Tout autre Chose, à partir d’aujourd’hui

Nous avions proposé « Le coeur, pas la rigueur » pour le lancement par nous en Belgique francophone du pendant du mouvement néerlandophone « Hart boven Hard ». L’expression qui a été retenue est « Tout autre chose » (c’est le cas de le dire). Je fais partie des 75 signataires de l’appel initial.

ToutAutreChoseTexteFinal

Tout autre

STOP ! Les idées de solidarité, de consensus et de concertation sont remises en question. Le seul horizon qui nous est désormais imposé est celui de l’austérité. Comme si, au nom d’une prétendue rigueur, il n’y avait d’autre solution que de rogner dans les salaires, les pensions, les services publics, la culture, la recherche scientifique, l’aide au développement… Comme si, au nom de la sécurité, il n’y avait d’autre choix que de diminuer nos libertés, de nous monter les uns contre les autres et de nous mettre sous surveillance. Comme si, au nom de la sacro-sainte compétitivité, la seule option était de détricoter notre modèle social et de reporter à plus tard les défis environnementaux et climatiques. Comme s’il n’y avait pas d’alternative.

Aujourd’hui, nos gouvernants accélèrent la destruction de cette cohésion qui fait notre richesse, pour nous imposer la politique du fort qui écrase les faibles. Cette politique est injuste, ne fonctionne pas et nous entraîne dans une société de la violence. Injuste parce qu’elle frappe systématiquement les plus fragiles et qu’elle les stigmatise. L’allocataire social, le chômeur, le pensionné ou l’immigré sont soupçonnés d’abuser du système, voire de le menacer. Injuste parce qu’elle ne s’attaque pas à la spéculation, la dérégulation de l’économie, l’évasion fiscale des plus riches et l’augmentation drastique des inégalités. Mais aussi inefficace comme l’histoire le montre : les politiques d’austérité échouent systématiquement à atteindre leurs prétendus objectifs. Les pays d’Europe auxquels on impose ces recettes s’enfoncent dans la pauvreté, les inégalités, voire la violence. Nous ne voulons plus d’une société qui a peur de l’autre, peur d’elle-même, peur de son avenir. Nous disons stop à cette marche en arrière !

TOUT AUTRE CHOSE ! Nous, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, salarié-es, indépendant-es, pensionné-es, sans emploi, parents, profs, étudiant-es, artistes et associations, appelons aujourd’hui à prendre le chemin de la confiance et de la solidarité ! Nous voulons construire une démocratie où le citoyen ne soit plus à la merci des lobbys et du pouvoir de l’argent, où chacun puisse se faire entendre. Nous croyons qu’il ne suffit pas de résister, de défendre les acquis, de préserver un modèle de société essoufflé. Que c’est d’un vrai débat démocratique que surgiront les alternatives. Qu’il faut bâtir tout autre chose. Qu’il faut intensifier le débat citoyen pour créer notre avenir commun. Que c’est dans l’exercice de nos droits que nous construirons notre bien-être partagé. Que seul le renforcement des liens sociaux nous permettra de faire face aux défis que pose notre société multiple et bigarrée. Que nous n’avons pas de problème budgétaire, mais un problème fiscal. Que l’on ne peut poser la question de la pauvreté sans poser celle des inégalités sociales et de genre. Que parler de bien-être partagé n’a de sens que si nous prenons en compte celui du reste du monde et celui des générations futures, sans oublier que la planète a des ressources limitées. Qu’une réelle justice fiscale est possible et que nous pouvons assurer une transition écologique tout en garantissant la justice sociale.

Citoyens de tous horizons, nous appelons à démultiplier le débat public, partout en Belgique, en Flandre, à Bruxelles, en Wallonie. Avec nos partenaires flamands de « Hart boven Hard », nous appelons chacun à signer ce manifeste et, plus encore, à agir avec nous pour inventer et construire ensemble une société tout autre, qui retrouve le chemin de la solidarité ! C’est maintenant qu’il faut ouvrir un débat reliant tous les secteurs malmenés et fédérer les innombrables innovations locales. Il y a urgence à agir avant que la machine infernale du tout à l’argent ne broie ce qui nous reste de libertés. Rejoignez-nous sur : www.toutautrechose.be

 

Le Soir : Chat avec le mouvement «Tout autre chose»: «Transformons la Belgique en véritable démocratie»

Le mouvement citoyen a été officiellement lancé ce jeudi 11 décembre. Le résumé du chat.

Un « mouvement citoyen » a vu le jour, contre l’austérité, pour l’alternative. Lancé officiellement ce jeudi 11 décembre, il a fait irruption dans l’arène politico-sociale, proclamant dans un « appel » (lire ici) pour dire « stop ! » à « nos gouvernants » qui « accélèrent la destruction de cette cohésion qui fait notre richesse, pour nous imposer la politique du fort qui écrase les faibles. Cette politique est injuste, ne fonctionne pas et nous entraîne dans une société de la violence. »

Le résumé du chat avec Delphine Noels, réalisatrice, et Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11, signataires de l’appel « Tout autre chose ».

Avez-vous déjà réfléchi à une transition possible pour faire de notre « particratie » oligarchique une réelle démocratie ? (…) (M4CH14V3l)

Delphine Noels : «  Transformer notre pays en une véritable démocratie ? C’est un travail qui ne se fera pas sans nous. Prenons nos responsabilités de citoyens. Chacun en fonction de nos disponibilités et de nos moyens, sortons de notre passivité, emparons-nous de ce vaste projet et travaillons à la construction de cette démocratie !  »

Peut-on encore éviter la confrontation directe (…) ? (Bruno)

Delphine Noels : «  L’avenir nous le dira. Pour l’instant, nous pensons que l’essentiel consiste dans le fait que les citoyens se rassemblent et unissent leurs forces et leur pouvoir imaginatif pour réfléchir à des alternatives sur l’austérité. L’idée de Tout autre chose, c’est de fédérer chaque mouvement, chaque combat, de créer une transversalité dans la contestation.  »

Comptez-vous vous présenter aux prochaines élections fédérales ? (Sophie)

Arnaud Zacharie : «  Nous n’avons aucunement l’intention de nous présenter aux élections, nous sommes un mouvement citoyen indépendant des partis. Le but est de populariser les alternatives qui existent et de faire pression sur les décideurs politiques pour qu’ils changent de politiques. »

Ne faudrait-il pas commencer par une réécriture de la Constitution par une assemblée citoyenne tirée au sort parmi des volontaires tirés au sort ? (…) (M4CH14V3l)

Delphine Noels : «  Ne faudrait-il pas mieux réécrire la Constitution, déprofessionnaliser le politique et politiser le citoyen ? Tout Autre Chose est conçu comme un mouvement Work in progress. Nous n’avons pas de réponses à tout, mais la volonté de débattre de toutes les questions qui seront posées par les citoyens. Réfléchissons ensemble aux chemins que nous prendrons pour (re)donner à notre pays un visage humain. Vous êtes le bienvenu aux assemblées de Tout autre Chose pour venir débattre avec nous des questions qui y seront posées.  »

Ne pensez-vous pas qu’un tel mouvement doit viser l’échelle européenne pour apporter un véritable changement ? (…) (John)

Arnaud Zacharie : «  Il est évident que la dimension européenne est fondamentale. Mais un mouvement citoyen européen ne peut être efficace sans avoir un véritable ancrage national et local, pour garantir la proximité avec les citoyens. Chaque chose en son temps donc, mais des mouvements citoyens similaires existent déjà dans d’autres pays et des contacts vont évidemment être pris dans ce sens.  »

Arnaud Zacharie : « Il y a une alternative à l’austérité : la justice fiscale. »

