Oui Gaston ! La maison bretonne au toit noir, cela va disparaitre petit à petit ; en premier lieu parce…
*Godot est mort !*
Armel m’avait dit à propos de la grande muraille de Chine, « C’est raide ! » et j’avais répondu « Oui ». Il avait ajouté, suspectant que je ne l’avais pas réellement entendu : « C’est très raide ! » et j’avais dit « Oui, oui ! ». Mais il avait raison : je n’avais pas enregistré. Sans quoi je n’aurais pas été sidéré en découvrant ce mur d’enceinte long de six mille kilomètres, suivant avec une détermination inébranlable la ligne de crête d’un massif montagneux. Quand la roche devient falaise, la muraille plonge à sa suite sans tergiverser.
Lorsque les feux sont rouges mais que les piétons en attente constituent une masse suffisante, ils entreprennent soudain de traverser, jugeant que l’amoncellement des cadavres finirait bien par stopper l’automobile ou le bus qui s’aviserait d’exercer son bon droit.
Inversement, le piéton isolé qui traverse lorsque le signal est vert pour lui et refuserait de laisser passe le véhicule qui annonce sa détermination inébranlable en klaxonnant abondamment, serait immédiatement massacré.
Alors que je menaçais du poing le taxi qui venait ainsi de tenter de me renverser, une bonne dame s’adresse à moi en mauvais anglais et me dit : «…
Pour la première fois depuis 1996, l’indice S&P/Case-Schiller, qui prend le pouls de l’immobilier résidentiel américain s’est retrouvé hier en territoire négatif. L’indice évalue pour les vingt principales métropoles américaines le renchérissement des maisons au cours de l’année écoulée. A titre de comparaison, l’année dernière à la même époque, l’indice était de 14,7 %, hier il affichait –0,2 %. Le chiffre n’est pas en soi catastrophique mais comme le montre le diagramme, la plongée est brutale et l’angle adopté par la chute rend tout à fait improbable un retournement de situation dans les prochains mois.
J’ai connu le Docteur Jacques Lacan. Il avait soixante–dix ans, j’en avais vingt–cinq. Je ne l’ai pas bien connu : je n’ai été ni son analysand, ni son ami. Mais il savait qui j’étais. J’ai mieux connu Judith Miller, née Lacan, qui m’a confié une chronique dans « L’Âne » ; c’est pour elle que j’ai écrit « Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud ». Et Jacques–Alain Miller, l’héritier, qui eut la gentillesse de me confier un enseignement au Département de Psychanalyse de Paris VIII.
Lacan était cultivé, lucide et généreux. Quand il parlait, il me faisait comprendre ce…
Dans son commentaire sur mon billet d’hier « Apprendre en se lisant », Jean-Luce Morlie croit lire dans le fait que je puisse apprendre quelque chose en relisant plusieurs années plus tard l’un de mes propres textes, « un effet de l’âge ». Je ne crois pas : je constate le même phénomène depuis que j’écris… et que je me relis à l’occasion.
En fait ce qui est à l’oeuvre dans le cas particulier dont j’ai parlé hier, est une conséquence de la différence entre l’esprit dans lequel j’ai écrit l’article et celui dans lequel quelqu’un d’autre l’a lu.…
J’ignore si d’autres qui écrivent ont partagé cette expérience qui fut souvent la mienne : avoir le sentiment d’apprendre quelque chose alors que l’on lit un texte que l’on a soi-même rédigé.
Il y a plusieurs explications possibles, l’une, banale, serait que l’on en a oublié le contenu. Fervent de la psychanalyse, je ne pense pas personnellement que l’on oublie ce que l’on a su un jour. Il me paraît plus probable que l’on change, que l’on évolue, et qu’ayant cessé d’être la même exacte personne, on puisse apprendre en se lisant soi–même.
J’ai eu l’occasion hier de raffiner cette…
Fin janvier de cette année, le groupe autour de la Revue du MAUSS m’avait fait parvenir le compte rendu d’un livre violemment anti–Heideggérien. J’avais répondu (le 28 janvier 2007) dans les termes suivants :
« Le philosophe H. est un cas difficile parce qu’il nous confronte, non pas à nos contradictions mais à nos insécurités : serions-nous prêts à refuser de serrer la main de quelqu’un que nous qualifierions pourtant de « grand » homme ou femme ? Le philosophe H. nous oblige à faire ce choix parce qu’il fut un grand philosophe et un être détestable.
J’aimerais bien qu’il…
Quatre semaines plus tard, j’ai voulu retourner à l’indice ABX dont la plongée m’avait conduit à contacter un groupe d’amis, dont Jacques Attali, qui en parlait alors dans son blog « Voici venir la crise… ».
L’indice ABX reflète le prix qu’il en coûte à quelqu’un qui détient des obligations américaines constituées de prêts au logement « sous–prime », c’est–à–dire consentis à des emprunteurs à revenus modestes, de s’assurer contre le risque de non–paiement. Sur le graphe, la plongée correspond à la grimpée du montant de la prime. Les deux courbes représentent le secteur sous–prime : la bleue, les…
J’ai voulu faire le point sur la question et j’ai adressé le texte suivant à un quotidien qui m’a assuré vouloir le publier dans les jours qui viennent (L’immobilier américain et ses nouvelles courroies de transmission,
Les Échos, le 18 juin 2007 : 15).
