« Vers un nouveau monde » – Le temps qu’il fait le 12 mai 2017

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Blog de PJ : Paul Magnette, Ministre-Président de la Wallonie, à propos du CETA, le 22 octobre 2016

Jean-Pascal Labille

Blog de PJ : La Conférence de Paul Jorion à Pairi Daiza, le 27 juin 2011, à l’initiative de la Société Régionale d’Investissements de Wallonie (SRIW), par Jean-François Tamellini

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88 réflexions sur « « Vers un nouveau monde » – Le temps qu’il fait le 12 mai 2017 »

  1. Excellent, il est à espérer que cela puisse jouer un rôle de catalyseur au niveau international, européen et français surtout, par proximité linguistique.

  2. Le PS, ça alors ! Si il y a bien un parti pour lequel je ne voterai plus c’est bien le PS; Il a dégoûté la plupart des gens de gauche qui n’en attendent rien de tout. Et pour cause, c’est bien le gouvernement di Rupo qui a mis en oeuvre l’exclusion du chômage de quelques milliers de personnes en 2015 et cela continue. Oh, ils sont revenus sur leur décision lorsqu’ils se sont retrouvés dans l’opposition.

    Alors, mon cher Paul, la pilule est difficile à avaler. En 2014, je n’ai pas été voté, ce qui pour moi était un acte politique. Et j’ai bien fait de ne pas participer à cette mascarade puisque nous avons un gouvernement fédéral dominé par des nostalgiques du IIIè Reich. Alors, on est si soulagé que Marine Le Pen ait été battue ! Quelle hypocrisie. on n’a pas entendu grand monde quand la NVA a été élue. Passons !

    A force de te lire, le paysage politique belge n’avait, pour moi, plus aucune saveur. Seul le PTB m’a intéressé. Oui, oui, je sais il fut longtemps à 1% des suffrages, stalinien et tout et tou! c’est bien pour cela que, lorsque je votais (je n’ai plus voté pendant de nombreuses années, Dehaene I, II, III, IV, V, VI et VII) je votais pour lui, histoire que mon vote ne profite à aucuns des partis en place.

    Malgré tout, en 2014, bien que n’ayant pas voté, le PTB-go m’avait interpellée. Alors, 2 ans plus tard, j’ai pris ma carte du parti, sans illusion, mais quand même, j’aimais son dynamisme et surtout, dans dette indigence de gauche, je voyais un parti qui appelait un chat, un chat. Raoul Hedebouw m’a fait rire et bien plaisir en balançant au Parlement , quelques vérités qui nous font du bien.

    Toutefois, le PTB, comme tous les autres partis, n’a aucune notion de l’urgence. Je l’ai remarqué lors d’une réunion/débat, où j’ai parlé de la taxe robot qui t’es si chère, et de la disparition du travail. Mais c’est aussi un parti qui s’est complètement remis en question, ce qui est tout à son honneur. Et, donc, je lui laisse le temps de prendre ses marques. Paul Magnette ne l’aime pas et le traite de populiste. C’est vrai qu’il approche les 20% d’intention de vote en Wallonie. Mais pourquoi? Paul Magnette devrait se poser la question.

    Est-ce quelque chose qui est dû à la dimension du pays. En tous cas, tous nos politiques, ressemblent plus à des épiciers, préoccupés par leur marge, qu’à de véritables dirigeants conscient des enjeux sociétaux qu’engendre ce monde globalisé qui est le nôtre.

    Alors, oui, te voir ouvrir un espace politico-citoyen au sein du PS me semble bizarre. Mais, j’applaudis au projet ambitieux et me réjouis, même si le PS ne m’inspire pas. Il est bien entendu que je te suivrai dans cette aventure.

    Voilà, j’ai ouvert le débat, j’espère qu’il sera riche

    1. Madame Oppitz,
      J’ai le sentiment que la gauche, en particulier le « PS », est « durable » en Wallonie… N’oublions pas que la grosse industrie actuellement disparue a fait son oeuvre en épuisant toute une partie de la classe ouvrière du centre et de la dorsale, qui, quoi qu’il arrive, j’en suis convaincu, reste et restera fidèle au parti qui l’ a défendue des générations durant. M. Jorion connaît mieux que quiconque le sujet , son papa ayant habité je pense à Charleroi.
      Anecdote improbable pour illustrer mon propos, j’ai connu à l’époque en Wallonie, un ministre « PSC » (ancien parti chrétien pour nos amis français) détenteur de la carte du « PS »… non par idéologie bien sûr, mais par pur intérêt. Ce serait encore sans doute le cas actuellement puisque les lignes n’ont pas bougé d’un seul iota, du moins dans la partie francophone. Et même si je vomis encore maintenant la longue liste des affaires qui ont secoué depuis pas mal d’années le « PS » en région wallonne, d’autres partis francophones ne sont pas en reste, mais au moins, eux, ils le font au point de croix … même si la dentelle est brugeoise. Notamment pour ces raisons, je ne vote plus « PS » depuis très longtemps, et réserve mes suffrages exclusivement au parti ECOLO, le seul parti qui à mes yeux a (re)mis véritablement l’humain au centre des préoccupations…et auquel pour le surplus, on ne peut, jusqu’à preuve du contraire, rien reprocher dans le cadre desdites « affaires ».
      Enfin, je ne peux que me réjouir du projet de M. Jorion, de M. Labille et de M. Jadot, qui sera sans nul doute à la hauteur, mais surtout, source d’inspiration pour nos sociétés en devenir.

      1. Cher Monsieur,

        Merci pour votre commentaire.
        Je voudrais d’abord vous rassurer ! J’ai beaucoup d’affection pour ce PS qui a défendu les ouvriers, les mineurs et toutes ces petites mains aujourd’hui disparues. Mais je ne me reconnais pas dans ce qu’il est devenu. Je ne parle même pas des affaires pourtant si affligeantes. Mais, comme vous le dites si bien, les affaires passent même par la dentelle brugeoise et gantoise! Je parle du coeur de ce que devrait être le PS, ce socialisme que Paul aime tant.
        D’autre part, sans vouloir minimiser votre choix électoral, que je respecte, voter Ecolo parce que la probité de ces représentants n’est pas mise en cause, est un peu court.
        L’écologie, dont je me réclame, ne fait pas un parti politique. Ecolo a bien sûr été le premier à mettre en avant le problème de préservation de la nature, mais il n’a pas montré son efficacité sur le plan politique. Et n’a, tout comme les autres partis politiques, aucune notion de l’urgence d’agir sur ce que Paul dénonce depuis des années, à savoir, en gros, la juste répartition des richesses.
        Portez-vous bien, je vous souhaite un excellent week-end.

      2. Marianne Oppitz 13 mai 2017 à 11 h 45 min
        Bonjour, Merci de votre temps passé pour garder des traces écrites du « on est Vendredi » et tant pis si les traces, ça laisse des traces.

        « Je parle du cœur de ce que devrait être le PS, ce socialisme que Paul aime tant ».

