44 réflexions sur « PJ TV : « Le monde d’après… » – Invitée Chantal Montellier, tout à l’heure à 18h00 »

  1. Qui c’est ce macho pervers qui nous a représenté Chantal Monteiller sous forme de sirène ?…

    En l’écoutant , j’ai repensé à la solitude de Paul Jorion et de Frédéric Taddei , et à la chanson de Brel qui m’était montée à la cervelle .

    1. C’est moi, cher Juannesy, qui joue au macho pervers en me représentant comme un dessinateur NORMAL m’aurait représentée… c’est du 22ème degré et « pour de rire » comme diraient les enfants… Mais bon…

      1. Ça doit être les 22 degrés qui m’ont troublé la vue , car il faut me pardonner d’avoir malencontreusement inverser la position du i , Chantal MONTELLIER .

        (Ça me rappelle qu’il y a un secteur Montaillard à Trelins patrie de la coopérative des côtes du Forez )

        Bonne soirée avec plein d’idées de dessins ( j’ai toujours rêvé de dessiner au réveil ce que j’avais rêvé entre 7 h et 8 heures , mais le dessin a toujours été ma plus grande nullité . Mon père dessinait pas mal , mais il ne m’a appris qu’à dessiner les canards d’un seul trait sans lever la main ou se reprendre .

  2. Difficile de faire un commentaire tant l’exposé de ce qui s’est passé dans le monde de la BD est consternant. Reste l’énigme du pourquoi dans ce milieu là en particulier.
    Si on met de côté le genre « girly », j’ai quand même l’impression que ça bouge un peu dans le bon sens ces dernières années. L’impression aussi qu’un gros éditeur comme Delcourt a été moins obtus que d’autres coté auteurs féminins (Claire Wendling, par exemple, et puis Chloé Cruchaudet plus récemment). Mais quelque soit l’éditeur, la BD est une affaire juteuse sauf pour les auteurs (à quelques rares exceptions près). Vous n’avez pas eu le temps de développer cet aspect là. Un illustrateur que j’aime beaucoup a expliqué pourquoi il arrêtait:
    https://www.actuabd.com/Bruno-Maiorana-La-BD-me-manquera
    Pour finir, à l’intention des ignares en BD, un exemple du style girly:
    https://i.pinimg.com/564x/3c/2c/2f/3c2c2fc65bc1a5c1443edb7356a09d5c.jpg

    1. P.S. pour les réfractaires aux anglicisme. Girly: dessiné par des femmes, parlant de « problèmes de femmes » d’un point de vue féminin. Avec le recul, on peut se demander si Claire Bretécher n’a pas été initiatrice du genre, y compris dans son aspect auto-édition.

      1. Oui, j’y suis sans doute allé un peu fort 😉 Mea culpa. J’aurais plutôt dû écrire qu’une nouvelle génération s’est inspirée de son travail.
        Elle fut aussi une pionnière de l’auto-édition, procédé que beaucoup d’illustratrices utilisent aujourd’hui sous la version blog et financement participatif.

    2. … « à l’intention des ignares en BD  » …

      J’en suis ( à ma très grande honte )…Par contre , et c’est bien plus grave , il me semblait avoir le matériau de décodage des « allusions fines » écrites ou orales… Et ici :
      Q :  » Et il n’est pas venu?  »
      R :  » Si , dans son pantalon « .

      Un personnage féminin de passage me dit que ça signifie peut-être/sans doute  » Si , mais il a gardé son pantalon « .
      Ah bon..!? Vrai?
      Par contre j’aime l’ambiance et le style de dessin.

      1. @PJ :  » Yes  » …d’accord maintenant…  » Mais c’est bien sûr!..  » …°(^!^)°…
        Vient alors le temps des questions…. :
        C’est moi qui suis con ou quoi? (oui/non)
        Les adeptes des BD « girly » sont de naissance « fluenty » ..? ou c’est réservé à une « élite » bobo-truc-truc??

        ((à toutes fins utiles : l’expression  » venir dans son pantalon  » est inconnue au bataillon de google « mon ami » francophone))

      2. PS : Allôôôô..!

        Rappel..: A cet instant j’sais toujours pas si je suis un con… ou non..!

