VentsContraires.net, Paul Jorion : Inégalités, comment en sommes-nous arrivés là ?

Ouvert aux commentaires.

Sur le site VentsContraires.net, c’est ici.

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On ose spéculer sur la faim… et sur le reste, par Serge Boucher

Billet invité.

Oxfam France dénonce la spéculation sur le marché des matières premières agricoles, qui « aggrave la volatilité des prix alimentaires » et « [met] en péril le droit à l’alimentation de centaines de millions de personnes », et la presse relaie cette juste indignation. C’est vraiment le moins qu’elle puisse faire.

On peut cependant se demander s’il est justifié de ne s’intéresser qu’aux denrées alimentaires. En effet, d’un point de vue purement technique, la spéculation sur les produits agricoles n’est pas très différente des autres.

Émettons l’hypothèse que les paris de la finance sur les futures de silicium augmentent la volatilité des prix de cette matière première, et que ceci entraîne une augmentation faible mais réelle des prix de tous les appareils électroniques vendus dans le monde. Certes, que l’acheteur d’un iPhone 6 Plus doive débourser un tout petit peu plus pour acquérir son joujou est l’archétype du « problème de riche », et ne saurait, fort heureusement, susciter la même indignation que la mise en péril de l’alimentation de centaines de millions d’êtres humains.

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« La spéculation, mon bon Monsieur, mais ça a toujours existé ! » – Non ! Et d’ailleurs, ça suffit !, par Zébu

Billet invité.

« Imaginez …

Des baguettes que vous pourriez acheter 24h/24h, de formes différentes, avec des goûts et des couleurs variées, des baguettes vendues partout, jusque dans les stations-service ou les laveries automatiques… imaginez que vous puissiez ainsi accéder comme et quand vous le voudriez à ce que vous souhaitez vraiment.

En échange de cela, nous négocions pour vous les prix de ces baguettes, selon la loi de l’offre et de la demande sur des marchés interconnectés, à New York ou à Hong-Kong et nous garantissons ainsi, pour vous, cet accès illimité »

Ce que ne dira cependant pas votre interlocuteur, c’est que le prix ainsi négocié est un prix purement spéculatif, qui quand il fonce à la hausse, c’est le consommateur qui raque, et qui quand il fonce à la baisse, ce sont les producteurs qui écopent. Et que l’ardoise est refilée aux États – c’est-à-dire aux contribuables – quand la spéculation en arrive à un point tel que tous les ‘acteurs de marchés’ se débinent, la baguette avec, parce qu’« il n’y a plus de prix » pour la farine : parce que les acheteurs potentiels ne sont pas prêts à payer le prix qu’exigent les vendeurs, et que pendant ce temps là, les producteurs de blé doivent attendre avant de vendre et les consommateurs doivent attendre avant de manger. Si bien que les États son forcés d’intervenir, forcés de s’endetter pour pouvoir le faire, forcés d’augmenter les impôts ou de tailler à la hache dans les budgets publics pour maintenir ces marchés en vie.

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Le prêt à intérêt (I) : Petite histoire française du prêt à intérêt, par Zébu

Billet invité.

Religieuse, philosophique, politique, juridique, économique, s’il y a un domaine qui a su mobiliser différentes sphères sociales pendant plusieurs millénaires, c’est bien le prêt à intérêt.

Sans même remonter jusqu’à l’Empire romain, il suffit par exemple de savoir qu’une, sinon la première intervention juridique, en dehors du droit canon qui avait déjà statué bien auparavant au sujet du prêt à intérêt, date de 789, avec l’interdiction par Charlemagne du prêt à intérêt pour les clercs (capitulaire Admonitio generalis). Cette interdiction sera ensuite étendue par Lothaire et par les Mérovingiens aux laïcs.

Depuis cette interdiction, du premier empire carolingien, jusqu’à la Révolution et à l’Empire napoléonien, puis jusqu’à la IIIème République Française pour aboutir à aujourd’hui, l’histoire du prêt à intérêts en France a été, par-delà ses aspects philosophiques, éthiques et religieux, aussi une histoire juridique qui a essentiellement tourné autour de la licéité ou non des intérêts que pouvaient réclamer les prêteurs à leurs débiteurs. Une histoire où l’on peut identifier le principe de réalité et la réalité des principes, énoncés et transcrits dans le droit, mais une histoire de rapports de force entre les classes sociales qui possédaient ou pouvaient accéder au capital et celles qui devaient par la force de la nécessité y accéder, du paysan jusqu’au Roi lui-même, en en payant le prix : les intérêts.

