Archives par mot-clé : Politique

La démocratie aujourd’hui, c’est donner du pouvoir au peuple des humains de notre Terre, par Pierre-Yves D.

Billet invité

L’idée de la démocratie athénienne, c’est-à-dire la démocratie directe, est me semble-t-il une idée-limite, qui permet de mesurer à quel point notre démocratie représentative est effectivement la dépossession d’un pouvoir théoriquement dévolu au peuple, et pas seulement du point de vue formel des institutions, mais surtout pour ce qui concerne les problèmes réels auxquels nous sommes confrontés tout à la fois individuellement et en tant que membres de l’humanité.

Partant, la question primordiale n’est pas tant de savoir s’il faut retourner à une forme de démocratie directe que de nous demander en quoi et par quoi le peuple a été dépossédé d’un certain pouvoir. La question de la démocratie n’est pas simplement formelle, elle s’inscrit toujours dans une situation, tout comme toute institution humaine se crée pour répondre à certaines nécessités. Je rappelle qu’à l’origine de l’institution démocratique on trouve la question de la dette des pauvres, laquelle fut alors répudiée. 
Le pouvoir du peuple c’est une capacité de délibérer et d’agir pour ce qui concerne des problèmes qui affectent les humains d’une certaine époque et habitant un certain espace.
 Or, qu’est-ce qui affecte aujourd’hui les humains ? Nous le savons tous ici : les inégalités sociales, le péril climatique et écologique, la complexité.


Continuer la lecture de La démocratie aujourd’hui, c’est donner du pouvoir au peuple des humains de notre Terre, par Pierre-Yves D.

Partager :
Email This Post Email This Post

DÉCROISSANCE DE LA DÉMOCRATIE, par Jérôme Grynpas

Billet invité

De part et d’autre de l’Atlantique, on assiste à la même danse du ventre destinée à amadouer un monstre polycéphale prêt à tout dévorer : les marchés. Certes, n’étant pas économiste, je ne veux pas entrer dans une  polémique assez sotte pour expliquer, soit que les marchés ont tort de s’effrayer car nous faisons ce qu’il faut pour les apaiser ; soit que nous mettons en œuvre des « régulateurs » pour  maîtriser « l’exubérance des marchés » tout en faisant des efforts, toujours plus d’efforts, car « on ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens » ; soit que, portésr par une sorte de mécanisme pervers, les marchés et nous courrons droit dans  le mur.

Mais on peut encore penser sans se comporter en économiste-amateur discourant dans le système à propos du système. On peut, on doit s’interroger politiquement. Rétablir la pleine souveraineté du politique en tant qu’il est à l’opposé de l’oligarchique (la domination du petit nombre) que toutes les formes du pouvoir tentent d’imposer. Hier, c’était le féodalisme, l’institution religieuse, l’absolutisme monarchique, la bourgeoisie du XIX°s., les dérives bureaucratique du soviétisme… Aujourd’hui, c’est l’économie capitaliste dans son stade actuel : l’industrie financière-privée internationale, activité hors loi qui impose sa loi à tous. Le politique aujourd’hui consiste, donc, dans la  reprise de la marche-avant du progrès, toujours plus  intensément, toujours pour plus de femmes et d’hommes.

Ce qui doit focaliser notre attention et nous pousser à l’action ce sont trois aspects qui confirment ce déclin du politique.

Continuer la lecture de DÉCROISSANCE DE LA DÉMOCRATIE, par Jérôme Grynpas

Partager :
Email This Post Email This Post

ET SI ON ESSAYAIT PLUTÔT LA DÉMOCRATIE ?, par Olivier Berruyer

Article presslib’ invité*

« La droite a gagné les élections. La gauche a gagné les élections. Quand est-ce que ce sera la France qui gagnera les élections ? » [Coluche]

Lors des dernières élections, Paul a souligné dans un billet le problème posé par le manque de représentativité des institutions, ce qui participe à la survenue probable d’un nouveau 1789.

Analysons ainsi plus en détail le vote moyen des Français aux 3 dernières élections nationales (Européennes 2009, Régionales 2010, Cantonales 2011) :

On constate ainsi que sur 100 Français adultes :
• 15 ne se sont pas inscrits sur les listes électorales ;
• 37 sont allés voter ;
• 8 ont voté pour l’UMP, “LE parti majoritaire” ;
• 9 ont voté PS, “LE parti d’opposition”.

