Macron est-il un banquier assimilable par la Gauche ?, par Jean-Baptiste Auxiètre

Le 6 mars 2020, M. Macron partage un repas dans un EHPAD de la région parisienne.

PJ : Il m’en est témoin : j’ai gardé sous le coude pendant 48 heures sa proposition de billet, hésitant à la publier. Mais un rapide calcul (corrigez-moi si je me trompe) m’ayant convaincu qu’étant mon neveu, nous partageons ± ⅓ de notre patrimoine génétique, et que la provocation fait partie de la tradition familiale…

Quand je dis « banquier », je ne parle pas ici d’un employé de banque, mais bien de quelqu’un qui arrive à financer une entreprise ou un État, voire plusieurs. 

Nous avons eu deux banquiers comme présidents de la République : Pompidou et Macron. Le premier a produit le tout-bagnole, le logement avec des barres pour se débarrasser des bidonvilles et la Défense… en trouvant les financements pour, en trouvant comme investisseurs les gros capitaux français de l’époque, de sources honnêtes et … malhonnêtes, mais pour obtenir le résultat… 

Le second a produit le « quoi qu’il en coûte » pour la Covid. 

Mais attention ! ce second avait déjà au préalable mis sur pied un Plan d’emprunt européen pour l’investissement qu’il négociait avec l’Allemagne. Et cela, bien en amont de la Covid. L’Allemagne était perplexe mais l’irruption de la pandémie l’a fait tomber d’accord pour cet emprunt européen, qui s’est avéré bien opportun pour toute l’Europe. 

Qu’aurait fait la Gauche ? Elle aurait promis de partager. En l’occurrence, sans en avoir trouvé les moyens. Elle aurait partagé les pertes financières, quitte à octroyer des « avancées sociales » exotiques qui – soyons honnêtes – ne coûtent pas un rond, et qui ne modifient pas en profondeur le modèle de société !

Qu’aurait fait la Droite ? Le principe fondamental du libéralisme et du capitalisme, qui s’apparente au darwinisme social « spencérien » de lutte pour l’existence, c’est que les plus forts et les mieux adaptés survivent et que ceux qui ne sont pas en phase avec leur temps sont voués à mourir car inadaptés et non rentables : les entreprises du futur sont celles capables de s’adapter et de survivre aux crises. Seuls les plus efficients doivent émerger et croître, du fait de leur meilleure compétitivité.

Avant de voter aux présidentielles, et de choisir un inepte (le mot qui convient) ou un incapable (« Monsieur tout le monde »), il me semble à moi qu’il faut contextualiser. Même si je suis et reste de Gauche, je m’abstiens de confondre ceux qui réalisent tant bien que mal, et ceux qui promettent sans disposer des moyens et sans avoir les compétences permettant de les obtenir…

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144 réflexions sur « Macron est-il un banquier assimilable par la Gauche ?, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. La reponse: a une question mal posée ? Reformuler la question…
    https://institut-rousseau.fr/et-si-les-elections-presidentielles-se-jouaient-au-jugement-majoritaire/

    Et si les élections présidentielles se jouaient au jugement majoritaire ?
    Auteurs
    Chloé Ridel, Rida Laraki.
    Un sondage Opinion Way – Mieux Voter a interrogé, les 8 et 9 décembre 2021, un même panel de 962 Français inscrits sur les listes électorales concernant leurs intentions de vote aux élections présidentielles de 2022 selon deux modes de scrutin différents : le scrutin uninominal majoritaire et le scrutin par jugement majoritaire.

    Le scrutin uninominal majoritaire est le mode de scrutin en vigueur pour l’élection présidentielle de 2022. Le jugement majoritaire est un mode de scrutin où l’électeur doit évaluer tous les candidats indépendamment les uns des autres, en leur attribuant une mention sur une échelle qui va de « Excellent » à « A rejeter ». Il a été inventé en 2007 par deux directeurs de recherche au CNRS, Michel Balinski et Rida Laraki.

    Le sondage Opinion Way – Mieux Voter permet d’abord de rappeler qu’un mode de scrutin n’est pas une donnée tombée du ciel mais une règle inventée, parmi une infinité de possibilités. Mais un mode de scrutin doit avoir pour objectif de désigner le candidat jugé le meilleur par l’électorat. Pour ce faire, il doit permettre de mesurer l’état d’une opinion. Le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, actuellement utilisé pour élire le Président de la République en France, faillit à ce pré-requis, parce qu’en demandant aux électeurs de choisir un candidat, il les contraint fortement dans leur expression. En effet, ayant voté pour un candidat, l’électeur ne révèle absolument rien de ce qu’il pense des autres, et pas plus de ce qu’il pense de celle ou celui pour qui il a voté. Tout vote pour un candidat est assimilé à un vote d’adhésion, alors que ce vote peut être un vote « contre » un autre candidat, un vote par défaut, ou encore un vote stratégique : on additionne des « voix » qui n’ont rien à voir les unes avec les autres et on en sort un score numérique qui ne traduit rien de la légitimité réelle du candidat. L’électeur est ainsi souvent contraint à voter « utile » au détriment de ses opinions. L’électeur qui n’apprécie aucune candidature ne peut pas l’exprimer dans le cadre du scrutin, et se retrouve contraint au vote blanc (non comptabilisé) ou à l’abstention.

    Depuis 200 ans, la science démontre que l’on pourrait mieux voter avec des modes de scrutin alternatifs. Le jugement majoritaire, inventé en 2007, en fait partie. Il est le seul à satisfaire un ensemble de propriétés et notamment à résister au vote stratégique.[1]

    Le paysage politique selon le scrutin uninominal majoritaire

    Le sondage Opinion Way – Mieux Voter a posé aux interrogés cette première question sur leurs intentions de vote au scrutin uninominal majoritaire : « Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? ».

    Les résultats sont les suivants :

    Ces résultats[2] sont similaires à ceux observés par d’autres sondages[3] sur la même période, soit juste après la désignation de Valérie Pécresse lors du congrès du parti Les Républicains, le 5 décembre 2021. Avec 17 % des intentions de vote, celle-ci apparaît en position de se qualifier pour le second tour. Cependant, la proximité de son score avec celui de Marine Le Pen (17 % vs 16 % soit 1 % d’écart, dans la marge d’erreur) implique une grande incertitude sur sa présence au second tour. Le sondage Opinion Way – Mieux Voter confirme aussi la dispersion de l’électorat de gauche et la faiblesse de l’ensemble des candidats de gauche qui totaliseraient seulement 30 % des voix, presque à égalité avec l’extrême droite.

    Le paysage politique selon le jugement majoritaire

    Le sondage Opinion Way – Mieux Voter a posé aux interrogés cette deuxième question sur leurs intentions de vote au scrutin par jugement majoritaire : « Pour présider la France, ayant pris tous les éléments en compte, jugez-vous en conscience que ce(tte) candidat(e) serait… ». Les interrogés devaient alors obligatoirement attribuer une mention par candidat, sur l’échelle de mentions suivante : Excellent, Très Bien, Bien, Assez Bien, Passable, Insuffisant, et à Rejeter.

    Le classement des candidats au jugement majoritaire est le suivant :

    Les candidats sont classés en fonction de leur mention majoritaire : au moins 50 % de leurs mentions sont plus élevées ou égales, et au moins 50 % sont moins élevées ou égales (c’est la « médiane » de leurs mentions). Si la mention majoritaire d’un candidat est « Bien », alors une majorité des électeurs juge qu’il mérite au moins « Bien » et une majorité juge qu’il mérite au plus « Bien ». Au jugement majoritaire, un seul tour suffit : l’élu est le candidat ayant la meilleure mention majoritaire. Une règle majoritaire simple, issue d’une théorie mathématique, départage les candidats avec les pourcentages en cas d’égalité de mention majoritaire.

    Les résultats du sondage Opinion Way – Mieux Voter au jugement majoritaire permettent de tirer les conclusions suivantes :

    Aucun candidat n’est apprécié par une majorité de l’électorat : tous les candidats sont rejetés par au moins 23 % des électeurs et aucun candidat n’est jugé Excellent par plus de 8 % d’entre eux. Aucun candidat n’obtient une mention majoritaire mieux que Passable. Ces appréciations sont rendues invisibles par le scrutin uninominal majoritaire où il est impossible de connaître le sentiment profond des électeurs vis-à-vis de l’offre politique, que seule l’abstention permet de deviner. Plusieurs raisons peuvent expliquer la défiance qui émane du sondage au jugement majoritaire : la campagne électorale démarre et les français ne s’y intéressent pas ou peu ; le mode de scrutin officiel force les candidats à cliver dans leurs propositions et leur discours car ils n’ont besoin que de 20 % des voix pour accéder au second tour et éventuellement, remporter l’élection. Résultat, l’électorat est fortement polarisé : les électeurs de gauche rejettent les candidats de droite et inversement.
    Au jugement majoritaire, Valérie Pécresse domine assez largement tous les candidats et notamment le Président Emmanuel Macron : la candidate a à la fois plus de mentions positives, et aussi moins de mentions négatives que lu Pourtant, avec le scrutin uninominal majoritaire, elle est incertaine de l’emporter car sa qualification au second tour est fragile, compte tenu du faible écart qui la sépare de Marine Le Pen (1 %), et serait sans doute impossible si l’un des deux candidats d’extrême droite retirait sa candidature. Même si elle est la candidate que les Français apprécient le plus à ce stade.
    Éric Zemmour, dont les thématiques dominent la campagne électorale, est classé dernier au jugement majoritaire car rejeté par une majorité de 61 % des français. Au scrutin uninominal majoritaire, qui ne mesure que les « soutiens » en ne tenant compte ni de la nuance ni du rejet, il occupe la 4ème place du classement. Une façon de démontrer l’impact du mode de scrutin sur les thèmes de la campagne électorale.
    Le candidat de gauche le plus apprécié des français est Arnaud Montebourg. Pourtant, il arrive avant-dernier avec le scrutin uninominal majoritaire. Ceci s’explique par le fait qu’Arnaud Montebourg est un « second choix » pour beaucoup d’électeurs de droite comme de gauche et que le scrutin uninominal majoritaire élimine très vite les seconds choix, même s’ils sont plus consensuels.
    Les candidats de gauche sont plus appréciés que ceux d’extrême droite, pourtant ce sont ces derniers qui imposent leurs idées car ils sont mieux classés par le scrutin uninominal majoritaire.

    Classement Jugement majoritaire Classement scrutin uninominal majoritaire
    1 Valérie Pécresse Emmanuel Macron
    2 Emmanuel Macron Valérie Pécresse
    3 Arnaud Montebourg Marine Le Pen
    4 Yannick Jadot Éric Zemmour
    5 Anne Hidalgo Jean-Luc Mélenchon
    6 Fabien Roussel Yannick Jadot
    7 Nicolas Dupont-Aignan Anne Hidalgo
    8 Marine Le Pen Nicolas Dupont-Aignan
    9 Christiane Taubira Christiane Taubira
    10 Nathalie Arthaud Fabien Roussel
    11 Philippe Poutou Philippe Poutou
    12 Jean-Luc Mélenchon Arnaud Montebourg
    13 Éric Zemmour Nathalie Arthaud

    65 % des français seraient favorables à l’adoption du scrutin par jugement majoritaire pour les élections présidentielles

    Le sondage Opinion Way – Mieux Voter montre que 65 % des français seraient favorables à l’adoption du scrutin par jugement majoritaire pour l’élection présidentielle en France. Le soutien au jugement majoritaire est transverse : il apparait indépendant de la classe sociale – 64 % des CSP + y sont favorables, comme 66 % des CSP – du sexe – 65 % des hommes et 64 % des femmes y sont favorables – ou encore de l’âge, même si l’on remarque un soutien légèrement plus élevé chez les jeunes de 18 à 24 ans, à 75 %. Pour autant, le soutien au jugement majoritaire est relativement plus affirmé chez les sympathisants de la France insoumise (83 %) et du Rassemblement national (79 %), que chez ceux des Républicains (56 %). Ceci peut s’expliquer par la présence d’un électorat plus contestataire au sein de ces deux familles politiques, séduit par la capacité que leur offre le jugement majoritaire à s’exprimer « contre » certains candidats.

    L’attrait des Français pour des modes de scrutin alternatifs et innovants comme le jugement majoritaire peut s’expliquer par la frustration électorale grandissante qu’ils ressentent. Depuis 2002, le mode de scrutin de l’élection présidentielle les conduit, du fait de l’émiettement partisan et de la montée de l’extrême droite, à voter « utile » ou par défaut, soit à refouler leur préférence. Cette frustration électorale engendre de la démobilisation électorale : elle se traduit par du vote blanc ou nul, dont le nombre avait atteint un pic de 4 millions au second tour de l’élection présidentielle de 2017 ; ou encore de l’abstention, qui atteint des sommets inégalés et n’épargne plus les élections présidentielles – 25 % des français s’étaient abstenus au second tour de la présidentielle de 2017, un record depuis 1969. Aujourd’hui, un électeur qui n’est pas satisfait par l’offre politique trouve dans l’abstention un refuge rationnel. En effet, s’il votait pour un candidat par défaut, son vote serait assimilé à un vote d’adhésion, ce qu’il ne désire pas. S’il votait blanc, sa voix n’aurait aucun impact puisque le vote blanc n’est pas comptabilisé parmi les suffrages exprimés.

