Qui cherche à nous faire taire ?

Ouvert aux commentaires.

Frédéric Taddéi :

La question que vous devriez me poser c’est : « Comment se fait-il que Frédéric Taddéi, est obligé pour faire ce qu’il a fait pendant 10 ans totalement librement sur France Télévision, et avec beaucoup de succès dans Ce soir (ou jamais !), pourquoi est-il obligé pour le dire aujourd’hui d’aller le faire sur une chaîne russe ? » C’est ça le problème des media français, le problème c’est que vous n’avez plus de vrais débats à la télévision française.

Blog de Paul Jorion, le 19 juillet 2018 :

Mes collègues qui iront à la nouvelle émission de Taddéi dans le cadre d’un organe de propagande russe se diront : « Il vaut mieux parler que ne pas parler du tout : ce cadre est un cadre positif puisqu’on peut discuter de différentes choses ! » La question qu’il faut se poser, au niveau des gouvernements, c’est : pourquoi n’y a-t-il plus d’émissions comme celle-là dans le cadre de ce qui se présente encore comme une démocratie – au moins aux yeux du public ? Pourquoi est-ce qu’il faut recourir à des organes de propagande de pays autoritaires ?

Mon conseil au secteur public, au secteur audio-visuel public en France, ce serait : « Arrangez-vous pour qu’il y ait de nouveau des émissions comme celle-là ! » Pourquoi dans le secteur public ? Parce qu’on le sait bien : quand il s’agit de grands industriels qui sont propriétaires de chaînes de télévision, ils interfèrent, il y a des ingérences : […] il y a des gens à qui on interdit de parler, il y a des programmes qui sont retirés à la dernière minute parce qu’il y a des choses qu’on [y] dit qui dérangent. Je peux même vous signaler qu’il y a des maisons d’édition dans lesquelles il y a des différends, parce qu’il y a des livres dont on dit : « Il ne faudrait peut-être pas le publier de telle et telle manière », etc.

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106 réflexions sur « Qui cherche à nous faire taire ? »

  1. Bonjour Paul, Bonjour à toutes et à tous…
    Une superbe émission comme « Ce soir ou jamais » passée de journalière (Si je me souviens bien ) à Hebdomadaire avant d’être supprimée (Vieille technique qui me rappelle un peu le sort des « Guignols de l’info » qui visiblement étaient aussi dérangeants…)
    C’est un scandale…
    Et lorsqu’on voit ce qui « remplace » actuellement… C’est le clash, le buzz qui est recherché avec des chroniqueurs qui sont payés pour faire monter la sauce… Les Anouna, Ruquier, Ardisson…
    Nous venons de le voir avec l’épisode lamentable de Zemmour…
    Je suppose que Taddei ne pourra pas être trop critique avec le pouvoir Russe dans cette émission… enfin, s’il veut rester !
    C’est sans doute LE problème…
    Bien à vous toutes et tous
    Francis

    1. @F.G.(22/9 à 20h11) écrit:
       » Je suppose que Taddei ne pourra pas être trop critique avec le pouvoir Russe dans cette émission… enfin, s’il veut rester  » !
      F.T. vous répond dans l’interview…ce qui lui importe, c’est de pouvoir inviter des gens compétents (voire engagés, donc le téléspectateur sait d’où ils parlent) qui EUX auront le loisir d’exprimer en toute liberté leur admiration ou leur dégoût de Poutine(et d’autres..).. en liaison avec le sujet traité . F.T. lui-même ne donnera jamais son propre sentiment, prenant le soin de varier l’angle d’approche de ses questions (contrairement à son intervieweuse par exemple..).

      1. A quel titre, certains se font les « censeurs » de Taddei ? sont-ils des représentants des médias « français » détenus à 90 % par des milliardaires ? des exemples pour prouver que la parole et les infos sont plus libres sur le Service dit public : …
        Je regarderai les émissions de Taddei sur RT et JE jugerai par moi-même sans maître à penser.

  2. Le questionnement de Taddéi ,que vous reprenez , ne trouve pas vraiment de réponse dans ce billet , et le cas d’Annie Le Brun ne pourrait qu’illustrer la « censure » par le capital dans un média privé ( au passage pourquoi Hachette qui pèse 4 à 5 fois Gallimard a accepté de la publier ?).

    Mais Taddéi était plus complet , car , si je l’ai compris , son raisonnement consiste à dire que la suspicion de censure ou manipulation valant aussi bien pour l’audiovisuel privé que pour l’audiovisuel public ( alignant ainsi RT et France Télévision , ce qui a fait bondir à juste titre son intervieweuse ) , il n’a pas de prévention pour faire son « interdit d’interdire » à RT qui le reçoit et lui promet une totale liberté d’animation de l’émission à venir .

    Et c’est à ce niveau qu’il commet selon moi une erreur par naïveté ou orgueil .

    Car la « totale liberté d’expression « octroyée et reconnue à une émission fait partie d’un spectacle où l’employeur ( privé ou public ) , en maîtrisant les temps long et a « mise en page » peut manipuler à son avantage les temps courts aussi libres soient-ils . Tous les joueurs d’échec connaissent ça .

    Il a par contre raison de douter de la totale blancheur d’un média national quand il n’est plus qu’étatique , et pour éviter cette dérive , on peut déjà exclure que le président de la structure d’information soit désigné par le président de la République et que le budget de cette même structure reste asservi en grande partie à des ressources financières publicitaires .

    Les français consommateurs sont d’ailleurs coupables dans cette affaire en refusant de pourvoir par une taxe audiovisuelle digne de ce nom le budget , sinon la gouvernance , de leur outil national d’information. Il y a peu les suisses nous ont donné une leçon de civisme démocratique supplémentaire .

    Mais je n’aurai pas trop d’arrières pensées vis à vis d’une émission « libre » que le jour où le média support aura à la fois une gouvernance et des moyens issus de l’impôt national exclusivement , le tout garanti dans la durée .

    En attendant : pluralité de media , de ressources , d’opinions .

    1. « Tous les joueurs d’échecs connaissent ça  » …

      Le règlement des prises de parole à l’Assemblée Nationale , dans sa grande sagesse héritée de plus de deux siècles de pratique , aussi .

  3. Cette question: « Qui cherche à nous faire taire ? »
    en amène une autre:
    « Qui cherche-t-on à faire taire ».
    Les ostracisés de tout genre retrouvent-ils une lueur d’espoir, celle d’accéder au débat sans être taxés de « conspirationnistes », de « farfelus » ou autre dès qu’ils ne satisfont pas à la « bonne » ligne de pensée ou qu’il s’en écartent ?
    J’espère qu’il y aura d’autres invités à débattre/argumenter que ceux qui passent le filtre du décodex !
    Peut-être pourrons nous comprendre pourquoi ces ostracisés le sont, et donc « par qui »…

    Affaire à suivre 😉

    1. Ostracisme , c’était plus qu’un filtre .

      Je rejoindrais Taddéi là dessus ,en affirmant que le « filtre » le plus dangereux c’est celui que nous portons en nous sans le visiter de temps en temps , plus que les filtres « externes » qui finissent toujours par fuiter, et qui ne sont pas tous inutiles si on veut traiter l’immensité et la complexité de l’information « à notre » rythme cérébral .

