32 réflexions sur « Vidéo – Le temps qu’il fait le 14 décembre 2021 »

  1. Fascisme… Un moment de l’histoire de l’Italie qu’un historien peut caractériser valablement. Déjà, l’étendre à ce qui apparaît ensuite en Allemagne ressort de l’euphémisme. Comment le désir d’étendre son espace vital à l’est, accessoirement s’emparer des sources vitales en pétrole et à basKou, peut-il aller de pair avec la certitude pathologique qu’il faille purifier un peuple en gazant la foule des sous-hommes qui l’encombrent ? Etendre le qualificatif à la cuisine électoraliste des actuels Etats-Unis, ne serait-ce pas un abus de langage ? Evidemment qu’il se passe quelque chose sur la planète qu’on a du mal à appréhender ; que les Etats-Unis ne vont pas bien ; qu’il y a une foule de gouvernements autoritaires, pour ne pas dire dictatoriaux, qui sont apparus avec le nouveau siècle ; qu’il y a un mouvement d’ensemble très malsain qui affecte désormais l’anthropocène et va en s’accélérant. N’est-ce pas ce que dit ce type dans la capsule suivante, en s’efforçant avec beaucoup de mal de rester lui-aussi optimiste ?
    https://www.youtube.com/watch?v=AOJzHwhvWnQ

    1. Ma définition du fascisme:
      Idéologie anti démocratique basée sur le nationalisme (pouvant virer au racisme) qui entraîne une fraction significative du peuple à « messianiser » un chef et à accepter la violence commise contre des « ennemis » par ses milices au nom de la nation sacralisée. Le seul droit individuel respecté est celui de propriété pour les « amis ». Le fascisme dépend toujours de ploutocrates qui s’en servent (mais il peut leur échapper !) pour détourner l’attention populaire des vrais sujets. Le trumpisme correspond à cette définition.

          1. @Hadrien
            Donc pour ne pas être fasciste le secret est de ne pas respecter le droit individuel de propriété ou de ne pas avoir d’ « amis » riches.
            Valeurs de gauche, au moins au début.

  2. A propos du désastre provoqué par les tornades, il semblerait quand même que tous les américains ne soient pas sur la même ligne de réflexion que la journaliste télé que vous avez citée, et qui nous parle des vieux qui raconteront ce phénomène « plus tard à leurs p’tits enfants » (comme dans « Brave Margot » de Brassens).

    La responsable de l’Agence Américaine de Gestion de Crise (FEMA) dit que « cela va être nouvelle norme » et d’ajouter « Les effets que nous observons du changement climatique constituent la crise de notre génération » (site « GEO du 13/12/21).

    Il semble donc bien que ces phénomènes dévastateurs risquent de se répéter et de rendre « l’Allée des Tornades » inhabitable à terme.

    Dans ces conditions le fait de discuter si la reconstruction doit être de briques ou de broc me paraît un peu vain quand il est probable que dans quelques années tout doit ressembler à nouveau à un jeu de mikado.

    Tout comme leurs aînés qui fuyaient le « dust bowl » dans les années 30, les habitants de ces états centraux seront peut-être les premiers réfugiés climatiques intérieurs des USA, à moins qu’en Californie, ou en Floride…

    Il faut que les habitants du monde occidental comprennent que ce sort n’est pas réservé seulement à ceux qui vivent à Jacobadad ou Kiribati. A quel niveau de catastrophe faudra-t-il arriver pour qu’ils en prennent tous conscience ? A l’écoute de votre journaliste TV il y a encore du chemin à faire !

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    1. Il me semble que les américains attendent la catastrophe. Ces tornades, c’est l’apocalypse pour eux, et en même temps la preuve que Dieu existe. Le Dieu punisseur est arrivé pour les laver de leurs péchés, et de tout ce qu’ils ont à se reprocher, depuis que la pomme a été croquée !
      Ils se projettent dans l’apocalypse, n’est ce pas ce qu’on voit dans leurs films d’action, des bombes qui explosent, et des gens qui s’envolent avec le souffle de l’explosion, ils sont alors portés par l’apocalypse, ils volent !
      Et en même temps ils sont persuadés que leur Dieu économique (l’ultralibéralisme) sera toujours là pour les épauler dans la difficulté..impossible pour eux de considérer qu’après un « Big Bang », l’économie peut aller vers un « Big Crunch » final : le Big Bang économique est définitif et éternel, pour le bien de tous les américains, et malgré tout ce qu’il leur fait subir : chômage, tornades, climat, sécheresses, incendies…

      Et nous sommes pareils : combien d’homme politiques français envisagent la fin du big bang de l’économie ultra-libérale ? je n’en vois aucun.

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      1. @ Vincent Rey

        Selon l’institut Pew Research (cité par Le Figaro le 14/11/21) près d’un tiers des américains se disent aujourd’hui athées, agnostiques ou sans religion. Ils n’étaient que 16 % en 2007 !