    Avec le jugement majoritaire, les électeurs peuvent s’exprimer positivement ou négativement sur tous les candidats, avec nuance. Ils n’ont plus à voter utile puisqu’ils peuvent évaluer positivement plusieurs candidats. De ce fait, la présence de plusieurs candidatures d’un même camp politique n’est pas un obstacle à leur victoire. Par ailleurs, le vote blanc n’a plus de raison d’être puisque les électeurs peuvent rejeter tous les candidats s’ils le souhaitent.

    Le jugement majoritaire impliquerait aussi d’importants changements dans la façon de faire campagne. Pour remporter l’élection, les candidats devraient directement chercher à convaincre une majorité de Français, et pas seulement une base réduite de 20 % qui leur permettrait de se qualifier pour le second tour et d’espérer remporter l’élection, souvent par défaut. Là où le scrutin uninominal majoritaire à deux tours demande aux candidats de cliver pour exister et ne sanctionne pas les candidats massivement rejetés, le jugement majoritaire leur demande de parler au plus grand nombre. Une autre propriété importante du jugement majoritaire est que la présence ou l’absence de candidats mineurs ne changent pas le classement, contrairement au scrutin uninominal : par exemple, la présence de plusieurs candidats de gauche ne serait pas un obstacle à une victoire de ce camp, puisque tous les candidats obtiennent le même nombre de mentions et sont évalués indépendamment les uns des autres.

    Rida Laraki, Directeur de recherche au CNRS (Dauphine-PSL)

    Chloé Ridel, Directrice adjointe de l’Institut Rousseau

    Références

    1https://mitpress.mit.edu/books/majority-judgment

    2Les résultats doivent être lus en tenant compte des marges d’incertitude : 0,7 à 3,2 points au plus.

    3https://www.lefigaro.fr/politique/presidentielle-2022-valerie-pecresse-s-invite-dans-la-bataille-du-second-tour-20211206

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    1. Merci à Rida Laraki de faire la pub pour … son propre produit, avec le soutien de l’Institut Rousseau (sic) qui promeut ce système ! Valérie Pécresse sera très contente et Arnaud Montebourg aussi en numéro 3. Mélenchon en avant-dernier et Zemmour en dernier, seront très logiquement assez furax !

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        1. Perso , quand je lis : « Pour présider la France, ayant pris tous les éléments en compte, jugez-vous en conscience que ce(tte) candidat(e) serait… » , je voudrais d’abord savoir quels éléments sont pris en compte , comment ils sont étayés par les candidats , la crédibilité des réponses qu’ils proposent . Je ne vois pas d’ailleurs l’intérêt de se prononcer pour des non candidats .

          Car mon choix , s’il est finalement possible , sera guidé par ces réponses et mises en perspective , ce qui revient en gros à m’intéresser d’abord aux programmes , à y trouver des échos aux préoccupations actuelles ou à venir de mon pays dans le contexte mondial et les enjeux maintes fois évoqués ici . C’est certes plus long que d’appuyer sur le bouton « affect » seul , qui me semble la tare des deux systèmes évoqués dans ce papier.

          La bonne question amont générale à poser seraient plutôt : qu’est ce que vous attendez d’un programme à l’élection présidentielle , pour faire du citoyen un acteur de la vie politique plutôt qu’un consommateur de solutions . ( voir billet de Foulques Renard , toujours aussi désespérément sans échos ) . On verrait ensuite s’il y a des forces crédibles pour relayer l’attente globale , s’il s’en dégage une .

          Avec la  » banque » qui va avec .

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          1. très bien résumé . en ce qui me concerne  » Anne , sœur Anne , ne vois-tu rien venir?  » bin non . toujours rien . Je ne vois aucun candidat qui soit digne . Nous n’avons pas les hommes politiques que nous méritons .

              1. sur le papier entièrement d’accord avec la participation citoyenne mais quant à sa mise en oeuvre ?
                Je n’ose imaginer ce que cela aurait été avec la gestion de la pandémie .

                  1. Peut être bien que oui , peut être bien que non .

                    Perso , c’est typiquement un domaine où je ne « diluerais » pas la responsabilité car l’urgence , la capacité d’informations fiables et la gravité concentrent de fait le  » lieu » de la décision utile et efficace .
                    Ce qui rend la responsabilité accablante quand la décision n’est pas prise à temps ou pas prise du tout , remarque faite que la faillite devant la situation était celle de l’exécutif ET de la plupart des partis ).

                    1. Ce qui rend donc aussi les récentes déclarations du jeune premier parfaitement dégueulasses mais politiquement très habiles

        2. Promouvoir Valérie Pécresse, une fausse bonne idée ? Euh… oui, certainement !

          Mais pas pire peut-être que laisser s’exprimer – comme je le fais moi ici sur mon blog – l’idée que Macron serait peut-être un moindre mal en l’absence de toute opposition crédible à gauche. (François ! stp ! fais quelque chose !)

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          1. Bonsoir M. Jorion,

            un moindre mal demeure néanmoins un mal . Personnellement je n’ai pas envie de revivre une élection par un choix du moindre mal comme cela s’est passé pour l’élection de 2012, 2017.
            J’attends une élection sur l’adhésion à un programme et non à une personne .
            Or pour le moment il n’y a guère que le programme de LFI qui soit concret.

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            1. Disons que celui de LFI est le plus structuré et lisible à ce jour .

              En l’état il faut que chacun vérifie que les sujets sensibles qu’il priorise y sont traités et conformément à ses préférences .
              Pour faire écho à la préoccupation du présent billet , même s’il y est affirmé que tout est chiffré ( mais on s’y perd quand on cherche un peu sérieusement les modes de calcul ) , la « banque n’y apparait pas vraiment assurée .

              ( même si LFI peut aussi se traduire par Loi de finance initiale )

              Rafio pourrait nous synthétiser celui du PCF ( avec ou sans la garantie  » bancaire » ) .

              Mais est ce que les électeurs , de gauche comme de droite , s’intéressent bien aux programmes au delà de leurs noyaux durs ?

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      1. La comparaison des 2 listes est intéressante, aux limitations près liées à la date (après la primaire LR) et la liste utilisée.
        La première liste semble correspondre aux préférences indépendemment de la configuration électorale.
        Le classement présenté devrait être conservé en cas de second tour.

        La deuxième liste corresponds aux forces en présence (et à leur découpage/investiture).
        Un meilleur classement dans la première liste serait caractéristique d’un « bon » candidat.

        Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen seraient ainsi de mauvais candidats.
        Éric Zemmour a ainsi raison dans son analyse (assez partagée) et sa critique de Marine Le Pen,
        mais il constitue un bien plus mauvais candidat …
        Son seul rôle (outre la mise en avant de thêmes privilégiés) est de permette la présence de Valérie Pécresse au second tour.

        Christiane Taubira semble à tout point de vue plus mal placée qu’Anne Hidalgo.
        Son apparition n’a d’intérêt que de susciter une fusion qui ne pourrait se faire si l’on en croit cette étude qu’autour de Yannick Jadot ou Arnaud Montebourg.

    2. « Si la mention majoritaire d’un candidat est « Bien », alors une majorité des électeurs juge qu’il mérite au moins « Bien » et une majorité juge qu’il mérite au plus « Bien » »

      Ce n’est pas une majorité, c’est pile 50%

      mais pas mal ce système…les modes de scrutin ne font pas partie de constitution, on peut en changer…

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  2. « je m’abstiens de confondre ceux qui réalisent tant bien que mal…. » plus de 2° de réchauffement climatique, « et ceux qui promettent… » le changement, pour faire la même chose ! 🙂

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  3. Désolé mais j’ai pas compris pour le 1/3.
    Si c’est le neveu, c’est que son père ou sa mère est un frère ou soeur de notre bloggeur favori, donc partage 100% du patrimoine génétique.
    donc le neveu aurait la moitié en commun soit 50% non ? Il doit me manquer des éléments sur la génétique.

    1. Ce qui lui vient de son père m’est étranger, Donc – 50% . Ce qui lui vient de sa mère est un mix de mes parents, tout comme moi, mais nous n’avons pas reçu le même mix, sans quoi ma sœur et moi serions identiques, disons ⅔ en commun. 50% de ⅔ = ⅓.

        1. Ou au moine Georg Mendel, qui pèsera la situation avec ses petits poids.
          (Et qui, pour l’histoire des sciences, fut ignoré pendant ~30 ans, retrouvé par le néeerlandais de Vries quand il publia la même chose et qu’un relecteur lui dit
          « tient ça me rappelle vaguement un truc là… »)

    2. ah mon pauvre Toni, la génétique, l’ADN. Bien mystérieux tout ça. Tiens en Irlande des chercheurs ont mené une vaste enquête et ont découvert que 20% des Irlandais avaient des origines Vikings et à contrario il y a 6% des norvégiens qui ont des ancêtres irlandais . Alors que le 23 avril 1014 Brian Boru a viré tout ce beau monde d’Irlande . Manifestement les Vikings n’ont pas fait que dompter les vagues de la mer du Nord ! hahahahahaha

  4. Cher Monsieur Auxiètre, théologien de Sainte Gauche et de Sainte Droite,
    (Je suis un peu à cran après deux ans de pandémie et quelques injures méprisantes, donc j’ai le ton piquant),
    Il me semble que la question (qu’aurait fait la Sainte…) est un peu rhétorique. Il faut tenir compte des forces concrètes. Votre Droite et Votre Gauche n’existent pas, je pars de là : on les définit dans un jeu de force dont rien ne prouve qu’il est pertinent. Cette question n’arrête pas les théologiens et les sondeurs…
    Un gouvernement ayant un programme exigeant au plan social se ferait aussitôt descendre par le milieu de la finance. Or le crédit est basé sur la confiance. Donc cela ne coûte rien d’étrangler un gouvernement de gauche durant un an ou deux (si on peut mettre son argent ailleurs). Le virage libéral de Mitterand en 83 et les prémisses de la construction européenne s’expliquent par là. (Cfr la BD Le choix du chômage, qui raconte tout cela). Je pense que seule une alliance des pays méridionaux de l’Europe pourrait aujourd’hui tracer son propre chemin avec un autre euro commun et un autre marché commun, avec des reins assez costauds pour tenir… le temps qu’il faut.
    Un gouvernement ayant une alliance avec les grands fortunes est un gouvernement bourgeois (de la grande bourgeoisie). Il sait bien faire les petits compromis sociaux nécessaires, réformistes, « pour que rien ne change ».
    Un gouvernement bourgeois français qui obtient quelque chose de l’ Allemagne… c’est une entente entre banquiers. Alexis Tsipras est le témoin de l’inverse.
    Un gouvernement qui se focalise sur des dossiers sociétaux n’agit pas sur les questions sociales (Hollande).
    Il fallait un plan de relance pour la Pandémie. On l’aurait conçu de toutes façons.
    Encore ceci : le président n’a pas à être banquier, mais à parler à l’oreille des riches. Faites le portrait d’Etienne Davignon, commissaire européen, ministre, banquier, affairiste, grand commis des Etats, et Vicomte. Mais aussi de Maurice Lippens (collabo mais aussi banquier, etc.). Vous votez pour ces gens-là tout en gardant votre conscience éthérée dans un petit nuage de gauche ? Et vous emmerderez jusqu’au bout les utopistes ? Vous ne serez pas seul. Hélas. Mais vous pourriez aussi vous ressaisir, restons optimistes.

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    1. Le « virage de la rigueur » de 1983 de Mitterrand , c’est en fait un virage qui a concerné tous les pays développés de l’OCDE, et on en trouve la trace dans un graphique que j’ai paumé , et qui illustre la part en pourcentage des salaires et charges sociales en regard de la valeur ajoutée .

      Pour les pays de l’OCDE , dont la France on voit que cette part plonge aux environ de 60 % dès 1980 ( 1983 ne fait alors qu’entériner la pression mondiale ) là où elle était de 75 % auparavant .
      Aux USA la chute est moins brutale , car arrivant elle aussi à des ordres de grandeur de 60% , elle était à peine de 65 % auparavant ( moindre capacité de négociation des salariés ) .

      En clair , les salariés étaient en position de faiblesse pour revendiquer , dès cette époque , où l’externalisation des travailleurs vers les pays déshérités et sans règles sociales dignes , a commencé à jouer à plein régime .La Chine a eu sa large part du gâteau . L’Allemagne a contribué aussi au recul salarial avec ses boulot à 400 euros par mois .