        (( = Étais-je vraiment le seul à ne pas comprendre… à moins que je sois le seul à avoir lu…?.. ))

  3. C’est quand même marrant, une pionnière survivante du dessin politique et du 9ème art peut enfin s’exprimer librement et longuement grâce à Paul Jorion, et ça se termine par une histoire d’éjaculation précoce dans un pantalon! Vous avouerez… Bon, et si on changeait de monde, plutôt que de pantalon??? Enfin, ce que j’en dis… (c’est sans espoir)… Mais quand même, changeons-nous, changeons d’imaginaire, non???

    1. J’attendais , de ce point de vue , des renforts de commentaires féminins une fois ce billet ouvert , mais apparemment il y a ,là aussi , défection .

      J’en aurais bien appelé à ma frangine qui a un peu votre tempérament , mais elle est HS pour le moment .

      1. @ Juannessy
        Vidéo regardée vers 22h aujourd’hui…
        Il n’y a pas défection, il y a une forme de sidération, une grande hésitation à poster un commentaire ! D’autant que je me sens bien seule pour les commentaires féminins.
        Si ce blog était tenu par une femme et que la majorité des commentaires étaient écrits par des femmes, vous vous comporteriez comment messieurs, quels seraient vos ressentis, quels commentaires vous autoriseriez vous à poster ?
        Ce dont témoigne Chantal Montellier est tellement vrai.
        Quand certains comprendront-ils que des regards, des attitudes, des réactions, des jugements, la réception de l’expression d’une colère exprimée par une femme ne sont jamais les mêmes que ceux que les hommes portent sur d’autres hommes ?
        Merci infiniment à vous Chantal Montellier pour votre témoignage et merci à PJ de vous avoir invitée.

    2. En tous cas , on a un premier élément de réponse de votre part à la question posée ailleurs  » quel avenir désirable » , qui pourrait vous ramener les voix de la moitié de l’humanité qu’on essaie de sauver , en principe .

      Et ça n’est pas un sujet d’amateur .Reste à trouver le bon réglage entre désir du corps et désir de la tête .

      Décidément , c’est toujours ces deux là qu’on retrouve chaque fois qu’il y a des réglages à faire .

      Depuis l’amour courtois , dont je me demande s’il a eu beaucoup de pratiquants , je n’ai guère vu que la Loi et la parole des mères pour éviter le pire .

      Des idées pour « propulser  » cet avenir ( la polarisation de la Valeur est déjà prise ) ?

      1. @juannessy
        « Des idées pour « propulser » cet avenir ( la polarisation de la Valeur est déjà prise ) ? »
        La première ministre de Nouvelle Zélande a proposé que « kindness », soit le propulseur !
        Que ce soit ses réactions et ses actes pendant et après la tuerie de masse ou sa méthode pour faire face à la pandémie, elle a plutôt un bilan positif.
        Merci pour Georges Chelon, je ne connaissais pas, une belle découverte.

      2. Kindness ? Faut que je réfléchisse un peu pour savoir si c’est un propulseur ….

        Comme un des carburants alors .

    3. @Chantal Montellier
      Pour changer de monde devenons sans-culottes 😉
      Ne le prenez pas mal. Je trouve plutôt intéressant que des illustratrices parlent sans tabous de la sexualité de leurs congénéres (l’illustration que j’avais choisie est extraite d’un album de Bérénice, Des yeux de bitch).
      https://www.bedetheque.com/serie-43378-BD-Des-Yeux-de-Bitch.html
      Alors oui c’est sûr que commercialement le succés est mieux assuré avec ces thèmes là (et dommage que le talentueux Manara ce soit fourvoyé dans une pornographie crasse). Avec le « girly » on reste dans une production genrée, ce qui n’est évidemment pas la panacée et pas ce qu’on pourait espérer.

    4. J’ai trouvé votre témoignage historique passionnant (ma mère était dans les cahiers du Grif et dans Voyelles…) mais je n’ai pas été du tout BD (j’étais ailleurs, en usine pour longtemps).
      J’ai cru que vous parleriez du jury uniquement masculin d’Angoulème, Paul ne vous a pas relancé là-dessus comme élément complémentaire récent.
      Vous avez été dure avec les dessinatrices de blog. Pour leur qualité de dessin. Mais il faut rendre à Emma d’avoir célébré « la charge mentale » et c’est important, non ? Et les très mauvais dessinateurs masculins militants ou non à travers ces années, c’est quelque chose aussi. Parfois le témoignage dessiné à une force en soi (Maus, Persepolis de Marjane Satrapi, etc.). Un mot d’explication peut-être ?

