre responsabilité à tous. Ils sont les porteurs de l’avenir de l’humanité et du monde. En ce sens, Germanicus, je suis un Suédois à 100%. Et je crois que Bernadette est aussi une vraie sœur de la courageuse Greta Thunberg.
        Après les 18 premiers mois de leur vie (à 100 % à la charge des payeurs d’impôts), les enfants en Suède appartiennent à 100% à la responsabilité de la société suédoise dans son ensemble. Cela inclut la qualité de leur vie, leur nourriture, leur vie dans les écoles et les universités.

        Pour cette raison ce niveau incroyablement haut des impôts, accepté par la très grande majorité du Riksdag.

        J’espère que Germanicus sera persuadé d’adopter ce point de vue suédois et qu’il ne le rejettera pas comme un phénomène marginal dans un Tiers Monde inexistant.

        En France ne reste qu’une seule sortie: se suédoisiser, à bas les gros fortunes, à bas l’évasion fiscale massive.

      8. Bernadette

        De mon point de vue, vous posez LA question primordiale qu’il faut poser :
        « Pourquoi y a t’il des zones d’éducation prioritaire ? »
        Bravo pour votre pertinence !

        Les ZEP selon moi ne font que renforcer la ghettoïsation des pauvres de banlieues. C’est le côté absurde du traitement au « cas par cas » que j’exècre : il y a tant de « cas » si particuliers qu’on ne peut les regrouper en catégories. C’est une manie socialiste à la française n’abordant pas le problème avec ampleur, mais très partiellement (donc dérisoire) selon tel ou tel cas dénoncé dans les médias qui font pleurer les âmes « sensibleuses . J’avais reproché à Hamon d’avoir voulu dans son programme distinguer plusieurs catégories de « cas  » parce que, forcément, il en oubliait beaucoup, créant en cela nombreuses injustices.
        Les ZEP de ce fait n’incluent pas les cas isolés de pauvreté et de difficultés scolaires, les cas péri urbains, les cas ruraux … etc.

        Je pense comme Johan Leestemaker, que la scolarité (au moins établissements publics) doit s’inclure dans un programme 100% global. Mais à mon avis, en renforçant drastiquement selon besoins spécifiques, non pas de « zones » dîtes « prioritaires », mais de tous écoles & collèges où qu’ils se situent géographiquement, les postes d’AESH élargis à tous enfants en difficulté au delà des seuls enfants handicapés -qui eux-mêmes en manquent considérablement- (peut-être à créer différemment), d’assistantes sociales et surtout de psychologues. Cela à mon avis serait bien plus efficace que les ZEP ou toutes les mesures créées par Hollande pour tenter de permettre des formations diplômantes aux jeunes sortis prématurément sans diplôme du secondaire (gros fiasco très onéreux).
        Et je pense aussi que s’il y a petit déjeuner gratuit dans les écoles, ce doit être partout (en buffet par ex) pour tout enfant levé trop hâtivement pour avoir eu le temps de prendre le repas du matin absolument indispensable pour un enfant en pleine croissance, et sans obligation de lait de vache parce que ce lait est indigeste pour les estomacs humains, cela se sait scientifiquement depuis des lustres (d’autres laits animaux sont plus compatibles). A la limite, mieux vaut le remplacer par des yaourts au lait entier contenant des ferments lactiques rendant le lait plus digeste (il y a aussi le lait de riz ou de soja sans OGN)

        Je l’ai souvent écrit, le « cas par cas » au niveau étatique crée des injustices et son principe catégoriel ne règle aucun problème individuel. Il ne crée que des cloisonnements.

      9. @Juanessy « C’est vrai que PMF lactisait plus large en primaire et maternelle dans les années 50 »

        C’était après guerre, il y avait énormément de cas de rachitisme dus aux privations et tickets de rationnement, donc besoins énormes de calcium résolubles sur plusieurs années.
        Aujourd’hui, les besoins sont différents. Il ne manque pas de nourritures variées sur les étals de grandes surfaces, même les pauvres y ont accès (j’ai élevé mon dernier enfant sans qu’il manque de nourriture saine et équilibrée alors que mon AAH d’alors nous mettait sous le seuil de pauvreté).
        On éduque les gens aux dangers du tabac, on affiche des recommandations sous les pubs de McDo ( « mangez 5 fruits et légumes par jour ») mais en réalité on n’éduque pas correctement les parents sur les besoins primordiaux alimentaires ni sur les besoins de sommeil des enfants (et non les enfants qui, eux, ne font pas les courses et ne se programment pas les heures indispensables de couché et de levé par rapport aux horaires d’ouverture des écoles, lesquels trop calculés à mon avis selon les « besoins » des enseignants et parents plus que sur ceux des enfants).
        C’est toujours du « cas par cas » imbécile : comme si le tabac était LE problème principal ! alors que tant de gens fument à cause de nombreux problèmes majeurs non pris en compte, je l’ai déjà écrit en citant mon propre ex. Ou comme si on devait chaque jour manger 5 fruits et légumes (pourquoi 5? et pourquoi tous les jours dont durant les fins de mois difficiles ? Pour culpabiliser ceux qui ne peuvent pas ???) alors qu’on peut les répartir en quantité suffisante sur la semaine voire sur le mois (et + que 5)…. : Crétin.

      10. C est un galop d essai, il sera évalué et si jamais il en ressort le moindre frémissement de l ascenseur social on arrête tout, faut pas deconner 🙁

      11. « C est un galop d essai, il sera évalué et si jamais il en ressort le moindre frémissement de l ascenseur social on arrête tout, faut pas deconner »

        N’oubliez pas de rester constructif, ça peut aider pour faire avancer le schmilblick, même si ça vous défrise la vigne et le rhizome, ça peut aider à la faire pousser et la rendre plus vigoureuse, meilleure en sera la fructification itou ! Non plus de galop d’essai ! Faut pas déconner !

      12. Hélas tout faux Dundee la vigne trop vigoureuse fructifie très mal (on appelle ça la coulure, les fleurs avortent pour faire bref) et les raisins en grande quantité sont de mauvaise qualité car c’est la même racine qui les nourris tous. Une vigne vigoureuse est aussi beaucoup plus sensible aux maladies. Un pied de vigne centenaire et rachitique au milieu d’une flopée de mauvaises herbes est celui qui fait le bon vin mais il en fait très peu. La comparaison tombe a plat désolé. Et avec Macron au manettes je ne m’autorise pas la moindre once de positivisme. Je suis sur que dans leur tête de marcheur on compte sur un ROI (retour sur investissement) en sécurité sociale avec des enfants mieux nourris, ils sont définitivement irrécupérables.

      13. @ Dup
        24 avril 2019 à 21 h 44 min

        Ok Dup, autant pour moi. On apprend tout le temps. Non je n’ai pas « tout faux » ! L’exemple est inapproprié, certes, selon votre expérience de vigneron, nuance, et j’en conviens. Cela dit, ma prémisse est juste. Je parlais du Soleil et des éléments. Sans soleil et sans éléments, et les changements de saison, pas de vigne, pas de fruits, pas de vigneron, pas de vin non plus. NADA !
        A ma connaissance, un temps pluvieux, humide et froid permanent, toute l’année, voire de la grêle et un ensoleillement quasi nul ne font pas un vin exceptionnel non plus, vigneron ou pas.

        Quand aux partis actuels, là, il faut chercher l’oasis dans le désert. J’ai brieffé mon chameau, il est plus intelligent qu’eux, et pas que. Tant qu’à être dans le désert, autant être en bonne et intelligente compagnie. Aussi, je pense que cette mesure est bénéfique aux enfants, voire plus, et qu’elle pourrait être concrétisée, donc je prends ! Perso, j’aurais davantage poussé les feux, et je pense, comme le suggère l’économiste JL GINDER, qu’elle devrait être rendue obligatoire pour tous les enfants de l’école publique. Ni plus, ni moins.

        Quant au cynisme consommé des uns et des autres, a-partisan, si vous saviez ce que j’en fais, comme celui affiché sans aucune élégance, entre autres, par les « financeurs » à coups de M d’euros, de la restauration de ND de Paris. Je trouve correct, normal et approprié, qu’ils aient fait ce geste. Ils en ont les possibilités, alors merci ! Aussi, combien pour les cathédrales et la cathédrale du vivant ?
        Il serait temps !

    2. Excellente initiative réservée effectivement aux écoles volontaires et appartenant à un réseau d’éducation prioritaire, zones rurales aussi, etc…
      http://www.lefigaro.fr/actualite-france/le-petit-dejeuner-gratuit-a-l-ecole-sera-generalise-en-septembre-et-concernera-100-000-enfants-20190423

      Un petit déjeuner complet, ce n’est absolument pas un luxe pour un enfant, « cibler » ah ?, mais ceux qui taffent dans le socio médical ou le socio savent très bien que cela sera insuffisant, car, il y a des quartiers non déclarés « prioritaires » où des familles monoparentales aux revenus faibles auraient aussi grand besoin de ce soutien. Plus de souplesse dans les modalités d’applications de la loi dans le social voire le médico-social serait la bienvenue, il serait temps, OUF ! Donc, très bonne idée de JL Ginder !

      Petit déjeuner gratuit à l’école : « Il faut rendre » cette mesure « obligatoire »
      Jean-Luc Ginder, économiste, à l’initiative d’un Appel au petit déjeuner gratuit pour tous les enfants scolarisés, lance sur franceinfo mardi un appel aux maires pour qu’ils consacrent une part de leur budget à cette cause.

      « franceinfo : L’an dernier, en septembre, vous avez lancé un appel à Emmanuel Macron. Il vous a en partie entendu. Que la mesure ne soit pas obligatoire, vous pose problème ? »

      « Jean-Luc Ginder : Il faut souligner qu’en France, 157 000 enfants naissent pauvres et 2 800 000 le deviennent dans les dix ans à venir. Cela dit tout de l’état de notre société. Quand on parle de la pauvreté des enfants, ce sont les critères internationaux, ce sont des enfants qui vivent avec 2 à 5 euros par jour pour s’alimenter. Lorsqu’on est tout petit, on ne sait pas, on est innocent de tout. Vous ne pouvez pas laisser un quart des écoliers de petite section ou de section de premier degré sans petit déjeuner le matin parce qu’à partir de ce moment-là, vous les laissez dans la pauvreté. Il faut le rendre obligatoire. Un enfant sur cinq dans ce pays a besoin de six générations, c’est-à-dire 180 ans, pour sortir de la pauvreté, c’est-à-dire pour arriver à un niveau de 1 400 euros par mois. »
      https://www.francetvinfo.fr/societe/plan-pauvrete/petit-dejeuner-gratuit-a-l-ecole-il-faut-rendre-cette-mesure-obligatoire_3410979.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

  1. polysémie du terme « gratuit » ….. (sans rémunération , mais aussi sans motif)

    je trouve dommage que l ‘on en reste au niveau de la protestation de principe .. sans aborder le comment va s’organiser cette gratuité .
    car gratuit pour certain implique coûteux pour d’autres
    comment se fait cette partition , avec quels moyens politiques , sur quelles bases éthiques …..?

    j’ai été sollicité par Paul pour soutenir sa candidature au parlement européen …. mais il n’a jamais détaillé de programme politique ( pour faire court ,comment réaliser la possibilité d’instituer les mesures (que je soutiens) qu’il préconise).

    1. « … il n’a jamais détaillé de programme politique »

      Je suppose qu’il n’y pas de remède au fait qu’il y aura toujours à tout moment des gens qui débarquent…

      Vers un nouveau monde (La Renaissance du livre 2017)

      Se débarrasser du capitalisme est une question de SURVIE (Fayard 2017)

      LE PROGRAMME DU BLOG DE PJ POUR LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES, PAR PAUL JORION ET VINCENT BURNAND-GALPIN, le 26 février 2019

      « LA GRATUITÉ, CONTRE LA LOGIQUE ÉCONOMIQUE ? » – PAUL JORION ET VINCENT BURNAND-GALPIN, le 26 octobre 2018

      1. Si l’on peut être assez facilement convaincu , analytiquement , de la supériorité des gratuités sur le revenu de base plus ou moins universel , vos diverses interventions sur ces sujets sont parfois passées du « gratuités adossées à des taxes , impôts ou ressources  » apportées par la part de la collectivité qui en est capable ( et on reste dans un système d’échanges monétarisés ) , à une vision plus radicale de gratuités dans une économie du don et contredon non monétarisée .

        Ces deux approches philosophiquement et concrètement différentes sinon antagonistes , peuvent semer la confusion dans la perception des moyens organisationnels de l’avancée dans ces directions .

      2. @ Paul Jorion
        pour être tout à fait clair , j’ai écris :
         » mais il n’a jamais détaillé de programme politique ( pour faire court ,comment réaliser la possibilité d’instituer les mesures (que je soutiens) qu’il préconise) ».
        donc , les 8 mesures du « programme du blog… » sont convaincantes … par contre , nulle part n’est soulevé la faisabilité politique de leur mise en oeuvre.
        un programme politique ne me parait pas pouvoir se limiter à une suite de mesures , mais aussi doit aborder le processus qui permet de les mettre en acte.
        peut-être ne sommes donc pas d’accord sur le contenu de ce que peu être un « programme politique ».

        merci de préciser votre position

      3. @Chabian :

        J’avais tenté une opposition en deux options . Je crois comprendre que vous introduisez une troisième voie , sans en être sur , et pourtant je m’entretiens .

        On va demander au taulier de solliciter Makles pour dessiner tout ça ( au moins les « trois » scenarii ) avec l’aide de Madeleine Théodore .

      4. @sentier198

        « comment réaliser la possibilité d’instituer les mesures (que je soutiens) qu’il préconise) ». »

        Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fond, dans la mesure où toute bonne idée peut être entièrement démolie par une « mise en forme » (le moyen pratique de la mettre en oeuvre) non adaptée, superficielle, imbécile voire « trompe l’œil » (comme on en a l’habitude depuis fort longtemps). Mais son programme (qui en fait n’en était pas vraiment un, plutôt l’énumération en 10 lignes max de ses combats primordiaux) concernait l’élection européenne et non la présidentielle. Là pour le coup, le « comment faire » appartient, à mon avis, à chaque état européen, selon chacun ses priorités et besoins propres : les états ne peuvent être tous identiques (pas de standardisation selon le principe des grands marchés mondiaux au détriment des peuples = inhumaine et à bannir) quand bien même le principe général serait adopté par tous.

      5. @Vincent Rey
        J’ai croisé il y a quelque temps l’économiste Stephanie Kelton (Etats-Unis). Elle défend la théorie du « Modern Monetary Theory ». Elle estime qu’il faut en finir avec le discours « trop de dettes publiques », qu’il faudrait au contraire dépenser pour créer des emplois. Ses refléxions méritent une discussion approfondie (il est vrai qu’il y a pas assez d’investissements susceptibel de créer des emplois), elle a raison, mais elle ne voit la réalité qui s’opposerait à sa vision. Cette réalité est puissante, elle défendra bec et ongels ses intérêts. Le Monde n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui, mais……..

    2. @ Paul Jorion
      Désolé , d’une part « je ne débarques pas » … je suis votre site depuis début 2009 …. ne soyez pas (trop) désagréable , merci .
      mais bon , ce n’est pas grave ….
      D’autre part , quand je parle de l’absence de programme politique , c’est le +++comment+++ vous proposez de vous y prendre pour vous « débarrasser du capitalisme [ce qui ] est une question de SURVIE » ,( ce sur quoi , on est bien d’accord depuis le début ) .
      cad , sur quelles alliances seriez-vous prêt à vous appuyer , et sur quelles propositions minimales non discutables ?

      1. Au fond la gratuité, c’est que des biens (réunis par la collectivité) ne soient pas soumis à un échange de partie et contrepartie immédiat. Ce peut être de la nourriture (produit de la nature et de l’agriculteur), des services (enseignement, santé, transport, défense), qui sont finalement (pas directement) échangés contre du temps de travail (corvées sur les routes, service militaire) ou un équivalent en argent. Au plus les biens gratuits sont étendus, au plus les contributions à la collectivités sont importantes.
        Les questions sont alors : quels sont les biens qui ne doivent pas être fournis sans contrepartie, pourquoi sont-ils proposés, sont ils non indispensables ? (Ainsi de la culture, des compensations aux frustrations comme luxe, alcool, tabac, drogue, pornographie, chocolat, viande supérieure). Et aussi : pourquoi notre capacité à payer une contrepartie est-elle inégale ? Et enfin, comment répartir les contributions à la collectivité pour rencontrer l’inégalité des contributeurs ? Deux réponses sont mauvaises : il faut respecter la propriété privée (captée au détriment des communs) ; il faut considérer la rétribution du capital (depuis qu’on a inventé le crédit). Deux réponses qui ont cours depuis longtemps.
        Si on ne pose pas ces questions, on bricole, on passe à l’allocation universelle, on pose la question du « financement », etc.

      2. @Sentier198
        PJ prétend juste rappeler une façon autre de penser l’économie – la gouvernance matérielle de la maison. En République, à TOI (et moi) de concevoir une règle commune, la loi pour tous que d’autres se font aujourd’hui un plaisir d’écrire à notre place. Depuis toujours, les veaux finissent à la boucherie.