        J’ai du mal à deviner ce que devrait être le cœur du PS si c’est ce socialisme que Paul aime tant, puisque le premier – le cœur du PS n’a pas d’existence, et le second dont l’image tient de la peau de léopard, n’est pas formalisé explicitement autrement que par une série d’aménagements techniques du capitalisme dont des effets de rupture seraient attendus : pourquoi pas, mais je ne vois pas du tout où et comment ces mesures techniques pourraient s’installer sinon au sein d’une nation ou d’un groupe de nations ? Hors nul peuple par ses représentants ne veut majoritairement dans sa nation s’engager dans cette histoire. La stratégie de Paul Jorion plutôt bien accueilli dans les médias, ce qui est un signe qu’il ne dérange pas plus que ça, voire fait caution, ou rêver, n’a pas eu d’efficacité et aucune des mesures qu’il préconise depuis longtemps n’a été saisie par un parti au pouvoir. Un disparu du blog avait émis l’idée que Jorion faisait du neo-socialisme. Ignorant du bestiau, j’avais trouvé Wiki comme boussole et c’est d’origine belge. Qu’en pensez-vous ? En tant que Français je suis déjà embarrassé du devenir du socialisme français et je m’inquiète de la colonisation possible par un neo-socialisme belge.
        Mon inquiétude tient au silence des militants FI passés sur ce blog au temps de la mise en scène de la baudruche CM. Il suffisait d’attendre l’article de VSD http://www.vsd.fr/actualite/portrait-djordje-kuzmanovic-un-ancien-para-conseiller-de-jean-luc-melenchon-20751 ou de se balader sur le net pour s’inquiéter du piège à cons. Les militants de FI auraient plutôt dû couper court et interpeler Jorion et lui demander en quoi https://laec.fr/section/19/mettre-au-pas-la-finance il s’agit de « banalités dans leurs programmes » comme il s’exprime 13 mai 2017 à 20 h 23 min . Je ne suis pas militant mais sympathisant FI et comme personne ne fait la différence…
        Dès qu’il s’agit de toucher au grisbi…

    2. Nous savions depuis longtemps que le PS est condamné, que sa mort serait une question de temps. Nous sommes encore au debut d’une époque transitoire, les changements seront d’une ampleur (et brutalité sociale) extrême, alors que le personnnel politique en France et ailleurs repète invariablement les mêmes phraséologies et croyances.
      « We are existing in a moment when ohne feels that the old values are collapsing ».
      Et non seulement les valeurs.

  3. J’ai oublié de te donner mon avis sur ton implication.
    Surtout, ne tombe pas dans le marigot ! Sois la sentinelle, le phare, tout ce que tu voudras, mais ne te galvaude pas dans la nasse.
    Il est libre Max !

      1. J’ai vu votre lien en vitesse, je n’avais pas vu le Marx ! Excellent ! Le sujet aussi d’ailleurs !

      2. Bizarre à mes yeux, cette suggestion que si je devais défendre mes propres initiatives dans le cadre d’un parti existant, ce ne serait pas pour tenter de le réformer, mais pour adopter ses pires habitudes.

      3. Après la pression que vous (nous) avons mis sur Piketty il est cohérent que, au minimum vous envisagiez sérieusement de descendre dans l’arène. La suggestion vient peut être en partie de l’exemple peu probant que ce dernier nous a donné (cf. son recadrage de Hamon sur le RU…).

  4. Un pari audacieux ! Comme en France, le PS belge est ankylosé et sclérosé. Même plus peut-être car il a participé, pratiquement sans discontinuer, à tous les gouvernements de l’après-guerre. C’est bien connu : le pouvoir corrompt, comme l’ont montré les dernières affaires à Liège. Le PS a certainement aussi joué un rôle négatif dans l’évolution économique de la Wallonie en protégeant des activités obsolètes, comme les charbonnages puis la sidérurgie. Sans compter un clientélisme particulièrement développé. Bref, difficile d’éprouver un coup de foudre à l’égard de cette vieille machine ! Bien sûr, un mouvement comme celui auquel Paul va donner une impulsion peut aussi aider à enrayer ce déclin et favoriser la montée d’une nouvelle génération de socialistes distanciés de la vieille garde accrochée à ses privilèges. Je salue néanmoins cette initiative que je suivrai sûrement avec attention et à laquelle je participerai peut-être.

  5. C’est vrai que ce serait beau, que c’est plein d’espoir, et qu’on rêve de voir le cauchemar Français prendre fin en Belgique. Car il faut bien que l’espoir ressurgisse quelque part, et la Belgique avec son roi pourrait être favorable. Au moins quand il y a un Roi on risque moins de se prendre pour lui. Non pas que je sois royaliste, mais nos présidents monarques me font croire qu’il est préférable d’avoir un roi plutôt que pas. Parce que nous les hommes avons besoin d’une image élevée… pas moi mais beaucoup ont besoin de cette icône. Du coup on a presqu’envie de devenir Belge, une Belgique en Italie ce serait pas mal, ou en Bretagne, une Bretagne Belge. Je sais je suis déprimé, et allez-y Paul, tant qu’un peu d’énergie est encore en vous, insufflez votre pensée dans le marasme de la politique.

    1. Tu as raison ! Un roi c’est mieux! Pas par royalisme non plus ! Mais il est souvent insipide et ne dérange personne, fait quelques bonnes actions et puis, surtout ! On n’en entend pas parler pendant des années, sauf commémorations, blablas aux anciens combattants, etc…

  6. Vouloir renverser la table avec le PS belge?!?! OK, c’est pas le PTB. Mais quand même ….. Suffit de se promener en Wallonie et questionner.

  7. Etat providence dans la constitution, gratuité des besoins vitaux, taxe robots, autant de mesure qui préfigurent une gestion égalitariste de la pénurie imposée par l’épuisement du substrat tant social qu’écologique ; bel avenir pour le socialisme en perspective… L’urgence écologique soigneusement esquivée dans cette video? ou remise au projet encore tenu sous silence ici (on vous accordera le bénéfice du doute). La question qui vas cliver demain à gauche sera : faut il construire des usines pour retraiter l’air Vs distribuer des masques gratuits? A droite ce sera baisser les salaires pour que les masques soient accessibles à tous grâce aux gains de compétitivité Vs les réserver aux « blancos », à n’en pas douter.

    1. Tiens, quand vous voulez vous mettre en valeur vous semblez ne rien ignorer de ce que j’ai écrit. Mais quand il s’agit de me critiquer, là, vous n’avez soudain plus la moindre idée de quoi j’aurais bien pu parler. « Dup » pour « duplicité » ?

      1. Juste retour de procédé peu loyal de ma part, je veux bien le reconnaître. Je connaîs effectivement vos positions sur l’écologie et à la réécoute, vous y faites effectivement référence plus ou moins directement avec la notion d’abusus à côté de laquelle j’étais passé. J’espère que le contenu du manifeste en question sera à la hauteur et que nous n’aurons pas affaire à un « banal » programme socio-économique qui se contente de gérer les conséquences de la crise écologique en « minimisant le ressentiment ». J’espère aussi qu’on aura un volet destiné à renverser la vapeur sur la destruction du substrat car c’est la tout le défi. Si on se contente de gérer à gauche en minimisant le ressentiment tout en consommant 1,5 planète on aura a terme l’avènement d’un système éco-autoritaire. Je suis impatient de voir comment vous mariez le socialisme XIXème et la décroissance verte en présence d’un curé démographe dans une église PS. Je me dois de vous reconnaître l’audace et je souhaite sincèrement (point de duplicité ici) votre réussite.