    5. Salut Chantal !

      Si ça fini en dessous du slip, c’est bien le signe qu’on est égal et qu’on ne vous parle pas comme une vieille dame, digne du respect des .. vieilles dames ? ! Non ?

      Comme je dis souvent, c’est quand on commence à prendre beaucoup d’égards et de circonvolution dans l’expression qu’il y a anguille sous roche. On est tous des pauvres cloches, des êtres malades et à moitié débile, plein de sentiments et de caca, et certains encore plus que d’autres, parler de zob avec toi ce n’est pas te manquer de respect, l’inverse en revanche je ne suis pas sûr, enfin c’est mon analyse…

      Ouais au premier abord ça pique un peu de penser ainsi, mais si on veut bien y regarder de près, c’est plutôt une bonne démarche. Etre dur, exigeant ou méchant aussi avec handicapé, un idiot, une greluche, c’est les considérer comme soi non ? Après la douceur c’est sympa aussi, c’est vrai.

      Tient, comme ça en passant, un petit truc qui me turlupine la vulve depuis des lustres, comment alors que chaque petit garçon passe entre les jambes de sa mère, ou du ventre comme alien, finit par donner ce monde viril et sexiste ? C’est où que vous loupez votre mission les filles ? Nan franchement, vous avez les clés au départ et vous merdez complètement on dirait vu le résultat dont on nous rabâche les oreilles. Qui a une explication ? La culture, la testostérone, le poids des habitudes (mais alors comment se sont-elles mises en place ainsi) ?

      1. J’aimerais, Cloclo, que l’on me parle de temps à autre, comme à une dessinatrice digne de respect (talent, travail, constance, contenu…). Certes, je ne suis pas débile, ni handicapée, ni malade, ni pleine de caca, ni une pauvre cloche, etc… mais est-ce une raison, pour que vous vous sentiez autant de proximité avec moi?

      2. Je suis désolé Chantal,

        Je ne puis rien en matière professionnelle, je sais juste tenir un crayon pour faire des hommes bâtons et des femmes rondes, p’tain le degré zéro du dessin je suis.

        Mais si tu veux savoir, oui, c’est clair tu dessines vachement mieux que moi ! Cependant est-ce que cela te sera d’un grand intérêt de le savoir ? Hmmm, j’en doute. Je me sens proche de toi sinon parce que je te trouve très cool, quoique un peu perché, mais c’est le signe des gens cool, et que je trouve tes dessins ici reproduit tout à fait évocateur, aussi puissant que de la poésie ou de la musique, et aussi performant qu’une oeuvre philosophique, et tout aussi emportant qu’un roman. Tu raisonnes en moi avec ton coup de crayon, c’est pour ça que je me permet un peu de familiarité, c’est toi qui a commencé hé ho, en me pénétrant ainsi.

        Et ton interview sur PJ TV, dans ton fauteuil en cuir noir, toute de noir vêtue, lunette à bords noirs, phrasé excellent, et ton esprit organisé, ton élégance intellectuelle, ça m’a bien rendu idiot en comparaison. Merde je suis con, sympa Chantal, vraiment merci !

        Voilà Chantal, tu a le sentiment d’être ostracisée, et cela fait toute ta pertinence et son acuité ! Sinon, je ne t’aurai même pas calculé.

        Si tu me dédicaces une BD, je veux bien t’en acheter une !

      3. Bon comme ça c’est mieux! Je vais pouvoir me mettre tranquillement à la cuisine et continuer à empoisonner mon mari à qui je viens de lire ta prose et qui t’en félicite. Il va pouvoir dîner sans que je me venge sur lui de tes… de tes… enfin de tes.
        Tu es passé très très près de l’assassinat, Paul en est témoin. Mais comme je suis sensible aux compliments et à la flatterie… Une faible femme, au final.

      4. Merci Maîtresse !

        Mes amitiés à votre mari, on ne reconnait pas toujours le sacerdoce à sa juste valeur.

  4. Oublions un peu mon « tempérament », svp, restons plutôt sur ma production, mes idées, mon témoignage, et mon argumentation…
    Bien amicalement. C.

    1. Ça peut marcher s’il n’y a pas trop de délai entre les deux pour laisser place à la victimisation de l’autre . Mais il y a des drames plus subtils où on ne sait plus vraiment qui est victime et qui est agresseur .

      Je garde provisoirement la Loi et la transmission des mères .