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      1. Ca se retrouve dans le(s) pavé(s) Piketty, je pense.

        Mais est-ce la cause ou l’effet ? Le thatchérisme et le reaganisme sont portés par le début de revanche des entrepreneurs enrichis qui profitent de la prospérité générale des trente glorieuses (dans un paysage assez fractal si on zoome, certes, « mal hollandais » ici, stagflation là, « crise du pétrole », coût des guerres dont Vietnam). Mais dans tous les cas il y a une revanche à prendre sur l’étouffoir keynésien qui a bridé les banques spéculatives depuis 1946, et qui a conduit au « moment égalitaire » des trente glorieuses.

        Certes avec le recul (entre autres grâce à Piketty), moi qui ai forgé mon imaginaire d’adulte vers 1980, je vois bien que les 30 G sont une parenthèse de l’histoire et qu’elles doivent beaucoup au pétrole abondant et la voiture (à l’empreinte justement honnie par vous, juannessy).

        J’avais d’ailleurs commis une très-simplifiée « théorie écono-territoriale des 30 G »
        (https://www.pauljorion.com/blog/2015/05/04/une-explication-econo-territoriale-des-trente-glorieuses-par-timiota/)
        qui recoupe en partie notre disputatio… Je ne la renie guère.

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        1. Intéressant, bien que je n’ai pas tout compris.

          Le point central me paraît tout de même l’inversion de souveraineté, il n’y a qu’à comparer le traitement des manifs et des grèves de 68 avec celui des gilets jaunes pour s’en convaincre. Quand on a besoin des classes moyennes, on les soigne. Quand on n’en a plus besoin, on les massacre.

          Inversion de souveraineté qui découle aussi de l’évolution des besoins eux-mêmes. Le film Don’t Look Up montre assez bien l’univers futile que nous habitons, et que l’économie cherche les nouveaux besoins , et qu’il faut « miner » de plus en plus profond pour les extraire en bourrant les crânes de publicité. Le téléphone portable correspond à un véritable besoin, il peut être comparé à la machine à laver des années 50, mais dans ces années là, il y avait quantités d’autres besoins aussi incontournables que la machine à laver (frigo, aspirateurs, voiture..), besoins qui sont aujourd’hui fournis, avec beaucoup moins de main d’oeuvre, et ailleurs.
          Du coup la densité en utilité de l’économie a diminué…lorsque chacun a tout, jusqu’à la tourniquette pour faire la vinaigrette dont l’utilité se discute, l’existence devient peu à peu futile et superficielle et c’est une économie à l’utilité raréfiée à la culture bombardée de publicité, qu’on doit alors nous faire prendre pour de la croissance responsable !

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      2. C’était le début de l’inversion de souveraineté. Mais bon, que de moins en moins de valeur ajoutée revienne au salariat, ce n’est pas choquant en soi.
        Ce qui est choquant, c’est quand la valeur ajoutée va à la création de valeur ajoutée, car alors, c’est le serpent qui se mort la queue, ou plutôt qui se bouffe par la queue. Il s’en mangeait déjà 10% en 2018 d’après Gérald Darmanin (140 à 170mds sur les 1400 mds de PIB marchand)

        https://www.liberation.fr/checknews/2018/05/24/est-il-vrai-que-les-aides-aux-entreprises-coutent-140-milliards-et-representent-autant-que-les-aides_1655245/

        1. Hou lala , il faut reprendre quelques cours d’économie de base !

          La valeur ajoutée , en simplifiant un peu pour rester sur le fondamental , ça permet , et c’est la somme de trois choses :
          le paiement des salaires et charges , celui des impôts sur la production et , bien sur, ce qui est le but du jeu en régime capitaliste , la constitution de ce qu’on appelle en comptabilité , l’excédent brut d’exploitation .

          Cet excédent brut d’exploitation peut être utilisé à de l’autofinancement en investissement , et il reste le  » profit  » net pour la rémunération du capital( où l’on peut retrouver les sommes consacrées à l’intéressement de la « participation » pour les entreprises qui la pratiquent ) et les dividendes .

          Je crois qu’actuellement , en grande masse , en France , l’excédent brut d’exploitation se répartit en gros en 57 % d’auto-financement investissement , 6 % pour l’intéressement participation , 37 % pour les dividendes . L’évolution historique montre , sans surprise une augmentation du pourcentage uniquement sur les dividendes .

  5. La question n’est pas mal posée, elle est sans objet. Nous connaissons déjà notre Grand Leader : il s’appelle Olaf Scholz, et ce sont les Allemands qui nous l’ont choisi en septembre dernier. Son programme de gouvernement nous promet l’austérité jusqu’à la saint Glinglin. Savoir qui sera son bras droit en charge de la sécurité dans la région France n’a guère d’importance, puisque toutes les lois nécessaires à la répression des révoltes que ne manquera pas de provoquer l’appauvrissement de la population locale ont déjà été votées, sous couvert de « lutte contre le terrorisme ». Et provocation pour provocation : si Jean-Baptiste Auxiètre est de Gauche (sur la seule foi de ce billet), alors moi je suis le pape.
    Amen

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    1. Je n’ai pas dit que je voterai Macron et c’est même peu probable (il peut y avoir des aléas en particulier si à date cela devenait la seule solution pour s’opposer à un fascisme), mais j’essaye de regarder le plus objectivement quelle est la part que l’on pourrait qualifier de droite et de gauche chez Macron plutôt que de le disqualifier automatiquement sans analyse objective ce que la plupart des gens (de gauche) font à mon sentiments non pas sur ce qu’il fait mais seulement sur son caractère supposé ou son appartenance de classe là aussi supposée (ce n’est pas un milliardaire à ce que je sache)…

      1. Ce que je trouve très surprenant, et pour tout dire désespérant, dans ce que vous dites, c’est que vous ne vous interrogez pas un instant sur le cadre -pourtant très étroit- dans lequel se déploient ces « parts » de droite et de gauche chez Macron. Macron gère une politique qui se décide ailleurs. Politique à laquelle il se dit d’ailleurs favorable, et à laquelle il fait encore semblant de participer bien que les Allemands aient d’emblée écarté d’un revers de main toutes ses ambitions et propositions européennes. Un homme ou une femme de gauche (?), dans ce cadre étroit, ferait la même chose, avec moins de mépris et sans doute plus de sollicitude quant au soin apporté au nettoyage des dégâts.
        Pour ce qui est de la classe « supposée » à laquelle appartiendrait E. Macron, là je ne sais pas s’il faut rire ou s’il faut pleurer. Vous croyez qu’une appartenance de classe se juge à l’importance du compte en banque ???

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        1. Macron gère une politique qui se décidé ailleurs : à Berlin si je comprends bien .
          De mon côté , je vois que Berlin avale peu à peu son chapeau sur la dette , et on entend plus les aficionados, plus comptables que banquiers , du sinistre Wolfang Schauble.
          C’est un mouvement difficilement réversible maintenant , avec les taux négatifs , Draghi comme PM Italien et le financement à venir des investissements pour produire de l’énergie électrique.
          Cela n’est pas attribuable uniquement à Macron, mais c’est maintenant que cela a lieu , c’est à dire que la dette , considérée jusqu’à présent comme un problème (tristes souvenirs et souffrances inutiles pour les grecs ), devient la solution.
          La gauche n’a jamais connu une période où la droite dit «  la dette n’est pas un problème », mais ne sait pourtant pas saisir cette opportunité historique.
          En se mettant vent debout contre toutes les décisions de Macron , la gauche se met aussi vent debout contre le « quoi qu’il en coûte « .
          C’est stupide : la stupidité est relativement inoffensive , mais la stupidité intelligente de Mélenchon est extrêmement dangereuse.
          C’est cette stupidité intelligente , dont chacun est sidéré par ses nombreuses manifestations , qui menacent la survie de la gauche , dans le cadre actuel, et qui empêchent aussi sa réincarnation dans un autre cadre.
          Se reconnaître dans le programme de LFI c’est possible, c’est pensable , c’est probable , mais son incarnation a pour conséquence que beaucoup de gens ne connaissent pas ce programme , que ce programme n’est pas lu , que ce programme est disqualifié par la seule présence de JLM.

            1. ceci dit si vous vous penchez 5 minutes sur le programme du SPD allemand, vous noterez qu’ils sont loin, mais alors très loin de vous dire que la dette n’est pas un problème. Surtout la dette des autres

              1. J’avais fait ça , et c’est ce qui avait suscité mon étonnement en commentaire d’un billet du 27 novembre 2021 ( » Pandémie : comment payer la dette ? Marie Hélène Ska , Philippe Lamberts et Paul Jorion ) :

                 » Noté au vol :
                – il faudra s’endetter pour la transition écologique au moins autant si ce n’est plus que pour la phase Covid .

                – l’Europe affirme son efficacité , quitte à « chipoter avec les règles » .

                – Cas de l’Allemagne , pas clair pour moi entre les annonces récentes ( la coalition annonce vouloir revenir à la rigueur budgétaire en 2023 ) et la vision relativement optimiste de Philippe Lamberts qui voit au travers de la création annoncée d’une structure allemande de QE la preuve que les allemands ne pourront pas refuser à la BCE de continuer à faire le job . »

        2. « Vous croyez qu’une appartenance de classe se juge à l’importance du compte en banque ??? »

          Bien sur que non ! Bon en même temps c’est pas faux non plus que par exemple toute vie décroissante est forcément corrélée au niveau de revenus… Au delà d’un certain niveau, on est dans le nuages sur le sujet, dans le mondes des idées. Je prépare mon atterrissage, ou mon crash dans le réel… Mais les jambes trembles un peu sur le plongeoir. Et comme tu dis, on ne s’épargnera pas le saut dans le vide.

      1. Todd fait un constat simple, que font tous les souverainistes (de gauche ou de droite), et qui devrait être le constat « de base » de tous les gens sincèrement de gauche puisque le cadre actuel rend IMPOSSIBLE une politique de gauche. Parler dans le cadre n’est que bavardage hors-sol et rêvasserie. Et on se retrouve à considérer Macron -ou Macronne c’est pareil- comme un moindre mal, en attendant le messie. Messie qui ne sera jamais élu puisque son programme ne peut pas être crédible. Alors on prend la pose, on s’donne des airs, on spécule à l’infini sur des programmes et des figures. Toutes les radicalités sont permises, puisqu’elles sont de toute façon condamnées à l’irréalité. Mais ça ne concerne pas les couches populaires. Elles s’abstiendront, de plus en plus massivement. Et si elles votent elles voteront à droite. « Parce que le (petit) peuple est raciste, nationaliste, sexiste ! » et tout ce que vous voulez nous disent les bien-pensants de gôôôche. Mais non. Simplement parce que lorsque la distance qui vous sépare de la misère est courte, et qu’il n’y a aucun projet crédible à l’horizon, vous votez pour sauver cette petite distance. Vous votez pour le conservatisme. Partez de ce que les gens ont dans la tête. Vous êtes de Gauche ? Alors partez du réel.
        Je plussoie le message de Chabian (au-dessus), le seul qui tourne autour. Pour l’instant. Gardons espoir.

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          1. La question n’est pas là. Comme Todd le dit lui-même très bien -alors pourquoi le dire autrement- le frexit ne règle aucun problème. Il nous permet simplement de redevenir maîtres de notre destin commun. Tous les commentaires que vous trouvez sur cette page cessent alors d’être des rêvasseries hors-sol. Ils redeviennent des possibles politiques. Y compris votre premier commentaire et son idée de jugement majoritaire : on s’empare ou non de l’idée, on débat, on argumente, on s’engueule et on tranche. On décide et ça devient le réel.
            Todd n’a pas de plan. Il se dit lui-même « retraité et trop vieux pour ces conneries ».
            Lordon fabrique doucement son plan communiste en compagnie de Friot.
            Mais ce sera peut-être le plan Zemmour qui s’imposera qui sait ? Tout dépendra des forces que vous jetterez dans la bataille. On appelle ça la démocratie. Elle n’est pas possible en Europe.

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            1. Todd ou Lordon disent juste, en mode disque rayé, de sauter dans le vide sans même se donner la peine d’indiquer ou trouver un parachute avant le saut…

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              1. Vous êtes au courant qu’il existe environ 180 pays à travers le monde qui ne font pas partie de l’Union Européenne? On peut exister en dehors de cette Union sans agoniser dans d’atroces souffrances, si si j’vous jure. La France d’ailleurs a existé pendant quelques siècles avant d’en faire partie. L’argument du « saut dans le vide » est très faible. Tenez, regardez en haut à gauche de votre écran. Vous y trouverez un petit rectangle jaune avec marqué dessus : « Paul Jorion -Se débarrasser du capitalisme est une question de survie. » Vous croyez que vous allez pourvoir vous l’épargner le grand saut dans le vide ?

