24 réflexions sur « Le temps qu’il fait le 15 janvier 2016 »

  1. “A sept contre un…”
    le combat n’est pas inutile, car il reste, par la ténacité, l’honnêteté, le charisme, il reste la possibilité de convaincre ou du moins d’infléchir les convictions opposées…
    … progressivement, tout en respectant les règles…

    Certains, ici, forts de cet exemple, peuvent continuer de “prêcher dans le désert”… ils n’en sont pas moins utiles !

  2. Ouf ! Je m’attendais au pire : interdiction des paris sur les fluctuations des prix, baisse des dividendes etc. Que ces propositions farfelues n’aient même pas été reprises dans une annexe au rapport est tout à l’honneur de la Commission.

  3. J’ai apprécié le bilan nuancé que vous tirez, M. Jorion. Effectivement, le principe du pied dan la porte est toujours efficace. C’est obliger les autres (en majorité) à s’expliquer davantage, à être plus cohérent, à affaiblir les “petits arrangements entre amis” et déjouer un peu les rapports de force entre ceux-là. C’est aussi, par une position ferme, se faire considérer avec plus de respect pour ses idées ; cela ouvre des portes, même si je ne pense pas que les gens changent d’opinions (et encore moins d’intérêts), et cela crée des relations modifiées, qui peuvent déboucher sur des alliances ou des négociations ultérieures. Par contre, cela ne garantit rien de ce qui sera retenu par le politique (“rapport consultatif”, dites vous brièvement avec raison) et de ce qui sera gommé ; et les rapports de force plus occultes vont encore jouer à plein. De ce fait, on doit toujours se demander si on n’a pas seulement servi à ’embellir’ le rapport, à rendre plus “sexy” un vague dessein de réforme dont il ne restera que… le pire. Parfois, on a d’heureuses surprises, de gains inespérés. Parfois, il vaut mieux retirer son pied de la porte ! Parfois, on le constate a posteriori, mais on ne pouvait pas le prévoir. Parfois, on subit donc des critiques légitimes, mais faites à contre-temps. Et de toutes façons, le combat minoritaire continue par la suite. Bonne continuation ! (Un écho d’expérience de commissions régionales et municipales sur des thèmes environnementaux).

  4. Bonjour M. Jorion et vous tous-tes… Merci d’ouvrir aux commentaires ce petit compte rendu de vos impressions sur la médiation de vos travaux “consultatifs”…

    Quel pouvoir de nuisance, s’il en est … représentent toutes ces données acquises au cour de ces « négociations secrètes », que votre engagement à respecter une forme de droit et devoir de réserve, votre ratification volontaire d’une clause de confidentialité, vous empêchent de déployer, d’employer, en tant que lanceur d’alerte…?

    Ce pouvoir de nuisance concerne t-il, et vise t-il l’intérêt général de la Belgique, ou celui de la finance, de l’Euro-groupe, de la CE, du Luxembourg, etc, et d’autres pays « concurrents » à être les moins disant… de l’intérêt générale du peuple de Belgique…. ?

    N’êtes vous pas, en tant que détenteur de savoirs couverts par le « secret d’État » (ou « d’affaires… ? »… ou les deux intriqués… ?) de fait, potentiellement plus dangereux encore que vous pouviez l’être auparavant… ? Certes votre expérience de la finance aux USA, etc, vos travaux géniaux sur l’anticipation des « crises » et crack, étaient convoités…. Mais n’avez vous pas l’impression que ce que vous en avez appris en retour, n’est dépendant que du point de vu disant : « Si tant est que la « valeur » des « secrets » en question soit le reflet du « prix » réel que vos adversaires et vous même aient accepter d’échanger pour aboutir à ce résultat aussi purement « consultatif », qu’il sert l’adversaire à gagner en notoriété « apaisante » (achetant la « paix sociale »… ?) en affichant votre tête (de contestataire) en trophée… ?