Nous sommes dans une société de plus en plus inégalitaires, où seul l’argent compte. C’est malheureusement le modèle américain qui s’installe chez nous et il faut lutter contre ça (…). (Maurisse)

Arnaud Zacharie : «  Vous touchez au cœur du problème. Évidemment tout État doit avoir un budget équilibré. Mais il y a différentes façons d’y arriver. En Belgique, il faut trouver 14 milliards d’euros d’ici 2019. On décide pour cela de couper dans la culture, la recherche scientifique, la protection sociale, les salaires, l’aide au développement, etc. Par contre, du côté de la justice fiscale et des nouvelles recettes, c’est ‘peanut’ : une taxe Caïman qui devrait rapporter 350 millions d’euros. Or, selon le Conseil supérieur des Finances, une taxe sur les plus-values boursières rapporterait 2 milliards d’euros par an, or la Belgique est un des seuls pays à ne pas l’instaurer en Europe ; le coût des intérêts notionnels est de 6 milliards d’euros par an, or ils sont maintenus malgré qu’ils soient critiqués par leur concepteur même (Bruno Colmant) ; la fraude fiscale est estimée à minimum 8 milliards d’euros par an, or il n’y a qu’un petit chapitre sur le sujet dans la déclaration du gouvernement… Faites le calcul, on peut rétablir les comptes via d’autres chemins que l’austérité. On pourrait même dégager des marges pour réduire la pression fiscale sur les salariés, trop élevées en Belgique. Surtout que cette dernière est responsable de la chute de la demande (-4,5 % en moyenne dans la zone euro entre 2008 et 2013) qui a déjà provoqué une double récession. Une troisième récession pointe son nez et, encore plus grave, la déflation est à nos portes. Bref, l’austérité n’est pas seulement socialement douloureuse, mais économiquement inefficace. Contrairement à ceux qui répètent qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, il y en a une : la justice fiscale.  »

J’ai signé hier votre pétition. Je souhaiterais aller plus loin et m’impliquer davantage. Comment faire ? (Jal)

Arnaud Zacharie : «  Nous allons inviter tous ceux qui ont signé l’appel sur le site web à une Assemblée générale qui décidera de l’organisation du mouvement, vous êtes donc le bienvenu comme tous ceux qui, comme vous, n’ont pas envie de se résigner. »

Delphine Noels : «  Vous trouverez toutes les infos des futures réunions et actions seront accessibles sur le site www.toutautrechose.be. Rejoignez-nous ! Par ailleurs, ce qui serait génial, c’est d’arriver à créer des « antennes » de Tout Autre Chose en francophonie dans les villes, dans vos campagnes : Partout ! Ceci est un appel à tous. À chacun d’y trouver ça place. La première chose à faire est bien sûr de parler autour de vous le plus possible du mouvement ! La mobilisation commence par ces dialogues-là, par des partages dans les réseaux sociaux, etc. !  »

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78 réflexions sur « Tout autre Chose, à partir d’aujourd’hui »

  1. Excellente alternative. Mais pourquoi s’arrêter devant l’obstacle?
    Pour faire « tout autre chose », il faut mettre un terme à la dictature du capital, autrement dit l’exproprier. Sans passer cet obstacle, « tout sera la même chose », sur le plan économique, social, politique ou écologique.
    Cela promet des affrontements terribles avec l’appareil d’Etat? Oui.
    Mais le reste est sans effet.

    1. Proposition à affiner, pour le moins. Je ne suis pas propriétaire et ne prêche pas pour ma chapelle, mais il me semble que posséder une maison et de plus ou moins modestes économies, c’est déjà du capital. Or, si vous voulez vous attaquer à la propriété privée, vous allez vous retrouver comme les bolchéviques à devoir fusiller beaucoup de koulaks.

      Des défauts organisés sur les dettes, ça me semble une meilleure façon de viser l’accumulation de capital illégitime et prédateur.

      1. Ne faites pas semblant de ne pas comprendre.
        Ou alors vous confondez propriété et capital. La dictature du capital n’est pas une bicoque, ou nos ordinateurs personnels…C’est un rapport social qui asservit les 99% au besoin d’accumulation des 1%, détenteurs des grands moyens de production.
        Il me semblait que c’était évident sur un tel blog.

      2. George Marchais parlait du Grand Kapital (avec l’accent SVP)
        Disons à partir de 10 – 20 millions d’euros, c’est raisonnable ?
        A l’extrémité de l’échelle il y a des fortunes de 20 milliards d’euros et plus. Est-ce raisonnable ?

        Et puis il y a les Paradis fiscaux (et l’enfer budgétaire pour nous autres (l’enfer du décor))

      3. Je ne fais semblant de rien et répondait avec 100% de sincérité. Par ailleurs, je ne suis pas politiquement très modéré et ai voté PTB aux dernières élections belges… bien qu’en sachant qu’ils n’arriveraient pas au pouvoir ou, dans le meilleur des cas, pas seuls, il est vrai. Il n’empêche : si tout le monde votait comme moi en Europe, les choses changeraient.

        Hélas, tout le monde vote à droite, de plus en plus…. et si vous faites peur aux petits propriétaires qui veulent léguer une maison ou un petit pécule à leurs enfant, ça ne s’arrangera pas. C’est à peu près tout ce que je voulais dire.

        J’ai bien compris que c’est après le « grand » capital que vous en avez, évidemment, et je suis avec vous. Je dis juste qu’il faut affiner le propos, dans l’intérêt de la cause. Sinon, vous faites peur aux gens, et vous vous retrouvez obligé de faire la révolution au nom de l’intérêt général mais contre la volonté de la majorité des gens. Et l’Histoire nous dit ce que ça donne

      4. la propriété d’usage ( maison d’habitation principale) n’est pas en cause, par contre, il serait logique de redéfinir une propriété collective véritable des moyens de production et de service publics
        d’autre oart on peut écouter piketty quand il préconise une imposition exceptionnelle massive du grand capital, ce qui ne serait, après tout, qu’une remise à l’heure des oendules après une quarantaine d’années je parle pour la france, consacrée à favoriser l’économie financière au détriment de l’économie réelle

      5. Le problème de fond c’est le système de gouvernement du pays.
        Et ce ne sont certainement pas les héritiers qui empêcheront ses méfaits puisque cette oligarchie défend leurs intérêts! Les héritiers/rentiers ont pris le pouvoir.

    2. mettre un terme à la dictature du capital, autrement dit l’exproprier

      Votre projet est-il sérieusement de priver de propriété l’ensemble des citoyens ?

      Pensez-vous que le propriétaire de son lieu d’habitation, acheté à la sueur de son front, participe de la dictature du capital ?
      Un artisant propriétaire de la boutique qui lui permet de gagner son pain est-il un exploiteur du prolétariat ?

      Ne faut-il pas relativiser quelque peu votre discours et distinguer le propriétaire du nécessaire à sa vie du préteur de capital qu’il a en excédent ?

      1. Ne pourrait-on pas, à la suite de Bernard Friot, distinguer le propriété d’usage, légitime, et la propriété lucrative qui accouplée génétiquement à l’intérêt de l’argent autorise toutes les dérives que constituent la croissance et de la concentration de la richesse ?

      2. Il faut bien voir que la propriété se fait sur le dos des générations futures, qui par définition ne sont pas propriétaires. Si la Terre entière est propriété privée de certains, ou vont les autres? C’est une simple question de logique que de remettre en question la propriété privée du capital.

