Le miracle de l’écriture et de la lecture

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Tu vois, ça c’est un « t » et quand tu le prononces, ça fait « te ». Et la lettre suivante, c’est un « r », et ça se prononce « rre ». Et avec les deux ensemble, ça fait déjà « tre ». Et maintenant c’est un « e », mais avec un petit signe au-dessus qui va vers la gauche – une « crolle » comme on dit en bruxellois – un « accent aigu », et le « e », avec sa boucle, ça se prononce « é », et donc maintenant, on a « tré ».

Alors là, c’est un « s », qu’on prononce normalement « se », mais comme il y a un « o » après, ici on le prononce « ze », comme si c’était un « z ». Et donc on a « trézo ». Et il reste une dernière lettre, une qu’on connaît déjà, le « r », ce qui fait que l’ensemble ça fait « trézor ».

Et c’est bien là le miracle de l’écriture et de la lecture, qui fait surgir de pattes de mouches sur un fond blanc, non seulement des objets qu’on connaît déjà, mais parfois, parfois même, d’authentiques trésors !

À A. qui se souviendra de cette expérience miraculeuse, ce jour-là.      

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69 réflexions sur « Le miracle de l’écriture et de la lecture »

  1. Chacun doit avoir un souvenir ému de premières lectures déchiffrées avec l’aide d’un parent avant de
    s’endormir.
    Pour moi c’était des extraits choisis de Jules Vernes accompagnés de gravures que je croyais sorties
    de quelque malle oubliée d’un aventurier imaginaire.
    J’ai reproduit le même exercice à la génération suivante, avec mes propres enfants,
    avec un bonheur tout aussi précieux.
    A mes trois enfants qui ont su, depuis, grandir en gardant un pied sur leur Ile mystérieuse.
    Eric.

  2. Une technologie impressionnante, c’est bien clair.

    Le résultat de plus de deux millénaires de perfectionnement, entre les premiers signes écrits, des systèmes idéographiques, jusqu’à l’invention de l’alphabet environ mille ans avant notre ère sauf erreur.

    Plus quelques petites règles orthographiques « amusantes » spécifiques au français, parce que l’utile c’est bien, mais encore faut il y rajouter le plaisir 🙂 !

    1. Ce miracle est un conte pour enfants.
      La vérité est que le français écrit est horriblement compliqué. On arrive à s’exprimer, mais après des efforts sur la forme qui auraient pu être mieux employés ailleurs.
      A tant faire pour se débrouiller avec ses centaines d’interdits et ses règles de syntaxe souvent arbitraires, on en oublie le vocabulaire.
      L’écrit est une chose, le parlé en est une autre entièrement différente. De fait, nous devons maîtriser 2 langues. Malheur à celui qui les mélangerait , de l’oral vers l’écrit surtout.

      Je précise que ce sont des réflexions de Churchill sur l’économie et l’ergonomie d’une langue qui m’ont éveillés à ces questions. Il en profitait pour glorifier la concision et l’universalité de l’anglais, opposé au langage sous-développé des japs, cause de leur défaite en 1945. On est pas obligé de croire ses enfantillages…

      1. @ Daniel, la fin de votre commentaire m’a insupporté.
        Vous dites fort justement que « On est pas obligé de croire ses enfantillages… » alors pourquoi rapporter ces réflexions à la fois imbéciles et xénophobes ? « Langage sous-développé » mais c’est écœurant de penser ça !
        J’ai une immense admiration pour Churchill mais ce fut aussi un homme de l’Empire britannique, fondée sur la suprématie de l’Homme blanc, dans sa perfection British, ça va sans dire. Je ne vois vraiment pas en quoi Churchill peut nous apporter la moindre idée sur la question des langues.
        C’est incroyable que l’on n’arrive jamais à parler de façon scientifique des langues, c’est-à-dire en se basant sur la linguistique.
        En ce qui concerne le japonais, j’avais lu le grand livre d’un de ses plus grands spécialistes :
        Roy Andrew Miller, « The modern Japanese Language » Midway reprint, The University of Chicago, 1980.

        Est-il utile de dire que ce travail ne montre pas une langue sous-développée ─ la langue de Musaraki Shibiku (le dit du Genji) à celle de Murakami et ses merveilleux romans ─ et d’ailleurs existe-t-il une seule des 6000 langues parlées dans le monde qui le soit ? Non : les langues « primitives » des primitifs sont parmi les plus complexes connues.
        En vérité toute la linguiste démontre cette idée de base que toutes les langues se valent (lire par ex. Marina Yaguello) avec bien sûr des points forts ou faibles sur tel ou tel aspect car il n’y a pas de langue au-dessus des autres et seul un sale Nazi comme Heidegger a pu oser le dire pour l’allemand. Parmi les meilleurs livres récents que je pourrais recommander, il y a celui de Nicolas Tounadre « le prisme des langues », L’Asiathèque, 2018.

        Alors par pitié, avant d’avancer quoique ce soit sur les langues, SVP, pensez à aux travaux qui ont été faits par d’innombrables savants plutôt que de reprendre la moindre connerie d’un homme illustre et héroïque… mais incompétent dans ce champ culturel.

      2. Tiens, on se retrouve avec des remarques de votre part inchangées en substance. Normal, les miennes le sont aussi et encore, inchangées.

        Pour Churchill et ses remarques, elles sont de leur temps. Nous sommes du nôtre, aussi nous ne sommes pas obligé d’adopter des vieilleries. Je crois avoir été assez précis pour dire que je ne les adopte pas.

        En revanche, une langue est un outil. A postériori, il est légitime de s’intéresser à son efficacité à transmettre et partager. J’ai la conviction que le français n’est pas satisfaisant à cet égard. Trop compliqué, trop artificieux. Une conséquence, dans l’apprentissage de notre langue nous rabotons trop le temps consacré au vocabulaire. C’est une lacune, et pas la seule.