  4. Le brillant Taddeï qui ne regarde aucun journal télévisuel laisse pantois … Disons qu’aller travailler chez Poutine fera un petit bruit médiatique profitable pour un animateur en perte de vitesse dont l’éventuel renvoi ferait un autre petit « buzz » (horrible mot) ainsi le talentueux enfonceur de portes ouvertes médiatiques pourra peut-être gagner de quoi payer son loyer…
    La nullité télévisuelle c’est encore un autre sujet …

    1. comprends-je ce que vous dites ? :
      que Taddeï serait une nullité télévisuelle ?
      libre à vous de lui préférer ONPC et le brillantissime Laurent Ruquier ! (pour qui j’ai personnellement le plus profond mépris).

      1. Taddeï cite Ardisson comme sa grande référence, mais pas Ruquier qui est pourtant de la même « école ».
        Petite explication qui vaut ce qu’elle vaut : Ruquier c’est de l’interview pluraliste de gauche bien pensante et racoleuse, Ardisson c’est l’inventeur de l’interview racoleur et pluraliste, royaliste cynique. Deux styles, deux colorations politiques, le père Ardisson et son fils naturel Ruquier. Taddeï dit lui-même qu’on ne peut jamais être neutre, mais où se situe Taddeï ? Il ne le dit pas.
        La liberté d’expression élevée au rang d’une religion est-ce suffisant pour faire une démocratie ?
        Suffit-il d’inviter Céline dans un salon télévisé pour être un grand démocrate ? Evidemment non.
        Le risque c’est qu’en faisant de la liberté d’expression – qui plus est hyper localisée puisqu’elle se cantonnera sur RT dans la petite niche d’une émission -, une condition suffisante de la démocratie, on perd de vue les conditions objectives, qui ne sont remplies ni en France ni en Russie. Debord n’avait sans doute pas tort de dire que le vrai est un moment du faux, s’agissant de la société du spectacle (de la marchandise.)

      2. @Annie(22/9 à 23h58) écrit:  » comprends-je ce que vous dites ? :que Taddeï serait une nullité télévisuelle » ?
        Non, non, cela tout le monde le sait..!… sa (= JMP 22/9 à 23h33) révélation est que :
         » aller travailler chez Poutine fera un petit bruit médiatique profitable pour un animateur en perte de vitesse dont l’éventuel renvoi ferait un autre petit « buzz » (horrible mot) ainsi le talentueux enfonceur de portes ouvertes médiatiques pourra peut-être gagner de quoi payer son loyer  » !! (sic)
        C’est bien vrai ça , comment n’y avons-nous pas pensé…??.. un Taddéï engagé par RT, puis viré de RT…a son avenir assuré dans la médiacratie française… Mais c’est bien sûr..

  5. Le point est l’effet produit sur l’audience (qu’elle regarde ou non).

    Taddei parie sur une (ré-)éducation du public : qu’il écoute des opinons variées, qu’il se fasse à 120% son jugement (la vidéo Benalla-Contrescarpe où la partie « coups » n’est pas en elle-même si claire), et ça sera bien, et qu’il s’interroge sur le les médias publics occidentaux pour de bon, ça ne fera de mal à personne.

    Le contre-argument, c’est qu’en faisant en sorte qu’on puisse faire le syllogisme erroné (~le sophisme) « Taddei peut dire ce qu’il veut lui et aussi ses invités à RT, donc RT n’est pas censuré (« Socrate est un chat »), il prend le risque de donner un poids immérité à RT.

    M’enfin face à ceux qui ont pariés la bêtise, c’est tentant de parier sur l’intelligence.

  6. « La question que vous devriez me poser….. » ; et la journaliste de dire (vaguement audible parce que Taddei poursuit malgré tout, sans se laisser couper la parole) : « C’est moi qui pose les questions… ». ; séquence qui montre bien comment les journalistes imposent (presque autoritairement) le cadre de la pensée par, les questions, et qu’il faut à chaque un certain culot pour s’en libérer…..moi non plus je ne regarde plus la télévision, et quand je tombe sur un poste ouvert, j’ai comme une petite défaillance existentielle….

    1. @Emmanuel(23/9 à 7h22) écrit:
       » « La question que vous devriez me poser….. » ; et la journaliste de dire (vaguement audible parce que Taddei poursuit malgré tout, sans se laisser couper la parole) : « C’est moi qui pose les questions… ». ; séquence qui montre bien comment les journalistes imposent (presque autoritairement) le cadre de la pensée par les questions « …
      P.Jorion , dans le corps du présent billet, reprend l’extrait(19 juillet) suivant :
       » Mes collègues qui iront à la nouvelle émission de Taddéi dans le cadre d’un organe de propagande russe se diront : « Il vaut mieux parler que ne pas parler du tout : ce cadre est un cadre positif puisqu’on peut discuter de différentes choses ! » La question qu’il faut se poser, au niveau des gouvernements, c’est : pourquoi n’y a-t-il plus d’émissions comme celle-là dans le cadre de ce qui se présente encore comme une démocratie – au moins aux yeux du public ? Pourquoi est-ce qu’il faut recourir à des organes de propagande de pays autoritaires  » ?…
      P.Jorion ne reprend pas l’expression de sa décision principale dans le verbatim du billet du 19 juillet:
       » Certains de mes collègues iront d’enthousiasme, en ne se posant pas de questions sur le sponsor et se rendront dans le cadre de la nouvelle émission Ce soir ou jamais. [= »Interdit d’interdire »]
      Moi je n’irai pas, parce que je n’interviens pas dans le cadre d’organes de propagande d’un pays quelconque.
      On peut me dire « Oui, quand vous allez à France Culture, en fait, c’est l’organe de propagande de la France ! » Non. J’ai la liberté de dire ce que je veux, sans que ce soit interprétable comme étant un cadre qui donne à mes paroles un sens tout à fait particulier, et il faut bien dire qu’il n’y a pas d’instructions qui sont données
      « …

      A mon sens (rien qu’au mien…!?) il serait regrettable d’avoir par exemple une émission animée par FT (sur RT) avec sujet unique  » Création monétaire…ex-?  » sans la présence de P.Jorion…
      Et pourtant…

      1. C’est exact, mais en l’occurrence chacun est l’idiot utile de l’autre. Et puis si c’est pour taddei qu’on zappé, on ne peut qu’être affranchi du reste, non?

  7. On peut s’en inquiéter pour la liberté de la presse. Voilà un animateur de débat populaire, soucieux de son indépendance, qui est obligé de trouver un média étranger pour continuer à faire son travail. Pour avoir suivi bon nombre de ces débats, j’en ai toujours retiré quelque chose d’intéressant, car il était le seul à inviter des intellectuel « hors cadre », à la pensée libre, dont Paul Jorion.

