6e ÉTAGE OU 6e AVENUE ?, par Panagiotis Grigoriou

Billet invité. Panagiotis Grigoriou dirige le blog greek crisis.

En Grèce, depuis l’arrivée de la Troïka nous devenons tous une… atmosphère. Dans des conditions de  laboratoire et sous pression. Par modélisation exemplaire et accélération des particules, élémentaires si l’on préfère. Et ces particules c’est bien nous. L’accélérateur quant à lui, relève de la mécanique du dernier méta-capitalisme bancocrate. Cela a bien fonctionné à un tel point que maintenant nous pouvons sans peur nous regarder dans le miroir du futur pour nous apercevoir que nous sommes déjà des mutants.

A commencer par notre régime politique, cette pseudo-democratie, mollement parlementaire et durement affairiste, devenue désormais une quasi-dictature après trois putschs réussis. Le premier, en 2009, s’est déroulé lors des élections, alors encore « libres ». Le PASOK (P.S. grec) arrive au pouvoir devançant de dix points la droite. Georges Papandréou, ami de Geοrges Soros, grand cosmopolite (l’expression est de lui-même) et apparemment plus à l’aise dans la syntaxe de son pays natal, les États-Unis, que dans la grammaire balkanisée du grec moderne, habille alors sa piètre rhétorique comme il le peut. Et les grands médias lui orchestrent convenablement l’image. Sa campagne est déjà un Case Study mais je parie qu’il y en a d’autres en Europe en ce moment en passe de devenir aussi cas d’école. « Le citoyen d’abord », « rupture avec les pesanteurs du passé », « gouvernance électronique », « allons-y, tous ensemble », « finissons-en avec la dictature des marchés », « prenons des mesures pour réconforter les citoyens les plus fragiles, surtout ceux qui ont emprunté de l’argent et doivent faire face à la crise », « faisons de la Grèce, le Danemark du Sud », « de l’argent il y en a », « nous sommes prêts pour la croissance verte, les nouvelles technologies et l’écologie», « augmenter les impôts, la TVA par exemple, est un crime contre les plus faibles et conduirait l’économie tout droit à la récession ». Voilà le synopsis de la rhétorique de ce premier coup d’État.

Aussitôt au poste de Premier Ministre, élu le 4 octobre, et prenant ses fonctions le 6, le socialiste Georges Papandréou ayant donc mené toute sa campagne sur la redistribution des richesses et la hausse des salaires de fonctionnaires, il annonce encore son intention de « prendre des mesures d’urgence pour améliorer la compétitivité du pays car l’économie se trouve dans une situation critique, ayant hérité des dettes cachées du précèdent gouvernement, mais tout en protégeant les revenus des plus fragiles, augmentant les petites retraites, augmentant dès 2010 les salaires et les retraites plus que l’inflation, en gelant les tarifs du gaz et de l’électricité, en rénovant le système de santé, en renforçant également les moyens de la Sécurité sociale, afin de permettre finalement au citoyen l’accès à un système de santé de haute qualité et gratuit, en renforçant aussi le système éducatif, lui attribuant dès le budget 2010, un milliard d’euros supplémentaires ». Enfin Papandréou s’est dit « déterminé à renforcer le rôle du Parlement dans le processus décisionnel de notre régime démocratique ».

La suite est désormais connue. Georges Papandréou, en bon préparateur de commandes, a apporté le pays entier et sur un plateau, aux banquiers charognards impériaux (BCI !). Nous en avons déjà eu la confirmation en découvrant le documentaire de Canal + « Un an avec DSK – Au cœur du FMI » en mars 2011. Nous apprenons alors par Dominique Strauss-Kahn en personne, que le premier ministre grec fraîchement élu avait contacté très discrètement le FMI fin 2009. Or, il proclamait haut et fort dans le même temps que son pays s’en sortirait très bien tout seul, et ceci jusqu’au printemps 2010. « Papandréou m’avait appelé très tôt, dès novembre-décembre 2009 en disant qu’il avait besoin d’aide », révèle dans la vidéo Dominique Strauss-Kahn. « Le premier ministre avait très bien conscience qu’il avait besoin d’aide [du FMI]. » Or, la demande officielle du gouvernement grec est seulement intervenue au printemps 2010. Le plan de 110 milliards d’euros de prêts octroyés conjointement par le FMI et l’Union européenne sera rapidement mis sur pied, malgré la cacophonie apparente entre les dirigeants européens. « Quand le FMI est venu, on a fait le travail en 15 jours », s’est vanté Dominique Strauss-Kahn. « C’est parce que durant les mois précédents, on avait travaillé souterrainement avec les Grecs. (…) Tout ça parce que les Grecs eux souhaitaient une intervention du FMI même si Papandréou pour des raisons politiques n’affirmait pas ça. »