        D’autant qu’il est possible de remplacer la propriété tout court, par la propriété du droit d’usage, qui offre les mêmes libertés, et évite d’avoir à économiser ainsi que le souci de la revente en cas de mutation. Par contre la spéculation devient impossible, et les anciennes générations ne peuvent plus s’enrichir sur le dos des nouvelles générations…

        En échange de cela, l’ex propriétaire recevrait la valeur du capital en liquide, ainsi qu’un droit d’usage à durée illimité de son logement, en contrepartie d’un loyer diminué d’un éventuel Revenu de base. (ok, il faut mettre des sécurités dans tout ça…)

        Ou est l’inconvénient?? N’est ce pas préférable de ne pas avoir a suer de son front pour accéder au droit d’utiliser un logement comme si on en était propriétaire?

        Ceci dit, avant de considérer le « petit capital », commençons par le « grand »…

      3. J’ajouterais que la « propriété » n’a rien d’absolu. Elle est relative à la loi du moment.
        Mieux vaut donc être propriétaire d’un droit d’usage dans une société apaisée,
        que propriétaire tout court dans une société d’inégalités croissantes qui pourraient au final conduire à couper des têtes!

      4. @ Dominique Gagnot 11 décembre 2014 à 18:36

        Il faut bien voir que la propriété se fait sur le dos des générations futures, qui par définition ne sont pas propriétaires.

        Il faut surtout voir que les générations futures héritent toujours de ce que leur laissent les générations précédentes, qu’il s’agisse d’un solde positif ou négatif, d’un actif ou d’un passif. Qu’il s’agisse de propriété individuelle ou collective, cela ne change rien à l’affaire.
        La propriété, l’avoir détenu par une génération est nécessairement transmis aux suivantes puisque les précédentes ne sont plus là pour en revendiquer la propriété.
        Ce qui importe, c’est de laisser un solde positif, un capital matériel et immatériel productif de biens et de services en rapport avec les besoins des générations suivantes.

        En prônant votre solution consistant à supprimer l’héritage par filiation individuelle, il me semble que vous incitez chaque individu et chaque génération à consommer au maximum de ses possibilités, et même au-delà avec le recours à l’endettement. Cela ne va pas du tout dans le sens de laisser le maximum à disposition des générations futures. En effet, en laissant ainsi un capital moindre que ce qu’il aurait pu être, on laisse aux générations futures une situation potentielle bien moins satisfaisante que ce qu’elle aurait pu être.

        C’est en effet le capital (matériel et immatériel) hérité des générations précédentes qui permet aux générations suivantes d’investir et de s’investir dans les travaux leur permettant de s’adapter à l’inévitable évolution de l’environnement économique de nos sociétés, qu’elles soient privées, locales, régionales ou internationales.

        Plus le capital transmis individuellement, donc collectivement, sera faible, plus les générations futures seront pénalisées.

        Tant que ceux qui n’ont rien compris à l’économie et à la vertu du capital, s’emploieront à prôner l’anticapitalisme et proposeront des dispositions conduisant, comme vous le faites, à consommer au maximum des possibilités de chacun, cela se fera au détriment des générations futures et de la survie de notre espèce.

        Au soir de votre vie active, considérez-vous avoir fait le maximum pour ne pas faire partie de ces personnes là ?

        Bien cordialement.

      5. @jducac

        C’est en effet le capital (matériel et immatériel) hérité des générations précédentes qui permet aux générations suivantes d’investir et de s’investir dans les travaux leur permettant de s’adapter à l’inévitable évolution de l’environnement économique de nos sociétés, qu’elles soient privées, locales, régionales ou internationales.

        Sur ce point je suis d’accord.

        Tout comme vous *** Je suis favorable au capital! **** qui sera fort utile aux générations suivantes, … sous réserve qu’elles en profitent !

        Reste à savoir si ce capital sera mieux exploité par des héritiers qui ne chercheront que leur profit personnel, au détriment de tout le reste…
        ou s’il sera mieux géré par des entités responsables de l’affectation de ce capital…

        Quand on voit le souci qu’ont les héritiers (les accrocs au fric en général) pour le bien commun, le choix est vite fait.

        Par ailleurs, comme déjà expliqué, les entrepreneurs qui veulent se décarcasser seront toujours récompensés, dans un système tel celui que je propose lors de la revente de leur entreprise a la collectivité. Elle saura par ailleurs en faire meilleur usage que des héritiers, qui se moquent bien de l’intérêt général…

        Enfin sachez que l’essentiel de l’activité économique n’est motivée que par le profit (ou la nécessité de disposer d’un revenu), sans aucune utilité sociale ou écologique.
        (on avait fait une liste de ces activités dans un autre fil)

        Pour votre dernière question, je dois consommer environ 1000 fois moins que les gros héritiers.

      6. De quoi « le chat noir », as t-il peur ? De perdre son « ti » ou que les riches perdent leur « ker ». Moi « Hou ti » (en dialecte morbihannais) je lui demande. Car enfin c’est bien de peur qu’il s’agit. Peur de ne plus avoir, d’être dépossédé. Nous sommes attaché à des choses si futiles que le bien si minime soit-il est un bien que l’on veut conserver. Et quelle différence y a t-il entre perdre beaucoup et perdre peu, perdre sa ville ou sa maison. En soit il n’y a aucune différence tant nous sommes attachés à ce que nous possédons. Celui qui a beaucoup comme celui qui a peu sont sur ce point parfaitement identique, ils ne céderont rien de ce qu’ils possèdent. Et pourtant si l’on veut progresser sur la voie de l’égalité celui qui possède peu comme celui qui possède beaucoup doit accepter de ne plus être attaché à ce qui en soit n’est finalement que peu de choses même si cela paraît beaucoup. Mais l’être humain est ainsi fait que ce qu’il possède il y tient plus que tout et donc même s’il possède un peu il ne voudra jamais le perdre. C’est que la peur est la encore maîtresse du jeu de l’existence, car posséder donne le sentiment d’être, et lorsque nous sommes dépossédés nous ne sommes plus. Pourtant tout cela est une illusion créée par la pensée. Je me souviens bien que ne l’ayant pas vécu, mais c’est dans ma mémoire collective de Breton, de ces hordes de mendiants qui erraient en Bretagne au Dix-neuvième siècle. J’ai peur de revoir ces temps et comme c’est dans ma mémoire et bien je m’accroche à ce peu que je possède car il me faut croire que je ne revivrais pas ces temps tragiques. Et tout est ainsi, aussi il sera très difficile d’abroger la propriété privée sans passer par la prise de conscience que celle-ci n’est en fait rien, et la conserver ne me mettra pas à l’abri de ces hordes de mendiants qui hantent ma mémoire collective.

      7. @ Dominique Gagnot 12 décembre 2014 à 11:50

        Je dois consommer environ 1000 fois moins que les gros héritiers.

        Est-ce bien ainsi qu’il convient de se comparer aux autres ?

        L’important pour un individu, c’est ce qu’il transmet aux générations futures.
        C’est donc l’importance de son bilan, son solde positif. Si un gros héritier dépensant 1000 fois plus que vous, lègue aux générations suivantes 100 000 fois la valeur de ce que vous leur léguez, permettant ainsi à ces générations d’investir et de poursuivre l’aventure de notre espèce, est-il si condamnable que cela ?

      8. @jducac12 décembre 2014 à 16:33

        L’important pour un individu, c’est ce qu’il transmet aux générations futures.
        C’est donc l’importance de son bilan, son solde positif. Si un gros héritier dépensant 1000 fois plus que vous, lègue aux générations suivantes 100 000 fois la valeur de ce que vous leur léguez, permettant ainsi à ces générations d’investir et de poursuivre l’aventure de notre espèce, est-il si condamnable que cela ?

        Non bien sur.
        Encore faut il voir en quoi il participe à sa fortune!

