SOMMES-NOUS VRAIMENT PROCHES D’UNE NOUVELLE REVOLUTION FRANCAISE ?, par Cédric Mas

Billet invité

La période actuelle se révèle riche de dangers et de perspectives inquiétantes. Entre le nécessaire effondrement écologique et énergétique inhérent à la finitude de notre monde et l’abîme économique et social auquel nous destinent nos élites aveuglées, les temps ne sont guère à l’optimisme, en tout cas pour les citoyens éclairés et avertis qui consultent ce blog.

Il est difficile de contester le lent effondrement d’un système, qui est en train d’imploser sous nos yeux impuissants. Le seul problème, c’est que bien que spectateurs de cette autodestruction, nous faisons corps avec elle, et nous nous retrouvons au cœur des conséquences dramatiques que cet effondrement ne manquera pas de causer. En effet, nous vivons (ou survivons) grâce à ce système auquel nous avons abandonné toutes nos capacités d’autosubsistance, en nous soumettant volontairement à une répartition hyperspécialisée des tâches.

Malgré cela, l’examen attentif des faits, et surtout de leurs enchaînements et de leur dynamique propre est passionnant, et les billets réguliers des principaux intervenants de ce blog fournissent une matière extraordinaire à la réflexion de chacun, que l’on ne s’étonne plus de voir suivie et reprise jusque dans les médias « mainstream » (malheureusement encore trop souvent en « off », avec ce qu’il faut de distanciation critique dans la voix ou le sourire, que l’on aimerait voire appliquée aux actions ou déclarations de nos décideurs économiques et financiers, et de leurs alter ego qui nous servent de ministres ou d’élus).

A ce stade, les lecteurs assidus de ce blog auront noté à quel point la référence à 1788 occupe une place prééminente dans les pensées de Mr Jorion.

Il apparaît intéressant de questionner cette référence, d’abord pour voir ce qu’elle sous-tend en termes d’analyse de la situation, mais aussi pour apprécier sa pertinence.

Précisons tout d’abord que la référence à 1788 n’a d’intérêt dans notre propos que parce que ce fut l’année qui précéda 1789 (jusqu’ici même les plus extrémistes des monétaristes auront du mal à ne pas adhérer à notre propos – gageons que cette adhésion risque de s’arrêter peu après cette phrase…), c’est-à-dire l’année qui vit l’explosion à la face du monde de la Révolution française, dont les effets se font encore sentir aujourd’hui, même s’ils se réduisent aux réminiscences des espoirs nés à cette époque, et déçus depuis (déception commencée avec Thermidor et qui s’est terminée en 1983, avec une étape importante en 1885).

La question mérite donc d’être posée : sommes-nous réellement dans une configuration comparable à celle de la société française prérévolutionnaire ?

Plusieurs des caractéristiques de notre société permettent de le penser. Sans entrer dans les détails, bien qu’ils soient passionnants, relevons donc trois séries de « concordances » entre la France d’aujourd’hui et celle de 1788 :

  • Une société socialement bloquée : les perspectives d’ascension sociale sont grippées par la multiplication des rigidités structurelles Les origines de ces blocages sont avant tout sociales, mais aussi ethniques (et oui même en France depuis peu). Ce blocage s’accompagne bien évidemment de la multiplication des situations de rentes illégitimes, renforçant les inégalités dans la répartition des revenus et du patrimoine, et à terme le sentiment d’inégalité (qui est plus dévastateur que la réalité des inégalités) ;
  • Une société politiquement à bout de souffle : comme en 1788, les politiques, qui se limitent à une caste endogame, n’ont plus de solution à offrir et ne déploient leurs compétences que pour la conservation d’un pouvoir dont ils ne savent plus rien faire d’acceptable au regard de l’intérêt général. Ajoutons à cela la mise en place progressive au cours du dévoiement de la Vème République, d’un régime à nouveau absolu, que nous pouvons appeler l’état absolu, servi par une Cour et auquel s’opposent épisodiquement des contre-pouvoirs provinciaux (comme au temps des luttes entre Versailles et les Parlements). Comme en 1788, notre système politique (à l’image de l’ensemble de la société) n’est plus en état de permettre un renouvellement des hommes, ce qui reste le meilleur moyen d’assurer sa propre survie face à des épreuves nouvelles. Que l’on songe par comparaison à la si décriée IIIème République qui sut à plusieurs reprises renouveler l’ensemble de la classe politique (avant de se bloquer et de s’effondrer avec l’aide active de l’Allemagne nazie – et encore il s’en est fallu de pas grand-chose). Le non renouvellement des hommes est intimement lié aux non-renouvellement des idées politiques, la plupart de celles proposées aux suffrages en 2012 n’étant que la continuation de programmes conçus avant 1985 (y compris aux extrêmes), et menés par des hommes (et des femmes) qui ont terminé leurs études entre 1975 et 1985 (les plus  « jeunes » ont terminé avant 1990), ce qui explique leur incapacité à offrir autre chose que des solutions « sans options » (reproduisant le célèbre « TINA » de Thatcher) ;
  • Enfin, une société en régression. C’est surtout ce sentiment perçu dans l’ensemble de la population qui s’avère l’élément clé des évènements de 1789 : la Révolution française correspond à une période de difficultés économiques qui succèdent à une période faste, ou perçue comme telle.

