Double deuil, mon œil !, par Terence

À propos de ma vidéo “Double deuil” de ce matin.

– Edgar Morin vient de fêter ses 100 ans. Je ne connais pas ton état de santé mais il n’est pas impossible que tu ne sois qu’à 75% de ton temps de vie 😉 . Néanmoins je suis d’accord qu’il est rationnel à cet âge de “mettre en ordre ses papiers”. Une fois que cette formalité est réalisée, une fois le devoir psychanalytique et philosophique accompli (avoir appris à mourir à soi-même), au fond, on peut alors profiter d’une certaine sérénité, durant les éventuelles 25 années qui suivent.

– J’ai déjà investigué aussi l’hypothèse que mon propre souci de l’extinction de l’humanité n’était qu’un paravent destiné à masquer habilement, sous le couvert grandiloquent et commode de la philanthropie, ma propre peur égoïste de ma propre mort. La psychanalyse, c’est sa force, a tendance à réduire à des choses peu glorieuses toutes les élucubrations et grandiloquences de l’esprit…
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Dusty Hill (1949 – 2021), par Benjamin

Dusty Hill, bassiste de ZZ Top, est mort (annonce de Billy Gibbons et Frank Beard).

Dire que ce groupe s’est fait connaitre avec un titre qui parle d’une maison close (Chicken Ranch) dans un petit patelin du Texas (La Grange) le tout sur fond de clin d’œil à John Lee Hooker (Boogie Chillen pour l’intro du morceau et le fameux « how how how » de Boom Boom Boom) dont le groupe était fan en 1973.

Dans une interview au magazine Spin en 1985, Dusty Hill, se souvenait y être allé au Chicken Ranch quand il avait treize ans, au moment de devenir un homme… Les gros mots y étaient interdits. Tout comme l’alcool. Et la patronne, Miss Edna, n’avait pas l’air commode. Ça n’empêchait pas les ouvriers des champs de pétrole et les sénateurs de s’y retrouver avec les ados.

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« Dix-sept portraits de femmes » XXXVII. La femme qui chante et qui danse

Voilà ! C’est terminé ! Il me reste une chose à faire, recomposer tout cela pour en faire un vrai livre, parce que – certains l’auront noté – j’ai un peu bricolé le manuscrit de 2003, selon mon inspiration du jour, alors qu’il n’était déjà pas dans un ordre tout à fait logique. J’intégrerai aussi “Comment on apprend l’anglais” et “Silver Girl” billets publiés ici l’année dernière, et peut-être mon enquête sur ce qu’Antonioni pense des femmes. Bonne lecture en tout cas de cette conclusion, à l’intention de toutes et de tous.

Daisy est réapparue hier sous la forme d’une enveloppe bourrée de courrier qui m’est destiné, qu’un service postal trop zélé a décidé de détourner désormais entièrement vers sa nouvelle adresse. Elle me le fait suivre sans commentaire. Et je me réveille aujourd’hui en fredonnant un air qui me poursuit ensuite durant toute la matinée : 
« Et si je consacrais suffisamment de temps à t’écouter, 
Je trouverais le moyen de me convaincre que tout ce que tu disais était vrai, 
Mais je sais que tu mentais éhontément, pendant que je pleurais, 
Et tout ça ne m’empêcherait pas, une fois encore, 
De tenter de trouver des raisons de te croire. » 

C’est plus joli en anglais puisque-là, on peut faire beaucoup plus court et que ça rime : 

« If I listened long enough to you
I’d find a way to believe that it’s all true
Knowing that you lied
Straight-faced while I cried
Still I look to find a reason to believe. »

Et je reconnais les premiers vers d’un standard de l’immédiat avant-hippie : le Reason to Believe de Tim Hardin. 


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Covid-19 : Les anti-vaxs

Je regardais attentivement hier le visage de ces citoyens américains qui expliquaient pourquoi ils ne voulaient pas se faire vacciner. Si c’était une opposition d’ordre politique ou disons “idéologique”, ils viendraient à peu près tous avec la même explication, mais ce n’est pas le cas : il y a au moins une douzaine d’explications différentes. Du coup, une question qui me vient : “Et si c’était simplement des phobiques de la piqûre, inventant n’importe quoi comme explication plutôt que d’admettre que les piqûres les font flipper ?”.

Si c’est de cette manière-là que leur opposition au vaccin s’explique, ne pourrait-on pas faire des vaccins anti-Covid 19 sous forme buvable, comme c’est le cas pour certains ?

Mise à jour le 27 juillet :

Quand j’ai écrit avant-hier ce billet de cinq lignes, je me suis dit que mon explication était sans doute tirée par les cheveux. Mais je viens de regarder la vidéo ci-dessous et je me dis que mon hypothèse rend compte peut-être d’une proportion importante des cas : plutôt que des endoctrinés ou des gens trop stupides pour comprendre le principe de la vaccination, avec les anti-vaxs on a peut-être essentiellement à faire à des gens qu’une piqûre terrorise.

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La grenouille d’Albert Simon

Cela vous dit-il quelque chose “La grenouille d’Albert Simon” ?

Si oui, voici : “Après avoir lu les nouvelles ce matin, j’ai repassé commande de vingt masques FFP2”.

P.S. Sans aucun rapport, si ce n’est un sentiment au contraire rassurant d’éternité : la plus belle chose au monde me semble être celle que j’écoute en ce moment (fermez les yeux pour échapper à l’horreur kitsch de ce qu’on vous montre 😉 ) :

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