        Je ne connais pas de gros héritier qui ait contribué par lui même à accroître la fortune reçue.
        Ils délèguent, sans avoir a bouger le petit doigt, en se contentant de toucher les dividendes, et à mettre leur fortune à l’abri, pour être bien sur que personne d’autre qu’eux ne risque d’en profiter, si ce n’est eux ou leurs descendants.
        Ils priveront ainsi le reste de la société des ressources communes qu’ils auront ainsi entassées… Dans ces conditions, qu’est ce que les gros héritiers apportent à la société?

        Ne croyez vous pas que ces montagnes de fric cachées un peu partout, et les ressources physiques gaspillées en futilités par ces fortunés, ne seraient pas mieux utilisées à financer de quoi remettre notre monde à l’endroit, plutôt que d’accroître les déséquilibres? Vous croyez que ça préoccupe ces héritiers?…

      9. @ Dominique Gagnot 12 décembre 2014 à 18:59

        Encore faut il voir en quoi il (l’héritier) participe à sa fortune!
        Je ne connais pas de gros héritier qui ait contribué par lui même à accroître la fortune reçue.
        Ils délèguent, sans avoir a bouger le petit doigt, en se contentant de toucher les dividendes, et à mettre leur fortune à l’abri, pour être bien sûr que personne d’autre qu’eux ne risque d’en profiter, si ce n’est eux ou leurs descendants.

        Je vous l’accorde, la bonne gestion des fortunes matérielles transmises, dépend grandement de la part immatérielle transmise en même temps, sans que cette dernière donne lieu à un inventaire et à une évaluation, même si la valeur de cette part compte énormément.
        Il peut y avoir de mauvais héritiers qui « mangent » rapidement l’héritage, mais ça n’est pas systématique. Si de grands noms d’entreprises nationales survivent encore aujourd’hui, c’est bien la preuve qu’au moins certains membres des lignées héritières ont su veiller a leur pérennité. En dehors de ces grands noms il existe une infinité d’autres entreprises qui se perpétuent au travers de lignées moins prestigieuses mais tout aussi utiles à la vitalité d’un pays.

        Contrairement à ce que vous laissez entendre, la délégation qui ne nécessiterait même « pas de bouger le petit doigt » constitue pourtant un travail important au regard des conséquences qu’il entraîne. La sélection et le choix des personnes auxquelles sont délégués les pouvoirs d’agir pour assurer la prospérité de l’entreprise, mettent en œuvre ce qui se transmet sous forme immatérielle lors des héritages. Ces qualités et aptitudes particulières se situent probablement bien plus au niveau des gènes et réflexes transmis, qu’au sein des inventaires de fortunes dressés par les notaires chargés d’organiser les successions.

        J’appelle cela « l’esprit capitaliste » c’est-à-dire l’attention portée à la constitution et à la préservation du capital, cette valeur à la fois matérielle et immatérielle, sans laquelle il n’est pas possible à une espèce de s’adapter à l’évolution de son environnement et de se donner ainsi, les moyens d’assurer sa perpétuation ou, tout au moins, la poursuite de son aventure.

        Ils priveront ainsi le reste de la société des ressources communes qu’ils auront ainsi entassées… Dans ces conditions, qu’est ce que les gros héritiers apportent à la société? Ne croyez vous pas que ces montagnes de fric cachées un peu partout, et les ressources physiques gaspillées en futilités par ces fortunés, ne seraient pas mieux utilisées à financer de quoi remettre notre monde à l’endroit, plutôt que d’accroître les déséquilibres?

        Il me semble que vous avez une vision, essentiellement négative, des dépositaires de « l’esprit capitaliste » Cet état d’esprit consiste à s’interdire de consommer plus que ce que l’on produit pour vivre et renouveler le capital. Cela vous empêche de voir leur grande utilité pour l’avenir de l’espèce humaine. Cette espèce ne pourra pas survivre, si ceux qui se sont employés à constituer et maintenir à niveau un capital productif indispensable à l’entretien de la vie, l’abandonne à de nouveaux venus totalement inconscients et par voie de conséquence incapables de le gérer.
        Ces gens, pourtant souvent instruits, sont inconscients des phénomènes de base en jeu dans l’économie. Ils sont seulement intéressés à se faire élire ou réélire par ceux auxquels ils promettent de donner plus pour consommer davantage, quitte à y dilapider le capital national, même s’il est privé, laborieusement constitué grâce au travail des générations précédentes.

        La gestion calamiteuse des finances publiques françaises montre à quel point ceux qui en ont été chargés, se sont montrés incapables, jusqu’à entraîner la ruine industrielle du pays. Ce type de ruine ne touche pas toutes les parties du monde. Elle touche surtout les pays d’Europe du Sud et principalement la France, le pays où l’anticapitalisme des esprits s’est le plus développé et incrusté. C’est ce qui désespère nos partenaires, nos industriels, et nos générations les plus âgées nourries et formées au bon sens, au réalisme, bien plus qu’à l’idéologie.

        Vous croyez que ça préoccupe ces héritiers?…

        Certainement. C’est pour cela que devant tant d’inconscience et d’incohérence gouvernementale, ils finissent par investir leurs capitaux ailleurs qu’en France, surtout quand un des membres les plus importants du ministère de l’économie, en est venu à placer ses propres avoirs à l’étranger…..

      10. La gestion calamiteuse des finances publiques françaises montre à quel point ceux qui en ont été chargés, se sont montrés incapables, jusqu’à entraîner la ruine industrielle du pays.

        Mais le gouvernement n’est pas là pour gérer le pays, mais pour défendre les intérêts des rentiers, éventuellement en leur donnant les finances de l’état en pâture! Comme ils l’ont fait.

        C’est logique, puisqu’ils sont sélectionnés par les fortunés, et leurs médias… (les élections sont la pour la forme)

        Qu’est ce qui vous dit que les entreprises gérées pour les héritiers dans LEUR SEUL intérêt, ne profiteraient pas mieux au pays si elles étaient gérées dans un autre esprit…
        Dans l’absolu, c’est d’ailleurs évident puisque le pays récupérerait 100% des dividendes, sans parler des aspects sociaux et écologiques.

        Je rappelle que les héritiers ne font rien, à part sélectionner leurs délégués, qui sauront gérer « au mieux », en se moquant totalement des conséquences sociales, écologiques, et de l’intérêt du pays.

        Comment peut on croire qu’avec de pareils objectifs, la collectivité profite au mieux de ces entreprises, développées grâce à ceux qui y travaillent, et certainement pas grâce aux héritiers, qui ne font qu’en tirer un max de profits, sur le dos des autre.

      11. Dominique Gagnot 13 décembre 2014 à 14:55

        Tout comme vous *** Je suis favorable au capital! **** qui sera fort utile aux générations suivantes, … sous réserve qu’elles en profitent !

        En vous voyant vous exprimer ainsi il y a un peu plus de 24h, je ne m’attendais pas, aujourd’hui, à vous voir aussi « remonté » contre les détenteurs de grandes fortunes et leurs héritiers auxquels vous ne prêtez que de viles intentions. Cet état d’esprit ne peut que vous rendre malheureux du fait de la haine que cela génère en vous et chez ceux que vous attirez vers vos façons de voir.

        Si vous étiez né héritier de semblables richesses, vous ne tiendriez probablement pas un discours aussi négatif à leur égard, car vous ne seriez pas aussi envieux de leur situation. Aussi, en vous remerciant d’avoir participé au très bon échange que nous venons d’avoir, je vous suggère de vous reporter à ce qui se disait sur le Blog de Paul Jorion en Avril 2010 au Post n° 46

        http://www.pauljorion.com/blog/2010/04/02/le-temps-quil-fait-le-2-avril-2010/

        Je vous souhaite un très bon dimanche

      12. @jducac 13 décembre 2014 à 18:22

        Si vous étiez né héritier de semblables richesses, vous ne tiendriez probablement pas un discours aussi négatif à leur égard, car vous ne seriez pas aussi envieux de leur situation.