      3. @ Mezigue

        « PJ prétend juste rappeler une façon autre de penser l’économie »
        c’est bien le problème , me semble-t-il , et je m’étonnes qu’un tel connaisseur de Keynes persiste à situer les conflits (et leur gestion) dans le champ des dispositifs des échanges commerciaux (par exemple les 8 mesures du programme Jorion-Burnand) , quand en fait tout se passe dans le champ politique , à savoir : « le comment on s’y prends avec les désirs-besoins de Tous » , pour permettre ++ une vie décente à Tout un chacun++.

        C’est une autre paire de manche à relever , qui touche à l’histoire,aux institutions,aux psychologies tant individuelles que collectives ….là se situerait pour moi une façon autre de penser l’économie…
        si le terme économie est adapté d’ailleurs … (économie politique , plutôt , c’est le pourquoi j’utilise souvent le terme du « comment on s’y prends pour »)
        un exemple parmi tant d’autres : pas possible d’appliquer la moindre des mesures de son programme sans toucher aux institutions Européennes …. non ? (si je me trompe , je suis ouvert à toute explication , j’a toujours été un européen convaincu ) -> ce qui soulève immédiatement le sujet des alliances -> donc le champ politique . ce qui ne me parait pas abordé par Paul dans son programme.
        J’essaye de comprendre par là-même le pourquoi de la mise en touche de sa candidature..

         » Depuis toujours, les veaux finissent à la boucherie. » : Non , fut une époque lointaine où l’on se gardait bien de les abattre avant l’âge adulte (pour qu’ils soient utilisés pour leur travail, le lait, puis la boucherie… ) , il serait intéressant de repérer le moment où l’on a décidé d’en faire un produit de consommation « terminal »

        bien cordialement

      4. Comment organiser la gratuité ?

        En ne prélevant que quelques milliards sur ceux qui sont versés chaque année aux entreprises, vers lesquelles on a envoyé 170 milliards d’argent public pour la seule années 2016, ligne enregistrée dans la comptabilité nationale sous le titre « Transferts courant, transferts en capital, et subventions ». Un chiffre équivalent, voire supérieur, doit être entregistré pour 2018.

        Voir si vous voulez mon article « où est passé l’argent ? » en réponse à la question que se posent tous les Gilets Jaunes, où il y a un très bon graphique pris sur le site de l’INSEE montrant la structure de la dépense publique, et notamment la couche « Autres » en rose.

        Pour accéder à l’article, cliquer sur ce lien.

        Si on est prêt chaque année, à envoyer 140 ou 170 milliards d’euros (140 est le chiffre reconnu par le ministre des comptes publics G. Darmanin) pour aider l’implantation ou le non départ d’entreprises, on pourrait facilement consacrer 5% de cette dépense pour assurer la gratuité quelques consommations vitales, sans perturber outre mesure le fonctionnement de l’économie.

        Et si on ne veut pas le faire, c’est pour des raisons morales, qui disent que « qui ne travaille pas ne se loge pas et mange pas », et aussi en vertu du déni de l’idée que le travail disparaît, alors que précisément on en a la preuve sous les yeux dans les comptes publics, sinon pourquoi dépenserait-on ces montant astronomique ? Pour le plaisir de développer l’activité, en sachant que cela n’a aucune conséquence sur la vie des gens ?

        Il est plus que temps de l’admettre : le travail disparaît, et nous subventionnons le capitalisme. Il est temps de renverser les choses, et que le capitalisme subventionne ce qui est vital pour les humains.

        Vincent Rey
        findutravail.net

      5. @Sentier198
        Depuis l’explosion de la consommation des produits laitiers engendrant le raccourcissement des cycles de reproduction ?

  2. Plutôt que le manque de moyens alloués aux associations de charité je dénoncerai plutôt le manquement de l’Etat.
    La suppression de ses recettes années après années est la cause première de son indigence, cause organisée qui profite au petit nombre qui a un surplus à prêter, cercle vicieux de l’accumulation.
    Pour instituer la gratuité encore faudra-t-il [r]établir les recettes de l’Etat.
    Quand au maintien en état de la Terre, notre habitat, je ne vois pas bien en quoi la gratuité lui serait une aide, je pencherai plus volontiers vers la sortie des énergies carbonées. D’après les derniers écrits du GIEC nous n’avons plus que 10 ans alors que le rapport Meadow de 1972 aura bientôt 50 ans.
    Une solution serait d’établir une économie de guerre à l’échelle de la planète, une économie dirigée, sur le modèle de ce qu’on fait les Nord Américains quand ils se sont impliqués dans la dernière guerre mondiale, avec un succès indiscutable pour ce qui est de la transformation de leur économie. Faire bifurquer un bolide ne se fera pas avec des actions à la marge.

  3. Medellín, le 23 avril 2019

    Permettez-moi, s’il vous plaît, (a) une question et (b) une proposition.

    (a) Conscient de la qualité la plus importante que Paul Jorion s’attribue à lui-même, et que j’approuve en tant que traducteur solidaire de son travail, ne serait-il pas utile de rappeler que John Maynard Keynes, que Paul a qualifié de socialiste avec précision et à juste titre, était un membre très délibéré du Parti conservateur au Royaume-Uni ?

    Après tout, prêcher dans une paroisse divisée n’a guère de sens, mais plutôt à une majorité convaincante et souvent silencieuse.

    (b) Il serait bien de trouver de l’espace en Europe et ailleurs pourque Paul puisse s’exprimer chaque semaine à la radio, suivant l’exemple exemplaire de Keynes, bien entendu, en francais, en anglais, et oui Paul, aussi en néerlandais.

    Cherchons la station ou les stations radio la plus appropriée / les plus appropriées en Europe.

    Moi, de ma part, j’en sui sûr qu’en suite, l’on l’invitera très régulièrement au Parlement Européen. C’est ainsi que nous aurons atteint nos objectifs, même indirectement.

    Bien à vous toutes et tous.

    JL

    1. @Johan Leestemaker
      Je suis l’un des nombreux observateurs qui apprécient le travail de Paul Jorion et ssaluent son humanisme, et qui est avant tout une activité pédagogique. Je connais l’environnement politique et économique en Europe. La politique n’a jamais été très pur, mais aujourd’hui elle est vermoulue et sale (encrassée), le personnel politique désarmé face aux nouveaux types de phénomènes. Je pense que Jorion y perdra son temps et son élan, et peut-être le reste de ses illusions. Il passera, dans ce bassin de requins, comme utopiste aux idées fantasques. La politique – ce n’est pas un secret – est régie par l’argent.
      En ce qui concerne votre qualité de Suédois (je vous en félicite): la Suéde est géographiquement un petit pays, les choses se passent pluôt de manière familiale; la France a une autre histoire, une autre mentalité, c’est un pays catholique encore marqué par la monarchie absolutiste. Donc on ne peut faire des analogies.

      1. « Je pense que Jorion y perdra son temps et son élan, et peut-être le reste de ses illusions. »

        Je n’ai pas le souvenir d’avoir jamais perdu une illusion. C’est là que joue l’éducation que vous donnent les parents : dans le nombre d’illusions dont ils vous équipent d’entrée de jeu. J’ai un neveu à qui son père avait apparemment dit : « Si tu es bon à l’école tu n’auras jamais d’ennuis ! ». Mes parents m’ont heureusement épargné ce genre de balivernes.

      2. Ça dépend du contenu de ce que l’on désigne par « illusion ».

        J’ai passé ma vie à perdre des « illusions » ,et j’ai trouvé ça plutôt enthousiasmant et positif , un peu comme une gangue de choses inutiles qui tombe pour ne faire apparaitre et conserver que le plus beau . Nerval écrivait : » les illusions tombent l’une après l’autre, comme les écorces d’un fruit , et le fruit , c’est l’expérience. » ( j’aurais plutôt écrit espérance ) .

        La seule illusion qui me parait dangereuse , c’est celle que l’on se fait à soi même .

      3. @ Germanicus

        Veuillez me permettre quelques précisions, ajoutant des éléments aux remarques de Paul Jorion dirigées à vous. Je suis, cela ne sera pas une grosse surprise, à 100 % d’accord avec Paul, et j’aimerais aller plus loin:
        parfois, mieux dit, souvent, des gens me ‘reprochent’ d’être ¨un idéaliste¨.
        Moi, de ma part, je réponds toujours: ¨oui, effectivement, et avec de l’enthousiasme¨. Ensuite, on me demande souvent, quasi hésitant: ¨mais d’où vient cet enthousiasme?¨. Et toujours ma réaction (immédiate, spontanée) est: ¨grâce à mon éducation¨.

        Alors, vos observations, extimé Germanicus.

        1. Je suis né du coté d’Amsterdam, et j’ai toujours la nationalité néerlandaise.
        (Oui, c’est vrai, je préférerais un passeport bleu des Nations Unies, avec la nationalité ¨mondiale¨).

        2. Je connais bien l’Europe, j’étais co-fondateur de l’organisation Européenne de la défense des droits des appelés en Europe (y comprise l’USSR/la Russie et la Turquie, alors l’Europe dans le sens du Conseil de l’Europe, Strasbourg, élargie aussi avec le Moyen Orient et le Nord de l’Afrique), et on m’a élu au premier steering committee à Malmö, la Suède. J’ai servi comme président de cette organisation internationale, fondée par les appelés eux-mêmes, à deux reprises. (Plus tard, nous étions très fiers, lorsque la copine d’un d’entre nous de l’Espagne a été élue comme présidente d’une conférence d’ECCO en Espagne).

        On a recu BEAUCOUP de support psychologique, politique et financier du coté du Conseil de l’Europe (et pas, comme le disaient Reagan et Thatcher sur nous: des communistes de l’USSR), et aussi le Parlement Européen nous a donné du support (politique).

        Plus tard, et toujours, j’ai travaillé avec plusieurs DG’s de la Commission Européenne, avec des gens et des institutions honnêtes, dédouées et transparantes.

        La suggestion ouverte dans vos mots, que l’Union Européenne soit une organisation manipulée par ¨l’argent¨, je la rejette fortement. Ce n’est pas du tout mon expérience, et j’admire la qualité rigoureuse du travail des DG’s et du controle de la direction générale OLAF.

        3. Ainsi, je ne comporte pas du tout votre observation que Paul Jorion ‘perdra du temps et de l’énergie’ (= ma traduction de vos mots) au Parlement Européen.

        Il serait très valable de savoir que Paul participe au boulot parlementaire à Bruxelles (et malheureusement à Strasbourg, une anomalie!).

        Au contraire, ma recommandation (déjà publiée ici qu BLOG) serait que Paul s’associe au BLOQUE conservateur au Parlement. Dans mon analyse, Paul serait beaucoup plus util au BLOQUE conservateur, et ainsi Paul suivra l’exemple de John Maynard Keynes et de Robert Skidelsky.

        4. Vos remarques concernant les raisons causales des histoires distinctes des ‘sociedades de bienestar’ de la Suède et de la France, reprennent, dans un certain sens, quelques éléments de l’analyse de Göran Therborn.

        Mais, la ¨monoculture¨ protestante de la Suède, cela est vraiment une illusion, comme d’ailleurs aussi une monoculture catholique en France est une illusion.

        Je le trouve plus util de regarder les différences profondes des organisations sociales dans les deux pays, et voir où se trouvent des différences, et, ensuite, des divisions.

        Puisque, la politicologie nous enseigne que ¨divide et impera¨ est la manière d’un controle effectif.

        Si c’est vrai qu’à l’origine des organisations d’éducation populaire (studie cyclar), syndicats laboraux et coopératives de consommatrices.teurs se trouvait une monoculture protestante en Suède avec un rôle remarquablement fort des prêtres luthériens en Suède, de nos jours, cette monoculture protestante a disparu en Suède, et a été remplacée par une diversité plutôt Francaise en Suède.

        Néanmoins, les taux d’organisation au sein des studie cyclar (système ABF), des syndicaux laboraux (LO) et des coopératives de consommatrices.teurs (KF – COOP – KONSUM – NÄRA – SVEDBANK – FOLKSAM) ont resté TRES élevés, et laissent la France parmi les pays les plus démunis et vulnérables du monde en termes d’organisation autonome de sa population … (et comme l’a souligné à plusieurs reprises, le journaliste échoué de Trier, monsieur K. Marx, mort sans barbe et sans cheveux, a fait son mieux dans ce jeu de divede et impera).

        Il nous faut, alors, revoir nos analyses, et il nous faut chercher plus profondément les raisons causales de cette politique incroyablement forte de ¨divide et impera¨ en France.

        C’est quand même remarquable qu’au moment de l’incendie de la Notre Dame, d’un seul coup, naît un sens d’union, d’unité, de solidarité, si comme le peuple Francais ait besoin d’ un traitement de choque pour finalement se réunir…

        5. Vous me reprochez de faire des ‘analogies’. Je ne les fais pas. Je fais des comparaisons, et je les fais exprès, pour stimuler la naissance de quelque chose neuve en France: la naissance d’une situation dans laquelle (finalement) la présence de la liberté, de l’égalité et de la solidarité sera simultane.

        Je crois dans cette idéale, et je crois que ce qui paraît aujourd’hui une illusion, se pourrait réaliser plus rapidement que l’on croit.

        Simplement: que l’on ne se laisse plus provoquer en France au petit jeu de ¨divide et impera¨.

        Qu’on se laisse inspirer par l’ ¨Uni.es nous sommes plus fort.e.s¨.

        6. Et pour voir en Amérique Latine: le Chile (après les horreurs des années (1970/80) et sous le gouvernement de la présidente précédente (son père, le général Bachelet, tué par la dictature de Pinochet), a choisi de suivre le sentier Suédois. Et cette décision est tellement pertinente, que le gouvernement de droite actuel, ne veut ni peut changer ce cours vers une suédoisisation profonde du pays profondément catholique, qui est la Suède.

        https://www.government.se/articles/2015/12/sweden-and-chile-aim-to-enter-social-welfare-agreement/

      4. PS 2: correction: dernière ligne: ¨le pays profondément catholique qui est le Chile¨

        mea culpa..

        JL

    2. PS: c’est Paul Jorion qui a remarqué à plusieurs reprises que l’homme que j’appelle ‘le journaliste échoué de Trier’ a joué un role néfaste dans le divide et impera en France.

      Veuillez lire attentivement aussi:

      http://weekly.ahram.org.eg/News/24784.aspx

      Probablement un sculpeur francais pourrait ¨adapter¨ cette sculpture monstureuse et trompeuse au cimetière à Londres… pourque cela soit vraiment la ¨Vérit騅

    1. Medellín, le 23 d’avril 2019

      Cette vidéo avec une dame (¿qui ?) inconnue, citant une étude sans référence au Mexique, n’a pas de valeur.

      Tous les experts ici en Colombie et tous mes collègues directes impliqué.es dans les programmes de support aux ‘habitants de la rue’ en Colombie, appliquent cotidiennement les interventions proposées par Paul Jorion. Et avec une belle raison.

      Donner de l’argent aux habitants de la rue, dans la très grande majorité des cas, disparaît directement dans les poches des vendeurs.euses de la drogue, ou, ce qui est une addiction immense ici aussi, dans les poches des vendeurs de promesses au casino / systèmes de jeux de hasard.

      Protéger les pauvres contre les ‘tiburones’ (= requins) est un devoir humanitaire, social et nécessaire, comme premier pas vers une réparation plus large des plusiers aspects de la pauvreté:
      dans les secteurs
      * de la santé, (y compris l’alimentation)
      * de l’eau et l’assainissment,
      * de l’éducation et de la culture,
      * du logement,
      * du transport,

      et, évidemment, l’accès à l’emploi STABLE et bien rénuméré,

      et, très important et essentiel, et presque toujours l’élément le plus difficil:
      l’accès à la participation réelle dans la prise de décisions, avec une voix prioritaire pour les filles et les femmes.

      (Cette forme de participation est ‘una conditio sine qua non’: introduire des interventions SANS participation réelle, est le chemin prouvé au desastre.. c’est cela la grande lecon après et depuis 70 décennies de la coopération internationale.)

      Veuillez me pardonner cette critique CloClo: notre travail est une PROFESSION académique et , ce n’est pas de la charité sans théorie et empirie et sa correction sévère et certainement pas un terrain pour des observations et des recommandations faciles, sans réflection, et superficielles.

      JL

    2. Il manque juste un truc, qui est vraiment derrière ces études. Mais bon à l’époque où même les restos du coeur se font braquer c est peut être pas faux… reste que j ai de sérieux doutes sur les 3000 euros en liquide dans la poche d un SDF…

    1. Quiriny – Notre-Dame : merci les riches  !
      CHRONIQUE. Les dons colossaux garantissent le budget de la reconstruction. On aurait pu y trouver du réconfort, mais c’était sans compter sur la vigilance des esprits forts.

