Dmitri Chostakovitch (1906 – 1975)

En lançant ce billet hier, j’avais écrit :

Parmi les choses que nous avons perdues dans la grande perte de mémoire du blog entre août et octobre, je regrette tout particulièrement notre discussion à bâtons rompus sur Chostakovitch, débat qui était apparu non pas à propos d’un de mes billets mais spontanément dans des commentaires. Alors je vous propose une chose inhabituelle : un billet évolutif. Je modifierai ce que je viens d’écrire ici au fur et à mesure que la discussion reprend, avec les choses qui me reviendront, les vidéos que nous voudrons voir. Si vous participiez à la discussion initiale, revenez, sinon : entrez dans la danse.

Et comment mieux entrer dans la danse qu’avec l’aide d’André Rieu, dont nous avions parlé en particulier… pour nous en affliger ou pour nous en réjouir.

Je n’ai pas été déçu – ni vous non plus, me semble-t-il – nous avions envie de reparler de Chostakovitch, de la musique, de l’artiste, du monde au sein duquel il compose ses œuvres. Et j’espère que ce n’est pas fini.

Certains de vous m’ont parlé de mon amour pour la musique de Chostakovitch, alors que je n’en ai rien dit. Je suppose que c’est à partir de votre expérience du blog : que si je mentionne quelque chose, c’est que cela me paraît essentiel. Vous avez raison.

Plus sérieux : Chostakovitch, le jeune virtuose.

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98 réflexions sur « Dmitri Chostakovitch (1906 – 1975) »

  1. @ Paul Jorion

    Il se trouve que j’ai sauvegardé plus ou moins régulièrement des pages de ce blog afin de les lire là où je n’avais pas Internet. Afin de trouver des perles dans les commentaires je sauvegardais ces pages 2 jours ou une semaine après leur parution. Et comme je n’ai pas effacé toutes les pages que j’ai lues, je peux encore vous retourner toutes celles qui me restent.

  2. pff, 2h à faire un texte et ça bug, vraiment c’est décourageant. Mais enfin, je le faisais pour le partage, pas pour les droits d’auteurs (c’est là que ça a bugé hi hi), il faut donc poster vite et être bref, pas facile. bref, ou j’en étais?
    Les fenêtres, par exemple celle ci ,sur Chostakovitch. Auspitz en avait une très belle aussi sur les gros objets, des poubelles quoi, comme allégorie du malaise de l’entrée rapide de la Hongrie dans le capitalisme à la hussarde, allégorie valable pour tout les pays de l’est du reste. Merci, j’ai appris que le risque était de sombrer sous une montagne d’ordures ingérables et ce, rapidement. Moi, ça me parle mieux qu’un graphique.. Sur ce blog aussi une phrase m’est resté : il croit qu’il sait, il ne sait pas qu’il croit. Déclic et une claque. Rien de pire que les dogmes pour étouffer le sens critique
    L’orchestre comme image de la société?, je ne comprend pa la question Olivier. Pour moi, c’est juste un outil cette image pour mieux discerner ce que pourrait être une société meilleure. Le philharmonique a une hiérarchie précise. Des musiciens du rang au soliste, le chef et l’administrations: des métiers. Des importances numériques et des salaires différents: des catégories sociales. Des clients, une stratégie, des syndicats. Ce que je veux dire, c’est que les meilleurs orchestres, les plus durables aussi, ont une structure associatives. Même si vous voyez à l’affiche Karajan ou une autre star, il ne peuvent rien sans le consentement des musiciens. Ceux là durent, à Berlin, Vienne, Londres par exemple (et on ne délocalise pas hi hi). Et si le plus petit coup de triangle n’est pas là, l’oeuvre n’est pas complète. Vous voyez ou je veux en venir,. Les compositeurs le savent, c’est en connaissant la spychologie des instrumentistes, en l’intégrant dans l’écriture de leurs oeuvres, qu’ils obtiennent le meilleur résultat, un esprit de corps se constitue. Si tout le monde veut être la vedette, ça ce termine mal voilà tout. Oublier les musiciens dans l’orchestre pour ne voir que la musique, c’est être perdant dans le long terme et la musique n’est pas forcément plus belle. C’est vrai aussi pour nos usines, les dirigeants ont oublier les ouvriers en ne pensant qu’au profit immédiat.
    Bon je poste avant que… j’aimerais parler du droit d’auteur.