Est-ce à dire que pouvant constater la conjonction de ces différents symptômes communs, nous nous approchons inéluctablement d’une nouvelle révolution ?

Rien n’est moins sûr, car il a existé dans notre histoire riche d’épreuves et de catastrophes, des périodes où malgré la réunion de ces symptômes, voire d’autres plus graves encore, cela ne débouchait pas nécessairement sur une révolution.

En d’autres termes, la référence à la période prérévolutionnaire est avant tout un formidable aveu d’optimisme et d’espoir (certes sur le long terme car sur le court terme, une révolution n’a rien de réjouissant). Pourtant, le lien entre ce que nous vivons aujourd’hui et ce que vécurent nos aïeuls en 1789 n’est malheureusement ni automatique, ni inéluctable.

La réalité offre en effet des perspectives encore moins réjouissantes.

A quelle autre période pourrions-nous comparer notre situation actuelle ?

Nous pourrions tenter la comparaison avec la chute de l’Empire romain, mais dans ce cas, la démarche risque de trouver rapidement ses limites. En effet, la chute de cette formidable construction humaine fut lente et surtout soumise à d’autres causes, les symptômes n’étant pas les mêmes (la pression de l’extérieur, appelé improprement mondes barbares, était bien plus vive qu’aujourd’hui).

Il existe une autre époque qui paraît plus propice à la comparaison avec le monde actuel : il s’agit de la grande crise médiévale des XIVème et XVème siècles, qui fut l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’Occident. Elle marqua à l’époque durablement les survivants, au point de rejaillir sur la perception de l’ensemble du Moyen Âge, injustement méconnu et condamné.

Nous découvrons ainsi une crise d’origine financière (déjà), liée à la libéralisation des échanges et à la monétarisation des économies (tiens, tiens…) assortie de contraintes exceptionnelles environnementales (brutal refroidissement du climat, engendrant de très mauvaises récoltes et famines) et épidémiologiques (c’est l’époque de la peste noire).

Or, malgré la vacuité des élites (Roi fou, nobles vendus aux Anglais…) et l’existence d’inégalités dramatiques au sein de la société, aucune révolution n’intervint, même si de nombreuses « jacqueries » furent réprimées dans le sang.

Bien au contraire, au prix d’un effort formidable, la monarchie en sortit renforcée au point de déboucher sur l’absolutisme royal, qui commença à être théorisé à la fin de cette époque.

On conviendra qu’une telle perspective n’a rien de réjouissant, puisque nous y voyons les victimes de la crise disparaître physiquement (entre les guerres, les épidémies, et surtout les famines terribles avec les derniers cas avérés de cannibalisme en France), à hauteur d’une réduction de presque la moitié de la population en l’espace d’un siècle !

Nous y voyons aussi les méthodes de production agricole et industrielle se modifier en profondeur, au prix de sacrifices sociaux (fin des Laboureurs, remplacés par les pâturages qui nécessitent beaucoup moins de main d’œuvre), et de modifications des structures (avènement des corporations…).

Et enfin, nous aboutissons au résultat inverse de celui entrevu après 1789 : le renforcement des puissants dans la violence et l’asservissement idéologique (regain du fanatisme religieux, des persécutions des minorités…) des plus faibles, quand ils parviennent à survivre à la disparition brutale des ressources et des équilibres leur assurant leur subsistance.

Notre propos n’est pas ici de « peindre le diable sur la muraille », mais de réfléchir à la possibilité d’une telle évolution, fondée notamment sur l’absence de réaction de la majorité, victime des désordres actuels causés par ceux à qui ils profitent. Il n’est en effet pas certain que la crise actuelle débouche inéluctablement sur une nouvelle séquence « révolutionnaire », par référence à celle qui se déroula entre 1789 et 1799.

En effet, il n’est pas sûr que les évènements actuels mènent à une « sortie par le haut », qui permettrait d’envisager une amélioration durable de la société, comme ce fut le cas notamment en 1789 ou en 1945.

Relevons notamment, que contrairement à 1788 ou 1929, la crise de notre système politique et social peut dans un avenir proche se conjuguer avec des contraintes extérieures exceptionnelles, liées à l’épuisement des ressources et aux dégradations climatiques. Son effondrement n’entraînera pas inéluctablement la remise en cause des élites qui en sont à l’origine. Il a existé des époques, pas si lointaines, où au contraire, l’occurence de graves crises a abouti, à l’issue d’immenses souffrances, au renforcement des pouvoirs de ceux-là même qui avaient le plus profité du système failli, et dont la responsabilité était la plus grande.