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                1. L’Europe est certainement l’un des items digne d’une élection présidentielle . Le sujet de la Défense lui est d’ailleurs intimement lié comme celui de la fiscalité et de « la banque » objet sous jacent au présent billet .

                  J’avais bien lu ces points dans le programme du PCF, et bien compris que , dans chaque cas , il s’agissait d’un «  »saut dans le vide « , et que c’était ce qui était proposé aux électeurs . Moi qui suis devenu fondamentalement « confédéral à la Suisse » pour la construction européenne à moyen terme ( disons 20 ans ) , j’ai de la peine à vous suivre quand vous pariez bien hâtivement qu’il est plus facile de s’entendre avec 180 pays qui ne sont pas européens qu’avec les 26 avec lesquels on est voisins , ennemis , réconciliés , de plus en plus comparables , depuis des siècles .

                  Ce qui empêche l’Europe des peuples , on sait l’un comme l’autre que c’est un système capitalo-libéral et que , si on doit sauter dans le vide avec une chance d’effet réel , c’est en prémunissant nos descendants contre cette prison des esprits et des corps . C’est possible , et c’est la raison de mes constantes allusions à la nécessité de se lancer dans le vide avec des alliés d’abord européens , car je ne crois plus aux  » ponts d’Arcole » .

                  Si le plan- programme de Paul Jorion , c’est se lancer dans le vide , son neveu lui demande quel carburant le banquier Jorion apporte .

                  PS : si ceci est pris pour de la provocation , je peux quand même avancer que je n’ai pas de gènes Jorion ( ou alors on a un Cro-Magnon en commun ) .

                  1. et pourquoi pas un néandertalien ?… pardon 😔
                    Je n’ai pas dit qu’il était plus facile de s’entendre avec les 180 qu’avec les 26. Je pense par contre qu’il serait plus facile de parler et de s’entendre avec nos 26 voisins si nous nous parlions d’égal à égal, de nation souveraine à nation souveraine, ce qui n’a plus rien à voir avec le cadre proposé et posé par l’Union Européenne. Je pense même qu’on y adoucirait la guerre économique de très haute intensité que nous sommes en train de nous livrer les un les autres. Guerre que nous perdons par ailleurs, et dans les grandes largeurs. Je pense par exemple que dès que nos dirigeants auront fini leur petit caprice, nous recommencerons à parler avec nos voisins Britanniques pour chercher raisonnablement des compromis raisonnables. Parce que la géographie nous l’impose et que la guerre est devenue trop chère, à tout point de vue. En bref, je ne crois pas que quitter l’Union nous condamne à déclarer la guerre à nos 26 voisins. Au contraire, nous pourrons parler alliance, au lieu de parler vassalité. Et donc parler aussi défense, quand les Allemands, Polonais et autres Baltes auront cessé de s’en remettre aux seuls Américains. (Tiens, ça c’est un truc qu’on peut reconnaître à Macron. Il a fini par comprendre que parler aux Russes c’était mieux que chercher à les emmerder à tout prix. Souhaitons lui bon courage pour le grand numéro d’équilibriste qu’il va devoir inventer. Ah ! On peut aussi lui concéder le soutien apporté à la Grèce, quand tous nos « alliés » se couchent devant l’ambitieuse et turbulente Turquie. Au fond il est vach’ment bien cet homme. Je vais peut-être revoir ma position finalement).
                    La Suisse n’a de confédéral que le nom. Il s’agit en réalité d’une fédération. Si nous sommes d’accord là-dessus nous pouvons aborder le coeur du problème . Ou comment passer de l’alliance à la solidarité. 😋

                    1. S’agissant de fédération ou confédération , je serai d’accord avec vous pour dire que les deux mots ne correspondent pas exactement aux mêmes rouages ( ni même que le même mot contienne la même réalité et rouages selon les pays qui les pratiquent ) . Tombons d’accord pour avancer que l’avenir commun européen qui soit celui des peuples plus que celui du capital , passe par des relations de type fédéral qu’il faut écrire ( d’une certaine façon le travail est déjà amorcé depuis quelques décennies) . Pour le moment , il me semble que les effets bénéfiques de l’Europe pour ses citoyens tiennent essentiellement :
                      – à une forme de bouclier contre les agressions les plus violentes de la compétition internationale exacerbée via l’Euro
                      – à un lissage progressif des écarts entre les pays de l’Union et à l’intérieur même de ces pays entre régions via les programmes annuels ou pluriannuels
                      – à un début de représentation collective lors des grandes confrontations mondiales .

                      La défense , dans le monde comme il va et les USA comme ils coulent , doit forcément être dans le choix de cette année .

                      Mais j’ai beau chercher dans les programmes affichés ce qui peut commencer à faire pièce d’une organisation capitaliste , qui soit un minimum partagé avec des voisins avec lesquels il faudra bien évidemment cohabiter , je vois plus de déclarations d’intentions que de supports d’action crédible .

                      Bref , le fédéralisme à inventer se trouvera en commun ou pas du tout , car entre fédéralisme capitaliste ( Suisse , USA ) et fédéralisme à la mode URSS ( je me demande si la foire permanente des 14 républiques soviétiques que j’avais visité en 1967 existe toujours ) , l’Europe a son avenir à forger .

                      Si l’horloge climatique le lui permet .

                      PS 1 : Neandertal ou même homo habilis si vous pensez que c’est mieux !
                      PS 2 : on ne discute ( ou on ne déclare la guerre ) que lorsqu’on est en position de force , ou on tient le maquis en attendant les américains , mais tenir le maquis , ce n’est pas tenir le pays .

                  2. @ Juannessy

                    En attendant le plan- programme de M. Jorion , il est clair que M.Auxietre ne s’émeut pas de la nature du « carburant » que le banquier Macron apporte :

                    Ne serait-ce pas la multiplication des  » petits réacteurs nucléaires de type EPR  » qui permettront l’anéantissement rapproché ?

                    De sorte que chaque citoyen n’échappe pas à l’irradiation individuelle ?

                    Après Jupiter, le déluge !

                    Pétition :  » De nouveaux réacteurs ? C’est NON !  »
                    https://www.sortirdunucleaire.org/de-nouveaux-reacteurs-c-est-non

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                2. Quel rapport avec la choucroute si l’Urugay, le Botswana, le Nepal, la Chine ne font pas partie de l’UE par rapport ma remarque que Todd ou Lordon ne donne pas le moindre détail sur ce qui se passe après et en quoi c’est mieux pour (au choix) :
                  – limiter et s’adapter au changement climatique
                  -sortir du capitalisme
                  -lutter contre l’évasion fiscale
                  – défendre la democratie

                  1. Si on se limite à sortir du capitalisme , Beaucoup , dont Rafio et sans doute Paul Jorion répondront que c’est sans doute plus immédiatement efficace de s’allier à la Chine .

                    Qui est un allié un peu … « envahissant » et glouton à mon goût , et surtout je ne vois pas comment survivre et vivre dans un nouveau contexte où près de 400 millions de mes voisins et cousins immédiats ne seraient pas partenaires de la même pièce .

                    1
  6. Avant toute chose il serait nécessaire de définir ce que M. Jean Baptiste Auxiètre appelle la « gauche » . Quelle gauche ? Qu’est ce que être de gauche ?
    Ensuite que veut dire assimilable dans le cadre politique ? voici la déf que j’ai trouvé:
    Sens 1
    Biologie
    Assimilable qualifie ce qui peut être assimilé, c’est-à-dire qui est susceptible d’être transformé par l’organisme. Assimilable se dit généralement d’un aliment ou d’un nutriment.
    Sens 2Qui peut être rendu semblable, comparé ou identifié à quelque chose.

    Je ne pense pas que l’on soit dans le sens 1.

  7. Le soldat, le prêtre et le banquier ont cette capacité de domination par la force, la croyance et le désir de possession.
    Toute société humaine est amenée à faire allégeance, au soldat, au prêtre ou au banquier.

    A quel guide la société de 2022 va-t-elle remettre son destin ?
    A un soldat, à un prêtre ou à un banquier ?

    Quel comédien peut-il faire illusion et paraitre cocher mieux toutes les cases ?

    1
    1. @Hervey et l’envie d’emmerder est-ce force, croyance, ou désir de possession ?
      N’est-ce pas (tentative de ) connivence ?

      L’art du Banquier n’est pas de vous prêter de l’argent (au besoin en le fabriquant) mais de vous convaincre que vous serez capable de rembourser ….

      La France s’est endettée de 100 milliards au non de l’UE pour bénéficier de 40 milliards de prêts !

      1. Le pouvoir d’emmerder est tout aussi présent chez le soldat, le prêtre ou le banquier dés qu’ils représentent le pouvoir.
        Emmerder c’est l’attribue même du pouvoir.
        Y’a qu’à écouter.

  8. Une interprétation un peu plus ras-du-sol est que les banquiers trouvent des investisseurs parce qu’ils mettent bien en scène
    « leur temps », le bémol est que ce qu’ils vendent avec succès comme « leur temps » est déjà un peu du passé, je m’explique :

    Pompidou (né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal)) « vend » le tout bagnole, mais il a construit sa vision entrepreneuriale à 35-45 ans,
    Donc dans le moment 1946-1956, où le futurisme bétonné est déjà une réalité aux USA
    (et un peu chez nos voisins faschistes, cf. les bâtiments mussolinien des années 1930 que la FAO squatte).
    Un « moment Blake et Mortimer » si ça parle aux jeunes.
    =>> On ne demande pas aux banquiers d’investir dans du « Amélie Poulain » à Paris, dans ce cadre. Malraux sauvera les centre-ville historiques
    sans doute parce qu’il voyait un coup plus loin que Pompidou (les ailes ayant besoin de racines, suivant le cliché).

    Macron fait à peu près pareil dans la période « bénie » 1997-2007, où la bulle des dot-com, de fait pas trop méchante, est la preuve que Greenspan a raison,
    qu’il n’y aura plus de crise systémique du capitalisme, que les arbres montent au ciel après des détours schumpéteriens de moyennes branches cassées et de lianes improbables, suivies de poussées d’enfants-gafams aux dents de licorne et aux cheveux de feu.

    C’est le « futur de ce passé récent » qu’il vend. Comme Pompidou a vendu le futur d’un passé récent par assez simple extrapolation.
    Ce faisant, tout deux ignorent le « déphasage », si je prends un terme simondonien/stieglerien, le fait que ces innovations, après la phase d’enthousiasme, génèrent des « désaffection » , et qu’on ressent leur usage comme une « adaptation » forcée (Stiegler, mais Barbara cette fois-ci son livre sur « il faut s’adapter »).
    C’est seulement quand s’est reconstitué un « milieu associé » (celui de l’Encyclopédie par exemple aux temps des Lumières) que l’on dépasse ce stade et qu’on va vers l’adoption « avec valeur ajoutée ».

    Le fait que Macron nous « vendent » du « yaka s’retrousser les manches » est assez évident (« traverser la rue », et la saillie sur « emmerder les non-vaccinés » comme quoi tout cela doit bien être soluble dans une cour de récré).
    Le sous-entendu toxique est que c’est avec accroissement obligatoire des inégalités, avec CO2 et CH4 (meuh meuh) à souhait sinon à gogo (parce que le nucléaire tel qu’il est vendu n’est pas un « bridge », ce qui aurait pu se concevoir à la rigueur, sur la base de 20 ans « d’énergieWande » (virage énergétique) allemand qui bat de l’aile et dont on peut tirer N enseignements). La toxicité en question se voit de façon assez grosse dans le système d’enseignement et de recherche (gros décrochement vs Allemagne depuis 2008, sauf pour les « champions nationaux », les compagnies à gros volant de R&D et de CIR, et le CEA, qui fait sous-traiter par le publique « sa » ou « la » nouvelle plateforme de Calcul Quantique ).
    Elle se voit dans l’agriculture (la vente arrêtée de Grignon montrant où on en était arrivé, mais côté néonic & glyphosate, c’est pas brillant, De Normandie est au mieux un green washer, et encore). Etc.

    Disons que s’il fallait défendre des « gauches réformistes et qui parlent d’autres choses que du wokisme à toutes les sauces » (je devine que c’est la question quelque part), je vendrais plutôt chez les anglo-saxonnes Mariana Mazzucato (« The Entrepreneurial State », traduit je crois) ou Kate Raworth (donut economy) et la mexicaine (?) Carlotta Perez (voir IPP @London pour toussa), à la place de Aghion et Tirole ou Gollier encore, toutes gens qui inspirent Macron, et encore qui n’inspire que sa façade économique puisqu’il retourne à son ethos bancaire et ne satisfait guère plus le perfide Aghion de 2020.