      2. Éco autoritaire, qu est-ce que ceci veut dire selon vous ?
        Parce que franchement dans un premier temps, je ne vois pas d’autres solutions que de punir sévèrement les personnes qui détériorent grandement notre habitat à l’avenir.
        Idée de Pierre-Henri Gouyon : Après la catastrophe,  » Nuremberg « de l’écologie .

      3. Qui faut il punir celui qui construit la voiture ou celui qui l’utilise? celui qui produit de l’électricité nucléaire ou celui qui la consomme? Trouver des boucs émissaires ce sera facile et fait sans nul doute, mais ce que j’appelle un régime éco-autoritaire (mieux aurait il valu dire écolo-autoritaire pour éviter toute confusion car l’écono-autoritaire on l’a déjà 😉 ) c’est un régime qui vas attaquer les libertés fondamentales de la personne sous prétexte écologique : liberté de circulation etc. jusqu’à, bien évidement, la propriété privée… à voir comment la notion d’abusus du manifeste surfera sur le problème?…

      4. @DUP :

        Tant qu’il y a des vélos la liberté de circulation est assurée . Jusqu’à l’arrivée des chemins de fer on survivait d’ailleurs très bien avec les chevaux ou « pedibus » . Les pèlerins s’en souviennent .Ceux qui pédalaient dur pour se ravitailler pendant les « restrictions » aussi . Et c’est pas si vieux .

        Par contre , si l’on a  » besoin  » de circuler « vite » , on n’a déjà plus qu’une liberté sous condition de « paiement » .

        De façon plus générale , le sujet des libertés et de leurs conditions ( donc de leurs limites ) , n’est pas un sujet neuf , puisque c’est l’histoire des sociétés depuis homo sapiens .

        L’écologie peut être , par contre , le bon « cadre » pour en parler , débattre , circonstancier , décliner , choisir , légiférer au moins provisoirement , sainement .

        Et c’est en cela que démocratie est irremplaçable .

        La démocratie n’est pas le laisser-faire . Elle nous épargne autant la dictature du tyran que la tyrannie capricieuse de l’individu .

      5. « De façon plus générale , le sujet des libertés et de leurs conditions ( donc de leurs limites ) , n’est pas un sujet neuf , puisque c’est l’histoire des sociétés depuis homo sapiens . »

        Au vu de l’état de la planète, il semble que ces discussions aussi vieilles que la nuit des temps n’aient été que bien peu fructueuses.
        Signe de notre incapacité à les faire aboutir?
        Incapacité de réaliser à ce jour que nous sommes dans le coude d’une exponentielle?
        Incapacité à saisir que « rien ne sera plus jamais comme avant » :

        https://www.youtube.com/watch?v=P7KWTHqaFlM

      6. PS : Une longue marche à la suite de laquelle tout le monde se retrouve à vélo je sais pas d’où me viens cette sensation, comme un sentiment de déjà vu…

      7. @DUP :

        Bien évident . D’autant que , en tant que conquérants colonisateurs , nous avons souvent eu comme premier argument de discussions que de décimer les sociétés qui avaient pu développer un minimum de cohérence entre elles et leur environnement , et qui auraient pu nous inspirer .

        Il a déjà été écrit ici que cette « certitude » d’avoir toujours un nouvel ouest à conquérir et à piller , sur une terre dont on ne concevait pas la finitude , n’était pas pour rien dans les désastres actuelles .

        Le fait nouveau , c’est la terrible accélération de puissance destructrice par les outils de notre modèle structurel . Et le début de la prise de conscience que , ben oui , pour l’avenir accessible , la finitude de la planète est là . » L’environnement  » n’est plus garanti illimité , inépuisable et extensible .

        La prise de conscience majoritaire n’est pas encore au rendez vous , et les théories ou idéologies fleurissent en vain pour tenter d’y échapper .

        Nous sommes condamnés à être fraternels , égaux, et libres … de nous entendre .

        Ou la fin .

      8. @DUP :

        Avec une différence .

        Ça n’est plus du cinéma .

        ( C’est d’ailleurs un peu pour ça que je ne suis pas fan de cinéma) .

  8. Je suis belge et j’habite Namur. Vous entendre dire cela a réussi a me tirer une larme de soulagement…
    Je suis assez d’accord avec Madame Oppitz sur la situation politique de la wallonie (et de la belgique) et le ptb me fait egalement de l’oeil… bien que trop radical (de peu) pour moi, il est un peu le dernier espoir !
    Votre projet rallume un peu la flamme je dois l’avouer et je ne peux que vous y encourager !
    Cependant le travail est colossal et le nord sera contre vous (je ne parle pas du peuple qui lui dois se trouver dans une situation similaire de dernier espoir).
    Concernant votre « saut dans l’arene » je suis partagé… mais qq part il faut p-e essayer de faire dans l’inédit vu l’urgence. je parle de la biosphere en priorité, l’humain ayant perdu mon respect il y a deja de nombreuses années malgré que je continue a lui souhaiter le meilleur.
    Cet non-réponse vous donne le champ libre pour cette décision qui est lourde de conséquences… Mais si les philosophes veulent un jour remettre de l’ordre dans le monde actuel alors j’aime bcp l’idée que ca commence en Belgique.
    Vous avez tout mon soutien.

  9. Réfléchir et/ou proposer et/ou descendre dans l’arène ?

    Réfléchir : suppose aptitude à l’abstraction , à la créativité , à l’inouï .En rapport avec le hors temps .

    Proposer : suppose aptitude au repérage , à la norme , au « réel », à l’organisation . En rapport au présent .

    Descendre dans l’arène : suppose aptitude à la prise de risque et au pari sur l’avenir avec qualité d’entrainement , de puissance de « convictionnement » . En rapport au futur plus ou moins proche .

    Le rapport au passé fonde, en outre ,l’aptitude à la philia , à la relation , à l’empathie .

    A vous de voir où vous vous sentez fort , mais , en principe , dans le cours deux fois parcouru de nos révisions de gammes , nous ne ressortons qu’avec deux aptitudes en rapport au temps , qui sont notre tempérament , là où nous sommes les meilleurs quand on est en forme .

    Je n’ai rencontré à ce jour que deux personnes que j’admirais sur les quatre créneaux .

  10. Autant j’apprécie la lucidité, la pertinence, la technicité et la justesse des connaissances et des analyses financières de Paul Jorion, autant je doute de ses aptitudes stratégiques politiciennes. Le dernier épisode mettant en scène la candidature de Piketty aux élections présidentielles françaises le montre à suffisance. Je crains fort qu’il soit entraîné ici par le PS belge dans un grand jeu de dupe dans lequel il servira de faire-valoir à un parti politique aux abois, aux affaires et aux magouilles … et en déconfiture, Je sais qu’il faut dépasser les images, mais je garde en mémoire le spectacle du sieur Labille participant, lorsqu’il était ministre des entreprises publiques, à l’introduction de Bpost (la poste belge) en bourse. Tout un symbole.

