Je dois reconnaître avoir fait une erreur d’appréciation dans mon évaluation de la crise du milieu financier. Ayant travaillé dans ce secteur dans quatre pays différents (chronologiquement : en France, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis) durant dix-huit années, j’ai supposé que ma rencontre occasionnelle avec des pratiques frauduleuses constituait un échantillonnage fiable des pratiques à l’intérieur de ce milieu.
Ayant travaillé en particulier dans les milieux spécialement « exposés » du secteur du subprime, du parachute doré, de la retraite « fortifiée » des dirigeants d’entreprise, du prêt (gaspation !) à la voiture d’occasion, j’ai eu le sentiment d’avoir tout vu. Or, j’avais tort !
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