        Veuillez noter « a postériori ». Aucune envie de réformer. Trop tard. La chose s’est produite lors de la création de l’Académie. Pascal luttait contre le maintien des lettres étymologiques. Il préconisait « tems » pour ‘temps’. Horreur, impossible de dériver ‘temporel’ à partir de tems. Au 19.ième allemands et italiens ont procédé à une réforme unificatrice de leurs langues respectives, les italiens étant assez radicaux en orthographe. Nous sommes restés sur le quai, l’idée ne nous effleurant même pas. La simplicité et la créativité ne sont pas de notre fait. Il faut donc faire avec et attendre une évolution forcément très lente.

        J’en admire mieux l’évolution collective d’une langue anglaise, étalée sur plusieurs siècles et tendant vers vers des buts recherchés sans cesse, la simplicité syntaxique et la création de mots adaptés.

        Une anecdote pas nouvelle. Churchill, à la table familiale qui comprenait aussi ses fidèles:
         » Maintenant le Prof ( professeur Lindemann, Lord Cherwell) va nous expliquer l’énergie nucléaire avec des mots d’ une syllabe ». L’histoire ne dit pas si le Prof a pu relever le défi malicieux de Churchill. Il est certain qu’une idée aussi baroque n’aurait pas pu naître dans un esprit formé à la française. En français, un mot d’une syllabe est une onomatopée, à part quelques rares mots rescapés du gaulois ou celtes.

      3. @ Daniel,
        Je persiste à penser que vous parlez de ce que vous croyez connaître en enfilant des assertions infondées.
        Le japonais écrit est encore plus compliqué que le français écrit ; il mobilise encore plus d’efforts des écoliers. Et pourtant il y eut le rattrapage technologique inouï de l’ère Meiji et au XXIe siècle le Japon est une des nations les plus avancées du monde sur ces plans-là. On pourrait dire que le chinois écrit est également un obstacle encore plus grand en ce qui concerne l’ergonomie comme vous dites ! Mais bon, il semble bien que non … Huawei en est-il une preuve ??
        Le français a connu aussi des simplifications, ne vous en déplaise : on n’écrit plus nopces (noces) par ex. et de plus le comparer à ces autres langues romanes bien moins « érodées » phonétiquement n’a pas grand sens : le grand nombre de mono-syllabes homophones (eh oui, pas que des onomatopées!) rend utile la conservation des origines latines comme dans temps/tant (à comparer avec tiempo/ tanto) ou vert/vers/vair ou vint, vin/vingt/vain etc.
        Ne pas comprendre cet aspect du français écrit est passer à côté de son efficacité à la lecture. Hervé Bazin avait écrit un essai « Plumons l’oiseau » en proposant par ironie un français absolument phonétique et de ce fait illisible.
        De plus dire l’apprentissage de la langue fait perdre du temps pour l’apprentissage du vocabulaire est inepte. Ce serait comme dire que d’apprendre l’allemand en plus de l’anglais serait une perte de temps.
        On pourrait épiloguer sur cette vision téléologique de l’anglais qui progresse vers la perfection, mais bon…
        (simplicité syntaxique du globish, oui ! mais pas de l’anglais, si difficile et subtil ! Quant à son vocabulaire, il est deux fois plus vaste que celui du français car il y eut une invasion de mots français après la conquête normande qui explique cette richesse : par ex. freedom/ liberty ; rigid/stiff etc.)
        Enfin, «simplicité et créativité» ne sont pas notre fait : ça vraiment je me demande d’où vous le sortez !
        Vous concluez par une autre stupidité proférée par Churchill… décidément on n’y arrivera pas 🙂 …
        Bon, je baisse les bras.

      4. Bonsoir daniel,
        Je n’ai pas eu le privilège de rencontrer ce Churchill, et je vous avoue humblement que, même si je suis d’assez près les exploits des équipes britanniques, j’oublie facilement les noms, et en particulier celui des remplaçants.
        Mais si ce Monsieur Churchill pensait ainsi, c’est probablement qu’il avait eu dans son enfance à subir de lourdes pressions d’un milieu enseignant puritain, élitiste, au proverbial traditionalisme dont il n’a probablement pu s’extirper sans dommages.
        Ce serait donc ici, selon moi, les paroles d’un homme tiraillé entre complexe d’infériorité et besoin de reconnaissance, probablement affecté de terribles crises d’angoisses et peut-être même sujet à la dépression.
        Un homme dont le courage était irrémédiablement atteint, probablement incapable d’assumer des responsabilités.
        Je me trompe peut-être, bien sûr, mais un tel homme, avec de telles idées, et surtout avec un tel passif, ne saurait laisser des traces bien profondes dans l’histoire de son pays.
        Espérons qu’il a pu, au moins, contribuer par sa présence lors des matches , à faire gagner son équipe nationale ( euh … ou régionale?). Car alors, cela aura pu lui donner la force de rebondir (sans vilain jeu de mot bien sûr!).
        Enfin, tout cela pour dire qu’il convient de laisser à chacun le bénéfice du doute, et qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter de répéter comme un perroquet des bétises dont on est pas l’auteur.
        C’est justement ce que disait un vieux type avec un drôle de chapeau et un accent marrant ( non, pas Charlot… Ah flûte! Foutue Mémoire!).
        Un type qui avait un perroquet justement…Bref il disait: « C’est fou les sottises que peut dire un homme à un perroquet pour qu’il parle! C’est un animal extrêmement intelligent, il en répète beaucoup moins que les hommes »
        D’ailleurs je ne le répéterai jamais assez; je le sais bien , j’en ai deux chez moi (des perroquets pas des hommes)…
        Mais oui! Au fait! Il s’appelait aussi Churchill! Incroyable!
        Et la prochaine fois on parlera d’un certain Alzeimer , un type un peu nerveux mais sympa, un terrible
        demi de mélée autant que je me souvienne…
        Bonsoir à tous et aussi à Mr Seignant dont les lumières sympathiques et inépuisables, épuiseraient si on les rechargeait au secteur durant la nuit, sans doute toute une centrale nucléaire.