    1. Les belges ont des particularités culturelles que je ne connais pas, y compris dans le degré d’implication des intellectuels dans la vie politique. J’ai lu, je ne sais plus où, qu’en Allemagne, les intellectuels se sont toujours bien gardés de s’engager dans l’action politique. Là, on ne mélange pas les genres, l’économie politique a sa vie propre. En France par contre la chose est plus courante.

      1. Il y a quelques années un allemand connaissant bien la France puis un américain également bon pratiquant, m’avaient informé que la notion d’intellectuel en France était très hexagonale, et intraduisible sans contresens. Pour la mondialisation du sens peau de balle et ballet de crin.
        Confirmation :
        https://en.wikipedia.org/wiki/Intellectual

      2. Rosebud1871

        Ah oui c’est ça, les choses se compliquent sérieusement lorsqu’on sort de nos frontières ! !

      3. « La frontière » ça vient de là où est le front des armées, longtemps mouvant malgré ses places fortes, puis la paix a délimité l’à peu près et au gps c’est devenu précis, mais la frontière la plus difficile à surveiller est en Guyane. Après, il y a l’extension métaphorique, « c’est pas mon monde » qu’emploi celui qui se sent « déplacé » dans un « milieu » qui n’est pas le sien. Ça dit bien qu’à l’intérieur des frontières nationales, en existent plein d’autres de saveurs diverses, qu’on franchit ou pas. On entre sur le blog de Jorion, c’est une frontière, avec un laissez passer sous la forme d’une adresse courriel, et d’une identité à déclarer. Et là vit une communauté hétéroclite dont bien malin pourrait définir plus d’un trait commun autre que la curiosité et le soutien (critique au mieux) des productions de Jorion et quelques autres. C’est pareil ailleurs, et je viens de mettre le nez dans le « discord des insoumis » dont j’ignorais l’existence, où plusieurs salons vocaux et écrits se tiennent simultanément. Rien de commun avec ici ce blog, si ce n’est un territoire virtuel où s’échangent des opinions plus ou moins étayées et consistantes, mais tous ces marchés de paroles sont protégés par des frontières, avec des lois explicites ou implicites qui bornent les usages, et le gendarme qui surveille.

      4. Il n’y a aucune malédiction dans les frontières tant qu’elles peuvent s’évanouir .

        Elles sont la trace de notre appétence pour le présent et le futur proche .

        Toujours en conflits avec la trace du passé (et des frontières devenues dérisoires) et du hors temps ( qui est la transgression des frontières par définition ).

        Et il y a survie quand tout ça s’accorde .

      5. Juannessy 15 mai 2017 à 12 h 23 min

        Vous l’avez déjà écrit, vous ne comprenez pas tout ce que j’écris et je vous ai déjà répondu que c’était normal. Vous n’êtes pas le seul !

        Démonstration :
        Ce fil part de Charles Petitjean 12 mai 2017 à 17 h 03 min qui dit son doute sur les aptitudes stratégiques politiciennes de Jorion. J’aurais préféré qu’il écrive « politique » que politicienne, ce qui est vérifiable par ce qu’il développe après.
        Armelle s’en mêle et pas s’emmêle en interpellant la notion d’intellectuel selon leurs terroirs.
        Je rebondis et lui donne raison sur son interrogation, et j’interpelle la définition de « frontières » sur fond du travail des intellectuels et de leur engagement politique.
        Au vu de l’ambiance politique, j’attendais malgré la terreur que j’inspire, qu’une association d’idée se fasse chez quelqu’un entre Intellectuels/engagement-politique/frontière.
        Que nenni ! ça causait sur A2 ce soir du dynamitage des « vieux partis politiques ». Oui c’est soutenable de poser ça comme ça, sauf que quand on dynamite, pas de survivants. Or ils prétendent tous à la survie. De plus certains de leurs membres émigrent emportant en eux ce qu’ils sont politiquement, c’est-à-dire d’où qu’ils viennent, c’est à dire tous de droite, même du PS. C’est là qu’intervient la question de la frontière : entre la gauche et la droite, entre les partis dits de droite qui le sont tous, et ceux de gauche (qui le sont pas tous). Quel peuvent êtres les critères d’identification (au sens policier et pas psychanalytique) permettant de trancher droite/gauche, discours et actes, y compris chez les intellectuels ?

      6. @DUP :

        Je pensais vous avoir suivi ,non seulement vous, mais les autres commentateurs ayant fait écho à  » frontières » , en théorisant cette notion de façon plus globale et en l’intégrant dans le champ plus vaste des caractéristiques des systèmes vivants .

        Dans mon schéma mental personnel , et pour être plus dans votre interrogation finale :

        -les valeurs de « droite » ( qui sont plutôt l’apanage du cerveau de gauche !) s’accommodent plutôt des « frontières » , de l’interdit , du quantifié , de la maîtrise du temps .

        – les valeurs de « gauche » ( qui sont plutôt l’apanage du cerveau de droite ! ) s’accommodent plutôt des « ponts » , de la transgression , du qualitatif .

        Il y a des intellectuels de l’une et l’autre race .

        Le « corps social) a besoin de toutes ces aptitudes jouées en responsabilité, pour survivre et prospérer . Il s’étiole ou s’écroule dès qu’il fait des impasses .

      7. J’ajoute que dans ce schéma là , il y a deux façons de vivre sa « gauche » et sa « droite » : en phase positive ou en phase  » détresse » .

        On est en phase « détresse » quand on se fossilise sur ses propres qualités ( qui deviennent alors des défauts), le plus souvent parce qu’on a le sentiment justifié ou pas , que l’on est inécouté et négligé .

        La dérive est alors ce que Paul Jorion appelle  » autoritaire » : à droite avec le FN , à gauche avec la FI .

        PS et LR ayant trahi , faute de vision de l’avenir et de compréhension des enjeux du monde , ont dépéri en laissant vide la place de la gauche et la droite « positives » .

        Dans le meilleur des cas , consciemment ou pas , la démarche de Macron ( qui ne semble pas réfléchir tout seul ) , pourrait être analysé comme l’association d’une nouvelle gauche et d’une nouvelle droite « positives » ( comme l’économie du même nom ….).

        On verra la suite , mais le système vivant France ne sera sauf et totalement en marche , que lorsque la gauche et la droite « autoritaires » redeviendront positives … parce qu’elles auront été écoutées et que leurs raisons d’être en détresse auront été réduites sinon totalement supprimées .

      8. Juannessy 16 mai 2017 à 12 h 03 min

        Les cerveaux de gauche, de droite, bref le réductionnisme organisciste, ne m’émeut pas, et si comme matérialiste je sais bien le substrat électro-chimique de ce qu’on appelle « pensée » (cet iceberg), je tiens ferme que ses trajectoires sont sociales car langagières.
        Quand à l’opposition autoritaire/anti autoritaire, c’est très daté, comme tout débat qui perdure sur la disparation de l’État, façon marxiste ou anarchiste ou ultra libéraux.
        Macron est la roue de secours quand l’alternance fait défaut, et quand le centrisme n’aura rien réglé, au pire, l’extrême droite sera le pari.

      9. Frontières… Sylvain Tesson dans « Berezina » son récit d’un Moscou Paris suivant les traces de la grande armée, en « Ural », raconte que son compagnon, un russe, lui a demandé un petit crochet infidèle à la trajectoire de Napoléon, visant en une journée à circuler entre Allemagne, Luxembourg, Belgique et France. Parce pour un russe, passer 3 frontières en une journée est inimaginable mentalement.