    On évoque parfois, le côté pernicieux, presque invisible du racisme. Cela peut être regard, un retard, un dossier mis en bas de la pile, il est rare qu’on puisse prouver quoi que ce soit. Pour la presse c’est pareil, ce sont des décisions diffuses, et les motivations d’une telle éviction ne peuvent être prouvées, mais il y a certainement derrière, un faisceau d’intérêts combinés, dont on ne peut pas prouver l’existence.

    Mais les faits sont là : « Ce soir ou jamais » s’arrête, malgré le succès. Qu’est ce qui a pu jouer ? La différence de recettes publicitaires, comparée aux recettes d’une autre émission a pu jouer un rôle. C’est insidieux, totalement invisible, mais cela emporte la décision en faveur d’émissions plus racoleuses, dans le genre de celle de T. Ardisson (qui est un ancien publicitaire).

    Je trouve donc que la journaliste est un peu simpliste, en expliquant combien elle est libre de dire ce qu’elle veut. Elle est libre, dans la mesure où on l’engage, et où on lui donne un micro. Si on lui retirait, en subodorant de telles raisons, elle y réfléchirait sans doute un peu plus, en écoutant les publicités pour Nutella, sur son temps d’antenne.

    France-Inter en particulier, peut s’inquiéter pour sa propre liberté, maintenant que des firmes privées financent en partie la chaîne. Je remarque que les journalistes ne s’y sont pas opposés, on leur a sans doute promis des contreparties salariales, et comme tout un chacun, ils devaient être majoritaires à estimer qu’ils n’étaient pas assez payés.

    Aussi, s’il faut absolument prendre position, je dirais que F. Taddeï a raison de prendre les espaces de liberté, là où il les trouve, pour faire son métier.

    1. Taddéi n’était « obligé » de rien du tout. Il le dit lui-même : il avait d’autres propositions, et il a « choisi » d’aller sur RT.

      Il faut avoir vécu dans une cave les 15 dernières années pour s’étonner qu’un mec qui faisait tenir le crachoir à Soral, Dieudonné, Nabe, Chouard, Meyssan, j’en passe et des meilleures… rejoigne le vaisseau amiral Ria Novosti où l’on adore les protocoles des sages de Sion et les théories à la mord-moi sur l’implicatio d’Israël dans le 11/09… (j’en oublie ce mémorable « documentaire » sur Clinton et les Illuminati. Du grand journalisme indépendant et libre).

      RT, après tout, c’est la liberté d’expression avec un grand L. Listing non exhaustif des grands penseurs de notre temps qui ont alimenté le « débat démocratique » grâce à la bienveillance de Russia Today :

      – Alain Soral
      – Thierry Meyssan
      – Julien Teil
      – Lyndon LaRouche
      – l’inénarrable Alex Jones
      – Jesse Ventura
      – Webster Tarpley
      – Wayne Madsen
      – Daniel Estulin
      – Michel Chossudovsky
      – David Ray Griffin
      – Giulietto Chiesa
      – Ron Paul
      – Peter Joseph
      – Luke Rudkowski
      – Kevin Barrett
      – William Rodriguez
      – Dylan Avery
      – Jason Bermas
      – les deux clowns belges Michel Collon et Jean Bricmont
      – David Duke

      Et ce clown de Taddéi de balancer que France 24 et RT, au fond c’est pareil. C****d fini, point barre.

      1. C’est le principe même d’une émission de débat, que d’inviter des gens qui ne sont pas d’accord, pour que l’auditeur se fasse une opinion. Une émission de débat qui trierait ses invités en les déclarant infréquentables, serait biaisée, et on pourrait l’accuser de diriger ton opinion.

        Je suis pour ma part très content d’avoir pu observer l’interaction entre N. Bavraise, économiste au Monde et Paul Jorion, dans la video j’appelle « le travail disparait » (en lien permanent sur findutravail.net, et qui le restera). C’est un moment de vérité, qui a jailli du dialogue. Rien ne se serait passé, si N. Bavraise et P Jorion n’avaient pas été en direct sur le même plateau.

      2. Tu mélanges tout et n’importe quoi Vincent. 5 minutes pour Hitler, 5 minutes pour les Juifs, c’est ça ta conception du « débat » ?
        C’est dingue cette propension à justifier tout et n’importe quoi…

      3. Un débat « équilibré » selon V. Rey (suite à la remarque de Julien) : 5 mn pour les climato-sceptiques et 5 mn pour le GIEC…

      4. @ Julien qui dit : « Justifier tout et n’importe quoi (…) » :

        Il ne s’agit que de paroles. Et même si Hitler parlait fort, sa parole était loin d’être suffisante pour persécuter les juifs à elle toute seule. Pour qu’une parole fasse de tels dégâts, il faut qu’existe aussi un auditoire qui attende cette parole, c’est comme une sorte de rencontre. Tu mets toute la responsabilité sur le dos de l’orateur, tu te trompes.

        Tu devrais t’en rendre compte, précisément en ce moment, où les propos d’extrême droite, que peuvent tenir Trump, Farage, Le Pen, Orban, rencontrent l’attente de citoyens déboussolés, cherchant partout des réponses à leur précarisation, et qui on tendance à voir dans « les étrangers », une menace supplémentaire pour leur emploi.

        Et pourquoi voient-ils les choses comme ça ? Ne crois-tu pas que l’unanimisme et la primauté donnée dans les médias à des économistes peu soucieux de critiquer l’ultralibéralisme y est pour quelque chose ?

        Que F Taddeï organise d’urgence, sur Russia Today ou ailleurs, un débat entre économistes de tous bord. Qu’il continue à inviter en particulier Paul Jorion, et les gens qui croient ce que disent ces abrutis auront une chance d’y voir plus clair.

      5. Mais je n’irai pas ! Je l’ai dit aussitôt la nouvelle connue.

        Taddéi a raison de dire que la place de ce genre de débat est dans le service public (qui devrait s’en foutre de l’audimat), mais il a tort de croire que l’organe de propagande d’un régime autoritaire constitue un substitut valide.

      6. Non, pas point barre. Il a totalement raison de « tenir le crachoir à ces gens », puisque que vous les aimiez ou non, des gens les écoutent et apprécient leur discours.
        Au moins, ils se retrouvaient en face de gens capables de leur fermer le clapet si besoin était.
        Et puis on est en démocratie, merde ! Vous ne pouvez pas d’un coté pointer du doigt le régime Putin et de l’autre vouloir empêcher toute personne dont les idées vous déplaisent de s’exprimer sur une chaîne publique, un peu de cohérence !

      7. Oui, et alors ? Vous ne connaissez pas la différence entre les médias et la justice ? Quand les fils se touchent….

      8. @ Paul Jorion
        Libre à vous. Je trouve qu’on pouvait faire confiance aux garanties de liberté que Taddeï donne. Les médias d’aujourd’hui, sont si liés aux capitalisme, qu’il va être difficile pour vous de trouver des espaces pour exprimer . Vos vues trop critiques, et la vérité n’est pas toujours bonne à entendre. Je ne crois pas que BFM TV vous ait invité une seule fois, ou je me trompe ?

