À propos de Comment les États-Unis veulent « développer l’IA [militaire] à grande échelle » par Nathalie Guibert

Ouvert aux commentaires.

J’ai fait le commentaire suivant à propos de l’article de Nathalie Guibert dans Le Monde, Comment les Etats-Unis [le Pentagone] veulent « développer l’IA à grande échelle » :

Merci pour cette banalisation « bon enfant » de l’Intelligence Artificielle militaire : pas un mot de critique, pas un soupçon d’inquiétude manifesté dans l’article : le/la journaliste en béni-oui-oui !

Quand nous étions chercheurs en IA à la fin des années 1980, nos employeurs nous cachaient soigneusement à nous chercheurs, que nous travaillions à notre insu pour le militaire.

Que de progrès accompli en trente ans !

Mettons les choses sur la table. Parlons-en !

Le document qu’il s’agit de commenter ici sur le blog : L’intelligence artificielle au service de la défense.
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Boris Johnson en prison !, le 12 septembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Boris Johnson en prison ?, le 12 septembre 2019. 

Bonjour, nous sommes le jeudi 12 septembre 2019 et si vous me voyez sourire dans cet exposé qui sera consacré au Royaume-Uni, ce sera en vertu du principe qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Toute ironie de ma part relèvera de la catégorie britannique bien connue du gallows humour, l’humour noir, l’humour de potence et les Anglais, les Britanniques, sont encore disposés à rire de ce qui est en train de se passer dans leur pays, qui est quelque chose d’extraordinaire dans leur histoire.

On commence par un dessin humoristique. Je vous le montre d’abord.

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Pas bon pour Trump, mauvais pour Biden

À chaque minute qui passait hier, on en apprenait davantage sur le coup de téléphone qui avait conduit un lanceur d’alerte de haut rang à révéler l’existence d’une conversation du Président Trump avec « un dirigeant étranger » appelant « une réponse urgente ». De « haut rang » parce qu’il devait faire partie des destinataires des retranscriptions des écoutes du Président Trump.

On a rapidement su – grâce à une offensive défensive sur CNN de Rudy Giuliani, ancien maire de New York devenu avocat de Trump – de quoi il s’agissait vraiment : d’une conversation le 25 juillet entre Trump et Volodymyr Zelensky, président nouvellement élu de l’Ukraine, au cours de laquelle Trump lui aurait demandé à 8 reprises d’enquêter sur de supposées malversations qu’aurait commises en Ukraine Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat à la présidentielle 2020 du côté Démocrate, et sur les pressions que le père aurait exercées, à l’époque où il était Vice-Président d’Obama, pour que soit limogé un procureur qui risquait d’inculper son fils.

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« Le niveau des océans monte, notre colère aussi » : une grève mondiale historique pour le climat, par Bruno Lecoeur

« Vous faites peur aux gens avec vos trucs d’apocalypse ! »

Bonjour Paul,

Pour avoir manifesté cette après-midi en compagnie de quelques jeunes et très peu de moins jeunes à Rennes (a priori, à Rennes, tout le monde se fiche du réchauffement climatique et des effondrements qu’il va provoquer, c’est sans doute cette notion qui n’est pas encore assimilée d’ailleurs), en échangeant avec une personne contre la manifestation, celle-ci m’avoue, au bout du rouleau, de ses arguments et de sa défense : « Arrêtez de manifester, vous nous faites peur ! ».

Le constat est clair désormais.

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Trois choses qu’on ne sait pas : ce que Trump a promis en secret à Poutine, si Boris Johnson a menti à la reine et ce qui se passe vraiment sur les Money markets américains

Une première pour moi : un billet dont le titre est plus long que le billet lui-même.

Je vous en parle dès que j’y comprends quelque chose (Trump/Poutine ; money markets) ou qu’on connaît la réponse (verdict de la Cour suprême UK la semaine prochaine).

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20 septembre 12h38 – J’avance : ce n’est peut-être pas Poutine ; les secousses sur les money markets ont peut-être à voir avec des appels de marge sur d’autres marchés.