        Je n’envie surement pas ces drogués au fric, toujours en manque, alors que j’ai tout ce qu’il me faut!
        Comment pouvez vous croire que nous soyons tous malades?

        Il est vrai que je hais les criminels dont ils font partie puisqu’ils imposent aux peuples les pires sacrifices, pour que eux, et eux seuls, puissent continuer maladivement d’amasser des biens dont ils n’ont aucune utilité.
        C’est assez bizarre que vous défendiez ces pauvres gens, alors que par ailleurs vous estimez malsain qu’un revenu de base puisse permettre de vivre sans travailler!

      13. @Dominique Gagnot 13 décembre 2014 à 20:51

        Comment pouvez vous croire que nous soyons tous malades?

        Pour moi, la pire maladie, c’est la propagation de la haine de l’autre Elle peut conduire à l’auto destruction de l’espèce.

        La richesse n’est pas une tare et n’a pas lieu d’être haïssable dès lors qu’elle est acquise proprement. Je la trouve plutôt vertueuse parce que sa transmission aux générations suivantes leur donne de meilleures chances de perpétuer l’espèce. Une part de cette vertu tient au fait qu’elle est toujours le fruit d’un travail sur soi éminemment respectable. Ce travail, cet effort sur soi, consiste, sur une vie, à consommer moins de richesse que celle qu’on a générée, ce qui autorise la poursuite de l’évolution et éloigne de l’extinction.

        L’organisation et la délégation des tâches ou des missions, et l’animation de ceux qui sont chargés de les mener à bien, constitue un travail respectable, même quand il est réalisé par un héritier moins performant que la personne à laquelle elle a succédé.

        Le fait de se déclarer favorable au capital, tout en haïssant ceux qui s’emploient à le constituer et à le renouveler, pour le transmettre aux générations suivantes avec le meilleur potentiel possible, ne me semble pas du tout cohérant.

        Bien cordialement.

      14. La richesse n’est pas une tare et n’a pas lieu d’être haïssable dès lors qu’elle est acquise proprement. Je la trouve plutôt vertueuse parce que sa transmission aux générations suivantes leur donne de meilleures chances de perpétuer l’espèce. Une part de cette vertu tient au fait qu’elle est toujours le fruit d’un travail sur soi éminemment respectable. Ce travail, cet effort sur soi, consiste, sur une vie, à consommer moins de richesse que celle qu’on a générée, ce qui autorise la poursuite de l’évolution et éloigne de l’extinction.

        L’organisation et la délégation des tâches ou des missions, et l’animation de ceux qui sont chargés de les mener à bien, constitue un travail respectable, même quand il est réalisé par un héritier moins performant que la personne à laquelle elle a succédé..

        Je suis en tous points d’accord avec cela, puisque vous ne réduisez pas les générations suivantes aux seuls enfants de l’entrepreneur. Mais qu’entendez vous, dans votre dernière phrase, par « héritier moins performant » ?

        Mais pour ne pas spolier les enfants du fondateurs, on peut leur céder, en liquide’ tout ou partie de la valeur de l’entreprise. Somme qu’ils investiront, j’en suis sur, dans la création d’une nouvelle entreprise.

      15. @ jducac
        Vous dites ceci;

        La richesse n’est pas une tare et n’a pas lieu d’être haïssable dès lors qu’elle est acquise proprement.

        Dans le système que vous défendez, la richesse ne peut se créer qu’en consommant des ressources non renouvelables, dès lors, elle ne peut en aucun cas être acquise proprement.
        Comme le dit Jean Marc Jancovici, il n’y a pas d’énergie propre même pas les renouvelables.

      16. Dans le système que vous défendez, la richesse ne peut se créer qu’en consommant des ressources non renouvelables,

        Les enfants du fondateur de l’entreprise pourraient justement profiter du capital liquide, reçu lors du transfert de l’entreprise à la collectivité, pour la convertir en entreprise propre,
        Et bien naturellement ils pourraient y travailler.

      17. Si la collectivité ne peut se passer des entreprises, et des entrepreneurs, ceux là ne peuvent se passer de la collectivité qui leur fournit ressources et clients.
        Dans ces conditions, à qui revient la propriété de l’entreprise??
        Que ceux qui pensent que c’est à l’entrepreneur, et à lui seul, essayent de créer une entreprise dans le désert…

      18. @Dominique Gagnot 14 décembre 2014 à 11:28

        Je suis en tous points d’accord avec cela, puisque vous ne réduisez pas les générations suivantes aux seuls enfants de l’entrepreneur

        Ce qu’il ne faut surtout pas manquer de voir, c’est qu’une richesse, un capital, n’a pas nécessairement besoin d’être réparti entre tous les enfants d’une génération, incluant donc ceux qui ne sont pas héritiers de l’entrepreneur, pour être utiles à tous. Ce qui importe c’est que le capital existe et soit économiquement exploitable, pour permettre, à ceux qui n’en possèdent pas, de collaborer à sa mise en œuvre et leur permettre ainsi de gagner leur vie.

        Mais qu’entendez vous, dans votre dernière phrase, par « héritier moins performant » ?

        Je veux seulement dire que les héritiers de l’entrepreneur ne sont pas nécessairement tous également aptes à bien gérer l’héritage et à atteindre sur la durée d’une vie, un aussi haut ratio (valeur du capital transmis/valeur de la richesse consommée) que celui obtenu par l’entrepreneur initial.

        Mais pour ne pas spolier les enfants du fondateurs, on peut leur céder, en liquide tout ou partie de la valeur de l’entreprise. Somme qu’ils investiront, j’en suis sur, dans la création d’une nouvelle entreprise.

        Je sais qu’une formule consistant à collectiviser le capital vous attire. Hélas vous ne tenez pas compte de l’expérience qui s’est déroulée sous vos yeux, à grande échelle et sur une longue période, dans les pays communistes en Ex URSS, en Europe de l’EST, en Chine ou ailleurs. Tous ces pays ont fini par faire se développer une économie de marché de type entrepreneurial privé, de sorte à rompre avec le retard de développement que leur collectivisme avait engendré.

        Etre entrepreneur n’est pas de tout repos et sans risque. Il est donc normal que ceux qui se lancent dans l’aventure, lorsqu’ils réussissent, veuillent que leur bébé, celui qui est né de leur sang, de leurs peines, de leur travail, reste dans la famille plutôt que d’être confiés à une oligarchie d’incompétents économiques qui, en France, ont amené l’industrie à l’état de ruine.

        Quant à la grosse ficelle consistant à dédommager les héritiers « en liquide », elle ne piègerait personne, ou alors que les plus niais qui, n’ayant pas vu venir le coup, ne se seraient pas employés à manger leur affaire avant qu’elle ne soit mangée collectivement.

      19. @ Michel Lambotte 14 décembre 2014 à 13:10
        Bonjour Michel

        Dans le système que vous défendez, la richesse ne peut se créer qu’en consommant des ressources non renouvelables, dès lors, elle ne peut en aucun cas être acquise proprement.

        Il ne fallait pas prendre le mot « proprement » au sens propre mais au sens figuré. Une richesse acquise malhonnêtement ou illégalement, par exemple.

        La vie existe sur terre depuis des milliards d’années. Elle ne s’est maintenue qu’en consommant de l’énergie. Grâce au soleil elle existe en abondance, et ce n’est que depuis seulement quelques siècles que nous sommes confrontés à des problèmes de pollution.

