Vie quotidienne – Un voisin me met en demeure d’abattre les quatre arbres de mon jardin Suite #2

Vous êtes une demi-douzaine maintenant à avoir consulté l’exploit d’huissier qui m’est parvenu le 19 et à m’avoir fait parvenir vos observations et questions restantes.

Je résume vos remarques :

1° Les faits mentionnés ne sont pas avérés (un relevé de cadastre complété d’une photo aérienne le montrent).
2° les lois non pas été enfreintes (les arbres sont trentenaires, à bonne distance de bordure de propriété et bien entretenus – élagués en novembre chaque année).
3° les autres règlements invoqués n’existent pas et les peines associées à ces règlements imaginaires n’existent nécessairement pas non plus (se vérifie aisément sur le PLU : Plan Local d’Urbanisme. Ville de Vannes. 30 juin 2017, modifié 19 avril 2021).
4° la mention de sanctions associées à des règlements imaginaires dans le courrier d’un avocat constitue en soi des menaces.
5° la communication de ces menaces par exploit d’huissier constitue de l’intimidation.

Merci à tous ceux qui, dans des courriels et dans vos 200+ commentaires m’ont permis de faire ce résumé. Deux points restent à éclaircir : les menaces et l’intimidation mentionnées aux points 4 et 5 constituent-ils des délits ?

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La mort en Afrique : Rappel à Dieu ou règlement de compte ?

Ce texte est le dernier d’une série de quatre (« L’histoire véridique de Simon, envoûté et maudit », « La conquête du Dahomey (1894) : Ce qui s’est vraiment passé » et « Les concepts centraux de la religion vaudoue ») appartenant à la même famille : des comptes-rendus qui m’ont été confiés en tant qu’Européen ouvert à la manière dont les Africains conçoivent le monde et qui ne les passera pas, avant de les rapporter, à la moulinette des préjugés propres à sa culture. La dernière partie du texte m’a été communiquée par l’une de mes étudiantes au département de psychanalyse de Paris VIII en 1985-86. Je ne vois pas d’autre raison à son anonymat qu’une demande expresse de sa part à cette époque. Si l’autrice de cette réflexion se reconnaît et s’est ravisée sur ce point, qu’elle se fasse connaître : je lui reconnaîtrai bien volontiers la maternité de son texte en l’indiquant ici. 

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Pour comprendre l’attitude des dirigeants chinois

Dans Moïse ou la Chine. Quand ne se déploie pas l’idée de Dieu de François Jullien paru ce mois-ci chez L’Observatoire.

Pages 125 et 126 :

Il est dit dans le Livre (ou « Classique ») des Documents (« Shao gao » ± 1.000 av. J-C) que le souverain, « si profondément atteint de la vertu de respect », « prie le Ciel pour un mandat durant toujours ». Or on voit là que c’est de l’exercice même de la vertu de respect attentif, dans le gestion du monde que procède la « prière » du souverain pour un mandat que le Ciel ne pourra toujours que continuer de lui accorder tant qu’il n’aura pas démérité. Un commentateur lui-même le souligne : « […] La prière dont il est ici question est la mise en œuvre continue de la vertu, c’est-à-dire qu’elle est prière sans prier ». Prière sans prier, se réalisant dans la vie même, c’est-à-dire dans sa rectitude, et dispensant de la parole.

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Les concepts centraux de la religion vaudoue

La religion vaudoue est originaire du royaume du Dahomey. Elle a essaimé en particulier du fait de l’esclavagisme qui a enlevé des pratiquants de cette religion pour en faire les victimes du travail forcé en divers endroits de la planète, en Haïti en particulier. Le mot « vaudoun » en langue fon se traduit en français par « sacré » ou « saint ». Les informations qui suivent m’ont été confiées à Cotonou (Bénin), le 2 octobre 1984.

Le wensagun

C’est le messager de la mort, ou pour prévenir d’un mal. C’est surtout vrai pour les croyants, c’est un signe vu dans la vie quotidienne ou vu dans un rêve. L’adepte voit son fétiche devant lui qui lui annonce le mal qui va arriver. On peut essayer d’anéantir ce mal avant qu’il n’arrive. Quand c’est la mort, on ne peut rien faire. On invite ses fils et ses petits-fils et on leur transmet sa science, les choses qu’on ne peut transmettre que juste avant sa disparition.
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La conquête du Dahomey (1894) : Ce qui s’est vraiment passé

Vous croyez savoir comment la France a conquis le Dahomey en 1894 ? La version que vous connaissez est trompeuse. Voici l’authentique déroulement des faits : vous trouverez ici les propos d’une personne qui a tenu en 1984 à ce que je sache ce qui s’était véritablement passé.