        A plus.
        Eric.
        Production artisanale de lieux communs à orientation vertueuse bio et locale,
        Reproduction interdite (sauf sous la couette, partout ailleurs et le plus souvent possible.)
        Ne pas imprimer, ne pas jeter à l’égout (ce n’est pas parce que ça fait ch… que c’est de la m….!)

      5. Et que dire du chinois écrit, que les enfants apprennent dès l’âge de 5ans et n’ont jamais fini d’apprendre, pas même un lettré chinois ne connait tous les idéo-phonogrammes du corpus littéraire chinois ! Sans compter que la lecture (prononciation) d’un caractère chinois doit être sue, autrement dit apprise par coeur, car à la vue d’un caractère chinoise il n’y a aucun élément discret permettant d’attester de manière certaine la lecture du caractère, même si certains éléments entrant dans la composition des caractères peuvent donner une indication du fait que l’invention de chaque -caractère obéit se réalise selon deux procédés, une logique d’associations de sens et d’emprunt de caractères pour leur seule phonétique pour les nouveaux usages.
        Et que dire de la simplification-complication intervenue après 1949, avec en Chine continentale une simplification de nombreux caractères par réduction du nombre de traits, la structure demeurant elle, identique) et à Taiwan le maintien des caractères dits traditionnels ou « compliqués », par opposition aux « simplifiés », opposition assez relative au demeurant quand on sait qu’avec les caractères simplifiés ce qu’on gagne en rapidité d’écriture est parfois perdu en compréhension des associations de sens qui procèdent de la combinatoire des éléments graphiques de base dits radicaux : la simplification recourt assez souvent à l’emprunt phonétique.

        Le plus piquant de l’affaire c’est que le chinois écrit tel qu’on le connait aujourd’hui a bien failli disparaître, quelques intellectuels prônant le renouveau de la culture chinoise, comme Lu Xun, ayant préconisé au début du XXème siècle la phonétisation complète de l’écriture car celle-ci était à leurs yeux un frein à la renaissance d’une Chine alors disloquée, exsangue, aussi bien d’un point de vue spirituel que matériel.

        Alors que la simplification de l’écriture était engagée, une solution consista à intégrer dès 1958 dans l’apprentissage de la langue chinoise l’usage d’un alphabet permettant la transcription de tous les phonèmes de la langue chinoise. On doit cette invention à Zhou Youguang, https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhou_Youguang, décédé il y a deux ans à l’âge canonique de 111 ans : formé à l’économie, polyglotte et banquier à New-York dans les années 40, il avait nourri constamment sa passion pour les langues bien que non spécialiste, si bien que sur ordre de Mao, il constitua la petite équipe chargée de mettre au point une transcription rationnelle du chinois en alphabet latin. C’est ce qu’on appelle le pinyin. Avec un minimum de lettres tous les phonèmes sont retranscrits avec exactitude, à tel point que c’est devenu un complément indispensable de l’usage de l’écriture chinoise aujourd’hui. Un petit exemple, avec ce système, l’indexation dans les livres devient plus aisée, il n’est plus nécessaire pour faire une recherche de partir du nombre de traits d’un caractère donné, il suffit d’en connaître la prononciation ; seule condition, savoir le chinois mandarin (dialecte du nord), ce qui est désormais le cas de tout chinois ou presque, puisqu’il est enseigné dans toutes les écoles de Chine.
        L’informatisation (j’ai vu au milieu des années 80 à Taiwan les premiers ordinateurs individuels utilisant l’écriture chinoise), évoquée par Jacques plus bas, a été l’autre facteur déterminant permettant la pérennité du système d’écriture chinois. Et d’ailleurs la saisie des caractères chinois sur un clavier d’ordinateur ou un téléphone mobile se fait via le pinyin. Il est encore possible de saisir le caractère dans sa forme typographique par reconnaissance de l’écriture manuscrite simplement par tracé tactile.

        Petit retour en arrière, dans les oasis de la Route de la soie au milieu du premier millénaire de notre ère, les commerçants arabes avaient été stupéfiés de voir la rapidité avec laquelle les scribes chinois pouvaient retranscrire au pinceau les échanges linguistiques. Les chinois avaient tout simplement inventé le papier, l’usage du pinceau faisant le reste avec ses formes cursives efficaces.

        L’écriture chinoise, vous avez dit compliquée ?
        Oui si l’on considère son apprentissage, jamais achevé, toujours à entretenir (un chinois résident longtemps
        à l’étranger oublie parfois le tracé de certains caractères, faute de pratique), qu’elle est le véhicule d’une culture à l’histoire particulièrement longue, avec sa culture lettrée truffée d’allusions historiques, littéraires, sans la connaissance desquelles on ne comprend rien à la lecture des textes anciens.
        Non, si l’on considère qu’elle est capable d’agréger des éléments culturels et techniques qui lui étaient à l’origine étrangers. Ainsi l’usage du pinyin enrichit d’un point de vue technique l’écriture chinoise, tandis que de notre coté par comparaison, rien de la l’écriture chinoise ne vient enrichir un système d’écriture alphabétique ‘parfait’ dès son origine.
        C’est en fin de compte le coté ‘approximatif’, car analogique, de l’écriture chinoise qui lui apporte un plus sur le long terme, et cela se confirme avec le concours de la numérisation des caractères chinois pour les besoins de la communication et le traitement des textes. A telle enseigne qu’on s’est vite aperçu que l’écriture chinoise se prêtait mieux à la reconnaissance des caractères par rapport au cas de l’écriture alphabétique. L’écriture chinoise n’est pas une écriture formée d’éléments discrets, mais cette « faiblesse » permet finalement de développer une mémoire de formes beaucoup plus riche que dans le cas occidental. Alors que nos écritures alphabétiques s’orientent dans une unique direction, en ligne droite, l’écriture chinoise se déploie dans un espace carré à l’instar de la Terre qui était représentée par cette forme géométrique dès la plus haute antiquité chinoise, tandis que le Ciel est rond. Il y a ainsi quatre points cardinaux dans l’espace de chaque caractère. Chaque trait d’écriture s’assimile à une direction dans cet espace cardinal, ce qui génère avec l’ensemble des traits qui constituent un caractère, un très grand nombre de formes, d’autant plus que les éléments de base sont combinables selon de multiples façons.