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Un parallèle entre Keynes et Lénine à propos de la spéculation, par Nadir (Nadj Popi)

Billet invité. À propos de « Keynes et la spéculation » par Paul Jorion.

Conformément à la grille de lecture héritée de Lénine (en termes d’élites, sociologie des élites, sociologie des conventions ou des classes sociales), le rôle du spéculateur magnifiquement bien expliqué par Keynes ne peut pas faire l’économie d’une référence à Lénine.

Dans L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1917) Lénine énonce l’idée que la putréfaction du capitalisme est imputable au parasitisme de la classe des rentiers (ceux que Keynes appelle les « spéculateurs ou les investisseurs professionnels ») avec toutes  les conséquences politiques et sociales que cette décomposition du capitalisme peut engendrer (Il faut noter ici la formidable remarque de Jorion sur la coïncidence temporelle de l’abolition de la spéculation par Jules Ferry et des guerres de pillage des colonies : l’impérialisme ou le colonialisme comme la poursuite de la spéculation par d’autres moyens).

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Propositions de lois pour changer le monde, par François Fièvre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Loi 1. La robotique comme bien commun

Toute technologie permettant l’augmentation de la productivité du travail humain ne peut faire l’objet d’un brevet. La force de travail humaine étant un bien commun, les technologies visant à augmenter celle-ci sont un bien commun ne pouvant faire l’objet d’une propriété privée. C’est une loi rétroactive, qui revient à casser les brevets d’une large part de l’industrie mondiale.

Pb : en dehors même du bras de fer avec les TGE sur le sujet, l’application de cette loi sur le seul territoire national comporterait des problèmes d’harmonisation du droit intellectuel international.

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La monnaie (III) Les vrais coupables

À paraître à l’Institut Momentum.

La croissance, effet induit du prêt à intérêt

Venons-en à la croissance. Le paysan propriétaire de sa terre doit obtenir la quantité X de grain pour subvenir aux besoins de sa famille. S’il est métayer dans le cadre d’une formule « cinquante / cinquante », il devra produire du grain dans la quantité 2 X. La croissance sera nécessaire pour lui permettre d’acquitter la rente qu’il s’est engagé à verser au propriétaire de la terre qu’il cultive.

La rente, qui exige la croissance, est inscrite dans l’institution qu’est la propriété privée des moyens de production. La rente est sans rapport immédiat avec l’argent ou la monnaie en tant que tels : le versement de la part dans le cadre du métayage peut se faire en argent mais il peut tout aussi bien avoir lieu en nature : en grain dans l’exemple donné, ce qui est d’ailleurs la formule traditionnelle. La croissance – et la spoliation de celui qui n’apporte que son travail – ont été inscrites dans la propriété privée des moyens de production, sans doute bien plus tôt, historiquement, que l’invention même de la monnaie.

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Keynes et la spéculation

On lit ceci dans A Tract on Monetary Reform que John Maynard Keynes publie en 1923 :

Le nombre de personnes comprenant ne serait-ce que les rudiments de la théorie des marchés à terme est à ce point limité, que l’occasion s’est présentée en 1920, et tout simplement entre Londres et New York, où un vendeur de dollars au comptant pouvait gagner du 6% annualisé au-dessus du taux à Londres pour de l’argent à court terme en convertissant ses dollars en livres sterling pour les reconvertir en dollars à échéance d’un mois ; tandis que, si j’en crois des chiffres qui m’ont été communiqués, il était possible à Milan à la fin du mois de février 1921, de vendre de la livre sterling au comptant et de la racheter à terme à un mois, et de s’assurer ainsi des gains à un taux annuel supérieur de 25%, voire plus, aux intérêts que l’on pouvait obtenir à Milan sur un dépôt en liquide d’un mois en lire (Keynes 1923 : 130).

Pourrait-on imaginer à la lecture de ce bref extrait qu’il ne s’agit pas là de stratégies que Keynes avait lui-même mises en pratique ? On sait par ailleurs que c’est à cette époque qu’il acquit des œuvres de Seurat, Signac, Picasso, Derain, Matisse et Renoir. Il perdit la quasi-totalité de ses gains spéculatifs en 1928 et 1929 mais se refit à partir de 1935 (Skidelsky 1992 : 29). Il mourut à la tête d’une fortune considérable.