      10. @Rosebud:

        En matière de trajectoires langagières , j’avoue ne pas m’y connaître autant que vous , ni bien comprendre où vous mènent vos propres trajectoires apparemment solitaires .

        Je me suis contenté de qualifier de schéma mental expérimental , ma propre représentation de mon environnement sensible et des systèmes vivants .

        Pour essayer de comprendre d’où je viens , où je suis et où j’aurais envie d’aller .

        Pas seul .

      11. Juannessy 16 mai 2017 à 14 h 54 min
        « Pas seul » !
        On est seul dans la vie, irrémédiablement, mais ça se masque de pleins de façons socialisées. Pour réduire aux frontières du blog, déjà dit que je ne passe ici, ni pour des rencontres (le mythique Meetic est ailleurs) ni pour fêter le proprio, mais pour analyser la consistance de ce qui s’y écrit, réduire mon ignorance sur certains sujets, mesurer l’ambiance chez les « radicaux » du changement de cadre, puisque c’est le mot d’ordre officiel.
        Où ça me mène ? Chez Godot, mais faut s’occuper en attendant, si on a le souci du su(rv)ivant.
        (RV c’était mon raccourci pour écrire rêve, à la fac). Et j’ai aimé le joke (g)rève générale.

      12. Juan Nessy,
        Rien ne presse, et comme vous avez écrit à X récemment « passez le premier ». J’envisage le Bangladesh en juin malgré la mousson.

  11. Un jour Guy Spitaels (1931 – 2012 ancien président du P.S. belge) a dit: « eux c’est eux, nous c’est nous ». Il voulait ainsi marquer la différence entre le parti et les syndicats. Cette distinction est aussi valable pour le mouvement mutualiste socialiste.

  12. Mouais, si vous demandez ‘notre’ avis, vaut mieux pas y aller.
    Pas la place aux hésitations dans une arène.
    Un manifeste c’est déjà pas trop mal.

    1. Après, d’un handicap, une force peut s’en dégager (y’a qu’a voir le bon Shaüble…), vous le savez (banque etc) mais ça , c’est vous plus ce fichu hasard qui en décideront.

  13. C’est, je n’en doute pas un beau programme, mais on change l’eau du bocal sans sortir du bocal.
    Le bocal, en l’occurrence, c’est Le parti politique. Et j’ai bien peur que Le parti politique d’aujourd’hui ne soit devenu un repoussoir populaire tant Il s’est sclérosé de par la « professionnalisation » autoproclamée de ceux qui s’accaparent une « place » pour y faire « carrière ». Et l’on ne voit que trop ces jours derniers, comment ces « professionnels » sautent d’une barque à l’autre comme dans un jeu vidéo pour se rapprocher toujours plus près du pouvoir, de la notoriété et des privilèges.
    Il y a, comme disent certains, ce P.F.H. (Putain de Facteur Humain).
    Pour que le Nouveau parti du XXIème siècle émerge enfin, il faudrait en revenir à la manière dont Gambetta l’envisageait. Comme le décrit N. Rousselier dans « La force de gouverner » :
    « Pour Gambette, selon une expression qu’il décline sous de nombreuses formes, tout est question de gouvernement : l’individu républicain doit savoir se « gouverner soi-même », les républicains en groupe doivent savoir « se gouverner eux-même » et, à partir de là, la République sera le « gouvernement du peuple par lui-même » ».

    Jusqu’au XXème siècle, les élites de gouvernement ont trouvé dans Le parti, un bon outil pour cornaquer les opinions et promouvoir la démocratie de délégation : « faites moi confiance ». Encore que, par certains aspects, un parti comme le parti communiste, mais aussi de certains syndicats ou d’associations ont eu, un temps, le soucis de « l’éducation populaire ». Avec bien sûr, des travers et des dérives, à l’image de l’idéologisation poussée jusqu’à l’aveuglement, sans compter la rigidité toute militaire de la structuration verticale et hiérarchique du système fédéral.

    En Europe, pour le moins, le niveau d’éducation des populations n’est plus celui du début du siècle dernier, ni même de l’après guerre. Même si l’on a surtout mobilisé les consciences (et même l’inconscient) sur le veaux d’or de la consommation, il n’en reste pas moins que ces consciences d’eux-mêmes et de la réalité sociale d’aujourd’hui qui s’abreuvent aux flux tant cristallin, que putride par ailleurs, de la corne d’abondance internet, ces consciences là, ne sont plus enclines à se soumettre à la parole et aux mots d’ordre d’un quelconque « bureau national ».

    Oui, en revenir à l’idée de Gambetta d’un pouvoir qui se cultiverait depuis la base, depuis la gouvernance de soi-même, pour irriguer ensuite la toile horizontale des interconnections sociales à l’image de ce qui se joue au sein des écosystèmes. Nous le savons aujourd’hui, la vie durable se nourrit de l’harmonie des échanges au sein d’un écosystème, et même le « super prédateur » que nous sommes fini toujours par nourrir la faune bactérienne et microbienne. L’impasse de la croissance verticale infinie est actée, l’avenir et la survie sont ailleurs.

    Alors, un beau programme certes, mais pour quel « parti » ?

      1. « L’Amérique que Dvorak condamnait était celle que le monde capitaliste entier allait admirer pour son esprit d’initiative, ses libertés, sa puissance.
        Ce que l’on a appelé « l’École de Chicago » allait transformer le paysage urbain et tout spécialement New York en cette fin de XIXe siècle qui marque le triomphe de la technique.
        Retournant, effrayé, à sa maison dans les bois, Dvorak entrevoyait-il les actuelles impasses de la technologie, la pollution, la condamnation implicite de toute vie sur terre ou succombait-il à la routine des habitudes indéracinables, des atavismes nationaux, de ces sentiments « patriotiques » qui, dix ans après sa dispartion, feront l’Europe se lancer dans une guerre se soldant par des millions de morts ?
        Marcel MARNAT (extraits : Avant-garde ou Passéisme?)
        Anton DVORAK, Symphonie N°9 « DU NOUVEAU MONDE »
        https://youtu.be/wwYt2wq804E

  14. De mémoire je cite:  » Umberto Eco a écrit que lors d’une réunion de Mitterrand avec des intellectuels, il s’était borné à une intervention:  » les intellectuels n’ont pas pour mission de résoudre les crises mais de les provoquer « 

  15. C’est cohérent de revenir au socialisme du 19ième siècle, puisque le capitalisme retourne lui aussi au 19ième siècle.

    Retour vers le futur !

  16. Vers un nouveau monde, ou vers la dictature ?

    Un article ce matin dans le « Figaro » nous informe que pour les Confédérations syndicales, c’est comme si, à quelques semaines des Législatives, les élections politiques étaient déjà terminées:

    « …Réforme du travail: les syndicats prêts à l’offensive contre Macron (Par François-Xavier Bourmaud , Cécile Crouzel ).. »

    Pour ce qui est de ces annonces de passer à l’offensive de la part des syndicalistes, je vous renvoie à mes derniers billets.

