19 réflexions sur « Vidéo – La mort de Gabby Petito »

  1. Qui est Gaby Petito pour que le monde occidental en parle ?
    La question subsidiaire est pourquoi les milliers de faits divers identiques qui touchent par exemple l’Afrique ne font jamais la une .
    Je n’ose même pas répondre à cette question , elle est trop évidente car elle remettrait tout en question.

    1. J’espère que vous n’êtes pas sérieux. Vous n’avez jamais entendu parler d’une chose qu’on appelle l’identification ?

      Allez, je vais vous aider. Imaginez que vous soyez parent d’enfants proprets auxquels selon l’expression « on donnerait le bon dieu sans confession ». Vous ouvrez le journal et il y a deux histoires qui ont mal tourné, l’une d’enfants proprets auxquels on donnerait le bon dieu sans confession, et l’autre qui parle d’enfants d’un autre style. Laquelle vous intéressera davantage ?

      Respectez un peu plus l’Afrique en ne l’amenant pas dans un débat où elle n’a rien à faire.

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      1. Je pense simplement que, malheureusement, des querelles de couples qui finissent mal doivent se compter en millions dans le monde, en Afrique comme sur les quatre autres continents.
        Et ma question ne concernait que le rapport à l’information et le retentissement d’un fait divers relativement banal du au fait que cela concerne un certain pays avec des images pour le mettre en valeur.
        Pour résumer, aujourd’hui un événement sans image n’existe pas, c’était le sens de mon commentaire, peut-être mal exprimé.

        1. Ce qui rend ce fait divers relativement PAS banal, c’est une série d’éléments :

          1 – le fait que ces jeunes banals parviennent à faire d’eux-mêmes des vedettes par une excellente compréhension du medium Internet,
          2 – le déséquilibre mental de la jeune fille sinon banale qui va déboucher sur une situation explosive
          3 – la somme d’information pas banale que procure sur le début de cette affaire la police avec plus d’une heure d’enregistrement de leur histoire dans la version de chacun des deux participants ; avouez que c’est très rare qu’on dispose de tant d’éléments dans un mystère policier
          4 – la disparition du jeune homme dans un marécage infesté d’alligators, etc.

          Si vous appelez cela « un fait divers relativement banal », je ne sais pas honnêtement ce qu’il vous faut.

          1. Vous considérez ce fait divers comme PAS banal, parce que votre analyse est plutôt d’ordre psychanalytique, ce qui est compréhensible et surtout intéressant vu votre parcours actuel, mais je n’ai pas cette compétence, du coup mon point de vue ne s’arrête que sur le rapport médias-faits divers.

          2. @Paul Jorion. Votre analyse, très pertinente, montre à quel point certains faits-divers font tristement résonner la tonalité d’une époque (le caractère très personnel du conflit ne m’intéresse pas mais il révèle en même temps des points essentiels d’habitus sociaux contemporains). En ce sens recontextualisé, la ‘banalité de la folie ordinaire’ dont parlait B.Stiegler devrait être une approche adéquate

        2. L’hypertrophie médiatique favorise la pousse des narcisses, ce qui attire l’intérêt, ce qui augmente l’hypertrophie médiatique, …, …, sous nos yeux les narcisses sont maintenant de vulgaires jonquilles que la multiplication des médias permettent de visualiser sous plusieurs angles différents et même par transparence… Et voilà t’y pas qu’un pétard explose dans le champ panoptique, prenant sous nos yeux des allures d’explosion atomique infiniment explorable à tous niveaux et de tout point de vue.
          Ce n’est pas banal de pouvoir ainsi observer la banalité!

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  2. En attendant le petit Grégory n’a toujours pas été consolé et cette affaire là niveau monographie d’une france profonde qui tient tête à tout un appareil judicaire étatique, avec sa dramaturgie qui font que les victimes deviennent bourreaux – puis victimes, est tout à fait extraordinaire dans la noirceure mais aussi dans les drames humains en cascade qu’elle provoqua – on par de-là le contemporain, mais devant l’immuable engeance que le coeur humain peut produire quand le ressentiment couve depuis trop longtemps dans les liens de la loyauté.

  3. L’autopsie nous dira peut-être quelque chose.

    Si le TOC de Gabby a fait qu’elle ne supportait plus son copain au point de lui taper dessus, rien ne dit qu’elle n’a pas tenté d’aller plus loin avec une arme blanche, et qu’en se défendant, il la blesse mortellement. Y-a-t-il aussi un « effet internet » au sens où à force de vivre dans une vie irréelle, on finit par ne plus savoir dans quel monde on se trouve à l’instant t, et que l’on peut perdre ou faire perdre à sa guise une des infinies vies virtuelles qu’offre le web ?

    1. Le TOC augmente conjointement aux nombres de vues sur le net, c’est un engrenage.
      Le reste est tristement banal (sinon dans la manière au moins dans les actes).
      Pour vivre heureux vivons cachés.
      Pour ceux qui veulent mourir dans la lumière blafarde d’un triste quart d’heure de gloire posthume, le chemin est balisé pour favoriser l’acmé de leurs tragiques happening. Précédez les caméras, mettez vous bien dans les viseurs, un peu d’imagination et bon vent! Poussières d’étoiles … filantes.

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      1. Toujours du respect pour ceux qui, malgré le boulet qu’ils ou elles ont au pied, tentent le coup de vivre plutôt que de ne rien faire…

  4. Ce que je veux dire…

    Compte tenu de sa situation, le road trip devait constituer un sacré challenge, de mon point de vue, elle a pris le risque de le vivre, peut-être au dépends d’options plus prudentes.

    Donc, généralement, j’ai tendance à avoir de la considération pour ceux qui tentent le coup de vivre, y compris quand ça ne passe pas…

    1. Je ne peux préjuger de la connaissance qu’elle avait de la gravité de son TOC.
      Ce que je dis c’est qu’internet a probablement aggravé sa maladie. Peut-être serait-elle encore en vie et « heureuse bien qu’insatisfaite » dans un intérieur bien propret soumis à leurs seuls jugements (et pas celui de centaines d’inconnus) sans cette frénésie nombriliste. Et, si j’ai raison, le déplacement n’a rien à voir avec le drame, la même chose pouvait arriver avec une caméra dans le salon.
      Au lieu de ça le road trip a fini en huis clos avec multiples fenêtres sur cours (si vous m’autorisez les figures de styles).
      Bonne journée
      MG

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