https://meduza.io/feature/2026/06/15/kievo-pecherskaya-lavra-gorit-posle-rossiyskogo-udara-fotografii
*Godot est mort !*
Je crois que c’est dans une opérette d’Offenbach que les gardes entonnent « C’est nous les soldats du Moyen Âge… ». Ce qui ne manque pas de susciter l’hilarité. Le rire a ici deux origines : celle bien sûr de la caractérisation a posteriori du Moyen Âge mais aussi le fait que l’on se préoccupe peu d’habitude de situer l’époque où l’on vit dans le continuum de l’histoire.
Je ne suis pas sûr de la manière dont il faudrait appeler mon temps. Le qualifier de « Post-Moderne » confirme l’hésitation puisque l’on se contente de constater à quoi il…
Vous vous souvenez de Les courbes de la Federal Reserve mon billet bricolé du 22 mars, lorsque mon blog était en panne. Ça avait l’air affolant : on avait l’impression – au vu des graphiques – que les réserves des banques commerciales américaines s’effondraient rapidement. Je découvrais ensuite – et vous m’aidiez dans cette tâche – une série d’explications nous démontrant que ce n’était pas le cas, qu’il s’agissait d’un simple jeu d’écritures : il fallait en réalité ajouter aux « réserves non-empruntées », les lignes de crédit ouvertes par la Federal Reserve en décembre dernier en tant…
Anthropologue réputé, expert en Intelligence Artificielle et spécialiste de la formation des prix travaillant dans le monde bancaire, Paul Jorion jette depuis plusieurs années un autre regard sur l’économie, il annonçait ainsi en 2005 ce qui deviendrait la crise des subprimes.
Dans les premières années du XXIème siècle, une bulle se développa au sein de l’immobilier résidentiel américain. L’appréciation rapide du prix des maisons permit à des emprunteurs peu fortunés, regroupés au sein du secteur subprime, d’accéder au statut envié de propriétaire. La bulle requérait un flux constant de nouvelles recrues et quand celles–ci firent défaut en 2006, la bulle…
Regardez ça, c’était publié dans le Wall Street Journal d’hier : c’est l’évolution des taux LIBOR 3 mois entre mercredi et vendredi. Le taux a grimpé de 0,17% en deux jours. Rien ne s’est passé entretemps, sinon que la British Bankers’ Association a dit qu’on allait punir ceux qui mentaient. Comparez le saut opéré en deux jours : 0,17 %, avec l’écart constaté mardi (à valoir pour la journée de mercredi) entre les différents taux communiqués par les 16 banques dont le chiffre est combiné dans le LIBOR 3 mois : 0,04 % – la situation que j’évoquais dans
Alain Caillé a publié dans le numéro 30 de La Revue du MAUSS semestrielle un Manifeste vers une économie politique institutionnaliste. Le 31 mars, il appelait ses amis du MAUSS (dont je suis) à signer ce manifeste s’ils ne l’avaient déjà fait, tout au moins, précisait-il, « ceux d’entre vous qui sont économistes ». Cette restriction me faisait tiquer et j’entendais y répondre, quand, le lendemain, Alain faisait circuler une lettre que lui avait écrite Christian du Tertre. Plus tard dans la journée du 1er avril, je faisais parvenir à Alain, aux MAUSSiens et à Christian, le message suivant…
Hier la presse se faisait largement l’écho d’un article paru le matin–même dans le Wall Street Journal qui évoquait une suspicion grandissante vis–à–vis du LIBOR. Ceux d’entre vous qui ignorent ce qu’est le LIBOR liront avec intérêt le paragraphe qui suit extrait d’un de mes billets de décembre dernier : Quand la Fed joue à « ma tante », les autres pourront le sauter allégrement pour aller droit au scoop.
Le LIBOR est le London Inter–Bank Offered Rate, un ensemble de taux de référence à court terme pour les opérations en dollars entre banques en–dehors des États–Unis, calculé à…
Un débat se tient en ce moment dans le cadre du groupe de discussion du MAUSS (Mouvement Anti–Utilitariste dans les Sciences Sociales) sur technologie et écologie. Je réponds ici à une lettre de Fabrice Flipo qui a eu l’amabilité de m’autoriser à la reproduire ici, à la suite de mon texte. Comme vous le verrez, la lettre de Fabrice est elle–même sa réponse à un message de Jean–Paul Vignal dont vous connaissez déjà les thèses.
Il a été donné au socio-économiste que j’étais à une époque d’accompagner les jeunes volontaires de l’UNICEF qui allaient vacciner les enfants dans…
Réunis le weekend dernier, les congressistes de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, ont attribué une part de la responsabilité des émeutes de la faim qui ont éclaté en Egypte, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et en Ethiopie, à la politique américaine de promotion des carburants biologiques à partir du maïs et d’autres céréales. Le ministre indien des finances, Palaniappan Chidambaram, a déclaré : « Quand des millions ont faim, transformer des aliments en carburants biologiques constitue un crime contre l’humanité ».