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Le Credit-default Swap (VI) Policy Analysis Market : le marché à terme du terrorisme

Le Credit-default Swap (I) Définition
Le Credit-default Swap (II) Positions de « couverture » et positions « nues »
Le Credit-default Swap (III) La crise grecque
Le Credit-default Swap (IV) La formation du prix de la prime
Le Credit-default Swap (V) Ce qu’a à en dire la « science » économique

J’ai présenté dans le cas du Credit-default Swap le comportement d’un instrument financier pour lequel deux mécanismes interviennent dans la fixation du montant de la prime que celui qui cherche à s’assurer (qu’il soit ou non véritablement exposé à un risque) verse à celui qui a accepté de l’assurer. J’ai montré que le second mécanisme permet à la spéculation de s’immiscer dans la formation du prix. J’ai montré aussi les conséquences du fait que la « science » économique, cautionnant une interprétation de la formation des prix où ce second mécanisme est absent, le montant de la prime – aussi fantaisiste soit-il devenu du fait de l’impact des spéculateurs – est interprété comme l’expression objective d’un risque auquel sont réellement exposés les détenteurs de cette dette.

Le fonctionnement du Credit-default Swap décrit précédemment a mis en évidence ce que j’avance là. Il existe toutefois un exemple plus probant et plus révélateur encore du confusionnisme entretenu par la « science » économique dans l’interprétation de la formation du prix d’un produit financier lorsque les spéculateurs ont accès à ce marché, il s’agit de l’affaire du « marché à terme du terrorisme » en 2003.

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Le Credit-default Swap (IV) La formation du prix de la prime

Le Credit-default Swap (I) Définition
Le Credit-default Swap (II) Positions de « couverture » et positions « nues »
Le Credit-default Swap (III) La crise grecque

Dans le cas du Credit-default Swap se combinent deux modes distincts de la détermination du montant de la prime : d’une part, une évaluation objective de type « actuariel » de la probabilité de sinistre et de la perte subie et d’autre part, une détermination par l’offre et la demande portant sur le contrat CDS, c’est-à-dire l’influence sur ce montant de la concurrence interne jouant, d’un côté entre acheteurs et, de l’autre, entre vendeurs de ce type de contrat.

Mis en accusation durant la crise grecque, les spéculateurs sur CDS répondirent avec un bel ensemble aux accusations que la spéculation envenimait et précipitait la crise, que les positions sur CDS ne représentaient qu’un très faible volant par rapport au montant total de la dette souveraine grecque, et ne pouvaient donc pas avoir d’impact sur son marché. Certains politiques opinèrent gravement du bonnet. Or, comme on a pu le noter, ni le volume des CDS en tant que tel, ni le volume total de la dette souveraine sur laquelle ils portent n’interviennent dans la formation du prix de la prime et ceci aussi bien dans le cas du second mécanisme où c’est la concurrence entre les acheteurs face aux vendeurs qui est déterminante, que dans le premier mécanisme, de type actuariel, et pour lequel seule est pertinente la situation objective de la Grèce face à ses créances, telle qu’évaluée par exemple par les notateurs. La réponse des spéculateurs laissait cependant muets leurs critiques, le plus souvent peu familiers de la finance.

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Le Credit-default Swap (III) La crise grecque

Le Credit-default Swap (I) Définition
Le Credit-default Swap (II) Positions de « couverture » et positions « nues »

La prime du Credit-default Swap s’exprime comme un pourcentage du montant de l’emprunt sur lequel porte le CDS, somme à verser annuellement. Un paiement initial a lieu à l’ouverture du contrat, la prime est ensuite renouvelée périodiquement, généralement trimestriellement. Un CDS court sur un certain nombre d’années, en général cinq.

Dès le début de la crise grecque au début de l’année 2010, il devenait prudent pour un détenteur de dette souveraine de ce pays de se couvrir « activement » plutôt que « passivement » en transformant la prime de crédit incluse dans le taux d’intérêt exigé par le marché des capitaux, qui ne couvrait contre le risque de défaut de la Grèce que de manière statistique, en une prime effectivement versée à un « assureur » sur CDS.