        On ne s’étonnera pas alors que cette écriture ait pu donner à la civilisation chinoise son art majeur : la calligraphie, où il s’agit justement de faire surgir des formes qui témoignent de la capacité d’un lettré-calligraphie à intégrer un corpus de formes canoniques léguées par l’histoire de la calligraphie, laquelle histoire de la calligraphie n’est elle-même qu’une histoire des formes renouvelées de la civilisation chinoise : la civilisation chinoise comme espace homogène qui récapitule de manière intégrative les différentes phases de son existence. Le temps est cyclique, mais au sein et à travers les cycles successifs il y a une évolution irréversible, que constate les différents styles des calligraphes de chaque époque, comme empreintes des corps propres dans le monde de l’extériorité. L’espace joue toujours la même fonction intégrative au fil des temps, mais la manière d’occuper et de vivre dans cet espace ne se répète jamais a l’identique parce que les personnalités, les parcours de vie des différent calligraphes sont uniques, parce que les institutions évoluent, parce que les contraintes matérielles d’une époque à l’autre diffèrent …
        Au delà de l’univers de la calligraphie, si l’on appréhende l’ensemble des éléments constitutifs de la civilisation chinoise, il se constitue alors comme un réseau mnésique extériorisé en quoi consiste sa spécificité.

      6. @ Daniel, :  » Maintenant le Prof ( professeur Lindemann, Lord Cherwell) va nous expliquer l’énergie nucléaire avec des mots d’ une syllabe « . L’histoire ne dit pas si le Prof a pu relever le défi malicieux de Churchill. Il est certain qu’une idée aussi baroque n’aurait pas pu naître dans un esprit formé à la française. En français, un mot d’une syllabe est une onomatopée, à part quelques rares mots rescapés du gaulois ou celtes. »

        C’est une habitude qu’on devrait prendre à l’école, de s’exprimer avec le moins de syllabe possible, quand on ne fait pas de la poésie. Ce n’est pas tellement une question de langue, mais plus une question de discipline. De même sur ce blog, si on veut bien me pardonner cette petite pique, on voit parfois des posts qui sont 10 fois plus long que ce qu’ils devraient être, pour dire ce qu’ils ont à dire.

      7. Jacques Seignan

        Je suis bien d’accord avec vous.
        Ex l’occitan (qui d’ailleurs n’a jamais vraiment existé tel qu’on l’enseigne aujourd’hui, puisqu’il est un condensé des multiples nuances des langues d’oc d’une région du sud à l’autre, voire d’une ville à l’autre..)
        Il y a énormément de manières d’exprimer ce que le Français a défini ensuite par un seul mot (ex « aimer » pour dire aimer un amant, aimer ses parents, aimer les gâteaux au chocolat ou aimer les couchers de soleils…)
        L’arabe, le russe, le grec… nombreuses langues ont intégré ces nuances, soit par mots distincts (synonymes), soit par construction des phrases, comme les langues anciennes.
        Lorsque je me suis adressé à des personnes : arabe, russe, grecque… pour traduire une seule phrase (« prêt pour décoller ! ») pour un ouvrage que j’écrivais, il ma d’abord fallu bien expliquer le sens que je voulais donner à cette simple phrase (qui à moi me paraissait évident) pour qu’elles puissent trouver la meilleure traduction.

      8. Je remarque que je persiste (malgré moi) à faire des fautes d’orthographe (ex « couchers de soleils ») désolée (« coquilles », comme font nombreux écrivains et surtout « écriveurs » qui écrivent trop vite).
        En Japonais par ex (que ma fille aînée a appris) il y a moins (ou pas…) de « coquilles » puisque les constructions des phrases ne sont pas encombrées par une règle grammaticale complexe (je répète vulgairement ce qu’elle m’a expliqué). Ainsi elle parle de nombreuses langues, dont couramment l’anglais ( avec l’accent de Londres ou de New York ou de Miami… c’est selon ) ou l’espagnol de Madrid (difficilement le catalan de Barcelone), et a trouvé le japonais plus facile à apprendre (bien que ne le parlant pas couramment, mais suffisamment pour converser avec des japonais). En revanche, le néerlandais est une langue « opaque » pour elle (ça ne rentre pas bien dans sa cabosse) alors qu’elle sait parler l’allemand (et le belge wallon, lol).
        En cela, je donne aussi raison à Daniel.

      9. En revanche, les Français que je connais qui ont appris le chinois n’ont appris en réalité que le mandarin standard : il y a des centaines de langues différentes en Chine (c’est si grand !). Comme il y a plusieurs langues parlées en Afrique du nord, l’arabe classique de l’Islam n’étant qu’une langue commune.