        Encore un petit effort, et ils seront majoritaires avant l’effondrement…😉

      2. Bon en même temps faut avouer qu’avec des tornades, l’objectif de ventilation des bâtiments pour lutter contre le Covid est largement atteint non ?

  3. Le déni (climatique), c’est aussi le « refus de prendre en compte une part de réalité externe inacceptable, c’est-à-dire, non métabolisable sur le plan psychique » nous disent les psychiatres. A l’échelle individuelle, devant le changement climatique, chacun de nous ne peut que se sentir impuissant.
    Pour réagir collectivement, il y a nécessairement besoin de l’éxistence d’un « collectif » qui pour l’heure reste à créer. Mais les instences étatiques, les gouvernements de nos Etats nations qui devraient être le « bras armé » de ce collectif (du bien commun), ont été détournés aux profits d’intérêts privés individualistes qui sont eux-mêmes incapables d’affronter cette « réalité externe inacceptable ».
    Malheureusement, nous croyons encore majoritairement que le système qui nous a conduit là, pourra nous sauver car nous sommes toujours dans l’illusion qu’il existe un collectif. La comédie dramatique des Elections Présidentielles en est l’illustration par excellence. Pourquoi n’acceptons-nous pas de voir que le système lui même ne fonctionne pas, que ce collectif Etat Nation né au XXème siècle s’est simplement dissout dans la mondialisation économique ? Sans doute parce que l’idée d’un vide institutionnel nous fait peur, cette « réalité externe inacceptable ».
    Quel sera, quels seront les noyaux de condensation qui créeront ces nouveaux collectifs ? Violence, solidarité, domination, partage, abnégation, cupidité… ?
    Sortir du déni n’est-il pas prendre conscience ? Mais quelle est cette conscience ? Un fait, je pense donc je suis ? La conscience peut-elle se travailler ? Comment nourrissons nous notre conscience ?
    Sommes nous conscient de ce que nous sommes ?

  4. Bon texte sur notre démocratie qui s’affaiblit.
    https://www.lalibre.be/debats/opinions/2021/12/14/la-vaccination-obligatoire-est-une-exigence-democratique-GO2KVFUXHJE6NIUGLZWH6QAKC4/

    extrait:
    « L’affaire monta jusqu’à la Cour Suprême des États-Unis qui donna tort aux «antivax» et raison à la vaccination obligatoire en 1905, en déclarant notamment: «Dans toute société bien ordonnée, qui a la charge et le devoir de préserver la sécurité de ses membres, les droits de l’individu peuvent parfois, sous la pression de grands dangers, être soumis à ce genre de restriction, qui sera appliquée par des règlementations raisonnables, comme la sécurité du grand public peut l’exiger.» »

    1. @Hadrien Celà montre le caractère totalitaire (crypto-totalitaire) fondamental de nos systèmes démocratiques.
      Peut-être en l’occurence s’agissait-il d’une vaccination pour laquelle on avait un recul temporel suffisant sur les effets à long terme, en plus à l’époque la sensibilité aux effets à long terme était sans doute plus faible, alors que l’on ne se préoccupait ni du tabac, ni de l’amiante …
      Il s’agissait sans doute de vaccin procurant une immunité à long terme, et limitant la transmission.
      Pour la variole et avec un vaccin efficace l’éradication mondiale a mis des dizaines d’années.

  5. Tout à fait d’accord avec vous : croire qu’on va changer les choses sans changer le système économique est une illusion. Mais ce système nous en vivons et nous le faisons tous, chaque jour. Or, qui prend des mesures personnelles pour lutter contre le changement climatique? Réduisez-vous vos déplacements et arrêtez-vous de voyager pour éviter les émissions de CO2? Diminuez-vous votre chauffage de façon significative? Mangez-vous encore de la viande bovine? Cessez-vous de surfez sur le Net et de réaliser des vidéos dont on sait aujourd’hui le degré de pollution, etc…
    Alarmiste, oui, pourquoi pas mais alors il faut agir. Prévenir le monde du chaos qui l’attend sans changer sa façon de vivre n’a pas beaucoup de sens si on contribue aussi à sa perte.
    Lorsque nous aurons compris que ce n’est pas toujours à cause des autres que les choses vont mal, nous aurons peut-être fait un pas dans la bonne direction. Car enfin, on peut se demander quelle génération a le plus de responsabilité dans les dérèglements que nous connaissons.

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    1. La génération qui a le plus de responsabilité dans les dérèglements que nous connaissons

      Nous connaissons désormais la réponse : c’est la génération des années 1770 à 1800. Qu’est-ce que vous allez pouvoir y faire ?

      Expliquez-nous maintenant ce qu’il faut faire, sachant que si nous modifions tous nos comportements individuels selon votre liste, cela ne retirera que 20% du problème. Dites-nous aussi comment on se débarrasse des armées qui constituent une des principales sources de production de gaz de serre et de pollution.

      Vous nous conseillez d’avoir l’esprit pratique, aidez-nous : répondez à ces quelques très simples questions.