Gbéhanzin se réfugie à quelques lieues d’Agbomé. Il a un gri-gri (gbo) que seul le Gucili a aussi, un gri-gri qui permet de se cacher (de se rendre invisible). Gbéhanzin n’avertit pas son frère et quand les Français approchent il va se cacher avec cette « science ».

À l’origine, Gbéhanzin s’appelait Kondo. Le naja mord rarement car il a du mal à ouvrir la bouche, mais quand sa queue est enroulée autour de quelque chose, on ne peut la dénouer. « Quand le naja fait ce nœud on ne peut (aucune chose) ne peut dénouer ».
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Vie quotidienne – Un voisin me met en demeure d’abattre les quatre arbres de mon jardin Suite #1

Parmi les initiatives plus au moins explosives que m’ont recommandées mes petits camarades de l’Assemblée Statutaire de Greenpeace-France, j’ai retenu le grand pique-nique festif de printemps aux couleurs du mouvement et une coordination de mes efforts avec le Groupe national de surveillance des arbres, dont il existe une antenne de par chez moi et que j’ai contacté tout à l’heure.

J’ai reçu l’exploit d’huissier dont voici la dernière page. Si vous souhaitez consulter le document complet, signalez-le moi, je vous le ferai parvenir.

GNSA – Groupe National de Surveillance des Arbres

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Le fil conducteur d’une œuvre cinématographique

Comme vous l’avez peut-être noté, je m’astreins depuis un certain temps au merveilleux exercice de regarder à la suite toute l’œuvre d’un grand cinéaste. Cela permet d’en découvrir le fil conducteur.

J’en suis à Nanni Moretti.

Io sono un autarchico : Comment est-on désespéré à 23 ans ?
Ecce bombo : Comment est-on désespéré à 25 ans ?
Sogni d’oro : Comment est-on désespéré à 28 ans ?
Bianca : Comment est-on désespéré à 31 ans ?
La messa è finita : Comment est-on désespéré à 32 ans ?
Palombella Rossa : Comment est-on désespéré à 36 ans ?
&c.

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Vie quotidienne – Un voisin me met en demeure d’abattre les quatre arbres de mon jardin

Vous m’êtes toujours d’un excellent conseil sur les affaires juridico-administratives.

Voici : il y a quatre arbres trentenaires dans mon jardin : 3 pins maritimes et un cèdre. Ce sont de beaux arbres : ils participent au « caractère agréablement boisé du voisinage ». Des voisins sont venus s’installer il y a trois ans, qui m’ont immédiatement mis en demeure d’abattre ces quatre arbres. Un conciliateur est venu qui n’a rien eu à reprocher à mes arbres, d’autant qu’un expert auprès de la cour d’Appel de Rennes avait rendu ses conclusions que vous pouvez lire ci-dessous. Je reproduis également la lettre reçue ce matin.

Tous vos conseils sont les bienvenus !


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Sujet de thèse pour anthropologue : archives + info, le tout clé en main

En 1977, la fondation Wiener-Anspach satisfaite du travail que j’ai accompli à l’Université de Cambridge en 1975 et 1976, m’accorde à nouveau une bourse. Cette fois je rédigerai sous la direction de Sir Edmund Leach (1910-1989), une thèse sur l’émergence de l’anthropologie sociale, une invention britannique, dans les années 1830 à 1950.

Deux éléments interviendront pour mettre fin à l’aventure : l’université met la pression pour que je me consacre plutôt à mon enseignement lorsque je suis nommé maître de conférence en 1979 et Leach – enthousiaste jusque-là – m’annonce un beau matin : « On laisse tomber : ce qu’on a rassemblé ferait trop de peine à trop de gens », traduisez : « On (lui directeur, moi thésard) ne pourrait pas honnêtement passer sous silence les coucheries de Bronislaw Malinowski, son mentor, dont certaines des bénéficiaires/victimes/complices font partie des personnes que nous côtoyons tous les jours ».
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