    A moins que ces données secrètes servent de base plus large à d’autres travaux de tout autres ampleurs (dettes publiques, shadow banking, etc), que vous et vos amis-es, allez concocter sur plus d’une génération possiblement, et qu’il ai été question de négocier la « valeur » des données que si leurs révélations dans d’autres travaux, d’ici des décennies, qui « devraient » apporter aux bien communs, et plus à l’intérêt général, que la « valeur » des données et travaux allant en découler demain donc, ne nuisent pas aux « prix » que rapportent aujourd’hui à l’oligarchie, la finance, aux patrons, etc, les « crises » et les inégalités, les misères, les « guerres des va t’en guerre » actuelles, et autres dérèglements climatiques transformant des terres arables en désert et autres inondations… ?

  5. Soyez résolu à ne plus servir … ne plus le soutenir…

    Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.

    Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre.

    La Boétie, extrait de Discours de la servitude volontaire

    1. Bonjour,
      Certes, Chantal, je pense que chacun apprécie l’immense valeur du DSV* de la Boétie et certains d’entre nous (dont moi-même) vous remercieront de leur avoir rafraichi la mémoire à propos d’une oeuvre étudiée au lycée il y a bien des d’années (et encore, je ne suis pas le plus âgé ici!)…
      Toutefois, devons nous comprendre à la lecture de cette citation illustre, que selon vous, Mr Jorion aurait fait, en participant à cette Haute Commission, acte de servitude volontaire au ministère des finances de Belgique?
      Voyez comme une simple citation peut être d’un usage ambigu, celle-ci ne saurait remplacer quelque soit sa puissance, l’expression de votre pensée personnelle pour enrichir notre compréhension.
      A moins, bien sûr, que votre dessein ne fût seulement que de nous cultiver tous un grand coup ?
      Dans ce cas, grand Merci à vous.
      Cordialement, Eric.
      *En abrégé pour la frime : Discours sur la Servitude Volontaire.

    2. on me disait quand j’etais petit : les juifs …pourquoi ne se sont ils pas revoltés ? ils etaient plus nombreux …
      ce n’est que lorsque je pris de l’age, que je repondit enfin: tu sais … devant des mitraillettes …
      Alors ton discours sur la servitude volontaire…

  6. Comment faites vous pour ne pas péter les plombs en pareille compagnie?

    La finalité du Système qu’ils défendent, est de produire sans l’homme (car il coûte toujours trop cher) des choses que l’homme ne pourra s’offrir (car démunis des revenus nécessaires). Incroyable mais vrai.

    1. @Dominique Gagnot
      Mais justement, il a pété les plombs…au moins intérieurement!
      Comment ne l’aurait-il pas fait ?
      Voyez ce qui est inscrit à la fin du résumé, (en substance) toute pensée consignée au rapport final est réputée être partagée à l’unanimité des huit membres… Devait pas être à la fête le pauvre Paul! Pas moyen de dormir à la relecture! Ni de rentrer chez soi sans les huit signatures au bas du texte!
      Et qui sait, même, si le fait de causer si longtemps Economie en Anglais avec sept Hautes Autorités Patentées, alors que son anglais ne serait, paraît-il, pas à la hauteur (ce n’est pas moi qui l’ai dit…),
      n’aurait pas causé son éviction de la VUB? Sept types décidés ont pu témoigner qu’en Anglais il ne connaissait qu’un seul mot: No, No, No!
      Allez à plus, Eric.

  7. @ Dominique Gagnot

    +1

    Et voici pourquoi (pour une fois un moteur de recherche qui aboutit), donc, par un Belge, ces petites gens dont je fais partie, qui vivent mal à cause d’ une certaine finance.

    Il faudra leur dire, Monsieur Jorion la prochaine fois que vous les croiserez, que le déni comporte des risques (voir le processus de deuil ; déni, marchandage, colère, déprime, … acceptation). Mais en attendant ils s’ en fichent.

    Donc le résultat de ma recherche :

    Pendant ce temps-là, loin des micros et des écrans, la non-vie continue.

    Ce lundi 16 novembre 2015, mes pensées vont d’abord aux enfants, aux femmes et aux hommes endeuillés, qui n’auront eu droit qu’à quelques minutes de silence et de recueillement, montre en main. Et puis, tout de suite après, mes pensées vont à toutes celles et tous ceux dont ce n’est pas le métier (ni la raison d’être) de « faire l’opinion ». Celles et ceux pour qui aujourd’hui est un lundi matin juste un peu plus pourri que les autres.

