C02 : C’est pas nous ! C’est les avions que nous prenons pour voir du pays, et les cargos qui nous amènent nos gadgets !

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Position présente des cargos
Un tel voyage individuel aller-retour en avion représente une production de C02 supérieure à la production annuelle moyenne des citoyens des pays représentés en orange
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Climat : « Game Over » ?

Les Américains auront l’occasion de réfléchir demain au climato-scepticisme de leur président : 41,7° prévus à New York, 42,2° à Washington et à Chicago.

Canicule « excessive », selon les commentateurs, qui attirent l’attention sur le sort des SDF : il ne fera pas bon dormir dehors. Non pas cette fois parce qu’il fera trop froid, mais trop chaud.

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La chute de la météorite Trump. Tome 1 : Un objet populiste mal identifié, pp. 110-113

Vous trouverez en effet aux pages 110 à 113 les propos suivants :

18 août 2017

À la lumière des événements de Charlottesville et des commentaires de Trump à leur propos, je suggère ce jour-là, de manière imagée, que Trump est le dernier des généraux confédérés sudistes et qu’avec lui se déroule la bataille ultime de la guerre de Sécession, en réalité inachevée. De manière inattendue il dispose à ses côtés, de troupes étrangères, à la tête desquelles se trouvent le Russe Vladimir Poutine et l’Australien Julian Assange.

La dernière bataille de la guerre de Sécession (1861 – 1865)

On découvre petit à petit qui est véritablement ce bonhomme et, le doute n’est plus permis maintenant : Trump est un général sudiste, Trump est un général de l’armée sudiste en déroute. Son père, Fred Trump, a plus que probablement appartenu au Ku Klux Klan, s’est rallié à cette idéologie-là et les événements de ces jours derniers le soulignent, mettent en évidence le fait qu’il y a des choses dans l’Histoire qui n’ont pas été terminées et qui se terminent parfois beaucoup plus tard. Beaucoup plus tard puisque vous le savez, la Guerre de Sécession (1861 – 1865), ça ne date pas d’aujourd’hui. Mais il s’est passé après la Guerre de Sécession une chose à laquelle on s’est peu intéressé mais que l’actualité d’aujourd’hui et des jours précédents nous rappelle : d’une certaine manière, les Sudistes n’ont pas vraiment perdu. Sous prétexte ou dans un esprit – je dirais peut-être « généreux » – de permettre au Sud de se reconstruire, on lui a permis de ne pas, je dirais pour faire image, se « déstaliniser » entièrement par rapport à ses visions esclavagistes.

[…] Donc, on nous a dit : « Oui, les suprémacistes, les identitaires blancs du Ku Klux Klan, les nostalgiques de l’armée confédérée qui ont défilé l’autre jour samedi à Charlottesville, c’est un prétexte pour eux, le déboulonnage de cette statue de Robert E. Lee », mais en réalité c’est significatif parce que maintenant, vous le voyez, tout ça se retrouve au cœur de l’actualité. Et le fait que Trump se déclare « pour la protection de ces beaux monuments », ce sont ses termes, est tout à fait significatif : il est dans le camp sudiste.

[…] La dernière bataille de la guerre civile américaine est en train d’avoir lieu. On ne sait pas qui va gagner parce que les Sudistes n’ont pas désarmé.

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Piqûre de rappel : Costa Mesa (Calif.), 1997, le 30 mars 2014

Dans la série « Mes USofA à moi » – qui sont en de très mauvaises mains en ce moment même.

La scène se passe un dimanche matin à Costa Mesa, une communauté essentiellement latina de Californie méridionale. La réunion des Quakers du comté d’Orange va débuter dans un quart d’heure. Et comme les Quakers sont le plus souvent des squatters, le « meeting » aura lieu ici dans une classe d’école. Dans un coin de la salle : un piano.

Il faut savoir que les Quakers sont des intellectuels protestants très à cheval sur les principes (simplicité volontaire, objection de conscience et de croissance, désobéissance civile, etc.) et particulièrement allergiques à tout ce qui évoque véritablement l’idée d’une religion dans cette lointaine banlieue hispanique de Los Angeles tels que processions, encens, prières, cantiques et autres dorures et paillettes, pouah !

Margaret, ses quatre-vingt-cinq ans bien sonnés, a repéré le piano. Elle dit (suffisamment bas pour que personne ne puisse l’entendre) : « Je suppose que personne n’aura d’objection… » et se dirige résolument vers le piano devant lequel elle s’assied, puis se met à jouer l’un des morceaux les plus kitsch du répertoire de la Gospel Song blanche : « In the Garden » de Charles Austin Miles (1868 – 1946), qui abandonna la carrière respectable de pharmacien à Philadelphie pour la composition de cantiques.

Sa voix s’élève, chevrotante, humble mais triomphante : « Et Il marche à mes côtés, Et Il s’adresse à moi… » et… ignorant les regards noirs que lui jettent ses « amis » (c’est ainsi que les Quakers se saluent entre eux : « Ami ! »), elle continue de jouer et de chanter, imperturbablement.

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La presse : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique »

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Le Monde : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique », le 17 juillet 2019

On trouve décidément dans l’Éthique à Nicomaque tout ce dont on a besoin pour juger de l’affaire de Rugy. Je citais le passage suivant il y a trois jours :

Les distractions agréables font partie des choses désirables en soi ; elles sont cependant d’habitude plus nuisibles qu’utiles car elles nous incitent à négliger et notre santé, et nos finances. Les adeptes de ce genre d’amusements sont très appréciés à la cour des princes car ils offrent à ceux-ci le moyen de se rendre populaires auprès de leurs obligés en leur procurant les distractions qu’ils désirent (X, vi, 3-4).

