Le Blog de Paul Jorion

Une maintenance un peu rocailleuse la nuit dernière nous a rappelé quelques chiffres :

  • 12 ans d’existence
  • 13.472 billets
  • 428.448 commentaires
  • Un archivage chaque mois par la Bibliothèque Nationale (de France)

C’est ce qui m’a permis, entre autre, de republier tout à l’heure en « piqûre de rappel » un billet d’avril 2008, et qui vous permet à vous de repiocher à tout instant dans cette colossale base de données.

Et à ceux d’entre vous qui m’écrivez nombreux « Pourquoi n’avez-vous jamais parlé du… capitalisme, de … la crise des subprimes ? », n’oubliez pas la fonction « Recherche », en haut à droite !
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Piqûre de rappel : Une grande victoire pour la technologie, le 7 avril 2008

Un petit clin d’oeil à J. S. sous la forme d’un très ancien billet.

Samedi nous étions dans le désert d’Anza Borrego dans le comté de San Diego en Californie méridionale. On nous avait signalé une oasis au bout d’un canyon : des palmiers à la source d’un torrent de montagne qui ne tarde pas à se tarir quand il débouche dans le désert.

L'oasis
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Le manuscrit Voynich – Mes 2 pence

Ouvert aux commentaires.

Le Monde, Les mystères persistants de l’indéchiffrable manuscrit Voynich, Scientifiques et amateurs prétendent régulièrement avoir percé le secret de ce texte du XVe siècle, sans titre ni auteur, aux illustrations intrigantes, le 25 mai 2019

Je viens de lire la longue notice Wikipedia sur ce manuscrit mystérieux. Je n’y ai pas trouvé l’hypothèse qui a ma préférence et que je vous livre comme mes 2 pence sur la question : il ne s’agit pas d’alchimie, d’astrologie, d’un livre crypté de Roger Bacon, de langue proto-romane, etc. mais de l’oeuvre de pure imagination (textes et illustrations) d’un ou d’une excentrique de talent (« art brut »).

Démonstration : il existe différents types de symétrie, de cycles, de structures fractales, dans la forme des plantes. On n’y trouve pas le type de configuration géométrique que l’on voit dans la forme des feuilles de l’illustration ici, empruntée au manuscrit.

P.S. Faisant preuve de beaucoup d’imagination et d’une admirable bonne volonté, Arthur O. Tucker & Jules Janick ont tenté dans leur article « Identification of Phytomorphs in the Voynich Codex » d’identifier les plantes représentées dans le manuscrit. Leurs identifications sont, comme vous pourrez le voir, plus ou moins convaincantes selon les cas (plutôt moins que plus). Vous remarquerez cependant que l’illustration ci-dessus est absente de leur article : pour elle, ils ont préféré prudemment s’abstenir.

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« On nous ment ! » – La seule vérité à laquelle certains sont réduits

Ouvert aux commentaires.

Un article intéressant sur le complotisme dans le Washington Post d’hier : 50 ans après Apollo, les conspirationnistes hurlent toujours au « canular de la lune » met en évidence que le complotiste ne propose pas une représentation alternative de la réalité, il s’en tient à une seule proposition : « On nous ment ! » Aucune démonstration, aucune preuve, aucun raisonnement, ne peut le faire reculer, pas même celle de la difficulté pratique qu’il y aurait à mettre en oeuvre le contraire de la version officielle.

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Comment vais-je voter dimanche ?

Permettez-moi de réfléchir tout haut devant vous.

D’abord, j’entends voter à gauche – par piété filiale envers Edmond Jorion, mon père, et Porphyre Jorion, mon grand-père – même si c’est ce que je ferais de toute manière 😀 .

Ensuite, j’entends voter utile. Une option à gauche se trouve selon les derniers sondages exactement sur le fil du rasoir des 5% d’intentions de vote. Comme elle se trouverait significativement au-dessus de ce seuil si elle avait voulu tenir compte des excellentes propositions sur l’Europe que je lui apportais en dot, mais a préféré superbement les ignorer, je serais fou moi-même de l’encourager dans sa propre folie. Ce qui ne laisse que 2 véritables options.

De ces deux options, l’une défend des positions que j’approuve entièrement, mais dans un cadre flou faute de réflexion politique véritablement approfondie. L’autre défend de temps immémoriaux – comme nul ne l’ignore – des positions quasiment identiques aux miennes. Ce parti s’est malheureusement donné pour chef une personne incapable de conserver son sang-froid – la qualité qui s’avérera la plus essentielle dans les temps troublés qui s’annoncent et sont d’ailleurs déjà là. La tête de liste de ce parti aux européennes sauve cependant la mise, et avec brio. Je voterai donc Manon Aubry.

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« Mes vacances à Morro Bay » – Une perle vous dis-je ! ;-), par Philippe Soubeyrand

Philippe Soubeyrand qui a publié de nombreux billets sur mon blog (dont en particulier REQUIEM : le temps alloué était dépassé…), me communique un courrier qu’il a adressé à ses amis et connaissances. Je le reproduis bien volontiers ici bien entendu.

Le dernier livre de Paul Jorion est une perle rare située au beau milieu d’un océan de vide inique ! Il est grand temps de le mettre en Lumière !

Dès les premières pages, le ton nous est donné, l’auteur s’imaginant carrément une belle mort dans la gueule d’un requin de Morro Bay. Mais n’est ce pas plutôt lui ce requin en définitive ?