Il s’agit d’un élément de réflexion important qu’il ne faut pas perdre de vue dans la préparation du « monde d’après ».

En effet, les échéances approchant, l’existence même d’une telle éventualité pourra nous motiver dans nos réflexions, mais aussi nous alerter sur les points d’inflexion importants qui vont survenir, afin de nous aider dans les choix que chacun devra faire. Il s’agit donc de lutter contre le risque que notre avenir collectif ne bascule d’une perspective d’espoir vers un horizon bien plus sombre.

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315 réflexions sur « SOMMES-NOUS VRAIMENT PROCHES D’UNE NOUVELLE REVOLUTION FRANCAISE ?, par Cédric Mas »

  1. Bonsoir,

    J’arrive un peu tard et bigre, le texte est paru, avec une floppée de commantaires intéressants !

    La comparaison prend tout son sens si l’on se limite à la grande Crise (finale) du Moyen-âge (1280-1420 environ).

    Juste un chiffre :

    Selon les historiens, la population du royaume de France passe de 18-20 millions d’habitants en 1320 à 10 Millions en 1420. La peste noire n’est pas la seule responsable, les grandes famines, les violences sociales et militaires y ont aussi contribué.

    Et tout cela, sans recul de l’emprise humaine sur le territoire (pas de villes fantômes ou de recul des terres exploitées), ni de retard dans le développement technologique, intellectuel ou la création culturelle.

    Il s’est donc passé « quelque chose » d’assez exceptionnel.

    L’objet de ce billet est donc d’attirer l’attention du plus grand nombre sur le fait qu’une crise systémique majeure, comme celle que nous connaissons aujourd’hui, ne débouchera pas inéluctablement sur une « nuit du 4 août » ou une déclaration du CNR…

    Quelques pistes de lectures pour ceux que cela intéresse :

    – sur la crise du Moyen-âge : le livre, certes contesté mais historiquement « détonnant » de Bois Guy, La grande dépression médiévale XIVe et XVe siècles, Le précédent d’une crise systémique, Paris, PUF, Actuel Marx Confrontation, mai 2000, voir aussi R. Fossier, Le Moyen Age, le temps des crises (1250-1520), A. Colin, 1997 et A. Dermuger, Temps des crises, temps d’espoir. XIVe-XVe siècles, in Nouvelles Histoire de la France contemporaine, N°5, Seuil, 1990.

    – sur la Société française de 1789 : les livres sur le sujet d’Alfred Pizard et de Paul Boiteau d’Ambly, mais très anciens, et qu’il convient de recouper avec les travaux d’historiens plus récents, dont Michel Vovelle (si vous avez d’autres références je suis preneur bien sûr) ;

    Cordialement,

    CM

    1. Sur la peste noire en Europe ,il parait qu’il y a un effet bénéfique ,c’est que les survivants dont nous sommes sont mieux immunisés contre les grippes et autres babioleries virales .

      Sur la diminution de la population par violence , c’est bien ce que j’avais en tête en indiquant que Cro Magnon avait prévu de stocker Juan Nessy et Jducac dans sa caverne , pour les bouffer quand les vivres viendraient à manquer . Après tout ce sera une façon de se rendre utiles jusqu’au bout .

    2. @Cédric Mas

      Je vous suis à 100%. Nous ne sommes pas en 1788, mais bien en 1452, à la veille de la chute de Constantinople.
      1789 n’était qu’une étape continentale et tardive dans l’ère moderne amorcée symboliquement avec la chute de l’empire romain d’orient, la renaissance et continuée par les Lumières après les humanistes du XVIème. Nous, occidentaux, avons refusé de voir la fin de cette pensée moderne en 45 à la découverte des camps de la Shoah. La messe était dite pourtant. La figure de l’échec avait assez vilaine gueule. Seul le capitalisme, à la remorque du communisme soviétique, qui fut son meilleur allié pour sa survivance, et dopé ensuite à l’ultra-libéralisme et à l’illusion financiariste, donna jusqu’à aujourd’hui l’illusion d’une pérennité des structures et superstructures édifiées, entrelacées pendant 5 siècles de modernité.
      Le capitalisme, l’un de ses pires et plus vieux rejetons bâtards, ce fils indigne, prodigue et jamais repentant, devrait-il seul résister à l’effondrement de la modernité ? Tout le reste, soit le meilleur, ce qui nous avait libérés – en partie seulement hélas – des dogmes des vérités révélées, étant passé à la trappe de l’Histoire ? A l’évidence les jours que nous vivons nous montrent que non. Il n’a dû sa survie qu’à quatre décennies de congélation soviétique et de keynésianisme de bon aloi, puis 25 ans de gonflette body-buildeuse, d’hubris libre-échangiste et financiarisée. Un Grand Sommeil en quelque sorte. Agité et somnambulique sur la fin, mais un Grand Sommeil.
      Arrêtons de tirer sur l’ambulance capitaliste, c’est un corbillard, ça se fait pas; laissons ça à Sarkozy pour ses discours. Et oublions les recettes d’antan. Le reste est mort et enterré depuis longtemps (Ah la Nation ! … ).
      Mais les ennemis sont bien toujours les mêmes qu’en 1453 : l’obscurantisme, les idoles, l’ignorance…
      (Mais surement pas le peakole…) 🙂

