Fin du monde ! Fin du mois !

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« Mes vacances à Morro Bay », depuis 3 jours en librairie

Pages 46 à 48

Je découvre la Chambre de commerce / Syndicat d’initiative de Morro Bay. Je m’arrête et je demande quelle est la meilleure plage pour les bains de mer. Et il faut imaginer la scène : une femme assise à un bureau et une autre dans une petite pièce contiguë, qu’elle voit depuis son siège mais qui m’est à moi invisible vu l’angle. Long silence : j’ai apparemment parlé de corde dans la maison du pendu. Raclements de gorge prolongés : « Hmmm, Hmmm. » Mon interlocutrice se tourne désespérément vers sa comparse, laquelle ne lui est d’aucun secours : silence également de ce côté-là. Finalement :

— La semaine dernière il y a eu un, euh… accident.

Je viens charitablement à son secours :

— Oui, je sais : une nageuse a été attaquée par un requin.

— Vous savez, elle nageait avec des palmes, ça la faisait ressembler à un phoque.

Ah ! c’est ça, on est toujours renvoyé au péché originel : ce qui vous arrive de tragique est toujours un peu votre faute. Mais cette fois, ce n’est plus [comme dans les journaux, la semaine dernière] de nager « avec » les phoques, mais de nager « comme » un phoque !

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Sommes-nous à la veille d’une guerre mondiale généralisée ? le 14 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de Sommes-nous à la veille d’une guerre mondiale généralisée ? le 14 mai 2019.

Bonjour, nous sommes le mardi 14 mai 2019 et il y a 10 jours, je préparais ma chronique mensuelle qui serait publiée dans le journal belge L’Écho et qui, à une certaine époque qui s’est terminée il y a 2 mois, au mois de mars, serait publiée simultanément dans le journal Le Monde. Le Monde a cessé de publier mes chroniques. Je les continue et, donc, mon texte rédigé il y a 10 jours a été publié dans L’Écho il y a exactement une semaine, le 7 mai, sous le titre « Sommes-nous dans le très inhabituel ? ».

De quoi est-ce que je parlais ? Je parlais de ce qui se passe au Brésil. Je parlais de l’Angleterre, du Royaume-Uni, où le Financial Times avait annoncé en première page la veille que le pays était dans l’immobilité totale : grinding to a halt, s’était immobilisé. J’ai parlé de la France parce que la veille, M. Castaner, Ministre de l’Intérieur (il est revenu ensuite sur ses propos), avait dit qu’une foule en colère avait envahi l’Hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris. Je parlais du très inhabituel. Je parlais aussi des États-Unis. Je parlais du fait que M. Trump refusait que le pouvoir législatif à la tête duquel se trouvent maintenant des Démocrates (en tout cas dans le cadre du Congrès, si pas au Sénat), joue son rôle de contre-pouvoir, en faisant le blocus de toutes les informations qui sont demandées par les Démocrates à la tête de commissions sénatoriales aussi mais essentiellement du Congrès.

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Quinzaines, Comment la Singularité nous rendra obsolètes, le 15 mai 2019

Comment la Singularité nous rendra obsolètes

Si vous avez eu l’occasion de voir la vidéo diffusée en streaming le 24 janvier où l’on voit l’Intelligence Artificielle AlphaStar faire mordre la poussière à Grzegorz « Mana » Komincz, champion incontesté du jeu vidéo StarCraft, vous vous souvenez de l’abattement des observateurs qui commentaient l’événement en direct : « Nous ne sommes plus de taille ! ».

AlphaStar s’était constitué une armée à la composition surprenante. Il lança alors son offensive, redistribuant instantanément ses troupes en cinq unités distinctes parfaitement coordonnées. Joueur et spectateurs étaient également subjugués : « Comment imaginer qu’un être humain puisse afficher une telle maîtrise ? »

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Le loup du politique déguisé en agneau de la neutralité

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Regardez ceci si vous avez les 30 minutes que cela dure. Excellente analyse ! Ç’aurait été bien que quelqu’un fasse un décorticage de ce type lors de mon fameux débat de 2011 avec Brice Couturier, ou lorsque je suis allé présenter – là aussi sur France Culture – mon livre sur Keynes et où la première question est (je cite de mémoire) : « On ne niera pas quand même que tous nos ennuis nous viennent de Keynes ! »

Il faut malheureusement être aguerri à ce genre de pratiques (même sur le service public) sans quoi on se fait mettre en pièces. L’ennui, c’est que si vous êtes aguerri, on cesse de vous inviter (sont pas tout à fait fous dans le camp d’en face !).

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Xavier Dupret, Dis, c’est quoi le capitalisme ?, Postface : Dialogue entre Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Xavier Dupret, Dis, c’est quoi le capitalisme ? Waterloo : La Renaissance du Livre, vient de paraître. Ouvert aux commentaires.

Postface : Dialogue entre Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Quand Xavier Dupret nous a proposé de préfacer cet ouvrage, nous avons accepté avec enthousiasme. Son initiative ne pouvait être que soutenue de rendre accessible à tous une notion clé d’économie. Que ce soit dans la position d’anthropologue et économiste de Paul, professeur associé à l’Institut catholique de Lille, ou de Vincent en tant qu’étudiant en économie et statistique à l’ENSAE ParisTech, nous regrettons que l’enseignement des sciences économiques soit un discours opaque mais surtout formaté. Contrairement à nombre de nos contemporains, Xavier Dupret met ici en relief, avec clarté, les débats qui peuvent (et doivent !) traverser l’économie et son mode de production dominant aujourd’hui, le capitalisme.