        Mais bon, de toutes façons, j’ai les plus grands doute sur l’audience de cette émission sur RT. On n’a pas assez de temps disponible pour 500 chaînes, et peu de monde aime perdre son temps à zapper. Si bien que je crois que cette émission est perdue corps et bien, si personne ne la regarde plus. C’est bien dommage

        @ Jacques Seignan : et pourquoi pas, autant de temps pour les climato-sceptiques que pour le GIEC ? Des confrontations entre Jouzel et Courtillot par exemple, seraient des plus instructives. On pourrait savoir où ils en sont dans leurs analyses, et en retirer peut-être quelques intéressants moments de vérité…

      9. « … faire confiance aux garanties de liberté que Taddeï donne »

        Ce n’est pas lui le maître du jeu, c’est un certain VP.

        « Je ne crois pas que BFM TV vous ait invité une seule fois, ou je me trompe ? »

        J’ai été chroniqueur sur BFM, c’est moi qui ai arrêté, faute de temps. J’ai été invité à la sortie de pratiquement tous mes livres.

        « il va être difficile pour vous de trouver des espaces pour vous exprimer. Vos vues trop critiques, et la vérité n’est pas toujours bonne à entendre »

        En effet, mais est-ce une raison suffisante pour se compromettre ?

      10. Avec une telle « liste noire », je me demande comment votre post a pu passer à travers le filtre de la modération 😉

      11. j’ai pris le temps de chercher sur le net le lien idoine de Taddeï
        le voici
        https://francais.rt.com/rt-vous-parle/53458-interdit-dinterdire-frederic-taddei-devoile-nom-nouvelle-emission-rt-france
        il était promis une 1ème émission en septembre je n’en ai pas trouvé pour l’instant, m’enfin nous ne sommes que le 24/09
        j’ai pris le temps de lire les commentaires (pas tous) ils ont l’air bien contents de le voir à nouveau, et zont l’air de ne pas trop prendre à coeur que ce soit sur RT

      12. @Annie :
        Vous m’inquiétez un peu .

        Un « débat » sur un media libre doté par ses lecteurs est peut être plus sur qu’un sondage « maison » ….

        Si tant est que la vérité soit dans les sondages ou dans l’audimat , ou même sur un média libre .

        Mais l’heure est grave aux States .

      13. @ Paul Jorion

        Je me trompe alors, mais peut-être pas tout à fait. On vous entendait en tant qu’expert de la finance, mais vous n’auriez peut-être pas tenu longtemps, des propos trop critiques du capitalisme sur BFM.

        Et d’ailleurs, les émissions de débat sur BFM semblent bien mieux « encadrées », en ce qui concerne le choix des invités, que ce n’était le cas pour « ce soir ou jamais ».

        Mais dites moi si je me trompe encore…avez-vous participé à un débat de libre parole sur BFM, ou vous auriez pu dire ce que vous avez dit chez Taddeï ? Je ne le pense pas…

  8. Petite incise de vocabulaire : aujourd’hui on n’utilise plus (officiellement) le mot propagande (grillé), mais plutôt « influence ». Ainsi, par exemple, je travaille en ce moment au siège d’une grosse structure publique, qui a donné au bâtiment le nom de « Influence »; et les élus se rapportant a cette structure iront eux-mêmes siéger (et voter) dans un bâtiment nommé pareil (véridique !). Ou autre exemple : un ami travaille dans une (très très ) grosse société (GAFAM), et un des critères de notation annuelle (beurk !) lors de l’entretien individuel porte sur la capacité d’un cadre supérieur à influencer. Dernier exemple, celui d’un concept de management en vogue, qu’on appel le « nudging », c’est à dire l’art du manageur d’influencer ses collaborateurs pour qu’il agissent dans le bon sens. Propaganda a fait des petits qui se portent comme des charmes !!

  9. Une justification impicite du choix de Taddeï serait alos :
    « En état d’urgence(*), on monte sur les barricades qu’on peut »

    (*) Qui sera déclaré à Lille dès que possible,…

    Il y a urgence à ce que le chaos ne soit pas un édredon mou qui étouffe tout, et sur lequel viendraient rapidement appuyer des mains d’acier dans des gants noirs, ce serait ma vision de ce que je redoute dans l’espace médiatique, cas de figure où la Russie serait d’une certaine façon en avance (même si Taddeï l’excuse par son état de démocratie adolescente).

      1. Pas si sûr!
        L’IRIS a fait l’objet dans une certaine presse d’attaques concernant son financement et ses relations avec des puissances étrangères.
        Propagande / contre-propagande. Quels sont nos outils à nous, simples citoyens, pour démêler le vrai du faux ?

      2. Ça confirme qu’il faut avoir des lectures contradictoires , mais qu’on a plus de chance d’éviter les conneries si le noir et le blanc sont de qualité .

      3. C’est pour cette raison que je consulte quotidiennement la version en ligne gratuite du journal Le Figaro, ce qui fait hurler mes collègue de gôche 😉
        J’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer des journalistes en charge des rubriques patrimoine/culture de « grands » quotidiens nationaux. La compétence et l’intelligence ne sont pas souvent là où on croit qu’elle devrait a priori se trouver.

  10. Bonjour,
    A la question « qui veut nous faire taire? », « nous » c’est qui?
    Cela suppose qu’il »y a « eux » et « nous » . J’ai déjà du mal à ce niveau de la question même si je comprends l’idée qui est caché derrière ce « nous ».
    Bon pour revenir à Taddei, je pense qu’il y a deux raisons à sa « supposé » mise à l’écart par les médias « classiques » Français:
    1/ L’absence de forte audience de ses émissions. On a tendance à l’oublier mais une émission télévisuel doit d’abord son intérêt à sa visibilité….
    2/ Taddei est une sorte d’OVNI dans la marmite médiatique. Il invite des gens qui ne sont pas « politiquement correcte » et cela dérange. Je pense que Taddei a un esprit très ouvert peut être trop pour notre époque. Il cherche à cerner un probléme avec plusieurs point de vue et se méfie en premier lieu de lui même et de ses préjugés. Or cet état d’esprit n’est pas partagé par l’ensemble de ces camarades journalistes. Ces derniers
    s’autocensurent. Je ne pense pas que cela soit un complot mais que c’est un phénomène naturel quand un groupe de personne avec le même bagage culturel en arrive à créer une sorte de pensée unique. Par exemple, on voit bien ce phénomène dans la vidéo quand Taddéi rappelle que la majorité des Russes soutiennent Poutine. La journaliste s’étrangle à l’écoute de cette phrase. Eh oui, pour elle, cette information ne peut être que fausse ou biaisé car pour elle, journaliste Française avec tout le bagage culturel de notre pays, les russes sont forcément martyrisée. La vérité c’est qu’on en sait rien au fond! C’est ce que rappelle Taddei. Ce genre de vision du monde peut difficilement trouver sa place dans un univers ou on vous pousse à choisir votre camp.

    Paul, si un jour Taddei vous invite à une de ses émissions sur RT, je vous conseille d’y répondre favorablement. N’oubliez pas que ce qui est important c’est le message que vous voulez faire passer et non le média par lequel il est diffusé.
    Bonne journée, profitez du doux soleil de l’été indien!