        Qui vous dit que les connaissances acquises à une vitesse exponentielle, dans l’infiniment grand et l’infiniment petit, ne finiront pas par amener les humains à surmonter les difficultés auxquels ils sont maintenant confrontés.

        Voyez le chemin qu’ils ont parcouru depuis le temps où ils existaient en germe, à l’état de métazoaires !

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_%C3%A9volutive_de_l'Homme

      20. @ jducac 14 décembre 2014 à 17:03

        Je sais qu’une formule consistant à collectiviser le capital vous attire. Hélas vous ne tenez pas compte de l’expérience qui s’est déroulée sous vos yeux, à grande échelle et sur une longue période, dans les pays communistes en Ex URSS, en Europe de l’EST, en Chine ou ailleurs. Tous ces pays ont fini par faire se développer une économie de marché de type entrepreneurial privé, de sorte à rompre avec le retard de développement que leur collectivisme avait engendré.

        Les pays que vous citez sont tous des dictatures.

        En fait le problème que vous soulevez est celui d’une réelle démocratie. Ce qui est un autre problème, et d’ailleurs le fond du problème.

        A supposer celui ci résolu: que la collectivité ait enfin trouvé le moyen de se gouverner de manière démocratique, ne laissant aucune possibilité à la corruption, et sachant déléguer la gouvernance des entreprises dans l’intérêt général.

        Avouez que ce serait mieux que de laisser les entreprises entre les mains d’héritiers qui, quand ils ne sont pas incompétents, ne pensent que à une chose: en tirer un maximum de profit, même si cela va à l’encontre de l’intérêt collectif…

  2. Nous sommes en train de traverser une période extrêment difficile où le pouvoir en place, représenté également par la BCE et ses profiteurs, fait tout pour conserver le système actuel.
    Les citoyens des différents pays de l’Europe devront se mettre d’accord sur un nouveau projet de société. C’est un travail d’Hercule, mais c’est faisable. Première étape: il faut augmeneter la pression sur les partis poltiques et activer les mouvement citoyens, multiplier les forces pour continuer une travail pédagogique auprès du public. Il faut également tenir compte du fait que la société est aussi composé d’individus et groupes contentés par le système, donc hostile à tout changement – ils sont nombreux.

  3. Très très bien. A suivre de près.
    L’engouement sera, je crois, au rendez-vous.
    Et le jeune Murgia, par exemple, a une voix, un discours et un charisme qui portent.

    Point crucial selon moi : ce mouvement réussira-t-il la jonction (jusqu’ici non accomplie) entre citoyens à haut capital culturel et classes populaires? Cela semble possible cette fois…

    Autre question importante en Belgique : la collaboration avec Hart Boven Hard sera-t-elle assez féconde pour donner au mouvement une dimension authentiquement nationale, transcommunautaire? Là aussi, c’est chose possible.

    Ne boudons donc pas notre plaisir… Haut-les-coeurs !

    1. Des « citoyens à haut capital culturel » ?

      Il serait préférable que ceux qui se pensent comme étant à « haut capital culturel » ne fassent pas partie de ce mouvement.

      Quant aux classes populaires, c’est quoi au juste aujourd’hui ?

      1. Anna, je sens qu’on ne va pas être d’accord… du moins pas tout de suite.
        Ce qui ne m’empêchera pas de marcher peut-être à vos côtés dans ce mouvement.
        🙂

      2. Anna, se poser la question, c’est déja y répondre. classe populaire c’est moi, du-moins je le suppose. Ouvrier, pauvre , et belge.
        tout ce que vous ferez sans moi pour moi, vous le faites contre moi. ( un sage) dont je suis.

    2. Le démarrage prometteur de ce mouvement, comme votre approche positive me font plaisir, même si je ne suis qu’une « pièce rapportée » dans cette « belgitude » que j’ai épousée il y a quelque 50 ans et que je me désolais de voir partir en lambeaux ces dernières années. Oui, on a besoin de tous dans ce mouvement. Il ne pourra atteindre ses objectifs que s’il reste pluriel. S’il parvient à un consensus autour du minimum indispensable au virage qu’on doit prendre ensemble. Soyons optimistes et mettons haut la barre.

  4. « Cela promet des affrontements terribles avec l’appareil d’Etat » dit Charles A .
    Je le crois aussi , malheureusement .
    ILS ne lâcheront RIEN , JAMAIS .
    Quand on voit ces révoltes ( pas de « révolution » on en est loin …), en Tunisie par exemple : à quel moment les tunisiens ont-ils pu seulement commencer à maîtriser un chouïa les banques ? Cette mafia semble inaccessible !
    Jorion fait avec les blogueurs un travail remarquable et remarqué …
    Et puis quoi ? Peanuts ! Que dalle ! Des clopinettes ! En avant comme avant ! ( En avant pire qu’avant !)
    Alors Nous , nous avons commencé :
    Notre Dame des Landes , Sivens , Roybon , NOTAV etc … on verra bien où ça nous mènera …
    Il y a déjà une chose : ça LES fait bien chier de ne pas pouvoir continuer à piller le monde et à se goinfrer tranquille !
    En outre on rigole bien ! Vous êtes les bienvenus au club ! Des ZAD , va bientôt y en avoir près de chez vous …

    1. Roybon (38) : créons une, deux, trois ZAD !
      http://npa2009.org/actualite/roybon-38-creons-une-deux-trois-zad
      C’est exactement comme cela, comme le décrit Taratata, qu’il faut commencer.
      Par l’action de masse et déterminée de résistance, chacun dans son lieu de vie, de travail ou d’étude. Puis faire converger ces luttes vers un affrontement général contre l’ennemi commun: la bourgeoisie et son Etat. Il ne faudra pas moins d’une révolution sociale. Pas réjouissant? Certes.
      On peut certes préférer crever la tête dans le sable…

      1. Charles,

        « Si j’avais vingt ans, dit Clemenceau, je poserais une bombe sous tous les monuments publics. »
        On dit ça, monsieur Clemenceau, quand on a soixante ans.

        (Jules Renard, Journal, 15 décembre 1897, Pléiade p. 447).

    2. Taratata, les ZAD… Attends qu’émergent pour de bon les milices antiZad et autres Killers de GreenWarriors, là on va s’marrer.

      1. Je pense que tu as 100 % raison ! On va se marrer, euh si on peut dire, c’est une forme de rire nerveux !

        Et pour Roybon en l’espèce certains ne demandent que ça. Ils veulent que les CRS s’en aillent, pour s’occuper eux même des Zadistes. Si, si, c’est vrai, par un détour comme seule la connerie humaine en connaît, les CRS protégeraient plutôt les Zadistes en fin de compte. Enfin je dis ça pour qui regarde objectivement les choses telles qu’elles sont entrain de tourner… A ce qu’on me souffle à l’oreille, dix minutes, dix minutes c’est le temps nécessaire pour vider la zone des zadistes définitivement.

      2. mais ça y est déjà , mon bon Vigneron !
        Et pour l’instant , sont loin de s’installer , les milices !
        Tu devrais y faire un tour , sur une ZAD , tu comprendrais …

  5. Bonjour à tous,

    Je sais que mon intervention n’a pas grand-chose à voir, mais quand je lis « Hart boven hard »,
    cela me fait penser à un film grand spectacle americain qui ne vole pas haut : « HANCOCK ».
    Dans ce film, un gentil gars essaye de faire que les gens s’apprécient et qu’ils partagent (si je résume la partie ne correspondant pas au HEROS AMERICAIN). et le truc que ce gars met en place c’est un logo « all heart » qu’il propose a des compagnies …. Ce logo veut dire que l’on fait quelque chose de gratuit ! Evidemment il se fait jeter comme un mal propre !!!!
    Je pense encore a un autre film, mais là n’est pas le sujet !

    enfin … ce logo « All Heart » me fait penser à votre incitative – et ca me fait plaisir que des mouvements se mettent en place, car ce matin en faisant ma revue de presse j’ai été DEMORALISE. En faisant un tour sur news 360x, sur les-crises.fr, chevallier.biz, les econoclastes, AGORA, ou encore en lisant le contrarien …. Ben j’en ai pris un sérieux coup… Le coup final a été la lecture de l’extrait du film des années 50-60 que Mr jorion a posté… a propos de la loi MACRON – là je suis allé prendre l’air 5 minutes – il fallait que je déstresse.
    Cette initiative me remonte le moral.

