Courrier reçu : Prendre les gens pour des cloches ou « Les Amish et moi »

Ouvert aux commentaires.

De : LW


Sujet : Votre article sur la bourse et Greta Thunberg


Bonjour,

Je suis bien d’accord avec vous en ce qui concerne l’urgence climatique et le combat de Greta Thunberg. Mais on apprend qu’après son voyage à bord du voilier pour rejoindre New York,  l’équipage de 5 personnes reviendra par avion tandis que cinq autres iront rechercher le bateau, également par les airs. Au total, il y aura 10 trajets aériens pour le convoyage d’une seule personne. C’est interpelant. La conscientisation et la communication justifient-elles ces excès qui peuvent s’avérer contre-productifs?

Ne serait-il pas possible et grand temps de mettre son comportement en accord avec sa philosophie et ses objectifs?

LW

Paul Jorion à LW :

« Ne serait-il pas possible et grand temps de mettre son comportement en accord avec sa philosophie et ses objectifs ? »

Non, le temps presse : je vais continuer à vous répondre par un mail sur un ordinateur, et pas en vous envoyant une lettre manuscrite par la poste.

Les ennemis du genre humain utiliseraient l’IA, et j’essaierais de les contrer en devenant Amish ? Non merci, le combat est déjà assez inégal comme ça !

PJ

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Trump : le doute reste-t-il permis ?

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Trump perd la boule. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

La capture d’écran ci-dessus vient d’une émission sur la chaîne MSNBC. Il s’agit de citations d’un article paru hier, le 16 août, dans le New York Times. Ce dont il est question, c’est d’un meeting de Trump la veille dans le New Hampshire.

L’extrait de l’article dit ceci :

Comme à son habitude, il s’est mis à digresser pendant plus d’une heure et demie, à s’écarter de manière apparemment aléatoire de ce qu’il avait prévu de dire, il a répété des points qu’il avait déjà soulevés plus tôt dans la soirée, comme s’il ne se souvenait plus les avoir déjà mentionnés. 

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Peter Fonda (1940 – 2019)

Peter Fonda, fils de Henry, frère de Jane, père de Bridget, acteur culte d’une époque. Ici dans The Trip (1967) de Roger Corman, scénario de Jack Nicholson, bande-son de The Electric Flag : Mike Bloomfield, Buddy Miles, Nick Gravenites, etc.

Tout avait commencé (sérieusement) dans The Wild Angels (1966), déjà de Roger Corman. Sa meuf là, c’est Nancy Sinatra, en motarde de choc. La scène d’ouverture se passe à Venice Beach à Los Angeles, pas le front de mer beaucoup plus connu, la partie à l’arrière, crade à l’époque – bien boboïsée depuis.

Et, pour ne décevoir personne, Easy Rider (1969) de Denis Hopper, que l’on voit là aux côtés de Fonda, et Jack Nicholson en passager. Steppenwolf à la bande-son.

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Pourquoi Trump laisse-t-il entendre qu’il veut acheter le Groenland ?

Le Christ marchait sur l’eau. Au Groenland il n’est plus seul.

Pourquoi Trump laisse-t-il entendre qu’il veut acheter le Groenland ? Ce n’est pas pour l’uranium, c’est pour en restreindre l’accès : pour pouvoir dire que les glaciers n’y fondent pas à la vitesse de la lumière, que tout ça c’est fake news et compagnie.

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Le bénévole (2007) de Jean-Pierre Mocky

Quand en 1952 le cinéma nous fait voir la lutte d’influence drolatique entre le curé d’une petite paroisse et le maire communiste du village, les spectateurs en masse se bousculent pour voir Le petit monde de don Camillo.

Quand en 2007 (tourné en 2005) le cinéma nous montre un archevêque provoquant dans une joute nautique un ancien syndicaliste, devenu fou par la suite puis fou évadé, parce qu’il a réussi à transformer les bénévoles en salariés, Pathé refuse de sortir en salles Le bénévole, et Mocky va présenter le film en personne dans les 167 salles ayant répondu à son dépliant.

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« La chute de la Bourse hier fait craindre une crise obligataire ! » C’est quoi ?

Tous vos journaux parlent à propos du plongeon hier des Bourses de « crise obligataire ». De quoi s’agit-il ?

Je vous l’ai déjà expliqué dans une vidéo l’année dernière : Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018, je vous recopie la partie qui répond à la question.

« On va avoir [on a] des obligations en quantité, ces obligations auront [ont] un prix, et ce prix baissera si les taux augmentent. Alors, en général, on vous dit, quand vous demandez une explication – « Pourquoi est-ce que, quand les taux augmentent, le prix des obligations baisse ? » – on dit : « Ben, c’est comme ça, voilà, et au contraire, si le prix des obligations augmente, eh bien, les taux d’intérêt baissent. » On ne vous explique pas pourquoi. Alors moi, je vous ai expliqué ça un million de fois, mais bon, je le répète encore aujourd’hui parce qu’il y a des gens qui verront ça pour la première fois.

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Les saisons du plaisir (1988) de Jean-Pierre Mocky

« Les saisons du plaisir » (1988) est un film où tout le monde, les jeunes, les vieux, les hétérosexuels, les homosexuels, les zoophiles, ne pense qu’à baiser, ce qui le rapproche du documentaire plutôt que du film de fiction où l’on rencontre en général ce qu’on appelle des « sentiments plus élevés ».