    3. Bien sûr que ça nous passionne les causes de la peste noire !
      Venise , le Royaume d’Orange, et le peuple qui crève d’abords de faim avant d’être malade…….
      « Ceux qui n’ont pas tiré de leçon de l’histoire sont condamnés à la revivre. »

    4. @ Cédric Mas

      Je vous suis tout à fait dans votre analyse. Depuis que je lis ce blog, j’ai toujours été un peu agacé par la référence à 1788 qui ne m’a jamais semblé appropriée à la situation.
      J’ai eu la chance de pouvoir suivre des cours de Guy Bois et j’en garde un excellent souvenir.

      Une remarque cependant en ce qui concerne l’emprise humaine sur le territoire lors de la crise du XIVe siècle. Si les principaux centres n’ont pas été touchés, on remarque quand même l’abandon des terres les plus éloignées ou / et les moins fertiles des terroirs, ainsi que la désertion d’habitations ou de de hameaux isolés.

    5. Et puis les troupeaux n’avaient pas décru tant que ça, il y avait nettement plus de barbaque disponible par tête de pipe (Braudelle dit, je crois) … mais il fallait pas mal de place pour la faire paitre. Donc pas d’abandon à la friche mais au paturage.
      Je ne sais pas à quel point l’usage de la fumure ne se serait pas systématisé à cette époque…

  2. Pas de période révolutionnaire au moyen âge ? Il faut revoir vos classique, et notamment la « grande commocion » connue à notre époque sous le nom de grande jacquerie.
    Il faut aussi voir que l’aristocratie a pratiquement été exterminée par la guerre. Comparez les effectifs en présence côté français à Azincourt et à Patay.
    Une des clés de la réussite de la charge de cavalerie lourde qui anéantie l’armée anglaise à Patay, c’est que les chevaliers français ne se marchaient plus dessus, ils étaient même très clairsemés…
    Du Guesclin devint connétable, c’est à dire dictateur. Vu son rang, c’est un chambardement, 20 ans plus tôt il serait devenu… rien du tout…
    Il y a au contraire, beaucoup de signes qui indiquent une révolution de 1350 à 1470.

    1. Bonsoir,

      Le texte fait référence à la « révolution française », c’est à dire à une péridoe qui n’a rien à voir avec ce que vous décrivez.

      Si l’on prend la peine de se pencher sur la période qui va de 1280 à 1420, on se rend compte que les élites (la noblesse) va sortir renforcée d’une séquence terrible, dont elle porte une lourde part de responsabilité. Constater cela, ne veut pas dire nier les hécatombes et autres éléments auxquels vous faites référence.

      La Société va changer durant cette période : aux dépens des plus faibles, et au profit de ceux qui étaient déjà avantagés sur la période précédente (s’il ya renouvellement des hommes, il n’y a pas modification des structures groupe dominant / groupes dominés).

      On est loin, il me semble, d’une nuit du 4 août et de ce qui va suivre…

      Maintenant, l’objet premier de ce billet n’était pas historique.

      CM

    2. à cédric Mas : les noblesse de 1450 et de 1350 sont entièrement renouvelés, c’est donc bien un changement révolutionnaire, le paroxysme de la fluidité est atteint sous le règne de Louis XI. En outre, on a une violente hausse des salaires après la peste noire, la banqueroute de la dette extérieure (rançon de jean le Bon) après la grande commocion, l’effondrement de la rente foncière (les paysans décimés renégocient à leur avantage les redevances).
      Le chevalier est aussi fort différent. Celui de 1429 est un guerrier efficace, un des survivants, marqué par les grandes batailles, et souvent, un « homme de rien », mais chanceux au combat.
      A nulle époque, le renouvellement des classes n’est total.
      Ce n’est pas la révolution française qui a exterminé la noblesse en France, mais la dénatalité du XIX° siècle, et pour finir, les pertes de la grande guerre (elle fournissait encore, en 1914, les officiers).
      Pour la majorité des nobles français, la révolution a été une chance de promotion sociale. La petite noblesse, commençant comme volontaire (aspirant officier), ne dépassait plus le grade de capitaine. La décapitation de la noblesse de cour lui a beaucoup profité.

      Il ne faut pas non plus s’abuser sur les mots, lors des grands troubles civils, les paysans se choisissent des rois. Le mot, à l’époque est générique. Il en est de même pour la noblesse, elle désigne ceux qui combattent.

