Archives de catégorie : Indignés

ARRIVER À SE FAIRE ENTENDRE, par Valentin Przyluski

Billet invité

La crise financière aura eu raison d’un cinquième chef de gouvernement, après l’Irlande, le Portugal, la Grèce, et en considérant le choix d’élections anticipées en Espagne. Enfin, malheureusement, ce n’est pas la crise économique mais les marchés qui ont eu raison de ces gouvernements. Il n’y a pas matière à se réjouir car, comme le notait Daniel Schneidermann cette semaine, il ne peut être que triste de voir qu’aucune des nombreuses affaires dans lesquelles il a été mis en cause n’a eu raison de Berlusconi. Peu importe les entorses au pluralisme des médias, l’affairisme, les affaires de mœurs, mais en revanche les marchés…

Tout ceci devient singulièrement une farce. Fort triste certes. Comme le note François Leclerc dans un billet récent, le scénario est identique, la mise en scène ressemblante et les résultats immuables : remèdes libéraux et démocratie sacrifiée à « l’union nationale » (soit la protection des oligarques).

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L’actualité de la crise : INTROUVABLE LÉGITIMITÉ, par François Leclerc

Billet invité

La leçon de la crise grecque est immédiate, alors qu’elle n’est pas encore résolue : rien n’est réglé, tout s’est encore compliqué, et pas uniquement seulement au plan financier. Quelle que soit la formule politique qui parviendra à émerger, l’Etat grec n’est pas devenu solvable pour autant et la société va continuer de traverser une crise profonde. La solution d’un gouvernement d’unité nationale, si elle parvient à être mise sur pied, ne donnera pas davantage de légitimité à un pouvoir à qui il a été trop demandé et qui a trop exigé.

D’autres pays au bord de gouffre et qui s’apprêtent à changer de gouvernement – l’Espagne et l’Italie, pour commencer – ne vont pas plus trouver à cette occasion de solution à une équation qui n’en possède pas, telle qu’elle est posée. Les dirigeants européens sont entraînés vers le fond par la dynamique de leur stratégie. Ils peuvent se succéder, se coaliser, s’unifier, ils n’en restent pas moins démunis à l’arrivée. En France, l’opposition socialiste se révèle incapable de formuler une alternative construite, alors qu’elle s’approche du pouvoir.

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APRÈS L’INDIGNATION, par zébu

Billet invité

Un billet est une drôle de chose, une chose qui vous échappe, dès qu’elle est posée sur un coin de table, sur une table ouverte où chacun peut s’en saisir et l’auteur en être dépossédé, à moins que ce ne soit le billet qui ne le soit, allez savoir. C’est ainsi et c’est tant mieux

Dans « Une radicalité simple », contrairement à mes habitudes, je n’ai pas voulu intervenir, pour ne pas interférer dans un débat que je pressentais important et sensible, à raison semble-t-il. Le pressentiment est un organe complexe et difficile à manier, certains diront qu’il doit donc l’être avec d’autant plus de circonspection. Reste qu’une manière d’écrire ne peut pas tenir compte de l’infinie variété des sensibilités, au risque de se dénaturer et de ne plus pouvoir transmettre, ce qui est pourtant le but : toujours sur le fil mais ne jamais (trop) y penser. C’est ainsi et c’est tant mieux.

Cela permet d’avancer dans des échanges dont on voit bien qu’ils sont un des moteurs de ce blog. Restent cependant des interrogations, des incompréhensions et des questions. Il me semble nécessaire d’y répondre, si l’objet d’un billet est bien toujours d’échanger, mais en identifiant cette fois-ci ce qui pourrait relever d’impasses et de portes de sorties dans une cartographie limitée d’un territoire humain en perpétuelle évolution : comme le disait un commentateur, la carte n’est pas le territoire. Mais sans cartes, il n’y a que des terres inconnues.

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UNE RADICALITÉ SIMPLE, par zébu

Billet invité.

Toute réflexion faite, il me semble que ce que dit Paul Jorion ne se retrouve pas dans ce que disent les indignés, notamment et loin s’en faut, mais aussi dans les autres types de réactions (à la crise) en cours et pour taire ce que ne disent pas les partis politiques.