      « Elle donnait le tournis, la valse des millions sur les chèques signés par les grandes fortunes pour reconstruire Notre-Dame au début de la semaine. Famille Bouygues, 10 millions. Société BNP, 20 millions. Famille Pinault, 100 millions. Familles Arnaut et Bettencourt, 200 millions. Etc. Jointes aux subventions publiques et aux innombrables dons des Français moyens, ces sommes colossales garantissent d’ores et déjà que le budget du futur chantier sera couvert, et même au-delà. On aurait pu se contenter d’y trouver du réconfort dans l’épreuve, et applaudir sobrement, mais c’était sans compter sur la vigilance des esprits forts, qui ont vu dans ce concours de dons une polémique en puissance. Nos riches ne s’achètent-ils pas en effet une image ? N’est-il pas indécent de les voir s’affronter à coups de millions dans une compétition sordide pour le sauvetage d’une des plus belles églises du monde ? Ne feraient-ils pas mieux de payer leurs impôts comme tout le monde au lieu de faire montre d’une générosité agressive quand le patrimoine brûle ? »

      « J’ai beau avoir une certaine aptitude pour les raisonnements tordus, celui-là me laisse perplexe. Essayons, malgré tout. C’est vrai, quoi ! (Ton sermonneur.) Tant d’argent sorti des poches des milliardaires, et que le contribuable n’aura pas à tirer de la sienne, n’est-ce pas honteux ? Le ministère de la Culture aurait été bien avisé de faire savoir dès lundi qu’il repousserait en bloc les chèques des riches, avec une moue de dégoût ; nous aurions reconstruit la cathédrale entre pauvres en puisant dans les dons des citoyens ordinaires et dans les subventions des collectivités, alimentées par l’impôt. Sans doute le financement aurait-il été plus dur à boucler ; peut-être aurait-il fallu en rabattre sur la qualité de la restauration, ou sur la hauteur de la nouvelle flèche, faute de moyens pour qu’elle culmine aussi haut que celle de Viollet-le-Duc. Mais enfin, la morale eût été sauve : Notre-Dame eût été moins belle, mais plus propre. Les nababs, eux, se seraient consolés en reportant leurs millions inemployés vers des dépenses autrement utiles et nobles, comme l’achat massif de ballons en plastique signés Jeff Koons, suivant leurs goûts artistiques habituels. »
      https://www.lepoint.fr/invites-du-point/quiriny-notre-dame-merci-les-riches-20-04-2019-2308686_420.php#xtmc=quiriny&xtnp=1&xtcr=1

      1. @Dundee

        Mais rassurez-vous donc. Grace aux dégrèvements fiscaux, les pauvres vont la payer cette restauration, d’une manière ou d’une autre… Ces fantastiques dons vont leur rendre l’opération juste un peu moins douloureuse, et du même coup opérer un coquet transfert de fonds de leurs poches directement dans celles des riches. Ainsi tout le monde est content (non?).

      2. Seigneur Dieu ! Le baiser de Judas n’érait pas moins baveux et dégoûtant que ce sirop mielleux de lustrage de pompes. Beurk !

      3. @Dissonance

        puisque vous vous complaisez dans votre maladive dissonance dégoulinante, allez donc rejoindre vos biens aimés brexiters friends outre-manche qui atermoient à qui mieux mieux, et pleurent déjà toutes les larmes de leurs corps, par ce que les « riches » , les « zultra riches » et des « travailleurs » (et pas que les cols blancs !) foutent le camp (sauve qui peut …) , entre autres, alors qu’ils ne sont encore m^me pas sortis de l’UE ! Et qui par une étincelle de lucidité qui a frappé leurs caboches embrumées par des confusionnistes démagogues, réalisent que CE père Noël LA est une ORDURE !

        Bon voyage. Le Vénèz c’est pas mal aussi, faut juste pédaler un max pour avoir un peu de jus pour avoir le net, c’est bon pour les mollets ! Quand à se nourrir et becqueter au quotidien, sans passer par les crocs des manu militari bien corrompus comme vous les aimez, là vous serez servi cash…et vous comprendrez peut être , mais un peu tard, mais bon, dans la vie, tout arrive, que Orgueil, Sectarisme et Préjugés voire Cécité intellectuelle et psychique hors sol, sont votre cage mais aussi votre Tombeau. Enjoy !

        « Pureté idéologique », quelle pitrerie ! On est « content », on se sent plus « propre », et surtout bouffi d’orgueil tout d’un coup, transcendant de c…rie ! Gardez vos biais cognitifs débiles et sectaires, et essayez au moins la « méthode empirique », on grandit pas vite, mais on au moins on avance, m^me si la pataugeoir et le bac à sable; on peut s’y complaire, ça a un coté jouissif, à condition d’en sortir un jour…
        Cours Forrest !

        « Les principes sont la source, le fondement des valeurs. Dissociez principes et valeurs, alors les valeurs deviennent des moyens pour une fin sans principes. Corruptions constitutive et existentielle garanties.
        Perso je fais une allergie viscérale aux puretés victimaires calibrées ET tyranniques autant qu’aux coupables patentés ET tyranniques. »

        Idem, j’applaudis des quatre mains ! Merci baleine !

      4. En tout cas, on ne peut pas enlever à Dissonance (qui n’a pas besoin de moi pour défendre ses idées) que quelque soit l’angle où l’on regarde le machin, c’est bien ceux qui sont aux manettes, au pouvoir, qui dirigent, et qui sont pleins aux as, qui ont foutu, et foutent encore tout le continent sans dessus-dessous. Que les seuls responsables en fait ce sont eux, les autres étant à mon goût de parfaits idiots, des sots se trompant de combat, ou le faisant sous couvert (ou presque) pour assouvir leurs pulsions (de pureté nationale, ou plus si affinité) les plus abjectes pour un honnête homme, mais dont tout le monde est bien obligé de constater qu’ils n’ont tout simplement pas les commandes en mains. Et c’est pas parce qu’un tas de demeurés extrémistes tapent sur les vrais responsables, que je vais venir en aide à ces mêmes responsables, que nenni ! Moi j’ai des principes éthiques et, ils ne sont pas à géométrie variable. Le cap, garder le cap, et ce n’est pas parce qu’un bateau pirate se retrouve à suivre le même par opportunisme et accident, que nous devons nous écarter du cap. Mais on peut tirer à bouler rouge sur ce rafiot de malheur, ça oui, trois fois oui.

      5. « Seigneur Dieu ! Le baiser de Judas n’érait pas moins baveux et dégoûtant que ce sirop mielleux de lustrage de pompes. Beurk ! »

        Un « pti jaune » pour cabler les neurones ?

      6. « Moi j’ai des principes éthiques et, ils ne sont pas à géométrie variable. »

        C’est bien, mon sanglier a des tiques mais LUI il raisonne et il sait faire la différence entre un être humain, si si, et l’outil , l’argent, et ce qu’il en fait ou pas. Et il sait que ce n’est pas l’outil quel qu’il soit qui le définit. Salauds de pauvre ou salauds de riches, cloclo c’est salaud de riches et les pauvres sont des saints. Mon c…l !

      7. Où ai-je écrit qu’il n’y avait que les riches qui étaient des salauds ? Nulle part !

        Mais quelqu’un qui applaudis des quatre mains « baleine » qui n’est pas intervenu dans ce fils de discussion, qui est encore étonné ? Pas moi.

        Par construction mentale, tous les riches le sont, salauds ! Eh oui mon petit, c’est ainsi, si t’es riche, c’est donc t’es un salaud, malgré toi si tu veux, mais un salaud à coup sûr.

      8. « Par construction mentale, tous les riches le sont, salauds ! Eh oui mon petit, c’est ainsi, si t’es riche, c’est donc t’es un salaud, malgré toi si tu veux, mais un salaud à coup sûr. »

        Ouf, on a eu chaud ! Mais bon quelle veine nous avons d’échapper, nous les pôoooovres d’échapper ainsi aux « flammes de l’Enfer », par la Sainte Grâce et la Sainte Parole décrétée par Saint Cloclo l’apôtre des comptoirs en zinc. Prions !
        Quand m^me, plutôt biblique, en mode hérétique ton bardamu. Sans façon.
        Bonne nuit .

      9. @ Saint Cloclo
        PS : accessoirement, ce qui m’importe, de fait, c’est : riche ou pauvre, pauvre ou riche, peu importe,
        qui es TU et qu’est ce que TU en fais ?

      10. Dundee, fais la maline, mais tu connais cette sentence :

        « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l’un et aimera l’autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon (Matthieu 6:24). »

        Et toujours Matthieu dans son midrash, Chapitre 19 explique à propos du jeune homme qui souhaitait avoir la vie éternelle :

        20 Le jeune homme:  » J’ai observé tous ces (commandements); que me manque-t-il encore?  »
        21 Jésus lui dit:  » Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux; puis, viens et suis-moi.  »
        22 Lorsqu’il eut entendu cette parole, le jeune homme s’en alla attristé, car il avait de grands biens.
        23 Et Jésus dit à ses disciples:  » Je vous le dis en vérité, difficilement un riche entrera dans le royaume des cieux.
        24 Je vous le dis, il est plus aisé pour un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille, que pour un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.  »

        Chez Luc aussi au chapitre 12 versets 15 à 21 on trouve ces paroles édifiantes :

        15 Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »
        16 Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
        17 Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
        18 Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
        19 Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
        20 Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”
        21 Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

        Il est des signes pour celui qui veut voir.

        Quand même depuis des siècles le message est clairement écrit, mais les riches, y compris dans l’Eglise, saccage tout et pourrissent tout. Et clairement le feu de la géhenne est leur destination, mais pas qu’eux, non pas qu’eux pauvrette.

        Et tu confonds singulièrement, mais qui en est étonné ici, pas moi, l’outil et l’utilisation de l’outil.

        Mais, je te pardonne. Va en paix !

      11. Tiens au fait, plus prosaïquement la voix de son maître, dundee était-elle à la dernière AG de LVMH :

        https://www.lexpress.fr/actualite/societe/notre-dame-bernard-arnault-juge-consternant-d-etre-critique-pour-ses-dons_2073732.html

        Dans laquelle il semble que :

        « Bernard Arnault a invité les personnes présentes dans l’assemblée « à aller sur internet et faire part de [leur] consternation, car c’est le sentiment que ça m’évoque », a-t-il martelé, jugeant que « dans certains pays on serait plutôt félicités » pour de tels dons.  »

        Et ces gens ne sont pas en pleine opération de com, dans leur guerre d’avidité sans fin, ces grands détenteurs de l’intelligence ultime, vu qu’ils sont riches ?

        A la niche larbin !

  4. A défaut de gratuité, la projection du documentaire de F. Ruffin à laquelle je viens d’assister était à tarif réduit pour tous dans le cinéma commercial de la ville. Bonne opération de toute façon, la grande salle réservée pour l’occasion était comble…de hordes fascisantes 😉
    Sans rire, j’y ai retrouvé tout ce qu’une petite ville de province peut compter de militants associatifs, syndicaux et politiques bien ancrés à gauche (on se connait tous – on n’est pas si nombreux).
    J’ai repéré quand même quelques vieux barons socialistes antédiluviens à la retraite et quelques frères venus se frotter aux nouveaux « sans-culottes » 🙂
    Expérience intéressante par le comportement du public avec gilet, très démonstratif. Je m’imagine qu’une représentation d’une pièce de Molière au XVIIe siècle devait se passer comme ça. Ça hue, ça applaudi, ça rit, ça trompète dans les mouchoirs quand c’est trop triste, ça entonne des chants.
    Sur le documentaire lui même, je ne suis pas vraiment emballé mais je n’en développerai pas les raisons ici pour cause de hors sujet.

      1. Un film d art si monsieur 🙂
        C était ça ou contacter Netflix pour adapter la Comédie Humaine alors on ne se plaint pas svp

      2. Il va de soi que je ne l ai pas vu par la force des choses alors j en profite pour critiquer, on prend soin de sa fransuetude comme on peut 😉

  5. La pertinence et la nécessité croissante d’un tel programme ne se démentit pas et ne se démentira pas tant que les réflexes judéo chrétiens existeront: je ne suis pas contre le fait l’on veuille reconstruire un édifice religieux plus que
    reconnu mais ne le fait-on pas au détriment de l’essentiel? Et les donateurs espèrent-ils encore gagner leurs indulgences? J’ai la nette impression que nous vivons encore au temps des cathédrales.

    1. Sans doute serait-il sensé de dire que ND est un monument national, et le désacraliser, et donner du sens à la visite. Bien sur la perte serait sensible pour l’occupant actuel, archevêché je crois. En faire un musée historique instructif (sur une histoire des religions dans l’histoire française par exemple) permettrait de penser la décoration de manière sensée au lieu d’accumuler des bondieuseries du XVIe et du XVIIe et du XXe (postconsulaire), et permettrait de séparer le merveilleux de l’orfèvrerie de la magie de la « relique ». Attaturk l’avait bien compris pour la Ste Sophie d’Istambul (désacralisation menacée aujourd’hui). En fait, ce serait une laïcité bien comprise. Reste à voir si les grandes fortunes seraient si promptes à faire le généreux donateur pour un monument fédérateur non religieux. Le plus grand monument fédérateur ne devrait-il pas être Le Louvre, ancien palais royal ?

      1. Vous êtes plus radical et barbare que les soviets , qui ont préservé et conservé les vieilleries de cadeaux faites aux tsars sans les détruire de rage , au musée des armures à Moscou ( une merveille ) . Ils avaient voulu ainsi honorer la qualité et le talent des « travailleurs » qui avaient conçu et fabriqué ces objets . J’aime .

        Sur ND et les dons ou autres « cagnottes » plus ou moins folkloriques ou « révolutionnaires » , je suis toujours étonné de la démesure que ça suscite alors que des actions plus durables et fondamentales ne provoquent que mépris , radinerie et ressentiment . Comme de payer des impôts par exemple , ou rééquilibrer les charges entre jeunes et « vieilles » générations à la retraite .

        Au passage , sans être spécialiste et aux œuvres d’art abritées près , pour 500 000 000 € et des facilités vis à vis du code des marchés ou temps nocturnes de travail , je dois pouvoir faire une cathédrale présentable en cinq ans , pourvu qu’on ne m’impose pas des matériaux phantasmés ( chênes millénaires ) que personne ne voit jamais , et dont la fonction et durabilité est mieux assurée par des matériaux d’aujourd’hui ( et qu’auraient à coup sur préféré les compagnons d’alors car ils étaient à la fois artistes et sensés ) .

      2. @Juannessy
        La rémunération des architectes au pourcentage n’est pas sans influence sur le choix des matériaux, au delà de toutes considérations pratiques ou esthétiques.
        J’ai vu de près des choses assez scandaleuses ces dernières années dans la restauration de l’ancien mais mon devoir de réserve m’interdit de détailler.
        L’année dernière il se trouve que j’ai travaillé en co-activité avec l’entreprise à l’œuvre sur Notre Dame de Paris au moment de l’incendie. N’ayant aucune compétence légale en matière de sécurité de chantier, je m’abstiendrai de tout commentaire. Mais personne ne sera surpris d’apprendre que dans tous les corps de métier du bâtiment, des ouvriers, tout Compagnons du Devoir qu’ils soient, ne prennent pas souvent le temps de descendre en bas de l’échafaudage pour se griller une petite cigarette. Les gouttières, ça sert aussi à ça 🙂
        En ce qui concerne le coordinateur sécurité: gentil garçon en costard et souliers vernis, ordinateur sous le bras, seul à porter un casque de chantier, qui passait une fois par mois en touriste et en tout cas pas présent au moment de l’arrivée de nouveaux intervenants.

      3. @Dup :

        Alors comme ça , comme Bernadette , on est opulent propriétaire foncier hors les vignes ( car je me refuse à sacrifier un hectare de ceps ) ?

      4. Oui tout à fait il a en effet été nécessaire de sacrifier grande partie des vignes pour échapper aux griffes du Crédit dit agricole je me suis éclipsé pendant qu il se repaissait des subvention d arrachage a qui mieux mieux avec la MSA. T ‘ain ça en jetterai une Cathédrale sur les coteaux, mais hélas « Il n y a plus d ameriques » pour en revenir dorado 🙁

  6. Medellín, le 23 avril 2019

    1. La voilà: un ‘produit’, une ‘production’ impressionant.e de la gratuité (de l’éducation) en Suède:

    https://www.theguardian.com/environment/2019/apr/23/greta-thunberg

    2. Et, message politique pour nous toutes et tous: on n’a pas besoin d’être élu.e au parlement européen ou au parlement brittannique pour se faire écouter attentivement.

    C’est la renaissance d’une valeur centrale et essentielle: le Zivil Courage.

    Paul Jorion ne manque certainement pas de cela.

  7. Bonjour,

    Rien compris à ce texte…
    Pour moi la gratuité est déjà en place depuis longtemps, pas de quoi fouetter un chat!
    C’est fou ce que je fais chaque jour gratuitement pour avoir seulement le droit de travailler!
    J’imprime même gratuitement les factures que tous les « services » de l’état m’adressent!
    Le comble!
    Ah, ah, ah!
    Voilà ce qui s’appelle avoir les pied sur terre, hein Madeleine?
    Mais non je ne suis pas amer… C’est juste de l’humour noir.
    Et dire qu’on me voit comme un épouvantable idéaliste quand je fais la promotion de l’Humanisme, Ah, ah, ah!
    De plus en plus fort!
    Avec mes félicitations gratuites (au point ou j’en suis…).
    Eric.

    PS. Souvent les gens qui réclament la gratuité, sont retraités de la SNCF, et n’ont jamais payé le train, ont épousé un type qui bossaient à EDF, et n’ont donc jamais payé le jus ni même un peu d’isolation thermique, ils ont élevé leurs enfants avec le même esprit d’aventure et d’entreprise, et ont fini par divorcer sans penser qu’ils auraient à payer une pension alimentaire… La solution surtout pour ceux-là, bien sûr… C’est la gratuité!
    Même les vrais pauvres n’avaient pas osé y penser! Les couillons! Au lieu de tout casser!
    En voilà une revendication, qu’elle est bonne! Ha, ha, ha!

    1. Olala Ne pensez-vous pas que ceux qui ont besoin la gratuité sont aussi ceux qui ont du mal à dépenser dix euros par jour pour nourrir la famille ! C’est important de se nourrir pour avoir l’esprit d’aventure.
      Replantez vos pieds dans la terre monsieur.