      La création de l’armée permanente dans la décennie 1440 indique aussi la décadence démographique de la noblesse, incapable désormais de fournir des effectifs décents pour combattre.

      Là aussi, on est bien dans une « période révolutionnaire ». Les révolutions d’ailleurs ne sont pas à voir comme des ruptures, mais comme des accélérations brutales, mais qui maintiennent grandement en les renouvellant, les structures antérieures.

  3. Epapel

    Lorsque vous dites :

    Là où le bât blesse à notre époque, c’est que les intellectuels se sont largement ralliés au discours des pouvoirs en place et que l’idéologie a été remplacée par l’abrutissement des masses. Ce qui manque cruellement, c’est une alternative crédible qui permette d’espérer et d’agir.

    Vous faites un trait provocateur isn’it ?

    Vous vous trouvez réellement dans un désert idéologique et de réflexion ?
    Moi pas …. merci Internet mais aussi Gutenberg ….

    1. Pour moi un alternative crédible, ça ne consiste pas simplement à imaginer et proposer des solutions viables, il faut également qu’elle soient :
      – portées par des gens amenés à être en position de les mettre en œuvre
      – ne pas être contrées avec succès par des groupes puissants qui ont beaucoup à perdre.

      Il suffit de d’écouter le discours des partis dit de gouvernement – et même presque tous les autres s’y on prend comme critère la viabilité – pour se rendre compte que la volonté n’y est pas.

      Il suffit d’observer le degré d’influence des groupes puissants pour s’apercevoir que toutes les velléités de changement sont étouffées dans l’œuf l’une après l’autre (paradis fiscaux, régulation, taxes sur les transactions…).

  4. Je me souvient d’avoir entendu parler ATTALI de révolution dans les années qui viennent en France:
    http://www.publicsenat.fr/vod/conversation-d-avenirs/la-france/67263

    Mais cette révolution ne sera pas forcement celle de 1789. Dans l’une des révolutions possible il parle de « révolution par les pieds ». Elle consiste, pour une génération, à se barrer du pays. Et je sais pas pourquoi, mais il parle de jeunes qui partiraient[ront] en Australie ou Canada. Pourquoi il a pris ces deux pays en exemple comme lieux d’asile? Ça m’a marqué car pas mal de mes amis, membres de ma famille et connaissances sont partis justement vers ces deux pays :s

  5. Viens avec nous Jérémie, car une plus grande révolution humaine se prépare à l’image,

    Mais le coeur en peine Jérémie déclina l’invitation, d’être assis aux premières loges, un bon ou mauvais prophète ne roule pour personne, ne mouille pas plus son maillot au delà du temps qui lui a été imparti aussi bien pour le mouvement le plus social et humanistes des êtres de son temps,

    Un bon prophète moderne ne peut pas non plus tout dire sur la place publique, ni non plus sur l’heure, le mois ou l’année, car en réalité il ne pourra pas faire plus ni moins que tout ce qui lui aura bien été autorisé, sinon il aurait trop peur d’avoir manquer à son premier devoir dans la vie, dans une société, une parole, mieux faire d’abord connaître aux gens de son temps le bon Don Camillo et cela malgré les nombreux Pizzaiolo et Peponnes de son temps,

    Un bon prophète n’a jamais non plus un très bon carnet d’adresse pour mieux faire carrière plus longtemps, quand bien même il s’agirait de faire plus grande révolution terrestre des moeurs et des coeurs, car si aujourd’hui il est d’une bonne humeur pétante, du tonnerre de Brest. Il peut très bien se révéler plus tard d’une humeur beaucoup moins massacreuse qu’un autre à venir que lui, aussi bien envers ceux et celles se prétendant les plus justes et les plus précieuses à conserver, tradition plus ou moins sociale des hommes oblige, faut surtout progresser uniquement que comme ça on n’a jamais fait mieux içi bas.

    Faut pas croire non plus tous les mauvais prophètes de l’ancien et nouveau testament de Tante Agathe, ce ne sont en fait que de vieilles histoires à faire dormir les gens debout, on n’est pas non plus à cinq minutes près pour les premiers conducteurs de ce monde,

    Ma vue se trouble, ma raison s’égare, lorsque je marche souvent bien seul dans le désert
    de ce monde en pleine décomposition morale, bureaucratique, politique, marchande, j’ai grandement soif de toutes ces choses dis-donc, mais qui donc me sert réellement à boire
    et à manger de sauterelles, mais quelle bande de rats la belle pitié sociale du monde.