Ce scénario fait désormais partie de notre vécu… en pédagogie politique. L’agence de notation Fitch dégrade la note de la Grèce de Α à Α- le 22 octobre 2009, pratiquement dès la mise en fonction du nouveau gouvernement. Le 21 janvier 2010 le « spread » entre les obligations allemandes et grecques à 10 ans atteint les 300 points de base (3%). Comme par hasard, une semaine plus tard au Forum Économique de Davos, Georges Papandréou est invité à prendre des mesures d’austérité. La Grèce « accepte » le Mécanisme dit officiellement « de soutien économique », institué par le Fond Monétaire International, l’Union Européenne et la Banque Centrale Européenne, mécanisme alors connu depuis, sous le nom de « Troïka », ainsi que ses représentants ou émissaires – contrôleurs en route pour Athènes autour du 23 avril 2010. Cinq jours plus tard, l’agence de notation Standard & Poor’s dégrade la note de la Grèce de Î’Î’Î’+ à Î’Î’+ et le « spread » des obligations grecques à 10 ans atteint les 1000 points (10%).

Au départ, il était question de la dette dite souveraine du pays, 300 milliards d’euros et 143% de son PIB en 2010, pour en arriver après la « thérapie de choc », infligée à la majorité des Grecs, à une dette … encore plus souveraine atteignant les 360 milliards d’euros, représentant 166% du PIB du pays en 2012. La Troïka et le gouvernement grec, ont alors signé trois documents liés, le Traité du Nouveau Prêt et l’accord avec le FMI, accompagnés d’un Mémorandum, une feuille de route en somme obligatoire, sur les mesures à prendre … « pour s’en sortir ». Aucun gouvernement grec depuis n’a osé faire valider ce Traité devant les parlementaires, suivant la procédure prévue par la Constitution pour ce type d’engagement si crucial pour le pays (analyse de Giorgos Kasimatis, universitaire et juriste constitutionnaliste). C’est finalement seulement le Mémorandum qui fut approuvé après maintes péripéties à l’Assemblée le 6 mai 2010, provoquant la première défection de trois députés socialistes. La Grèce Mémorandienne s’embourbe depuis, dans une série de réformes prétendument censées la rendre compétitive, s’agissant plutôt, d’une variante de la Stratégie du choc et de l’interminable montée de son capitalisme du désastre (Naomi Klein). Baisse des salaires dans la fonction publique et dans le secteur privé, augmentation en flèche des impôts, dérégulation de l’accès à certaines professions, démantèlement des conventions collectives, réduction des effectifs partout. Nous avons alors connu des grèves à répétition, et nos manifestants, surtout très nombreux du temps des « Indignés » durant l’été 2011, furent violemment réprimés devant le Parlement et sur la Place de la Constitution (Syntagma). Toute la planète avait alors compris qu’il fait désormais un temps de chien à l’ombre du Parthénon, découvrant par la même occasion notre célèbre chien-manifestant, Loukanikos (Saucisson). Voilà pour un sommaire du deuxième putsch.

La troisième phase du Putsch en Grèce fut la mise en place de la gouvernance directement bancocrate de Papadémos, début novembre 2011. Initialement « composée de trois formations, P.S., droite et extrême droite, ayant comme seule mission de parapher le Mémorandum II, autrement dit le nouvel accord avec les « marchés » et aussitôt conduire le pays aux élections prévues pour février 2012 ». Son vrai rôle est d’achever la mise en place de l’occupation. Ce que les Papadémiens viennent de parapher hier soir paraît-il, est tout simplement la première occupation officielle des temps nouveaux en Europe. Soulignons que la « dette » deviendra alors « applicable law » suivant le droit anglais, les « évaluations » des agents de l’État seront faites par une structure française en vue de licenciements dans la fonction publique ; la collecte des impôts, la gestion en somme de l’État profond, est en passe d’être transférée vers l’Allemagne, laquelle a déjà créé un Secrétariat d’État aux affaires grecques. Il s’agit du secrétaire d’État allemand à l’Emploi et aux Affaires sociales, Hans-Joachim Fuchtel, homme de confiance d’Angela Merkel. En expérimentant le premier défaut (contrôlé ?) d’un pays de la zone euro, c’est à dire déjà l’intérieur d’une zone d’occupation monétaire (pays classé ZOM !), préalablement établie depuis une décennie sous un nuage de propagande. C’est la variante applicable aux Baronnies sous mandat, de la Règle d’or.