    En somme, le béton façon Pompidou est devenu le pied d’argile de la France des années 2000 (les banlieues etc.) ;
    et de la même façon, les choix macroniens (dont l’affaire de l’aéroport de Toulouse reste l’archétype) sont moins « urbains » et plus « grands groupes uber alles », mais dans ce cas les pieds d’argile sont les manques de lit à l’hosto (en début 2022, y’en a moins qu’en début 2020, bien joué Manu), la déréliction de l’éducation et des fonctions supports dont elle a besoin en 2022 (toujours pas de prof de maths au CAPES, toujours pas d’informaticiens capables dans les labos ordinaires;…) , la justice mal rendue qui pérennise chez nous des côtés étatsuniens (dont les stats carcérales ont abominables).

    A vrai dire, quand j’ai vu l’épisode « j’emmerde » de ce début de semaine, je me suis dit que Macron faisait sans doute un truc bien : nous faire vomir le présidentialisme de la Vème république. Car qu’une majorité ait des choix X ou Y est une chose, mais quand cet effet « pied d’argile » se passe en vrai sous nos yeux et que le parlement ne peut qu’encaisser les défaites en rase-campagne, c’est beaucoup le fait de l’auto-renforcement de l’allégeance au Prince, choisi pour son Verbe, lequel Verbe puise sa justification apparente dans la période 1997-2007 (période où la gauche avait fait sa conversion jospinienno-dsk-ienne (ouf) vers la droite, et où les syndicats et autres sombraient doucement), comme je l’ai dit au-dessus.
    J’ai peut-être beaucoup d’illusion — si on pense aux actuel Tories ou à l’actuel GOP trumpisé — qu’une majorité soit capable d’une pensée plus authentiquement prospective, et à gauche, c’est pas non plus le pied sur le plan « grande société ». Mais je crois que l’autocensure est plus forte quand on est dans le régime « parole du chef ».
    Une majorité qui saurait éviter l’usine à pied d’argile que fait l’actuelle me suffirait (c’était un peu le sens du programme de feu Michel Leis, aussi , il me semble) .
    C’est une base sur laquelle il y aurait encore un peu de « volant » pour choisir ensuite comment réduire l’empreinte énergétique sans chaos, comme repenser la croissance et le PIB, etc.

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  9. Son incompétence éclatante à prendre soin de secteurs vitaux, comme la santé, l’énergie, son mépris de classe affiché, la violence froide
    dont il est capable, sa susceptibilité ( et j’en passe ) font de lui un très dangereux président.

    Mais des types comme Macron, il y en a des milliers, la relève est assurée, ce n’est pas lui le problème.

    La seule question que je me pose :

    C’est quoi ce système qui nous propose cette galerie de guignols alors que notre pays regorge de personnes valables ?

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    1. @thomas jeanson
      commentaire approuvé .
      Voir mon commentaire plus haut à 22h19.
      pour ce qui est de votre question ,je vous conseille l’ouvrage de Monique Pinçon-charlot (président des riches (2010))

    2. « théorème de Timiota » :
      Un « bon » système de savoir ressemble à une plante, il y a de la sève (du savoir) qui monte et qui descend.
      Les plantes sont les premiers vivants à « vouloir rester » là où elles sont, comme nous dans nos villes.
      La vie avant est nomade (océan surtout).
      La sophistication nécessaire pour « rester » (plantes : photosynthèse en haut, funghi en bas)
      est comparable aux dynamique urbaines vs bassins autour (source sur ces dynamiques urbaines : « et la tendresse », Braudel).

      « Lemme de Koh-Lanta »:
      Si les signaux d’information vont plus vite que les nutriments, ils l’emportent.
      Pas de problème quand les signaux portent sur… les nutriments (Corollaire Cavanna « courir après le bifteck » ou l’auroch)
      Si en revanche on sait dupliquer des signaux autour d’un « centre » X quel qu’il soit, alors le système s’évertue à favoriser
      le signal le plus « reçu », la duplication d’émission et de réception devant se « matcher ».

      « Conjecture de Prigogine-Berlusconi »
      L’interaction d’un système d’information tel qu’il émerge suivant le Lemme de Koh-Lanta et d’un système politique conduit à une turbulence forte et dissipative
      rarement aligné avec les flux nutritifs matériels et immatériels, avec ou sans bunga-bunga.

      De fait, si je dis maintenant qu’il faut concilier Georges Monbiot, Paul Jorion, Greta Thunberg et autres avec le monde politique « tel qu’il devrait être »,
      cela revient à souhaiter que les « signaux » (~signaux médiatiques) soient rabattus sur des savoirs qui admettent (comply) au théorème de Timiota,
      autrement dit des savoirs « à bonne circulation verticale »; C’est modulo cela que les bouts de philosophes compétents qu’on peut apercevoir causeraient aux princes, ou aux premiers ministres, disons.
      Un bon test serait le système médical : Moins de crise des opïoides (farpaitement évitable), de Dépakine (itou), de Raoult-de-plus-de-50-ans (du temps du mimivirus ça allait encore), …,

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      1. c’est bien compliqué tout ça, joliment dit mais compliqué. si j’ai bien compris les médias n’ont qu’à tourner les projecteurs vers des personnalités dignes d’intérêt et non vers des guignols !

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        1. Euh, c’est un bout de la lorgnette. L’autre, comme l’avait un peu entrevu Stiegler (et Jorion d’une autre façon) est une révision du statut des savoirs, pour qu’ils se conforment au modèle de la « sève » , « montant et descendant ».

          Certains milieux pourtant tr_s poreux au capitalisme font ça bien, l’aviation civile notamment, car le « retex » y a été sanctifié avec soin.
          (le 737 MAX n’étant « que » le bon contre-exemple)

  10. Salut JBA ! Impayable comme quoi les gènes ne font pas tout, et comme à une partie de Poker, mais parfois mal servi, mieux vaut passer son tour.

    Mon père me disait souvent :

    « Sucer un banquier c’est sur ça file du miel au début, mais ensuite t’as des caries. »

    Alors de tout ceci que déduire en lisant JBA nous dire :

    « Même si je suis et reste de Gauche, je m’abstiens de confondre ceux qui réalisent tant bien que mal, et ceux qui promettent sans disposer des moyens et sans avoir les compétences permettant de les obtenir… »

    Ben déjà que tu ne sais pas trop t’orienter dans l’espace et que tu inverses ta droite et ta gauche, mais y en a pas mal en ce moment, mais et surtout j’espère que tu as une bonne mutuelle parce que tu vas y aller chez le dentiste un paquet de fois, et t’as pas fini de couiner.

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    1. Tu parles aux innocents (merci pour eux). Un vrai professionnel, lui, se rince toujours la bouche après l’acte et ce qui lui nique les dents c’est pas le mucus mais les acides léchés entre amis et pour se détendre.

  11. Eh be, on est pas sorti de l’auberge de toute évidence beaucoup préféreront un fascisme probable que de ne pas aller voter pour leur candidat favori donné à 0.5% ! Mes grands parents et parents de Paul ont testé personnellement et je suis prêt à faire des compromis pour éviter à tout prix cette « solution » du tout sauf, même si c’est du fascisme…

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    1. Nous les décroissants on ne fait même pas 0,5 % ! On n’est pas représenté de quoi tu parles ? 😀

      Allez le fascisme ou son avatar tu l’auras quand même, maintenant c’est juste une question de temps, et en plus toi tu auras la joie en plus d’avoir le déshonneur, de plus avoir la moindre crédibilité autre que celle d’une girouette bloquée qui couine, et d’y avoir participé à force de faire comme si, je dirais que plus que du compromis actif tu fais de la collaboration passive JBA.

      Moi quand on véhicule fonce vers un mur, et qu’il n’y a plus de pilote, plus de frein et plus de volant, je ne dis pas, mon dieu, et si on freiné en agitant les bras en marche arrière, quand même ça devrait avoir un effet… Ben ouais t’en es là mec.

      Donc sans moi. Je saute mourrir oui mais avec des crétins non ! 😀

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    2. Excusez moi mais votre façon de raisonner me semble un peu farfelue . Avez vous seulement imaginé que cette « solution » puisse être une stratégie globale du capitalisme ? Stratégie de la « muletta » rouge qu’on agite devant le taureau alors que celui qui tient la banderille c’est le toréador le plus dangereux ? Hum…le choix du moins pire est un non choix .

    3. @ Jean-Baptiste Auxiètre

      Des compromis ?

      Vous ne croyez pas que ça suffit comme ça de faire des compromis ?

      Vous n’avez pas honte de nous envoyez encore des coups de matraques symboliques dans la tronche avant de prendre les vraies dans la face ?

      Est-ce encore à nous de faire des compromis tandis que la planète brûle et que vous distribuez des tracts pour les incendiaires ?

      Allez demander à ceux qui gagnent 500, 900 ou 1100 € de faire des compromis !

      Que croyez-vous qu’ils vont vous répondre ?

      A votre avis, qui sont celles et ceux qui produisent le fascisme ?

      A croire que vous n’avez pas lu les ouvrages de votre oncle !

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  12. Macron incarne une pensée réactionnaire, une vision de la politique où le peuple est placé sous la tutelle symbolique de « la figure du roi », aujourd’hui, dans le cadre d’une monarchie républicaine au service d’une aristocratie de l’argent, ce qu’il a effectivement montré pendant sa mandature, en usant toute honte bue des moyens du populisme.

    Le quoiqu’il en coûte si souvent cité, ne prouve pas que Macron est devenu keynésien, et encore moins social seulement qu’il a appliqué une politique économique contra-cyclique adaptée à une situation exceptionnelle (peu ou prou tous les gouvernements ont adopté cette politique) , laquelle politique, est axée sur les entreprises et non pas sur l’octroi de nouveaux droits sociaux. On a a donc apporté des aides, sans distinction d’ailleurs entre grosses et petites entreprises.
    Les actionnaires se sont enrichis. Et s’il a lâché un peu de lest c’est sur le mode du saupoudrage, 100 euros ici, 100 euros là …
    Macron est juste un habile gestionnaire de crise, sans la résoudre sur le fond, qui s’évertue à polariser l’opinion publique sur des sujets non essentiels, ou symptomatiques : sécurité, religion, morale (bons et mauvais citoyens voire citoyen vs non citoyens).
    N’oublions pas non plus que tout ce qui ressemblait même de loin dans son programme à des idées de gauche, comme la sécurité apporté aux chômeurs en contrepartie de la réforme du droit du travail, a été abandonné en rase campagne, tandis qu’il renforçait comme jamais le contrôle des chômeurs.

    Emmanuel Macron :

    « La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même. Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du Roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le Roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace. On le voit bien avec l’interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au cœur de la vie politique. Pourtant, ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction. Tout s’est construit sur ce malentendu. » Macron, dans le 1 hebdo.

    https://le1hebdo.fr/journal/macron-contre-macron/203/article/la-dmocratie-et-l-tat-2828.html

    https://lvsl.fr/tribune-emmanuel-macron-lhistoire-de-start-up-france-philippe-lege/

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    1. Effectivement, les actionnaires se sont encore enrichis. Et les 99% appauvris, du montant exact de la Dette Macron. Qu’il va bien falloir rembourser. Une injustice de plus dans la salade à grenades qu’on prépare aux générations futures.
      Laquelle a déjà commencé à péter, en commençant par ceux qui sont les moins en position d’exiger quelque chose.

      Ceux qui n’ont plus peur du grand méchant Kapital sont ceux qui s’estiment protégés (par leurs acquis divers ou leurs droits à la retraite…)
      Il est possible qu’ils soient réveillés plus tôt que prévu !

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    2. @PYD
      « laquelle politique, est axée sur les entreprises et non pas sur l’octroi de nouveaux droits sociaux »
      Heu , vous avez déjà été salarié ?
      Vous avez connu le stress d’une perte d’emploi en aux calmes ? l’angoisse d’une perte d’emploi en pleine tempête ?
      Vous connaissez des salariés qui étaient contre les aides aux entreprises pour conserver leurs salaires et leurs droits sociaux pendant la pandémie ?

      1. Oui j’ai déjà été salarié. Le problème n’est pas là.
        Je dis seulement que Macron a fait un choix, celui d’aider exclusivement les entreprises, y compris les grosses, sans contreparties. Libre à vous d’applaudir Macron, pour moi il a fait ce que n’importe quel capitaliste intelligent aurait fait, pour que l’économie ne s’écroule pas. Il a donc pensé d’abord sauver les capitalistes, les salariés par construction sont partie intégrante du capitalisme, dont ils ont été sauvés aussi, en partie.

        A l’arrivée pour quelles avancées sociales ? Aucune. Ni pour les salariés et encore moins pour les chômeurs qui ont vu leur sort empirer.

        Bref, Macron s’attribue le bon rôle alors qu’il a surtout pensé à sa pomme et à ses amis capitalistes.

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        1. On dira alors qu’il a au moins conservé une tradition française ( mais pas que ) pas la moins généreuse d’un modèle social de solidarité , que ce soit par intérêt ( de droite ) ou par compassion (de gauche ) . Lui dirait sans doute avec Le Maire , les 2 , mais on peut effectivement penser que la motivation droitière a rendu la rapidité de la décision plus vive .