Continuer la lecture de ET SI ON ESSAYAIT PLUTÔT LA DÉMOCRATIE ?, par Olivier Berruyer

Partager :
Email This Post Email This Post

COMBIEN DE TEMPS AVANT L’ATTERRISSAGE FORCÉ ?, par Eric Verhaeghe (*)

Billet invité

Il y a dix jours, j’étais invité sur BFM Business par Stéphane Soumier. Ce matin-là, les analystes du marché pavoisaient : le Portugal venait d’emprunter avec un relâchement sur ses taux. Signe que tout allait bien. On sort de la crise, forcément. L’hirondelle amène le printemps. Et lorsqu’il m’interroge sur mon livre Jusqu’ici tout va bien !, il me parle de mon défaitisme. Je me trompe, la preuve : le Portugal emprunte sans difficulté. Évidemment, je lui réponds que nous faisons un grand Madoff international, puisque nous finançons des dettes nationales par une dette communautaire. Joli tour de passe-passe. A mon grand étonnement, Stéphane Soumier répond : « Mais tout le monde le sait, cher ami. Il ne s’agit pas de régler le problème, il s’agit juste de gagner du temps ! ». Idem sur la compétitivité de la France comparée à l’Allemagne. Il me cite un différentiel de 15 points sur le coût du travail. Et quand je lui rétorque que ce chiffre est une invention, il mollit à vue d’oeil : « C’est vrai, fait-il embarrassé. Personne ne peut prouver ces chiffres ! ».

En un mot, il venait de résumer le mal de notre époque. D’un côté, des citoyens mal informés qu’on berce d’illusions et de mensonges sur la sortie de crise, en répétant à l’envi qu’avec un peu d’austérité, tout ira bien. De l’autre côté, des initiés qui savent que tout cela ne sont que fariboles, mais qui les propagent fidèlement pour gagner du temps. Jamais dans l’histoire, sauf dans les périodes décadentes des grands empires, la cécité et la somnolence n’auront autant occupé le pouvoir et la pensée.

En fait, face à nous se dressent deux difficultés distinctes.

Des difficultés économiques. Les politiques conduites par les gouvernements des pays industrialisés nous ramènent mécaniquement à la catastrophe systémique à laquelle nous avons de peu échappé en 2008. S’il est encore temps de sortir de cette spirale, des mesures fortes doivent être prises sans tarder : repenser le rôle des banques dans notre organisation collective, et probablement reprendre l’analyse du fétichisme monétaire là où Marx l’avait laissée. Décider vite de la part de la dette que nous rembourserons, et de celle que nous ne rembourserons pas. Replacer le travail au centre de la création de valeur. En un mot, réviser notre conception aristocratique de l’économie.

Des difficultés politiques. Car les remèdes à adopter pour soigner le mal dont nous souffrons supposent une inversion complète des logiques institutionnelles adoptées depuis plus de trente ans dans nos pays. Il faut, en quelque sorte, bâtir une anti-OCDE capable de remettre en cause les certitudes de la pensée unique. Et sur cette inversion politique, reconnaissons que nous sommes tous un peu courts : l’inversion est-elle une révolution ? une transformation ? une adaptation ? quelle forme doit-elle prendre ? Ces questions-là sont encore embryonnaires, mais il est probablement urgent de commencer à y porter des réponses.

Au centre du débat, la capacité des peuples à revenir à un projet démocratique est un sujet de fond. Comment se réapproprier un modèle de développement aujourd’hui essentiellement tourné vers la satisfaction des élites, et qui instrumentalise les masses ? La réponse ne peut se résumer à une simple politique économique, même si l’économie en fait partie. Certes, il faut régler la question de l’instabilité financière. Mais ce n’est qu’une première étape avant de refonder un modèle avec une autre conception du travail (le salariat mérite d’être calmement analysé) et une autre approche du citoyen dans la cité. Difficile par exemple d’aborder cette problématique sans la lier à la place de l’éducation et de l’échec scolaire, qui constituent des volets importants de l’inégalité et du gaspillage des fonds publics. En un mot, c’est l’État et le citoyen qu’il faut repenser en profondeur pour sortir de la crise.

========================
(*) Eric Verhaeghe est l’auteur de Jusqu’ici tout va bien ! paru aux Editions Jacob-Duvernet.

Partager :
Email This Post Email This Post

SOMMES-NOUS VRAIMENT PROCHES D’UNE NOUVELLE REVOLUTION FRANCAISE ?, par Cédric Mas

Billet invité

La période actuelle se révèle riche de dangers et de perspectives inquiétantes. Entre le nécessaire effondrement écologique et énergétique inhérent à la finitude de notre monde et l’abîme économique et social auquel nous destinent nos élites aveuglées, les temps ne sont guère à l’optimisme, en tout cas pour les citoyens éclairés et avertis qui consultent ce blog.