      1. Lucas
        Non, ce n’est pas la nourriture qui est chère, on peut bien manger pour pas cher à condition d’avoir appris à cuisiner et cuisiner les restes, et qu’on connaisse nos besoins alimentaires. Ce qui fait que des familles sont raides les 15 du mois,ce sont les loyers, l’électricité, l’eau, aujourd’hui les mutuelles en + de la sécu (assurance payée en charge salariale) et toutes les assurances qu’il faut avoir… Ce n’est pas la vie qui est chère, c’est ce qui devrait être « services publics » et l’Etat depuis le néo libéralisme (une socialiste de cœur et libérale de tempérament qui vous le dis) De plus, on enseigne les maths et la physique, la techno, le français et l’anglais etc… mais pas à s’alimenter correctement, pas à gérer un budget, pas à éduquer les enfants…. On fait la morale d’un côté et on laisse à la tentation permanente et indécente desmilliers de produits totalement inutiles. Comment des milliers, des millions de consommateurs mal instruits peuvent-ils résister ???
        De plus, ce qui nous pompe tous, ce sont les taxes et surtaxes indécentes qui rapportent un max pour pallier aux incompétences de cet Etat fort onéreux pour ce qu’il nous rapporte. Pour rappel, taxes étant impôts indirects payables partousy compris les pauvres et les modestes, impôts qui rapportent un max sans être convenablement redistribués alors que les impôts directs équitables ne rapportent que – de 30% à l’Etat. La nourriture n’a rien à voir et on pourrait tous vivre décemment sans être réduits aux aumones nationales.
        A bas la TVA !

      2. Cher Lucas,

        Mes pieds, sont bien en terre, et si quelqu’un pouvait avoir besoin de gratuité pour nourrir sa famille,
        ce pourrait bien être moi… parfois!
        Mais j’ai encore un peu d’orgueil, et préfère laisser à de plus riches que moi, ou à de moins scrupuleux, le
        douloureux privilège de solliciter une telle aumône. Quant à l’aumône d’état … Pouah!
        Et si l’on pouvait, tout à loisir, mourir de faim aussi facilement par chez nous, je pense que chacun aurait
        le nom du dernier affamé/décédé à l’esprit tant les média s’en offusqueraient.
        C’est de froid que meurent les sans logis et tous les abandonnés de nos sociétés dites développées,
        Ce n’est pas de faim qu’on crève ici même, mais surtout de solitude et de désespoir.
        Et c’est autrement plus grave!
        Et où donc avez vous vu que manger à sa faim suffirait à donner l’esprit d’aventure?
        Si c’était le cas, croyez moi ça se saurait! Et les cantines des grandes entreprises serait des pépinières
        d’entrepreneurs en puissance… Qu’elles se rassurent (les grandes entreprises), il n’en est rien!
        L’esprit d’aventure naît plutôt de la confiance en l’avenir et du besoin d’échanger avec autrui.
        Qui bâtit sa vie sur l’idée qu’il doit manger tout les jours, cherche seulement la sécurité,
        C’est à dire le contraire de l’aventure.
        Mais ce n’est pas une critique, tout le monde n’est pas prêt pour une liberté à l’équilibre si délicat!
        Mais je vois que de mon expression « esprit d’aventure et d’entreprise » vous n’avez retenu que le mot
        « aventure… »
        Penseriez vous donc que l’esprit d’entreprise serait étranger à tout esprit d’aventure?
        Malheur! J’ai compris… Vous travaillez à la SNCF ou à EDF…!!?
        Flûte! Mais pas divorcé quand-même…?
        Bon, allez, c’est vrai, ça ne me regarde pas.
        Excusez moi, et n’en parlons plus.

        A bientôt, Eric.

      3. Comme tout bon travailleur à la SNCF, je me soucie que mon ventre soit bien remplie tous les jours, et j’en suis fier, bravo pour votre perspicacité.

        Tout être humain devrait préféré largement l’aventure à l’entreprise. Car comme vous le savez l’imaginaire gouverne le monde.

    2. Dundee (me revoilou moins assidûment j’espère, plein de choses à faire)
      Très drôle (sourire) ! Mais pour ce qui concerne les retraités de la SNCF ou les agents d’EDF, vous y allez un peu fort ! Aïe aïe aïe !
      La gratuité est surtout demandée par ceux qui ne connaissent pas la liberté. La gratuité organisée comme une aumône est à mon avis insultante (c’est l’aumône qui crée le mendiant et non l’inverse). De là à vouloir par exemple, comme le font certains chefs d’Etat et comme le voulait Sarkozy, obliger ceux qui bénéficient du RSA de faire en échange des heures de travail social ou d’intérêt public (travaux forcés comme nombreux prisonniers aux EU) c’est plus qu’insultant, c’est le coup de grâce qui achève toute énergie vitale : parce que chercher du travail est presque devenu une profession à temps plein tellement c’est difficile et que tout le monde n’a pas compétence à se vendre (vendre comme se vendre, c’est aussi un métier).
      Déjà, qu’il y ait gratuité véritable des services publics en réinstaurant et instaurant plus de services (plus humains et de meilleure qualité) au lieu de les réduire comme peau de chagrin, ça ce serait intéressant. Et les aides type RSA, AAH, APL, ou compléments de retraite etc… doivent être considérées comme un droit social pour tous (dès qu’on en a besoin, sans passe droit) et non comme une charge, et qu’elles doivent permettre de vivre dans la dignité quand on est obligé de s’y résigner. De même que le chômage est une assurance, non une aumône.
      Quant à la gratuité alimentaire ou vestimentaire… il y a déjà les restos du cœur, la Croix Rouge, etc et il n’y a pas de quoi en être fier : c’est démontrer par A+B qu’il y a encore des pauvres, alors qu’il n’y a jamais eu autant de pognon en circulation….

      Une citation (je suis dans les citations en ce moment) :
      « La liberté coûte très cher et il faut, ou se résigner à vivre sans elle, ou se décider à la payer son prix »
      José Marti
      Et oui ! Il faut savoir faire des choix. Cela s’éduque. Comme la vie saine et la bonne bouffe.

      1. Bonsoir Jac, ou bonjour, je ne sais plus,

        Bon c’est vrai que j’y suis allé un peu fort, on s’emballe, on s’embale…
        Toutes mes excuses à Lucas qui a un peu rué dans les brancards à juste titre…
        …Surtout si il n’a rien à voir avec la SNCF ou EDF!
        Comment organiser la gratuité pour qu’elle ne soit pas RESSENTIE comme une aumône?
        Toute la question est là.
        M’est avis que c’est avant tout un problème moral, bien plus qu’économique ou politique,
        Car si elle est ressentie comme une aumône par les bénéficiaires elle risque d’autant plus de se voir
        détournée de l’objectif initial, pour engraisser les moins scrupuleux…
        J’en discutais l’autre jour avec ma femme (tiens, on dirait du Colombo pur jus!), elle me disait qu’il
        suffirait de décider pour tout les produits de première nécessité, d’un barème de gratuité partiel basé
        sur les revenus des ménages. Pas simple quand même à mettre en place…
        Pas sûr du tout que ce soit réalisable et facilement contrôlable.
        En plus, Il est un peu tard,
        Et il faut que j’aille garer la 403, elle est en double file…

        Content que vous soyez revenue parmi nous.
        Bonne nuit, Eric

      2. torpedo

        Une 403 ! ma Hortense ! C’était notre première voiture à mon mari et moi en 1975. Je l’appelais Hortense. J’étais amoureuse (et le suis toujours) de cette voiture. La nôtre était impeccable, couleur d’origine verte, chromes rutilants. Que de souvenirs vous évoquez en moi ! Quand on se promenait dans Paris (nous habitions près République) on était fiers comme « bar-tabac » (lol)

      3. Re Torpedo

        Quand j’écris que « la gratuité organisée comme une aumone » j’imagine le côté technique de la mettre en œuvre par des bureaucrates, à savoir tel ou tel type de produits gratuits, tels logements gratuits, etc. Comment pourraient-ils définir ce qui serait bon ou bien pour nous ? Pour chacun de nous ? Sur quels critères se fonderaient ils ? Quand on voit déjà ce qu’il y a dans les caddies des « récoltants » des restos du cœur, un max de pâtes, de riz, des produits bas de gamme type ceux qu’on peut acheter pour moins de 2€ (ceux là on sait tous se les acheter quand on est raide). J’aurais pu en bénéficier pendant lgtps quand j’avais mon fils en charge. Mais je préférais manger moins et bon et me passer de plein d’inutile. Je me sentais digne. Et tous ceux qui faisaient comme moi (un max) aussi. Ceux qu’on interview sont ceux qui vont aux resto du cœur, que je ne méprise pas, ils ne savent faire autrement et je les comprends, c’est difficile de faire des choix quand dans la tête (pas dans le corps) on est au bout du rouleau et on se sent « rien ». Mais on n’interview jamais ceux qui n’y vont pas (et pour cause, aucun journaliste ne peut les connaître), bien plus nombreux. Alors moi, je parle à leur place. J’ai ce culot, cette prétention…. J’accepte même les insultes.

      4. J’ajoute (torpedo)

        Le problème selon moi, et surtout ce que j’ai constaté dans mon propre cas et nombreux autres, ce qui a motivé mes centaines de lettres envoyées à Jospin and co, à la presse…, c’est qu’on ne sait « aider » que ceux qui sont effondrés et ne peuvent plus se relever (au point de devoir accepter toute aumône, sociale ou en faisant la manche) mais jamais quand ils pourraient encore se redresser, avant qu’il ne soit trop tard. Les aides que je demandais quant à moi n’étaient pas si compliquées (besoin de comptable par ex, entre autres) mais c’était incompréhensible pour les associations et services sociaux (seul mon percepteur m’a comprise qui m’a soulagée d’un poids en moins) . C’est ainsi qu’on finit par se résigner, et que des milliers de personnes moins « combattants » que moi et in fine déprimées s’effondrent tout à fait.

      5. @Jac(24/4 à 21h44).
        Je ne sais pas si votre commentaire rappelé correspond (a correspondu) vraiment à une réalité par vous vécue, mais c’est remarquablement fort bien écrit/décrit..et, me semble-t’il hélas, encore et de plus en plus, « à la mode »!

  8. Bonjour,
    Ce qu’il manque pour rendre gratuit bien des choses inconnues c’est de mettre au coeur des écoles maternelles et primaires la recherche en y faisant participer les parents.

  9. Je crois qu’elle veut dire : mettre dans le cœur des enfants la participation des parents et vice versa.
    Quand les familles feront unité Le monde sera bien mieux.
    Mais il y a sa et leurs vie à gagner.
    Et le serpent se mord la queue.

    1. @Lucas,
      Dans le village où je réside l’école est en colère contre la loi Blanquer (une banderole à l’appui et une pancarte qui demande des personnels formés)
      Je ne suis pas parents d’élèves et pose la question aux créateurs de ces affiches d’aller plus loin avec la Recherche.

  10. Humm un clacos et une baguette gratos tous les jours, je sais pas si je vais pas m impatrier du coup. Contre la fuite des cerveaux le retour des ventres lololol

  11. Lire, écrire, compter devient le socle commun pour tous les enfants. Il faut donc induire une permissivité de ce socle pour tous les enfants.
    Lire en sachant ce que chaque enfant lise
    Écrire pour être lu.
    Compter en s’à cheminant vers le calcul rapide, compter sans calculette

    1. Ça doit pouvoir s’articuler autour du petit déjeuner gratuit :

      – savoir lire « mon petit déjeuner est gratuit et se compose de ….. »
      – savoir l’écrire
      – savoir compter la dépense évitée à la famille :

      – un croissant à 1, 50 €
      – un verre de jus de fruit : 0,25 €
      – un carré de chocolat Casino : 0, 10€
      – 10 minutes de travail de l’instituteur ( trice ) réparties en 25 élèves : 0, 20 €
      – un quart d’heure d’agent de nettoyage réparti en 25 élèves : 0,25 €
      – Total = ?

      1. @juannessy,
        À la place du croissant, le 1/4 d’1 baguette et un petit morceau de beurre à tartiner
        Pas de jus de fruit, 1 verre eau suffira
        1 bol de lait avec chocolat poulain.

  12. « La catastrophe qui a touché Notre-Dame de Paris nous a affectés car elle représente un lien pour beaucoup d’entre nous : l’élan, la beauté. »
    Oui, et je comprends et partage tous les arguments qui sous-tendent ce sentiment. Mais j’ai du mal a comprendre que cette poule aux oeufs d’or par ailleurs si attachante ait pu brûler d’un coup en plein jour au centre de la capitale, sur l’ile de la cité sous nos yeux ébahis.

    Cet événement fait d’autant de circonstances accidentelles et concordantes me dépasse.

  13. @Hervey
    Le Canard enchainé de cette semaine pointe différentes failles dans la sécurité du monuments et du chantier.
    Un court-circuit est si vite arrivé quand on travaille sur une charpente qui cache des réseaux électriques provisoires censés être désactivés.
    Attendons le résultat de l’enquête mais je ne serai pas étonné si au final ce sera la « complexité » du système qui explique l’accumulation de malheureux concours de circonstances.

    1. Ce qui est sur c’est que ce sera dejà un énorme concours de circonstance si c’est accidentel mais si l’on y ajoute la coïncidence parfaite avec le discours télévisé de Macron… On est sur des stats digne d’un gagnant au premier rang, ajoutez à cela décrocher la présidentielle à sa première participation à une élection on est sur deux fois le gros lot en 2 ans… Plus un mondial !!! Alors je sais pas moi, la pensée positive, la méthode Coué, le Secret? …. hmm…
      En fait ça sent définitivement le Marabou, à moins que Brigitte ne maitrise les arcanes de la magie élémentaire du haut de ses 192 ans (un ptit sort de confusion mentale pour la Marine par ci, un ptit coup de salamandre par la…) 🙂
      Nan, j’rigole… quoi que … 😉

  14. En passant,
    La promotion de la gratuité passe obligatoirement par l’introduction dans la loi d’une hiérarchie des valeurs planétaire. Le rapport de forces entre vendeur et acheteur doit être fixé non pas par leur status social (uniquement) mais par le rang des valeurs échangées. Le taux de change entre ces valeurs doit être sous le fixing d’une science politico-économique à construire et de leurs serviteurs. Le tout chapeauté par une retiaculacratie (moins chic webocratie) incluant tout sauf les étoiles (des lois protègent déjà des ressources inertes, des animaux, des sites historiques, des cathédrales, etc..).

  15. Tiens je l’avait bien dit aussi la plus garnde crainte de Macron c’est LR :

    Aujourd’hui lendemain de La Conf :

    « Emmanuel Macron veut solidifier son socle électoral
    Éditorial Le Monde
    Editorial. Lors de la conférence de presse qu’il a tenue jeudi à l’Elysée, le chef de l’Etat a cherché à donner des gages à ceux qui l’ont élu en 2017 et à l’électorat de droite qui pourrait être tenté de voter LR lors des européennes. »

    Sa hantise c’est pas les GJ c’est un bon score LR aux européennes, si jamais il se retrouve troisième derrière Lepen et LR il est fini et il le sait parfaitement, même un coude à coude avec LR pour la deuxième place et c’est foutu pour lui à moyen terme.

    1. @ Dup, une remarque en passant : est-on sûr qu’il y a vraiment un tel enjeu pour ces élections ?

      Une explication : la classe dirigeante française a inventé le président jetable, inspiré par le génial baron Bich qui avait inventé le stylo Bic et autres rasoirs ou briquets jetables. Je ne dis pas à « usage unique » car un homme politique français, s’il est jetable, il n’est pas réellement à usage unique puisqu’il cherche toujours à être réutilisé ! Seul un empêchement majeur (comme la mort) peut l’obliger à quitter la vie politique ─ définitivement.
      On a eu Sarkozy, Hollande et maintenant Macron : ils ont cinq ans pour leurs basses besognes. Bien entendu le pouvoir, ça donne du plaisir, et ils aimeraient continuer un peu (ah les egos !).
      Mais dans le cas Macron, on voit bien avec sa conférence qu’il remplit une mission sans dévier et que sa réélection, il n’en a rien à faire : son CV, espère-t-il, lui donnera accès à de plus lucratives fonctions (cf. Schroeder ou Barroso…). Cela étant, il n’est pas très doué car il est en même temps jetable et… non-recyclable s’il continue sur cette lancée. Le foutage de gueule est en effet un art délicat et difficile.

      1. si LR lui passe devant il vas assez vite se retrouver acculé à une dissolution pour entrer en cohabitation avec Wauquiez, voire, et ce serait la cerise, avec Philippe s’il commence par atermoyer avec un remaniement!!! C’est pas pour rien qu’il a refilé le bébé impossible au gvt hier : à eux de se démerder pour arriver à muter les fonctionnaires pantouflards parisiens au fin fond de l’Ardéche pour tenir une maison france service dans un cantons de 3000 âmes lololol. Ce sera leur faute s’il tient pas les -120000 fonctionnaires du coup. C’est Philippe le couteau le plus aguisé et le plus proche de Macron, c’est pas pour rien non plus qu’il lui a mis Castaner dans les pattes (pas plus tard qu’hier c’est Castaner qui « recadrwetté » une députée LREM trop a droite sur la PMA etc. depuis quand c’est le ministre de l’intérieur qui recadre les députés frondeurs?)…

  16. CloClo
    « Par construction mentale, tous les riches le sont, salauds ! Eh oui mon petit, c’est ainsi, si t’es riche, c’est donc t’es un salaud, malgré toi si tu veux, mais un salaud à coup sûr ».