      PS : pour le tempérament : à y réfléchir , je crois que ma frangine aurait eu la même réplique que vous ( et elle m’en a déjà fait de semblables , j’aurais du m’en souvenir ) .

  5. Il faudrait dire aux femmes qui ne veulent pas qu’on les désirent qu’elles se comportent mieux avec les hommes impuissants. C’est donnant-donnant

    1. C’est quoi ce raisonnement ? qui a signé un contrat de ce genre ? Le principe c’est la domination masculine qui s’impose avant tout, dans les cerveaux des uns et des autres. Aucun homme ne peut oublier qu’il participe d’un contrat « léonin » et imposé comme un piège aux femmes. Bien sûr de nombreux hommes subissent des frustrations sexuelles. Et alors ? Cela leur donne-t-il le droit à des « services », des « faveurs » ? Et les femmes, elles n’ont pas de frustrations ? (nous hommes, n’en parlons pas, sans savoir). Et les pauvres, et les racisés, leurs frustrations, elles méritent quels services ? Pour avoir une meilleure compréhension de notre santé mentale et des progrès en ce sens, il faudrait d’abord déconstruire ce qui fait la domination des dominants. Mais l’humain mâle est sourd et en arrive à parler de sa masturbation, allez savoir pourquoi…

  6. On parle de bd girly, de Claire Bretecher, d’éjaculation précoce, des Côtes du Forez, de la maltraitance des mâles mal puissants, etc, mais pas un seul commentaire sur mon intervention de plus d’une heure de temps.Why? L’inconscient collectif ne le permet pas? C’est un sujet tabou? La kommandantur l’interdit???

  7. Chantal Montellier,
    Pour ma part j’ai beaucoup apprécié de vous entendre causer de votre histoire personnelle de la BD, celle de votre œuvre, mais aussi celle de la BD en France depuis les années 60. Votre point de vue est irremplaçable parce que vous y avez occupé une place particulière, étant une des rares a faire ce que vous avez fait. J’ai entendu un témoignage personnel mais aussi comme une contre-histoire de la BD française, et c’est bigrement intéressant.
    J’ai apprécié entre beaucoup d’autres choses les petites piques que vous avez adressées à CHarlie Hebdo, un journal qui fut longtemps comme vous l’avez très bien dit une antre du sexisme qui n’avait rien à envier à celui des autres médias moins tonitruants. . Comme quoi l’irrévérence ne rime pas forcément avec émancipation. Au contraire même, les pires sont parfois ceux qui se réclament d’une avant-garde ou du summum de l’impertinence et qui en réalité reconduisent le plus sûrement à l’ordre établi. Je dois avouer que je ne connaissais pas votre œuvre jusqu’à cette interview sur PJ TV. Et c’est sans doute le cas pour beaucoup sur le blog. Ceci expliquant sans doute cela.
    Faute connaître votre œuvre autrement que par ce que vous en avez dit, et ce avec beaucoup de verve, forcément les gens réagissent moins que si il y avait eu ici une cohorte de fans poussant des oh et des ah ! Parce qu’ils connaissent votre œuvre par cœur. Ce qui n’est pas mon cas, à mon grand regret, car suis passé par ces « auteurs qui vivent du charme de leurs personnages » excellente formule qui résume bien la réalité d’un immense pan de la BD de ces dernières décennies. Si cela peut vous rassurer un peu, j’ai laissé tomber quelques uns de ces auteurs, dont certains que vous avez cité, parce que justement ce qui a une époque m’avait paru alléchant, m’ést devenu totalement insipide et même repoussant.
    Bref, vous avez gagné un nouveau lecteur ! (Quand je reprendrai le chemin des librairies, lorsque je retournerai en ville…)

    1. Euh à te lire PYD, un truc me tracasse un peu.

       » Au contraire même, les pires sont parfois ceux qui se réclament d’une avant-garde ou du summum de l’impertinence et qui en réalité reconduisent le plus sûrement à l’ordre établi.  »

      Par exemple, vouloir être entre mecs pour déconner et se marrer, entre gros lourdauds, c’est reproduire l’ordre établi ?

      1. Cloclo,
        Un journal ne contribue-t-il pas lourdement à reproduire l’ordre établi quand le sexisme qu’y entretient interdit à une auteure de publier dans ses pages, comme le relate Chantal Letellier. L’absence d’auteurs féminins dans ces magazines de mecs est lourd de sens non ?