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« Mes vacances à Morro Bay », aujourd’hui en librairie

Cher Paul,

Avant 13h, j’ai débuté la lecture de vos Vacances à Morro Bay ! Je me suis arrêtée à la moitié de la semaine, à l’annonce du renoncement à la baignade, et je reste donc suspendue à l’attente du prochain rendez-vous avec la dentiste, samedi prochain. Vous embrassera-t-elle à pleine bouche ? Quelle prise en charge pour vos trois couronnes aura-t-elle réussi à obtenir pour vous de votre assurance santé ? Verrez-vous l’aileron d’un requin dans la baie ou la « julienne » est-elle décidément trop épaisse ? [ce qui me fait penser immanquablement au mot d’une amie qui se baigne à La Turballe et qui me dit souvent, en été : « aujourd’hui, elle était imbaignable ».] J’en suis là. Mais je puis d’ores et déjà vous dire que vous tenez l’essentiel : le rythme et l’esprit. 

Vous avez trouvé une musique excellente : celle de la (fausse) oralité, dans une forme très délicate, très sensible. Cela s’apparente à du discours intérieur, un mélange entre récit et flux de conscience. Cela a le mérite de happer le lecteur, plongé soudain dans l’intériorité du narrateur. Pour l’embarquement, c’est puissant. Et ce récit, ce flot d’histoires, avec ses emmanchements étonnants (éminemment subjectifs, mais on vous reconnaît sans vous reconnaître), se fait sur un ton très varié, sans suffisance, ni narcissisme, bien au contraire : avec des traits légers d’auto-dérision, d’ironie et de connivence avec le lecteur – dont rien n’est supposé, ce qui est une ouverture remarquable, un vide très accueillant qu’il investit justement, et où il se met à se reconnaître – ; oui, lui aussi, dans la vacance entre une histoire d’amour qui s’est terminée et une peut-être qui s’annonce, s’est permis des aventures insignifiantes de la plus grande importance, où chaque chose, chaque incident prenait un relief inouï, où il rouvrait l’espace des hasards, des coïncidences… pour une nouvelle étape dans son existence. Evidemment, ce qui me plaît, c’est, outre la « matière » californienne, ces réflexions qui rationalisent ou non les phénomènes de hasard, et les nombreuses associations qui passent par la tête du narrateur et donne un aperçu sur son existence subjective… 

S

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« Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 5 mai 2019 et mon exposé d’aujourd’hui s’intitulera « Que faire ? Que faire ? ».

Vous l’avez vu – je commence par là – les listes pour le Parlement européen ont été déposées et sur aucune de ces listes, vous ne trouverez mon nom. Alors, la tentation de la nature humaine, c’est de dire : « Eh bien finalement, je n’ai pas vraiment essayé ! » mais là, vous me diriez : « Non, non, M. Jorion, vous avez essayé et vous avez consacré beaucoup d’énergie au cours des mois derniers à essayer de vous trouver sur une de ces listes et vous  n’avez pas réussi ! » et je vous dirai : « Monsieur ou Madame, vous avez parfaitement raison : je me suis donné beaucoup de mal ! ». J’ai essayé d’avoir un débat public avec M. Hamon dont vous vous souvenez peut-être, qui a été décommandé à la dernière minute – pas par moi. J’ai eu l’occasion de passer une soirée à discuter avec M. Hamon. J’ai eu l’occasion de plusieurs conversations assez longues avec M. Olivier Faure. J’ai eu M. Paul Magnette au téléphone, M. Di Rupo aussi et vous m’avez vu me joindre au mouvement Place Publique qui s’est créé en France. J’ai participé à l’échelon local, dans le Morbihan où j’habite. J’ai participé même à une réunion – je suis revenu spécialement un jour où j’étais à Bruxelles – pour participer à une réunion à Lille aux côtés de Claire Nouvian. Des amis à moi ont lancé une pétition que vous avez été nombreux, dans le cadre en question, à signer, appelant le Parti socialiste et Place Publique à me mettre en position utile sur leur liste.

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ESSENTIEL – la possibilité du découplage absolu conditionne la possibilité de la croissance économique, par Cédric Chevalier

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J’ignore si le concept de découplage absolu est bien maîtrisé par les décideurs économiques et politiques. Si tel n’est pas le cas, nous avons un sérieux problème. Saviez-vous que le découplage absolu est la seule manière de « sauver » la croissance économique ? Alors que nous sommes en overshoot environnemental, et devons donc nécessairement diminuer notre empreinte environnementale (toujours en croissance), postuler qu’il est possible de découpler en termes absolu la croissance économique de l’empreinte environnementale est la seule manière de pouvoir encore vouloir désirer cette croissance économique. En termes économiques, sans découplage absolu, garder la croissance économique signifie qu’on admet qu’on va détruire à terme l’entièreté du capital naturel. Et nous avec…

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