    Le prophète délire beaucoup en fait, n’apporte pas grande chose non plus à la discussion,
    car tout cela n’est pas non plus très bien construit intellectuellement, ses petits pieds ne répondent même plus beaucoup au doigt et à l’oeil, parfois on pourrait même croire qu’il est plutôt de tel ou tel bord de penser, pour mieux aller faire la commission d’une moins mauvaise gène au ventre mais même pas dans le confort de plus, c’est pour vous dire comme le prophète se montre parfois bien grave à voir et à suivre,

    Il ne fait en fait que préparer bien modestement le terrain, on fait ce qu’on peut, il est même plus content que d’autres de moins servir en premier les intérêts de la foule, car il sait bien
    le petit prophète à la semaine que tout homme et tout femme bien humble et modeste de ce monde, que ce soit d’ailleurs dans une bonne place ou pas à la télévision, pas grand monde n’en réchappera pas plus longtemps dans le mensonge et l’artifice d’une conduite, alors bien sur ça fait déjà un peu grincer des dents, c’est pourquoi faut pas tant s’en faire que ça non plus.

    C’est juste encore une question de temps, d’argent, de pouvoir, de divertissement, de cosmétique, pour ça d’ailleurs qu’on ne donne pas toujours mieux la parole aux mauvais prophètes d’antan, mais qu’apprend-t-on surtout de nos jours dans les plus grandes écoles
    de journalisme de ce monde, et encore je ne vous dis pas tout cela d’une manière plus froide et glaçante surtout en ce moment.

    Attention, Attention les Ami(e)s c’est même pour très bientôt la prochaine commission des élites de ce monde entre-elles, après bien sur il ne sera bientôt plus possible de pouvoir faire apprendre aux êtres le lacher-prise sans armes ni bagages.

    Encore un peu de temps et le bon Dieu me rappellera certainement à ses cotés, et puis après ils s’enverront de nouveaux des cadeaux et de belles fleurs entre-eux les grands de ce monde. On travaille beaucoup de nos jours, la preuve on n’a jamais été aussi bien payés sur terre.

    Vous connaissez l’histoire.

    1. De très grands bouleversements arrivent, et à peu près personne de nos jours voir même parmi les plus progressistes de nos sociétés modernes n’est assez « en veille, en prière ou en méditation, que l’on soit d’ailleurs croyant ou pas » afin de pouvoir se montrer plus apte à en encaisser les autres choses à venir, moralement, psychologiquement, spirituellement, au vue des autres plus grands bouleversements à venir, mais qui donc se donnera bien de la peine et du temps à corriger mes dernières notes, vous peut-être qui me lisez et qui ne croyez plus beaucoup à tout ce beau monde médiatatique illusoir, la fin d’un monde et la naissance d’un autre, combien en réchapperont surtout au gré du hasard ou de la providence ? Sans doute pas grand nombre au final ! Mais qui donc de nos jours se prépare bien réellement à un plus grand changement de valeurs pouvant très bien survenir subitement, vous vous rendez compte de la situation dans laquelle le monde se trouve. En fait c’est surtout le principal résumé de mon propos sur le blog, en réalité on ne prépare pas du tout la plupart des êtres à cela, à cette éventualité possible dans l’histoire humaine, que voulez-vous alors y faire et dire de plus, et puis après je m’en irais de nouveau cueillir des marguerites et des paquerettes.

  6. Bonsoir à tous

    Les seuls à aimer le changement sont les bébés mouillés!

    Aux hébreux captifs à Babylone et qui cherchaient dans leur expérience passée- à savoir la captivité en égypte- comment ils allaient être sortis de là d’où l’espérance logique d’un nouveau Moïse, un prophète leur dit: « retournez au désert , prisonniers de l’espérance! »
    Confucius dit cela autrement: » l’expérience est une lanterne qu’on porte sur le dos et qui n’éclaire que le chemin parcouru »

    un prophète est quelqu’un qui entend ce qui n’a jamais été ouï et dit ce qui ne fut jamais énoncé auparavant.

    Vous ne trouverez rien dans le passé pour comprendre ce qui a commencé d’advenir.

    Cordiales salutations.

    1. Oui qui cherche un prophète ici, personne à mon avis.

      Mais bientôt ce sera le cas, quand l’écroulement se produira.

      Mais pour l’instant on boit ça petite tisane dans son jolie petit loft, car Paris ne brule pas aujourd’hui.
      Aujourd’hui je vais parler aux gens via internet, car mon dieu un contact avec les gens, c’est dépassé, mais n’oubliez pas que chasser le naturel,…

      Donc vous avez raison quelques cours de philo, peuvent encore nous nourrir aujourd’hui.

      Nop pas pour longtemps.

  7. Mai 2012 Marine Le Pen remporte le deuxième tour de l’élection présidentielle face à Eva Joly.
    Un Camille Desmoulins de 28 ans-surdiplômé et vivant chez ses parents avec son salaire mensuel de 1800€- appelle les cités du 93 à se soulever contre le complot fomenté par les élites. La mort du Préfet de Paris entraîne la désertion de nombreux fonctionnaires de police de province. La grande peur se répand dans l’ensemble des cités du pays, des exactions ont lieu un peu partout. La théorie d’un complot des oligarques contre le peuple des cités se répand dans toute l’Europe. Le 4 août 2012, les députés européens votent en une nuit, la nationalisation de l’ensemble des banques, l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, des mesures protégeant l’espace économique européen des importations et des délocalisations vers les pays à bas salaires.

