Billet invité. À mesure que les jours passent, le massacre du jeune Darius, le 13 juin dernier, prend sa vraie place, au cœur de nos impasses judiciaires, civiques, politiques, et morales. Selon toutes probabilités, un groupe d’hommes vivant dans un quartier pauvrissime s’est attaqué à cet enfant, plus pauvre encore et cambrioleur avéré, et l’a quasiment tué. La police a joué un rôle, non précisé mais probable, dans la prévention de cet acte. Depuis, la justice et la police alternent les communications en langue de bois ou en excuses (nous ne savons rien parce que les gens se taisent). Du coup,…