Or, pour commenter l’actualité d’aujourd’hui, il suffit de se souvenir qu’Aristote, pensant à ceux à qui les notions d’« exemplarité » et de « moralisation » demeureront toujours étrangères, disait également ceci :

Alors que l’homme vertueux, qui guide sa vie par des idéaux éthiques obéira à la raison, la base, dont les désirs sont déterminés par le plaisir, doit être punie par la douleur, comme pour une bête de somme. […] La souffrance et les châtiments pour les contrevenants doivent être les plus opposés à leur plaisirs favoris (X, ix, 10).

À ceux qui ne peuvent comprendre, parce que la vertu exige la sagesse et l’usage de la raison, dont ils sont privés, on ne peut qu’imposer l’empire de la loi.

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L’anti-Trump que les Américains s’arrachent !

De gauche à droite : Rashida Tlaib, D-Mich., Ilhan Omar, D-Minn., Alexandria Ocasio-Cortez, D-N.Y. et Ayanna Pressley, D-Mass.

Toutes quatre sont des députées « communistes » (dixit Lindsey Graham, sénateur Républicain de Caroline du Sud), qui devraient « retourner et tenter de réparer les endroits à la dérive et infestés par le crime d’où elles viennent » (dixit le Président Donald Trump).

La députée Ocasio-Cortez a répondu lors de la conférence de presse que l’on voit ci-dessus, qu’elle s’apprêtait à suivre le conseil du Président l’après-midi même : elle se rendrait dans sa circonscription du Bronx à New York.

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Que faire face à l’inconscience et au nihilisme écologiques ? Se révolter ! par Cédric Chevalier

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Quelques fonctionnaires et des personnes engagées dans l’environnement et la politique, voudraient que se développe en Belgique une véritable politique de résilience territoriale locale. La résilience, cela signifie la capacité à rebondir après un choc, éventuellement extrême, et à reprendre une dynamique fonctionnelle, éventuellement différente. Ainsi, une personne qui perd ses deux jambes dans un grave accident peut néanmoins se remettre du drame, apprendre à fonctionner sans jambes et continuer à vivre, y compris en étant heureuse, à condition d’être dotée de suffisamment de résilience ou de renforcer suffisamment sa résilience spirituelle, psychologique, sociale, économique et physique. Elle ne sera plus jamais la même personne, mais elle « fonctionnera » à nouveau.

Alors que tous les signaux d’alarme retentissent pour nous avertir chaque jour de la hausse spectaculaire des catastrophes écologiques et de leur cortège de victimes, la résilience des territoires et de leurs habitants face aux chocs devient un impératif moral et politique absolu.

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Trump : Les immigrés se classent en 2 catégories, les bons et les mauvais

En enjoignant à 4 députées de « retourner d’où elles viennent », Trump suscite l’indignation des Démocrates : « Nous, les États-Unis, SOMMES une nation d’immigrés ! » Et Trump de répondre : « Il y a les bons et les mauvais. Les bons sont blancs, l’autre racaille peut retourner d’où elle vient ! »

Mme Pelosi, chef de la majorité au Congrès, qui était pourtant en froid avec les 4 députées en question (des « communistes », selon Lindsey Graham, Républicain farouche ennemi de Trump devenu son inconditionnel ami), s’initie désormais à la traduction : « Rendre à l’Amérique sa Grandeur » = « Rendre à l’Amérique sa Blancheur », dit-elle, pour ce suprémaciste blanc dont les valeurs sont, comme pour son père Fred, celles du Ku Klux Klan.

Manque de pot pour M. Trump et ses acolytes, ces « mal-blanchis » qu’ils voudraient bien voir « retourner chez eux », sont soit des personnes que leurs propres aïeux esclavagistes ont fait venir en « Amérique » contre leur gré, soit des personnes qui sont précisément chez elles en Amérique et qui seraient en droit de rétorquer à Trump : « C’est à toi, l’envahisseur, de retourner d’où tu viens ! »

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Académie Royale de Belgique, « Comment la réalité fut inventée par les astronomes de la Renaissance », le 1er avril 2015

À partir de mon livre Comment la vérité et la réalité furent inventées, Gallimard 2009

Seconde partie – « Comment la réalité fut inventée par les astronomes de la Renaissance ». Le podcast :

Rappel : Première partie – « Comment la vérité fut inventée par les philosophes grecs », le 12 mars 2015

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Le petit micron et moi

Tu es là devant moi sur la table du jardin, petit micron, juste en-dessous du journal que je suis en train de lire. Tu avances rapidement vers la droite. Tu t’arrêtes. Tu te ravises. Tu pars vers la gauche. Pour t’arrêter aussitôt : non, c’était bien vers la droite que tu entendais aller. Et tu repars. Qu’est-ce qui peut bien motiver tes brusques changements d’avis ?

Tu es trop petit (1 mm ?) pour que je devine même ce que tu es. Une minuscule araignée ? Difficile à dire ! La différence entre nous (toi qui vaques à tes affaires, et moi qui t’observe), c’est que je pourrais t’effacer de la surface du globe d’une simple pression du doigt. Pour que je disparaisse moi, là assis dans mon jardin, à l’heure où le soleil se couche, il faudrait une météorite d’un demi-kilo (je viens d’aller vérifier). C’est bien la seule différence que je voie entre toi et moi.

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*Le seul Blog optimiste du monde occidental*