« Excusez-moi, je vais avoir besoin de ceci…
Vous avez peut-être suivi en direct nos aventures de blog provisoire lorsque le serveur nous a laissé en rade, alors, j’en profite pour vous dire que si vous avez envie d’un blog, d’une page personnelle ou quoi que ce soit d’autre du même genre, avec un service après-vente fiable et inventif, n’hésitez pas : cliquez ici sur CAMUXI – Création de site internet ; Magasin en ligne – ou bien dans la colonne de droite.
A la fin des années 1970 s’est ouverte une ère de dérégulation de la finance qui a abouti à la mise en coupe réglée par elle de l’économie. L’expérience était fondée sur la conviction que les marchés ont une tendance naturelle à l’auto-régulation et à l’auto-adaptation. Cette conviction n’était pas folle : elle était soutenue par l’autorité intellectuelle et morale de ceux qui étaient alors considérés comme les plus grands économistes, et en particulier par une série impressionnante de lauréats du prix « Nobel » d’économie, représentants de l’Ecole de Chicago, inaugurée par Friedrich von Hayek et prônant le laissez-faire…
Je regardais tout à l’heure l’audition de Michel Aglietta sur la crise financière, le 2 avril devant le Sénat. Ce qu’il a dit était, comme à son habitude, excellent. J’ai beaucoup aimé ses remarques sur l’hypertrophie financière, par contre sa réponse à la question relative à la rémunération des patrons m’a un peu laissé sur ma faim. Comme j’ai quelque chose dans mes tiroirs sur cette question, je ne résiste pas à la tentation de vous le montrer.
Les dirigeants d’entreprises s’assurent toujours davantage la part du lion dans le partage des profits. Il en a résulté que leur rémunération…
A la suite de mon Pourquoi je ne suis pas en faveur de la décroissance un débat s’est initié dans le cadre du groupe de discussion réunissant les sympathisants du MAUSS (Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales), la question qui se pose étant celle du caractère réaliste ou non de la proposition d’un « développement durable ». Le sujet est essentiel à mes yeux et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir ici pour lui offrir un forum.
Le résultat extrêmement positif de l’effort collectif que nous avons fourni autour de la question de la création monétaire…
Je me retrouve tout essoufflé et j’en viens à penser à ma fin prochaine. Je ne sais pas ce qui me sidère davantage : l’incapacité manifestée par la nature d’assurer la pérennité des individus et qui a dû se résoudre au substitut affligeant que constitue la pérennité de l’espèce dans une fuite en avant échevelée où les individus comptent pour peu et sont généralement sacrifiés en masse (voir D’où viennent les petits enfants ? [le point scientifique sur la question]) ou bien le fait que ces individus, dont la finitude résume bien l’imperfection, aient pu dans certains cas, comme…
Comme le geai qui se pare des plumes du paon, la « science » économique actuelle se donne, à l’aide d’un objectivisme dévoyé, les caractères extérieurs de la scientificité mais elle échoue à en capturer véritablement l’essence. Comme certains d’entre vous le font remarquer : elle se trahit en n’étant pas, comme il le faudrait, descriptive et explicative mais normative : elle parle de ce qui se passerait dans des situations irréelles : si les agents économiques étaient rationnels, si les prix tendaient vers un équilibre, si toute l’information était disponible sur un marché, et ainsi de suite.
En…
A la lecture du commentaire de Laurent S il m’était venu la même idée qu’à Stilgar : le thème mérite un développement séparé – d’autant que le débat où ce commentaire se trouve sera bientôt clos. Alors voici, en invité : Laurent S.
Si c’était possible je préfèrerais un monde sans inflation, qu’on la définisse par l’augmentation générale des prix sur les marchés des biens, du travail ou des capitaux, ou par une surabondance de monnaie. Mais je suis sceptique d’abord car il n’y a pas de mesure objective de celle-ci : l’indice de l’INSEE est un indice composite arbitraire,…
https://meduza.io/feature/2026/06/15/kievo-pecherskaya-lavra-gorit-posle-rossiyskogo-udara-fotografii
Une nouvelle guerre froide ? https://www.youtube.com/watch?v=CkRWDYPySTk Au moins la guerre de l’image si ce n’est celle du récit national.
Encore un masque qui tombe ! Le fils de la princesse héritière de Norvège condamné à quatre ans de prison…
Je saute sur l’occasion pour signaler ce lien : https://www.lesswrong.com/posts/LtT24cCAazQp4NYc5/open-global-investment-as-a-governance-model-for-agi il semblerait que l’on s’éloigne irréversiblement de cette solution .…
Merci Paul : excellent article ************** Modèle américain ==> l’avenir est financé par anticipation → il devient une obligation. Modèle…
@un lecteur *l’optimisation des moyens d’acquisition des ressources, tâche dévolue par mère Nature aux mâles » D’où tenez-vous ça ? Des…
Pour l’équipe qui travaille et connait ses dossiers, je n’en doute pas. La capacité d’un homme à prendre le pouvoir…
GPT Si l’on adopte une approche de journaliste d’investigation anglo-saxon, la relation entre Elon Musk et l’armée américaine peut être…
L’autre grande actualité de la Tech; Dans un geste sans précédent qui redéfinit les frontières de la souveraineté numérique, Washington…
« la maîtrise des processus qui constituent le vivant. » Good luck with that !! Avec la distraction des cours de bourses…