Archives par mot-clé : Travail

Canicule et vie de tous les jours, par Arkao

Ouvert aux commentaires.

Bonsoir,

Je dirige actuellement un chantier en extérieur (et pas en Bretagne 😀 ). 

Il fait effectivement très chaud, malgré une petite brise. Il ne m’est pas possible d’évaluer la température ressentie en plein soleil, mais nom de dieu ça cogne dur. Jusqu’à ce soir, l’équipe a survécu. Nous bénéficions quand même d’un local de chantier climatisé (dont l’électricité provient d’un groupe électrogène fonctionnant au fioul tournant 7 h par jour, accentuant de fait l’effet de serre) où nous pouvons faire (légalement) une pause fraicheur de 20 minutes par demi-journée. Comme je suis un chef de chantier « cool » (d’après ce que j’entends dire par la rumeur – je n’oserais me juger moi-même), l’ambiance est bonne et on essaye de prendre avec bonne humeur et détachement cet épisode climatique particulier. Faut dire que dans le milieu, il y a (en tout cas chez les plus anciens) une espèce d’orgueil à tenir tête aux rigueurs du climat, à ne pas se montrer chochotte (et ce n’est pas une question de genre, les femmes sont sacrément tenaces dans ces circonstances).

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Le Monde diplomatique, Les sociopathes (de France Télécom à Macron) par Frédéric Lordon, 31 mai 2019

Les sociopathes (de France Télécom à Macron), par Frédéric Lordon, le 31 mai 2019. Remarquable réflexion. Comme son blog n’est pas ouvert aux commentaires, j’ouvre la discussion ici. J’aurai des choses à dire – ayant en particulier travaillé plus de 10 ans dans des boîtes américaines (le modèle où France Telecom aura joué un rôle pionnier en l’important en France). 

… Les « objectifs » sont, pour les individus, la manière dont la guerre leur tombe dessus, ce à quoi ils se trouvent mis en demeure d’accrocher leur survie. Pour les « objectifs », ils se feront donc des kapos. Ce qui est frappant dans le cas France Télécom, mais qu’on retrouverait à l’identique dans toutes les entreprises du même type, c’est avec combien peu de perte en ligne les impulsions sociopathiques venues du sommet descendent le long de la hiérarchie, et sont relayées par les couches intermédiaires. À la violence commandée par le haut, cependant, beaucoup ajoutent la peur — peur que le défaut à exercer la violence les expose à devenir à leur tour les prochaines victimes de la violence —, mais aussi, pour ceux chez qui l’entreprise néolibérale n’a pas détruit tous les cadres moraux, une terrible souffrance de se voir faire ce qu’ils sont enjoints de faire.

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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Kurt Vonnegut : Player Piano (New York : Scribner 1952) – Extrait

Ouvert aux commentaires.

Pages 18 et 19.

    « Kuppo ! » dit le Shah, secouant la tête.
    Khashdrar rougit, et traduisit mal à l’aise, d’un air de s’excuser. « Shah dit : ‘Communisme’. »
    « Pas Kuppo ! » dit Halyard avec véhémence. « Le gouvernement n’est pas propriétaire des machines. Il taxe tout simplement la part des revenus de l’industrie qui allait autrefois au travail, et la redistribue. L’industrie appartient et est gérée par des personnes privées, et coordonnée – pour éviter le gaspillage qui découle de la concurrence – par un comité de dirigeants du secteur privé, pas par des politiques. En éliminant l’erreur humaine par la mécanisation, et la concurrence inutile par l’organisation, nous avons considérablement élevé le niveau de vie de l’individu moyen. »
    Khashdrar interrompit sa traduction. Il fronçait les sourcils avec perplexité. « S’il-vous-plaît, cet individu moyen, il n’y a pas d’équivalent dans notre langue, je crains bien. »
    « Vous savez », dit Halyard, « l’homme ordinaire c’est, eh bien, ‘tout le monde’ – comme ces travailleurs qu’on a vus sur le pont, le type dans la vieille bagnole qu’on a croisée. Le petit bonhomme, pas une lumière mais le coeur sur la main, sans chichis, ordinaire, une personne dans la vie de tous les jours. »
    Khashdrar traduisit.
    « Aha ! », dit le Shah, opinant du bonnet : « Takarou ! »
    « Qu’est-ce qu’il a dit ? »
    « Takarou », dit Khashdrar. « Esclave. »
    « Pas Takarou », dit Halyard, s’adressant directement au Shah : « Ci-toy-en. »
    « Ahhhhh », dit le Shah, « Ci-toy-en ». Il souriait tout heureux. « TakarouCi-toy-en. Ci-toy-enTakarou. »
    « Pas Takarou ! » dit Halyard.
    Khashdrar haussa les épaules. « Dans le pays du Shah, il n’y a que l’Élite et les Takarou. »

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Formation « LA CRISE DU CAPITALISME : QUELLE ANALYSE ET QUELLES PROPOSITIONS ? » à l’intention de syndicalistes

Voici le texte que j’ai rédigé pour la formation que j’assurerai à l’Institut Régional du travail Occitanie, à l’Université Toulouse Jean Jaurès, les 17 et 18 septembre prochain. Si vous connaissez d’autres syndicalistes que cela peut intéresser, signalez leur que je viendrai bien entendu volontiers également dans leur région.

