Julos Beaucarne, 27 juin 1936 – 18 septembre 2021, par Guy Leboutte

Également sur son propre blog : Condroz belge.

Cinquante-cinq ans d’albums, une vie de poésie et d’engagement, en français et quelquefois en wallon. Pendant longtemps, le contrat avec sa société de disques lui imposait un opus chaque année, et chaque année il se produisait durant un mois à Paris, où il avait trouvé un public aussi. Son pull arc-en-ciel, il l’a porté pendant au moins vingt-cinq ans, et je l’ai entendu répondre un jour à une dame étonnée qu’il en était à son septième : c’est simple, il s’en faisait faire un nouveau à l’identique, quand le dernier commençait à rendre l’âme.

Sa lettre à Kissinger évoque la fin de Victor Jara, récemment rappelée sur le blog de Paul Jorion, après le coup d’État d’Augusto Pinochet en 1973.

Une autre de ses lettres a fait le tour du monde, sous le titre “Lettre ouverte de Julos Beaucarne” (reprise entre autres par Claude Nougaro), écrite deux ans plus tard quand un homme devenu fou, un immigré hébergé par la famille, a tué son épouse âgée de 33 ans de neuf coups de couteau. Ce texte devrait appartenir aux anthologies du droit pénal et de la chronique judiciaire.

Une de ses anciennes chansons, moitié français moitié wallon, trouve un écho aujourd’hui en cette période d’après inondations. “Les sinistrés” s’en prend aux profiteurs d’après-guerre, qui récoltent de l’argent sous le refrain “C’est ni pour nous, c’est pour les sinistrés“. Pour le moment, l’histoire ne semble pas se répéter.

Julos était écolo avant l’heure et se disait anarchiste. Avec lui, le local est un chemin vers l’universel (“Mon terroir c’est les galaxies” ) , et l’enracinement une porte ouverte aux peuples du monde.

Aussi, tout Wallon qu’il fût et se réclamât, Julos était un jouissif et gourmand défenseur de la langue française.

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Pour une lecture non-« biblique » de Freud, Lacan, &c.

Une personne se plaignait hier à moi du caractère « biblique », dogmatique et sectaire des groupes de lecture psychanalytiques. Alors qu’elle s’interrogeait un jour quant à la pertinence d’une formule proposée par un père fondateur, quelqu’un s’était retourné vers elle, irrité : « Mais enfin, c’est comme ça ! ».

Si l’idée vous intéresse d’un groupe de lecture hebdomadaire critique de quelques textes psychanalytiques clé, en fin d’après-midi ou début de soirée et sur Zoom, discutons-en ici. N’hésitez pas non plus à m’écrire directement.

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Veille effondrement #89 – ✨Avant-première du film « Une fois que tu sais » à Créteil avec Vincent Burnand-Galpin✨

Avant-première du film « Une fois que tu sais » à Créteil avec Vincent Burnand-Galpin

🌿 Confronté à la réalité du changement climatique et à l’épuisement des ressources, le réalisateur Emmanuel Cappellin prend conscience qu’un effondrement de notre civilisation industrielle est inévitable. Mais comment continuer à vivre avec l’idée que l’aventure humaine puisse échouer ? En quête de réponses, il part à la rencontre d’experts et de scientifiques tels que Pablo Servigne, Jean-Marc Jancovici ou Susanne Moser. Tous appellent à une action collective et solidaire pour préparer une transition la plus humaine possible. 🌿

🍀 Une odyssée qui touche à l’intime et transforme notre regard sur nous-même et sur le monde pour mieux construire l’avenir. 🍀

🎬 En salles le 22 septembre

► INFOS ◄

Date et heure : Vendredi 17 septembre à 20h00

Au cinéma UGC Ciné Cité de Créteil

Avenue Du Général De Gaulle, Centre Commercial Régional Créteil-Soleil, 94000 

La projection du film sera suivie d’un débat avec l’équipe du film et Vincent Burnand-Galpin, co-auteur de Comment sauver le genre humain écrit avec Paul Jorion (éditions Fayard, 2020).

Réservation conseillée / Tarif habituel du cinéma

L’avant-première se fait en partenariat avec @NotreAffaireATous

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Réhabiliter la psychanalyse, le 4 septembre 2021 – Retranscription

Retranscription de Réhabiliter la psychanalyse.

Bonjour, nous sommes le samedi 4 septembre 2021 et si je suis de bonne humeur, c’est essentiellement parce qu’il fait beau et, en Bretagne, où il fait toujours beau d’habitude, il y a de très beaux étés mais là, cette année-ci, ça n’a pas été terrible et là, ça fait trois jours durant que je vais me baigner. Je ne vais pas jusqu’à l’océan, ce qui me prendrait 25 minutes, mais je vais me baigner à 10 minutes de chez moi dans le Golfe du Morbihan et ça fait plaisir, ça fait plaisir. La dernière fois que j’ai pu faire ça, ça devait être les derniers jours du mois de [juillet] donc j’étais en manque et ça fait plaisir. Et aujourd’hui, il va faire beau aussi apparemment et je vais continuer d’en profiter. 
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Veille effondrement #87 – Le peuple de l’herbe, par Arkao

Les insectes sont en voie de raréfaction selon certaines études. Sans remettre en cause les résultats globaux, de fortes disparités régionales sont remarquables et sources d’optimisme. Si les grandes plaines vouées à l’agro-industrie tiennent le palmarès de l’effondrement de la biodiversité, il reste dans ce pays des espaces où l’équilibre entre les champs, les herbages, les forêts et les zones humides reste préservé. Les insectes « disparaissent », soit, mais encore faudrait-il s’y intéresser. Quand prend-on la peine d’y prêter attention ? Quand d’agaçants moustiques nous empêchent de dormir, quand des mouches viennent nous chatouiller la peau alors qu’on voudrait lire un livre tranquille à l’ombre d’un arbre, quand des guêpes s’invitent à table, allant du verre de bière à la tranche de melon, quand le vrombissement sourd d’un imposant frelon vient semer la panique chez les convives. Finalement, qui s’intéresse aux milliers d’autres espèces qui nous entourent ? Continuer la lecture de Veille effondrement #87 – Le peuple de l’herbe, par Arkao

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