    Je pense à celles et ceux qui ont retrouvé, comme chaque lundi, leur travail vide de sens, leurs petits chefs, leurs horaires de malades, leur salaire de misère; celles et ceux qui avaient rendez-vous ce lundi avec une administration bornée et tatillonne pour justifier de leur droit à l’existence ; celles et ceux qui se sont réveillés ce lundi sur un trottoir ou sous une tente, le ventre vide.

    Je pense à toutes celles et tous ceux qui sont sans-voix et à qui on ne parle pas, sauf pour leur dire de se tenir tranquilles… Celles et ceux qui auront encore moins, désormais, le droit de l’ouvrir. Parce que c’est la guerre, mon vieux, tu comprends ? Alors tu ne vas pas la ramener avec ton injustice sociale, ta discrimination, tes droits de l’homme et de la femme… C’est la guerre, coco! Ouvre les yeux et serre les fesses ! Au travail ! Garde à vous ! C’est moi qui parle, soldat !

    Tiens bon, l’ami(e). Reste éveillé(e). Ne laisse rien ni personne t’embrigader dans quoi que ce soit !

    http://www.pauljorion.com/blog/2015/11/16/pendant-ce-temps-la-loin-des-micros-et-des-ecrans-par-un-belge/

    le bonsoir

  8. Non, cette fois ci la guerre n’est pas certaine, car le bas peuple ne serait pas le seul a en subir les conséquences.
    Les super riches ne seraient pas, cette fois ci, épargnés par les armes de destruction infiniment plus puissantes qu’il y a 70 ans…

    Cette n-ième crise du capitalisme pourrait donc bien signer son effondrement, car les super riches doivent aujourd’hui choisir entre disparaître avec le bas peuple, … ou accepter l’avènement de tout autre chose… ! (et devenir intelligents au passage)

    1. Accepter l’avènement de tout autre chose…?
      Bien sûr!
      Il n’auront pas le choix ces “super riches”, face aux forces Piketto-Jorionniènes, et à leurs bombes Econo-Régulatrices néo-Keynésiennes.
      Dans un sens, vous avez sans doute raison, Mr Gagnot, les quelques rats apatrides (de moins en moins nombreux, et de plus en plus riches, comme vous le savez) qui nous observent depuis leurs cages dorées à l’épreuve des risques NBC ne risquent de survivre à une guerre planétaire qu’au prix d’une plus grande solitude encore!
      Et si cette perspective littéralement atroce ne les fait pas renoncer à ce grandissant désir de tout posséder, il ne leur restera qu’à se suicider en faisant monter jusqu’à la déraison leur taux de cholestérol!
      … Ce que bientôt, nous n’aurons plus les moyens de faire nous même, à moins de nous gaver de burgers bas de gamme, ce à quoi je ne saurais moi-même me résoudre par simple refus de collaborer avec des affameurs qui seront bientôt propriétaires de chez moi grâce à des émissions nauséabondes et répétées de liquidités pudiquement appelées “QE”.
      Courage, et vive le foie gras de canard !
      Saint Yorre, priez pour nous!
      Eric.

  9. On vit une époque charnière de l’Histoire, peut être la plus importante dans l’histoire de l’humanité depuis son apparition !

    Notre espèce doit soit disparaitre, soit changer totalement son idéologie. (ceci dit, je dis ça bien au chaud…)
    ça doit cogiter sec dans les hautes sphères…

  10. Merci Paul ,
    toujours aussi présent et reste le!
    Car tu fais parti du changement bien loin de tout partis .
    Savoir nager comme Fernand elle .
    C’est une capacité que peu d’artistes possède .
    Continue à transmettre quelque soit l’onde , elle porte et est au minimum reçu , merci à toi!

    1. Il est deraisonable de demander à un homme plus que ce qu’il peut donner…comment savoir ce qu”il peut donner ? regardez les hommes qui forment son cadre .
      Il leve les sourcils… il ne reste plus que la vie…ses commentaires, ses transformations, plus tard…
      les inconsequents le resteront-ils toujours ?
      Ne reagiront ils que toujours …trop tard ?
      on croit deja entendre leur avidité déçue…
      c’est peut-etre le plus pitoyable.
      Vivre , toujours, sans avoir vecu.

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