Dès hier (mercredi) des parlementaires socialistes ont fait circuler une pétition au sein du Parlement pour soutenir une prolongation du mandat Papadémien, jusqu’à la fin de la législature, à savoir 2013. Les structures alors « définitives » du « pays réel » bancocrate se referment sur nous. Et jusqu’ici, pas de révolte. Car nous avons déjà été déconnectés du vrai lien politique (comprendre, agir, prendre en main la situation collective, contrôler les politiques notamment) en plus de la corruption gonflée par les fonds structurels de l’U.E. et par les pots de vin divers et variés. La culture, la langue, la musique furent en quelque sorte détruites et avec elles, tout un système de réflexion et d’action. Ce processus a pris trente ans, télévision, « life style », consommation, argent et crédit faciles, la musique de Theodorakis, d’Hadjidakis, étant entièrement bannies des radios, et en dernière instance, une culture « loisirs domestiques » dont la composante désastreuse consiste à nous tenir enfermés chez nous.

Depuis la mise en place de la Troïka, les nouvelles mesures tombent quotidiennement : nous apprenons de mauvaises nouvelles tous les jours et nous subissons une mithridatisation certaine. D’où notre mutation. Déjà dans le vocabulaire, « CDS », « spreads », « PSI », « FMI », « Debt », « Agences de notation », « triple A », « double C », termes relevant déjà de la sémantique du désastre. Nos neurones explosent, nous devenons incapables d’aller au-delà, nous sombrons dans les psychotropes (le gouvernement Papadémien vient tout juste de dépénaliser l’usage de la drogue dite « légère »), nous sombrons aussi dans l’alcool et le suicide. Ainsi, leur stratégie est digne du meilleur interrogatoire des temps totalitaires. Tantôt on annonce l’arrêt des mesures d’austérité, mais c’est pour en annoncer d’autres. Les règles concernant les retraites ont changé une bonne douzaine de fois depuis 2010. Et les gens sont perdus. Certains se referment dans le monde du silence, se laissant mourir à petit feu. Notre sociabilité se trouve grièvement blessée. Des amis se cachent pour ne plus avoir à exposer publiquement leur nouvelle situation, où nous avons cessé de pouvoir encore nous payer un café ensemble. Si on y ajoute le combat pour la survie, la destruction des repères, et plus « pratiquement », l’impossibilité d’instaurer des entractes réellement festifs dans l’immédiat ou dans le moyen terme, pour retrouver les siens, voyager, c’est alors l’effondrement psychologique, donc l’apraxie. Avec en plus, la répression policière et la mise en place d’un terrorisme économique via les impôts dignes du servage, le fichage, le chantage, dans la fonction publique notamment. Croyez-moi, chers amis, cette stratégie du choc n’est pas une illusion. Je le savais fort bien et je le disais haut et fort lors des manifestations massives de 2010 et 2011, tant que les gens et leurs proches avaient encore un petit salaire ou des réserves pour tenir, ils étaient encore capables d’analyses et de revendications, disons de type « classique », mais les partis de gauche n’ont pas pu ou voulu saisir le tournant et la droite dite populaire (pas populiste) était encore inexistante pour en constituer un nouveau pôle anti-Mémorandum, faisant par exemple scission avec son principal parti. Ajoutant in fine l’abolition accélérée de notre économie et nous aboutissons à un tableau bien triste !

Nous nous sentant déjà ancrés à la solution finale bancocrate, nous tenterons sans aucun doute autre chose. Mais quoi ? Tout est dans l’air. C’est la raison pour laquelle, selon certaines informations de la presse grecque (mercredi 8/2/2012), la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6eme étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ». Alors, 6e étage comme 6e avenue à New York (Bank of America Tower et Rockefeller Center) ?

Il semblerait aussi que les ambassades ici à Athènes, préviennent leurs ressortissants d’un manque à craindre de produits alimentaires et de carburant. Nous, nous avons déjà constitué des réserves dans les caves et dans les placards. Avez vous évoqué la possibilité d’une guerre ? Ou d’une « Règle d’or » comme équivalent d’une « Conférence de Wannsee » ?

