Excellentes ventes, mais pas de lecteurs…

Je reçois à l’instant un message d’un ami :

J’ai offert Défense et illustration du genre humain à un copain prof de g… à la Sorbonne. Il avait l’air assez vite captivé ! En tous cas le livre était parfaitement bien présenté là où je l’ai trouvé (librairie principale à S…). Ça fait plaisir !

Je lui réponds :

Merci. Beaucoup de gens m’écrivent pour me dire, non pas « Je l’ai acheté pour le lire » mais « … pour le donner », cela veut dire qu’ils me font confiance, ce qui me fait très plaisir. C’est ce qu’a fait une journaliste de E… qui m’a appelé vendredi : « Ecrivez-moi qq chose sur votre livre. Je ne l’ai pas lu – il est arrivé hier – mais j’ai bcp aimé Le dernier qui s’en va…, je vais le lire mais je sais que ce sera très bien aussi… ».

Paul
P.S. J’espère que ceux qui font cela, s’achètent aussi un exemplaire pour eux-mêmes, sans quoi le monde sera rempli de gens qui en ont un exemplaire, et potentiellement personne qui l’aura lu 😉

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Préface à Fuck Work ! de James Livingston

La préface que j’ai rédigée pour No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea (2016) de James Livingston, publié en français sous le titre Fuck Work ! (Champs Flammarion 2018). Ouvert aux commentaires.

Le texte que vous allez lire vous donne la pêche. J’espère que vous ne bouderez pas votre plaisir à sa lecture, de la même manière que je n’ai pas boudé le mien. Je l’ai découvert à la faveur de la lecture de son introduction publiée dans la revue américaine Aeon en novembre 2016. Je l’avais lu, beaucoup ri, et cherché quelqu’un qui, malgré sa longueur, serait prêt à le traduire pour Le blog de Paul Jorion. Sa publication en septembre 2017, suivie en décembre par un compte-rendu signé de Madeleine Théodore, avait suscité plus de 200 commentaires.

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Courrier reçu de Claude Fleurey à propos de « Défense et illustration du genre humain » : Demain, la Chine

Assez étonnante, cette conjonction d’intérêts, forcement non concertée, entre ce que vous énoncez, Paul, concernant la Chine (Demain la Chine), et l’espoir que j’entretiens, depuis assez longtemps, déjà, et que je formulai récemment, en direction d’un auditoire, réduit et surtout bienveillant, à destination duquel j’avançais l’hypothèse que ce serait de la Chine, d’où viendrait notre salut.

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« Nice chap! »

Le Monde : Mariage du prince Harry et de Meghan Markle.

… en l’absence de son père […] « Mlle Meghan Markle a demandé à Son Altesse royale le prince Charles de la conduire à l’autel » de la chapelle Saint-George au château de Windsor, a indiqué un communiqué. « Le prince de Galles est ravi de pouvoir accueillir Mlle Markle de cette façon dans la famille royale.

Mon mentor à Cambridge, et directeur de thèse à une époque, Sir Edmund Leach, était par ailleurs provost de King’s College, un poste prestigieux qui lui valut d’être le « professeur d’anthropologie » du prince Charles. Il m’expliqua un jour qu’être « le professeur » de quelqu’un d’aussi haut placé dans la succession au trône consistait essentiellement en quelques conversations en tête-à-tête et à bâtons rompus.

Malgré la très haute estime en laquelle le tenait l’establishment britannique, Leach était essentiellement un iconoclaste qui n’avait pas, en particulier, une très haute opinion de l’aristocratie et, me rapportant un jour les conversations qu’il avait eues avec le prince Charles, il me dit, comme s’il s’agissait là de quelque chose d’assez surprenant : « Il fait preuve d’un très grand bon sens ! « , et de conclure : « Nice chap! », un brave type !

Ce dont nous aurons donc, une fois de plus, la preuve demain.

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« Défense et illustration du genre humain » : Ce qu’il n’y a pas dans mon livre – Retranscription

Retranscription de « Défense et illustration du genre humain » : Ce qu’il n’y a pas dans mon livre. Merci à Catherine Cappuyns !