Par exemple, en relisant ‘Le Manifeste’ des indignés espagnols. J’y vois des droits (‘Des droits inaliénables doivent être garantis au sein de notre société’), y compris le droit du consommateur ‘à une vie saine et heureuse’. J’y vois la nécessité de refondre la démocratie, a fortiori quand la corruption du système politique est patente. J’y vois aussi l’accumulation (‘accumulation entre les mains de quelques-uns’, ‘l’accumulation d’argent’). Mais aussi l’espérance (l’illusion ?) dans le retour à un système qui permettait la répartition au profit de la majorité (‘une rentabilité économique abstraite où la majorité ne bénéficie pas de ses avantages’), sans remettre en cause cette rentabilité abstraite. Mais aussi un positionnement ‘consommateur’ (‘générant du chômage et des consommateurs mécontents’, ‘Je ne suis pas le produit de ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète’), inconscient sans doute.

Ce que décrit Paul Jorion, soit l’analyse de cette concentration (capital, héritage, intérêt), ses mécanismes, comme objectifs de transformation du cadre, je ne le retrouve pas dans les luttes en cours des multiples indignés. Non pas que ces luttes ne soient pas nécessaires, alors même que celles-ci ont profondément modifié les formes et la participation aux luttes contemporaines mais que la radicalité d’un discours aussi ‘simple’ et clair ne s’y retrouve pas.

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« LE GRAND MYSTÈRE DES CHOSES ENFIN RÉVÉLÉ »

… mais sommes-nous prêts à aborder la suite ?

Pour ceux qui ne peuvent ni voir ni entendre la vidéo : un excellent résumé par le Yéti.

P.S. : Et pour ceux qui ne l’auraient pas noté, cette vidéo est une version courte de Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011).

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LA RACAILLE

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Comment voulez-vous « démondialiser » quand la racaille se lève simultanément dans l’ensemble des pays ?

Si je parle de « racaille », à propos des « indignés » ou des « 99% », c’est qu’il y a quand même ici ou là quelqu’un que leur présence énerve, et en particulier M. Eric Cantor, président de la majorité républicaine au Congrès, l’homme qui a fait passer les vues du Tea Party dans les mesures prises au début du mois d’août pour permettre de renvoyer les décisions relatives au replafonnement de la dette américaine à fin novembre (mon Dieu, comme le temps passe : on y est pratiquement déjà !). Ceci dit, une partie significative de ses troupes présumées est dans la rue avec les autres. On serait du Tea Party, et on laisserait les autres scander « Nous sommes les 99% ! », « Occupons Wall Street ! » ? Non mais, quand même !

Parce que, vous avez vu : ils sont peu nombreux, très très peu nombreux à parler de « racaille », à propos des indignés, que ce soit en Europe ou aux États-Unis, de M. Bernanke à la tête de la Fed, à M. Soros, grand spéculateur devant l’éternel, en passant par quelques personnalités européennes de premier plan : tout le monde se montre extrêmement compréhensif, si ce n’est même, sympathisant. C’est que ce chiffre de 99 % impressionne. On a beau vivre depuis pas mal de temps dans ce qu’on pourrait appeler – si l’on est aimable – une « démocratie censitaire » (où la puissance du bulletin de vote est à la mesure de l’épaisseur du portefeuille), avoir 99 % de la population contre soi, ça ne s’écarte quand même pas d’un simple revers de main.

On est moins ambitieux ici : vous ne m’avez jamais vu dire « 99% », j’affirme plus modestement depuis quelques années que les idées défendues sur le blog reflètent celles de 70% à 90% de la population. Et je le répète inlassablement aux commentateurs qui prétendent que s’ils ne peuvent parler de ce qui se passe en ce moment ni à leurs proches, ni à leurs voisins, ni à leurs collègues de bureau, c’est parce que leurs opinions personnelles sont « ultra-minoritaires ». Je le redis : leur expérience de ne pas pouvoir parler de ce qui se passe m’est étrangère, et ce n’est pas non plus ce que je lis dans les sondages. Ne m’objectez pas les intentions de vote selon les lignes de partage des partis : depuis 2008, ce n’est plus là que la politique se passe (Hollande ou Aubry ? le suspense est à son comble !) mais sur l’internet et sur les places publiques.

« Oui, mais les banquiers ? » Au pire, ils votent avec les autres « 1% » auquel ils appartiennent, et au mieux, ils sont comme ceux d’entre eux avec qui j’ai personnellement l’occasion de m’entretenir et qui me glissent alors au creux de l’oreille qu’ils ont rejoint le camp des indignés de M. Warren Buffett : celui des « indigné des privilèges qu’on m’accorde, sans que j’aie rien demandé ! ».

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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L’actualité de la crise : PAS DE LANGUE PRIVILÉGIÉE POUR S’INDIGNER ! par François Leclerc

Billet invité

Faudra-t-il attendre le 5éme jour annoncé dans un précédent billet, qui donnait le 3 novembre comme point de départ ? Une sorte de répétition générale a en tout cas eu lieu hier 15 octobre, la suite sera écrite par ceux qui tiennent la plume sur le terrain.