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124 réflexions sur « 6e ÉTAGE OU 6e AVENUE ?, par Panagiotis Grigoriou »

  1. Le problème c’est que l’argent est parti dans la consommation, au lieu de l’investir dans la recherche et développement, ou de mettre en place des structures pour renforcer le tissu économique du pays. Les marchands importateurs ont fait fortune, la classe politique et certains fonctionnaires aussi. Les coupables: le gouvernement grec bien sûr, mais aussi la classe politique et dirigeante dans les capitales européennes et notamment à Bruxelles; ils ont laissé faire. Ce que je trouve révoltant: les industriels allemands et francais ont gagné beaucoup d’argent avec la frénésie consumériste des grecs, alors que maintenant on s’acharne sur les « éternels vacanciers » du « club med ». Un peu facile et crapuleux tout ca.

  2. Merci Panagiotis Grigoriou pour ce rappel historique et actuel.

    Je me demande… si les français étaient dans la situation des grecs, se défendraient-ils mieux?
    Après tout, ils ont élus Sarko, ce n’est pas rien. C’était avant l’apparition des symptômes de la crise, certes.
    Que pourraient-ils (les français) faire pour sortir de la logique et de l’enchainement de situations vues en Grèce? A quel moment intervenir, et comment?
    Qu’on ne me dise pas « c’est ainsi, y a rien à faire », svp.
    Et s’il y a quelque chose à faire, pourrions-nous le faire MAINTENANT, avant qu’un gouvernement socialiste ne soit élu, pour le pire?

    En Grèce un gouvernement conservateur a énormément creusé la dette, en France un gouv… vous savez la suite, c’est pareil.
    Le gouvernement suivant, avec Papandréou, est socialiste et est un des principaux responsables de la situation en acceptant la tutelle de la troïka. En France un socialiste sera bientôt élu pour un quinquennat et sera « probablement » un des principaux… vous devinez la suite.
    En Grèce le gouvernement conservateur – extrême-droite de remplacement a signé d’incroyables nouvelles mesures d’austérité. En France… STOP !
    ‘ Faudrait arrêter là la comparaison, si possible.

    1. Personnellement, je ne devine pas la suite. Quelle suite? Voulez-vous dire que les français vont être assez bêtes pour suivre le même chemin que les grecs, en élisant un socialiste. Vous aurez votre réponse dès le 21 fevrier, Si les députés socialistes votent (ou s’abstiennent) en faveur du MES mécanisme européen de stabilité, https://docs.google.com/present/view?id=0Af2yVey7e_CnZGN2M2R3c3RfMzEyZDd2NDN3ZHg La ligne Papandréou sera de mise. 12 jours et vous saurez, n’est-ce-pas merveilleux? On va peut-être l’appeler Hollandréou.Renseignez vous sur ce traité, c’est une honte.

  3. Cynisme et effronterie, milliardaires escrocs qui donnent des leçons aux humbles. J’aime aussi beaucoup les grosses ficelles de la com militaire. Ainsi peut-on lire tous les jours le mot bombardement dans les journaux (vérifiez) en parlant de la crise syrienne. Pas une fois vous ne l’avez lu au sujet de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye . Comment cela est-il possible dans une démocratie ? Autocensure ou ploutocratie journalistique ?
    Les médias sont soi-disant la preuve que nous vivons en démocratie mais, entre cette moulinette à omissions qu’est la presse écrite, le déversoir audiovisuel et Papy Murdoch, je ne sais plus trop a quoi tient le libre arbitre de notre bon citoyen occidental.

  4. Selon mes infos, le taux de suicide en Grèce, habituellement le plus bas en Europe, aurait doublé depuis le début de la crise.

    1. C’était le plus bas d’Europe. Vraisemblablement grâce à une solidarité familiale très solide. Mais pas résistante à toute épreuve, malheureusement.