          Ceci étant , vous avez situé quelle était selon vous la place du salariat dans le système capitaliste . Quelle serait -elle , à votre goût , dans un système économique  » saut dans le vide » ?

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                1. C’est vrai c’est un peu court, mais j’avoue que le débat de départ m’échappe complètement : conquérir de nouveaux droits sociaux quand il s’agit d’éviter l’écroulement de l’économie ??? Soutenir les entreprises c’est soutenir le capitalisme ?????? Le capitalisme est un mode d’organisation de la production : il n’est pas la production elle-même. Je ne sais pas ce que Macron pensait, mais de fait il n’a pas soutenu « que les capitalistes ». Le pov’gars, il en prend plein la tête alors qu’il a été obligé de s’asseoir sur toutes ses bonnes résolutions. N’allons pas lui reprocher n’importe quoi juste pour le plaisir de le lui reprocher. Quand je lis : « les salariés par construction sont partie intégrante du capitalisme », je me dis simplement que la confusion est à son comble…

                  1. Ma propre question se limite en effet à obtenir une description des motivations et mode d’organisation de la production à substituer au capitalisme mondial , au 21 ème siècle , à l’expérience des réponses déjà tentées , et sous la contrainte des aspirations individuelles et des vagues du soliton .

                    D’une certaine façon , même contestables , Paul Jorion et VBGalpin , se sont mouillés de débuts de pistes en ce sens . J’essaie de comprendre si on retrouve une trame comparable crédible dans les quelques programmes avancés à ce jour .

                    Votre dernier commentaire laisse penser que votre préoccupation , sinon celle du PCF , est de gérer hic et nunc le système en l’état où il est , en procédant ensuite par étapes . Ce qui se défend et est sans doute responsable et pas si  » saut dans le vide  » que ça . Mais on ne voit pas trop , pour le citoyen moyen , dans quelle société vous souhaitez l’emmener où il puisse se représenter sa place et la possibilité d’y trouver la réalisation de ses aspirations .

                    Mais je vous accorde volontiers qu’il n’est pas encore facile de comprendre , ou connaitre , quelles sont les aspirations incontournables de la masse des citoyens ( au moins français ) qui veulent se projeter dans l’avenir .

                    1. @ Juannessy : Sous le capitalisme, la classe ouvrière a toujours été « au bord du vide ». Elle a fait au XIX des grèves, des émeutes, des « communes » et subi des fusillades pour qu’on s’inquiète de lui remplir le vide de son assiette. Elle a failli se retrouver sous le joug du fascisme qui convenait à la plupart des industriels et des politiciens après la défaite. Ceux-ci se sont refait une « façade » démocratique en 1944 et ont toléré un peu de social-démocratie qui se maintient encore à peu près… Sauf que les chômeurs sont au bord du gouffre depuis la fin des années glorieuses en perdant et la sécurité d’emploi et le niveau de protection qu’ils avaient acquis en allocations ; et qu’ils vivent dans une société de contrôle et de surveillance et de non-respect de la vie privée depuis des décennies (J’y suis passé, j’en suis sorti). Sauf que bien des jeunes aujourd’hui sont au bord du gouffre de devoir « bricoler » pour rester un peu insérés dans la société mais sans futur…
                      Il y a un moment où, au bord du gouffre, une majorité n’a plus rien à perdre. En attendant, quand il y a une majorité « petite-bourgeoise » ou « embourgeoisée qui ne veut pas d’aventure menaçante, mais un sursaut patriotique devant « nos » malheurs, il est facile de faire préférer le fascisme.
                      (J’apprécie comme vous l’esquisse de programme de PJ et VBG. mais un programme mobilise, il ne fait pas un renversement).

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                    2. @Chabian :

                      Si un programme se contente de mobiliser , ça n’est pas un programme , c’est un tract .

                      Votre reconstruction historique ( très succincte ) de ce que vous appelez la classe ouvrière , devrait vous le rappeler .

                  2. Je ne sais pas si on lui reproche n’importe quoi, mais moi comme beaucoup avons fait notre plus belle année en terme de profitabilité actionnariale pendant le Covid en 2020, on vient de reproduire cette année 2021 à l’identique, et je suis certain que 2022 sera du même tonneau et disons que jusqu’en 2024 ça devrait, vu ce qui coule et ce qui est injecté cela devrait être du même acabit ce qui fera un sacré foutu grand chelem, je tire ma révérence en touchant le ciel, un truc de dingue !

                    Juste avant l’effondrement, et le mitage minutieux de toute la base, crever les poches pleines à raz bord ça c’est du capitalisme !

                    Complément taré.

          1. La proposition politique de Régis Pasquet me semble être une bonne entrée en matière.
            https://www.pauljorion.com/blog/2022/01/06/macron-est-il-un-banquier-assimilable-par-la-gauche-par-jean-baptiste-auxietre/comment-page-1/#comment-882539

            Pour l’analyse du système capitaliste je vous renvoie aux écrits de notre hôte que vous connaissez aussi bien que moi, sinon mieux. Une petite pincée de Galpin et de “liberté égalité fraternité étendus aux vivants” (dixit Juannessy) et le tour est joué ! 😉

            NB. L’entreprise ne peut faire société comme c’est le cas dans la vision capitaliste, qui colonise tous les secteurs de la vie, ou presque, mettant en péril les sociétés et compromettant notre survie.
            Il faut donc inverser la logique : mettre l’humain connaissant, aimant, avec ses besoins essentiels et inaliénables au coeur de la société, l’économie devant s’y soumettre.
            Aujourd’hui l’économie est une fin en soi, cela doit cesser.

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            1. Mauvais joueur !

              Je ne posais pas la question du monde capitaliste , je demandais qu’est ce qu’un salarié ( si ça existe encore ) ou un(e) chef(e) de famille en charge de sa marmaille dans un système autre ?

              Dit autrement , qu’est ce qu’on met à la place du pouvoir d’achat qui excite ou rassure 99% de nos concitoyens jeunes ou vieux ?

              Car , il n’y a plus que Clo Clo qui soit prêt à se passer même du SMIG .

              Il tremble un peu quand même .

              1. La gratuité pour les besoins essentiels, ou le salaire à vie. Cela s’il peut encore exister un Etat providence. Si non, commencer au niveau local, comme nous invite Régis, les deux propositions n’étant d’ailleurs pas forcément incompatibles. En situation d’effondrement rapide, la proposition Pasquet me semble même plus réaliste.
                Aujourd’hui nous vivons dans un système où il faut gagner sa vie, cela gangrène tout le fonctionnement de la société, et à terme cela détruit ce qui nous permet de survivre. C’est la peur qui est au fondement du système, pas de salaire, pas de logement, pas de retraite décente etc … Si la peur recule, parce qu’à chacun est garanti qu’il pourra vivre en paix, et assurer ses besoins essentiels alors il n’y a plus lieu de s’exciter, l’excitation allant de pair avec la peur. Il faut donc substituer l’amour de la vie, des êtres, et des écosystèmes, à la crainte de se voir distancer dans une course qui mène à l’abîme.

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                1. Une petite vidéo bien placée à mon goût sur la gratuité, le revenu inconditionnel :

                  https://www.youtube.com/watch?v=h3b2mpnmGyU

                  On ne se sauvera qu’en devenant sensible les uns aux autres et en partageant même le minimum. C’est la seule option rationnelle et viable. La seule option qui comble réellement les désirs, les besoins et la sécurité de nous même et de nos enfants.

                  On tremble toujours quand on saute de haut Juan 😀

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                  1. @ Clo Clo : Moi je tremble même assis , en tapant sur ce foutu clavier ( tremblements essentiels ) !

                    @ PYD : c’est sans doute la bonne direction . Reste à la faire partager majoritairement ( c’est , parmi d’autre raisons , ce qui m’avait fait voté Hamon qui était le seul à mettre dans la machine une proposition un peu politico-socialement remuante avec le RUS ou l’évocation de la taxation des robots . Mais on a vu la suite ) .

                  2. @ CloClo et Juan,

                    Nan nan, tu trembles pas quand tu sautes de haut, ton cerveau refuse de donner l’ordre et tu tombes comme un sac à patates au lieu de faire un joli saut de l’ange. Ça prend un ou deux sauts en général et après, tu regardes loin devant et tu fais comme à la piscine !

                    Je reconseille à tous ceux qui le peuvent le saut à l’élastique, c’est top ! Plutôt en nature qu’une grue en ville si vous pouvez, c’est quand même plus chouette… 🙂

                2. @PYD
                  « C’est la peur qui est le fondement du système. .. »
                  Oui, Pierre Yves, c’est la base, il me semble, de tout système de domination. Donc ok pour la remise a plat du système, mais la préservation de la domination est orchestrée par les dominants. Comment sortir de ce cercle vicieux ?
                  Certainement qu’une part de la réponse est dans la réapropriation du local mais encore faudrait il trouver une pensée politique, une organisation, une éducation politique qui nous préserve, même localement, de la reproduction d’un système de domination si profondément inscrit dans notre culture, notre éducation.
                  Il y a actuellement un tel désintérêt de l’élite parisienne à propos de ce qui se passe en province, qu’il y sans doute une opportunité de tenter de modifier à bas bruit les équilibres locaux. Mais les restes croupions des vieux systèmes de partis locaux veillent encore sur le maintien du système de domination et n’hésiteront pas à sonner l’alarme.
                  Par ailleurs, il reste un « détail  » à résoudre. Être dominé apporte un certain confort tant que le système répond aux besoins fondamentaux. Comment convaincre d’oser la liberté et son lot d’incertitudes quand la soumission semble garantir une forme de stabilité ?

  13. J’aurais préféré que la provocation ne joue son rôle qu’à titre d’interpellation en introduction et qu’ensuite il nous explique clairement ce que c’est pour lui qu’être de gauche et qu’il développe un peu plus, histoire de lancer un débat intéressant. Là, bon… On croit comprendre qu’être de gauche, c’est être gentil, mais qu’il faut aussi être responsable, et que Macron est moins méchant que la droite officielle, et puis vachement plus responsable que les trop gentils naïfs.

    La gauche était un champ de ruines il y a cinq ans, après les cinq années de gauche responsable au pouvoir. Entre-temps, la gauche est restée un champ de ruines et ils sont nombreux à en être responsables. Le pays est en proie aux Grandes Compagnies. La Peste sévit. Les jacqueries menacent. Christine entend des voix. Sauvera-t-elle la gauche ? Boutera-t-elle les méchants hors de France ? Mais, à part être gentille, quel est le projet de Christine ? Être gentille et responsable ? Nul ne l’a jamais su, nul ne le saura jamais, et tout le monde s’en fout, parce que personne n’y croit. Sans doute, il y a du vrai dans ce billet (un tiers ? c’est beaucoup quand même…).

    Merci quand même à Timiota (comme si souvent) et au père de Clo-Clo.

    https://www.youtube.com/watch?v=gWUEvIwrkQE

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    1. « J’aurais préféré que la provocation ne joue son rôle qu’à titre d’interpellation en introduction et qu’ensuite il nous explique clairement ce que c’est pour lui qu’être de gauche et qu’il développe un peu plus, histoire de lancer un débat intéressant »

      tout à fait d’accord . J’ai posé la même question hier à 21h51 . à cette heure ci pas de réponse . Donc ?

      L’article ne me semble opportun

  14. Bilan chiffré exact de l’Eborgneur en Chef (accessoirement Grand Arracheur de main), pour ceux qui conserve un semblant de mémoire ?

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    1. @blob Nos moeurs viriles en matière de maintien de l’ordre semblent plus douces qu’au Kazakhstan face à un probléme de hausse du prix des hydrocarbures.

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      1. Quelle bêtise Ruiz. Vous en avez pas marre du relativisme pour les nuls ?

        « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. » Apocalypse selon machin.

        Dieu vomit les tièdes et moi je les conchie.

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    2. Blob

      De mémoire 26 oeils et 5 mains, et aucune des 31 personnes concernées n’a été poursuivie pour un quelconque délit. C’était gratos.

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      1. @CloClo @Thomas Jeanson Nous avons un plus haut niveau d’exigence dans la sécurité du peuple manifestant, mais en fait pas tant que celà.
        Au moins les victimes devraient avoir accès à la prise en charge et aux bienfaits des programmes offerts aux victimes du terrorisme, tout celà étant le résultat des défaillances de sécurité, liées à l’optimisation des moyens de l’Etat.

    3. @ Blob

      Slogan :  » Votez pour l’éborgneur et l’arracheur de mains sinon demain, vous aurez les deux en même temps !  »

      Est-ce vraiment une politique digne de ce nom ?

      Quel naufrage…

      Quelle  » étrange défaite  » !