      10. Jac,
        Oui il y a beaucoup de langues en Chine, mais au sein de la langue chinoise (car il y a aussi les langues des minorités ethniques : tibétains, ouïgours, naxi, yi.. etc) proprement dite il n’y a que 5 grandes familles (les centaines de dialectes locaux se rattachent à ces grandes familles), encore que la différence syntaxique entre le mandarin et le cantonnais, a priori les plus opposés, ne sont pas énormes. La fiche wikipédia me semble entretenir une certaine ambiguïté lorsqu’elle dit « que sur le plan linguistique il y a plus de différences entre le cantonais et le mandarin qu’entre l’espagnol et le français ; sur le plan phonologique assurément, mais concernant la syntaxe, c’est beaucoup moins évident.
        Si un chinois du nord de la Chine ne peut comprendre un locuteur cantonnais, et réciproquement si le cantonnais n’avait appris le mandarin à l’école, c’est en raison principalement des différences de systèmes phonologiques : un même mot, s’écrivant de la même façon exactement en mandarin et en cantonnais, ce qui est le cas pour la quasi totalité des caractères chinois, se prononce très différemment, de plus le cantonnais comporte jusqu’à 9 tons, le mandarin 4. Il y a du vocabulaire spécifique en cantonnais, mais c’est quantité négligeable.
        Autant dire que nous n’avons pas l’équivalent du cas chinois avec le mandarin et le cantonnais pour le français. Ce qui a permis ce phénomène linguistique en Chine c’est l’écriture chinoise à base de caractères, laquelle a lesquels a permis d’unifier le pays, et produire une civilisation spécifique. Sans l’écriture chinoise, on peut faire l’hypothèse que ces langues que sont le mandarin et le cantonnais se seraient éloignées l’une de l’autre beaucoup plus qu’elles ne le sont aujourd’hui pour le vocabulaire la syntaxe. A noter que la poésie des Tang, en lecture, est plus proche du cantonnais, qui d’une certaine façon a conservé la langue chinoise médiévale. (ce sont les invasions venues du nord qui ont imposé à la Chine du nord ce qu’on appelle aujourd’hui le mandarin.) Dans ce cas spécifique cela a une importance pour la lecture, quand bien même l’écriture des poèmes reste la même, et cela à cause du systèmes des rimes.

      11. Sans l’avoir jamais étudié , je comprends toujours le chinois quand c’est PYD qui le ( en ) parle .

  3. Mes enfants ont découvert ce miracle avec les emballages de céréales du petit déjeuner 🙂
    Ils se sont rattrapés depuis, l’ainé étant amoureux des belles éditions (et des belles bibliothèques en merisier – il a des goûts de bourgeois contrairement à ses parents), le cadet étant devenu libraire. Voilà ce que c’est d’élever sa progéniture sans télé 😉
    Fin de la parenthèse vie de tous les jours.

    Les couvertures des albums de Tintin ont donné lieu à de multiples parodies, certaines drôles, d’autres de mauvais goût, voire racistes (comme une mise en abime des premières œuvres d’Hergé – hélas)
    http://tintin-bigfansite.t.i.pic.centerblog.net/o/cae06b52.jpg
    https://www.pinterest.fr/camacho7990/parodies-tintin/

    Parfois le miracle laisse à désirer quand on n’y fait pas gaffe:
    http://tatouage-chinois.blogspot.com/2012/11/les-tatouages-chinois-qui-ne-veulent.html

    1. Bonsoir Hervey
      Vraiment?
      Henry de Monfray? Celui qui vend des surgelés?
      Je ne savait pas qu’il écrivait!
      Du roman de chambre froide peut-être…
      Relisez quand même la couverture pour vérifier, je peux me tromper…
      Ne pensez vous pas plutôt à Henri de Monfreid?
      Mais, vous êtes déjà pardonné, à quinze ans lire des carnets de voyages
      C’est se préparer à devenir Capitaine…
      Alors bon vent Capitaine.
      Eric.

  4. Mon petit doigt m’a clairement dit que le chant des oiseaux était infiniment plus efficace pour communiquer.
    Malheureusement nous sommes humains pour trouver du miracle où il y a de l’handicap.

    1. @Lucas
      Mon petit doigt me dit que le chant des oiseaux est aussi un apprentissage et qu’il y a, de ce fait, des accents régionaux au sein de certaines espèces.

      1. On peut d’ailleurs se dire que l’écriture ayant apparemment été inventé qu’il y a moins de 600 ans , notre cerveau d’homo sapiens ( et sans doute celui de pas mal d’autres espèces ) , n’était pas originellement « prêt à l’emploi » pour « lire » .

        Je crois me souvenir d’une vieille lecture , selon laquelle c’est une zone du cerveau a priori sans fonction prédéfinie mais très « plastique  » , qui s’est petit a petit spécialisée par l’apprentissage et les stimuli des autres zones sensibles aux « sens » .

        Comme cette aptitude ( savoir reconnaitre et interpréter des signes dans un certain ordre ) est aussi présente chez d’autres mammifères et même des ….pigeons , il y a des grosses têtes qui s’emploient à retracer l’évolution de cette faculté dans ces espèces animales , pour nous en apprendre plus sur nous même .

        A quand un pinson pour nous faire la lecture ?

    2. @arkao

      Attribuer des accents un peu trop humain a des créatures dont les sons s’adresse directement à l’inconscient et à la partie immergée de l’iceberg de l’univers, vous m’excuserez, mais c’est un peu ras des pâquerettes.

      (Ils préfèrent d’ailleurs le nucléaire au dioxyde de carbone dans l’air, bah oui en cas d’accident trois coups d’elle et on n’en parle plus)

      1. Renseignez vous mieux . arkao a raison .

        Le contraire de l’anthropomorphisme , c’est de croire que nous ne sommes pas des êtres vivants qui partagent beaucoup de choses . Et pourtant , en les étudiant eux ( et même les plantes ) , c’est souvent « l’iceberg de l’univers  » et donc nous que nous étudions .

        Quand on étudie .

      2. Juannessy je n’ai pas besoin d’un distributeur de raisons.
        C’est gentil.

        Arkao vous avez raison, d’ailleurs les oiseaux lyonnais ont un quart de dièses de plus lors de la deuxième expiration que est les bordelais.

        Bonne journée les bipèdes.

  5. Je crois que nous avons commencé avec un manuel de lecture « syllabique », en gardienne ou en première avec par exemple la phrase : « Rémi a ramené Marie à la rame ». (Il est en barque, pas sur le quai de métro !). Je m’étonne que Paul ne s’en souvienne pas.
    Puis nous avons beaucoup lu Babar, qui était en lettres minuscules cursives (on dit comme cela ? pour dire « tout attaché »). Et sans doute Tintin assez vite, mais il était en majuscules, je crois.
    Puis nous avons vu nos enfants passer à « la méthode globale »… On s’est senti vieux jeu d’un coup.

