Quatre semaines plus tard…

Quatre semaines plus tard, j’ai voulu retourner à l’indice ABX dont la plongée m’avait conduit à contacter un groupe d’amis, dont Jacques Attali, qui en parlait alors dans son blog « Voici venir la crise… ».
L’indice ABX reflète le prix qu’il en coûte à quelqu’un qui détient des obligations américaines constituées de prêts au logement « sous–prime », c’est–à–dire consentis à des emprunteurs à revenus modestes, de s’assurer contre le risque de non–paiement. Sur le graphe, la plongée correspond à la grimpée du montant de la prime. Les deux courbes représentent le secteur sous–prime : la bleue, les obligations cotées BBB, et la rouge, celles cotées encore un cran plus bas : BBB–.
ABX
Mon e–mail, le 23 février, correspondait à la journée où la plongée fut la plus dramatique, l’effet est davantage visible sur la courbe rouge que sur la bleue. Comme on le voit, l’indice devait tomber encore plus bas dans les jours qui suivirent. Depuis, il a un peu repris du poil de la bête, mais il ne s’est pas véritablement refait une santé et il s’effrite à nouveau.
Le problème n’est plus tellement là d’ailleurs mais dans une éventuelle contagion… ce qui nous conduit au graphe suivant. Celui–ci correspond aux CMBS, les Commercial Mortgage–Backed Securities, c’est–à–dire, les prêts à l’immobilier commercial : bureaux, centres commerciaux, immeubles à appartements, hôtels, logements pour personnes âgées, etc. Comme il s’agit ici du taux d’intérêt qui doit être consenti en sus du coupon d’une obligation d’état de même durée, le graphe doit se lire de manière inversée : plus ça grimpe, plus ça va mal.
CMBX
La même convention est utilisée : bleu pour BBB, rouge pour BBB–. Un petit dessin, dit–on, vaut mieux qu’un grand discours, c’est pourquoi je me contenterai d’une seule remarque : oui, la contagion gagne.

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Une réflexion sur « Quatre semaines plus tard… »

  1. mars 2007 : c’était les prémices de l’amorce de la contagion.
    je cite Paul parlant de H : »Il reprend l’argument sceptique que de toutes prémisses on peut déduire une conclusion comme son contraire »
    si Paul répond, alors Dieu existe !

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