  11. « Il est interdit d’interdire » dans sa version originale de Jean Yanne avait un sens dérisoire à l’opposé de celui qui aura le succès que l’on sait .

    Souhaitons que ce tragique contresens ne soit pas , à nouveau , la marque de cette aventure de Taddéi .

    La vérité si elle existe se nourrit mieux , pour mon compte , de butinage dans des prairies diverses bien affirmées , que par de seuls débats aussi « libres » et cornaqués soient ils . Car j’ai toujours besoin d’un retour à la ruche , et le plus souvent d’un support écrit , pour avoir le temps de digérer et faire mon miel .Je réfléchis mieux sans rien voir ni entendre .

    PS : a propos d’interdit , il y a ici comme un écho au billet de Romain His ( « quelque chose me gêne ») au terme duquel je lui « opposais » que la liberté ne se module pas , mais que pour répondre à sa vocation humaine , elle devait se soumettre , en vertu du principe de responsabilité, à la Loi ….démocratique .
    Le sujet de la « liberté d’expression » est aussi de savoir dans quel « cadre » elle s’exerce et de ce point de vue ,il est faux de dire que « quel que soit le cadre, pourvu qu’on me laisse faire ce que je veux  » mon produit sera « bon , libre et autonome » . Les règles du cadre de production de l’information sont les seules garantes d’un début d’impartialité et de responsabilité de celle ci et de ces effets .
    Au passage , je ne connais pas un seul débat qui ne soit au moins soumis à des « règles » externes , ne serait-ce que les « rappels à l’ordre  » ( « laissez le finir son raisonnement » ) , ou la tyrannie de l’horloge .

    1. Toujours des propos d’une grandes sagesse, Juannessy.
      Je n’ai pas la télé mais la regarde occasionnellement, ce qui me conforte dans mon choix.
      Saluons cet extraordinaire outil qu’est Internet nous permettant d’accéder rapidement, confortablement et à un coût modéré à une infinité de supports écrits et produire notre propre miel, converser, échanger, mûrir.

      1. @Arkao

        Tout à fait, et les échanges humains non virtuels, viennent aussi, bien entendu nourrir la réflexion, entre autres…

    2. « La vérité si elle existe se nourrit mieux , pour mon compte , de butinage dans des prairies diverses bien affirmées , que par de seuls débats aussi « libres » et cornaqués soient ils . Car j’ai toujours besoin d’un retour à la ruche , et le plus souvent d’un support écrit , pour avoir le temps de digérer et faire mon miel .Je réfléchis mieux sans rien voir ni entendre . »

      Voilà, idem.

  12. Avec un peu de « Meta-analyse » chère à notre hôte qui nous amène régulièrement à « changer de cadre », je pose les questions suivantes :
    – un lieu de débat avec un excellent animateur plutôt que pas de débat du tout ?
    – quelle est (sont) la/les finalité(s) d’un débat dans un monde hyper-médiatisé ? Le consensus ? La conviction qu’on « a » la réalité ? Le sentiment de l’altérité par la prise en compte des points de vue différents ? Autre ?
    – un débat (agora) financé par une démocratie autoritaire vaut-il moins qu’un débat financé par une démocratie comme la nôtre avec toute la certitude qui est la nôtre ?
    – « Poutine est populaire en Russie » dit FT. Pourquoi Sonia est-elle choquée de cette évidence ?

  13. Difficile de parler de quelque chose qui n’a pas encore eu lieu.
    Ça me fait penser à un pêcheur avec son chalutier qui parle de la saison qui commence avec un pêcheur à la ligne. Moi, je ne connais rien à la pêche, mais j’aime bien manger du poisson.

    1. Evoquer des choses qui n’ont pas encore eu lieu permet dans certains cas qu’elles évoluent dans le sens que l’on souhaiterait. N’est-ce pas l’essence même de la politique d’ailleurs ? Sinon, c’est la politique du fait accompli, qui n’a pas donné que de bonnes choses, loin s’en faut.

      1. Vous avez tout à fait raison. Arkao, plus bas dans le fil, met le doigt aussi sur une partie de l’ambiguïté mal assumée des médias. Vecteur d’information neutre (factuelle), outils de propagande (opinion), foire d’empoigne où l’on prend à partie le public pour débattre de son propre rôle social.

    1. C’est pas forcément simple , mais pouvoir se poser la question fait partie du « cadre » minimal dont j’ai besoin !

      Bref , je prendrai Taddéi plus au sérieux dans sa revendication de la liberté , quand il sera embauché par Russkoe radio et qu’il pourra y faire , en russe , l’émission qu’il ambitionne aujourd’hui sur RT .

      Comme on prendra France Inter plus à cœur , quand il traite entre autres de la Russie , en y entendant plus de russes de tous bords parlant ( ou traduits , mais les slaves sont des miracles des langues ) français .

      1. Je voulais signer en russe « ainsi parlait Zarathoustra  » , mais je ne sais pas trouver l’alphabet cyrillique .

        Tak …….. Zarathoustra

      2. Par définition le « media » , même s’il se veut et même « est » neutre , c’est la transmission d’une information d’un émetteur ( visible ou diffus) à un récepteur . Mettre un débat au milieu est plus ambitieux puisqu’on prétend ainsi « forger » une opinion par le seul résultat d’une « compétition » d’idées qui , dans le meilleur des cas , tiennent compte mutuellement les unes des autres .

        Pour autant que le « combat » soit à la hauteur de l’enjeu , je suis devenu de plus en plus prudent sur ma capacité à bien percevoir l’exhaustivité et l’honnêteté des propos tenus lors d’un débat , ce qui peut compléter ma ligne de défense contre l’adoption trop rapide d’une opinion , ou d’une propagande .

        Mais il est bien évident que les débats sont une des pièces inévitables dans la panoplie des sources d’informations et de formation , et que , même « réussis » s’ils sont nécessaires , ils ne sont pas suffisants .

        Rien ne remplace une heure de mélancolie et la solitude sacrée de l’isoloir .

    2. @arkao
      « Comment distinguer médias de propagande et médias d’opinion ? »

      Je m’en fiche, comme dirait Taddeï 😉
      L’important étant d’entendre du multisources, dans le cadre de débats, pendant lesquels on peut se permettre d’être d’accord avec un intervenant, puis dans la minute qui suit, avec son contradicteur.
      C’est ainsi que l’on peut apprendre à penser par soi-même, conscient du fait que l’on puisse être influencé dans la mesure où l’on accepte de suivre le raisonnement, les arguments, des uns et des autres.

      1. L’art du « debate » fertile est en principe un fleuron britannique qui a bien perdu de son éclat .

        Je me suis donc fait à l’idée que notre monde est devenu si complexe que le débat lui même , dans sa forme traditionnelle , est devenu par nécessité et éléments de discours , un spectacle forcément partiel , partial , qui impose , si on ne veut pas faire la girouette manipulée volontairement ou pas , de prendre de plus en plus de recul pour essayer d’en tirer quelque chose .

        Sauf si l’on assiste à un débat comme on assiste à un numéro de clowns blanc et au nez rouge .
        Mais la qualité de monsieur Loyal ( Taddéi ?) ne fait pas toute la pertinence de la vie du cirque .

