Billet invité En l’état actuel des choses, aucune des quatre positions communément adoptées sur la guerre civile syrienne par l’un ou l’autre d’entre nous (au sens large) – interventionnisme, attentisme, à-quoi-bonisme et j’m’en-foutisme – n’est moralement tenable, puisque toutes les quatre, prises séparément ou observées dans leurs effets cumulés, alimentent l’ensileuse macabre. On peut toujours pester contre l’utilisation de telle ou telle arme « monstrueuse », ces armes existent et le commandement militaire des factions qui s’affrontent ne se pose pas la question de savoir s’il les utilisera jamais, mais qui, de l’adversaire, du concurrent ou de lui-même, osera les utiliser en…