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      1. Wikipedia:
        Tonnage flottes commerciales en charge: 1862 MT;
        Tonnage flottes militaires: 8 MT.
        Ces chiffres sont corrélés à l’empreinte carbone (et aux destructions de la biosphère) des activités commerciales et militaires.
        On en déduit – sauf aveuglement idéologique – que l’activité militaire est négligeable par rapport à la nôtre quotidienne.
        8/1862 = 0.0043, même pas un %.
        Autre approche: par le PIB: https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_d%C3%A9penses_militaires
        Ici on trouve au maximum qq %.

        Pour rappel: notre problème est simple (ce qui ne veut pas dire facile):
        1) l’effondrement physique de la biosphère est dû à notre consommation de ses ressources, transformées en pollutions, que nous appelons aussi « richesse », mesurée par le « PIB ».
        2) L’équation de Kaya simplifiée lie ce PIB aux humains sur cette terre: PIB = N*PIB/N = nombre de consommateurs N * niveau de vie moyen par consommateur PIB/N.
        3) Donc, si nous voulons diminuer l’effondrement physique de la biosphère il n’y a que deux solutions:
        3.1) Diminuer le nombre de consommateurs;
        3.2) Diminuer le niveau de vie moyen;
        Et/ou toute combinaison des deux.
        SIMPLE mais pas facile et TRES peu populaire

        Vous devriez écouter JM Jancovici en vous débarrassant de vos a-priori atomophobes.

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        1. Merci pour les chiffres. Vos moyennes incluent le Boutan et la principauté de Monaco. Si vous avez les chiffres spécifiques pour les États-Unis (y compris leur présence à l’étranger), je suis preneur.

          Vous devriez écouter JM Jancovici en vous débarrassant de vos a-priori atomophobes.

          Le plus consternant à mon sens est que vous n’êtes probablement pas rémunéré pour faire le boulot de lobbyiste du nucléaire. M. JMJ a au moins l’excuse que cela lui permet de nourrir ses enfants.

          P.S. Un atome est trop petit pour me faire peur.

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            1. C’est faire un mauvais procès aux bovidés que de les comparer aux forces armées.

              Certes, leur élevage intensif est condamnable, mais il faut savoir que les flatulences des mammifères (y compris nous !) contiennent d’abord 60 % d’azote mais « seulement » 7 % de méthane et 9 % de CO2.

              Elles contiennent aussi, selon les travaux de l’Université d’Exeter (UK) parus en 2014 dans le « Medical Chemistry Communications », du sulfure d’hydrogène qui protège nos cellules. (cité par Médisite le 20/10/21).

              Alors paix aux pets !

          1. Tant qu’à poser de simples questions :

            1) Êtes vous d’accord avec la nécessité de diminuer la consommation globale ?
            2) Si oui, pensez vous suffisante la réduction de la consommation des riches (et des militaires) ?

      2. 1770-1800 N’était-ce pas un peu après ? sans vouloir exonérer la responsabilité d’une révolution éclairée bourgeoise, mettant à bas les garde-fou d’un Ancien Régime millénaire, il me semble que Napoléon se meuvait encore avec des chevaux et avait refusé de s’intéresser au bâtiment à vapeur d’un certain Fulton.

        1. Industrial Revolution (Wikipédia en anglais) :

          Eric Hobsbawm affirmait que la révolution industrielle a commencé en Grande-Bretagne dans les années 1780 et n’a pas été pleinement ressentie avant les années 1830 ou 1840, tandis que T. S. Ashton soutenait qu’elle s’est produite approximativement entre 1760 et 1830. L’industrialisation rapide a commencé en Grande-Bretagne, en commençant par la filature mécanisée dans les années 1780.

          1. Ok pour le début de la révolution industrielle, et d’abord en Grande-Bretagne, le début de la réintroduction progressive du CO2 dans l’atmosphère date bien du moment où l’activité extractive du charbon à usage énergétique a dépassé le rythme de création naturel de ce charbon, probablement par diversification des mines de fer et de la fabrication de l’acier, ainsi qu’avec la diffusion des machines à vapeur, qui pouvaient ainsi remplacer avantageusement le bois.
            Il ne semble pas que les militaires soient pour quelque chose dans cette évolution (au moins au début).
            A l’époque la population était très inférieure et l’impact sur les conditions climatiques de la science-fiction.

            Mais « quelle génération a le plus de responsabilité dans les dérèglements que nous connaissons. » semble plutôt s’adresser au moment où cette évolution technique est devenue généralisée et où la marche arrière devenait plus difficile, notamment économiquement par les investissements, infrastructures, mode de vie, déjà réalisés.

            L’invention du transistor par Shockley en 1947 est sans doute indispensable et annonciateur (a posteriori) du contrôle des élections par Facebook et de la débauche d’énergie consacrée au Bitcoin, mais le prix Nobel en question fait-il partie d’une génération qui en serait responsable ?

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