Boris Johnson : le crime paie !

Boris Johnson, prochain Premier ministre britannique

De la même manière qu’être caractériel vous permet de gravir sans difficultés tous les échelons d’une entreprise jusqu’au sommet, l’arrogance de classe – à l’exception de toute véritable qualité – vous permet de devenir chef d’État.

Nous avons malheureusement perdu par la civilisation les mécanismes qui faisaient que de manière générale dans la famille des « grands singes » à laquelle nous appartenons, de tels individus étaient éliminés avant qu’ils ne fassent trop de dégâts.

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« Espèce de collapsologue(s) ! », par Cédric Chevalier

« Il faut « politiser » l’effondrement comme une menace et un risque, et pas le dépolitiser comme une certitude monolithique abstraite. » Ouvert aux commentaires.

Au commencement était le verbe. Les idées gouvernent le monde, c’est assez admis. Donc ceux qui gouvernent les idées gouvernent le monde. Les idées sont des instruments de pouvoir, de la puissance d’agir spinozienne qui témoigne de l’émancipation vertueuse d’un individu, à la propagande totalitaire qui aliène et fait s’entretuer les masses, en passant par le fonctionnement de la science. 

L’histoire de l’Eglise catholique est une mine d’or pour nous instruire sur le phénomène de lutte pour l’hégémonie d’un courant d’idées -une idéologie- qui est toujours instrumental pour asseoir le pouvoir d’une certaine faction au sein de la population, qu’elle soit majoritaire ou minoritaire. Du « vote sur le sexe des anges » des Pères de l’Eglise à la Sainte Inquisition en passant par la vertu de la Vierge Marie, des homosexuels, des femmes et des enfants, les croisades et la pilule contraceptive, on trouve tout le vocabulaire de la lutte pour l’hégémonie des idées : hérésie, schisme, apostasie, hétérodoxie, secte, blasphème, excommunication, torture, bûcher, repentir, abjuration et autres joyeusetés civiles et urbaines de droit canon, urbi et orbi

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Le coup de Jarnac de l’Institut Momentum

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Vous me direz qu’il y a mieux à faire que se disputer avec des gens qui sont très proches de vous, voire même avec qui l’opinion publique vous confond éventuellement, et je suis tout à fait d’accord avec vous, mais à certains moments, des amis peuvent prendre un virage à 180°, et là, il faut dire : « Non ! ». Et fermement !

Le Monde a commencé à publier il y a quelques heures une série d’articles intitulés « Face à l’effondrement, il faut mettre en œuvre une nouvelle organisation sociale et culturelle ». Le titre peut sembler optimiste, mais le ton est donné par un paragraphe que je cite en entier :

Ainsi, l’effondrement est inévitable non parce que la connaissance scientifique de son advenue est trop incertaine, mais parce que la psychologie sociale qui habite les humains ne leur permettra probablement pas de prendre les bonnes décisions, au bon moment. Il existe souvent plusieurs manières de résoudre un problème local ou circonscrit, mais affronter tous les problèmes ensemble et globalement rend le coût d’éventuelles solutions si élevé que seul le déni s’avère être la réponse adaptée. C’est ce déni de masse qui garantit que l’effondrement est certain.

Vous aurez relevé la transition inexpliquée entre le « probablement pas » en milieu du paragraphe et le « certain » qui le termine.

« Vive le déni de masse ! » qui nous permet ensuite de vendre du survivalisme « à la Mad Max ». Si on vous évoque tout de suite les petites communautés de « braves gens comme nous » qui survivront sur un mode Amish, coupées du reste du monde, on vous épargne pudiquement les raids sanglants qui auront lieu autour du dernier poids lourd bourré de diesel, ce qui fera qu’on passera rapidement dans la pratique de « Mad Max » à « La route ».

Pourquoi est-ce un coup de Jarnac ? Parce que les jeunes sont en train de se lever en masse pour sauver la mise du genre humain dans son ensemble. Ils échoueront peut-être, je n’en sais rien, mais notre rôle à nous, les aînés, n’est certainement pas de théoriser le fait que nous ayons nous, à titre individuel, fait notre deuil du genre humain.

Décider de jeter l’éponge, et prôner les petits Fort-Chabrol du futur, c’est un choix personnel. En faire une règle de vie pour tout le monde, c’est une fois de plus faire passer les intérêts particuliers avant l’intérêt général. Et ce genre de mentalité – merci beaucoup ! – on a déjà donné. Beaucoup trop donné !

Allez les jeunes, on est avec vous ! Et pas dans un combat perdu d’avance !

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« Déremboursement de l’homéopathie »

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Les granules homéopathiques ne contiennent aucun principe actif. La chose est aussi certaine que l’origine anthropique du réchauffement climatique.

Ceci étant dit,

  • L’effet placebo des granules homéopathiques est incontestable. La chose est aussi certaine que l’efficacité de toute forme de psychothérapie (ça fait du bien à toute personne [susceptible de parler] que quelqu’un vous écoute).
  • Dans le cas des affections qui guérissent d’elles-mêmes et pour lesquelles aucun médicament ne devrait être pris, les granules homéopathiques ne contenant aucun principe actif, ne produisent pas d’effet secondaire négatif, au contraire de certaines potions.