On comprend aisément les enjeux si l’on compare quelques chiffres à l’époque où la crise culmine. Le 20 février 2012, le taux 10 ans pour la dette souveraine allemande était de 1,961%, celui pour la dette grecque de 10 ans également, de 33,837%. La dette allemande pouvait être considérée sans risque et le taux de 1,961% comme l’équivalent donc du rendement marginal du capital au sein de la zone euro pour cette maturité. La prime de crédit sur la dette grecque à 10 ans était donc alors de 33,837% – 1,961% = 31,876%, soit près du tiers de la somme empruntée.

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Le Credit-default Swap (II) Positions de « couverture » et positions « nues »

Le Credit-default Swap (I) Définition

En termes usuels (par opposition au jargon financier), l’une des deux parties au contrat qu’est un Credit-default Swap l’« achète » à l’autre qui le lui « vend ». Celui qui « achète » est celui qui s’assure, alors que celui qui « vend » jouera le rôle de l’assureur. Cette manière de décrire la transaction aligne sa formulation sur le vocabulaire qui vaut dans le domaine de l’assurance où l’assureur vend une police à l’assuré, qui lui l’achète ; c’est là la manière dont la presse rend généralement compte du marché des CDS.

La littérature financière ainsi que les techniciens des marchés financiers, s’expriment autrement : pour eux, celui qui s’assure par l’entremise d’un CDS est « vendeur », alors que l’assureur est lui « acheteur ». La justification de cette inversion par rapport à la manière dont le milieu de l’assurance rend compte de sa façon de faire est celle-ci : comme l’acheteur bénéficie du fait que ce qu’il a acheté voit son prix s’apprécier, quiconque bénéficie au contraire de la baisse d’un prix est considéré par la finance comme un « vendeur », et ceci vaut bien entendu pour celui qui s’assure contre une perte : il tire profit du fait que le prix du produit qu’il a fait assurer se soit dégradé. Celui qui se trouve en position d’assureur est manifestement lui « acheteur » puisqu’il bénéficie d’une hausse du prix : si le prix s’apprécie, le risque de défaut recule et tout va en effet en s’améliorant de son propre point de vue.

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Penser l’économie autrement, Paul Jorion et Bruno Colmant, à paraître le 10 septembre 2014

Couverture choisiePenser l’économie autrement

(à paraître le 10 septembre)

Et si nos deux économistes du XXe siècle avaient dû réformer la finance ? Auraient-ils favorisé une séparation des métiers bancaires pour isoler les activités spéculatives ?

Bruno Colmant : Friedman n’aurait pas défendu la séparation des activités. Mais il aurait été très attentif au fait que le système bancaire réagisse de manière très visible aux impulsions de la Federal Reserve.

Paul Jorion : Keynes a une vision plutôt positive de la spéculation parce qu’il a été spéculateur lui-même. Dans un livre qu’il a publié en 1923 : A Tract on Monetary Reform, il est même allé jusqu’à louer la spéculation, disant que les spéculateurs sont plus disposés à assumer le risque et souvent plus qualifiés que les professionnels. Mais il considère quand même qu’il ne faut pas exagérer : treize ans plus tard, dans un passage fameux de sa Théorie générale il met en garde contre les excès :

« Les spéculateurs sont inoffensifs tant qu’ils ne sont qu’autant de bulles à la surface du flot régulier de l’esprit d’entreprise. La situation devient cependant sérieuse quand c’est l’esprit d’entreprise qui se transforme en une simple bulle à la surface d’un tourbillon spéculatif. Quand la fructification du capital d’une nation se transforme en sous-produit de l’activité d’un casino, le travail est rarement fait correctement. »

Ses performances personnelles en tant que spéculateur ont connu des hauts et des bas, mais c’est grâce à la spéculation qu’il a pu entretenir financièrement ses amis du groupe de Bloomsbury qui réunissait des artistes et des intellectuels britanniques. Il a longtemps été trésorier du King’s College à Cambridge et il se livrait là aussi à une certaine spéculation sur le portefeuille de l’institution avant de revenir plus tard à des investissements plus robustes ; il a ainsi fini par s’impliquer personnellement dans la gestion d’une ferme que possédait le collège.