20 septembre 14h07 – Rappel : Le premier tome de mon ouvrage La chute de la météorite Trump (à paraître le mois prochain), s’intitule « Un objet populiste mal identifié (septembre 2015 – avril 2018) » ; en septembre 2018, lorsque j’ai clos le second tome , je l’avais intitulé « Haute trahison (mai 2018 – septembre 2018) ».

20 septembre 15h54 – D’après ce que l’on apprend ce matin, dans une conversation téléphonique avec le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, Trump aurait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à l’obtention d’informations compromettantes sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat Démocrate aux présidentielles de 2020 – et ex-Vice-Président américain. Dans un entretien sur CNN tôt ce matin, Rudy Giuliani, avocat du Président, avait dit dans ce qui apparaît maintenant comme une défense anticipée, que si Trump avait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à une enquête sur Clinton et Biden, « ç’aurait été parfaitement approprié ». Il apparaît rétrospectivement que Trump préparait lui aussi l’opinion à la révélation, puisqu’il écrivait dans un tweet jeudi matin : « J’ai maintenant compris que pratiquement chaque fois que je suis au téléphone avec un dirigeant étranger, il y a beaucoup de gens qui écoutent appartenant à diverses agences U.S., sans compter celles de l’autre pays. Sachant tout ça, quelqu’un serait-il assez stupide pour croire que je dirais quelque chose d’inapproprié à un chef d’état alors que je serais sur un appel aussi potentiellement ‘densément peuplé’ ? » On saura sans aucun doute bientôt si Trump était au courant de ce ‘densément peuplé’ avant le 25 juillet ou simplement après.

(… à suivre).

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YouTube qui connaît désormais mes goûts mieux que moi-même …

… me conseille de regarder ceci :

et comme je suis toujours prêt à partager mes plaisirs avec vous …

Ceci dit, c’est beaucoup mieux qu’Amazon qui, à intervalles réguliers, me signale qu’après avoir beaucoup réfléchi à la personne que je suis, me signale avec sagacité que j’adorerais lire … un de mes propres livres.

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La haine contre Greta, par Yorgos Mitralias

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La haine contre Greta, avec le nom et l’adresse de ceux qui la financent

Il est généralement accepté que les vainqueurs des élections européennes du 26 mai ont été l’extrême droite et les Verts. Et il est aussi généralement accepté qu’aux succès des Verts ont contribué grandement les mobilisations sans précédent d’une jeunesse s’inspirant de la combativité et des thèses radicales de la jeune suédoise Greta Thunberg. En conséquence, il n’est pas surprenant que cette extrême droite choisisse d’attaquer ce qu’elle appelle “le mythe du changement climatique” et surtout, cible de plus en plus son attaque sur la personne de cette Greta Thunberg qui galvanise la jeunesse en Europe et au-delà !

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Le WiFi des hôtels

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Vous savez que j’aime beaucoup vous poser les questions de vie quotidienne dont j’ignore la réponse.

Voici : J’ai un WiFi à la maison. Ce système ne me cause jamais le moindre souci.

Pourtant quand je suis à l’hôtel, le WiFi ne marche qu’une fois sur deux (comme en ce moment même).

Qu’est-ce qui explique la différence ?

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18/9/19 : Brexit Live

Les plaidoiries ont repris à la Cour suprême du Royaume-Uni.

Les choses ne s’arrangent pas pour Boris Johnson : on entend dire par un magistrat qu’il n’est pas du genre « à ne pas se livrer à des mauvais coups minables et malhonnêtes ».

Références nationalistes et historiques : en soutien au jugement d’une cour écossaise qui décréta la semaine dernière que la décision de Johnson d’ajourner le parlement britannique pour cinq semaines (prorogation) constituait un abus de pouvoir, le magistrat Aidan O’Neill rappelle que le point de vue écossais traditionnel est que quel que soit votre rang, même si vous êtes le roi lui-même, vous pouvez être appelé à rendre compte de vos actes devant une cour. Il ajoute : « C’est pourquoi le roi Jacques VI (1566-1625) n’avait qu’une hâte : quitter l’Écosse ».

Ambiance, quand ces propos sont tenus à la Cour suprême à Londres !