Questions :

  • Le « déremboursement de l’homéopathie », en la décrédibilisant (partiellement) aux yeux de ceux qui y croient, va-t-il réduire son effet placebo bénéfique ? va-t-il encourager un déplacement vers des potions inutiles mais produisant des effets secondaires négatifs ?
  • Comment empêcher les médecins de rédiger des ordonnances pour les affections qui guérissent d’elles-mêmes ?
  • Comment décourager les patients d’imaginer qu’il faut nécessairement « prendre quelque chose » quand on est patraque ? (j’en fais partie : je me fais une infusion de boldo – ce qui ne fait de tort à personne [enfin, je ne pense pas]).
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C02 : C’est pas nous ! C’est les avions que nous prenons pour voir du pays, et les cargos qui nous amènent nos gadgets !

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Position présente des cargos
Un tel voyage individuel aller-retour en avion représente une production de C02 supérieure à la production annuelle moyenne des citoyens des pays représentés en orange
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Climat : « Game Over » ?

Les Américains auront l’occasion de réfléchir demain au climato-scepticisme de leur président : 41,7° prévus à New York, 42,2° à Washington et à Chicago.

Canicule « excessive », selon les commentateurs, qui attirent l’attention sur le sort des SDF : il ne fera pas bon dormir dehors. Non pas cette fois parce qu’il fera trop froid, mais trop chaud.

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La chute de la météorite Trump. Tome 1 : Un objet populiste mal identifié, pp. 110-113

Vous trouverez en effet aux pages 110 à 113 les propos suivants :

18 août 2017

À la lumière des événements de Charlottesville et des commentaires de Trump à leur propos, je suggère ce jour-là, de manière imagée, que Trump est le dernier des généraux confédérés sudistes et qu’avec lui se déroule la bataille ultime de la guerre de Sécession, en réalité inachevée. De manière inattendue il dispose à ses côtés, de troupes étrangères, à la tête desquelles se trouvent le Russe Vladimir Poutine et l’Australien Julian Assange.

La dernière bataille de la guerre de Sécession (1861 – 1865)

On découvre petit à petit qui est véritablement ce bonhomme et, le doute n’est plus permis maintenant : Trump est un général sudiste, Trump est un général de l’armée sudiste en déroute. Son père, Fred Trump, a plus que probablement appartenu au Ku Klux Klan, s’est rallié à cette idéologie-là et les événements de ces jours derniers le soulignent, mettent en évidence le fait qu’il y a des choses dans l’Histoire qui n’ont pas été terminées et qui se terminent parfois beaucoup plus tard. Beaucoup plus tard puisque vous le savez, la Guerre de Sécession (1861 – 1865), ça ne date pas d’aujourd’hui. Mais il s’est passé après la Guerre de Sécession une chose à laquelle on s’est peu intéressé mais que l’actualité d’aujourd’hui et des jours précédents nous rappelle : d’une certaine manière, les Sudistes n’ont pas vraiment perdu. Sous prétexte ou dans un esprit – je dirais peut-être « généreux » – de permettre au Sud de se reconstruire, on lui a permis de ne pas, je dirais pour faire image, se « déstaliniser » entièrement par rapport à ses visions esclavagistes.

[…] Donc, on nous a dit : « Oui, les suprémacistes, les identitaires blancs du Ku Klux Klan, les nostalgiques de l’armée confédérée qui ont défilé l’autre jour samedi à Charlottesville, c’est un prétexte pour eux, le déboulonnage de cette statue de Robert E. Lee », mais en réalité c’est significatif parce que maintenant, vous le voyez, tout ça se retrouve au cœur de l’actualité. Et le fait que Trump se déclare « pour la protection de ces beaux monuments », ce sont ses termes, est tout à fait significatif : il est dans le camp sudiste.

[…] La dernière bataille de la guerre civile américaine est en train d’avoir lieu. On ne sait pas qui va gagner parce que les Sudistes n’ont pas désarmé.

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Piqûre de rappel : Costa Mesa (Calif.), 1997, le 30 mars 2014

Dans la série « Mes USofA à moi » – qui sont en de très mauvaises mains en ce moment même.

La scène se passe un dimanche matin à Costa Mesa, une communauté essentiellement latina de Californie méridionale. La réunion des Quakers du comté d’Orange va débuter dans un quart d’heure. Et comme les Quakers sont le plus souvent des squatters, le « meeting » aura lieu ici dans une classe d’école. Dans un coin de la salle : un piano.

Il faut savoir que les Quakers sont des intellectuels protestants très à cheval sur les principes (simplicité volontaire, objection de conscience et de croissance, désobéissance civile, etc.) et particulièrement allergiques à tout ce qui évoque véritablement l’idée d’une religion dans cette lointaine banlieue hispanique de Los Angeles tels que processions, encens, prières, cantiques et autres dorures et paillettes, pouah !

Margaret, ses quatre-vingt-cinq ans bien sonnés, a repéré le piano. Elle dit (suffisamment bas pour que personne ne puisse l’entendre) : « Je suppose que personne n’aura d’objection… » et se dirige résolument vers le piano devant lequel elle s’assied, puis se met à jouer l’un des morceaux les plus kitsch du répertoire de la Gospel Song blanche : « In the Garden » de Charles Austin Miles (1868 – 1946), qui abandonna la carrière respectable de pharmacien à Philadelphie pour la composition de cantiques.

Sa voix s’élève, chevrotante, humble mais triomphante : « Et Il marche à mes côtés, Et Il s’adresse à moi… » et… ignorant les regards noirs que lui jettent ses « amis » (c’est ainsi que les Quakers se saluent entre eux : « Ami ! »), elle continue de jouer et de chanter, imperturbablement.

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