Cornel West : « Les États-Unis au plus bas dans leur histoire »

Cornel West est un grand philosophe américain. Si vous ne comprenez pas l’anglais, regardez quand même : le contenu est dans les paroles bien entendu, mais ce qu’il est essentiel de comprendre, est déjà là dans la musique.

* La comparaison de Trump avec George III (1738-1820) est une allusion au fait que ce roi d’Angleterre continua de régner plusieurs années alors que plus personne n’ignorait qu’il était devenu fou.

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Relancer l’aviation de masse est-il un crime d’Etat contre l’Humanité ?, par Cédric Chevalier

« Au total, les gouvernements se sont engagés à verser 123 milliards de dollars d’aide financière aux compagnies aériennes dans le monde », rapporte l’IATA, l’Association internationale du transport aérien, ce 27 mai 2020.

Et si on reprenait tout au début ?

Chapitre I

Les émissions de gaz à effet de serre détruisent nos conditions d’existence sur la Terre

Alors que nous luttons contre une terrible pandémie, une récente étude scientifique montre qu’un milliard d’êtres humains risquent de devoir migrer ou subir des chaleurs insupportables pour chaque degré supplémentaire de la température globale, dans les cinquante prochaines années. Continuer la lecture de Relancer l’aviation de masse est-il un crime d’Etat contre l’Humanité ?, par Cédric Chevalier

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Joe Biden aujourd’hui

Si vous suivez un peu mes réflexions ici sur les États-Unis vous aurez remarqué que je n’ai encore émis aucune opinion favorable sur le candidat Démocrate à l’élection présidentielle de novembre : Joe Biden. Les remarques négatives, elles, au contraire, ne manquent pas, en particulier sur les qualités de père d’un bonhomme qui, Vice-Président des États-Unis du temps d’Obama, n’a pas suffisamment d’autorité sur son fils Hunter Biden pour le décourager de toucher des jetons de présence d’un montant mensuel de 50.000$ au conseil d’administration de la compagnie pétrolière ukrainienne Burisma.

C’est pourquoi c’est avec un certain scepticisme que j’ai regardé l’allocution que Joe Biden a prononcée aujourd’hui. Vous me direz qu’avoir l’air intelligent, posé, responsable, homme d’État, quand le personnage auquel vous serez comparé est Donald Trump est un exercice dont la quasi totalité d’entre nous s’acquitterait sans difficulté. Mais Biden a fait beaucoup mieux que cela.

Il s’agissait de rassurer une nation qui a le sentiment qu’elle est sur le point de basculer dans le chaos absolu, de la convaincre que le salut est peut-être là, en novembre, lors de l’élection présidentielle. Je ne suis pas transporté d’enthousiasme, et je resterai vigilant, mais Biden a ramené aujourd’hui un peu de santé mentale et de chaleur humaine sur la scène politique américaine.

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« Féminicide » : Notre nouvelle sensibilité aux ordres de grandeur

Le Monde en ligne met en ce moment en premier titre : « Féminicides : mécanique d’un crime annoncé » avec, mis en avant, le chiffre de 120 mortes par an.

C’est affreux !

La difficulté toutefois est que nous sommes dorénavant (par la mauvaise grâce du coronavirus) devenus bien plus conscients des ordres de grandeur : de la taille de chaque type d’événement par rapport à tous les autres.

120 femmes assassinées en 2019 à la suite de violences conjugales, c’est par rapport aux 3.239 personnes ayant perdu la vie dans un accident de la route, 3,7% du chiffre. C’est 1,5% par rapport aux 8.100 personnes mortes de la grippe durant l’hiver 2018-19. Et c’est 0,4 % par rapport aux 28.833 décès à ce jour dus au Covid-19.

Autrement dit, ce n’est pas négligeable. Mais presque.

Chaque décès dû à une autre cause que le grand âge est, à titre individuel, déplorable et tragique, et en particulier dans un contexte de violences, mais la crise présente nous a rendus sensibles aux ordres de grandeur – une excellente chose en soi en matière de lucidité – et il faudra que nous nous en accommodions.

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L’Écho : L’Allemagne, à la hauteur des espérances de Keynes, enfin, le 2 juin 2020

L’Allemagne, à la hauteur des espérances de Keynes, enfin

Il ne restait plus qu’à attendre que l’Allemagne endosse son habit de puissance hégémonique bienveillante. Un arrêt de sa Cour constitutionnelle le 5 mai lui en a offert l’occasion…

Remontons de huit ans dans le temps, et souvenons-nous du reproche que Jens Weidmann, déjà à la tête de la Bundesbank, adressait en juillet 2012 à Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne.

Que s’était-il passé ? Draghi avait affirmé que sous sa présidence, tout serait fait pour qu’aucun pays ne sorte de la zone euro, ce qui avait effectivement assuré le sauvetage de celle-ci aussitôt. Ce sur quoi, Weidmann lui avait vertement rappelé qu’il n’était pas le président élu de l’Europe, ni même son Trésorier en titre. Ce qui traduit, voulait dire que ce n’était pas à un banquier de définir des politiques économique et financière, que c’était là le rôle d’un gouvernement.

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Santa Monica, hier et aujourd’hui

Les deux vidéos ont été tournées au même endroit : « The Promenade » = 3d Street à Santa Monica, une artère commerçante piétonnière dans cette petite ville jouxtant Los Angeles en bordure d’Océan Pacifique (« Greater Los Angeles »).

La première vidéo, tout le monde la connaît.

La seconde vidéo a été tournée au même endroit hier.

P.S. J’ai habité Santa Monica de 2004 à 2009. C’était une période extrêmement heureuse de ma vie, mais je vous demande une faveur : ne dites pas dans vos commentaires, aussitôt que je mentionne la Californie dans mes billets (même si vous avez lu Mes vacances à Morro Bay 😉 ), que j’exprime ma nostalgie : c’est ma colère que j’essaie de communiquer aujourd’hui.

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