    Non.

    Sur votre échelle, si le riche est le salaud, le pauvre est l’innocent, le misérable est le saint. Surtout, surtout, ne lui donnez rien pour qu’il ne brade pas son auréole virginale pour une innocence frelatée.
    Doux Jésus ! Nous ne souffrons pas d’un cancer (N.Hulot). Nous sommes le cancer.

    Nos GJ avec leurs droits sociaux leur sécu leur école gratuite… leur colère légitime de ne pas être assez riches pour être confortables comme les riches, ne sont-ils pas déjà de fieffés salauds au regard de ceux qui vivent la misère et qui n’ont rien du tout ?
    Et ceux-là qui cherchent à devenir pauvres puis un peu plus riches deviendront immanquablement un peu plus salauds jusqu’à devenir des salauds complets une fois assurée la sécurité convoitée ?
    Et leurs enfants ? Des enfants de riches qui naitront salauds à leur tour ?

    A quoi bon la gratuité si c’est pour révéler notre saloperie à coup sûr ? A quoi bon la mise en œuvre d’un ascenseur humain ? Par prudence, gardons le contrôle sur notre bienitude ! Par bienveillance, si un peu riches redevenons pauvres. Si pauvres, restons pauvres.

    Notre espèce écrit une fable, La fable de la girouette et du sablier.
    Pendant que la girouette continuera de tourner en fléchant victimes et coupables dans une loterie hypnotique, le sablier effectuera sa dernière rotation dans quelques mois (GIEC).
    Des enfants de pauvres presque riches, de riches, et de riches riches, prépubères et pubères, braillent « vous les grands arrêtez de regarder votre girouette, voyez le sablier ».
    Les salauds, les coquelets, les escrocs, les idiots utiles d’autres enfants du même âge, le regard vide de tout, assis les jambes pendantes sur le parapet d’une grande artère parisienne équipée de tentes par des associations, attendant au milieu d’immondices et de rats qu’une administration les déclarent être des enfants. Les saints.
    En simultané, des adultes presque riches se définissant pauvres, victimes des riches, s’auto proclament les innocents, comme des enfants justitude chevillée au corps.

    Votre affirmation implique que, riches et/ou pauvres, même malgré nous, inné ou acquis, nous sommes une espèce de salauds Çà ce n’est pas un radicalisme. C’est un principe fondateur de la valeur argent identitaire hiérarchisant les humains, imposant une concurrence entre ceux qui revendiquent en être le plus victime. Elle devient l’arme d’un tout ou rien rameutant non pas un peuple mais des foules de victime/coupables en guerre les unes contre les autres prêtes à se terroriser et s’entretuer. A vos souhaits CloClo. Le désert avance.

    j’anticipe les insultes personnelles au nom d’indignations giratoires obligées : je ne suis pas pauvre., juste ric rac. Parfois pas toujours des problèmes de fin de mois. Mais je me sais riche aussi et désarmée. Selon votre étalonnage je vous le confirme je suis une salope.

    1. « Sur votre échelle, si le riche est le salaud, le pauvre est l’innocent, le misérable est le saint »

      Vous m’avez mal lu Baleine, je n’ai jamais écrit cela concernant les pauvre ou les miséreux. Vous interprétez par extension. Pour l’espèce humaine, si le critère est le niveau de destruction vis à vis des autres espèces, la conclusion coule de source aussi. Simplement, pour les riches, on touche à la quintessence du salaud (allez voir un peu la définition de salaud…). Ceux qui font politique de et défendent leurs travers/condition, la valorise et l’élève en exemple au sens Hégélien du mot, j’entends ! En tout cas, un riche innocent ou saint, pour un peu que ces notions aient un sens nous concernant,, vous ne trouverez jamais un riche, jamais.

      Si vous êtes une salope, il est bien possible que je vous précède dans cette voie ma douce.

    2. On dirait que tout est relatif mais ce n’est pas le cas, On peut très bien définir un véritable seuil de richesse à partir duquel on est un salop par une méthode rationnelle. Par exemple lorsqu’on possède une liquidité (le patrimoine c’est une autre histoire il faut redéfinir la propriété privée, l’évolution de sa valeur théorique ne doit pas pouvoir faire de vous un salop cf une maison familiale sur l’île de ré par exemple) qui représente plus de 100 ans de vie au salaire minimum dans un pays développé et bien organisé socialement comme le notre. ça nous fait dans les 1,5 millions d’euros. Contrairement à ce que ça en a l’air ce n’est pas arbitraire. C’est défini comme posséder de quoi vivre une vie en la dédiant à ce que vous décidez en votre âme et conscience sans contraintes financières. A partir de ce seuil si vous décidez de dédier votre vie à accumuler plus vous êtes un salop, pas par vos biens, pas par votre naissance, pas par votre pensée mais bel et bien par vos actes et votre libre arbitre. Si demain j’ai l’argent pour vivre une vie « sans travailler » si je ne me met pas a agir de manière désintéressée alors oui je suis un salop par ce que j’ai définitivement le choix. L’avantage c’est que les riches ainsi définis peuvent changer cet état de chose quand il le veulent, comme disait Brel « il faut peut être le leur dire » 😉

      1. Je pense mon cher Dup, qu’il y a là quelque chose que la communauté des Hommes devrait mettre en place, comme l’interdit de l’inceste, le vol, le meutre etc etc.
        Un niveau d’accumulation au delà du quel, en plus d’être immoral, cela devient criminel. Il faut criminaliser l’accumulation en fonction d’une réflexion globale et ouverte. Bien entendu, cela sous-tend que le système demeure meut par les mêmes ressorts, car dans un autre système on pourrait tout à fait se passer de l’accumulation. Car, de l’autre, il ne faut pas que chacun devienne un esclave perpétuel du travail journalier pour assurer sa subsistance, et le droit à la paresse est un droit que je revendique.

  17. CloClo et Dup
    Merci de ne pas m’avoir répondu par des invectives.

    Vous la voyez la mégalomanie ? Vous la sentez cette folie communautaire reposant sur le passe-droit de la colère d’un seul camp légitime, le mien, honnissant tout ce qui n’est pas cet entre-nous ?
    – Si tu n’es pas avec moi tu es contre moi – Tout compromis est compromission – Mon désir EST le réel – Le peuple c’est moi – L’État c’est moi-je, et uniquement moi-nous. – Si tu m’en fous une je t’en colle deux – ….
    Voyez-vous, entendez-vous, sentez-vous comme moi l’apologie d’une forme de dolorisme pervers garnissant opportunément les cocktails d’une fleur vénéneuse ? Vous le sentez le goût du sang ? Moi je le sens y compris ici sur ce blog.
    Et c’est qui qui va aller au casse-pipe comme les supporters vont au stade avec une bonne tronche de dégâts collatéraux ?

    Je refuse de faire de la colère mon « état providence permanent intime ». Je refuse sa conséquence, la violence. Elles sont nos impasses mortifères. Je refuse de participer à la conduite de foules galvanisées affublées du joli nom de peuple dans ces impasses.
    Que je les refuse ou non, un couple s’impose : l’argent ET la violence. La voilà, L’Union.
    Si l’argent monnaie d’échanges est en mesure d’être partagé et redistribué par la raison, la violence elle ne se partage pas, elle est addictive et communicative, et énormes avantages, expéditive, sourde et aveugle. Soulageant sans soigner, de doses en surdoses, de ressentiments indignés en vengeances instantanées, elle ne marche pas, elle cavale.
    L’ultra richesse, la misère, l’ultra victimisation l’ultra culpabilisation, les évidences en quelque sorte, nous garantissent un retour de la violence armée en Europe et aux US. Les unions de circonstances font et feront les forces ennemies et leurs multiples dégâts humains irremplaçables et environnementaux irréversibles (le seul brasier de Notre Dame : Plomb)
    Sauf bien sûr si une catastrophe dite naturelle nous coiffe au poteau. Ouf ! Quel soulagement ! Nous disparaitrons mais ce ne sera pas de notre faute …

    La question est donc : sommes-nous capables de restaurer nos sociétés sans passer par les cases catastrophes qu’elles soient humaines ou naturelles, sachant qu’une humaine combinée à une autre naturelle (ET) seront les dernières, nous assurant et assurant aux-prunelles-de-nos-yeux-que-nous-aimons-par-dessus-TOUT qu’elles n’auront pas d’après ?

    QUEL EST CE TOUT QUI EXCLUT SANS RÉSERVE N’IMPORTE QUEL MAIS ?

    https://www.ledevoir.com/societe/sante/551942/les-tentatives-de-suicide-sont-en-hausse-chez-les-enfants-selon-une-etude

    « L’enfant « insécurisé », « seul, sans partage de la souffrance, sans aide ni possibilité de déchiffrer ce qui lui arrive, le jour où il comprend ce qu’est la mort, il se laisse prendre », Boris Cyrulnik.

    « Suicidez-vous » qu’ils beuglaient ces em-PAF-fés sans prendre la précaution élémentaire d’éloigner les enfants des médias, qui ont reproduit l’admonestation encore et encore sans aucun scrupule. Et une indignation, Une.

    Et nous vaguement fiers de nos enfants qui font grève, nous délestant au passage, malgré nous évidemment, de nos lucidités d’adultes.

    Mêmes confrontés aux urgences vitales absolues, nous agissons par collectifs divisés disposant du seul luxe dont les générations précédentes disposaient : le temps. Alors que nous (humains) devrions agir essentiellement en fonction du temps qui reste.

    Vous les sentez les goûts du sacrifice et de la peine de mort, toutes générations confondues, qui se répandent ? Moi je les sens.

    J’anticipe encore : Amen Julien. Amen.

    1. @Baleine :

      Rage de « manquer de » , qui sera bientôt suivie de la terreur éperdue de mourir sans issue sur une terre devenue invivable . Et les dimensions cinquième ( le « hors temps « ?), sixième et septième nous restent inconnues ou presque .

      Offrande du 1er mai où la rose remplacera le muguet :

      https://www.youtube.com/watch?v=INe9AXdVYys

    2.  » Vous la sentez cette folie communautaire reposant sur le passe-droit de la colère d’un seul camp légitime, le mien, honnissant tout ce qui n’est pas cet entre-nous ? »

      Très bonne description des gilets jaunes et autres populistes. Ce sont bien des mégalomanes haineux.

      1. C’est plutôt une très bonne intuition de la montée en puissance , sur toute la planète , de la peur qui justifie toutes les folies et atrocités , et précipite le drame qu’elle espérait éviter .

      2. Hadrien

        Sans te commander et seulement si tu en as envie. Tu bosses dans quoi ? Ou tu bossais dans quoi ?

    3. Baleine,

      D’abord ne me remercié pas, j’ai pas fait exprès…

      Je vous comprends, et qui ne vous comprendrait pas, mais je n’approuve pas votre post en fait. Disons, que si je fais mien aussi vos mots de manière générale, je trouve que leur expression est dans les faits, ici, terriblement injuste et vous loupez donc votre cible. Pire, vous surajouter à la haine malgré vous. Je vous explique si je peux.

      « Je refuse de faire de la colère mon « état providence permanent intime ». Je refuse sa conséquence, la violence. Elles sont nos impasses mortifères. Je refuse de participer à la conduite de foules galvanisées affublées du joli nom de peuple dans ces impasses. » (baleine plus haut)

      « Sauf bien sûr si une catastrophe dite naturelle nous coiffe au poteau. Ouf ! Quel soulagement ! Nous disparaitrons mais ce ne sera pas de notre faute … » (baleine plus haut)

      Allons Baleine, ce n’est pas parce que vous trouvez des soutiens élogieux que votre position est tenable. Il faut un peu vous bousculer dans votre zone de confort. Vous refusez donc le conflit, la révolte, le soulèvement populaire, si je comprends bien, car cela le sang ? Et vous mélangez tout malheureusement embrumée, embuée dans votre sensibilité.

      Vous mélangez tout parce que la violence ma petite baleine, elle est déjà là, bien là, et ceux qui la subissent en prennent plein la tronche, le sang il le goûte dans leur bouche et le voit couler sur le corps. Partout, les dominés se font dérouiller ma chère. Doivent-ils continuer à tendre l’autre joue à vous lire ? Car que leurs proposez-vous ? Ben rien. Les forces de l’ordres castagnent allègrement, et sont le bars armés des pouvoirs en place.

      Baleine, le gueux doit il toujours courber l’échine et baisser le regard devant son maître et ses outrecuidances ou bien un jour pourra-t-il lui foutre humainement sur la gueule ?

      Vous appeler à quoi en fait ? A la non violence ? Ou à l’inaction ? La non violence, le système des dominants sans accommode aisément, il ne remet pas en question leur position dans la société. Si c’est à l’inaction, vous aurez alors en plus de la violence, à porter pour vous l’indignité.

      Votre histoire de suicide des jeunes, ce n’est certainement pas les GJ qui en sont à l’origine, mais la société telle qu’elle organisait, et telle qu’elle l’a toujours été ! Que voulez restaurer Baleine dans cette phrase :

      « La question est donc : sommes-nous capables de restaurer nos sociétés sans passer par les cases catastrophes qu’elles soient humaines ou naturelles »

      Restaurer quoi ? Il y a toujours eu la violence sociale, économique, et pour finir guerrière ! Toujours ! Vous voulez restaurer quoi baleine ? Les nantis, les riches, les hauts du panier, même en cas de situation ultime, sans sorte mieux, ils sont soit ailleurs, soit dans les hauts grades, et payent un tribut de pacotille au carnage. Que voulez-vous restaurez baleine ?

      Certains, veulent tout abolir, tous les privilèges, vous les soutenez comment ? En exprimant, et c’est légitime, votre peur de la violence, du conflit, mais alors vous les vraies victimes de cette violence, vous les abattez une deuxième fois, en leur niant leur Humanité même. Ben oui, c’est malheureusement aussi en cas de déséquilibres flagrants et insurmontables, d’humiliation répétée, de servitude permanent, que la colère et la haine envahissent les coeurs des gens, et vous voulez même à leur enlever, les nier ?

      Je vais te dire baleine, quitte à te choquer, ce que tu dis comme tu le dis, et où tu le dis, pour qui tu le dis, est méprisable et sans aucun intérêt.

      Pour revenir et finir sur les deux phrases que j’ai collé de toi plus haut, ta position me fait penser à celle des anti-vaccin. Si c’est la bonne mère nature qui te fauche ma foi, béh c’est mère nature, mais si c’est un seul effet secondaire d’un vaccin, c’est monstrueux parce que c’est l’Homme qui le fait. C’est totalement inepte pour deux raisons que je te donne :

      1) L’Homme fait partie de la Nature.
      2) Les effets secondaires mortels sont certes indésirables et négatifs, mais non réductible à zéro et de toute façon sans commune mesure avec les bienfaits ! Comme la haine et la violence, le conflit, sont des effets indésirables, mais sans commune mesure avec le bienfait qui peut en ressortir.

      Maintenant, si tous autour d’un problème, à savoir, l’abolition de la propriété, l’égalité parfaite entre les hommes, quelque soit leur mérite ou non, leur envie ou non, on peut le faire en fumant un joint et en buvant un verre et en pleurant tous sur nos épaules entre frères, je t’accorde le point !

      Et ne censure rien JA 😛

      1. Tiens j’ai presque battu mon habituelle manie de faire des fautes partout ! Je renonce à corriger.

        Seulement le « sans » à lire en fait : s’en dans « s’en sorte mieux », et « s’en accommode ».

        Comme y a pas d’enfants, enfin, en âge je veux dire, je vais me suicider tellement la honte s’empare de moi …

      2. Je ne censure rien CloClo, mais lis de nouveau le post de Baleine, c’est toi qui introduit la confusion là où il n’y a que clarté. Tu fais une analyse en diagonale de ce qui est écrit, en prenant soin de laisser de côté ou d’extrapoler (« inviter les gueux à courber l’échine », sérieusement ?!?).

        Cette polarisation extrême est le nuage noir annonciateur de guerres à venir. Des vraies guerres.

      3. Salut Julien,

        Vu que tu ne censures rien, peut-être peux-tu m’expliquer ce qui coinçait dans mon com de ce matin (réponse à Cloclo vers 8/9h) ? Il ne me semblait pas devoir subir les foudres de la modération quand même… vu ce qui a été balancé avant !

        Merci, bonne journée

      4. Me voilà affublé de guillemets maintenant ! Tu vas publier mon adresse aussi ? Bref.

        C’est juste la dernière phrase ? C’est ça ?

      5. Précision pour Cloclo, qu’il n’y ait pas mésinterprétation, le commentaire n’avait rien de critique à son égard, au contraire.

      6. Ok pour la fatigue.

        Tu pouvais squeezer celle-là et puis voilà. Je t’ai connu des ciseaux plus affutés que cela !

        Sinon reçu.

        Bonne soirée et repose-toi bien…

      7. Ceci dit,

        Pour reprendre la substance des 3 ou 4 de la semaine dernière qui ont été caviardés – je pensais honnêtement que c’était ma bécane ou ma connexion qui buggait 🙁 , dire que je me suis cogné la réinstal ! pffff – comment réussissez-vous à concilier une telle radicalité de l’analyse et une telle inefficacité de moyens ? Vous croyez vraiment que vous allez les battre sur un plateau où ils changent les règles au fur et à mesure, quand ils les respectent ?