Ceci permet au spectateur transporté d’entendre dire des horreurs pendant 1h22m par Bernadette Laffont, Jean Poiret, Eva Darlan, Fanny Cottençon, Richard Bohringer, Sylvie Joly, Stéphane Audran, Bernard Menez, Judith Godrèche, Darry Cowl, Jean-Pierre Bacri, Jacqueline Maillan, Jean-Luc Bideau et Sophie Moyse puisqu’on est chez Mocky.

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Divine enfant (1989) de Jean-Pierre Mocky

Dans un supplément qu’on trouve sur le DVD, Mocky explique qu’à cette époque il en avait marre que les femmes qu’il avait finissent toujours par partir avec les enfants qu’ils faisaient ensemble. Du coup, il cherchait à adopter, mais c’était trop compliqué. On comprend alors que c’est par frustration avec la vraie vie, qu’il a décidé de faire ce film, une course poursuite échevelée « à la Benny Hill », avec blagues foireuses, folle évadée de l’asile, flic qui prend feu, tout ça sur une musique de cirque, où Aurélien, le personnage que joue Mocky, ancien pilote de course à la fière devise « Un conducteur qui freine est un lâche ! », et la petite Sarah, une orpheline fugueuse parce que la SPA veut confisquer son chien Toto, interdit par le règlement de son institution pour enfants « de parents non-vivants » comme il est écrit au-dessus de la grille, tentent d’échapper à leurs méchants poursuivants.

Le critique du Monde a été déçu. Il écrivait : « Qu’arrive-t-il à Mocky ? Il tourne trop, ne soigne plus rien, radote. » Mocky lui-même a aussi été déçu, parce que ses fans ne sont pas venus : « Ils étaient habitués à du violent, du sexuel », il n’y a eu que les enfants, « si bien qu’on n’a plus passé le film qu’en matinée ». C’est difficile en effet de faire plaisir à tout le monde. En tout cas, la petite Sarah (Laura Martel) et le chien Toto, se sont eux bien amusés !

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La chèvre de la ferme du Vincin

On emmène à la ferme du Vincin les enfants de la ville de Vannes, pour qu’ils puissent voir de près et toucher de vrais animaux, en plus des chiens, des chats et des hamsters qu’ils ont à la maison.

Dans le pré, il y a bien assez à manger pour les deux chevaux, le poney, les chèvres, que vous voyez là. Il y a même de robustes plants de fenouil. Miam !

Ce qui n’empêche pas la chèvre que vous apercevez au fond à gauche de se donner un mal fou en tendant le cou pour aller manger encore ailleurs qu’où on lui a dit.

J’ignore pourquoi mais j’éprouve pour cette chèvre une tendresse particulière.

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Pourquoi la Bourse plonge (en 2 mots)

En temps ordinaire, si vous prêtez de l’argent pour 2 ans, on vous versera disons 2% d’intérêts, et si vous prêtez pour 5 ans, disons 3% d’intérêts.

Ce sont des chiffres « comme ça », mais vraisemblables, en temps ordinaire.

Les économistes vous expliquent que si l’on paie davantage d’intérêts quand vous prêtez pour une plus longue période que pour une courte, c’est pour compenser votre souffrance : « vous vous privez » de la somme prêtée pour plus longtemps et votre douleur sera allégée à la pensée que vous recevrez davantage de sous.

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« Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) », le 9 août 2019 – Retranscription

Retranscription de « Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) », le 9 août 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le vendredi 9 août 2019 et aujourd’hui, ma petite vidéo s’intitulera « Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) ».

Qu’est-ce qui m’a fait penser à vous faire un petit exposé de ce type-là ? C’est un ensemble de choses. J’ai en particulier réfléchi hier. Il s’est fait que j’ai appris la mort, comme nous tous, de Jean-Pierre Mocky quelques minutes avant de devoir sortir. Et donc, j’ai mis deux lignes, je suis revenu un peu plus tard et j’ai complété avec les idées qui m’étaient venues par la suite. Et, Jean-Pierre Mocky, vous le savez, c’est quelqu’un qui a fait de l’excellent cinéma. On a dit souvent à propos de ses films que c’était fait par un fou et, à ce moment-là, tout le monde pouvait dire : « Non, regardez, c’est Jean-Pierre Mocky. Regardez ce qu’il a déjà fait. Ce n’est pas un fou ! C’est quelqu’un de très raisonnable mais qui choisit, à certains moments, de parler de certaines choses de telle et telle manière ». Parce que, vous le savez, il y a toujours un message. C’est un message toujours d’une grande humanité. Il emploie tous les moyens qui sont à la disposition des gens qui n’ont pas beaucoup de pouvoir, c’est-à-dire la dérision, l’ironie, se moquer des imbéciles comme ce monsieur, vous avez dû le voir, qui est devenu viral. C’est-à-dire qu’il y a 2 cinglés de partisans de Trump dans une réunion et ce monsieur habillé en vert ne peut pas s’empêcher d’éclater d’un fou-rire qu’il n’arrive pas à arrêter. On voit bien que c’est de bon cœur. Il se dit : « J’ai affaire à des cinglés », mais là, de vrais cinglés. Il suffit de les voir avec leur casquette « Make America Great Again ». Manifestement, des suprémacistes blancs qui n’osent pas s’appeler de cette manière-là, en particulier.

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