  5. Rappelez-vous l’histoire

    Parole d’un financier Américain:
    « Au Diable la Grèce, pays beaucoup trop loin de chez moi »

    Parole d’un financier Anglais :
    « Au Diable le malheur d’autrui, d’abord ma propre tasse de thé à la City »

    Parole d’un financier Français :
    « Au Diable la mauvaise santé d’autrui, seul je pense d’abord à mes vieux jours »

    Parole d’un financier Allemand :
    « Au Diable le socialisme des Grecs, nous au moins nous pensons plus à se casser le dos »

    Parole d’un financier Suisse :
    « Au Diable l’éthique humaine, bien plus rentable d’avoir partout de la chair à canon en dehors du pays »

    Parole d’un financier Grec :
    « Au Diable la veuve et l’orphelin, pensons d’abord à nos petits enfants gâtés, Dieu ne voit plus rien »

    Elle est pas belle la vie, les banquiers préfèrent toujours tuer l’ame des peuples,

    Elle est pas riche la vie, les politiciens préfèrent toujours vous prendre pour des cons,

    Elle est pas généreuse la vie, les plus laides putains préfèrent bien fixer le tarif à votre place,

    Elle est pas top la vie, les premiers rats préfèrent toujours faire des réserves pour leurs vieux jours,

    Il est pas beau le meilleur des mondes les enfants, la première maîtresse d’école préfère toujours bien prendre modèle sur la morano ou la pécresse, pauvres enfants restez donc plutôt près du chauffage dans ce monde sans Ame.

    Dans une autre vie le monde sera peut-être moins Marchand, moi c’est pareil vous l’aurez sans doute remarqué tout cela m’arrange pas plus au niveau de mes commentaires. Je sais pas pourquoi je n’arrête pas de penser aux plumes
    et aux oiseaux en ce moment mais peut-être que c’est toujours sans intérêt et sans importance pour mon prochain.

    De toutes façons je néglige beaucoup trop la prière, pauvre modérateur je n’aimerais pas plus être à sa place qu’en sera-t-il en 2013, peut-être même que dans les prochaines années nous serons déjà un peu plus désossés, découpés et plumés jusqu’à la moelle.

  6. Terroriser les peuples pour « rassurer » les marchés, c’est cela la politique de la troïka FMI-BCE-Commission, ces Dr Mengele de la finance!
    Mais ce crime contre l’Humanité au nom de l’usure ne paiera pas.

    1. @ jean sur.

      «CRIME CONTRE L’HUMANITÉ», c’est bien ce qui s’opère sous nos yeux, en temps réel. La Grèce se retrouve dans un ghetto et ses politiciens postulent aux miradors.
      Que fait l’O.N.U?….ah oui!…le nucléaire Iranien.

  7. @ Jérémie,

    si ça peut vous consoler ; aujourd’ hui des gens sont venus m’ apporter un peu de bois (suite à un appel sur la RTBF je crois), je viens de faire un petit don à l’ auteur de Greek crisis ..

    J’ essaie de dire, s’ il n’ y avait pas l’ espoir, les gens ne se lèveraient pas le matin. Les grandes choses commencent par les petites choses et je n’ arrête pas de dire que de toutes façons ça ne pouvait pas continuer comme ça, notre indifférence, le consumérisme, l’ égoïsme de nos sociétés, la bêtise partout. Au niveau individuel ma vie n’ a été qu’ une succession de crises, ça m’ a parfois abruti, néanmoins ce fut aussi un facteur déterminant pour mon évolution.
    Quand on ne supporte pas l’ insupportable, il est souvent sage d’ aller donner à manger aux petits oiseaux.
    Personne n’ a à porter le poids du monde à lui seul sur ses épaules.

  8. Kilkis-Hôpital, où quand la Grande Perdition trouva ses anticorps ?

    N’est-il par révélateur qu’un îlot de résistance nuclée là où le soin est la règle. Et dans nos sociétés qui ont délégué le soin à de grandes structures souvent d’état, c’est à ce point devenu sensible de la société que se révèlerait une réelle résistance à la Grande Perdition.
    Ce qui est produit dans un hôpital est en effet la plus immédiate représentation de ce qui n’ a pas de valeur : la santé. Quand les autres instances de sublimation (celles qui « infinitisent », qui sortent de la logique de la valeur suivant Stiegler), telle que les structures familiales, claniques, ou communautaires n’ont rien à proposer comme radeau de sauvetage, c’est là où la valeur est infinie qu’apparait ce à quoi on tient.
    Peut être sont-ce là les anticorps de La Grande Perdition que nous voyons émerger ?

  9. Merci , Panagiotis Grigoriou . Vous faites un travail remarquable . Ne vous laissez pas aller au découragement . L’heure viendra du retour de la démocratie à Athènes , et nous vous aiderons . Si vous pouviez ajouter Paypal, comme Paul Jorion , ce serait bien . Encore merci !