  3. Pour finir sur l’orchestre, moi, l’homme de salle, je lui sers la main, je lui dis bonjour, sans lui, ou serait les pupitres? Ce n’est pas en prétextant qu’on ne peut pas serrer la main de tout le monde qu’il faut oublier qu’elles existent. L’harmonie, ma façon d’exister et de servir la musique, c’est ma conscience au quotidien d’être ensemble. En faisant croire que tout le monde est une star, elle joue devant des salles vides. La musique est au plus au point le sens du partage.
    Je suis sociétaire de la sacem depuis 30 ans, ce que je vais dire pourra sembler paradoxale. Je ne vis pas de mes droits, un nombre insignifiants de sociétaires en vivent en regard des 2 millions d’adhérents.
    Je suis membre de notre aimable société parce que l’on m’a dit de le faire quand j’étais jeune. C’est ça le dogme, tu es compositeur, tu es à la sacem. J’ai mis très longtemps à comprendre que cette acceptation avalisait l’idée que ma musique était payante. Or, je n’ai jamais pensé que je pouvais vivre de mes droits d’auteurs. En revanche que je sois payé pour l’écrire ou la jouer, ça oui, et bien, encore. Je défends l’idée que la diffusion des oeuvres de l’esprit devrait être gratuite.
    En 1847, 3 musiciens ont fait un procès au café Les Ambassadeurs, à Paris, au titre qu’ils n’avaient pas à payer leur boisson puisqu’on jouait leur chanson. Ils gagnèrent. Le droit d’auteur et la propriété intellectuelle étaient nés sous les auspices révélateurs de la consommation (d’alcool hi) et de la procédure. L’aïeul de adopi en somme.
    La culture, la musique en particulier, ont toujours suivi les routes du commerce, de la route de la soie à l’internet. Pour autant, le choix des créateurs de calquer leurs échanges sur celui des commerçants n’a jamais été un acte volontaire, il a été imposé de fait par ceux qui organisèrent la diffusion, la transmission et la promotion des oeuvres, dans un esprits purement marchand. Le seul endroit ou ils ne peuvent rentrer, c’est dans notre inspiration. Comme l’amour, ça ne se commande pas. Aussi, ne nous étonnons pas si l’axe du débat sur la création artistique se trouve à l’endroit le plus capitaliste, la propriété du droit et son cortège de monopole, en se dédouanant complétement de l’effort, gigantesque parfois, de ceux qui produisent la substance des oeuvres, les créateurs.
    Avec l’âge, je suis de moins en moins enclin à pardonner à un système qui nous oublie au profit de l’unique rentabilité de la diffusion des oeuvres, ses ouvriers au profit des produits qu’ils fabriquent. Payons les créateurs quand ils travaillent, c’est en amon que ça ce passe.
    Savez vous que les fêtes d’écoles sont taxés à hauteur de 70€ pour un petit village, et plus pour les villes, c’est beaucoup vous savez. Pierre Perret, dis quelque chose enfin, toi tu peux, mais on préfére ergoter sur un post d’ado sur le net qui mettrait en peril les majors, légiférer et punir. Un comble.
    Merci Chostakovitch, l’ordi n’a pas bugé, de toute façon, comme quand j’écris la musique, je ne pense pas à l’argent, je la partage.
    Ps/ « Quand les drapeaux sont déployés, l’intelligence est dans la trompette », S Zweig, pour tordre le coup à l’exeption culturelle française et son stupide débat sur la nationalité.
    ps2/désolé pour les fautes d’ôrtographes

  4. Seuls les monomaniaques obtiennent des résultats, les miens sont pas terribles, alors, je précise aussi pour la sacem (J’en ai rêvé).
    Elle accorde des soutiens au tissu culturel français qui sont notables. Du petit au grand coup de pouce réservé aux « institutions » comme les grands festivals. C’est bien, mais comme me le faisait remarquer un producteur de France Musique : encore heureux, les sommes proviennent pour l’essentiel de la copie privée, dîme sur les supports vierges.
    Non, ce qui ne passe pas chez moi, c’est l’idée qu’on a utilisé mon nom et ma fonction pour arriver à la loi Hadopi. A l’époque on nous a fait signer une pétition, qui a bien servi les politiques et le legislateur. Voyez donc, les compositeurs eux même demande une loi. Oui, je pensais à l’époque qu’une clarification sur l’internet était nécessaire, mais je me suis fait avoir, cette loi n’avalise qu’une chose en fait: la possibilité pour l’Etat de vous demander des comptes sur votre adresse IP. On est loin de la transmission des oeuvres et du savoir.

