Archives de catégorie : Travail

Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

Ouvert aux commentaires.

Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

Partager :

Canicule et vie de tous les jours, par Arkao

Ouvert aux commentaires.

Bonsoir,

Je dirige actuellement un chantier en extérieur (et pas en Bretagne 😀 ). 

Il fait effectivement très chaud, malgré une petite brise. Il ne m’est pas possible d’évaluer la température ressentie en plein soleil, mais nom de dieu ça cogne dur. Jusqu’à ce soir, l’équipe a survécu. Nous bénéficions quand même d’un local de chantier climatisé (dont l’électricité provient d’un groupe électrogène fonctionnant au fioul tournant 7 h par jour, accentuant de fait l’effet de serre) où nous pouvons faire (légalement) une pause fraicheur de 20 minutes par demi-journée. Comme je suis un chef de chantier « cool » (d’après ce que j’entends dire par la rumeur – je n’oserais me juger moi-même), l’ambiance est bonne et on essaye de prendre avec bonne humeur et détachement cet épisode climatique particulier. Faut dire que dans le milieu, il y a (en tout cas chez les plus anciens) une espèce d’orgueil à tenir tête aux rigueurs du climat, à ne pas se montrer chochotte (et ce n’est pas une question de genre, les femmes sont sacrément tenaces dans ces circonstances).

Continuer la lecture de Canicule et vie de tous les jours, par Arkao
Partager :

L’Écho, Paul Jorion et Bruno Colmant: « La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera », le 22 juin 2019

Ouvert aux commentaires.

Paul Jorion et Bruno Colmant : « La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera »

Paul Jorion et Bruno Colmant évoquent les défis sociaux et climatiques ainsi que la montée des populismes. Et ils parlent d’une certaine urgence.

©Kristof Vadino

Bruno Colmant, professeur de finance et membre de l’Académie royale de Belgique et Paul Jorion, anthropologue et professeur associé des facultés de l’Université catholique de Lille, se sont rencontrés pour la première fois en 2009 lors d’une émission de radio de la RTBF. Depuis lors, ils aiment débattre et échanger leurs idées.  

Continuer la lecture de L’Écho, Paul Jorion et Bruno Colmant: « La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera », le 22 juin 2019

Partager :

Taxe Sismondi (« taxe-robot ») : du renfort !

Ouvert aux commentaires.

Un article en anglais défend une taxe sur la richesse créée par les robots : « SHOULD ROBOTS PAY TAXES? TAX POLICY IN THE AGE OF AUTOMATION » par RYAN ABBOTT et BRET BOGENSCHNEIDER.

C’est la première fois que je vois un article en anglais à ce sujet. Si vous en connaissez d’autres (ou dans d’autres langues), soyez gentils de le signaler dans la discussion ici.

Résumé : Les technologies existantes peuvent déjà automatiser la plupart des fonctions de travail, et le coût de ces technologies diminue alors que le coût de la main-d’œuvre humaine augmente. Ceci, combiné aux progrès continus de l’informatique, de l’intelligence artificielle et de la robotique, a conduit les experts à prédire que l’automation entraînerait d’importantes pertes d’emplois et aggraverait l’inégalité des revenus. Les décideurs politiques débattent activement de la manière de traiter ces problèmes, la plupart des propositions se concentrant sur l’investissement dans la formation les travailleurs à de nouveaux types d’emplois, ou sur l’investissement dans les prestations sociales pour redistribuer les gains de l’automation.

Continuer la lecture de Taxe Sismondi (« taxe-robot ») : du renfort !
Partager :

Le Monde diplomatique, Les sociopathes (de France Télécom à Macron) par Frédéric Lordon, 31 mai 2019

Les sociopathes (de France Télécom à Macron), par Frédéric Lordon, le 31 mai 2019. Remarquable réflexion. Comme son blog n’est pas ouvert aux commentaires, j’ouvre la discussion ici. J’aurai des choses à dire – ayant en particulier travaillé plus de 10 ans dans des boîtes américaines (le modèle où France Telecom aura joué un rôle pionnier en l’important en France). 

… Les « objectifs » sont, pour les individus, la manière dont la guerre leur tombe dessus, ce à quoi ils se trouvent mis en demeure d’accrocher leur survie. Pour les « objectifs », ils se feront donc des kapos. Ce qui est frappant dans le cas France Télécom, mais qu’on retrouverait à l’identique dans toutes les entreprises du même type, c’est avec combien peu de perte en ligne les impulsions sociopathiques venues du sommet descendent le long de la hiérarchie, et sont relayées par les couches intermédiaires. À la violence commandée par le haut, cependant, beaucoup ajoutent la peur — peur que le défaut à exercer la violence les expose à devenir à leur tour les prochaines victimes de la violence —, mais aussi, pour ceux chez qui l’entreprise néolibérale n’a pas détruit tous les cadres moraux, une terrible souffrance de se voir faire ce qu’ils sont enjoints de faire.