« La dégringolade des marchés boursiers le 28 février avait été attribuée à la chute de la bourse de Chang-Hai le jour précédent. Or, l’événement ne touchait qu’un marché périphérique et dans les jours qui suivirent, les commentateurs découvrirent deux nouveaux suspects : le discours prononcé par Alan Greenspan le 26 février où il…
La France s’apprête à voter. Pour qui voter ? Voter pour quoi ? Jacques Attali écrit « pour l’identité nationale ». Mais c’est quoi l’identité nationale ? Cela m’a rappelé le dernier paragraphe d’un récit inédit que j’avais intitulé « Dix–sept portraits de femmes ». C’est de moi, Paul Jorion, que parle le narrateur.
Il ne s’agit peut–être pas de l’identité nationale, en tout cas, de l’identité culturelle :
« Tout ce que je viens de dire est sans doute bien vu, quant à son caractère et quant à ses motifs, mais cela prouve-t-il pour autant que ce soient…
Jacques Attali me demande « Ça s’aggrave, non? Ça aura des
conséquences? » et je lui réponds la chose suivante :
« Oui, il y a un effet boule de neige. C’est vrai qu’au départ le secteur le plus touché aux États–Unis est le « sous–prime » (60 % « Hispanique »)… mais certains prêts sous–prime ont été « glissés » dans les Collateralized Debt Obligations (CDO), des paquets d’instruments de dette, où ils servent de réserve, et qui ont été achetées par l’ensemble des investisseurs, aux États–Unis comme à l’étranger et qui comprennent, en particulier, comme le révèle aujourd’hui…
Dans « Vers la crise du capitalisme américain ? » j’évoque longuement Fannie Mae et Freddie Mac, les Government Sponsored Entities (*) américaines (GSE). J’explique comment ces organismes de promotion du prêt au logement furent créés par l’État fédéral, pour être ensuite privatisés – du moins partiellement. Au fil des années, elles se sont constitué chacune un portefeuille gigantesque de Mortgage–Backed Securities (MBS), des titres constitués en agrégeant sous forme d’une obligation unique quelques milliers de prêts au logement individuels. Le marché des MBS représente désormais des sommes considérables (5,2 mille milliards de dollars), dépassant celui des Treasuries, les obligations…
New Century, le numéro 2 du secteur sous-prime de l’immobilier américain, celui qui, je le rappelle, accorde (je devrais plutôt écrire « accordait ») des prêts au logement à des particuliers incapables sur le long terme d’effectuer le remboursement des sommes avancées, s’est déclaré hier dans l’incapacité d’accorder de nouveaux prêts. La compagnie annonce sur le formulaire officiel 8–K qu’« elle a choisi de cesser d’accepter les candidatures de nouveaux emprunteurs éventuels ». Elle ajoute qu’« elle acceptera à nouveau les dossiers aussitôt que possible, sans pouvoir cependant assurer qu’elle sera à nouveau à même de reprendre ses opérations ».…
Ce matin, nous écoutons les nouvelles, et nous apprenons que l’un des enfants d’un couple célèbre est entre la vie et la mort. Et nous hochons la tête en silence. Et un peu plus tard, je me rends au bureau et je roule sur la Pacific Coastal Highway et je me mets à prier. Enfin, de la manière qui est la mienne. Je dis : « Dieu, s’il–vous–plaît, est–ce que Tu ne peux pas faire quelque chose pour ces parents : la maladie d’un enfant, c’est un supplice ! ». Et bien entendu, dans ces cas–là j’adopte un ton mi–enjôleur,…
Le grand public a retenu bien sûr de François Truffaut acteur, son rôle de savant passionné dans Rencontres du troisième type. Nul doute que le cinéaste aurait aimé être dans la vie ce scientifique chargé de la communication initiale avec une avant–garde extra–terrestre. Les rôles qu’il voulut interpréter dans ses propres films sont révélateurs : le metteur en scène de La nuit américaine, voilà qui ne fut guère une « interprétation ». Jean Itard, le maître improvisé de Victor de l’Aveyron, explorant la frontière entre nature et culture, s’efforçant de domestiquer L’enfant sauvage, encore un rôle qui lui parut sans…
Oui Gaston ! La maison bretonne au toit noir, cela va disparaitre petit à petit ; en premier lieu parce…
Il fait très chaud en Bretagne. Il fait très chaud en Grande-Bretagne. A-t-il déjà fait aussi chaud en Europe ?…
» je ne vous reproche rien . » Ah si! Tu lui reproches de se chauffer avec un poêle en allant…
Et la fibre, c’est fiable avec la chaleur? Parce qu’il veulent absolument nous la refourguer. Résultat: plus d’élec, plus de…
Mercredi sur l’autoroute, non loin de Narbonne et vers 15h30, un nuage d’une fumée jaunâtre au loin, faisait déjà ralentir…
Salut ! » les climatisations sont des chimères qui dépendent de l’électricité, laquelle aura de plus en plus de mal…
@Diotime pour info https://ecodouble.canalblog.com/ https://www.pauljorion.com/blog/2011/04/14/que-faire-par-ecodouble/ Bonne lecture
@écodouble je ne vous reproche rien . Vous avez eu l’opportunité voire la chance peut être de profiter de cette…
@Garorock oui bien sûr cette vidéo est édifiante malgré quelques réserves sur certains aspects. Mais peu importe . Personnellement je…
Et j’oubliais ! Ma grosse berline de luxe ! Ben en fait c’est un bête berlingot blanc frisant les 200…