    Bien à vous Gilles.

  6. Sans vouloir jouer les rabat-joie, les gars d’en face sont 1/ (très)riches, 2/ (très) puissants et 3/ organisés. Cela m’étonnerait qu’ils se laissent faire comme ça. Franchement, vous y croyez encore, au Père Noël?

      1. C’est la leçon de toutes les révolutions: la masse des victimes (dans le capitalisme mondialisé, les 99%) contre l’appareil de répression de la dictature du 1%.
        La convergence des résistances demande du temps, surtout après la débacle du « socialisme réel », et la necessaire reconstruction d’un projet d’émancipation. Donc soyons donc patients…
        Cela demande et de l’organisation, avec capacité stratégique et tactique. Donc soyons déterminés à la construire.
        Rien n’est gagné d’avance.
        La différence, c’est que le 1% ne peut vivre sans le 99%.
        Alors que l’inverse, pas besoin de dessin…

      2. c’est que le 1% ne peut vivre sans le 99%.

        Hélas si, il leur suffit de détenir les ressources (le Capital) défendues par une police efficace, et de s’entourer de serviteurs.

        C’est sans doute pour ça que le Capital porte ce nom!

        Par contre plus ils seront isolés, plus il leur sera difficile de résister à la pression du plus grand nombre.

  7. Essayer de battre le Système en jouant avec les règles du Système ne donne pas beaucoup de chance de gagner.
    Sortez du Système, cessez d’être des consommateurs.

    1. Sauf que c’est impossible de sortir du système: même un sdf consomme a sa mesure infime. Et c’est tout le problème.
      Il aurait été possible de vivre hors système, au début du XXème siecle, mais quand le monde s’est globalisé, ne laissant plus aucune possibilité autre que le système actuel….en sortir actuellement, c’est soit le parasiter, donc consommer en prenant sans rendre ce qu’il donne, soit continuer a en faire partie…tout en arguant le contraire.

      C’est le noeud du problème: il y a impossibilité de sortir du système actuel a moins de creer l’utopie: ce qui signifie avoir les terres, une nation qui décide de fonctionner totalement différement du système dominant en totale autarcie….

      1. Non.
        Le nœud du problème est de tout vouloir.

        Le maximalisme est un défaitisme et une excuse à l’inaction.
        A chaque jour suffit sa peine. Faire un geste même minime dans le sens de la sobriété et de la solidarité est un bon début. Et soyons sûr qu’aucune fin, ni récompense ne sont au programme.

    2. Pas d accord :: le système dans lequel nous avons la chance d évoluer nous laisse beaucoup de liberté, dont nous ne nous servons pas… Car nous avons été si je puis dire « mind fucked » , lavage de cerveau et jouissance de l individualisme et de l incroyable confort matériel qui le rend possible….

      Nous avons toute la puissance du consommateur et de l acteur économique :
      — nous pouvons créer une banque du peuple et y aller tous…
      — idem pour les assurances, fournisseurs internet,
      — développer les achats et monnaies locale comme en Bavière
      — etc etc…

      Et faire l anti révolution: en jouant l abstention majoritaire aux élections, afin de les vider de toute légitimité et demander plus de référendum pour déstabiliser le système!

      La liste de ce que l’on peut faire pour contrer les DERIVES du système dans le système est tout de même importante me semble t il…

      C est une question d éducation, d information – dans la longueur du temps, comme ici — et personnellement je vais m y engager dans quelques semaines, mois. Hugh!

      1. La liste de ce que l’on peut faire pour contrer les DERIVES du système dans le système est tout de même importante me semble t il…

        Le système ne dérive pas, il a été pensé pour les rentiers, et rempli parfaitement son rôle. C’est le fond du système qu’il faut repenser…

    3. Quel est le mal a consommer!? Quelle est donc cette nouvelle anti-reliogion anti consommation!???
      Ne confondez vous pas les notion de consommation et d hyper consommation névrotique!?
      La « consommation » est une des expressions de notre liberté, de faire, construire, expérimenter, apprendre, voyager, transmettre : tout cela demande des moyens.
      Le tout est d arriver a corriger les excès du capitalisme libéral anarchique pour que les échanges économiques fruits de notre consommation aient aussi un sens social : acheter son violon en plastique moule ou chez un artisan n a pas le même sens, plus humain chez le luthier…mais ces derniers poussent parfois et vendent du rêve… Un peu trop cher :: c est de cette complexité du monde que tirent les « profiteurs » leurs profits dans l ombre (anecdote : les fifres irlandais de la principale marque sont bien sur made un Chine, en vrai!).

      La seule chose qui puisse combattre cela est l éducation, l éducation… La liberté d information pour mener et diffuser les enquêtes et en dernier ressort la régulation et la mise en place de règles oeuvrant pour une meilleure transparence.
      La liberté a un prix :: la connaissance.

      Personnellement j’ai l impression au il y a eu de gros progrès dans cette direction et que nous sommes au début! Donc, plutôt confiant…

      Pour finir! Merci de bien vouloir préciser ce que vous proposez a la place de la libre consommation….

      Personnellement, je vois quelque chose qui serait de l ordre (le mot est la!) du bien commun avec une notion de juste repartition. Ou droit d accès. Ce qui est déjà largement mis en oeuvre dans nos société pour l essentiel, sauf le logement qui en France est parti en vrille du fait de la démographie et évolution sociétales /divorcées.

      Tout cela, le développement des biens communs, repose sur :
      — le niveau d éducation du grand public
      — l engagement politique de chacun

      Et par voie e conséquence sur un niveau de vie, liberté et capacité e consommer… En connaissance de cause. Hugh

      1. La « consommation » est une des expressions de notre liberté, de faire, construire, expérimenter, apprendre, voyager, transmettre : tout cela demande des moyens.

        Effectivement, nous sommes des animaux consommateurs qui consommons des chaînes hyro-carbonées et de l’oxygène pour rejeter du CO2, du méthane, entre autre, en fait, c’est notre rôle en tant qu’espèce.
        Le problème est que nous ne respectons pas les règles des cycles que la nature nous impose et cela se retourne contre nous, réchauffement climatique, épuisement des ressources
        La gravité n’en est pas encore catastrophique, mais continuer de la sorte ne peut que l’accentuer de façon exponentielle avec une possible fin de l’espèce.
        Comprendre les règles et en tenir compte est notre seule planche de salut.

  8. Les signataires de ce nouveau mouvement sont tous des intellectuels(nouveaux aristocrates?) dépendants des subsides de l’état.Des parasites donc!Ils me font tout aussi peur que les eurocrates et les « dominants » actuels.La solution n’est certainement pas là.

    1. Si je vous comprends bien, nous dépendons tous de la BCE (comme nous utilisons les euro). La BCE est régie par des banquiers. Nous sommes donc les parasites des banquiers. J’inverserais plutôt les choses. Cela ne nous empêche pas d’avoir des idées sans être en conflit d’intérêts avec la BCE.