      2. Je ne suis pas convaincu que la télé soit le média idéal pour apprendre à penser par soi-même.
        Spectacle, matraquage et tyrannie de l’horloge qui fait passer d’une émission à l’autre sans temps de pause adapté à notre rythme cérébral (pour reprendre les expressions de Juannesy). Flot de bavardages, de sons cacophoniques, de flashs d’images, destiné à anesthésier plus qu’à émanciper.

  14. Je crois surtout que la bienpensance a pris tout l’espace, que ce soit sur quelque médium que ce soit.

    Si on prend le net :
    les médias sont nourris par les pubs qui nourrissent les moteurs, échangent de bons procédés réciproques et Le Monde par sa censure propagandiste du bon et du mauvais en est l’excellent exemple vivant. Aucune pensée autre que la bienpensance n’est permise.

    Que reste-t-il sur le net d’opposant ? pas grand chose. Pas de libre pensée, ou alors dans des cadres de partis (le média) ou des biens cadrés pour une pensée unique (le grand soir) où on se sent mal si on a le malheur de ne pas encenser JLMélenchon ou encore comme sur « la-bas si j’y suis » où les commentateurs là aussi on pris toute la place malheur à celui qui n’encense pas JLM. Idem sur Mediapart. Décidément ce qui se dit de gauche n’a plus droit qu’a une seule pensée celle des FI, les autres zont qu’à la fermer. Vive la disparité, la richesse traditionnelle de la gauche française : elle est interdite sur le net.
    Il ne reste que « arrêt sur images » et les blogs du Monde diplo, quoique…

    France-Culture résiste, pour l’instant, pour combien de temps ?
    F-Inter sentant qu’il fallait « un peu » de dérangement a créé une heure de distraction contestataire… (17h) mais en douceur, point trop n’en faut, juste la bonne dose pour distraire le bon peuple et le brosser dans le sens du poil.

    Sur la télé on s’ennuie (politiquement parlant), finalement il resterait « C dans l’air » où les économistes atterrés se font entendre,

    Alors où causer ? Ici ? mais on ne parle que peu politique finalement.

    Alors oui Taddeï a raison de se barrer pour que le débat reste ouvert quelque part.

    Au fait comment on peut écouter ou voir son émission ? Youtube je suppose ?

      1. la définition du mot politique sur le CNRTL est : qui a rapport à l’État et à ses affaires.

        exemples concrets : Benalla, la nomination ou démission de tel.le ministre, les qualités ou les défauts de sa politique (ses orientations, ses décisions), les annonces de Macron (sur les pauvres, la SNCF, la sécu).

        Quelques-uns donnent leur orientation, leur préférence au hasard d’un commentaire, pour une préférence de vote.

        Certes on parle politique mais d’une manière très circonscrite à Trump, à l’avenir de l’espèce.

      2. Le terme « politique » a pris des connotations tellement vastes qu’il court le risque de ne plus rien vouloir dire .

        Dans ces cas là , comme souvent quand je suis paumé , je retourne à la source , et mes dictionnaires sont souvent alors , davantage , des dictionnaires étymologiques .

        Pour la politique , la réduire , a contrario, à « l’état et à ses affaires », à Benalla ( qui n’est l’affaire que de chefs de service qui auraient déjà du gicler), ou à la SNCF , ce serait donner raison à Proud’hon quand il écrivait « démocratie, médiocratie  » .

        Je préfère me souvenir de la Politique ( et de la Polis) selon Aristote qui nous énonce qu’elle a son origine et sa raison d’être dans la nature humaine caractérisée par la sociabilité , la communication expressive ( le logos ), la distinction entre le « juste » et « l’injuste » .

        La politique c’est d’abord ça et pour ça .

        La forme de l’organisation ( état , nation , clans, tribus, communautés ….) n’est que le media opérationnel entre la vocation de la nature ( l’espèce ?) humaine , chargé d’assurer au mieux les moyens de cette « réalisation » . Il s’agit alors de définir une forme de « pouvoir » ( pris aussi bien dans le sens de  » pouvoir faire  » que hiérarchie ) capable d’honorer cette ambition .

        Mais il ne faut pas confondre la fin et les moyens , la République et la démocratie .

        Je me fous personnellement des « positions politiques » que quiconque mettrait en avant sur ce blog ( même le taulier ) . Ce n’est pas ce dont notre espèce , au point où elle est arrivée a d’abord besoin .
        Elle a plus besoin de retourner se ressourcer à ses gènes fondateurs afin de revenir utilement à ses bricolages institutionnels et organisationnels pour s’approprier le présent et le futur.

        Les partis  » politiques » seraient bien inspirés d’en faire autant avant de présenter leur copie . ils pourraient alors commencer à servir à quelque chose .

        En attendant , je leur laisse ma commande propre d’animal social communicant ( on est dans le sujet ) :

        Liberté, Egalité , Fraternité étendue au vivant .

    1. @Annie
      Attention avec des expressions comme « bienpensance » qui peuvent prêter à confusion. C’est comme le « détail » qui m’a valu un « pan sur le bec » de Juannessy.

      L’éditorialiste Natacha Polony estime en 2014 que « Le bien-pensant, c’est toujours l’autre ». Tout l’enjeu du débat est donc de définir, de façon mutuelle, la part de réalité et celle de fantasme dans la dénonciation de la bien-pensance et dans sa revendication par ceux qui se sentent ainsi ciblés.

      En 2015, le sociologue Pierre-André Taguieff estime que « jamais l’expression « bien-pensants » ne s’est appliquée avec autant de justesse aux prédicateurs de l’avenir toujours meilleur, en quête de « thèses nauséabondes » à dénoncer ».

      Par contre, Laurent Joffrin, ancien directeur du Nouvel Observateur, dans un article paru dans la Revue des deux Mondes, prend la défense de la bien-pensance:

      « Parlons net : si être « bien-pensant », c’est se fonder sur des valeurs universelles d’égalité et de justice pour juger des situations contemporaines, alors nous en sommes! »

      1. En fait je classe 2 opposés en « bienpensance » : les FI et les macronistes.
        remarque les 2 sont en chute libre dans l’opinion !

        comme quoi se croire tout puissant n’est pas de bonne augure. Donc les bienpensants seraient ceux qui se croient tout puissant mais ne le sont pas ou plus.

        NB – j’ai rarement des gens à citer, tel que vous le faites souvent, pas que vous.
        Je pense par moi-même… ce qui ne m’empêche pas de lire et écouter les « autres » je dois en tirer ce qui me convient et le faire mien, association qui s’additionne depuis que je pense, lis des livres, écoute les autres, plus les expériences vécues. (ça fait donc un bail). Certes il est recommandé quand on fait une dissert, d’après les bons conseils des enseignants, de faire des citations : c’était durant mon adolescence !
        Du temps où je tenais un blog politique il était recommandé de mettre de liens (qui tiennent donc lieu de citations) dans les billets, je m’évertuais à satisfaire les moteurs par recherche sur le net… une tâche qui était un pensum pour moi !