Présentation de la session de formation

« LA CRISE DU CAPITALISME : QUELLE ANALYSE ET QUELLES PROPOSITIONS ? »

Face aux crises successives du capital, quelles réponses syndicales ? Cette formation vise à fournir aux syndicalistes exerçant des responsabilités des apports théoriques à croiser avec leurs expériences de terrain pour comprendre les possibilités de dépassement du capitalisme et la manière de les mettre en œuvre. La session des 17 et 18 septembre sera consacrée à la présentation / discussion des analyses de l’anthropologue et sociologue Paul JORION, professeur associé à l’Université catholique de Lille.

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Compte rendu de « Fuck Work ! » de James Livingston, par Hubert Guillaud sur internetactu.net

Fuck Work !… Et puis ? par Hubert Guillaud sur internetactu.net

Un extrait :

Sur le fond, Livingston pose des questions qui ne laissent pas indifférent, mais n’y apporte aucune réponse nouvelle. Il a beau répéter Fuck Work en boucle, ça fait un slogan, pas une réponse. En appeler à un revenu universel, à l’heure où les allocations de toutes sortes sont plutôt en péril et à l’heure où le capital ne cesse de s’expatrier, me paraît proposer une solution guère opérante, qui pourrait être remplacée par bien d’autres solutions, comme la gratuité à l’indispensable que propose Paul Jorion (@pauljorion) dans la préface à l’édition française de Fuck Work (et dans l’un de ses derniers livres, Vers un nouveau monde).

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« Ils viennent voler notre pain ! »

Ouvert aux commentaires.

Rafle de travailleurs immigrés illégaux dans les usines de Cactus au Texas. Depuis, les usines sont vides car personne d’autre n’est prêt à les remplacer dans leurs boulots de merde.

L’article du Washington Post est ici : Trump says American workers are hurt by immigration. But after ICE raided this Texas town, they never showed up. : « Trump affirme que les travailleurs américains souffrent de l’immigration. Mais après que l’Office de l’immigration et des douanes eut opéré sa rafle, ils ne sont jamais venus ».

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Pékin remporte la bataille pour un ciel bleu – mais les pauvres en payent le prix, par Simon Denyer

Ouvert aux commentaires. Merci à Joel Bomane pour la traduction.

Pékin remporte la bataille pour un ciel bleu – mais les pauvres en payent le prix, par Simon Denyer © The Washington Post, le 13 janvier 2018 

Il y a un an, la capitale chinoise était en proie à un smog étouffant et potentiellement mortel qui rendait la vie pénible avec une pollution dangereuse pour la santé respiratoire. Ce mois-ci, l’air à Pékin est sain et le ciel bleu. Le vent et la météo ont joué un rôle, mais ce n’est pas dû au seul hasard.

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BBTK125 – L’avenir du travail

Wikipedia : « Le Syndicat des Employés, Techniciens et Cadres (SETCa) (en néerlandais Bond van Bedienden, Technici en Kaderleden = BBTK) de tendance socialiste […] Fondé en 1892, le SETCa est également la plus ancienne organisation syndicale d’employés, de techniciens et de cadres de Belgique, la principale centrale professionnelle de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB). »

En attendant le retour de la vidéo corrigée, une autre vidéo de Pieter De Vos.

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À propos de « No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea » de James Livingston, par Madeleine Théodore

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le livre de James Livingston, No More Work * – mais dont il explique dans les premières pages qu’il aurait voulu l’appeler « Fuck Work » – agit sur le lecteur comme une psychanalyse, la question qu’il nous soumet sans ambages étant la raison de notre attachement plein de persévérance à la « valeur travail », alors que nous pourrions et surtout devrions nous tourner vers une autre voie, actuellement, pour répondre à nos aspirations les plus profondes, les emplois disparaissant chaque jour davantage « grâce » à l’automation.

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Le chapitre 10 de Le deuxième âge de la machine de Brynjolfsson et McAfee

Madeleine Théodore nous propose le résumé de plusieurs chapitres du livre d’Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, Le deuxième âge de la machine. Travail et prospérité à l’heure de la révolution technologique [2014] Paris : Odile Jacob 2015.
Ouvert aux commentaires.

  Chapitre 10. Les grands gagnants : stars et superstars.

Le changement technique en faveur du travail qualifié a augmenté la demande relative de travailleurs ayant reçu une instruction supérieure et réduit celle des travailleurs moins instruits. En outre, les changements technologiques en faveur du capital ont accru les profits des propriétaires de capital et réduit la part des revenus allant au travail. Continuer la lecture de Le chapitre 10 de Le deuxième âge de la machine de Brynjolfsson et McAfee

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« Vers un nouveau monde » (à paraître le 23 août) : La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

Vers un nouveau monde

Ouvert aux commentaires. Un chapitre de mon nouveau livre-manifeste.

LE MONDE TEL QU’IL DEVRAIT ÊTRE

7. La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

La deuxième révolution industrielle a nécessité un très long temps d’attente avant que la collectivité dans son ensemble puisse en bénéficier. À nous, ayant tiré, une fois n’est pas coutume, les leçons de l’Histoire, de pallier les désastres accompagnant un tel tournant et, mieux encore, de les anticiper, afin d’en restreindre les aspects négatifs et de donner toute leur ampleur à ceux qui sont bénéfiques pour assurer à chacun d’entre nous la véritable renaissance qu’ils portent en eux. La chose est possible, les moyens sont à notre disposition, seule manque la volonté, tout est une question de politique.

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