Il est difficile de contester le lent effondrement d’un système, qui est en train d’imploser sous nos yeux impuissants. Le seul problème, c’est que bien que spectateurs de cette autodestruction, nous faisons corps avec elle, et nous nous retrouvons au cœur des conséquences dramatiques que cet effondrement ne manquera pas de causer. En effet, nous vivons (ou survivons) grâce à ce système auquel nous avons abandonné toutes nos capacités d’autosubsistance, en nous soumettant volontairement à une répartition hyperspécialisée des tâches.

Malgré cela, l’examen attentif des faits, et surtout de leurs enchaînements et de leur dynamique propre est passionnant, et les billets réguliers des principaux intervenants de ce blog fournissent une matière extraordinaire à la réflexion de chacun, que l’on ne s’étonne plus de voir suivie et reprise jusque dans les médias « mainstream » (malheureusement encore trop souvent en « off », avec ce qu’il faut de distanciation critique dans la voix ou le sourire, que l’on aimerait voire appliquée aux actions ou déclarations de nos décideurs économiques et financiers, et de leurs alter ego qui nous servent de ministres ou d’élus).

Continuer la lecture de SOMMES-NOUS VRAIMENT PROCHES D’UNE NOUVELLE REVOLUTION FRANCAISE ?, par Cédric Mas

Partager :
Email This Post Email This Post

Où sont les pêcheurs à la ligne ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Certains d’entre vous qui ne consultent qu’occasionnellement Le Blog de Paul Jorion sont certainement déçus de voir qu’il n’y est pas question de ce qui fait aujourd’hui la une des journaux que lisent la grande majorité de mes lecteurs : les élections régionales en France. Quand je dis : « la grande majorité de mes lecteurs », c’est que, sur les trente derniers jours, 81 % d’entre vous êtes Français.

Bien sûr, je suis Belge résidant en France et, me viendrait-il l’envie de voter à ces élections régionales françaises, je n’en aurais pas le droit. Mais de là ne vient pas l’opinion que j’ai d’elles.

De manière générale, on ne trouve pas sur mon blog d’appels à l’action. Certains s’en plaignent, et je leur ai répondu dans deux billets récents : « N’est-il pas temps alors de s’engager ? » et Le duc d’Aiguillon, le vicomte de Noailles, le vicomte de Beauharnais et le duc du Châtelet. La raison n’est pas que je m’oppose à l’action, autrement dit que je lui préfère la contemplation, mais mon blog ne me paraît pas l’endroit d’où en parler : un blog est à mes yeux, un lieu de réflexion et, de ce point de vue, il me semble pleinement assumer sa fonction, car il a produit durant ses trois ans d’existence, sinon un corpus cohérent de mesures à prendre, tout au moins ce qui me semble un diagnostic très complet de la situation présente, que je caractérise depuis l’automne 2008 comme étant la fin et la sortie du capitalisme.

Pourquoi l’automne 2008 ? Parce que c’est à ce moment-là, dans les mesures prises aux États-Unis pour contenir l’hémorragie consécutive à la chute de Lehman Brothers, qu’on a pu constater que, faute de mesures susceptibles de sauver le système économique et financier en perdition, celles qui étaient prises – par leur inconséquence et leur inanité – ne pouvaient à terme qu’encore aggraver le mal.

Aggraver le mal, parce que les créances privées devenues trop lourdes et ayant précipité un effondrement de la finance d’abord et de l’économie ensuite, avaient été – selon une formule jusque-là classique – prises en charge par les États et que, pour la première fois dans l’histoire, cette charge était d’un montant tel qu’elle entraînait cette fois les États, à la suite du secteur privé, droit dans l’abîme. C’est cette situation inédite que j’ai décrite dans La sortie du capitalisme, un article paru l’automne dernier dans la revue Le Débat. Les discussions actuelles autour de la dette publique de la Grèce et d’autres pays comme la Grande-Bretagne, ne parlent de rien d’autre que de cette charge désormais trop lourde et de la chute dans l’abîme désormais amorcée.

Or, de cette sortie du capitalisme, qui est l’époque que nous vivons à présent et qui est au centre de toutes nos préoccupations, les partis qui briguent les suffrages des électeurs français aux élections régionales, n’en parlent pas.

Si vous êtes familier du Blog de Paul Jorion, vous avez pu constater que les opinions qui s’y expriment – aussi bien au niveau des commentaires que des chroniques – représentent ce qu’on appelle en France, la gauche et la droite « civilisées ». Il n’est pas surprenant du coup que les politiques à qui j’ai personnellement l’occasion de parler représentent le même éventail. J’évoque avec eux la période que nous traversons et je leur pose la question : « Pourquoi les partis n’en parlent-ils pas ? » Et la réponse est celle-ci – et je ne trahis personne en la révélant, parce qu’elle est la même, quelle que soit l’affiliation partisane : « Parce que les partis s’adressent l’un à l’autre d’une manière qui leur est devenue classique et qu’ils sont devenus incapables, par une longue habitude, de tenir un autre langage ». Mes interlocuteurs sont quant à eux conscients de la particularité de la période historique que nous traversons et des risques de débordement qui se profilent à l’horizon en raison d’un mécontentement qui ne pourra aller que croissant, mais ils ne voient pas comment, dans la chasse aux suffrages à laquelle se livrent les partis, ces sujets pourraient même être évoqués.