Contrairement à ses confrères économistes, Keynes évoque souvent la spéculation ou la mentalité du spéculateur : dans la Théorie générale, il parle du « motif spéculatif » comme étant l’un des trois facteurs qui expliquent la préférence pour la liquidité : « l’objet de s’assurer d’un profit du fait que l’on sait mieux que le marché de quoi sera fait l’avenir. »

N.B. : Je présenterai le livre le 8 octobre à Blois dans le cadre de L’économie aux Rendez-vous de l’histoire. Un débat entre Colmant et moi aura également lieu au Studio du Théâtre National de Bruxelles le 30 octobre (les précisions suivront).

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Flexi sécurité, par Isabelle Joly

Texte et musique isabelle joly
Interprétation à la guitare, arrangements : vincent arroua
Enregistré au studio 26 à Antibes, par fred betin le 14 juin 2014
coach vocal marc levy

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 JUIN 2014

Sur dailymotion, c’est ici.

Argentine

rts.ch, En ligne directe, Spéculer sur la dette d’États en difficulté, le 20 juin 2014

Monnaie

Paul Jorion : De la démesure économique à la résilience monétaire : fondements anthropologiques et relativité de la croissance

Silvio Gesell (1862 – 1930) : Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq.

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Une étape décisive dans la lutte contre la finance-casino !, par Jacques Seignan

Billet invité.

Enfin ! On se résout à poursuivre les jeux d’argent, casino, loto, bingo et autres paris !

Organiser des lotos privés et ramasser plein de fric : quelle honte ! Tout ça sans travailler, sans apporter de plus-values financières à la société… Il était temps de sévir !

Voici l’histoire : une retraitée de 76 ans, du Pas-de-Calais, a organisé 160 lotos en 3 ans pour d’autres retraités. Et en France, il existe depuis des lustres un vrai réseau de retraités coupables qui seront poursuivis pour ces déplorables activités : des gains de milliers d’euros.

L’État français grâce à son efficace administration des Douanes et à sa justice implacable (*), va récupérer des sommes vertigineuses récoltées durant ces séances honteuses – en quelques heures seulement. Vivant dans notre société sophistiquée structurée par l’hyper-individualisme, cette brave dame aurait pu avoir des circonstances atténuantes si au moins elle avait brassé des dizaines ou des centaines de millions d’euros et ainsi s’enrichir personnellement – alors là : respect et chapeau bas ! – mais non, ces quelques milliers d’euros gagnés par soirée, elle les a donnés à des associations caritatives ! C’est à se demander jusqu’où on peut pousser la provocation !

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Emprunts toxiques : l’État, l’intérêt général, les banques et nous. Troisième partie : Quand les banques demandaient aux collectivités locales de les assurer tous risques, et bien davantage encore … , par Zébu

Emprunts toxiques : l’État, l’intérêt général, les banques et nous

Première partie : L’art difficile de minimiser les pertes

Deuxième partie : « Motif impérieux d’intérêt général », quésaco ?

Billet invité.

Or ces fameux ’emprunts structurés’ dont il est question dans la seconde loi de validation (loi rétroactive) sur les emprunts toxiques, n’ont aucune définition juridique stricte ! C’est le rapport du projet de loi relatif à la sécurisation des contrats de prêts structurés souscrits par les personnes morales de droit public, lui-même, qui en fait état dès l’introduction (p. 9) : « Les emprunts structurés ne bénéficient pas d’une définition réglementaire stricte mais la Cour des comptes note dans son rapport annuel pour 2009 (…) ».

Le rapport précise :

« La notion d’emprunts structurés recouvre en réalité deux pratiques commerciales, à savoir les « crédits structurés » et les « swaps structurés ».

Dans le premier cas, le crédit lui-même comprend une structure. Ce type de produit a été largement commercialisé par Dexia.

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PIQÛRE DE RAPPEL : La finance, la planète, la classe politique aujourd’hui, le 14 mars 2012

Je regardais cela ce matin parce que je recommanderai cette vidéo aux étudiants de l’École de commerce Solvay auxquels j’expliquerai la spéculation aujourd’hui de 14h à 16h, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ces entretiens que vous pourrez entendre la semaine prochaine sur France culture, où je me trouverai face à un interrogateur essayant de me convaincre que je me suis trompé dans mes prévisions. On est là en mars 2012, il y a exactement deux ans ; les élections présidentielles en France auront lieu six semaines plus tard.

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