        Là, je tente (pas les deux dans la même phrase, comme ça tu pourras couper au milieu !) : l’expérience avec feue PP (tu sais, les « occurrences mondaines du socialisme français »…) ne vous a pas ouvert les yeux sur l’inanité de jouer leurs règles ?

        Ici, la deuxième phrase : ils sont tout en noir, plutôt très à gauche, et pas gentils dans les manifs !

      8. Ben et moi ?!

        On ne devrait pas douter de la sincérité de l’engagement des politiques sous peine de « populisme » ou de tous pourrisme » et là parce qu’on à affaire à des CSP moyenne sup’ (pognon ou capital culturel) ça marche pas ? Finiront p’t-être comme les soixante-huitards mais en attendant t’as d’autres études (ou des accointances de mauvais aloi) ?!

        Sinon, si tu coupes plus rien je sais plus moi… C’est votre retex qui coince ?! 😉

        Ah si… et si t’es pas trop naze pour répondre à la question ci-dessus (là-haut), merci !

      9. Ces derniers jours, je n’ai coupé qu’un seul message de toi, celui d’aujourd’hui, pour les raisons précitées, rien d’autre. Possible que ce soit resté dans les filets d’Askimet qui nous sert de pêche au gros pour limiter le boulot.

      10. C’est pas un drame, rien d’indispensable là-dedans. Et depuis le temps que je vous pratique, je commence à connaître la ligne éditoriale ainsi que la nécessaire position de M. Jorion vis-à-vis de son blog. Rien de plus normal. Souvent aussi les textes sont mal interprétés et le pugilat n’est pas loin, pour pas grand chose… Internet.

        Pour revenir à ma question, Ghandi c’est bien mais je suis pas sûr qu’on puisse leur faire le coup une autre fois ! Sûr, ils vont nous la mettre, la deuxième tarte.

    4. Puisque je lirais en diagonale, tu pourrais me dire ce qu’il faut comprendre dans cette phrase :

      « Suicidez-vous » qu’ils beuglaient ces em-PAF-fés sans prendre la précaution élémentaire d’éloigner les enfants des médias, qui ont reproduit l’admonestation encore et encore sans aucun scrupule. Et une indignation, Une.

      Qui sont les empaffés ?

      (sans parler de l’indigence totale, en terme d’analyse, de l’article collé en lien sur le suicide des jeunes)

      1. T’es sympa, trop chou, tu utilises le conditionnel ! Pour l’anecdote S’EXCUSER n’est pas très courtois…

        Démissionner est un minimum à ce niveau de responsabilité.

  18. « Cette polarisation extrême est le nuage noir annonciateur de guerres à venir. Des vraies guerres. »

    Exacte mon cher Watson ! Et c’était une question de temps, pour qu’advienne ces vraies guerres, avec la violence permanente et extrême que les forces dominantes ont exercés depuis des décennies sur des classes laborieuses, en fait les humains égarés sur ce putain de caillou, et qui ne demandait qu’à vivre, et qui même pas, les fous, ne remettaient en question les fondements et les justifications du système capitaliste, parce qu’à un moment il faut bien appeler un chat un chat. La musique du TINA, et tous ces pseudo gauchistes, en fait des larbins du système, qui sous couvert de bienséance et de zen attitude ont sans cesse poussé aux compromis, au renonciations, aux reculades, et ont ainsi anesthésié les gens et oui mon grand jusqu’à leur faire courber l’échine !

    Et il faudrait que les gars disent merci patron ? Vous en faites pas patrons, on va vous débarquez de là haut parce que vous détruisez les gens et la planète, on vous le demande « gentillemment » (vu qu’on est bien éduqué poil au nez) vous inquiétez pas, sinon on va bouder un peu ? Mais oui mais oui, on va faire comme ça hein Julien ?

    Ici, même, tu as lu toi même en diagonale, sans tenter de comprendre, le texte de Ruffin sur la Haine à l’égard de Macron. Mais la Haine, y avait un moment qu’elle coulait dans le pays, en premier dans ses banlieues (https://www.youtube.com/watch?v=G65Y-yr4M4o). Le niveau est à la côte d’alerte.

    Alors maintenant que ça va péter, et la seule question, c’est quand en fait, il est un peu tard, enfin, peut-être un peu tard, pour continuer à faire sa pleureuse, va falloir un peu, si c’est encore temps, que cela peut se régler encore humainement, dire, NON, non à la gabegie planétaire d’une minorité d’abrutis qui nous mènent tous dans le mur dans leur délire, et d’arrêter ce massacre ! Mais mon pauvre Julien, si tu crois, que cela va s’arrêter en faisant des opération comme envoyer Paul au Parlement de l’UE, ou en disant que tous ceux qui se lèvent sont des fachos, permet moi de te dire, qu’en plus de ta crainte, de ta peur, ou de ton amour de la vie, tu pourras ajouter à cette liste de zolis sentiments humains (que nous autres les gueux on ne connaît pas hein ?), la bêtise, la lâcheté, et la trahison.

    Et ceci est dit en tout cool attitude mec ! Je suis un non violent dans l’âme. Mais si c’est à moi que tu parles, tu me trouves, parce que là au moins je te respecte. J’ai lu en diagonale quoi donc ?

    « La question est donc : sommes-nous capables de restaurer nos sociétés sans passer par les cases catastrophes qu’elles soient humaines ou naturelles, sachant qu’une humaine combinée à une autre naturelle (ET) seront les dernières, nous assurant et assurant aux-prunelles-de-nos-yeux-que-nous-aimons-par-dessus-TOUT qu’elles n’auront pas d’après ? »

    Restaurer mon Julien ? Ou pour une fois dans l’Histoire véritablement, CHANGER ?

    Bah oui les mots ont un sens.

    1. Mon cher CloClo,

      Je n’ai pas souvenir d’avoir annoncé que Paul à l’UE était la solution à tous les maux, si ?

      Le reste de ton propos n’est que l’illustration de celui de Baleine. Lâcheté et trahison, rien que ça ? On dirait Trump dans le texte !

      1. Mon très cher JA,

        Je n’ai pas souvenir que tu aies annoncé la moindre solution en effet. Enfin, si, toujours rester dans les clous de la réforme il me semble.

        Encore ton tic qui te reprend avec Trump…

        Oui, je pense effectivement que beaucoup à gauche, toi en particulier comme tu le démontres régulièrement, vous ne tirez pas les conclusions qu’imposent les analyses et diagnostics publiés ici sur le Capitalisme et le Libéralisme économique. Vous parlez d’urgence, de sauver l’Espèce, de gratuité, mais à la petite semaine, au pas à pas, si les gens d’en haut sont d’accord, bref avec des contorsions qui s’apparente effectivement à une forme de lâcheté et de trahison (oups point Trump !).

        En fait je le dis sans aucune amertume, ni aucune haine ou violence, tu t’en doutes bien, je suis un mec cool, mais je constate juste l’écart énorme et abyssale entre vos/tes propos, qui se creuse d’année en année, et la réalité des faits (accroissement de la violence d’Etat, accumulation et accaparement par une minorité, augmentation des inégalités, menace climatique, chute biodiversité, menace de guerre…). Mais moi, je comprends très bien que votre soft zen attitude cool « onvayallerpasapasdededans », ça en gonfle plus d’un.

        Non ?

      2. Je pense avoir énoncé (ou répété/reformulé/complété des propositions de Paul ou d’autres) au fil des ans pas mal de solutions plus ou moins radicales selon ton échelle de valeur. Je comprends qu’une réforme des règles comptables ou la mise sur pied d’un bancor environnemental t’en touche une sans faire bouger l’autre et que tu considères que toute solution à la suite de laquelle on ne puisse accoler l’adjectif « révolutionnaire » n’est que du petit lait.

        Je veux bien prendre pour moi un défaut de pédagogie dès lors. Mais l’histoire est plutôt de mon côté : les changements en profondeur sont des processus itératifs, les révolutions précipitées ne conduisant qu’à une reproduction de schémas sous une forme légèrement amendée. Tout changer pour ne rien changer. Convaincre les consciences plutôt que de contraindre les affects assure un résultat à long terme. Mais je comprends le caractère irréconciliable de ma position avec celle de celles et ceux qui souhaitent, au nom de l’urgence qu’ils/elles décrètent, contraindre la majorité « pour leur propre bien ».

      3. Julien
        j’approuve bien sûr les mesures proposées par Paul et dont tu te fais le pédagogue, mais pourquoi sans cesse tracer une ligne rouge entre ceux qui s’insurgent, certes pas en parlant le Jorion dans le texte, mais en partant du constat que notre monde est profondément inégalitaire, et ceux qui ne jurent que par les solutions qui s’imposent par le biais de la politique institutionnelle ? Cette opposition stérile me semble relever de la polarisation extrême qui est dénoncée, et finalement elle la renforce.
        La preuve vient d’être apportée que même au sein d’un parti se déclarant socialiste, avec en principe des gens intelligents, on est pas capable d’employer ceux qui pour reprendre les mots de Paul ont un niveau d’expertise, doublé d’un vrai sens critique, et seraient ainsi à même de remuer ciel et terre pour que les choses bougent. Au moins tenter quelque chose.
        Sérieusement, penses-tu que ce sont les gilets jaunes qui sont un frein à l’application des mesures préconisées par Paul Jorion ?
        En ce qui me concerne je ne le pense pas. Je pense même le contraire. Tu fais la fine bouche lorsqu’on évoque les gilets jaunes de Saint Nazaire, et pourtant c’est là qu’est le ferment, s’il doit y avoir, d’un futur possible.
        Je ne ferme pas la porte à l’Europe, je crois l’avoir prouvé sur ce blog, mais de grâce ne fermons pas les portes qui s’entrouvent au motif parce que ce ne sont pas des joroniens pur jus ou qu’il ne récitent pas dans le texte le programme du blog. Pourtant ils évoquent des choses très approchantes, les objectifs sont identiques. Et s’ils ne le sont pas, aidons-les !
        Les gilets jaunes sont les messagers qui apportent les mauvaises nouvelles, parce que sans être à la rue, ou plutôt parce qu’ils ne sont pas SDF, tout en étant touché de plein fouet par tous les maux dont souffrent notre société, ont l’énergie et la détermination pour faire remonter à la surface ce qui ne va pas dans notre société. et le font savoir. Et obligent la société toute entière à remettre la question sociale au centre des débats. Et il faudrait dire « circulez il n’y a rien à voir », ou pire « ils sont les ferments des guerre à venir » ? Crois-tu vraiment que les guerres à venir ont besoin des gilets jaunes pour se produire ?

      4. Sérieusement, penses-tu que ce sont les gilets jaunes qui sont un frein à l’application des mesures préconisées par Paul Jorion ?

        Pierre-Yves, on se connait depuis trop longtemps pour que je puisse imaginer une seule seconde qu’à la relecture, tu ne te dises pas que personne ne va trouver cette question sérieuse !

        Si les GJ de Saint-Nazaire sont bien ce que tu en dis, qu’ils se détachent d’un mouvement gangréné de bout en bout par l’extrême droite.

        Je ne voudrais pas que certains perdent leurs illusions, comme ceux qui dernièrement portaient aux nues le clone de Berruyer, j’ai nommé François Boulo (l’homme qui rassemble les souverainistes de Méluche à Le Pen), ou bien encore le brave Barnaba, que d’aucuns ont cru être un homme de gauche qui décrétait lutter contre le Rassemblement National de Le Pen sur Le Média de l’inénarrable Aude Lancelin (qui soutient le pire des GJ, à commencer par Drouet et Nicole, le grand pote qui dort sur le canapé de Branco quand il est à Paris), et qui tombe le masque en devenant candidat aux Européennes… sur la liste de Philippot.

        Tes GJ ne seront pas les fauteurs de la guerre, ils seront les armées de réserve des forces étrangères hostiles à la France et à l’Europe qui les exploiteront comme des niais.

      5. JA,

        « Je comprends qu’une réforme des règles comptables ou la mise sur pied d’un bancor environnemental t’en touche une sans faire bouger l’autre et que tu considères que toute solution à la suite de laquelle on ne puisse accoler l’adjectif « révolutionnaire » n’est que du petit lait. »

        Je ne suis pas un révolutionnaire pour être un révolutionnaire, en fait la révolution je m’en cogne, je veux que l’état du monde change. Pas que tout soit noyé dans un bain de sang, mais que enfin, comme dirait l’autre, chacun ici et maintenant accède à une vie digne et humaine. Et c’est très compliqué, parce que, que met on derrière ces mots en fait ? Moi, et cela n’engage que moi, c’est la possibilité de satisfaire bien entendu ses besoins élémentaires (respirer sainement, manger sainement, se vêtir, se loger, et accéder au savoir, l’enrichir, contempler l’Univers et le monde alentour, rêvasser, et échanger avec les autres donc de se déplacer en sécurité, choyer et aimer des êtres, être aimé, et enfin soigné si besoin. Et c’est pas de la tarte de réussir tout cela, dans la situation actuelle du monde humain, mais je pense que c’est possible sur une vie d’homme, sans obstacle majeur, en tout cas bien plus que d’aller sur Mars ou de conquérir une exoplanète ! Il n’y a pas de providence et de salut extérieur, tout ne peut que venir de nous-même.

        Alors, quand je fixe cet objectif, je me dis que tes solutions de comptable sont en fait nécessaires mais pas suffisantes, donc elle tombent à l’eau. Moi aussi, je pense que l’extension du domaine de la lutte passe par le renforcement de l’Etat de droit, des droits et par la limitation normées des inégalités. Mais ce n’est pas suffisant, car le processus est long et coûteux en perte collatérales pendant la construction de ce système.

        Qel argument peut-on opposer à ceux qui sont actuellement écrasés, actuellement dépourvus, actuellement humiliés, actuellement dévastés, actuellement violentés, dont les enfants meurent à petit feu sous leurs yeux et sans espoirs aucun d’en réchapper ? D’être patient mon cher JA, c’est cela ? D’endurer et de courber l’échine ?

        Je te laisse le soin de leur annoncer la bonne nouvelle. Dans ces conditions, ce que je ne m’explique toujours pas, c’est pourquoi tu leurs refuses la issue humaine pour manifester leur présence au Monde et par là même de facto en vérité aider à pousser plus vite les solutions techniques que tu/vous préconises/ez ? T’es pourtant pas (complètement) bête ?

        Tu tiendrais ce genre de discours tempéré et rationnel, lui expliquant que la violence c’est mal, à un palestinien qui subit l’oppression et la discrimination permanente d’un Etat devenu Policier depuis tant d’années ? C’est cela la manifestation de ton Humanité devant la souffrance ? La condamnation sans égard de toute révolte ?

        Et tu oses m’écrire que l’Histoire est de ton côté ? Que rien ne bascule soudainement dans un torrent dans le flot incessant de l’Histoire humaine ? Allons allons, je veux bien admettre que je caricature et que je force le trait souvent, mais ne te prête pas ici au même jeu, c’est ridicule…

        Quant à ta sortie, en réponse à PYD, sur :

        « Tes GJ ne seront pas les fauteurs de la guerre, ils seront les armées de réserve des forces étrangères hostiles à la France et à l’Europe qui les exploiteront comme des niais. »

        Affirmation généralisante et gratuite, donc sans intérêt. D’ailleurs on peut aisément changer les termes « GJ » par au choix, « arabes », « musulmans », « juifs », « FM » et la mettre telle quelle dans la bouche d’un zélateur du RN ! Ca devrait t’interpeller un petit peu.

      6. Le problème comme tu le poses est une proposition quasi-tautologique : que peut-on répondre à quelqu’un dans le dénuement le plus extrême ? Entre le tout-de-suite qui chante illusoire et les lendemains-qui-chantent et n’engagent que ceux qui y croient, tu n’as que la compassion à leur proposer. Ce qui leur en touche une à eux aussi sans faire bouger l’autre.

        Le problème de cette approche, c’est que l’on en vient à effacer l’intérêt général derrière des cas particuliers dotés d’une charge émotionnelle prégnante. La responsabilité en politique est (pardon, devrait) être de savoir privilégier à tout instant l’intérêt général aux intérêts particuliers (quels qu’ils soient, petits ou grands). Sinon demain, on rase gratis ?

        Quelqu’un ici pense-t-il censément que si les GJ marchent sur l’Elysée, la France se réveillera dans un état de complétion, de béatitude et d’accomplissement total ?

      7. Deux dimensions, deux temps,

        « l’intérêt général », « la situation particulière », l’immédiateté et le lendemain.

        Opposition en apparence, alors qu’ils sont interdépendants et totalement liés. Et que ignorer l’un ou l’autre c’est commettre la même erreur. Ta position n’est pas plus défendable, et humainement en fait elle l’est moins, (parce que cela reste un concept global l’intérêt général, tout comme l’Humanité au passage) que celui qui n’a que sa souffrance devant les yeux et qui veut qu’elle cesse. En fait l’intérêt général dans pareil cas, c’est que la société toute entière s’organise pour que cesse la situation de souffrance, surtout si elle en a les moyens, dans le cas contraire, la révolte est un droit absolu !

        « Sinon demain on rase gratis ?  » Ben mon couillon, dis donc, fallait un peu la placer celle là dans ce fil de commentaires dont le sujet est :

        POUR UN PARTI DE LA GRATUITÉ, PAR MADELEINE THÉODORE

        Sacré toi va ! 😀

      8. « Quelqu’un ici pense-t-il censément que si les GJ marchent sur l’Elysée, la France se réveillera dans un état de complétion, de béatitude et d’accomplissement total ? »

        Non.