Partager :

« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

Continuer la lecture de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription
Partager :

Fin du monde ! Fin du mois !

Ouvert aux commentaires.
Partager :

Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale

Retranscription de Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale, le 2 avril 2019. Merci à Eric Muller !

Je vous demande un peu de générosité, parce que vous entendez sans doute que je suis affecté par un gros rhume et dans ce cas-là, il y a toujours un double handicap parce qu’on essaie de prendre des médicaments qui, en fait, vous abrutissent bien davantage. Mais j’ai ma petite liste, et comme je le disais il y a un instant,
 c’est un sujet que j’ai l’occasion souvent de traiter et que je traiterai dans seize jours à France Culture, dans l’émission Entendez-vous l’éco, dans un débat avec Paul Aries.

La question, c’est celle de savoir dans quel monde sommes-nous maintenant, dans ce monde où la mécanisation a fait des progrès tout à fait considérables, voire un bond a eu lieu avec l’invention de l’ordinateur, d’abord le mainframe, le gros ordinateur, et ensuite par l’intervention, l’irruption de l’ordinateur individuel dans les entreprises, dans le travail. Le nombre de personnes qui travaillent devant un ordinateur évidemment s’est démultiplié très rapidement dans les premières années de la décennie 1980.

Continuer la lecture de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale

Partager :

Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse

Ouvert aux commentaires.

Un excellent article dans le Financial Times, Chore wars: why do women still do more housework ?, « La guerre des corvées », par Gavin Jackson, résout la question à mille francs : pourquoi – quelles que soient les cultures – et même en présence d’efforts louables de part et d’autre, les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? Gavin et sa copine Gabi ont rempli des fiches quotidiennes de budget-temps qu’ils ont fait analyser ensuite par une équipe de sociologues.

Continuer la lecture de Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse
Partager :

Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale, le 2 avril 2019

-Le travail disparaîtra entièrement en raison de l’automation : robotisation, logicièlisation et Intelligence Artificielle
-Il convient de séparer une fois pour toutes l’obtention de revenus par les salariés d’aujourd’hui du travail effectué en échange
-Ma proposition (2012) d’une taxe Sismondi : la mécanisation est un gain pour le genre humain tout entier, à partager entre tous
-Deux approches possibles : soit le revenu universel de base, soit le « service universel de base » assurant à chacun la gratuité pour l’indispensable

Partager :

« Grand débat : Macron va recevoir une soixantaine d’intellectuels lundi à l’Élysée »

Le Figaro : « Grand débat : Macron va recevoir une soixantaine d’intellectuels lundi à l’Élysée ».

Vous êtes plusieurs à m’interroger à ce sujet, aussi je m’explique. Non seulement je n’adopte pas la position parfaitement justifiable de Frédéric Lordon, de ne pas me rendre à l’invitation, mais je n’ai pas hésité une seule seconde : un contexte tel celui-là constitue une caisse de résonance permettant de rappeler avec franchise, voire brutalité, l’urgence des tâches qui sont aujourd’hui négligées ou, pire encore, dont la solution est subordonnée à une logique obscène de profit. Il y a là une occasion de taper du poing sur la table, quitte à faire scandale, en sachant que la presse n’aura d’autre choix que de rendre compte de vos propos.

J’offrirai bien entendu, ici même, mon propre compte-rendu ensuite. J’ouvrirai aux commentaires.

Partager :

Le programme du Blog de PJ pour les élections européennes, par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires.

Quel modèle économique pour une société écologique ?

L’avènement d’une société écologique est impossible sans un changement radical de modèle économique. La politique actuelle du gouvernement en est l’exemple a contrario : concilier, sur le plan politique, libéralisme économique et préservation de l’environnement débouche nécessairement sur l’inaction écologique. L’environnement est sacrifié sur l’autel de la sacro-sainte équation « business + croissance = emploi + élection ».

Ce qui nous conduit à notre perte : le modèle économique capitaliste et néolibéral

Le capitalisme : un rapport de force en faveur du détenteur de capital

Le capitalisme, c’est le système économique qui donne l’avantage sur le plan politique au capitaliste, le détenteur de capital. Or qu’est-ce que le capital ? Ce sont les ressources qui, manquant à la place où elles seraient nécessaires pour permettre la production, la distribution ou la consommation des biens et des services, doivent être empruntées. Si les ressources manquent à la place où elles sont nécessaires, c’est que la propriété privée y fait artificiellement obstacle. Continuer la lecture de Le programme du Blog de PJ pour les élections européennes, par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Partager :