    1. Encore un effet négatif de la « globalisation » !

      Vous dites « gardienne » pour « maternelle » , et « première  » pour  » CE 1″ ?

      Ça y est , je commence la rédaction d’un dictionnaire franco-belge !

  6. Où l’on retrouve les sens ,la mémoire , la mise en relation , le code , le décodage , le « sens  » … étonnant point de rencontre entre le corps et la …conscience ?

    Mon fils a appris à lire tout seul . On s’est aperçu par hasard que le miracle avait eu lieu . Ma fille a eu besoin d’un coup de pouce .

    Vraiment mystérieux . Les pédagos qui ont le talent de favoriser cette éclosion sont plus précieux que tout .

    Le support de l’écriture influe selon moi sur la compréhension de l’écrit . Je ne lis pas la même chose quand je lis le même texte sur un livre , sur un écran , sur un panneau publicitaire . Ni si je lis au lit , ou assis , ou le matin , ou l’après midi . Par contre , si je suis rentré dans le bouquin , il peut pleuvoir ou faire canicule , qu’il y ait des chants d’oiseaux ou des bruits marteaux piqueurs , plus rien ne me dérange .

    Il y a encore des écritures non décryptées , même avec l’aide de l’IA .

    Notre cerveau est un sacré bazar . Et j’aime ce que la langue française a formé et permis pour le mien .

      1. Les orthophonistes sont une bénédiction de ces vingt dernières années .

        L’apprentissage de la lecture par les sourds , les muets , les sourds muets , les aveugles , de naissance ou plus tardifs , est un formidable terrain de connaissance sur notre fonctionnement , la plasticité de notre cerveau et les relations entre nos sens .

  7. Morales de Jaja (édition 1998/99)

    Dédicace

    À mes enfants,
    Bisous,
    maman.
    P.S. Et surtout amusez vous bien.
    Pas trop de doigt dans le nez, cela fait les narines en accent circonflexe.
    À mon tout petit :
    On écrit « a » sans accent, sauf quand on va â quelque part.
    Tiens-toi droit, tu crèveras les nuages et on verra le soleil.
    Maman.
    P.S Bisous

    (pied de nez pour me moquer à la fois du nombre d’adultes qui ne savaient déjà plus écrire – dont moi en autodérision – avant même les textos sur smartphones, et pour me moquer des politiques qui nous infantilisaient par une accumulation de normes débiles tout en voulant réformer une fois de plus l’éducation nationale)

  8. Mon plus jeune petit-fils à environ 3 ans, alors qu’il regardait l’écran du PC de son père (journaliste) où s’affichaient des phrases et des mots et qui, en voyant écrit (au hasard, j’ai oublié le mot réel : verbe du 3ème groupe conjugué à l’imparfait) « ils apercevaient », demanda à son père :
    « Qu’est-ce que ça veut dire « apercevoir » ? »
    (ce n’était sûrement pas « apercevoir », celui-ci est fréquent dans ses livres de contes)
    Authentique

    On n’est pas foutu ! la relève est meilleure que les adultes. (Mais pas grâce à l’éducation nationale)

    1. Il est d’ailleurs prévu que les bébés nés en clinique gynécologique ne seront autorisés à en sortir que s’ils savent écrire leur prénom et lire les notices des boîtes de lait en poudre .

  9. . Les lettres qui composent le mot « trésor » font aussi apparaître d’authentiques trésors. Miracle de la lecture. C’est mignon et c’est tellement vrai !

    1. C’est vrai, les trésors imaginés par la magie des mots évocateurs sont bien plus précieux que ceux qu’on recherche au fond des océans avec un équipement des plus modernes.

      Une autre remarque intéressante (ce n’est pas de moi) le mot « humour » commence par « hum » comme « humanité », et finit par « mour » comme « amour »

  10. Il est vrai qu’à l’époque des Tintin début XXe, les Français (et les Belges Wallons) savaient tous très bien lire et écrire, depuis 1905. La règle sur le bout des doigt des instituteurs sévères y était pour beaucoup.
    Mes grands-parents maternels, pourtant issus du monde paysan et « gens sans terre » pauvres, écrivaient remarquablement le Français avec une écriture magnifique en pleins et en déliés. Cela n’a pas empêché mon arrière grand père, comme tous ses compatriotes, de se faire avoir par les affiches de mobilisation en 1914 (très bien écrites). De même les Français savaient très bien lire et écrire en 1940, cela n’a pas empêché nombreux Français d’être pétainistes et de voir les juifs comme de vrais rats ( et à mon grand-père d’être mobilisé pour faire son « devoir de patriote »).
    Le problème n’est pas tant de savoir bien écrire ou non, le problème est de savoir bien comprendre ce que l’on lit sans se faire berner (ou manipuler, c’est pareil), ça s’enseigne ?

    1. @Jac
      Les coups de règle sur le bout des doigts n’ont jamais aidé à rien, ni à savoir lire, ni à comprendre (si ce n’est qu’il y a vraiment des gros cons sur cette planète).

      1. Si , ça apprend à sortir les doigts de là où ça peut faire mal .

        Ma génération a connu plus sadique : se mettre à genou sur une règle de section carrée , pendant trois minutes , en guise de punition. Mais c’était la punition pour les cas pendables .

      2. Pourtant, c’est ainsi qu’on pratiquait encore l’enseignement dans les écoles primaires lorsque j’étais petite (mon frère a reçu des coups de règle). Mais je vous donne raison, cela n’a jamais aidé personne à comprendre, si ce n’est que ce qui avait été enseigné à la dure comme des bons petits soldats avait intérêt à bien s’encrer ad vitam aeternam dans la mémoire (malgré un Alzheimer très avancé, mon père n’a jamais oublié son excellent Français).