D’ailleurs, Mesdames, croyez-moi sur parole, s’il vous arrive un jour de croiser le regard de Paul Jorion, alors ne vous y perdez surtout pas, car cela signifie peut-être qu’il vous veut !

Ce livre est un véritable feu d’artifice d’anecdotes californiennes, toutes plus croustillantes les unes que les autres. Il ne se passe pas une page sans que l’on sourie ou que l’on rie, tant il est parfois difficile pour Paul Jorion de savoir choisir entre la complexité d’une limace et la simplicité d’un croissant, de tenter de se baigner dans du court-bouillon, de se retrouver bouche bée devant la majesté d’un palais du plaisir pour mégalos construit avec l’argent des mines du Nevada, et surplombant l’Océan Pacifique, de s’imaginer éveillé en pionnier de la Silicon Valley, de demeurer sans ambition et « en roue libre » trop longtemps, de chanter librement Brassens et l’Amour quand ce n’est pas permis, de ne pas ramasser des coquillages afin de les offrir à une petite fille dans le but d’attirer l’attention de sa maman « spontanée », de feindre le karaoké pour une nouvelle fois attirer l’attention, de s’imaginer en nudiste tout en tentant de se motiver avant d’escalader l’Annapurna, ou de ne pas s’impliquer dans les galères d’« une crêperie picarde sur la Côte centrale de Californie », etc. ! Continuer la lecture de « Mes vacances à Morro Bay » – Une perle vous dis-je ! ;-), par Philippe Soubeyrand

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L’ADN, Pour survivre, il va falloir repenser notre économie, le 20 mai 2019

Propos recueillis par Jeremy Lopes. Ouvert aux commentaires.

Pour survivre, il va falloir repenser notre économie

Paul Jorion est un anthropologue, sociologue et essayiste belge. Parmi ses sujets de prédilection : la finance et l’avenir de l’humanité. Un avenir qui, pour aboutir selon lui, doit revoir sérieusement ses priorités. Interview.

Nous souhaitions aujourd’hui aborder avec vous la notion de patrimoine, quel futur imaginez-vous pour la transmission de biens à l’heure où l’idée même de possession est remise en cause ?

Paul Jorion : En introduction, j’aimerais rappeler que la plus grande part de la transmission n’est pas matérielle. Elle est de l’ordre du savoir, ce qui signifie qu’elle s’est principalement effectuée dans une culture de l’oral, même si l’écriture a rendu cette transmission plus pérenne par la suite. Aujourd’hui, nous sommes tombés d’accord sur un langage commun pour pérenniser cette transmission : celui de la science. Au-delà des biens matériels, il est donc important de rappeler la place de l’immatériel dans ce questionnement.  

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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Le 737 MAX, vu depuis la première … ou la seconde classe, par Timiota

Ouvert aux commentaires.

Quelques nouvelles de l’affaire Boeing (suivi par le Seattle Times de près bien sûr).

(1) Les auditions des patrons de la FAA (ceux qui ont tardé a donné l’ordre de clouer les 737 MAX au sol) devant les autorités nationales de transport (National Transportation Safety Board =NTSB) ont plutôt été un exercice de langue de bois. Les questionnements remontent maintenant à la « culture d’entreprise » de Boeing. Voici deux échantillons : D’abord ce qu’on pense d’une part chez Forbes (eh oui, chez les riches…) (2), en essayant de mettre en avant « les meilleurs d’entre nous » (les patrons qui ont mis les profits en sourdine). Et enfin, l’état actuel un peu gazeux bien résumé sur un des forum français qui consacre 210 pages (fort inégales) à l’accident (3) par un intervenant de pseudo « Pierrebx ».

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« Mes vacances à Morro Bay », depuis 6 jours en librairie

Pages 45 et 46

Cet après-midi j’ai compris pourquoi j’étais allé passer mes vacances à Morro Bay. La journée n’avait pas trop bien commencé.

Le matin, j’avais commencé par aller explorer les rues de la petite ville. J’avais scruté ces vitrines figées dans les années soixante ou soixante-dix. C’est bizarre, cette disposition de toutes les petites stations balnéaires du monde, à faire preuve d’un retard de trente ou quarante ans sur les grands centres. Est-ce parce que ce sont les habitants des petites villes fauchées du reste du pays qui passent leurs vacances sur les petites plages fauchées ? Ça doit jouer. Je regarde la vitrine d’un agent immobilier, les photos de propriétés à vendre sont jaunies : pour être aussi pâles elles datent d’au moins cinq ans. Ces maisons peuvent-elles vraiment être en vente depuis tant d’années ? J’en doute. Les photos restent là, non-renouvelées, probablement pour leur valeur exemplaire. Les heures d’ouverture affichées sont également avares : de 11 heures à 13 heures, puis de 15 à 17 heures, le mardi et le jeudi. Les propriétaires ont apparemment des choses plus importantes à faire du reste de leur temps. Ah ! Voilà qui est plus intéressant : Crêperie Sophie, le menu propose : Ficelle Picarde. Il faudra que je vienne voir à quoi ça ressemble. Il est neuf heures, c’est fermé, je jette un oeil à l’intérieur. Des photos des années trente : une famille à la plage (Trouville ?), une photo : un portrait de femme, probablement Sophie, les lèvres très peintes, apparemment très rouges, des cheveux courts et permanentés, des accroche-coeur sur le front. Oui, il faudra que je revienne. 

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