  10. Merci pour votre temoignage et l’etat des lieux ,nous n’oublierons pas ce que l’on vous fais vivre.Amities confraternelles.

  11. a croire que le seul langage qu’ils puissent comprendre est celui de la violence. Car bien qu’ils la récriminent en tout occasion, les politiciens l’utilisent tout le temps à notre encontre. Le problème vient des personnalités, des êtres humains. Ils se sentent protégés, ont le pouvoir et sont arrosés par l’argent des industriels. Si cela cessait d’une manière ou d’une autre les choses changeraient rapidement.

  12. La Grèce est le laboratoire des Furiaux-libéraux. Expérience in-vivo, sujet:

    1/Jusqu’où peut-on étrangler un peuple sans qu’il réagisse?
    2/ Quelles mesures prendre lorsque le peuple se révoltera?
    3/ Comment dissuader alors les autres peuples européens de suivre l’exemple du peuple grec?

  13. Didier Migaud, socialiste, président de la Cour des comptes, a expliqué fort sagement hier sur France Inter que, pour garder sa souveraineté, un pays doit maîtriser ses finances publiques. C’est d’une évidence enfantine : tout emprunteur est soumis au bon vouloir de ses créanciers.

    Il faut songer à sortir un jour de l’infantilisme écolo-gaucho.

    1. Surtout quand on lui demande de rembourser des dettes qui ne sont pas les siennes… Vous n’avez pas l’air au courant d’un phénomène récent dont on parle beaucoup actuellement et qui s’appelle « le renflouage des banques avec de l’argent public ».
      Soit c’est de l’ironie, mais il vaut vieux alors indiquer le « mode on » pour éviter les malentendus, soit vous débarquez et c’est de la provocation..

      1. Pour la modération : Julien, Vigneron, petit coup de main pour clore le bec à cet impertinent, je vais me fâcher et dire des bêtises…

        Les banques EUROPÉENNES et les Etats derrière l’ont fait ou sont en train de le faire, avec de l’argent public. …

      2. Etats et institutions devenus incapables de sauver un petit pays en difficulté après avoir été saignés à blanc par la crise des subprimes et le renflouage des banques. Normal ? Pas pour moi …

      3. Vous êtes dans les brumes de l’idéologie qui vous fait dire n’importe quoi. Les banques européennes n’ont pas renfloué les banques européennes, ça ne veut rien dire. La BCE a racheté des créances douteuses que les banques détenaient sur les États impécunieux. Elles a donc, en dernier ressort, soulagé les États impécunieux.

        Je ne suis pas provocateur. Je constate seulement des réalités. Je n’imagine pas des méchants fantômes qui font peur la nuit aux petits enfants que vous êtes.

    2. Trouvez vous normal que des banques empruntent à quasi zéro d’intérêt à la BCE, pour prêter ce même argent à plus de 3°/° ? Moi je me sens cocu dans ce genre de manipulation comptable.

      1. Oui, bien sûr, c’est normal, ça a toujours été, de tous temps, dans tous les pays, une des fonctions de la banque central.

      2. Lars, ce ne sont pas « les banques » qui prêtent aux Etats mais des investisseurs via des banques. Et par ailleurs, est-ce que vous avez une idée des taux obligataires auxquels les banques empruntent à moyen et long terme pour se refinancer ? C’est pas du 1 % comme pour le LTRO , ni du 3 %, mais plus. Et 1 % ok mais contre des actifs mis en pension à un tiers de leur valeur nominale. Et même 1500 milliards d’euros à trois ans pour les 500 banques européennes à priori concernées par les LTRO, vous avez une idée de ce que ça représente en face de l’encours total de la dette de marché des banques européennes ? Une petite bouffée d’oxygène qui durera pas trois ans, sûr.

  14. la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6eme étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ».

    Ce serait dommage de les décevoir… 🙂 De toute façon la dette ne sera pas remboursée. Autant leur dire maintenant avant qu’il ne soit trop tard et que tout soit verrouillé, que les mâchoires de la tenaille se soient refermées…
    Bon, évidemment les conseilleurs ne sont pas les payeurs… mais je vais quand même essayer d’aller à cette manifestation à Bruxelles « Solidarité Grèce », ça caille et ce n’est pas la porte à côté mais si on ne se bouge pas, personne ne le fera…

  15. Pincettes ou pas, situation
    « Les agents hospitaliers de Kilkis, [Macédoine centrale] en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu’il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.
    (…)
    La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

    1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l’ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d’une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

    2. Nous constatons aussi, qu’en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d’un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d’un front uni et populaire à l’échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l’appauvrissement social créé par les autorités politiques.