      3. Ceci dit, qu’il y ait de gros cons sur la planète très bien instruits, là je vous donne entièrement raison.

      4. Et pourtant , sans qu’on soit maso à l’époque , on n’a gardé aucune rancœur sinon contre les « maîtres » (qui usaient de la guillotine avec parcimonie et une certaine forme de logique ) mais également contre la règle ( si on peut dire ) du jeu .

        Tu jouais , tu perdais , tu payais . Personne ne contestait ça . La rage ne venait que si la sanction tombait par erreur manifeste. On n’aurait , a contrario , pas compris ,et le maître n’aurait plus été respecté , si la sanction n’avait pas lieu alors qu’il y a avait eu faute .

        A faible dosage ( c’est comme pour le chlore dans l’eau ) , une règle stricte et appliquée selon « les codes » , est , à coup sur , plus formatrice et bénéfique , qu’une attitude aux contours flous et variable .

        Les psy sont à peu près d’accord pour noter qu’on se remet plus facilement d’une éducation  » spartiate » , que d’une éducation floue .

      5. @Juannessy
        J’ai eu à subir pendant deux ans un instituteur qui justement ne respectait pas cet accord tacite et punissait outre mesure (il a d’ailleurs fini par être exfiltré pour aller sévir ailleurs). Mais je m’en suis effectivement remis facilement, l’expérience de cet enseignant calamiteux ayant été contrebalancée et occultée par d’autres, cette fois exceptionnelles.

      6. Quand on a affaire à des cons incontrôlables , il n’ya que deux issues : les fuir ou …les exfiltrer ( ou pire ) .

        Mais je ne crois pas que l’on « contrebalance « . On mesure davantage où est la justice .

        Les « bons » ( sinon exceptionnels ) juges ne sont ni tendres , ni durs , ils sont justes selon les règles communes , et curieux d’explorer toutes les raisons humaines des comportements qui leur sont soumis .

        Tout dégénère quand il n’y a pas de règles communes et de force pour les faire respecter .

        Car alors il n’y a plus de juge et de justice , il n’y a que des chefs de clans , des suiveurs , des dictateurs et une addition payée par les plus faibles .

        Et plus de démocratie ou d’école de la République pour apprendre à lire et comprendre ce que l’on lit .

  11. Juannessy (salut !)

    Le langage des signes est remarquable parce qu’il est universel, il se comprend quelle que soit leur nationalité par tous les sourds du monde entier qui le connaissent, sans règles grammaticales, sans conjugaison compliquée. Ils se comprennent tous malgré leurs multiples différences culturelles, parce qu’ils ont au moins un point commun : ils sont tous sourds. On devrait l’enseigner dans toutes les écoles maternelles, ce serait mieux que l’anglais.

    1. Je l’ai un peu appris il y a longtemps, mon mari et moi prévoyant de prendre en charge une nièce sourde maltraitée par sa mère (et son père laxiste) mais cela n’a pas pu se faire. J’ai donc oublié ce langage magnifique, tel celui du mime Marceau.

      1. « J’ai donc oublié ce langage magnifique, tel celui du mime Marceau. »

        Oui, je trouve le rapport de comparaison bien vu . Le Mime Marceau vous connaissez ?
        Fabuleux, de la poésie. pure Joy !
        C’est tout simplement merveilleux et beau et cet univers est très riche.
        Je trouve que ces 2 univers se complètent bien aussi.
        Merci Jac pour ce moment de poésie.

  12. M. Jorion

    Quand bien même on s’efforcerait de parler ou écrire un Français impeccable, quand ceux à qui on parle ou on écrit ne veulent pas comprendre ce qu’on s’évertue à dire et à répéter d’une manière ou d’une autre, on ne nous ne comprend pas. La magie de l’apprentissage de l’écriture et de la lecture n’est magique que pour les enfants en plein apprentissage.

  13. Bonsoir à tous,

    Que c’est bon des paroles positives, tellement rare, et pourtant si vital!
    Et même là, un soupçon d’agressivité, encore…
    Eric.

    Quelques uns ici ont du voir  » Mon oncle d’Amérique » le film de Resnais.
    Vivons nous donc tous sur un plancher métallique parcouru de décharges électrique?
    Si comme je le crois, la réponse est oui, alors il est aisé de reconnaître ceux qui se comportent ici en
    parfaits rats de laboratoire.
    Curieusement ce sont le plus souvent les adversaires de toute subjectivité, inconditionnels exclusif
    d’une science dominatrice et parfaite, et donc partisan du chercheur laborantin qui envoie la
    décharge .
    Décidément, un film à voir ou à revoir, même si la forme, un brin outrée peut agacer certains…
    Mais le fond, vraiment, heu…électrisant?
    Et si la réponse est non? Et bien alors… Dormez tranquille brave gens, tout est calme.

  14. M. Jorion (en aparté), j’oubliais un détail :

    Je ne suis pas « gentille » telle une petite fille sage bien obéissante, j’ai quelques années de vol… Une rebelle authentique de l’ombre (anonyme). Cela ne doit pas vous plaire. Je me trompe ?