    2. Bonjour,
      c’est à dire, en tant que jeune trentenaire, on on a vu les éléphants socialistes totalement décrédibiliser le parti et prouver que de toute façon ils n’étaient que les antennes locales de l’ultra libéralisme. On apprécie JLM ou pas, perso j’aime son coté tribun, en tout cas la FI est le seul mouvement qui porte des idées politiques qui sont en accord avec les combats à venir et surtout à proposer autre chose que du « ruissellement » pour les sans-dents.

  15. Je n’ai jamais trouvé l’émission de Taddéi particulièrement intéressante car ses « débats » n’ont jamais été pour moi autre chose qu’un Spectacle fait de joutes oratoires sans consistance ni saveur. Trop d’intervenants sur des sujets fortement limités dans le temps, le tout entrecoupé de virgules en images sensées alimenter la réflexion, mais qui en fin de compte ne font que l’orienter et finalement l’assécher.

    Tout cela m’évoque au mieux les soirées de catch de la WWE (ou pour les amateurs de jeux vidéos, le genre très à la mode actuellement « battle royal »), une illusion de pluralité qui dans le meilleur des cas n’apporte rien aux défenseurs d’idées minoritaires tels que vous.

    Comme l’a très justement fait remarquer Lordon depuis un moment déjà à ce propos, le combat dans ce genre de format est biaisé dès son entame puisque pour les quelques secondes nécessaires aux tenants de l’idéologie dominante pour asséner une idée « toute faite », leurs contradicteurs auront besoin de plusieurs minutes, pour ne pas dire plusieurs heures pour déconstruire les a priori souvent profondément ancrés dans le crâne d’un auditoire bercé aux sirènes libérales-capitalistes depuis des décennies, et sans compter encore le temps nécessaire à l’analyse de la question éventuellement formulée comme un croche-patte. Temps dont par construction ils ne disposent évidemment jamais.

    Ne reste alors qu’une bataille de petites phrases, de slogans, de punchlines qui n’éclairent rien ni personne mais entretiennent l’image d’un clivage et gavent les ego. Quelle différence avec un Ruquier ou un Ardisson? Pour moi aucune, ce sont trois vendeurs de soupe instantanée. Entre se taire où aller faire le « clown danseuse » (pour reprendre le mot de Franck Lepage) dans ce genre de show je préfère encore le silence, et de très loin, mais parce que ceci n’est qu’une fausse alternative. La vraie consiste à choisir entre se taire et diffuser ses idées dans de bonnes conditions, lesquelles ne sont pas rencontrées chez Taddei ni d’ailleurs où que ce soit dans le PAF.

    1. Et dans les matchs de catch ?

      Je vois bien Taddéi et Jorion , un vendredi à la « télé du blog » , s’empoigner torse nu et en shorts .

      Poutine aussi aime bien se mesurer physiquement avec des ours , ….il  » parait » .

      1. Les ours et Poutine sont des photomontages ( feiqueniouses en Britt) alors que les tigres, quand ils sont endormis, c’est du vrai.
        Il ‘participe’ au programme de réintroduction du tigre de l’Amour ( tigre de Sibérie, cher à Vladimir Arséniev ) et semble n’en rater aucune. Les vidéos de Poutine montrant son amour des tigres font, paraît-il, beaucoup pour son électorat, féminin surtout. Manipulations électorales honteuses, comme d’hab.

        L’ Amour est un fleuve frontière entre Russie et Chine; désolé pour le romantisme. L’ ignorance donne l’occasion d’erreurs de traduction délicieuses. Par ailleurs, de très sérieux combats y ont eu lieu entre soviétiques et chinois en 1969, le bon temps où les ennemis se castagnaient entre eux. Paraît que Couve de Murville s’était permis de relever un sourcil en plein conseil des ministres.

      2. Ce sont peut être des tigres herbivores comme Romain His les veut .

        Mais on a bien compris que l’important c’est la présence des caméras .

        Taddéi , tigre herbivore sur le fleuve « Interdit » ?

    2. Oui, il y a sans aucun doute une recherche de faire le buzz chez Taddei. Mais ce buzz naît d’une contradiction au courant mainstream que l’on ne voit pas ailleurs, même si elle est muselée.
      C’est vrai, ça sert à rien, puisque ça fait plus de dix ans qu’il le fait, et on voit où il en est et où nous en sommes… Mais ça reste malgré tout courageux à mes yeux.

  16. @arkao
    « Je ne suis pas convaincu que la télé soit le média idéal pour apprendre à penser par soi-même. »

    Moi non plus !

    Cependant, force est de constater, que la télé est très présente chez beaucoup de citoyens, et que cette télé ouvre préférentiellement ses micros et caméras au consensus « pacifique » avec, par voie de conséquence, une « liste noire » implicite…

    Personne ne peut faire l’économie se sa propre réflexion, de son propre doute, de son propre choix… mais la nature humaine, bien connue des « ingénieurs d’âme », fait accepter bien volontiers les pensées prédigérées toutes prêtes, par confort, le plus dur étant la remise en cause.
    En ce sens , le débat est plus utile que l’enseignement direct.

    Et s’il arrive que nous soyons persuadé (de …) au point de ne plus douter et/ou de se cramponner (à…), ce qui revient à dire que le débat n’a plus lieu d’être, ou de manière imagée, que l’on a « rencontré le Bouddha sur son chemin »… alors « il faut tuer le Bouddha ».

  17. Pour information des intellectuels de ce blog : ils peuvent lire ou relire à bon escient l’ouvrage de Jean-Yves MOLLIER « L’Age d’or de la corruption parlementaire » où il est question du groupe Hachette qui avait diffusé sous l’occupation la presse nazie si bien qu’à la libération tous les Résistants et j’insiste sur le fait que tous, ceux de droite comme de gauche étaient d’accord pour nationaliser Hachette et créer un un service public de diffusion de la presse. (voir programme Conseil National de la Résistance) Un groupement est créé les Messageries françaises de presse; Hachette va tout faire pour l’éliminer en premier lieu elle va recevoir le soutien de banques pour racheter une société privé de distribution de presse qui va proposer aux journaux de reprendre leurs dettes c’est ainsi que Combat par exemple mais bien d’autres vont quitter les MFP Par ailleurs, la loi Bichet qui créé les Nouvelles messageries parisiennes permettra En fait à Hachette d’en vavoir 60 à 65% du capital car elle a racheté en sous mains des journaux.; Son président Robert Meunier du Houssoy pourra dire un jour que l’Assemblée nationale est « son zoo personnel ». En 1946 on vendait des millions de journaux à croire que les intellectuels de l’époque n’ont pas mesuré que si les résistants avaient réussi la nationalisation cela aurait changé le destin de notre pays.

    1. Hachette racheta aussi tout un tas d’éditeur (de livres), et en devint la distributrice.
      C’est alors que Gallimard pour ne pas être en reste par un tel écrasement en fit autant créa la Sodis pour lui aussi distribuer ses éditeurs !