        Et comment ne pas penser que la déconnade entre gros lourdauds ne déteint pas sur les comportements en extérieur ? Un gros lourdaud malheureusement ne cesse pas complètement de l’être (pour le moins) quand il sort de chez lui ou de son journal de mecs. Ces journaux satiriques, Charlie Hebdo ou Hara Kiri ne se sont pas contentés de rire entre mecs ni vus ni connus, le sexisme s’étalait à pleines pages, comme dans les fiches bricolage ou les romans photos du professeur Choron.

      2. Mince alors, tu te rends compte PYD, les femmes ne peuvent pas être de grosses lourdaudes alors ? C’est terriblement injuste ça !

        Elles ne peuvent pas se réunir entre idiotes, délirer dégueulasse, être stupides et bêtes, c’est assez hallucinant non comme inégalité ?

        Les bras m’en tombent. C’est moche !

        Attends, tu es entrain de me dire, que des femmes et des hommes, ne peuvent pas se réunir et délirer comme des abrutis en déconnant à plein tube ? Noooon !!!!!! Mais c’est horrible ça, tu t’en rends compte au moins ?

        Je suis dépité.

      3. Cloclo,
        Et si je te disais que proférer des injures racistes entre quatre murs avec des potes est tout à fait anodin ?
        Remplace le mot « racistes »par « sexistes », et constate le résultat global la société et tu comprendras ce que je veux dire.
        Des policiers certes pas tout à fait entre eux, puisque leur petit manège a été découvert, s’échangeaient ‘pour rigoler’ et se ‘défouler’ des blagues racistes sur fb, crois-tu vraiment que cela n’a aucun impact sur leurs comportements de policiers d’active ?

        Bref, le ‘ délire’ a bon dos ….
        Quand bien même cela se passerait qu’entre quatre murs, cela ne me rassure guère, car c’est aussi à l’abri des regards que ce qui n’est pour d’aucuns qu’un ‘‘délire’ se transforme parfois en humiliations et autres sévices à huis-clos, fût-ce même entre hommes.
        Il n’est pas interdit de rigoler, mais quand les limites sont franchies elles sont franchies. Le langage, quelqu’il soit, fût-il rigolard, nous gouverne, alors autant savoir ce qu’on dit pour ne pas commettre l’abject en y allant gaiment sur la mauvaise  pente.
        Personne n’est à l’abri des ravages que les mots véhiculent avec eux. Autant le savoir plutôt que de subir sans broncher les délires ambiants.

      4. PYD,

        Tu mélanges deux choses ici.

        Ce que je montre, c’est le droit égal à qui que ce soit d’être juste bête par moment, quelque soit son état.

        Ensuite, effectivement, le poids de mots et du langage n’est pas forcément neutre, et il y a pour cela des Lois et une Justice afin d’éviter que certains délires prennent réalité. Juste, ne pas tout mélanger. Le potache n’a pas de sexe, le racisme non plus, la bêtise encore moins.
        Mais ce que tu dis ça relève plus de l’hygiénisme mental sans attache avec notre réalité.

  8. @Chantal Montellier
    « J’aime beaucoup ce que vous faites et je compatis avec ce qu’on vous a fait subir ».
    Voila c’est dit.
    Et puis ?
    C’est vous-même qui avez pointé le doigt au cours de l’entretien sur la question de la sexualisation de la femme dans la BD, encouragée par les éditeurs pour faire vendre (voyez, j’ai écouté). Je n’aime pas plus le style « girly » que vous, mais ça existe, ça marche, et donc on peut se poser la question du pourquoi, si cela s’inscrit dans un mouvement d’évolution du statut des femmes ou pas.
    Vous avez aussi parlé des illustratrices qu’on aurait « relégué » à la littérature jeunesse. Cette activité serait donc moins « noble » que la SF ou la dystopie ? Par ailleurs, c’est un domaine qui n’est pas réservé aux femmes, loin de là. Claude Ponti, Philippe Corentin, ce serait de la daube parce que c’est pour les enfants ?
    https://www.senscritique.com/liste/Auteurs_et_illustrateurs_jeunesse_pour_le_plaisir_des_yeux/831328
    Enfin bref, il y a beaucoup de sujets de discussions. Vous-même n’avez pas répondu à mon commentaire sur les conditions sociales dramatiques que subissent les illustrateurs d’aujourd’hui.
    Publier sur le blog de Paul Jorion, c’est aussi s’exposer à la critique, pas qu’aux éloges et à la compassion.

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