  5. La musique est un voyage extraordinaire !
    Puisque Paul nous y invite, puisque les mélomanes, et les vrais musiciens s’assoient un instant à la table de ce blog, je profite de l’occasion pour leur dire combien ils méritent notre reconnaissance (et en particulier la mienne), pour cet immense cadeau , sans cesse renouvelé, que nous apporte leur connaissance, leur sensibilité, leur immense travail et leur talent.
    Dmitri est pour moi une découverte. J’ai lu avec attention la démonstration de ses qualités de courage et de dignité. Cette leçon est à retenir de l’attitude à adopter quand il apparaît que tout est perdu!

    Il m’a fallu attendre bien longtemps pour pouvoir (enfin !) pratiquer la musique, je veux dire m’y mettre, apprendre lentement, difficilement mais ardemment, avec constance et volonté, avec l’aide d’un précieux professeur, un instrument et le solfège. C’est que je suis peu doué, tout m’est difficile en matière de technique musicale, mais qu’importe, le plaisir d’apprendre et d’ouvrir une nouvelle page de ma vie enrichit les heures. Toute authentique discipline humaine est création. Je partage l’avis d’Omar Yagoubi (« Si vous regardez bien dans l’histoire, la musique et la littérature ont été annonciateur des grands changements ») , tout authentique artiste, par sa sensibilité, éclaire l’avenir et donne une meilleure appréhension du présent. N’était-ce pas G Apollinaire qui, à ce sujet, parlait des « collines » ?

    « Voici s’élever des prophètes
    Comme au loin des collines bleues
    Ils sauront des choses précises
    Comme croient savoir les savants
    Et nous transporteront partout

    La grande force est le désir
    Et viens que je te baise au front
    O légère comme une flamme
    Dont tu as toute la souffrance
    Toute l’ardeur et tout l’éclat »…

    Pour moi la musique est par excellence l’art du temps.

    La vibration qui a créé la première onde, le premier son, était à sa naissance, le premier cri du monde !

    « AUM », le son primordial qui surgit du chaos avant la Création selon l’hindouisme.
    Ou encore:
    « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. » (Jean 1, 1)

    La vibration initiale qui allait donner naissance à la « manifestation » et à la « danse cosmique » était-elle comme une musique qui nous transporterait partout ?

    J’aime aussi la marche à pieds, activité propice à l’observation des paysages et à l’émerveillement devant les créations de la nature. Mettre un pied devant l’autre procure comme un rythme, un pas, et appelle presque naturellement une musique. Alors, allez savoir pourquoi, j’imagine souvent chaque musique comme un guide pour le promeneur ! Comme une cartographie secrète que saurait le voyageur qui, se remémorant un morceau, « verrait » les paysages, les sentiers à emprunter. Le rythme compterait les pas, les notes dans la gamme connaitraient les montées, l’effort à engager, les piqués éviteraient les impasses !

    Ainsi chaque œuvre vient dans le temps à point nommé évoquer un moment et un lieu, et chacun en a fait l’expérience, une musique est l’évocation d’un moment particulier.
    La musique transporte dans le temps et dans l’espace, la musique élève ou abaisse, apaise ou agresse, elle est en prise directe avec ce qui est « dans l’air », plus que tout autre art, la musique est céleste, parle à l’âme, prolonge ce que les arts du réel ou de l’espace, comme l’architecture par exemple, ne peuvent exprimer que par le symbole.

    Si le monde a commencé par une vibration, par un son, on peut aussi concevoir qu’il s’achèvera de même, avant que la divinité, à l’image d’un cœur battant, fasse naître un nouveau matin, premier jour d’une première musique, parce que la musique est aussi illusion.

