Archives par mot-clé : Covid-19

Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19, 3. L’environnement, le 7 octobre 2020

1. La pandémie, le 16 septembre 2020

2. L’économie, le 30 septembre 2020

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Covid-19 : Espace réservé aux sceptiques de la deuxième vague

Cet espace de discussion est réservé par priorité aux sceptiques de la deuxième vague (il est bien sûr permis de leur répondre !). Je promets d’offrir la même hospitalité * à ceux qui imagineraient avoir toujours raison qu’aux repentis sincères.

* Les règles générales restent d’application : ni menaces, ni insultes, ni arguments ad hominem, etc.

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Entrées-sorties en réanimation en France (7/10/20), par a113

  • le graphe du 0610 (même légende que le précédent * ) qui montre : persistance d’une diminution « molle » de la poussée (poussée qui persiste) d’Août -Septembre.
  • il n’en reste pas moins que les hospitalisations augmentent en valeur absolue (+- 1500 en réa)
  • des situations très variables suivant les régions (400 (réa) en Île de France, 130 dans le 13 , <20 en Alsace)
  • reste à expliquer ces différences (comportement des populations, immunités acquises ???) : il n’y a pas d’étude publiée venant de notre bureaucratie sanitaire)
  • en affinant la résolution du graphe, comme je l’ai fait dans ce dernier graphe, on peut constater des « mini-poussées », qu’il reste aussi à expliquer ….

Pr Raoult admet la poussée actuelle (et la fin de la diminution de l’épidémie) en lui donnant une explication « savamment » construite …
Par ailleurs, je suis très curieux de voir comment va évoluer l’état de santé de Trump (on est dans la période « critique »)

* Entrées en réanimation. Les données quotidiennes que je lisse moi-même sur 10 jours. Pour éviter l’inertie je sacrifie les 10 premières données. Ensuite au chiffre du jour J, je compare la moyenne des 10 jours précédents pour obtenir le taux de variation (j-m/j)… niveau math CM2. Ça donne la pente moyenne de la courbe au jour J.

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Une promesse solennelle aux Amis du Blog de Paul Jorion

Si je devais un jour être aussi malade que le Président Trump en ce moment, je promets solennellement aux Amis du Blog de Paul Jorion que j’exigerais de l’hôpital où je me trouve de pouvoir venir saluer moi aussi la foule de mes admirateurs !

La santé des gens avec moi dans l’automobile ne serait qu’un mince sacrifice requis par la fermeté de l’engagement que je prends aujourd’hui.

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Trump : Les incohérences du médecin de la Maison-Blanche

Lorsqu’après la déclaration officielle du médecin de la Maison-Blanche, le Dr. Conley, vendredi et qu’il ait dit à cette occasion que Trump n’était pas sous oxygène, un journaliste lui avait demandé si cette mention « pas sous oxygène » ce jour-là, signifiait que le Président avait été sous oxygène la veille, jeudi ? Le Dr. Conley avait alors répété à plusieurs reprises comme un disque rayé : « pas sous oxygène en ce moment ».

Hier, le Dr. Conley a reconnu que Trump avait été sous oxygène à deux reprises dans la journée de jeudi. Un journaliste lui a demandé alors pourquoi il avait refusé de le dire la veille. Le médecin de la Maison-Blanche a alors répondu que c’était pour ne pas affecter négativement le cours de la maladie (“that might steer the course of illness in another direction », = « qui pourrait conduire le cours de la maladie dans une autre direction »). Plusieurs commentateurs se sont alors interrogés en quoi dire la vérité plutôt que la cacher pouvait affecter négativement le cours de la maladie ?

C’est là que le psychanalyste ou bien Sherlock Holmes du 221B Baker Street, c’est comme on veut, entrent en jeu. Qu’est-ce qui peut être affecté négativement par le fait de dire la vérité ? Non pas « le cours de la maladie », mais « le narratif préparé à l’avance du cours de la maladie ».

Pourquoi ne pas reconnaître que Trump a été sous oxygène à deux reprises dans la journée de jeudi ? Parce qu’on a affirmé ce jour-là que le Président se rendait à l’hôpital Walter Reed « par excès de précaution ». Or si Trump a été sous oxygène, ce n’est pas « par excès de précaution » qu’il se rend à l’hôpital mais par nécessité impérative.

Et le soupçon s’instille alors que quand est diffusée dans la journée de vendredi une vidéo de Trump faite nous dit-on à l’hôpital, qu’elle ait peut-être été tournée en fait la veille à la Maison-Blanche, soupçon déjà éveillé quand Trump remercie les chefs d’État étrangers pour l’expression de leurs « condoléances ». S’agit-il alors d’un usage un peu lâche par Trump d’une expression qui peut effectivement signifier en anglais « marques de sympathie » de manière générale, ou bien d’un véritable lapsus de la part du Président trahissant dans quel état il imagine qu’il sera quand la vidéo sera diffusée dans la journée de vendredi (selon le reporter de Vanity Fair, Gabriel Sherman, Trump avait exprimé plusieurs fois dans la journée de jeudi qu’il se croyait en train de mourir) ?