    « …Le nouveau chef de l’État compte lancer les réformes sociales dès cet été. Élection présidentielle, manifestations syndicales, recul gouvernemental. C’est la valse à trois temps immuable, qui rythme la vie politique française depuis des décennies. Pendant qu’Emmanuel Macron prépare son début de quinquennat, retranché dans son QG de la rue de l’Abbé-Groult, les syndicats fourbissent leurs armes…. »

    Attention les camarades, nos syndicats « fourbissent leurs armes ». examinons en le tranchant. Mais avant cela essayons de comprendre pourquoi nos moutons se mettent à vouloir rugir comme des lions !

    «…Les syndicats se disent que dans ce climat de mécontentement, révélé par le vote aux extrêmes, il faut qu’ils aient une position ferme, pour ne pas se couper de leurs bases», explique Raymond Soubie, l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy…. »

    Ah d’accord ! C’est seulement parce que la base est chauffée à blanc, que les bureaucraties syndicales promettent une prochaine offensive. Trotsky déplorait ces directions ouvrières, engraissées par des générations de travailleurs, devant être un ressort pour l’action, et si souvent malheureusement un frein absolu !

    « …Un an après les manifestations contre la loi El Khomri, la perspective d’une nouvelle réforme du marché du travail a fait le reste. «Le sujet est mûr, je ne souhaite pas m’enliser dans des débats très longs», avait prévenu Emmanuel Macron au Figaro entre les deux tours…. »

    Il faut dire que c’est vrai, les dangers sont immenses pour le prolétariat et la jeunesse. Ce nouveau est jeune bonaparte bourgeois, loué par l’ensemble des chefs d’Etat du monde entier, par l’ensemble des institutions financières comme le FMI ou la BCE, est prié d’aller vite et de taper fort ! Il ne veux pas « s’enliser » et se fourvoyer dans un syndicalisme de collaboration de classe par trop exigent. sa puissance il veut la tirer de son élection. Et il a été bien élu. Très bien élu, malgré les dénégations absurdes de certains.

    « …Avant son élection, il avait déjà prévenu: «Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ces réformes, je ne vais pas les trahir en me reniant.» … »

    Face à cette puissance réactionnaire et anti-ouvrière qui monte, qu’avons-nous à y opposer ? Hélas pas grand chose.

    « …la CGT dès le 1er Mai, (appelle) le nouveau président «à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49.3»… »

    Vœux pieux de la part de la direction CGT !

    « …«J’attends que le président élu nous dise quelle est sa conception du dialogue social et qu’il nous précise sa réforme du droit du travail…. »

    Nous dit la CGT-FO, attentiste ! (pour plus de développement, voir le billet sur Mailly)

    « …Le premier syndicat du privé ne se prononce pas contre les ordonnances, pas plus qu’il n’est opposé à l’inversion de la hiérarchie des normes…. »

    Ajoute la direction de la CFDT, qui eux sont carrément déjà dans un rôle de soutien direct au corporatisme que la bourgeoisie veut mettre en place.

    Et puis pour la bonne bouche, nous avons nos apaches, rassemblés dans un front syndical insurrectionnel, manifestement impatient d’en découdre:

    « …Certains syndicats radicaux de la CGT, se passant de l’aval de la direction confédérale, ont même manifesté dès le 22 avril et le 8 mai, sous la bannière du collectif Front social…. »

    Et évidemment ce sont à ces camarades que nous nous adressons en priorité.

    Camarades pourquoi tant d’empressement à descendre dans la rue en francs tireurs.

    A la limite si vous ne croyez plus à la démocratie bourgeoise électoraliste, au rôle du parlement, vous ne voulez pas peser sur les prochaines Législatives, soit mais alors commencez à vous prendre au sérieux !

    Votre tactique doit être de peser de tout votre poids, à l’intérieur des syndicats, pour contraindre les directions confédérales à s’unir, rompre toute discussion avec le pouvoir, forcer la bureaucratie syndicale a démissionner de tous les organes de participation dans l’Etat bourgeois, et en vous appuyant sur les millions de jeunes et de salariés en colère, franchement contraindre Martinez et Mailly à appeler à la Révolution.

    S’ils résistent, les dégager et prendre le pouvoir à leur place dans les syndicats.

    Vous avez le vertige quant à cette perspective ?

    Cela n’est pas possible, les travailleurs ne vous suivront pas dans la remise en question de leurs chefs, la lutte des classes n’en est pas à encore à ce point d’ébullition ?

    Alors camarades, avant de fourvoyer les travailleurs les plus courageux, les plus avancés dans des impuissantes et dangereuses escarmouches, réfléchissez, et dites vous que ce ne serait peut-être pas si bête, si on commençait à essayer de contraindre nos directions confédérales à appeler à un vote de classe.

    Vous ne voulez plus entendre parler dans un syndicat, de ces histoires d’appartenance à une classe, alors encore plus simple, appelez les directions confédérales à se prononcer ouvertement avant les prochaines Législatives, à solennellement faire voter les travailleurs, pour des listes électorales qui se prononcent contre les ordonnances, contre le 49,3, pour l’abrogation de la Loi Travail !

    Macron le dit et le redit. Il lui faut absolument une majorité à sa botte dans la prochaine législature. Si actuellement il dégage Bayrou, c’est qu’il ne veut pas de frondeur du Modem, comme Hollande a pu avoir ses propres frondeurs. La bourgeoisie française veut une dictature dans le pays.

    Ne lui faite pas ce cadeau, c’est crucial.

    « …«Dans ce climat de défiance, d’hostilité de classes, une étincelle peut mettre le feu aux poudres. Et l’étincelle peut venir d’une mesure en apparence anodine», alerte Raymond Soubie. Pourtant, Emmanuel Macron n’a d’autre choix que de profiter de l’élan de son élection pour imposer rapidement son rythme. Avant son élection, il avait déjà prévenu: «Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ces réformes, je ne vais pas les trahir en me reniant.» Le résultat des législatives sera crucial: l’obtention d’une majorité absolue lui donnerait du poids face aux organisations syndicales… »

    Mais je ne désespère pas. La constitution d’une section belge, de l’internationale ouvrière révolutionnaire, qu’il nous faut tous construire, peut et doit nous permettre, d’inverser la tendance mortifère de ce monde capitaliste, qui parce que à l’agonie, se montre de plus en plus sous son véritable visage hideux.

    En Marx !

    1. Si vous étiez présent à la manif du 8 mai, la présence d’une quantité stratosphérique de policiers ne vous a pas échappé, en tout cas je n’en ai jamais vu autant même durant cette période d’état d’alerte ! Je ne me souviens pas non plus d’avoir passé des barrages de fouilles de sacs à l’entrée de la place de la République. Comme si cela n’était pas suffisant, la police me demandait si j’allais à la manif et portait leur dernière suspicion sur un petit sac de course vide au coin de mon sac à main … J’en suis restée comme deux ronds de flan ! Ça donne le ton pour la suite des événements… Syndicats, vous n’avez qu’à continuer à bien vous tenir. Comme disait le nouveau premier ministre, « très bon à l’école »,  » une valeur que je portais plus haut que les autres, c’est la Liberté, je suis donc plus libéral aujourd’hui que… je ne suis sensible à l’égalité »
      Garez-vous les loulous !