  6. Le même dernier mouvement (précédé de la cadence) du même Concerto pour violon nº 1 op. 77 (écrit en 1947 et crée seulement en 1955 pour des « problèmes » politiques) par « le roi David », l’immense Oistrakh, grand ami de Chostakovitch à qui ses deux concerts pour violon sont dédiés:

    1. Bonjour, haaaaaaaaaa, mais comment on fait pour composer après ça, et jouer du violon, je vous le demande. Réécouter à 10h du matin, sous la grisaille du Pas de Calais, ce diamant harmonique (et des harmoniques il y en a beaucoup ici:), merci Pablo. bon, je continue quand même à composer d’accord? :)) vive le partage!
      ha oui, les mélodies fantômes, j’ai eu quelque réactions à ce sujet, ne sont pas des phénomènes « irréels ». Elles sont réelles et perceptibles, issus principalement de l’échelle des harmoniques justement.

    1. Merci pour cette dédicace du mystérieux Satie, un auteur « magnétique » par son côté innovateur et presque ubuesque il me semble. J’aime la suave poésie qui se dégage de ses rêveries et le côté acide et désenchanté qui transparait parfois sous des évocations (cinéma par exemple).
      Après être resté longtemps fidèle à Anne Queffelec dans ce registre, j’ai également beaucoup apprécié A Tharaud.
      M Ciccolini que j’ai eu la chance d’entendre voilà peu, j’écoute souvent les souvenir champêtres de M de Séverac.

  7. J’ai trouvé également dans votre description de l’orchestre comme modèle de vie en société (je veux dire d’organisation sociale) une recherche de paix et d’harmonie qui mériterait réflexion.

    1. oui, une recherche de paix et d’harmonie. Je baigne dans la musique depuis lâge de 7 ans. Du coup, toute ma vision globale de l’univers est musicale.
      Par exemple les mélodies fantômes. Les mots sont pauvres en musique, mais l’image ce sont les ondes quand on jette un cailloux dans l’eau. ça fait des ronds, d’accord? Mais si vous en jetez plusieurs, les ronds s’entrecroisent, et s’entrecroisent encore. Plus vous en jetez, plus les formes deviennent de moins en moins concentriques. De cet aléatoire sont créés des formes que vous ne pouviez prévoir. En musique, c’est ça une mélodie fantôme, une mélodie formée par l’ensemble des phénomènes acoustiques que le compositeur et l’interprète ont générés. Dans la vie sociale, les pierres, les lois, les décisions économisques, créent aussi des phénomènes paradoxaux non prévu. La est toute la difficulté d’organiser la vie ensemble.
      « Et puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs » (Cocteau)

  8. Et pourtant, malgré ces « aléas », l’orchestre résonne et s’organise avec méthode et dans le consensus !
    Votre description m’avait fait penser à des formes d’organisation des sociétés traditionnelles, c’est pourquoi je m’interrogeais sur le fait qu’il n’y en ait quelque subsistance…?
    Des musiques « fantômes » (mais composées, fondées sur le conscient et non sur l’inconscient), existent-elles ? Ces cailloux jetés dans l’eau, si tous les interprètes ne jouent que leur aléa, le résultat peut-il en être heureux ?

    Il me semble que l’onde, le rayonnement, est la meilleure image de l’infini… Il y a là, pour reprendre un thème de notre hôte, des questions essentielles.

    Merci pour votre musique et vos réponses.

  9. Je suis persuadé que les mélodies fantômes sont entièrement préméditées ! le compositeur ne lance jamais ses cailloux à l’aveuglette. (bien sûr, il doit exister d’heureux hasards, en musique comme dans la vie…)

  10. Franchement à l’écoute de la fin « spectaculaire » de la cinquième », très stalinienne à la Pépone, je donne entièrement raison à BETOV. J’apprécie pourtant beaucoup « comment la vérité et la realité furent inventées ». Pourquoi prendre Jorion pour un homme orchestre?…
    IL est interessant d’avoir l’avis d’un scientifique sur sa discipline et de l’intérieur même , en quelque sorte cette remise en question de la réalité et de la vérité telles que les pensées dominantes les conçoivent aujourd’hui rejoint la réalité utilitariste partout contestée. Il en est de même de « l’argent mode d’emploi » que sa pratique inspire à un expert. Je suis beaucoup moins enthousiaste – tout comme Betov – à propos de ses goûts musicaux ou même de ses conclusions politiques.
    Je ne suis pas expert des questions scientifiques ou philosophiques, pourtant je m’imagine que Jorion ne s’adresse pas simplement aux spécialistes mais à un public ne se prenant pas forcément pour une élite . Pas forcément non plus insensible aux critiques de certains aspects du monde comme un peu partout dans le monde des non-spécialistes critiquent le monde lui-même.