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17/9/19 : Brexit Live

Un des commentateurs ici nous assure que le Brexit c’est de la gnognote . Il a sans doute raison si on le compare au 7° d’augmentation de la température d’ici la fin du siècle que nous annoncent les climatologues français. En attendant, le Brexit pourrait bien précipiter l’effondrement ET du Royaume-Uni ET du reste de l’Union européenne. C’est pourquoi la session qui se tient en ce moment même à la Cour suprême du Royaume-Uni est importante. Elle devra départager une cour anglaise et une cour écossaise ayant émis des opinions divergentes à ce sujet. La première s’est déclarée incompétente, affirmant que la décision du Premier ministre Boris Johnson ajournant le parlement britannique pour cinq semaines (prorogation) relevait des prérogatives de l’exécutif et n’est pas de la compétence du judiciaire, la seconde ayant affirmé que la décision du Premier ministre constituait une infraction à la loi, son motif étant clairement d’entraver l’action du législatif dans son rôle de contre-pouvoir à l’exécutif.

Tout cela peut sembler être du coupage de cheveux en quatre, mais ce n’en est pas : il s’agit de maintenir un équilibre dans la représentation du peuple entre ses dirigeants (Trump, Johnson, Macron) et ses élus. S’ils pouvaient encore parler, Charles Ier et Oliver Cromwell vous assureraient que ce n’est pas de la gnognote : il s’agit du degré de pouvoir que nous sommes prêts à accorder à des démagogues parvenus au sommet.

Je vous tiens au courant . Bien entendu.

14h22 : Le juge Pannick explique que si Johnson avait raison, rien n’interdirait à un Premier ministre de suspendre l’activité du parlement durant une année entière.

18h29 : Fin de la première journée (de trois probablement), opinion unanime des commentateurs : « No one knows! » (nul ne sait). My tuppence, de ce que j’ai entendu : les juges sont d’avis que Johnson est un chenapan et le lui feront comprendre.

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Notre camp dans la IIIe Guerre mondiale

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Le Monde, Après l’attaque de deux sites pétroliers, la puissance saoudienne frappée en plein cœur, le 16 septembre 2019

Prix du pétrole : +10%

Avant de nous engager d’enthousiasme dans la IIIe Guerre mondiale aux côtés de l’Arabie saoudite contre l’Iran, posons-nous la question : « Pourquoi dans la guerre fratricide du schisme musulman, avons-nous choisi le camp des Sunnites contre celui des Chiites ? ». À ma connaissance, les Ottomans s’étaient prudemment abstenus d’intervenir dans un camp ou dans l’autre lors de la Saint-Barthélémy (si je me trompe, soyez gentil de me le signaler, je rectifierai).

Les cyniques me répondront : « Vous savez bien que c’est juste une histoire de pétrole ! » Je réponds cyniquement aux cyniques : « Vous savez bien que les Chiites en ont comme les Sunnites ! »

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Un « Super-Brexit » en forme de… non-Brexit…

Si vous vous souvenez de mon verdict au lendemain du referendum sur le Brexit en juin 2016, vous vous rappellerez que le Non-Brexit n’était pas ma seule option, j’en envisageais une autre (je n’ignore jamais à quel point nos gouvernants sont astucieux !), l’option « Orwell » : que l’on affirmerait haut et fort que le Brexit a eu lieu alors que le Royaume-Uni demeurerait dans l’Union européenne. Bonne nouvelle pour les Brexiteurs un peu inquiets ces jours-ci : il est maintenant question de la seconde option !

« Gelons la situation jusque fin 2022 ! », aurait-on entendu dire au 10 Downing Street durant le weekend. Cela aurait en effet l’avantage de permettre de remettre sur pied une assemblée au palais Stormont à Belfast (en vacance depuis de 26 janvier 2017) donnant ainsi l’occasion aux Irlandais du Nord de s’exprimer sur leur propre sort. Cela permettrait aussi de mettre en place une solution « purement électronique » au retour d’une frontière entre République d’Irlande et Irlande du Nord. Et ainsi de suite … Sans compter bien entendu l’avantage de pouvoir affirmer jusqu’à la Saint-Sylvestre 2022 que le Brexit a bien eu lieu (la preuve !) … alors que rien n’aurait changé !

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