      Ce qui compte c’est d’avoir une vision commune, un contrat de société. Ensuite, comment voulons-nous vivre ensemble ? voulons-nous participer à notre politique ou non (se poser la question c’est déjà y participer) ? suivant quel mode : (une dictature), (une monarchie), (une démocratie représentative), une démocratie, … Et notre économie ? quel genre voulons-nous appliquer et comment voulons-nous répartir la richesse et la propriété ?…
      Le document de base à établir sera la constitution.

      1. Vous citez Attali. Il parle de « résignés réclamant ». Ce terme s’applique très bien (et à beaucoup d’autres) à ce « nouveau » groupe revendicateur. Au fond, ils ne mettent aucunement en cause le gâteau, ils en réclament seulement un plus gros morceau.

  9. Demain le quotidien Le Soir va publier l’article : Comment les partis guettent «Tout autre chose»?
    Le mouvement citoyen « Tout autre chose » se lance. Qu’en pense-t-on dans les états-majors des partis ? Tour d’horizon.

    @ Vigneron : bonne idée .. je vais lui demander !

    1. Murgia s’en sort vraiment très bien face à Bertrand Henne, pourtant redoutable dans le rôle du nihiliste de service made in RTBF…

  10. Faire de cette particratie/oligarchie une « vraie démocratie », va faire de vous des « extrémistes »,
    c’est le lot de ceux qui s’attaquent au « système » Et puis, avec des signataires intellos très
    « bobos », voire très à gauche, vous serez assez rapidement amalgamés au PTB ou autre
    organisme du genre . J’ai beaucoup de mal à croire qu’il n’y ait pas une couleur politique
    derrière « Tout autre chose » ….

  11. Comme si, au nom de la sacro-sainte compétitivité, la seule option était de détricoter notre modèle social et de reporter à plus tard les défis environnementaux et climatiques. Comme s’il n’y avait pas d’alternative.

    Il y a contradiction: nous ne pouvons pas garder notre modèle social et reporter à plus tard les défis environnementaux, il faut changer le modèle social, ce qui ne transparaît pas dans les revendications de « Tout autre chose »
    Si nous voulons que ce soit tout autre chose il faut tenir compte de cet élément.
    Notre modèle social dépend de la consommation d’énergie fossile qui s’épuise dangereusement.
    Il faut savoir que l’OPEP ne peut que réduire ses exportations depuis 2004 non pour des causes géopolitiques mais pour des causes géologiques de maximum d’exportation atteint.
    Dans de telles conditions, il est impossible de garder notre état social de providence.
    Si nous voulons ne plus reporter à plus tard les défis environnementaux, il nous faut construire un autre mode de vie qui s’appuie sur la sobriété énergétique.
    Cela demande de remplacer le sacralisation de l’emploi par l’autonomie de l’individu.
    De cela découle la nécessité d’éliminer tout ce qui gêne aux entournures.
    – interdire la spéculation
    – abolir la rente de la propriété privée qui crée la croissance et la destruction de la planète
    – développer un revenu de base
    – éliminer toutes les inerties ainsi que les réglementations tatillonnes et imbéciles qui empêchent les initiatives de sobriété de se développer
    – etc
    Mais pardessus tout une volonté citoyenne de s’informer sur toutes les initiatives qui vont déjà dans ce sens.
    Au lieu de se plaindre et faire grève, déplaçons nous vers tous ceux qui ont quelque chose de concret à proposer, avec un regard à 360° sur les choses, alors nous pourrons construire tout autre chose.

  12. Si la Terre n’était pas une sphère et si elle était aussi infinie que l’univers ou à tout le moins aussi grande que Jupiter, j’adhérerais. Malheureusement la Terre est ronde et nous sommes en plein dans ce que le rapport du Club de Rome avait prédit en 1972, à savoir l’ère des limites (Age of Limits).

    Dans ces limites, invisible mais omniprésente, l’énergie disponible pour la société. Et dans cette énergie indispensable, une ressource fossile qui agit comme un véritable sang pour notre monde moderne: le pétrole.

    De par ces limites, nous sommes déjà en train de subir trois déclins énergétiques:

    (1) déclin de la production mondiale de pétrole
    (2) déclin de l’EROI ou énergie nette disponible pour la société
    (3) déclin accéléré des exportations de pétrole

    C’est l’abondance de pétrole bon marché (1) et les grandes quantités d’énergie nette disponible pour la société (2) qui ont permis tous les « acquis » de notre monde moderne.

    Et ce sont ces trois déclins (mais surtout les deux premiers pour le moment) qui sont en train de procéder au détricotage de tous ces acquis.

    Toutes les initiatives du monde ne pourront rien y changer, c’est purement physique, c’est une contraction inévitable, par suite de ces déclins énergétiques.

    Lorsque les JEP’s (journalistes, économistes, politiciens) auront compris cela, on pourra peut-être alors aller de l’avant, vers un monde plus simple, plus sobre, plus respectueux de la nature…

    Mots-clefs : Terre, sphère, limite, énergie, pétrole, déclin…

  13. nous ne pouvons pas garder notre modèle social et reporter à plus tard les défis environnementaux,

    Il y a erreur, je voulais dire: nous ne pouvons pas garder notre modèle social et répondre aux défis environnementaux.

  14. la propriété privée? vont-ils me prendre ma maison?
    toutes ces questions nous donne la mesure de notre conscience politique.
    Enfin, il y a lieu d’en finir avec ces détails puérils.
    Je résume, d’abord considérer un pouvoir a organiser ensemble pour s’approprier, une force du peuple fédérée, construite et immense.
    Cette force des 99% ne serait évidement jamais remise en cause.
    Pour se faire, il y a lieu de se considéré comme le seul pouvoir légitime, et non comme un magma informe d’esclaves consentants.
    Ainsi libérés de ce dogme du marché, a nous de partager les richesses de ce monde.
    La principale étant notre capacité à le penser. Courage.
    Sam, belge, ouvrier pauvre.

  15. Regardez, si vous en avez le courage, les économistes chez Taddei.
    Voyez par vous même, le produit de la discussion.
    A part Paul qui fait ce qu’il peut , sans quoi je ne m’y serais même pas attardé.
    Il n’en sortira rien, soyez-en sure, les soi-disant débats de taddei sont matériellement construit pour empêcher la réflexion, je reste donc sur ma faim .
    Faites donc aussi la critique de vos propres questionnements, bien souvent vous êtes malheureusement incapable en l’état de penser l’organisation des peuples en dehors des termes économiques diffusés, ceux-ci dont la mécanique vous est étrangère.
    Pour rester courtois, le niveau des débats et les avancées de civilisation dépendent directement de votre capacité a penser. Alors recourage le peuple.

    1. Il n’en sortira rien, soyez-en sure, les soi-disant débats de taddei sont matériellement construit pour empêcher la réflexion, je reste donc sur ma faim .

      Le pire est que c’est sans doute l’émission du paysage audiovisuel ou la parole est la plus « libre ».
      Paul Jorion est l’invité qui pourrait le laisser penser, mais de toute évidence les sujets abordés ne le sont pas… Interdit de s’écarter des balises.

      1. les médias sont le quatrième pouvoir nous disent-ils.
        si l’on considère le régime comme consumériste, les médias passent premier de facto.
        Taddei n’échappe pas à la règle, il occupe l’espace de régulation des contestations comme une soupape, le jour ou il sort du cadre il est viré.

  16. Je suis très curieux du devenir, du projet( Tout autre chose). Au vu de la méfiance déjà exprimée dans les médias , je présage du meilleur.
    Avis au blogueurs , le fait de signaler mon statut social n’est évidement pas innocent.
    Pas que je craigne la critique, je la demande.
    Alors faites un effort , on ne va pas vous battre. Salutations.

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