    3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd’hui sous l’attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu’au bout afin d’aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

    4. La seule façon d’y parvenir est de remettre en question, dans l’action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d’un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

    5. Les travailleurs de l’Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l’hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L’hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l’Assemblée générale de ses travailleurs.

    6. Le gouvernement n’est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d’informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

    (a) la survie de notre hôpital

    (b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

    (c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l’actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d’où qu’elle vienne

    (d) une démocratisation profonde et substantielle, c’est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

    7. Le syndicat de l’hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n’assurant que les soins d’urgence jusqu’au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu’il était avant l’arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l’hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu’il prenne ses responsabilités, en espérant qu’il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

    8. Nous décidons qu’une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l’hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l’occupation des services administratifs et réaliser avec succès l’auto-gouvernance de l’hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l’instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l’hôpital.

    Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu’au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu’à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s’en aillent. C’est eux ou nous!

    Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d’une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie. »
    (Source)

      1. @Marlowe

        L’Hôpital peut-il être un lieu de lutte efficace quand Jonson&Jonson rachète Jansens pharmaceutica et la délocalise dans Xinjiang ? Certes, une mafia « internationale locale » fera transiter les containers d’insuline par le Pirée . Kilkis … à suivre de près

        Que peuvent les conseils devant la Megamachine (Mumford)

        L’analyse systémique de la crise par Paul est exacte, mais il me semble que la lutte devrait s’établir, au jour le jour, contre « les profiteurs de crise », à tout niveau …

      2. à Jean-Luce Morlie,

        Pour vous êtes agréable, aurais-je du écrire : « tout le pouvoir aux représentants éclairés de la classe moyenne » ?

      3. @Marlowe

        Tu as raison, personne n’a d’analyse en terme de rapports de force et de stratégie ! Ni Paul (et son analyse est parfaitement juste); ni toi, ne voulez prendre en compte le rôle, concret, des mafias économiques, auquel, et ben oui, une bonne partie du « peuple » est intégrée; c’est là qu’une partie de la classe moyenne ( pour un temps, avant que d’être rabotée) peut intervenir.

        Alors quoi, les médecins grecs qui ne reçoivent pas d’enveloppe vont se « congrégationner » sur Kilkis? Et le reste, à suivre …

  16. ATHENES (Reuters) – Le principal syndicat de policiers en Grèce menace de réclamer des mandats d’arrêt contre les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) imposant la mise en oeuvre de mesures d’austérité fortement impopulaires.
    Dans une lettre dont Reuters a eu connaissance vendredi, la Fédération de la police grecque accuse ces représentants des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce de « chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale ».
    Cette lettre précise que l’une des personnalités visées est Poul Thomsen, le principal représentant du FMI en Grèce. La missive a aussi été adressée à Klaus Masuch, chef de la délégation de la Banque centrale européenne (BCE), et à Servaas Deroos, ancien inspecteur en chef de la Commission européenne en Grèce.
    Cette menace est essentiellement symbolique puisque, soulignent des experts des questions juridiques, un mandat d’arrêt doit d’abord être émis par un juge. Cette initiative illustre cependant l’ampleur de la colère de la population grecque face aux baisses de salaires et aux coupes claires dans les budgets de l’Etat exigées par les créanciers internationaux de la Grèce.
    « Comme vous poursuivez cette politique destructrice, nous vous prévenons que vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique », souligne le syndicat, qui représente plus de deux tiers des effectifs policiers de la Grèce.
    « Nous vous prévenons que, en tant que représentants légaux des policiers grecs, nous allons émettre des mandats d’arrêts pour une série d’infractions légales (…) telles que chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale. »
    Un responsable syndical a cependant souligné que cette lettre constituait une manifestation symbolique de solidarité avec la population et que les policiers continueraient de lutter contre les débordements lors des manifestations.
    Les policiers sont directement confrontés à la colère populaire qui se manifeste régulièrement à l’occasion de rassemblements devant le parlement à Athènes. Le slogan « Policiers, porcs, assassins » est régulièrement scandé ou inscrit sauvagement sur les murs.
    Plusieurs milliers de personnes se sont à nouveau rassemblées vendredi à Athènes pour manifester contre de nouvelles mesures d’austérité entérinées par le gouvernement sous la pression des créanciers internationaux.