      1. Ah ah ah ! Non, vous devez être un pêcheur comme tous, au moins comme moi sûrement. Et je ne connais pas de voie pour le salut éternel, lequel je ne veux même pas pour moi. Je préfère me savoir poussière quand j’aurai quittée ce monde, comme mon chat ou les petits oiseaux.
        Mais depuis que je suis les commentaires sur votre site, avec plaisir d’ailleurs (et sur d’autres jusqu’à peu de temps, avec moins de plaisir) je n’ai jamais remarqué qu’il y ait des suggestions ou des points de vue susceptibles de compléter les vôtres, pour vous permettre de mieux appréhender la diversité des problèmes (vu d' »en bas », ou vu depuis des expériences professionnelles que vous n’avez pas). Or, comment solutionner un problème quand on n’en connait que les causes partielles, théoriques ou superficielles ? Si vous n’aviez pas été tradeur, peut-être n’auriez-vous pas pu prédire la crise de 2008… (ma fille ainée a un excellent ami qui me connait bien depuis 32 a qui a été un brillant golden boy à la City). Or parallèlement, j’ai vu d’autres choses que vous n’avez pas pu voir. Je ne vais pas « éternam » tenter de vous les faire comprendre sur ce site (bien que l’ayant partiellement fait sur plusieurs billets avec mes maladresses, je ne suis pas essayiste). Et pas question que j’adhère à Nouvelle Donne ni à aucun autre parti. Mon atout : être un « électron libre » qui vois, entends, reçois ou ai reçu des confidences dans très divers milieux, parce que précisément je suis et ai toujours été anonyme même lorsque mon travail était reconnu par nombreux (et je ne suis pas malveillante je le jure).
        J’aime l’humanité dans toute sa diversité bien que sachant la critiquer, j’aime mon pays, j’aime les gens biens et j’aime encore plus quand ils sont heureux. Pas vous ? Pour autant, je suis loin d’être une bénie-oui-oui même avec ceux que j’apprécie ou que j’aime (Et je sais me faire de sévères critiques à moi aussi).
        Donc parfois, je préfère rapporter des infos, et surtout des idées, à des personnes non malveillantes (ou que je crois ainsi, je me suis faite avoir parfois) en qui j’ai confiance, plutôt qu’à tire larigot sur le net. J’ai eu une expérience déjà (je l’ai rapportée plusieurs fois ici et à vous par mail) qui m’a bien démontré qu’il ne faut pas tout dire à n’importe qui… Les idées appartiennent à ceux qui les exploitent (s’ils les trouvent intéressantes), jamais à ceux qui les ont et qui ne peuvent les exploiter… Et en matière d’idées, mes expériences m’ont appris que je ne suis pas trop con, puisque longtemps après des « spécialistes » et scientifiques me l’ont indirectement démontré. Disons que, je peux faire gagner du temps… A vous de voir. A moi, cela ne changera pas ma vie, je sais m’adapter à ma modeste vie devenue et ne suis pas vénale (sinon, je serais encore riche aujourd’hui; mais riche, je n’étais pas plus heureuse, plutôt moins)
        Vous pouvez effacer ce message.
        Bonne soirée et bon courage.

      2.  » Quand un modeste ,
        rencontre un autre modeste ,
        qu’est-ce qu’ils s’racontent :
        des histoires de modestes . »

        ( c’est Vadot qui le dit , c’est pas moi !)

      3. « Vous pouvez effacer ce message. »

        Ah non Jac !
        Pas le même film, ça c’est …Mission, impossible.

        A plus dans le bus, JAC ! 😉

      4. Théo, c’est beau un tableau vivant
        Théo, il faut que tu m’envoies de l’argent

        Faudrait qu’ j’achète de la peinture bleu azur
        Faudrait qu’ je trouve des tubes de jaune chrome-citron
        J’ai un grand besoin de noir et de vert Véronèse
        Faudrait qu’ je trouve de la toile de trente sur
        quarante-treize

        Théo, c’est beau un tableau vivant
        Théo, il faut que tu m’envoies de l’argent

        On peint à deux, c’est c’ qu’on s’est dit chez nos neveux
        Nos âmes proviennent de la même mère
        On peint à deux, et tu nous vends si tu le veux
        Toi et tes visionnaires

        Théo, c’est beau un tableau vivant
        Théo, il faut que tu m’envoies de l’argent

        Je dois mon mois à la mère d’Adeline Ravoux
        Faudrait peut-être que je règle le compteur d’eau avant
        mardi, pardi !
        Faudrait qu’ je paye la boisson jaune au poison vert clair
        de lune
        Faudrait peut-être que je touche terre

        Théo, c’est beau un tableau vivant
        Théo, il faut que tu m’envoies de l’argent

        Penser tableau à l’aune de l’univers
        Voilà le lot de nos âmes frères
        Tremper pinceau dans l’eau de la rivière
        La plaine de Crau comme phalanstère

        Théo, c’est beau un tableau vivant
        Théo, il faut que tu m’envoies dans le vent

        Dick ANNEGARN / Théo, le 18 mars 2011 à Soignies.
        https://www.dailymotion.com/video/xhqryr

  15. Expérience magnifique mais aussi assez pénible je dois dire, l’écriture et la lecture. Beaucoup de découragement et de sentiment d’impossibilité au début et d’arbitraire. Comme lire l’heure ou compter.

    En parlant de compter, avez-vous remarqué que Paul Jorion totalisait le plus de vus sur sa vidéo de PP ? Pas loin de 2700 ! Pour le reste des vidéos de PP franchement y font pas mieux que les vidéos de mon cousin et de ma tata après les anniversaires en famille… Très confidentiel quoi !
    Dur dur de démarrer en toutes choses n’est ce pas ? 😀

    1. Tant qu’on est en Belgique avec Tintin ou le chat vert de Vadot , ça me rappelle , en lien avec le billet ,un dessin d’un autre Chat , celui de de Philippe Geluck qui professait : » le type qui a inventé l’écriture , tout de suite après il a inventé la lecture  » .

      PS : 2017 signatures pile poil à cette heure .
      2019 nous appartient !

    2. @arkao
      « Tintin et les gilets jaunes: »
      Du temps d’RG, cela concernait les sept à septante-sept ans…
      depuis, le spectre s’est considérablement élargi.
      NB à basse pression, le spectre du sodium est étroit, « pauvre »; en augmentant la pression, il devient plus large, plus ric-che.

  16. Essayons la farce du vermisseau et de la guenon comme chantage, véritablement comme cri du cœur : « Une gare, c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien. »
    Manque plus que le plateau des Glières pour être servi comme sur un plateau comme disait Beckett.

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