    1. La fin de la 5e « très stalinienne à la Pépone »? Comme Betov, vous devez avoir sans doute l’oreille absolue, vous aussi…

      « C’est aussi une oeuvre autobiographique que traverse le drame vécu et surmonté par le compositeur, et qui se conclut par le cri final de victoire et de défi. En pleine période des purges staliniennes où l’angoisse collective était à son apogée, la tension émotionnelle de la symphonie fut perçue par l’auditoire avec une acuité exceptionnelle. » (André Lischké)

      « Les premiers auditeurs entendirent clairement le message que Chostakovich tentait de faire passer dans cette symphonie. […] Les applaudissements durèrent plus d’une demi-heure […] Le public semblait s’indentifier à une oeuvre qui exprimait en notes une part terrible de son histoire… » (Bertrand Dermoncourt)

  11. La cinquième était une commande officielle du gouvernement soviétique. il vaut mieux juger Shostako sur ses oeuvres plus personnelles – et controversées, telle que le concerto pour violon n°1 par exemple dont la création s’est faite quelques 20 ans après sa composition… si je ne me trompe pas.

    1. « Une commande officielle du gouvernement soviétique »?? Vous êtes bien informé, vous… Aucune symphonie de Chostakovitch a été une commande.

      Quant au concerto pour violon nº 1 vous vous trompez aussi: j’ai écrit plus haut qu’il date de 1947 et qu’il a été créé en 1955.

      Un conseil: relisez la phrase finale du « Tractatus » de Wittgenstein.

  12. Apparemment, apparemment.. seule la 2em est une vrai commande des soviétiques, en 1927, mais, quelle importance au fait? je ne comprends pas l’orientation de tout ça et où ça mène? Et le rapport avec les goûts musicaux de Paul. C’est d’autant plus curieux pour moi, que ce matin j’ai eu à résoudre un souci sur l’origine d’une mes musiques. Ô comme c’est intérressant! 🙂 bref, j’ai posté une valse cette nuit pour partager cette musique ,pour trio à cordes, initalement née du service (qui fut payer un an plus tard, mais je ne demandais rien rebref) que j’ai rendu à un ami réalisateur. Cette valse a été acheté ensuite par un de mes éditeurs pour illustrer les « Chemins de mémoire » des deux guerres mondiales dans le nord de la France, et donc re-enregistrer ouf faut suivre. Moi, tout content bien sûr pour cette oeuvre.
    Hé bien, ce matin j’ai du prouver l’origine de cette oeuvre: pourquoi je l’avais faite, et ou, comment, un délire de mel et de coup de tel furibard (pas à moi, je suis blindé..) parce que le réalisateur croyait que mon éditeur avait « utilisé-manipulé » sa production. Et ma valse dans tout ça? quelle importance pour elle? son public et ses interprètes ont avoir avec tout ça? Pour dire que les oeuvres échappent totalement à leur créateur à un moment et que c’est bien comme ça. Et tant pis si les gens tirent des conclusions passionnées mais hâtives. au fait, elle se nomme « la valse de la sensée » pour une histoire qui ne l’est pas du tout, ça ne s’invente pas.

    1. Selon la biographie de Bertrand Dermoncourt (Actes Sud, 2006, p 35) avec sa Deuxième symphonie, « dédiée à Octobre », Chostakovitch « obtint le premier prix de composition organisé pour le 10e anniversaire de la révolution » – ce qui n’est pas la même chose qu’une commande…

  13. ok la cinquième n’était pas une commande officielle du gouvernement, mais une composition officiellement destinée à celui-ci. ou bien je me trompe ? et puis pour le concerto, il n’y a pas une énorme différence entre 8 et 20 ans….. quand on songe aux dinosaures…

  14. Très bel article de Diapason sur Scott Ross. « J’étais solitaire, orgueilleux et pressé » confiera-t-il. Si je n’obtenais pas le premier prix je lachais tout pour devenir jardinier paysagiste. » Les jardins du château d’Assas sont encore tristes de ne pas l’avoir longtemps accompagné.

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