On a pris l’habitude d’appeler « pêcheurs à la ligne », ceux qui en France s’abstiennent de voter. Ils considèrent que les choses ne vont pas suffisamment mal qu’il faille rompre la paix d’un dimanche pour se rendre dans l’isoloir. Les 53 % d’abstentionnistes et les 4 % de votes blancs de dimanche dernier, ne sont pas cependant tous des pêcheurs à la ligne : les lacs et les cours d’eau français ne pourraient y suffire. Les pêcheurs à la ligne sont ceux qui ne sont pas spécialement inquiets, et le paradoxe de la situation présente me semble être – et il est crucial que les politiques en prennent conscience sans tarder davantage – qu’il n’y a plus en France que les pêcheurs à la ligne pour aller voter.

Pendant ce temps-là, l’époque elle n’attend pas, et le débat se poursuit et se poursuivra ici à propos des deux mondes : celui qui s’enfonce et s’efface d’une part et celui en train de naître d’autre part, au même niveau de sérieux et d’excellence que vous me permettez jour après jour d’atteindre ici.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager :
Email This Post Email This Post

La remise en question nécessite un retour du courage politique, par Homard

Billet invité.

Christine Lagarde a critiqué en début de semaine la politique économique allemande. La ministre reproche à l’Allemagne sa stratégie fondée sur la compétitivité de sa production de biens et services à l’export. Les Allemands ont gagné de nombreuses parts de marché en modérant leurs coûts salariaux ces dernières années. Ce dumping social, que les Européens critiquent tout bas, a été remis en cause de façon judicieuse par C. Lagarde.

Cette attaque en règle a fait la une du Financial Times en début de semaine. En France, le premier réflexe a été d’incendier la ministre. Au lieu de critiquer et jalouser nous dit-on, notre pays ferait mieux de s’inspirer du modèle allemand et d’améliorer sa compétitivité afin d’en finir avec une balance commerciale déficitaire. Alors oui, les Allemands déposent plus de brevets que nous, consacrent une plus grande part de leur PIB à la recherche, dépensent plus pour l’éducation et disposent d’un tissu industriel de PME solides et innovantes. Mais alors pourquoi les écarts se sont-ils creusés à partir de 2002 quand l’Allemagne a clairement modifié sa politique en comprimant les salaires ? Soyons honnêtes, il n’est pas contestable que l’Allemagne bénéficie d’avantages structurels, mais ces atouts n’expliquent en aucune façon l’écart considérable, qui se creuse sans cesse, entre les déficits de la balance commerciale de la grande majorité des pays de la zone euro et l’excédent de notre voisin d’outre Rhin.

La critique est d’autant plus ardue que les salaires allemands ne sont pas spécialement faibles dans l’industrie. Mais ils stagnent depuis longtemps alors que les coûts salariaux ont augmenté de plusieurs dizaines de points de % dans les autres pays de la zone euro depuis 1995. De plus, les Allemands, en exportant massivement, ont aujourd’hui l’économie probablement la plus solide du monde, même si comme partout ailleurs l’endettement public s’envole. Cette stratégie s’est donc révélée payante pour l’Allemagne, jusqu’à maintenant, et au prix de l’affaiblissement des autres pays de la zone euro. Certains ont compensé, comme la Grèce et l’Espagne, en ouvrant les bras à l’endettement et à une croissance artificielle dopée par l’envolée des prix immobiliers. Certes, ces pays n’ont pas fait preuve de la plus grande rigueur budgétaire. L’écart croissant entre la France et l’Allemagne au sujet des déséquilibres de la balance commerciale est plus révélateur. Selon une étude de Natixis, au moins 30% de cet écart vient du « dumping social » provoqué par l’Allemagne. Il faut également mentionner qu’en délocalisant dans les pays à bas coûts, les Allemands ont accru leur compétitivité au détriment de l’emploi domestique, aussi faible qu’en France. Pour un pays aussi fortement exportateur, on aurait pu penser que le taux de chômage serait mieux orienté qu’il ne l’est, à l’instar du Japon ou de la Chine qui ont peu de chômeurs grâce à la vigueur de leurs exportations.

Continuer la lecture de La remise en question nécessite un retour du courage politique, par Homard

Partager :
Email This Post Email This Post