        A mon tour,

        On modifie les règles comptables, on met le BANCOR, au niveau Européen, (soyons fou !) :

        la France se réveillera dans un état de complétion, de béatitude et d’accomplissement total ?

      9. 1/ « in the long run, we’re all dead » ;
        2/ l’inconvénient de certains processus itératifs, c’est qu’à la longue ça finit par faire mal ;
        3/ peut-être qu’à défaut de complétion, ça permettrait de déverrouiller le processus (étude citée par M. Jorion sur la représentation des idées populaires dans les débats parlementaires u.s.) ;
        4/ qui décrète l’urgence ? Certainement pas les GJ ;

      10. Julien
        Pour accéder au solutions de long terme, à un moment donné, il faut bien un « tout de suite » pour au moins les décider, puis les appliquer « tout de suite ». S’il y a urgence, il y a des mesures qu’il faudra appliquer tout de suite.
        Le tout est de savoir ce qu’il faut mettre dans le « tout de suite ». Il me semble que dans ton appréciation des Gilets jaunes ce n’est pas leur précipitation que tu critiques, mais plutôt leur attitude radicale face aux institutions. ILs remettent en cause ce gouvernement, son président, qui a leurs yeux n’a pas, ou plus de légitimité. Ce ne serait pas la première fois qu’en France un président ou un roi quitterait ses fonctions pour cette raison. De même que nous changerions de république. Je ne pense pas que ce soit nécessairement une solution, mais à défaut d’autres solutions, il faudra peut-être en passer par là surtout dans la situation actuelle où précisément le président a cru bon gouverner jusqu’ici en faisant abstraction des corps intermédiaires. Le mal est fait, je le crains, il ne pourra donc que se démettre ou virer toujours plus à droite.

        Tu vois dans nos institutions le garant d’un ordre sans lequel nous irions tout droit au chaos. C’est un risque effectivement, mais le risque n’est pas moins grand non plus qu’en ne faisant rien nous nous acheminions également vers le chaos ou que nous laissions l’Etat social être démoli toujours un peu plus. Ainsi déjà, Macron promet qu’il n’y aura pas de fermetures d’hôpitaux, par contre les services eux pourront fermer, et ainsi de suite. C’est ça le macronisme.

        « Le tout de suite » n’est donc pas la question, la question est de savoir si l’on pense que les institutions actuelles sont encore de taille à se préoccuper de l’intérêt général. Ce n’est pas moi qui a évoqué sur ce blog les fameux verrous ou les cliquets. Soit il existe des verrous et alors il faut les faire sauter, soit ils n’existent pas et qu’on se le dise ! IL me semble qu’on en est là. Il existe une troisième option, que les verrous sautent sous la contrainte systémique d’un effondrement partiel ou général. Mais alors c’est la mort de la politique, y’a plus qu’à attendre …. en priant que le ciel ne nous tombe pas sur la tête.

      11. Je ne questionne pas que le « quand », je questionne aussi et surtout le « comment » et les intentions profondes d’un mouvement d’essence souverainiste.

        Bien sûr que la 5ème République est sur sa dernière jambe, et Macron aura participé à sa précipitation dans le vide. Mais l’avénement d’une 6ème République doit être le fruit d’un processus démocratique, et il faut alors s’interroger sur l’incapacité des partis qui prônent ce changement radical à peser.

    1. @Cloclo
      Ne pensez vous pas , ou pensez-vous, que l’effort que devrait fournir un non-gueux pour comprendre un gueux soit surhumain ?

      1. Adoque,

        Les non-gueux, pour tout dire la bourgeoisie (petite et haute, financière et culturelle), elle sait (hypocrisie) et s’en cogne tant que ça ne remet pas en question son statut et sa position.

        Qui a dit qu’ils n’étaient pas humain ces gens là ?

      2. J’aggrave mon cas. Pugnace, tendance morpion je suis.

        C’est quoi le progrès : réintégrer comme étant de l’espèce humaine ceux qui en étaient exclus pour former un tout i.e. greffer les différentes particularités entre elles, i.e. dé-saucissonner ce que l’ignorance et la distance nous incitaient à diviser.
        Rude le chemin.
        Sûrs de nous, nous avions même aboli la peine de mort.
        Nous avions même créer la présomption d’innocence
        Nous avions même exigé des avocats pour défendre les indéfendables,
        des médecins pour soulager et peut-être soigner les irrécupérables
        …..
        Pas à pas nous renoncions à nos mutuelles évidences et leurs violences.
        Quels furent nos moteurs, nos soutiens ; les expérimentations, les recherches, les dé-couverte,s, les expérimentations, les applications : Les complexités, Les sciences.
        Que nous apprirent-elles : évoluer d’est d’abord apprendre à renoncer à nos pré-requis et pré-jugés et évidences, apprendre à renoncer à se mettre à la place de pour se mettre en situation de, pour découvrir qui nous sommes et notre univers. Nos compliqués, à chacun, pour former de nouveaux tous.
        Une planète, une espèce / le vrai, le beau, le grand – Le bout du chemin pour être en mesure de tenter de lever le voile sur notre mystère ? Aborder le grand virage, le grand saut ; l’abolition de la peine de vie
        Que disent les sciences :
        elles confirment, faut vraiment se dépêcher, le grand bond où c’est la fin. A vue de dérèglements/destructions/disparitions, Il reste quelques mois.
        Là, avec ce qu’elles nous enseignent et apprennent, le pour / le contre n’ont aucun sens commun, ne promeuvent pas l’intérêt général, ils n’expriment que des macérations égotiques hsitoriques et géographiques qui auraient dû être périmées.
        Avec .
        Une révolution là maintenant en guise d’évolution ? Rêvez. Il n’y aura pas d’après. Où alors les sciences dures et les sciences humaines mentent. Un complot vous croyez ?

        Résister c’est créer. Pas détruire.

        Puisque ici aussi vous osez utiliser le mot « gazés » pour des lacrymos dans une dramatisation quelque peu indécente, je m’autorise à imiter votre registre. Les enfants, nos enfants, défilant : des enfants-soldats.

        Les bidets ont disparu. Dommage. Restent les bassines d’eau froide.

    2. Baleine,
      Résumer comme vous le faites le mouvement social et politique qui a lieu actuellement dans le pays à de la destruction n’est pas conforme à la réalité. Les urgentistes qui posent une banderole sur leur hôpital à la Pitié-Salpêtrière : des destructeurs de l’hôpital public ? Les gilets jaunes qui défilent et demandent fermement une autre politique, des destructeurs ?
      Je n’aime pas non plus certaines formules parfois excessives, en effet évoquer des « gazés » ne sert pas la cause, mais de là à mettre tout le monde dans le même panier, vous ne servez pas non plus votre cause…
      Oui il faut construire, mais comment construire si un gouvernement qui par sa politique se fait le bras armé (via la violence légitime d’Etat) d’un système destructeur des sociétés et des éco-systèmes ? Que construire si d’abord on n’a pas stoppé la déconstruction en cours de l’Etat social ?

  19. @Cloclo
    « […] Qui a dit qu’ils n’étaient pas humain ces gens là ? »

    Certes, il n’y a pas de race « gueux non-gueux » mais sans doute pour les non-gueux, comprendre les gueux n’est tout simplement pas inscrit au programme.
    Si, par hasard, cette thèse était avérée, alors je vois mal comment les gueux pourraient espérer quoi que ce soit de représentants non-gueux, fussent-ils élus par les (des) gueux.

    Peut-être qu’une IA associée à des greffes du genre transhumanisme, finirait par imposer une formation complémentaire, l’IA ayant détecté la nécessité de s’intéresser aux gueux, ne serait-ce que par intérêt !?

  20. Je cite Immanuel Wallerstein, le 1 mai 2019, écrivant de l’incendie dont parle Madeleine T:

    quote
    La France était politiquement divisée avant cela. L’espoir personnel du président Macron était que ce projet de reconstruction réunifie la population. Il l’a fait momentanément. Le moment est passé et la France est toujours aussi divisée.
    unquote

    Source: https://www.binghamton.edu/fbc/commentaries/archive-2019/496en.htm

    Dépolitiser la politique alors?

    (de toutes façons… c’était cela le cerneau de la solidarité Notre Damienne……)

    https://www.volteuropa.org/vision

  21. Notre espèce fait face à des menaces vitales « naturelles » planétaires au même titre que les autres espèces qui ont disparu disparaissent et vont disparaître avec nous si nous n’arrêtons pas nos délires de sachant tout puissant.

    La planète n’est ni finie ni infinie. Elle est unique et explorée. Toute colonisation volontaire est désormais impossible sauf à remplacer la population existante par une conquérante.

    Toute catastrophe climatique et environnementale draîne et draînera son lot de réfugiés, migrants, exodés.

    La planète étant unique et explorée, toute guerre sur n’importe quelle terre et mer est une guerre civile.

    Toute guerre menée avec les armes destructrices de notre siècle nous condamne irrémédiablement à nous priver des services et moyens nécessaires aux secours des victimes d’une catastrophe naturelle additionnelle, mais aussi des éléments indispensables à la satisfaction de nos besoins fondamentaux.

    Toute guerre draîne et draînera son lot de réfugiés, migrants, exodés.

    Notre espèce, en plein déni d’une unique planète commune, procrastine en se délectant de ses différences et origines pour les célébrer d’une part et mieux les éradiquer et exterminer chez ses autres d’autre part pour arriver à une unicité sélective prédatrice (sociales, économiques, militaires).

    Elle est au pied du mur. Soit elle accepte son unicité essentielle soit elle mijote ses ennemis. En résumé, soit elle est l’espèce humaine soit elle ne l’est pas. Sacré TINA.

    Dans ces contextes et circonstances, la confiance en nous et la solidarité sont nos atouts essentiels. Aucune dérogation n’est possible. Elles défrichent l’unique chemin à notre portée qui passe par l’exclusion de la violence. Il ne s’agit pas de savoir cette exclusion de la violence est sensible ou pas niaise ou pas, il s’agit d’admettre qu’elle est la seule issue, il s’agit de savoir apprendre à quoi nous devons renoncer pour la désirer et la pratiquer. Et fissa.
    NB : aucun cancer n’attend que le malade atteint soit disposé à accepter sa maladie et se soigner.

    Principe fondateur : la non-violence.

    A ceux qui disent que la violence est au contraire la seule issue en pleine urgence vitale je leur serai reconnaissante de bien vouloir développer leur principe fondateur.

    Pour ce qui concerne les enfants préados et adolescents qui nous réclament de respecter leur présent et leur avenir je vous laisse imaginer les effets secondaires et indésirables des violences verbales et physiques que s’accordent les adultes en général et leurs parents (qu’ils aiment et qui les aiment) en particulier, se dispensant d’entendre (bien trop occupés à se taper sur la tronche) leur cri d’espoir en eux et d’angoisse non simulée sur leur non futur, .

    « L’enfant « insécurisé », « seul, sans partage de la souffrance, sans aide ni possibilité de déchiffrer ce qui lui arrive, le jour où il comprend ce qu’est la mort, il se laisse prendre », Boris Cyrulnik.
    Avant de tenter leur rappel à nos responsabilités, puisque nous les aimons par-dessus TOUT ils pouvaient encore croire en la nôtre.
    « L’enfant « insécurisé », « seul, sans partage de la souffrance, sans aide ni possibilité de déchiffrer ce qui lui arrive, le jour où il comprend ce qu’est la mort, il se laisse prendre », Boris Cyrulnik.

    En qui auront-ils confiance, qui écouteront-ils pour les aider à déchiffrer et régler le désastre de leur conflit intérieur face aux inactions de leurs parents et des adultes qui vont perdurer et aux dérèglements sociaux politiques et climatiques terrifiants qui s’installent ?

    Suicidez-vous qu’ils disaient.
    https://www.qwant.com/?q=la%20bombe%20humaine%20T%C3%A9l%C3%A9phone&t=videos&o=0:9ded1117c7a3de1f9df25f0b753ccdd5

    1. @ Baleine, je respecte votre discours iréniste, pacifiste, mais je ne le comprends toujours pas.

      Selon moi, il y a deux erreurs récurrentes dans ce type de discours admirables dont on a vu les limites avant le IIe GM. L’illusion d’une unicité indifférenciée (les bons maîtres et leurs esclaves noirs dans les plantations par ex., syndrome Case de l’Oncle Tom) et surtout l’oubli de la légitime défense, par la contrainte de la non-violence que nous nous imposerions face à des violents : la lutte des classes imposées par l’exploitation de l’homme par l’homme et aggravée de nos jours par une prédation cupide et destructrice de tout ce qui est sur la planète.
      Je n’avais pas répondu à votre précédent commentaire et Cloclo l’a fait très bien.
      Je voudrais simplement vous dire que nous n’avons plus le choix d’attendre une bonne volonté de la part des nouveaux maîtres du monde.
      D’ailleurs que signifiait dans une même phrase:« L’ultra richesse, la misère, l’ultra victimisation l’ultra culpabilisation, les évidences en quelque sorte, nous garantissent un retour de la violence armée en Europe et aux US.».
      Votre formulation m’avait choqué car elle pouvaient connoter des associations curieuses : qui est la cause de quoi ?
      Pour ne pas conclure, Spartacus est mon héros ─ il fut obligé d’être « violent » ─ et son message d’espoir fut bien perpétué par le mouvement Spartakus, que j’admire également.

      1. Même Jésus himself, le fils de dieu le tout puissant himself, n’a pas toujours fait dans la dentelle (chasse les vendeurs du temple avec un fouet et en renversent leur étal ; il demande la destruction du Temple, Dans Luc aussi Chapitre 13 il menace de mort et de massacres, le verset 27 du chapitre 19 de l’Evangile de Luc, il veut tous les égorger). Son papounet n’est pas en reste, l’Ancien testament c’est quasiment une boucherie à chaque chapitre…

        Bon ce n’est pas une excuse pour tabasser son frère non plus, mais le corriger oui ! 😀

      2. L’impasse dans laquelle nous nous engouffrons ? Oligarchie vs peuplecratie.
        Ça fait envie.

      3. On y est engouffré depuis des siècles Baleine, tu débarques sur terre on dirait. En fait tu aimerais que le Monde corresponde à ta sensiblerie irénique, mais la réalité n’en a que faire. Vas-tu donc bouder ou te morfondre en maudissant le réel ? Là est la question !

      4. Si Baleine est à la fois fourbe , idiote et iréniste , c’est que vraiment elle n’est pas de taille à affronter Spartacus et Jésus Christ ( ou Dimitri Karamazov ) .

        Heureusement elle est Baleine et porte le réalisme chrétien des martyrs de la première heure qui aimaient plus haut que la réalité revendiquée par César , Spartacus ou Mitia .

        Dostoïevski ( qui s’y connaissait en « gratuité » ) lui aurait fait la meilleure place .

        Moi aussi .

      5. Bravo, Juan, tu te sens mieux maintenant ? Ca fait du bien n’est-ce pas de se sentir aussi près de l’idéalisme , presque comme dans la fosse aux lions, sous le soleil, le sable, le torse offert mais la joie dans le coeur de rencontrer la Lumière lorsque les crocs frapperont. Mais oui mais oui. Alors reste le couvent ou le monastère maintenant pour s’isoler du Monde où règne Satan (comme le disait Paul y a peu). Au revoir mon frère, ma soeur ! Les autres feront le boulot as usual. Bonne mentalité de curetons qui se révèle en deux temps trois mouvements.

        Comme quoi Etienne de La Boétie avait bien raison dans son « Le Discours de la servitude volontaire « 

      6. Heureusement le Paradis est acquis pour les pauvres, les faibles et les enfants :

        https://www.who.int/fr/news-room/detail/11-09-2018-global-hunger-continues-to-rise—new-un-report-says

        https://www.lesechos.fr/2017/09/lesclavage-frappe-40-millions-de-personnes-dans-le-monde-182304

        https://www.infosuicide.org/reperes/programmes/monde/

        https://www.unicef.fr/dossier/exploitation-et-travail-des-enfants

        https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/23/sur-tous-les-continents-la-nature-et-le-bien-etre-humain-sont-en-danger_5275433_3244.html

        Priez pour nous Sainte Baleine et Saint Juan ! Amen. Vous savez que je vous aime quand même malgré cela hein ? Car vous n’êtes pas responsables (enfin si un petit peu, aille, ouille, oui, mais je vous pardonne).

      7. Chantez beaux merles ou perroquets parés de fausses plumes dorées , seuls le condor est beau et vole haut en regardant le soleil en face :

    2. Baleine,

      Petite précision, la non-violence, est une arme redoutable si et seulement si on s’en sert comme d’une force en opposition à la violence d’Etat et de la classe dominante.

      A ce sujet :

      https://www.telerama.fr/idees/la-non-violence-est-l-exercice-d-une-force-opposee-a-la-violence-pascal-tozzi,142759.php

      extrait :

      « Les expériences et discours emblématiques d’une non-violence « insurrectionnelle » ou de « non-coopération » portée par des Gandhi, Martin Luther King, Mandela, Vaclav Havel, par les mères de la place de Mai en Argentine, ou encore la Birmane Aung San Suu Kyi n’ont rien à voir avec l’inertie, la désertion, la complicité, ou même la tranquillité. La non-violence est bien l’exercice d’une force opposée à la violence. Non-violence ne saurait donc rimer ni avec lâcheté, ni avec impuissance. Bien au contraire, la crédibilité et la viabilité de la non-violence passent par une implacable et une endurante ténacité qui commence au plan individuel.