  17. Au jt j’ai vu Cédric Villani visiter d’un air enjoué le boucher et le coiffeur pour sa candidature En Marche, serait-ce des élections que vous avez en ligne de mire? Bon courage pour ce magnifique manifeste, les intellectuels ne peuvent pas proposer des idées neuves sans partir à la rencontre du présent, parler du socialisme du 19ème est une bonne chose, mais ce sont vos propres propositions qu’il faut vendre (pourquoi ce prix de 11€?) plus que celles de Proudhon ou Sismondi. Engagez-vous qu’ils disaient, vers un nouveau monde! Et le film?

  18. « Nous avons à construire le monde que notre jeunesse mérite » dit notre président, il sera dès ce soir au travail.

    Il serait intéressant de connaître la position des économistes de l’Ecole de Paris, dont plusieurs illustres représentants soutiennent En Marche, vis à vis des propositions de ce Manifeste. S’il y a des désaccords un grand débat pourrait apporter un peu de clarté à la jeunesse qui ne sait plus où placer ses talents.

    1. Ah les grandes phrases creuses du petit marquis, on a pas finit d’en souper dans les cinq années à venir. Qu’est-ce que vous voulez que la bourgeoisie change au monde ? : son rapport à l’économie est totalement désuet. Son livre au sieur Macron aurait dû porter comme titre la Révolution du marketing, ce nouveau salmigondis à la française.

      Faire confiance à cette classe dirigeante qui va continuer le chantage à l’emploi, à la dette, au crédit, aux urnes et quoi d’autre ?
      N’oublions pas que derrière cette Europe, si mal barrée, il y a le profit des marchants et que la co-responsabilité, ils n’en ont rien à foutre.

    2. @cornélius

      « Nous avons à construire le monde que notre jeunesse mérite » (Macron)

      Ce n’est plus une passation de pouvoir républicaine c’est un sacre !

      Prenons conscience que derrière cette extraordinaire profusion de protocole et d’étiquette ridicule, sous les ors de cette république monarchiste en mue vers une monarchie, devant ce parterre de courtisans, veules et aveuglés d’espoir, d’amour gloire et beauté, se dessine le rouleau compresseur, le front uni de la réaction bourgeoise, du Capital, annonçant une détermination farouche à construire le monde que la jeunesse mérite, pas toute la jeunesse, seulement la jeunesse dorée des beaux quartiers de Paris, leur jeunesse, leurs enfants.

      Le prince est là ! Ne manque plus que la nomination de Monsieur Edouard Philippe chancelier, Monsieur de Ferrand super-intendant à la cours du roi, une majorité de bucellaires à la chambre, continuer à aveugler d’images les manants, et les serfs n’auront qu’à bien se tenir.

      Je crois bien que la bourgeoisie française c’est trouvé un sabre, plus qu’un sabre , un Légat du monde libre, pour une Europe libérale, une Europe du fric, soulagée de tous frondeurs et mauvais coucheurs, de tous roturiers fainéants et malfaisants !

      Le président Hollande est mort, vive le roi !

      1. En tout cas, ça fait deux fois qu’il pleut pendant leurs simagrées absurdes et lamentable, encore des uniformes et des képis à la noix au XXI siècle si c’est pas déprimant de voir ça. Merci le dérèglement climatique, j’espère que dans 5 ans ça sera un typhon ou un ouragan pendant ce non événement ! 😀

  19. Selon moi vous êtes déjà dans l’action politique depuis un bon moment ! Ce n’est donc là qu’une question de la place.
    Bravo les belges !!

  20. « Bizarre à mes yeux, cette suggestion que si je devais défendre mes propres initiatives dans le cadre d’un parti existant, ce ne serait pas pour tenter de le réformer, mais pour adopter ses pires habitudes. »

    Je ne doutes pas un instant que tu pourrais y arriver. Mais, peut-être, n’as tu pas pris l’ampleur du désenchantement de la gauche belge pour le PS. C’est un peu un choc de t’y retrouver. Il y a un sérieux dégoût du PS en Belgique. Il a ressemble tant au PS de Hollande, chacun cherchant le meilleur fromage. Il n’a pas pris la mesure du désarroi des belges, tout comme le PS français a laissé tombé la classe ouvrière en France. D’où le score de la Marine à Hénin Beaumont. Il y a des communes comme ça en Belgique et le PTB grignote les voix du PS parce qu’il entend reprendre un combat que le PS a laissé tombé depuis longtemps. Heureusement, c’est un parti de gauche, avec ses défauts comme je l’ai déjà dit. Mais il est sur le terrain. Et Magnette peut bien dire que le PTB n’est pas capable de fournir un gouvernement, il se trompe, parce que le PTB n’existe pas qu’en Wallonie, il prend de l’importance en Flandre. La section flamande du PTB y est très active, c’est d’ailleurs pour cela que les partis traditionnels flamands parlent de cordon sanitaire, ils en ont peur. Ce qui me fait bien marrer parce qu’ils n’ont pas eu ces pudeurs de jeunes filles pour accepter la NVA et ses représentants si nostalgique du IIIè Reich. La Flandre s’est empêtrée dans un nationalisme nauséabond et, son seul combat s’est de flamandiser le pays. On entend parler que flamand à Durbuy. Ils sont aveuglés par ce nationalisme nauséabond. Tous les services téléphoniques, qu’ils soient publics ou privés s’adresse à nous d’abord en flamand. Tous les DRH des grandes entreprises sont flamands et ils n’engagent que des flamands. Je l’ai vécu lorsque je travaillais comme intérimaire dans des multinationales, que ce soit à Zaventem chez Exxon Mobil ou chez Mastercard à Waterloo. Tout est flamndisé. Ils n’engagent pas les francophones, parfaits bilingues français/anglais, alors que la langue de l’entreprise est l’anglais. . Chez Mastercard à Waterloo, région wallonne, tous les employés du service IT étaient des flamands qui ne parlaient pas un mot de français. Mais la Flandre voulait interdire aux plombiers wallons d’aller travailler en Flandre. A la banque Morgan, ils ont systématiquement remplacé les francophonnes par des flamands, non pas parce qu’ils étaient plus compétents mais parce qu’ils étaient flamands!

    Alors, je pense qu’il faut tenir compte du PTB et que des ponts doivent être lancés comme on rêvait, en France de voir Hamon et Mélenchon s’allier pour faire gagner la gauche.
    Il faut s’allier aux différents syndicats, la tradition syndicaliste est restée forte en Belgique. Il faut parler à la FGTB, à la CSC qui se retrouve d’ailleurs dans le PTB. La plupart de ses membres sont des syndicalistes issus des deux formations.

    Alors, voilà Paul, ce n’est pas que tu n’es pas à même de faire bouger les choses, c’est que peut-être, surpris, on s’est demandé ce que tu allais faire dans cette galère pas très sexy.

  21. @Armelle, @Rosebud1871,

    Quel excellent sujet que celui-ci abordé autour du mot « frontières » !

    Pour les supprimer ou pour les renforcer, il se crée des « Fronts », des chocs frontaux, des combats « cornus » et l’on découvre (!) de nouvelles frontières, agencées à la manière des poupées russes…

    A tout niveau, il y aurait donc besoin de « se protéger » ?