    1. Oui Nadine, mais entretemps nous aurons assisté à la répression dans le sang du soulèvement des plus pauvres déjà exclus d’un logement décent et dont les abris de fortune, cabanes, camions etc … auront été détruits ainsi que leur contenu, sur ordre des préfets menacés d’une lourde amende s’ils fermaient les yeux, ainsi que l’ordonne un article de la loi LOPPSI 2 qui devrait être VOTEE CETTE SEMAINE dans l’indifférence quasi générale , si j’en crois le peu de réactions à son encontre . Bref, un génocide organisé des plus pauvres . .

  8. Je ne crois pas que l’époque soit pré-révolutionnaire, la soif d’argent fait écrire (sur le net) dire et faire des choses abjectes. Ma grand-mère, locataire depuis 40 ans d’une maison tombant en ruine, a reçu un avis d’expulsion. Elle est quasiment aveugle, sourde, se déplace difficilement. Jusqu’ici, une de ses filles partageait la maison avec sa famille, avant elle, cousine, cousin ont occupé la maison. Les propriétaires ont décidé de vendre: ils sont 5 ou 6 héritiers, ce qui, au vu du prix que d’éventuels acheteurs seraient prêts à mettre (selon l’age immobilière contactée), ne permettra aucunement à chacun de toucher le gros lot (contrairement à ce qu’ils se sont imaginés en demandant un prix exorbitant). Mais pour cet argent, ils vont mettre une vielle dame impotente dehors. La justice leur donne raison, vu l’age canonique de certains. Peut être le fait qu’une des pièces rapportées de cette charmante famille soit le propriétaire de LA librairie de ville, a joué dans la rapidité avec laquelle ce jugement a été rendu. L’avocat a conseillé à ma famille de ne pas faire appel. donc en mars, alors qu’elle aura 90 ans, ma grand mère se retrouvera à la rue.
    Les médecins diront peut être qu’elle répond à tous les critères (c’est scientifique tout ça) nécessitant une prise en charge médicalisée, bref, le mouroir.

    1. Un commentateur veut entrer en contact avec vous à propos de ce message. Malheureusement, l’adresse email que vous mentionnez est fausse.

      Rappel : la communication d’une adresse email valide est une condition requise pour la publication de vos commentaires.

  9. Nous pourrions tenter la comparaison avec la chute de l’Empire romain, mais dans ce cas, la démarche risque de trouver rapidement ses limites. En effet, la chute de cette formidable construction humaine fut lente et surtout soumise à d’autres causes, les symptômes n’étant pas les mêmes (la pression de l’extérieur, appelé improprement mondes barbares, était bien plus vive qu’aujourd’hui).

    Ah ? On appelle plus ça des barbares, le modus opérandi militaire n’etant plus requis. La conquête est économique (et la pression existe bien (voir les articles sur la guerre des monnaies…) et il y a autant de distance entre le néo-libéralisme américain et l’économie asservie chinoise qu’entre l’empire romain et les barbares de l’époque….

    Raisonnement bien court sur cette partie, qui n’est pas si improbable… Après l’éventail des possible est devant nous, évidemment, y compris le pire. Certains épiphénomènes (gestion « terroriste » de l’affaire wikileaks, soutien à des forces de l’ordre condamnées, utilisation de procédés illégaux pour casser un mouvement social…) semblent montrer que la voie de la reprise en main violente sera tenté par la classe « riche », crânement.

  10. Bonjour Monsieur Mas,

    Votre texte est intéressant. Les perspectives historiques sont, et ne peuvent être, que rapides et discutables tant il est vrai que l’appréciation de l’histoire est soumise au contexte environnemental dans lequel s’inscrit l’historien. Néanmoins votre texte reste intéressant.
    Pour ma part, j’ai beaucoup cru à une révolution il y a 20 ans, je n’y crois plus guère aujourd’hui.
    Je pense que nous sommes à une époque charnière de passage : passage d’une conception du monde à une autre = nous passons d’une conception expansionniste du monde à une conception finie du monde. Il s’agit évidemment de perception et la nôtre provient à mon avis moins de la finitude des ressources de la planète (qui existe évidemment de façon objective) que de la raréfaction de notre accès à ces ressources : l’Europe de l’ouest ne dispose de quasi aucune matière première facilement exploitable : nous sommes soumis dans ces conditions à la contrainte de l’importation. Importer c’est échanger ; donc pour importer, il faut aussi avoir des choses à donner en échange qui ne soient pas de la monnaie de singe fondée sur des dettes. Cette notion d’échange va devenir problématique dans la mesure où l’Occident s’est départi de son savoir faire en l’extradant et que, le développement aidant, les autres régions du monde ont déployés leur propre savoir faire et connaissances techniques.
    Nous sommes donc bien à la croisée des chemins concernant notre conception du monde. L’histoire n’est pas finie, elle ne finira à vraie dire qu’avec la disparition de l’espèce humaine, mais des temps plus difficiles s’annoncent. Ces temps peuvent faire penser à certaines époques sombres du Moyen-Age, mais le Moyen-Age n’est pas que sombre.
    Par ailleurs, les temps dits sombres ont été sans doute nécessaires à l’émergence d’une unité civilisationnelle. On retrouve ici le principe asiatique du Ying et du Yang : les temps faciles peuvent apporter et généraliser la détresse individuelle tandis que des temps plus difficiles peuvent aussi favoriser le retour d’une certaine cohésion sociale, d’une certaine solidarité humaine, elle-même de nature à déboucher, à terme, sur une époque plus facile.
    Bref, je n’apporte rien de concret à votre réflexion, juste un éclairage un peu différent ; ce qui ne nous apporte aucun réconfort autre que moral tant l’échelle du temps historique n’est pas celle d’une vie humaine.

