Trends-Tendances – Le sens du bien et du mal, et McKinsey, le 25 février 2021

Le sens du bien et du mal, et McKinsey

McKinsey & Co. est, avec 130 bureaux et 30.000 employés, l’une des principales consultances au monde. Elle fut la première à nous offrir des chiffres fiables sur la régression de l’emploi due à l’Intelligence Artificielle. Elle doit sa réputation à un coup de maître en 1975. Un bref rappel du problème qu’il s’agissait de résoudre. Il y a trois parties prenantes à l’entreprise : la direction, les actionnaires et les salariés. Souvent dans les négociations, les salariés l’emportaient parce qu’ils trouvaient à s’allier à l’une des deux autres parties. Comment faire pour que les intérêts du patronat et de la Bourse s’alignent et que les salariés soient une fois pour toutes mis sur la touche ? McKinsey inventa les stock options : la rémunération de la direction serait indexée de fait sur le cours de l’action en Bourse. Le résultat dépassa toute attente. Au lieu d’être distraite par les objectifs à long terme de la firme, la direction aurait désormais les yeux rivés au bilan de résultats trimestriel, et s’efforcerait d’y dissimuler à chaque fois la « divine surprise » qui ferait bondir la cotation en Bourse.

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Lawrence Ferlinghetti (1919-2021)


Le début de Le sanctuaire, mon billet ici, en date du 26 avril 2007.

Ma mère est morte en janvier 2003. Deux semaines plus tôt je l’avais vue pour la dernière fois, impuissante, dans sa chambre de réanimation à l’hôpital de Vannes. Et donc ce matin-là où j’ai appris la nouvelle, j’escaladais et je dégringolais les rues de San Francisco avec l’envie de prier, cette envie qui transcende dans ces moments-là le fait que l’on croie ou non en Dieu, que l’on aie une religion ou que l’on n’en aie point. Et je suis passé dans Columbus Street, devant la librairie City Lights.

Quand on connaît la boutique, on finit par s’y retrouver dans sa configuration labyrinthique. Au sous-sol, il y a la collection la plus complète que je connaisse d’ouvrages en anglais sur le bouddhisme et le taoïsme. Au premier étage, il y a une petite pièce, et cette petite pièce est deux choses à la fois : c’est la partie d’une librairie et c’est aussi un joli sanctuaire. Les livres sont disposés avec dévotion sur des présentoirs, comme des offrandes. Ce qui se comprend quand on sait que c’est Lawrence Ferlinghetti, le poète « beat », qui la fonda, il y a bien longtemps. Il y a des photographies, certaines de très grand format. Une en particulier, de Jack Kerouac et de Neal Cassady. Est-il dieu possible d’avoir l’air plus breton que Ti Jean Duluoz ? Et c’est là que j’ai pu prier, à ma manière.

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Cinq grandes figures du courant évolutionniste en anthropologie

Texte inédit. Johann Jakob Bachofen (1815-1887) Le Suisse Johann Jakob Bachofen fut peu de temps professeur de droit romain à Bâle ;…

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7ème rencontre franco-chinoise du droit et de la justice de l’Ambassade de France en Chine, Le transhumanisme à l’ère de la médecine « améliorative », les 10 et 11 mai 2021

Je présenterai une communication intitulée “L’esprit d’Asilomar 1975 résistera-t-il à la conquête des étoiles ?” à la 7ème rencontre franco-chinoise du droit et de la justice de l’Ambassade de France en Chine, dans le cadre de la table-ronde “La médecine améliorative et l’Humanité : le patrimoine commun de l’humanité en danger ?” qui occupera l’après-midi du mardi 11 mai.

Résumé : La protection du génome contre les mutations dues aux astroparticules, la lutte contre les effets irréversibles de longs séjours en apesanteur, l’adaptation nécessaire à des expéditions durant plusieurs centaines, voire des milliers d’années, mettront à mal l’interdiction de toute altération de la lignée germinale humaine.

Au début des années 1970, les biologistes se mirent à exprimer leur préoccupation que les nouvelles méthodes de recombinaison de l’ADN – l’épissage des gènes d’un organisme dans un autre – ne créent des risques importants pour la santé humaine et l’écosystème global. Deux réunions à Asilomar, en Californie, en 1973 et 1975, débouchèrent dans un premier temps sur un moratoire portant sur de telles expérimentations, puis à l’élaboration de directives détaillées en matière de biosécurité, selon le degré du risque posé par toute expérimentation envisagée. (Stuart Russell, Human Compatible, 2019).

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Autres temps, autres mœurs…

J’ai acheté un coffret de films de Gabin. J’ai fait allusion l’autre jour au fait que j’avais revu le French Cancan (1955) de Jean Renoir. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire d’un patron de revues (Jean Gabin) qui couche avec toutes les jeunes filles qu’il recrute et quand il y en a une qui se plaint d’être remplacée (François Arnoul), il lui dit : “Mais qu’est-ce que tu crois, poulette ? etc.”, et tout le monde autour de lui de s’esclaffer. Je suppose que tout le monde dans la salle s’esclaffait aussi.

Dans le bonus making of de French Cancan, quelqu’un vous explique que Jean Renoir trouvait lui-même la formule très drôle, et il ajoute que le père de Jean Renoir, Auguste, y recourait abondamment lui-même. Comme il n’était pas patron de revues mais peintre, je suppose qu’il est question de la relation de “l’artiste” avec ses modèles…

Mais il y a pire encore !

Hier j’ai regardé, avec le même Gabin, complété de Jean-Paul Belmondo, Un singe en hiver (1962) d’Henri Verneuil, d’après le roman éponyme (1959) d’Antoine Blondin.
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Hommage à Jacques Offenbach (1819-1880)

J’ai revu hier le “French Cancan” (1955) de Jean Renoir, avec Jean Gabin, Maria Félix, Françoise Arnoul, Philippe Clay, Jean-Roger Caussimon et Giani Esposito, quelle meilleure occasion de rendre hommage à Jacques Offenbach ?

Bonus :

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