    1. adoque 15 mai 2017 à 10 h 16 min
      Les métaphores naissent et meurent avec l’usage de la langue, mais ce que dit l’usage du mot frontière, ça revient à établir un champ, un concept, une idée, avec des propriétés (au sens de « définition ») suffisamment établies, pour que lorsqu’une de ses propriétés fait défaut on quitte le champ, le concept, l’idée, pour entrer dans d’autres. Ces ruptures sont plus ou moins nettes mais elles constituent des sortes de frontières. À imager sur le spectre politique, s’originent dans un hémicycle les expressions droite et gauche. Un hémicycle est borné, aussi les « extrêmes » ne sauraient se rejoindre. Après dans les « propriétés » de la gauche comme de la droite, il y a à boire et à manger, d’où une certaine confusion à tomber dans les panneaux où sont écrits des mots avec des déictiques égarant (du grec ancien δεικτικός, deiktikos = action de montrer : la flèche sur le panneau) quand on manque de boussoles.

      1. « la flèche sur le panneau quand on manque de boussoles »

        Pas inquiétude !
        Aujourd’hui, chacun de nous dispose d’une boussole spécifiquement adaptée à sa propre personnalité, grâce à son smartphone connecté qui anticipe (*) nos moindres désirs.
        Il s’y trouve aussi des « frontières » automatiques, comprenez des « garde-fous » qui nous évitent d’aller surfer là où c’est « dangereux » ou simplement pas convenable.

        (*) Non, non, il ne faut pas se laisser aller à imaginer que la boussole pourrait agir sur nos aspirations: nous sommes sensés avoir notre propre firewall 🙂

      2. Ah bingo, il manque pour smartphone l’application test pour apprendre au possesseur quoi décider devant l’assesseur du bureau de vote ! De quoi devenir millionnaire ! Surtout en bidouillant un peu malin le test pour qu’il produise le résultat souhaité par le programmateur, vous trouverez des investisseurs…(sourire).

  22. La biographie de Keynes ne vous étant pas inconnu, elle devrait vous aider à prendre la bonne décision se lancer ou pas dans l’arène.
    Keynes aurait il eu plus de résultats (abandon du capitalisme, bancor) s’il avait été dans un parti?
    Question à transposer dans le contexte actuel (crise et complexité exacerbées+ monde numérique).
    Les partis de gauche européens étant à terre ou très affaibli c’est peut être le bon moment d’une réinitialisation par un discours refondé: le vôtre, et localement en Belgique (qui n’est « que » le centre politique et technocratique européen).
    Serez vous Neo, l’Oracle, l’Architecte (ressemblance frapante ;-D) ou le chat???
    https://www.youtube.com/watch?v=3jnT3lZ11ig

  23. « frontières…

    Si vous le voulez bien, poussons un peu dans le vivant, et observons le fonctionnement
    de la peau,
    de la membrane cellulaire,

    et pourquoi pas, dans le domaine informatique, observons le fonctionnement (et les dysfonctionnements !!!)
    des interfaces !

      1. Les questions sont plus complexes qu’elles en ont l’air… J’ai donc été directement aux solutions, sans passer par la case « indice » 😉

        J’avais idée, en vous lisant que « le » système devait être à la fois ouvert et fermé. Mais, tout compte fait, les observations que je proposais peuvent très bien se passer du concept de système, non?

        Par contre, melitta ne sert pas que pour le café ! D’autant qu’il en existe de toutes porosités…

      2. @Adoque :

        Tout est système(s) sous ces contraintes :

        http://home.cern/fr/about/physics/standard-model

        Même « l’intelligence » , et c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a peut être « meilleur » que nous .

        Mais on sait bien bien étudier et agir sur quoi que ce soit , que si on en repère ou pose la frontière qui le ferme ou pas .

        Quitte à le redéfinir , ainsi que la frontière , si on arrive à la conclusion que l’objet n’est pas ou plus viable en cet état .

        Toute ressemblance ….

  24. Je n’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires, j’en suis désolée.
    Je comprends que certains soient déçus de la proximité avec le PS mais en même temps, j’ai beau réfléchir, l’émergence d’un nouveau courant d’idées, bien que nécessaire, reste très difficile au niveau supra communal (étant donné, entre autres, le nombre d’acteurs déjà presents) et surtout demande du temps (enfin, sauf quand les medias vous donnent un petit coup de pouce comme on a pu l’observer en France…). Est-ce que qu’on a encore le temps d’attendre 2-3 cycles électoraux avant d’ammorcer un changement ?
    Je suivrai en tous cas avec intérêt l’évolution de ce projet.
    Concernant votre dilemme de savoir quel rôle vous pouvez/voulez/devez jouer dans tout ça, je fais partie des gens qui pensent qu’un renouveau de la classe politique est nécessaire (encore un fois, on regardera avec attention les listes du parti presidentiel et de la FI en France) et souhaitable mais qui veut se porter volontaire ? Je pense aussi qu’il faut se méfier de ceux qui sont volontaires très facilement (la question étant la motivation) et qui, trop souvent, passent outre les responsabilités y associées. C’est pourquoi je pense que vous feriez un très bon candidat, bien que je ne vous connaisse pas personnellement. Je me dis que je pourrais vous confier ma voix en sachant que vous me (nous) représenteriez du mieux de vos capacities et en âme et conscience.

  25. @Juannessy http://www.pauljorion.com/blog/2017/05/12/vers-un-nouveau-monde-le-temps-quil-fait-le-12-mai-2017/#comment-616454
    frontières, systèmes
    Je vous suis…
    et votre lien http://home.cern/fr/about/physics/standard-model permet(rait) d’ouvrir vers d’autres modèles, le modèle Janus, par exemple, rompant la « frontière luminique »…
    mais il y a des résistances, des frontières protectrices un peu trop étanches, même dans le système scientifique, système de croyance comme un autre !

    1. « Je crois  » que , comme la plupart des peu disposés à l’exercice scientifique , vous voyez des choses qui ne sont pas s’agissant de la science .

      « Je crois » , comme Michel Serres , qu’on ne peut cependant être pleinement philosophe que si on est « aussi » scientifique . Le nombre ET le verbe .

      1. @Juannessy
        « peu disposés à l’exercice scientifique »

        Hum ! Qu’est-ce qui vous amène à « croire » en cette -faible-disposition ?

        Effectivement je suis loin de C. Villani, mais quand même assez coutumiers des chiffres, hors comptabilité 🙂

      2. Je me serais trompé à l’insu de mon plein gré ?

        Mais , si vous êtes matheux , je ne relève pas que vous soyez physicien ou biologiste .

        Mais bon , seule l’expérimentation scientifique permettrait de le savoir !

  26. @Juannessy

    Les maths, comme le verbe, ne sont que des outils.
    Dans la vie courante, dans l’exercice de métiers, nous sommes amenés à utiliser les uns et les autres.
    Question philosophie, je serais plutôt du genre « café du commerce » qu’aréopage, mais le distinguo est-il pertinent ?
    Nul besoin d’être physicien ou biologiste pour pratiquer et/ou s’intéresser à, ces disciplines.
    La vie est le cadre des expérimentations, qui deviennent scientifiques lorsqu’on les quantifie, non ?

    J’avais utilisé un conditionnel « permet(rait) »… je constate que ça n’était pas superflu 😉

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