A la manière des manifestations contre la guerre au Vietnam, qui parcouraient la planète dans les années 60, le mouvement des indignés s’est sans attendre donné une stature internationale, à la dimension de la crise dont il dénonce les acteurs et les effets.

Les manifestations de la place Saint-Jean de Latran à Rome, de la Puerta del Sol à Madrid, de Times Square à New York et devant le Parlement à Lisbonne ont prioritairement retenu l’attention, en raison de leur importance numérique. Mais cela serait faire injure aux Canadiens, aux Britanniques, aux Chiliens, aux Grecs et aux Bosniaques, ainsi qu’aux Hollandais, de ne pas signaler leur participation au mouvement. Ainsi qu’à beaucoup d’autres, à Johannesburg, à Mexico, à Bruxelles, à Sydney, à Francfort et à Hong Kong…

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LA « PASSIVITÉ DES GENS » NE DURE JAMAIS QU’UN CERTAIN TEMPS

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

J’ai beau rechercher l’origine de l’information selon laquelle la police de New York aurait récemment reçu 4,6 millions de dollars de la banque JP Morgan Chase, je ne trouve rien d’autre quant à la date à laquelle ce don aurait eu lieu que ce même mot « récemment », répété de dépêche en blog et de blog en dépêche. Ce qui rend bien entendu l’information éminemment suspecte. Pourquoi le succès de cette « information » fausse ou exacte ? En raison de sa plausibilité dans le climat de polarisation politique qui caractérise aujourd’hui les États-Unis. On aura noté aussi dans la journée d’hier la montée en puissance des « indignés » new yorkais « Occupy Wall Street », dont le mouvement a essaimé désormais à l’échelle du pays tout entier.

L’élément déclencheur de cette montée en puissance a été l’arrestation dimanche de 700 manifestants d’« Occupy Wall Street » et leur transfert vers les commissariats dans des bus réquisitionnés, alors qu’ils occupaient le Brooklyn Bridge. Le syndicat des métallurgistes a été le premier à apporter son soutien, suivi dans la journée d’hier de celui des transports en commun et du personnel paramédical. Ce dernier va apporter un encadrement sur le terrain, les conducteurs de bus s’opposent à leur réquisition dans le transport de prisonniers, et tous ensemble, ils offrent des fonds et l’accès à des équipes d’avocats et de juristes.

La preuve est faite une fois de plus qu’on n’a heureusement jamais l’occasion de se plaindre de la « passivité des gens » très longtemps.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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RADIO SUISSE ROMANDE, Haute définition, dimanche 25 septembre à 12h40

Un entretien en deux épisodes avec Manuela Salvi dans Haute définition, sur le sujet : « Les périodes prérévolutionnaires ».

Deux fois 15 minutes : la première tranche aujourd’hui à 12h40 (l’émission repasse à 22h40), la seconde, dimanche prochain, 2 octobre.

Si vous n’êtes pas Suisse, en direct sur internet.

Le podcast se trouve ici ou si vous préférez sous iTunes, c’est plutôt à cet endroit-ci.

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PREMIERES BRIQUES DE LA PROCHAINE MAISON, par François Leclerc

Billet invité.

Les manifestations les plus exemplaires et massives se poursuivent depuis des semaines en Israël et au Chili. Que peuvent-elles avoir en commun, vu leurs contextes si éloignés, qui fait aujourd’hui écho aux indignés portugais et espagnols ?

En premier lieu, d’exprimer avec persévérance et la force du nombre, sur une longue période, l’exigence d’une justice sociale mise en cause par la logique du capitalisme financier, ses réalisations comme ses promesses réaffirmées.

En second, de faire preuve dans leur soudaineté d’une grande détermination et de mobiliser bien au-delà des frontières de la protestation traditionnelle pour rassembler et unir des foules combatives.

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L’Espagne : maillon faible ou victime d’un transfert de dette et de la conduite scandaleuse des marchés ?, par Sébastien Bano

Billet invité : SPAIN: A WEAK LINK, OR A VICTIM OF DEBT TRANSFER AND OUTRAGEOUS CONDUCT ON THE MARKETS, par Sébastien Bano

Une longue réflexion sur la « crise espagnole », sur le blog en anglais : ses causes et ses responsables.

« L’Espagne : maillon faible ou victime d’un transfert de dette et de la conduite scandaleuse des marchés ?

(Merci aux traducteurs bénévoles !)