    2. @ Chaponik
      Destin similaire pour le patron de presse Robert Hersant promis a un bel avenir. Il s’est relancé en 1950, lui et son vieux pote Jean-Marie Balestre au passé sulfureux, avec « L’Auto-Journal ».
      Philippe Valode: Le destin des hommes de Pétain de 1945 à nos jours, Nouveau monde éditions, 2014, p. 289-293
      (une bonne référence bibliographique à l’ancienne qui nous change des liens vers Wikipédia 😉 )
      Un extrait de la table des matières pour ouvrir l’appétit de ceux qui prennent encore le temps d’acheter des livres et de les lire:
      -La justice épargnée faute de remplaçants
      -Le monde agricole: une Libération bien tranquille ou le triomphe des pétainistes
      -Lourdes sanctions et survies miraculeuses pour les chefs de partis collaborationnistes

  18. Chère toutes, cher tous,
    Le détour par l’histoire à toujours son pesant d’or. Malheureusement ou heureusement uchronie n’est pas, ou alors Hitler aurait gagné comme le propose l’uchronie de Philippe K Dick dans « Le maître du haut Château ». Et il semble qu’à la fin c’est toujours le capital qui gagne.
    Je viens de me « fader » tous les commentaires, que dire si ce n’est l’impression d’une multitude d’opinion qui aujourd’hui se reflète par une multitude de canaux d’information.
    Dans ma pratique de recherche d’informations, je butine sur différents média papiers, diplo, fakir, le pages saumon du Figaro et même parfois valeurs actuelles. Dans le même temps nous regardons la soupe de France 2 ou celle de BFMTV. Et puis il y a le temps longs. Les essais de Paul Jorion ou ceux de Baudrillard, ou encore de cet architecte de formation Pau Virillio qui n’a eu de cesse d’interroger notre modernité, je me rappelle sa pensée expliqué avec une grande simplicité, quand vous construisé un Airbus A380 vous vous exposé au fait qu’un jour cet avion fera 600 victimes.
    Et semble t-il la majorité des humains croient dans la technique salvatrice !!! Entre nous Tadei me semble moins dangereux et c’est pour faire avancer le schmilblick.
    Désolé pour le débat d’idée, le post c’etait pour passer le temps comme le dit Paul Jorion parce que me reproduire c’est déjà fait.
    Un alternative à tout est le dernier Jacques Audiard « Les frères sisters ».
    Avec toute ma tendresse Pierre de la tribu des Queralt’s.

  19. L’info sur le service public n’est pas meilleure que sur les chaines privées.

    La France est un (ancien) empire colonial, en compétition avec d’autres empires dans d’autres régions du monde, et il n’y a qu’a regarder TV5 Monde pour se rendre compte du niveau de propagande de notre chaine dite « publique ».

    Dans le même registre, la neutralité informationnelle de l’Agence France Presse est une plaisanterie, puisque le comité de censure est directement nommé par le pouvoir en place. (cf. les fake news en série lors de l’épisode lybien).

    Assumer un point de vue critique, c’est aussi entendre le point de vue des Etats qui ne sont pas dans la zone d’influence des élites économiques (financières) de la France ou dans la zone d’influence des élites économiques (financières) de l’UE ou dans la zone d’influence des élites économiques (financières) US.

    Quand Youtube, Google et consort censurent les points de vue qui ne leur plaisent pas, et que les citoyens s’en rendent compte, ils migrent naturellement vers des plateformes qui ne leur cassent pas les pieds, et sur lesquels aucun de ceux qui les censurent habituellement n’auront de moyen de pression.
    Il en va de même pour les chaines TV.

    Et ca n’empeche pas Russia Today d’avoir sa ligne editoriale, ni ses ficelles parfois bien grosses, voire caricaturales, bien sûr.
    L’ironie de l’histoire, c’est quand même de voir l’ancienne puissance communiste devenir un symbole de la « liberté d’expression », à cause des abus de l’oligarchie des pays capitalistes (où étrangement ce qui est ‘moral’, c’est souvent ce qui va – la vie est bien faite!- dans le sens des intérêts bien compris de nos ‘élites’).

    1. @LaMouetteRieuse(24/9 à 19h42)
      Ça me semble une honnête synthèse de la situation (médiatique).
      Pour l’aspect plus « tactique », il me semble clair que F.Taddeï prend un fameux risque…On le voit mal « rebondir » en cas d’échec… échec semble-t’il clairement souhaité par d’aucuns…et qui serait sans doute apprécié à sa « juste » valeur aux étages supérieurs..!
      Je verrais bien une alliance de chaises vides du côté de ceux qui, « par principe », ne se commettraient pas à apparaître sur RT ou assimilé…. les pestiférés entre eux..!..génial!..une pierre, deux coups… à moins que ça ne fasse trop conjuration..?
      Sais pas trop s’il faut en rire ou pleurer..!

      1. @Juannessy(24/9 à 23h08)
         » Et?  »
        Et, pour ce qui me concerne, j’activerai la fonction « enregistrement » de la chaîne 55 (heure inconnue..) sur mon décodeur quatre fois par semaine, disons jusqu’à fin octobre( si l’émission perdure jusque là..), ce qui me permettra, à des moments choisis, de me forger un avis indépendant, fondé bien entendu sur le contenu des échanges à propos des sujets où je m’estime assez bien informé.
        La fonction enregistrement a cet avantage qu’elle permet l’accélération, voire le survol.., pire l’effacement..et surtout, subtilement, la répétition de séquences..histoire d’être bien sûr d’avoir clairement entendu/compris.
        J’espère de plus que je pourrai être, d’une manière ou d’une autre, informé de la nature des peaux de banane qui ne manqueront sans doute pas d’être glissées sur la route de F. Taddeï.
        Bien à vous.

    2. @Otromeros(25/9 à 10h43) écrit:  » Et, pour ce qui me concerne, j’activerai la fonction « enregistrement » de la chaîne 55 (heure inconnue..)

      J’ai lu la réponse à cette question :
       »  » C’est à partir d’aujourd’hui, 27 septembre, que Frédéric Taddeï va présenter Interdit d’interdire, un nouveau rendez-vous diffusé sur RT France, du lundi au jeudi de 19h à 20h.

      Entouré de plusieurs invités, Frédéric Taddeï va animer Interdit d’interdire, une émission d’une heure où alterneront débats de société en direct, les lundis et mercredis, et actualité culturelle, les mardis et jeudis.  » « 

  20. Suite à votre vidéo de ce soir, jour de votre anniversaire qui serait un signe de renouveau…
    Alors comment interpréteriez vous quelqu’un qui est né le lendemain, dans la nuit, de Pearl Harbor ? je l’ai vécu toute ma vie comme un signe, moi aussi (!) : le début de la fin… de quoi ? à votre avis ? cependant vu le décalage horaire il ne faut pas se fier aux dates mais plutôt aux heures avec 7 heures de décalage « en faveur » du Japon ce qui fait que ce fut le surlendemain. Quant au début de la fin… la fin se fait longuement attendre… certes cela dépend de quelle fin on parle !

    Quant à 1946 ce fut le début de mes voyages…

    comme quoi on voit toujours le monde d’après soi, quelle rétrécissement de la vision…

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