À quoi assiste-t-on alors dans les déclarations du Dr. Conley ? À un exercice périlleux de s’en tenir au script rédigé à l’avance, tout en offrant quelques véritables détails, par « effet de réel », comme disait Roland Barthes, comme quand dans un roman historique ayant perdu toute vraisemblance, la porte s’ouvre soudain pour laisser entrer nul autre que … Napoléon Bonaparte lui-même !

L’ennui, c’est que les informations exactes font décoller entièrement le véritable déroulement des faits du script rédigé à l’avance. Comme quand hier le Dr. Conley déclare à la fois que le Président rentrera probablement à la Maison-Blanche dans la journée d’aujourd’hui lundi et qu’il prend de la dexaméthasone, un corticoïde qui n’est recommandé que pour le traitement de difficultés respiratoires aiguës. On est bien d’accord que c’est l’un ou c’est l’autre !

La question que je me pose pour la déclaration du Dr. Conley aujourd’hui est : l’entendra-t-on dire que le Président vient de rentrer, pétant de santé, à la Maison-Blanche – où les fleurs et couronnes peuvent également être adressées ?

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Selon le correspondant de Vanity Fair Trump craint pour sa vie

Gabriel Sherman est un journaliste américain, correspondant du magazine Vanity Fair.

Il twitte aujourd’hui :

Selon une source, on avait expliqué vendredi à Trump qu’il pouvait aller à [l’hôpital] Walter Reed de sa propre initiative mais que si son état empirait on l’y emmènerait de toute manière. Les médecins dirent à Trump que s’il attendait davantage il pourrait perdre sa capacité de se rendre à Marine One [l’hélicoptère] en marchant (l’image de lui dans une chaise roulante ou sur une civière serait manifestement dévastatrice).

Et aussi

Des conversations avec des Républicains proches de la Maison-Blanche au cours des 12 dernières heures indiquent que la situation a été bien pire que la Maison-Blanche ne l’a affirmé. Avant d’être emmené à Walter Reed, Trump n’arrêtait pas de demander à ses aides, « Est-ce que je suis en train de partir comme Stan Chera ? C’est ça ? » (Chera était son ami New Yorkais mort de la Covid en avril).

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Trump : bulletin de santé

The Guardian (18h52) :

Une source proche du président, qui serait son chef de cabinet à la Maison-Blanche, Mark Meadows, a informé les journalistes samedi matin [6h de moins que Paris] :

Les signes vitaux du président au cours des dernières 24 heures ont été très préoccupants et les prochaines 48 heures seront cruciales en termes de soins. Nous ne sommes pas encore sur la voie d’un rétablissement complet.

(19h06) : L’Associated Press rapporte que le président était sous oxygène alors qu’il était encore à la Maison-Blanche, et avant d’être admis à l’hôpital vendredi.

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Un plateau pour les entrées-sorties en réanimation en France, par A113

[Texte modifié le 3/10/20 à 11h26] : Entrées-sorties en réanimation en France

la dynamique de l’épidémie semble marquer le pas depuis quelques jours.

les chiffres concernant les tendances (à la hausse ou à la baisse) des entrées en réanimation montrent un plateau de stabilisation à 4,5% de hausse .

sachant qu’ils correspondent à une dynamique des contaminations ayant eu lieu 15-20 jours auparavant , il est à penser que les messages des équipes hospitalières ont été entendus.

il est vraisemblable que si quelques mesures de restrictions (aménagées , je pense, « à la Suédoise » ) sont prises dans d’autres métropoles en plus de Marseille, la décrue sera nette.

   :   -> maintien des mesures barrières+masque en espace restreint ++++

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« Couvrez ce confinement que je ne saurais voir ! »

Le 22 septembre, il y a un peu plus d’une semaine, je publiais un billet intitulé Un confinement qui ne dit pas son nom, où j’écrivais entre autres :

La langue s’use rapidement et, vu le mauvais souvenir qu’a laissé le confinement, il ne sera jamais question de « reconfinement » : on parlera, comme on le fait en ce moment dans les communiqués anglais et écossais décrivant les modalités du reconfinement, de simples « restrictions ».

Gageons qu’à la troisième vague, on n’osera plus parler même de restrictions, vu le mauvais souvenir que ces restrictions auront laissé elles-mêmes, mais d’« adaptations nécessaires ». Et ainsi de suite.

Il a fallu seulement onze jours pour qu’un article aujourd’hui dans Le Monde intitulé Covid-19 : en Ile-de-France, la situation sanitaire continue de se dégrader, nous annonce en sous-titre :

Des « adaptations » des mesures de restriction sont à l’étude.

Tout y est : « restrictions » et « adaptations » !

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Trends-Tendances – Le mécanisme délicat que révèle la pandémie, le 1er octobre 2020

Le mécanisme délicat que révèle la pandémie

Nous mesurons la richesse d’une nation par son Produit Intérieur Brut (PIB), à savoir la somme des « valeurs ajoutées » : la différence entre le prix auquel une chose a été vendue et ce qu’elle a coûté, ce que nous appelons d’habitude les bénéfices ou le profit. Tout cela, additionné, constitue le PIB. La condition pour que se constitue la « richesse nationale » est donc qu’existe à tout moment un nombre considérable de personnes prêtes à payer pour une chose davantage que ce qu’elle a coûté, et à alimenter ainsi la richesse nationale. On ne s’étonne pas suffisamment que dans les conditions ordinaires cette condition, à savoir la génération de profits considérables, soit si facilement remplie.

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