  17. @ Grigoriou Panagiotis,

    Bonjour,

    Merci pour votre blog, et content que Paul vous ouvre sa fenêtre.

    Courage, peut être le peuple désillusionné saura-t-il transcender l’étiquette du pseudo règne politique et sortir des rouages d’une machine conditionnée à presser les gens plus encore que les olives..aura-t-il d’autre choix que d’essayer ?

    La première pression à froid est finie, bientôt l’huile de noyaux carbonisés, fukushima politique, tous les ennemis sont vains, quand la loi les achemine, on voit la vie se parcheminer, aussi, par vaux et monts..l’histoire quitte le cadavre du livre et s’accroche à l’essai sur la peau de chacun, manteau de glace et de feu, les dettes sont rouges, vous savez lequel, puis noires, quand séchées, le symptôme inverse de la liquidité, s’étale…

    Belle journée

  18. Pendant ce temps, en Grèce…

    Heurts devant le parlement alors que la grève générale commencée vendredi pour 48h est très suivie.

    Le syndicat regroupant les 2/3 des policiers menace fictivement d’arrêter les membres de la troïka. La répression brutale contre les manifestants pourrait diminuer.
    « Vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique »

    Démission des 4 ministres d’extrême droite (LAOS) en bloc (bien sûr!) et d’au moins une ministre socialiste. Le LAOS (15 députés sur 300) annonce qu’il ne votera pas les mesures d’austérité, ainsi que plusieurs ministres socialistes et conservateurs malgré les consignes du premier ministre et de leurs chef de parti.
    Le premier ministre doit encore accepter leur démission, il a annoncé qu’il remplacerait les ministres.
    Le vote des nouvelles mesures exigées par l’europe devrait avoir lieu dimanche ou lundi.

    L’ultimatum de la troïka exigeant immédiatement 330 millions d’économies supplémentaires pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En cas de refus de l’une ou l’autre condition, l’eurogroupe pourrait refuser le prêt de 130mds signé hier jeudi.

    Au Portugal de devoir bientôt demander une rallonge et un « défaut volontaire », mais ses finances ne sont pas aussi catastrophique.

  19. L’Europe est une filiale des USA. A ce titre, elle est éligible à la faillite et à la revente, après avoir été achetée après-guerre à un prix intéressant. Ce statut de filiale lui interdit d’émettre de la monnaie ad libitum, comme le font les entités souveraines. Sûr qu’il y aura des acheteurs de l’Europe. Les salaires et le niveau de vie en Europe suivront la chute du cours des actions, quoi de plus normal. Les gémissements sur ce forum témoignent d’un manque de lucidité sur le statut de l’Europe, qui a perdu sa souveraineté au siècle dernier. Plus qu’une faillite financière, c’est une faillite de l’esprit, une dissolution de l’identité. Cela se paye au juste prix, au prix fort.

    1. à ulysse,

      Je serais vous, je ne parlerai pas d’Europe, mais des Pays de l’Europe.
      « L’american way of life » a su séduire, mais aussi inquiéter une minorité, pas toujours pour les bonnes raisons, et ce vecteur « culturel », un mode de vie et de non-pensée, s’est imposé comme modèle importé en tant que la principale exportation des USA.

  20. Ce qu’ils ne diront pas, c’est que tandis que l’on marchait dans un quartier ouvrier, pour une petite manifestation loin du centre, les gens sortaient à leurs balcons levant le poing, la taille de la manifestation s’est multipliée, les gens sortaient de chez eux, venaient s’ajouter, les petites vielles apparaissaient et applaudissaient, les vieux… Putain ! les vieux chantaient des hymnes, je ne comprenais rien mais… vous ne pouvez pas imaginer, vous n’avez pas idée ! Ca ils ne le diront pas dans les médias, mais nous, on le dit.

    Ici, à Athènes, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que toute l’Europe suis le même chemin, ce qu’ils ne savent pas, c’est ce que nous faisons pour le reste de l’Europe… Oui, nous sommes en train de faire quelque chose, nous, pour le reste de l’Europe.

    On ne voit pas seulement le présent de la Grèce, on voit notre futur.

    (source et intégralité du témoignage)

  21. Comme s’il ne suffisait pas qu’un hôpital macédonien se foute de la charité, v’là t’y pas qu’un canard s’écrit sans boss ! Sont fous ces Grecs ?

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