    Bien cordialement,

  11. «  »Ces temps peuvent faire penser à certaines époques sombres du Moyen-Age, mais le Moyen-Age n’est pas que sombre. » »

    perçue comme sombre par les occidentaux,

    au même moment Ibn Haytham savant arabe originaire de Baghdad mettait au point la science expérimentale au 10ème siècle ère chrétienne grâce à ses travaux sur l’optique.
    Démontrait le déplacement rectiligne du rayon lumineux, ce qui allait être nommé au 17 ème siècle comme loi de la réfraction de Snell-Descartes, émettait des théories sur les sciences cognitives..
    donnait les conditions de ses expérimentations et s’assurait de leur reproductibilité
    et terminait ses démo par « et Dieu seul est le Sachant »
    histoire de dire, nous ne faisons qu’élucubrer…

    1. Oui, bien sûr => nous parlions du Moyen-Age en occident, je ne crois d’ailleurs pas que ce terme soit utilisé pour désigner les autres régions du monde à la même date (où alors ça l’est par capillarité mais pas par réflexion.)

  12. – Une mise en perspective de la Révolution Française que m’a fait découvir The Modern Mystic

    Here come the Sans-culottes
    http://www.capital-chronicle.com/2010/12/here-come-sans-culottes.html

    – WIKI sur la Révolution Françaises et sur l’échec des réformes politiques quelques décennies avant la révolution.

    « La Réforme fiscale : le problème des rois a toujours été le budget. Depuis le XVIIIe siècle, celui-ci est fortement déficitaire. En effet, le principal impôt direct, la taille, ne pèse que sur les non-privilégiés. Le souci des monarques est donc d’augmenter les rentrées fiscales. Des impôts nouveaux qui pèsent sur tous, quel que soit l’ordre, s’ajoutent aux impôts anciens: la « capitation depuis 1701 », qui porte sur toutes les têtes mais qui pèse plus en proportion sur les non privilégiés, le « vingtième » qui frappe tous les revenus (en théorie 1/20e du revenu) mais les nobles et le clergé le rachètent, c’est-à-dire le paient une fois pour toutes et en sont ensuite débarrassés. Les impôts nouveaux n’empêchent pas le déficit et la dette publique de se creuser tout au long du XVIIIe siècle. Le 19 février 1781, Necker publie le Compte rendu au roi par M. Necker, Directeur général des Finances et, ainsi, rend public le budget du royaume. L’État perçoit 503 millions de livres de recettes pour 620 millions de livres de dépenses. Le service de la dette occupe à lui seul 310 millions de livres, soit la moitié des dépenses. L’opinion publique est scandalisée d’apprendre que la cour dépense 36 millions de livres en fêtes et pensions pour les courtisans.  »

    Là, c’est la lutte des classes je le reconnais … mais pas que.

  13. Il me semble que nous pouvons juger ce qui c »est « réellement passé  » en 1789 car nous avons ce recul, en tant que spectateur, par rapport à cette période.
    Pourtant , en ce qui concerne notre jugement sur notre propre époque, je crois que ce recul nous fait défaut.
    Nous avons une vision de vers de terre, alors qu’il nous faudrait une vision de l’aigle.
    Il me semble que nous sommes trop empêtrés dans notre vie quotidienne pour vraiment la comprendre.
    nous sommes trop acteurs, à défaut d’être spectateurs. cela semble paradoxal à notre état de soi-disant victimes.
    Comme le dit si bien le zen : être de ce monde sans y être
    Pour ce qui est de la révolution de 1789, j’ai lu quelque part que la première devise républicaine fut: égalité, fraternité, propriété.

  14. Oui, cela revient à dire:
    que nous ne vivons pas dans le monde mais c’est bien le monde qui vit en nous!
    Tout un programme !

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