Bonjour, nous sommes le 15 mai 2018 et demain [en fait, hier], pour moi, paraît un de mes livres. Voilà, c’est ce livre-là, (montre le livre) il s’appelle Défense et illustration du genre humain, ça paraît chez Fayard. Je vous en ai déjà parlé, j’ai présenté sur mon blog, en sept parties, la conclusion. Je l’ai simplement découpée en rondelles et je vous ai présenté les rondelles une par une et j’ai fait cinq petites vidéos, où je vous ai expliqué ce qu’était ce livre et ce qu’il y avait dedans.

Et, pour terminer, parce que ce sera la dernière bien entendu, je voudrais vous parler de ce qu’il n’y a pas dans ce livre.

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Nos lecteurs nous écrivent

Cher Paul,

Les sept exemplaires de votre dernier ouvrage qui se trouvaient à la Fnac Saint-Lazare se trouvent maintenant chez moi. Un va y rester, pour mon usage personnel. Les autres seront offerts aux paroissiens d’une religion féroce que je compte parmi mes amis (pourtant on choisit ses amis !). Je ne sais pas s’ils prendront la peine de vous lire et s’ils le font, qu’en retiendront-ils vraiment ? Je ne sais pas, mais je tente le coup !!!

Merci pour votre réflexion et surtout merci de l’offrir au plus grand nombre.

Bien cordialement,

Manuel (Guérin)

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« Défense et illustration du genre humain » – Table des matières

I. AVONS-NOUS LES MOYENS D’EMPÊCHER L’EXTINCTION ?

Nous étions une manifestation du vivant
Faire en sorte que les générations futures existent !
Notre destin est-il d’être remplacés par nos machines ?
Mettre ensemble ce que nous avons compris, la Chine et nous

II. QUI SOMMES-NOUS ?

Sommes-nous seuls dans notre genre ?
Notre existence est seulement simulée
La très faible probabilité de l’apparition de créatures comme nous
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« Défense et illustration du genre humain » : Demain, la Chine – Retranscription

Retranscription de « Défense et illustration du genre humain » : Demain, la Chine. Merci à Catherine Cappuyns !

Bonjour, nous sommes le 13 mai 2018 et dans trois jours, le 16 mai [en fait, hier], paraît ce livre dont je vous parle ces jours-ci : Défense et illustration du genre humain, ça paraît chez Fayard. Dans ce livre il y a aussi une partie très importante consacrée à la Chine.

Je commence par régler à ma façon le débat qui a eu lieu, qui a déchiré, le monde de la sinologie francophone, entre d’un côté Jean-François Billeter et de l’autre François Jullien. Le premier disant qu’il n’y avait pas de différence radicale entre la pensée chinoise et la nôtre, et disant que ce que nous prenons pour une différence essentielle c’est l’esprit de l’Empire chinois qui existe depuis des millénaires. François Jullien nous dit : il y a autre chose.

Et cet autre chose, je crois l’avoir trouvé, il y a pas mal d’années d’ailleurs, à la fin des années 80, au moment où je travaillais en intelligence artificielle, au moment où j’ai essayé de mettre sous forme d’instructions, de code, des choses qui m’apparaissaient typiques de la pensée chinoise et j’utilisais le langage Prolog et je n’y arrivais pas. Et du coup j’ai dû m’expliquer pourquoi il y avait une différence essentielle. J’en ai parlé dans Principes des systèmes intelligents, paru en 89, et puis j’en ai parlé beaucoup plus longuement encore en 2009 dans « Comment la vérité et la réalité furent inventées » publié là chez Gallimard.

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L’Intelligence Artificielle ? Mais on n’est encore nulle part !

Ouvert aux commentaires.

« L’Intelligence Artificielle ? Mais on n’est encore nulle part ! »

Vous avez déjà entendu ça, et vous l’entendrez encore. Venant même de la bouche d’« experts » sur la question. Regardez alors la vidéo ci-dessous.

Cela me touche tout particulièrement, parce que lorsque j’ai fait personnellement de la recherche en IA, de 1987 à 1990, c’était cela la tâche qui nous avait été assignée : un dialogue sans anicroche entre un humain et un robot. Comme il s’agissait d’une compagnie téléphonique (British Telecom), on nous parlait de « service clientèle » et ce n’est qu’à la clôture du programme qu’on nous a appris qu’il s’agissait d’une étude pour l’armée de l’air britannique : concevoir un logiciel de conversation entre le pilote d’un chasseur et son engin.

Voir aussi l’article de Martin Untersinger dans Le Monde.

Et pour la version mode dérision :

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Big Brother mangera son chapeau !