Contacté par un ami Néo-Zélandais, préoccupé par les mauvaises nouvelles qui touchent l’Europe et en particulier l’Espagne où je me trouve actuellement, j’ai répondu à deux questions qu’il m’avait posées, en essayant de lui décrire ce qui me semble être le principal problème de cette nation (et de bien d’autres, mais l’Espagne est un exemple flagrant), loin des références faciles aux fameux pays « Club Med » et autres nauséabondes rumeurs. Lecteur régulier du blog, j’ai demandé à Paul Jorion s’il aurait la gentillesse de le lire et de me donner un avis. M’ayant invité à le publier, voici le contenu de cet échange.

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L’actualité de la crise : IL Y A FOULE EN COULISSE ! par François Leclerc

Billet invité

Réservez deux journées pleines de la semaine prochaine, qui va être marquée par des rendez-vous déterminants !

Mardi 23, François Baroin rencontre Wolfgang Schaüble à Paris, pour mettre en musique l’inoubliable sommet d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy et leurs « décisions ambitieuses », selon le ministre français. Vendredi 26, Ben Bernanke prononce un discours très attendu à Jackson Hole (Wyoming), à l’occasion du rendez-vous annuel des banquiers centraux du monde entier, organisé par la Fed de Kansas City (Missouri). « Au rendez-vous des sauveurs » pourrait s’intituler leur réunion.

En Europe, on prétend continuer à serrer les boulons tandis qu’il est spéculé aux États-Unis à propos… d’un nouveau round de libéralités de la Fed. Mais aucune de ces deux stratégies ne contrecarrera le ralentissement économique général en cours, au contraire, rendant encore plus insoluble l’équation de la réduction du déficit public et perturbant davantage la remise sur pied du système financier. Allez comprendre !

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REFUSER DE PARTICIPER SELON LES RÈGLES ACTUELLES, par zébu

Billet invité

Je m’apprêtais à transmettre un billet sur une analyse concernant l’impasse actuelle quant aux méthodes utilisées (jusqu’à maintenant) pour transformer la situation économique, sociale, politique, financière désastreuse que nous subissons. Jérome Grynpas et le Yéti m’ont devancé.

J’ajouterais juste à ce tableau quasi exhaustif des méthodes utilisées pour lutter contre les causes et les effets de la crise qu’en France (mais aussi très certainement un peu partout en ‘Occident’) une partie de l’opposition se joint au concert des pleureuses sur le sort de la dette publique et de la croissance, pour entonner in petto le chant de la réduction irréfragable de ces mêmes déficits.

De l’autre côté de l’Océan Atlantique, ceux que l’on dénommait les « indignés » des États-Unis, les ‘révoltés’ du Wisconsin, n’ont pas pu et ne pourront sans doute pas non plus inverser les rapports de force sur la mise en œuvre d’un plan d’austérité par le gouverneur républicain de l’État, Scott Walker, malgré une procédure inégalée de ‘recall elections‘ (élection ‘rappelée’ par les électeurs insatisfaits) par 9 sénateurs de l’État, les républicains étant d’ores et déjà assurés de conserver la majorité au sénat de l’État du Wisconsin. La loi très réactionnaire sur les syndicats publics et le plan d’austérité drastique resteront donc applicables.

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GRANDE CRISE : PASSER DE L’INDIGNATION À LA RECONSTRUCTION, par le Yéti

Billet invité. En ligne également sur Rue89.

Quelle rentrée, mes amis ! Mais il ne suffit plus désormais de constater le commencement de la fin d’un système moribond. Au point de délabrement où celui-ci se trouve, il semble plus judicieux qu’à notre indignation succèdent enfin des préoccupations sérieuses de reconstruction.

Problème : quelles politiques alternatives quand la seule idéologie mondiale, même moribonde, reste aujourd’hui le capitalisme financier effréné ?

Fausses pistes

Écartons tout d’abord quelques fausses pistes qui relèvent de la facilité et d’une certaine soumission à la fatalité :

  • aucun miracle à espérer des élites et des dirigeants en place : émanations d’un système qui conditionne leur propre survie, ils n’auront de cesse d’essayer de le préserver en dépit de tout, s’obstinant dans les mêmes logiques navrantes de croissance et d’une société de plein-emploi illusoire qui n’existe plus depuis plus de quarante ans (cf. les pauvres interventions de Martine Aubry en août dans Libération et le Monde) ;
  • pas de solutions internationales type G truc, pas de nouveau Bretton Wood à attendre de ces gens-là ;
  • pas non plus de réforme possible du système actuel : « on n’aménage pas un système totalitaire, on ne cherche pas à l’améliorer par petites touches, on le combat frontalement jusqu’à ce qu’il s’effondre », déclarait déjà Bernard Langlois en novembre 2005 dans Politis.

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