      (Passons…)

  15. Coucou,

    En attendant, entre l’autre qui nous ressort le nettoyeur haute pression et l’un qui fait croire que l’épidémie perdure à cause des emmerdeurs, que disent les progressistes ?
    C’est plus compliqué, mais on ne les entend pas.

    Et la nave va

    Je crois que je vais aller à la pêche au mois de mai.

    Bonne journée

    Stéphane

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  16. Que le « banquier » soit de gauche ou/et de droite (ceux de droites, voir droite extrême… restent majoritaires il me semble, à continuer de comparaître la gestion de « l’État providence » à celle d’une entreprise), que « l’Homme politique providentiel » incarne le « en même temps » du ni-ni – le « monde d’avant » s’effondrant, sans que paraît j’y soit pour quelque chose… je vous promets que le « monde d’après » sera être le « retour des jours heureux » – est-ce qu’ils n’ont pas tous deux la contrainte, fâcheuse tendance à la dépendance… à promettre aux « gentils investisseurs » (selon M. Attali) un retour sur investissement « sonnant et… », « trébuchant » de plus en plus tôt et vite dans leur « escarcelle »…?

    L’austérité des décennies passées, austérité durant lesquelles tant « Jupiter » appris à y faire ces armes en tant que pantoufleur du verrou de Bercy (blanchiment systémique des fraudes aux cotisations sociales patronales, à la TVA, à l’IR, etc… fraudes « NON RECOUVERTES »… que la « droit à l’erreur fiscale » a graver dans le marbre avec la légalisation de « l’immorale optimisation fiscale »), austérité que la macronie incarnant le « et-et »/ni-ni » de gauche et de droite, mena tambour battant (combien de « secrets d’affaires » – au yeux de la demande de plus de justice sociale – – concernent les conflits d’intérêts, soupçons de délits d’initiés… le clientélisme, carriérisme, la corruption, l’endogamie, la reproduction de classe, des barons (et de gauche et de droite) de « l’ancien monde » reconvertis en cours du « roi te touche dieu te guérit »…?) n’est elle pas la promesse du « retour sur investissement », des « jours heureux » traduits en « réformes structurelles néolibérales » du droit du code du travail des protections sociales (NON RECOURS, réformes alignant au moins disant social, moral, fiscal, etc : l’assurance chômage, les régimes des retraites, etc) de la privatisation rampante de pan entier de services publics (les services publics hospitaliers, de l’éducation… avec le redécoupage des cartes électorales, la décentralisation, etc… n’étant pas épargnés) via leur digitalisation/segmentation à la tâche/ubérisation/ordinisation défiscalisée et désocialisée…?

    Reste à savoir à quelles promesses tiennent-ils les deux, puisse que passant par le suffrage universel pour être mandaté de la délégation du pouvoir du peuple, pour le peuple, par le peuple, ils se font élire sur la base de promesses électorales… à quelles promesses répondront-ils donc le plus fidèlement, dans le cadre constitutionnel, conjoncturel, structurel, actuel…? Là est le bas qui blesse car deux temporalités distinctes, et espaces presque « irréconciliables » – le court-termisme des médias mainstream coïncident plus fidèlement, loyalement, avec celui des « marchés », ne peut-être correspondant qu’à l’instrumentalisation des « temps de cerveaux disponibles » vouant un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » capable de rassurer, réconforter leurs doutes, incertitudes indécisions avec leur « ras le bol fiscal », « poujadisme », « bas instincts » – ne pouvant être satisfaits « en même temps » (le temps long politique perdant sa capacité d’être « maître des horloges »)… « l’investisseur » y gagne toujours.

  17. Fin du commentaire de Juillot Pierre 7 janvier 2022 à 12 h 09 min

    Et lorsque à chaque crises (financières, « économiques », pétrolières, énergétiques, « sociétales », climatiques, sanitaires… comprises), pile « l’investisseur », les pantoufleurs, clientélistes, carriéristes… y gagnent… face la démocratie y perd à voire s’accroitre la pauvreté, précarité, les inégalités ou prospère la « préférence nationale » (mais pas que…) macronienne d’avoir en adversaire au second des présidentielles et élections intermédiaires, l’extrême/droite extrême… sur un « terreau fertile » d’abstention… et les « brutalités/violences systémiques », racistes, fascistes, etc…

  18. Le dernier à avoir eu sa chance de faire croire à un mensonge est Macron.
    Désormais nous devons envisager de nous passer du personnel politique et de ses .
    Nous sommes sous les bombes de configurations et de charges diverses.
    L’angoisse et les peurs règnent un peu partout dans le monde ; des exodes sous des formes multiples sont en cours.
    Bientôt des secteurs entiers de l’activité humaine auront été soumis à des effondrements ; nous vivrons dans les ruines.

    Nous avons besoin que différents mouvements que l’écologie sociale et politique inspire se rassemblent pour créer un Conseil National de la Résistance à la destruction et à l’injustice et constituent un peu partout des comités régionaux de résistance et de désobéissance fertile.
    Ils seront chargés de produire un programme tel que celui que le CNR a proposé peu avant la fin de la deuxième guerre mondiale. Programme écologique et social selon la méthode démocratique des conférences de citoyens dont le la règle d’or sera de ne pas consommer plus d’une planète, de donner quoi qu’il arrive et quoi qu’il en coûte le primat à l’écologie, à la réparation de la planète et à la sauvegarde du vivant, à la consultation démocratique.
    Un plan de très longue durée à l’échelle du monde sera mis sur pied et sera l’objet de la création monétaire nécessaire…

    Enfin, quelque chose de ce genre. Nous avons déjà tellement dit et écrit que nous finissons par nous lasser d’évoluer au sein d’un cadre qui n’a plus aucune réalité et qu’encombrent des misérables incapables d’avoir une vision d’avenir.

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  19. Comme si la problématique de « l’assimilation » était essentiellement imputable… la causalité essentielle… d’une part de responsabilité in-assumée, inavouable… qu’à « la Gauche » (gouvernementale, ou autre…?), si un banquier pantoufleur du verrou de Bercy l’ayant trahi, dans la grande largeur… « réussit » jadis, à un instant T se devant d’être figé dans le « marbre »… à lui seul (quel « Homme providentiel » dites donc, avons nous « l’égalité de chance » de « devoir » se « contenter » croire être le seul capable de sauver – des vies de non vacciné.e.s « emmerdeuses »…? – « l’État providentiel » coûtant soit disant trop cher, étant si mal géré par tous les corps intermédiaires, si dispendieux [allez dire ça à la multiplication des cas précarises paupérisés, discriminés, comme les « petits pains », de NON RECOURS au soit disant « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », « inégalités de destin » qui ne doivent que faire appel au « roi te touche te guérit », ou sa cours, pour trouver du travail de l’autre coté de la rue, pour ne plus être « rien »… de cas de NON RECOURS aux procédures judiciaires, « sécuritaires » (cas des victimes de violences conjugales, de brutalités policières suspectées d’être racistes, ou fascistes par rapport aux « manifestations interdites, etc, impunies comme les « discriminations systémiques », de cas d’incitation à ne pas demander « d’acharnement thérapeutique », ou de soins de réa en cas de refus du « pass vaccinal »… suspectés d’être emmerdant…]) à conquérir  » le cœur de l’opinion publique » (cette « pute qui prend le juge – et surtout ses « bas instincts », son individualisme « cultérez vous »/cultivé » au « poujadisme », « ras le bol fiscal »… – par la main ?)… faut-il alors permettre à la volonté radicalisée soit disant extrêmement droitisée de la « société »… de ne pas reconnaitre ses parts de responsabilités dans l’explosion des misères du monde (dans la gestion néolibérale de la crise sanitaire refusant la production en licence libre des « vaccins… à arn/m, refusant d’interdire la spéculation à découvert, faite sur la gestion des stocks en flux tendus et des prix, de réactifs de tests, de disponibilité à répondre « en même temps » à la capacité d’inoculer une troisième, quatrième doses vaccinale dans les pays occidentaux, quand les pays pauvres ne peuvent même pas espérer appliquer l’objectif de « l’immunité collective », s’empêcher d’être les « cluster » des variants/mutants/ recombinaisons…. en commençant à vacciner avec une dose toutes leurs populations, les paris nus faits sur la production de masques, gants blouses, respirateurs médicaments, oxygène de réa, purificateurs d’air, capteurs de CO², etc, dont manquent nos services publics hospitaliers, comme ceux des pays pauvres…) et de ne pas « assimiler » son « devoir » de repentir par rapport aux politiques colonialistes et esclavagiste passées, comme par rapport aux risques du « monde d’après » de la consommation/consumation de modèles sociaux/économiques -au sens de pib… qui épuisant plus de trois planètes par an, aggravent le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité, pourraient être l’origine de l’émergence de nouvelles zoonoses, pourraient être l’origine du risque de l’effondrement démocratique et « civilisationnelle » de sociétés, dû à l’abstentionnisme, aux votes, blancs nuls et aux fascismes en col blanc ou bleu..?

  20. IMPORTANT

    Bonsoir à tous,
    @Paul,

    Je me suis donné un peu de temps avant de répondre sous ce billet qui ne m’a pas du tout surpris ; à vrai dire, je l’attendais depuis un petit moment, je le guettais, et c’est même ce que je craignais…

    Et la parenthèse ajoutée à l’un de vos commentaires ci-dessus montre bien que tout cela est parfaitement planifié de votre part…

    « (François ! stp ! fais quelque chose !) »

    Comme si François avait une chance d’y arriver, sa candidature ne pouvant au contraire que renforcer la présence de Macron au second tour par l’ajout machiavélique d’une unité standard au dénominateur de gauche ; pourquoi standard, parce que justement d’ores et déjà catégorisée dans l’esprit des gens…

    Sachez que mon commentaire n’a rien de personnel tant je respecte tout ce que vous faites, mais nous refaire le coup de 2017 après tout ce que nous venons de traverser en 5 ans, les gilets jaunes, la pandémie, la COP26, etc., le systémicien alerte que je suis dis STOP !

    Je suis d’ailleurs sidéré de lire certains commentaires vous emboitant le pas comme si la chose politique était d’ores et déjà entendue ; au diable la démocratie…

    En 2016, j’avais eu des échanges plutôt âpres avec Michel Leis suite à mon rapprochement de laprimaire.org, car nous n’étions en aucun cas d’accord concernant le jalonnement de la campagne présidentielle de 2017, ni le type de candidatures acceptables selon lui ; comme si une candidature devait être absolument/impérativement formatée en tout point pour pouvoir faire le job que personne jusqu’ici n’a vraisemblablement été en mesure de faire correctement…

    Personnellement, je m’étais donc présenté en avril 2016 ; j’avais même eu à l’époque un échange avec Charlotte Marchandise qui a tenté une primaire avec Pierre Larrouturou qui vient notamment d’annoncer une grève de la faim en faveur d’une primaire à gauche ; je suis aussi un ancien signataire du Collectif Roosevelt…

    Vous vous souvenez sans aucun doute Paul de ma candidature à la primaire, puisque vous aviez refusé à l’époque l’ensemble de mes propositions sur votre Blog aux motifs que vous les trouviez beaucoup trop radicales et que de toute façon vous appeliez Piketty à se présenter ; la gratuité pour les besoins essentiels radicale, l’application du coefficient de Gini radicale, etc… Nous étions en avril 2016… Puis, voyant comment la primaire était en train de déraper par manque de moyens, de soutiens et de temps, j’avais décidé de rejoindre votre élan en faveur de Piketty. Ensuite, Piketty refusant de se présenter, j’avais commencé à soutenir Hamon avant que ce dernier ne décide de revenir sur sa proposition pourtant phare en faveur du revenu universel. J’avais alors rejoint la FI pour une fin de campagne que je n’oublierai jamais…

    Tout cela en fin de compte, pour vous voir soutenir Macron au second tour ; personnellement, j’ai donc voté blanc au second tour de 2017 et je ne le regrette toujours pas aujourd’hui au regard du triste bilan de ces cinq années d’ores et déjà écoulées ; cinq années ont été littéralement perdues…

    Eh ! bien malgré cela, où en sommes nous aujourd’hui :

    – l’extrême droite affiche deux candidats qui totaliseraient à eux seuls près de 25% des intentions,

    – la droite a tenu parole et a passé le cap de sa propre primaire, mettant en avant Pécresse (17%) tout en nous faisant découvrir Juvin,

    – Macron lui (25%), est tous les jours en campagne renforçant jour après jour son camp de soutiens,

    – la gauche quant à elle est incapable de se rassembler, chacun faisant passer son propre ego avant l’intérêt des français, voire des européens, et ceci en dépit de l’appel de sagesse de la part d’Hildago, appel que Jadot vient de décliner, Taubira laissant entendre qu’elle irait peut-être elle aussi (soit une énième unité standard au dénominateur de gauche), Mélenchon (12%), dont l’ego populiste demeure fidèle à lui même, restant quant à lui sur ses positions de toujours,

    – et je n’aborderai même pas ici la question des micro-candidatures inutiles, voire parasites, de gauche, dont Montebourg, et d’extrême gauche…

    La règle machiavélique du diviser pour régner n’a jamais été autant orchestrée/vérifiée qu’aujourd’hui, tant les lobbies ultralibéraux anti-primaire oeuvrent bel et bien discrètement de tout côté à gauche, afin de garantir la présence de Macron au second tour…

    Le quidam de gauche quant à lui, fait preuve d’un mutisme sans pareil, au moment même où justement, il serait beaucoup plus opportun pour lui de se mettre sans attendre à HURLER afin de réclamer sa primaire !