      Elle s’érige en occasion de défi, de riposte, de « faire face ». La passivité n’a que peu à voir avec cette attitude, contrairement à ce que certains peuvent croire, pensant qu’il suffit de ne pas utiliser la violence physique pour être non-violent. La non-violence connote une force, un effort dans le combat contre la violence. Elle est essentiellement une lutte, un engagement dans une résistance volontaire nourrie par un idéal inébranlable : le respect de la personne humaine. »

    3. Au lien sur l’apologie de la « non-violence » de ce chercheur du CNRS, on peut aussi lire en opposition le livre de :

      Peter Gelderloos qui décape un peu l’image d’Epinal du concept :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Gelderloos#Comment_la_non-violence_prot%C3%A8ge_l'%C3%89tat_(2005)

      Moi je vois la grève générale totale, l’occupation massive du domaine public, comme une très bonne option. Mais bon, là aussi, les intérêts de classes et la peur générée dans la durée deviennent rapidement prépondérant pour une grosse partie de la population qui a quelque chose à perdre (chez nous avec un âge moyen de 40 ans c’est la quasi totalité des gens).

      Bref, les faibles courbez l’échine et patientez en souffrant le temps que le beau mâle dominant blanc abandonne sa puissance et sa magnificence et que le système itératif de conscientisation fasse son oeuvre ! (Quelle blague, les riches ils sont bien conscient de leur position, et la défendent becs et ongles, alors comme dirait Coluche, en parlant de la dureté du Monde et des faibles moches « pour eux ca va pas être facile ! »)

      1. Medellin, le 3 mai 2019

        @CloClo

        Dans les moments / années plus récent.e.s, je n’ai pas lu de tels mots irresponsables, mal pensés que ceux de ce sieur avec un nom de famille néerlandais Gelderloos.

        S’alligner de cette manière irresponsable du coté des forces plus ou moins cachées, faisant la promotion des armes et l’emploi de la violence…. je ne peux guère croire mes yeux, sur le blog du grand pacifiste qui est Paul Jorion.

        Monsieur ou madame CloClo: probablement c’est util d’aider un peu votre mémoire:

        la VRAIE tradition social-démocrate, mondialement, qui se trouve vivante en Suède, a toujours été la tradition de la paix, de la recherche de la paix, de la promotion de la paix et du désarmement.

        L’emploi de la violence à fin de promouvoir la paix est une ‘contradictio in terminis’ gigantesque, employée avec des conséquences néfastes, TOUJOURS, comme on a vu récemment au Libye, au Syrie et ailleurs, et qu’il faut éviter à TOUT prix aussi ici en Amérique Latine.

        Vous sauriez sans doute de quel sujet j’écris cet appel.

        Le défi HUMANISTE, social-démocrate, (si vous voulez: socialiste, malgré le fait que je déteste le mot socialiste si je voix ce que les sieurs Kim Jong Un, Madura et Ortega ont réalisé au nom du socialisme) reste. comment désarmer, comment réaliser la paix permanente.

        Chercher, promouvoir et MAINTENIR la paix des facons NON-violentes et élaborées d’une manière scientifique et sociale, est le devoir de nous tous et toutes.

        Et ce n’est pas pour rien que, et je suis d’accord avec vous, l’emploi de la grève totale, s’est montré un instrument très, très effectif, mais utilisé uniquement dans des conditions exceptionnelles, en guarantissant les soins de base aux gens. Comme PROUVé à quelques reprises… en Suède… où le contrôle de la population des coopératives des consommatrices et consommateurs, et le taux TRES élevé de l’organisation syndicale laborale, guarantit l’approvisionnement en produits de base à la population pendant la grève totale.

        Chaque fois, à n’importe quelle reprise: la population suèdoise sortait vainquante de telles grèves, sans violence, sans police contre la propre population, PARCE QUE la même police fait PARTI de LO, LandsOrganisationen.

        Cela me paraît une lecon assez importante pour la population francaise: CESSEZ s.v.p. vos guerres idéologiques de division, et créez une seule force syndicale laborale, et une grande coopérative des consommatrices et des consommateurs.

        Utilisez votre énergie pour vous unifier, au lieu de vous enterrer toujours dans le même drame: ce drame de divisions, ce drame de la violence de la recherche de la propre raison, au lieu de la raison commune.

        La solution se trouve dans vos propres mains: à commencer aujourd’hui même.

        Soyez la lumière de l’Europe centrale!

        Embrassez les garcons et les filles de la police anti-émeute et autres en France, faites-les frère et soeurs dans l’effort décidé de désarmement, dénucléarisation et dédramatisation en France, transformez la France en terre de paix.

        Et n’écrivez jamais plus, ici au BLOG Jorion, que la violence est une option de progrès.

        Venez voir ici, dans mon pauvre pays, les conséquences de 56 années de glorification de la violence par la gauche, par les curés (inspirés IRRESPONSABLEMENT par l’université de Louvain), par les mafias, par l’état, et par les industries d’armements.

        ¨Use your little grey cells¨ CloClo, comme le disait le grand Belge à Londres.

      2. La Suède ? Laquelle ?

        Celle-ci : https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte

        Remarquez donc un peu ce que, dans certaines époques, ont donné votre : « d’une manière scientifique et sociale, est le devoir de nous tous et toutes.’ Et dans cette phrase encore de vous, « Comme PROUVé à quelques reprises… en Suède… où le contrôle de la population des coopératives des consommatrices et consommateurs, et le taux TRES élevé de l’organisation syndicale laborale, guarantit l’approvisionnement en produits de base à la population pendant la grève totale. » l’expression « contrôle de la population » est possiblement d’un goût des plus douteux (procès d’intention comme vous le faites si bien les biens les soc dem !). Tous au garde à vous devant le corps social : https://www.youtube.com/watch?v=dRHlwBtW560

        Allons allons, mon cher social démocrate tout émoustillé à la lecture d’auteurs prônant la révolte contre les détenteurs de la puissance. Promouvoir la paix, mais de quoi vous parlez mon cher monsieur. Quelle paix ?

        Et j’espère que vous rigolez quand vous sortez votre tirade sur l’Irak, la syrie et opération de « Paix » de la puissance dominante ultra libérale ! Et vos manifestations de non-violence ont sacrément empêché les massacres, y a pas de doute, hein ? Ca va vous pouvez dormir en paix Johan !

        Et puis mon cher Johan, faudrait voir un peu à redescendre sur Terre, celle des autres pas de votre organisation de contrôle de population où même la police est en fait assimilé par tout un chacun, auto géré, auto contrôlé, auto discipliné, votre modèle la Suède, donnez lui le niveau économique du Soudan et on en reparle de votre discours de soc dem. Puis regardez ce qu’elle donne votre idéal de breloque, votre royaume de carton pâte quand on lui chatouille un peu la réalité de son sens de l’Humanisme :

        https://www.lesechos.fr/monde/europe/apres-les-elections-la-suede-oscille-entre-droite-et-gauche-138545

        https://www.lesechos.fr/monde/europe/en-suede-profonde-sur-les-pas-de-lextreme-droite-138216

        Accessoirement, si on devait étendre la consommation matérielle, IE le niveau de vie des suédois à tous, faudrait raser toute la planète sur 100 m d’épaisseur. Si ? Non ? Peut-être ? Alors je reformule vous nous parlez de quoi Johan ?

        Donc mon très cher Johan, abstenez vous de donner des leçons de non-violence gratuite à vos frères, ça nous évitera à tous de subir les moralines qui foute la haine en VRAI !

        Maintenant, je suis bien d’accord, c’est mieux de discuter. Enfin, entre vous et moi c’est très facile, je peux même manger un bout à l’occasion.

      3. JL >> CloClo

        Je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises ici au BLOG, mais, suivant le principe prouvé ¨répétez toujours¨:

        étudiez bien s.v.p. l’histoire et les activités de la SEULE académie en Europe, de la rechercher, de la promotion, de l’education, de la réalisation, de controle de suivi et de l’évaluation permanente DE LA PAIX:

        la Folke Bernadotte Academy, un petit peu au sud de Stockholm, Suède, portant le nom de cette grande famille francaise qui se dédouait à la Suède d’une facon pronfondément démocratique, en contraste total avec la force autoritaire, centraliste, anti-démocratique, violente, militarisée d’un officier de l’artillerie né à la Corse, mort à Saint Hélène.

        BUILDING PEACE: ad literam: ¨BÂTISSANT PAIX¨ (= bâtir SANS CESSE la paix)

        (c’est difficil de faire ‘le pont’ entre une langue latine et une langue demi-germanique… le présent participle BUILDING implique l’effort sans-cesse, permanent, de BÂTIR… une action sans fin…. c’est, alors, plus que bâtir, c’est plustôt bâtir sans cesse… à chaque moment, à chaque instant, à CHAQUE difficulté de la vie…)

        https://fba.se/en/

      4. @ CloClo

        C’est clair que vous vous énervez. C’est très bien, car cela montre que j’ai touché une corde sensible avec vous et que vous réagissez à mes paroles avec un sentiment intense.

        Un grand merci à vous pour votre engagement!

        Et j’espère que bientôt vous dédouerez toute votre énergie à la participation dans un cours à Sandö.

        Après tout, rien ne vous convaincra plus que votre propre expérience.

        https://fba.se/en/how-we-work/courses/upcoming-courses/?eventID=1529678

        Bien à vous, et paix à vous!

        JL

    4. Mon principe fondateur ?

      La force doit rester à la LOI ! Simplement leurs lois, elles sont actuellement légale mais elles ne sont pas justes ni dignes, et au niveau des connaissances et des défis du Temps. Moi je suis d’un pragmatisme tout simple. Je ne nage pas dans les grandes théories, je ne sais pas nager.

      Et oui ma baleine, le reste c’est du vent et des mensonges, avec lesquels on t’endort et tu nous endors. Faudra suer, pleurer, et certainement saigner pour que la LOI prenne le dessus sur leurs lois. (merde on dirait jésus, faut que je me calme sur les cachets moi).

      1. C’est bien ce qui me semblait CloClo, vous barbotez dans votre pragmatique équipé de vos bouées de sauvetage légaliste. Le réel si je mens.

        Nelson Mandela était pacifiste. Puis il a glissé dans la lutte armée. Puis il a été emprisonné. Puis il est arrivé/venu à la non-violence.
        Nelson Mandela. Emprisonné 27 années à distance des évènements et des impossibles. Recul.
        Souvenirs.
        Ubuntu.
        Homme de l’intérêt général et du commun ? d’abord et avant tout éviter les carnages de la « juste vengeance légitime » en prohibant de la légalisée par l’installation de tribunaux promouvant des condamnations à mort expéditives.
        Comment ? Ni par l’exécution, ni par l’interdiction, ni par le raisonnement, ni par la foi, ni par la supplique.
        Comment ?

        La Commission vérité ET réconciliation.

        « Qui avait pour objectif de procéder à des amnisties individuelles aux auteurs de violations des droits de l’homme. En échange, ceux-là s’engageaient à révéler l’intégralité de leurs actions. Cette procédure fait écho à la Constitution de 1993, qui énonce le « besoin d’ubuntu et non de victimisation. »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Ubuntu_(philosophie)

        Vous pouvez toujours tenter de discutailler avec un cancer façon bignolle courrier du choeur pendant qu’il bosse à vous envahir. Vous pouvez. Vous pourrez mais pas bien longtemps. Il est puissant comme des éléments sourds muets aveugles castrés manchots culs de jatte qui se déchaînent.

        Vous pouvez aussi tenter la lucidité sur votre état pour réveillez l’élan vital de votre énergie pour l’arrêter,

        Mai si vous qualifiez l’élan vital de grandes théories pour faire face au cancer et ses traitements – le vrai, le grand, le beau – , – liberté, égalité, fraternité, laïcité – vous laissez la/notre toute puissance prendre les commandes.
        Et cette toute puissance n’est rien d’autre qu’un élan mortel auquel vous êtes prêt à donnez force de LOI.

        En France particulièrement Nous ne partons pas de rien ni de très loin
        Recul
        Souvenirs

      2. Ma chère baleine, si tu es en accord avec toi même, tant mieux. J’ai rien compris à ton commentaire. Si, que pour lutter contre un cancer faudrait pas être violent avec lui donc éviter la chimio et les rayons, mais à la réflexion pas certain d’avoir bien suivi votre déroulé en fait …

        Je suis désolé si vous perçu dans mes propos, par une logique qui m’échappe, une quelconque pulsion de mort, vraiment désolé ! Restons en là Baleine ! Je pense que c’est mieux, keep cool.

      3. Non.

        Savoir – Être – Faire. Dans l’ordre sil vous plaît
        Dans cet ordre, aucune transition n’est désormais possible sans réconciliation.
        Me disqualifier ne vous dispense pas cependant de chercher des réponses à mes deux questions.

        Question 1
        « Sommes-nous capables de restaurer nos sociétés sans passer par les cases catastrophes qu’elles soient humaines ou naturelles, sachant qu’une humaine combinée à une autre naturelle (ET) seront les dernières, nous assurant et assurant aux-prunelles-de-nos-yeux-que-nous-aimons-par-dessus-TOUT qu’elles n’auront pas d’après ?
        Réponse à ma question par une autre question :
        Quelqu’un et quelques autres se sont-ils retrouvés face à une urgence absolue similaire ?

        A l’échelle de l’Afrique du Sud, à ma connaissance (je suis ignorante il y a obligatoirement d’autres politiques ailleurs) : Oui. Nelson Mandela.
        Avec son parcours, après son emprisonnement, il n’est pas sorti pour être libre de reprendre une lutte armée en criant vengeance, ni le pouvoir c’est moi, encore moins viva la muerte. Il a anticipé puis vécu l’urgence de la situation explosive, l’a traduite en responsabilités puis actions.

        Il a trouvé en prison ce qu’il cherchait, que vous auriez disqualifié en sentimentaleries niaiseuses : vérités, toutes les vérités de chaque un et uns, pour les réconciliations lucides, qui deviendront le socle sur lequel baser la confiance et la solidarité.
        (Souvenirs : Lui, Ubuntu, vous Jésus)

        « Qui avait pour objectif de procéder à des amnisties individuelles aux auteurs de violations des droits de l’homme. En échange, ceux-là s’engageaient à révéler l’intégralité de leurs actions. Cette procédure fait écho à la Constitution de 1993, qui énonce le « besoin d’ubuntu et non de victimisation. »

        Par curiosité, cherchez et si ce n’est déjà fait imprégnez-vous des Tribunaux Vérités et Réconciliations. Ensuite, causer niaiseries en toute arrogance vous semblera me semble-t-il (pour vous lire) stupide et a minima incongru.
        Nelson Mandela et ses amis/compagnons ont permis le passage de l’obstacle de la guerre de tous contre tous à leur pays et ouvert la voie d’une transition.

        Et je pense moi, qu’au plus profond, sans la brosse à reluire frénétique de leur seule pauvreté, c’est ce que voulaient les GJ.

        Question 2

        QUEL EST CE TOUT QUI EXCLUT SANS RÉSERVE N’IMPORTE QUEL MAIS ?

        Bah oui quand même, comment renoncer à nous planquer derrière cet alibi de nos petits nenfants pour mieux leur refiler nos bébés, sans répondre à cette question ?
        Excusez-moi. Elle était mal formulée, incomplète en mai 2019 :

        Quel et ce TOUT face à leur RIEN – qui exclut sans réserve n’importe quel mais – afin qu’ils vivent et pas seulement survivent ?
        L’amour inconditionnel que nous déclarons leur porter ? Manifestement au regard des impasses géographiques physiques et sociales que nous leur réservons il n’est pas si inconditionnel que ça.

        Contrairement à nos affirmations et croyances, il y a donc des illusions, des conditions non-dites.
        Quelques vérités sur ces conditions là aussi ne nuiraient pas aux réconciliations afin d’aborder la transition.

        L’union ferait notre force pour au moins tenter la transition. Oui mais quelle union pour lutter contre les éléments : de circonstances, d’intérêts, de partis, d’églises …. ? Autant d’oppositions, d’identité, fois, paradoxes contradictions qui valideraient les forces de chaque union pour légitimer la guerre (la der des der, éléments obligent).

        En mai 2019 il ne peut plus y avoir de pacifisme sans non-violence ; aucune transition n’est désormais possible sans réconciliation préalable.

      4. Baleine
        vous avez lu( ou vu la vidéo) la conférence de Paul à la Catho de Lille sur les conséquences d’une mécanisation bientôt totale ?

        Avez-vous eu le sentiment à sa lecture qu’une conférence de conciliation est souhaitée par ceux là même qui poussent à la mécanisation du travail, et ont tendance à mettre dans la catégorie « inutiles » tous ceux qui ne pensent pas comme eux ?
        Je crois à l’influence des idées, et comme vous je fais mon possible pour que celles de Jorion se diffusent, mais comme l’indique Jorion lui-même, le temps presse, si l’on attend tout de la percolation il sera trop tard.
        Si l’on attend que les puissances de l’argent et ceux qui les représentent politiquement daignent s’assoir autour d’une table pour évoquer les vraies problèmes, on risque d’attendre longtemps.

        Un mouvement comme celui des gilets jaunes c’est un mouvement violent d’après vous ?
        Des dégâts matériels imputables à des manifestants sans doute, mais pour le reste où est la violence ?
        Plutôt du coté des forces de l’ordre, et si violence il y a coté manifestants, c’est justement parce que ceux qui sont sensés se réconcilier avec ce qui fait société refusent tout dialogue.

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