    Alors voilà où nous en sommes aujourd’hui. Et à ce stade, je me félicite de l’avoir vu venir de loin, alors qu’en 2017, je n’avais rien anticipé de tel malheureusement… Chat échaudé craint l’eau froide comme on dit…

    Fort heureusement pour chacun(e) de nous, les règles de l’élection présidentielle française sont régies par la loi, et donc en aucun cas par les ambitions, les désirs et les affres de campagne de seulement quelques un(e)s, tout le reste n’étant donc finalement que pure propagande ultralibérale sur fond de show médiatique ; dites merci aux stratégies de communication d’influence…

    La question que je me pose est donc la suivante ; et je vous la pose forcément à vous aussi mon cher Paul, vous qui êtes l’hôte du Blog le plus optimiste de tout l’Internet francophone :

    Que ferez-vous lorsque le Conseil Constitutionnel publiera en mars prochain la liste officielle des candidats déclarés, et ceci notamment si parmi tous ces candidats, apparaissait un(e) candidat(e) hors catégorie, totalement inattendu(e) et atypique, prêt(e) à s’engager corps et âme dans une lutte acharnée pour une union mondiale en faveur de la BIOSPHERE (dont l’HUMANITE), la SURVIE et la PAIX ?

    L’ignorerez-vous du fait de votre propre ancien serment d’allégeance à l’ultralibéralisme, puisque quand on devient banquier, on le devient vraisemblablement à vie ? C’est ça ?

    Bien à vous tous,
    Bien à vous,

    Philippe

    2
    1. Philippe 😀

      Je ne sais pas trop comment réagir à ton commentaire, mais juste ça :

      « L’ignorerez-vous du fait de votre propre ancien serment d’allégeance à l’ultralibéralisme, puisque quand on devient banquier, on le devient vraisemblablement à vie ? C’est ça ? »

      T’es fiévreux ? 😜

      (je t’adore, j’adore tous les gens hors norme)

      1
  21. Question subsidiaire (au sens de « subsidiarité » technocratique)…?

    A quand une campagne électorale dans le pays de la déclaration universelle des droits de l’Homme (propriétaire privé d’actions assistées sans contreparties) et du citoyen, et de l’UE, du parlement Européen… présentera des « promesses électorales » s’engageant… du coté de ceux-celles pour des « réformes structurelles… » présumées « universalistes »… ou du coté obscure de la force de leurs opposés (antivax, adeptes du fait de voir des complots conspirations de partout)… à faire « assimiler » au droit de savoir de la citoyenneté, en toute neutralité, impartialité… combien de décès, de traumatismes, de séquelles du covid-long, de pathologies chroniques pas soignées pour raison de services de santé publics insatisfaisant, impuissants, inexistants… combien de décès… de patient.e.s non vacciné.e.s sont graves, ou pas… sont dans la « marge d’erreur » de « l’acceptabilité » ou pas… (derrière une politique déguisée « d’exterminisme sociétale » des plus faibles sur fond d’explosion et compétitivité de croissance démographique des populations consuméristes ?) combien de morts de non vacciné.e.s se comptabilisent dans les hôpitaux des pays pauvres plus que saturés… ne pouvant accéder comme se vantent avec arrogance les pays riches occidents, aux « politiques d’immunité collective » misant autant sur une dose de « rappel » (au bout de la troisième, quatrième, cinquième, etc, dose vaccinale ouvrant droit au « pass du schéma vaccinal complet »…alors les problèmes de contagiosités ne sont pas réglés ? Pour quelle durée en mois l’innocuité des vaccins à arn/m est efficiente, fiable ?) que sur le pari nu… macronien… d’atteindre la dite « immunité naturelle collective » avec le variant omicron, etc…? Jamais…?

  22. J’ai essayé de comprendre s’il y avait une allusion particulière portée par la photo qui borde le texte de ce billet , où l’on voit Macron assis en conversation avec de vieilles dames dans une EHPAD visiblement , quand on la met en regard du texte et du fond du billet .

    J’ai séché .

    1. Pourtant facile !

      Dimanche dernier Emmanuel et Brigitte ont visité un EHPAD. Emmanuel est reparti tout seul.

      Depuis, il lui rend visite une fois par mois.

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  23. Simple hypothèse
    et si Paul Jorion pensait la même chose ?
    mais n’osant ou ne pouvant l’assumer ,
    se dissimulait derrière une proximité.
    ça parait absurde,
    mais le mental et l’inconscient étant ce qu’ils sont
    on ne peut l’infirmer
    un psychanalyste dans la salle ?

          1. Oui, oui moi aussi j’aimerai avoir des ailes et voler, mais par règle logique, si je voterai pour A et que A voterai pour B, en quoi je ne voterai pas pour B moi même ?

            Après hein, je m’en fous un peu des mathématiques à ce niveau où on est rendu dans le processus d’effondrement. C’est un peu comme discuter du sexe des anges en 1453 à Byzance.

            1
                1. Mouais ….

                  Comportement de simple spectateur jouisseur . Enfin , tant qu’il paie sa place ( ses impôts )…

                  Par contre , à part les concerts , je suis particulièrement sensible aux voix et là , en chorale , j’ai pu vraiment participé ( baryton martin ) . Avec la danse cosaque , c’est ce que je regrette le plus de ne plus pouvoir faire , en tant qu’expression collective plus ou moins artistique .

      1. François Ruffin, oui, mais pour ce que l’on en sait, il est dépourvu de tare, d’un côté opaque, il est trop ‘cash’, trop honnête, bref, trop ‘ordinaire’ pour endosser le costume d’une telle fonction !
        Remettons-nous en mémoire, tous les dirigeants, pas seulement français, qui ont exercés ces fonctions de diriger des peuples, ils avaient tous un côté opaque ou une tare cachée. 🤨
        C’est ici qu’il faudrait procéder à une psychanalyse des peuples et découvrir pourquoi ils portent au pouvoir de tels individus ? Cette question ne se pose pas, ou avec beaucoup de nuances, aux prises de pouvoir par des dictateurs ou qui le deviendront dans la suite des évènements.

  24. Résumé pour indécideurs :
    (les lecteurs d’Ernst&Young et de Pwc auront reconnus un pastiche de l’Exective Summary)

    – Nous n’avons pas de candidats sympa pour la Vème République telle qu’elle est
    (puisque Ruffin ne peut-veut pas, puisque Macron capitalise sur la logique jupitérienne tellement mieux que Hollande et Sarko le firent, puisque, puisque…).
    – Le principal candidat qui propose (proposait ?) de réviser la Vème est celui de la FI, JLM.
    Mais je ne vois pas d’ateliers du populo parlant de la VIème, la FI fouette d’autres chats.
    Je ne vois pas que les quelques juristes de la place (Dominique Rousseau, Supiot) ou ex-garde des sceaux (Taubira, …) ait la carrure politique pour porter ce changement,

    Quand le pétard de la primaire populaire aura finit son pschitt, je verrais encore une petite place pour une action « grassroots » (à la base)
    sur la base du « sondage pour le maintien de la poste », d’il y a 4 ou 5 ans :

    Le jour du second tour, mettre des urnes populaires sur le trottoir devant chaque bureau de poste, et pour chaque citoyen qui a tamponné sa carte d’électeur, lui laisser mettre un bulletin « je suis pour/contre le passage à une VIème république qui restaure le rôle du parlement » .

    Avec > 75% de oui, « something will happen ».

    Trouver un nom marketing pour cela : « 6 ça urge » ou quelque chose comme ça ?

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    1. Bonjour timiota,

      Deux choses :

      Pour ce que tu dis ici de très pertinent concernant l’absence éloquente de la VIème République dans la campagne de Mélenchon aujourd’hui… Bien se souvenir de ce qu’était la FI en 2017 :
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/08/charlotte-girard-figure-de-la-france-insoumise-quitte-le-mouvement_5473698_823448.html

      Ce n’est donc plus la FI de 2017 qui est en campagne aujourd’hui, voilà pourquoi personnellement je n’en fais plus partie…

      Pour ce qui est d’un micro-trottoir sous la forme d’urnes populaires devant chaque bureau de vote, autour de cette question de fond, pourquoi pas, mais selon moi, cette question ne devrait être posée qu’en cas d’échec avéré dès le 5 mars, et pas avant… Car à ce stade, personne n’en sait encore rien !

      Il ne faut surtout pas se résigner si vite face au machiavélisme jupitérien ! D’ici au 4 mars 2022, à 18h00, tout reste encore possible ! La loi fixe les règles ! Et ceci d’autant plus si par chance un(e) candidat(e) pouvait d’ici là s’emparer de cette question constitutionnelle d’importance, celle-ci comme beaucoup d’autres d’ailleurs au passage !

      Voilà.

      Amitiés,

      Philippe

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    1. Ah ouais mais non tu comprends Hervé, où qu’il va le trouver le pognon JLM hein ? Tu te rends pas compte toi, toutes les responsabilités et toute la tête froide de banquier qu’il faut avoir pour tenir la barre du vaisseau capitaliste. Vraiment Hervé t’es un rêveur. Puis aussi un salaud Hervé, car tu sais JLM il soutient le régime syrien en plus aussi de manger des enfants le dimanche matin en rêvant de devenir le Staline français. Vraiment Hervé t’es pas sérieux, tu nous amènes au désastre en plein effondrement, ce qui carrément ballot tu en conviendras !

      Tiens le cluster des multiculturaliste est plus radical et va naturellement vers JLM. On est des salauds Hervé.

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      1. Salut CloClo,

        Multiculturaliste aussi – faut espérer que le FN craque pas la base de données :-/ – mais moyennement radical et très peu étatiste (c’est le régalien qui saute il me semble), j’aurais au final fait un bon socialiste… s’il en restait 🙁

        Quant au débat ici, c’est Rosebud qui signalait le sentiment de déjà vu. Ben pareil. Il ne nous manque même pas le candidat qui ne l’est pas.

        Mélenchon au second tour rapatrierait-il les votes populaires des emmerdés égarés à l’extrême droite ? Vu l’état du paysage politique à gauche, ça se tente quand même, nan ? Sinon quoi ? Rien…

  25. Un banquier sait-il mieux que la « Gauche gouvernementale » « assimiler » et nous faire assimiler, à « l’horizon immédiat» … à « l’échéance court-termiste»… ce qu’il y a de rentable – pour les « gentils investisseurs » – à « emmerder » celles et ceux des « non vacciné.e.s » à qui une partie de la « représentativité» du corps médical, invite à jouer le jeu de « l’acceptabilité » de refuser des soins de réa, et se laisser mourir, d’être non prioritaire dans le « tri sélectif » d’une file d’attente ou les inégalités règne… en cas d’infection grave à la covid-19, même si les facteurs multiples de comorbidité pas reconnus (perturbateurs endocriniens, pesticides herbicides, fongicides, etc, dont la reconnaissance de substances cancérogènes, reste suspendue – comme la « réforme structurelle néolibérale des régimes des retraites, etc) et autres pathologies chroniques pas soignées… et autres gestion néolibérale de la crise sanitaire… ont aggravé leurs risque d’exposition à l’infection… ?

    Ou la « Gauche gouvernementale », l’espace-temps politique divergent, opposé même, à celui court-termiste médiatico-financier du banquier, sait-elle mieux « assimiler » et nous faire assimiler, ce qui est capable au niveau éthique et moral de rester dans la marge d’erreur de « l’acceptabilité » (des « temps de cerveaux disponibles »… qu’à vouer un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » sondées…» ou du droit de savoir de la citoyenneté…?), du fait qu’il n’existerait aucun intérêt général, bien commun, à faire faire des recherches publiques à un « État providence », à soigner la valeur humaniste (au sens de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen, si imparfaite soit-elle) des personnels soignants se vouant à accompagner sans distinctions aucunes la souffrance de leur patient.e… sur les soins en réa, les médications, etc, des vies de « non vacciné.e.s » gravement atteintes par ce coronavirus, ses variants/mutants/recombinaisons prospérant dans populations des pays pauvres, « EMMERDÉES » de ne pouvoir avoir de « schéma vaccinal complet, même si « chimérique »… à sauver, « quoi qu’il en coûte »… ?

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