Vie et mort de ce blog

Oui : il n’est pas très difficile de faire capoter un projet de forum comme celui qu’offre ce blog. On n’en est d’ailleurs pas loin. Chacun y vient avec ses motivations, les questions qu’il ou elle n’a pas pu régler ailleurs, voire même avec un projet délibéré de détournement – c’est ce qui vient de me pousser à écrire un billet spécifiquement consacré à Lyndon Larouche.

Ce blog ne peut pas fonctionner avec un modérateur : je n’en ai pas les ressources. Il m’offre un moyen de m’exprimer, comme mes livres, comme mes articles. En fait, il me sert sans doute de substitut à un enseignement que nul ne me demande de dispenser. Je ne l’interromprai pas : il s’agirait d’une trop belle victoire pour ceux qui n’aiment pas qu’on m’entende. Mais je peux interdire les commentaires. Ce sont ceux que vous ferez à partir de maintenant qui en décideront.

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68 réflexions sur « Vie et mort de ce blog »

  1. Je puis comprendre la repugnance que vous inspire le personnage , mais j’aurai cependant
    bien aimé connaitre votre opinion sur une these qu’il n est pas le seule à defendre
    qui demande le retablissement du droit de l »etat à battre sa propre monnaie
    Pour que le service de la dette ne soit plus le premier poste budgetaire , pour que l »argent
    qui est un bien commun ne soit pas confisqué par quelques uns ..il s agirait bien sur
    d adosser cette nouvelle monnaie a des richesses réelles .
    Ne voyez la aucune tentation d »infiltrer qui que ce soit , au nom de quoi que ce soit
    juste une question que je me pose et ne suis pas seule à me poser ,

  2. @Catherine:

    « Mais Paul , voyons, arrêter, retenir, empêcher l’expression, c’est tuer la vie! souhaitez vous un blog poussif où il n’y aurait aucun faux pli, rien qui dépasse, que du propre, du droit, un blog hygiénisé en quelque sorte très prescriptif »

    « Le blog de Paul Jorion serait-il un aspect de la new-doxa de ce nouvel ordre dans ces manifestations critiques apparentes servant de faire valoir en quelque sorte à à cette idéologie , un peu à l’image des socialistes qui donnent l’illusion d’un débat critique »

    Vous le faites exprès ou quoi? Voici bien le genre de critique moralisatrice primaire qui met justement l’existence des commentaires du blog en péril. Vous confondez forum public et blog avec réactions.

    Je vous suggère, puisque vous avez de si belles idées sur la liberté d’expression (sur laquelle personne ici, je crois, n’a besoin du cours que vous nous faites…), de potasser un peu l’historique des moyens mis en oeuvre pour cette liberté, et particulièrement sur le net. Vous m’avez l’air assez ignorante des retombées perverses mille fois répétées et démontrées de la liberté absolue de parole sur le net, retombées catastrophiques détruisant de fait toute parole par le chaos qu’elle entraîne, qui ravale les interventions à un simple bruit de fond.

    C’est l’histoire de n’importe quel forum sans modération. Ils finissent tous en chaos dès que le nombre de participants dépasse un certain seuil. La plupart des analystes du phénomène pointent du doigt l’anonymat, qui permet à chacun de s’exprimer sans prendre aucune risque réel, historiquement implicite à toute prise de parole.

    Si vous savez comment installer techniquement un vrai dialogue, alors faites-en les propositions, plutôt que de simplement réclamer à cor et à cris, comme une mouche du coche que vous me donnez fortement l’impression d’être depuis que je lis ce blog.

    En plus, je trouve vos commentaires à la limite de l’insultant pour Paul, que vous assimilez presque à un adepte du totalitarisme finalement… ce qui explique la verdeur de mes propres propos à votre encontre. Et si vous les trouvez trop sévères, eh bien, retournez voir du côté de la liberté de parole et de ses fondements.

  3. Qui trop embrasse, mal étreint . Préservez l’essentiel, Paul, l’analyse. Les évènements vont trop vite pour détourner l’attention du sismographe .
    Le forum est très très riche mais il réclame une autre structure.

  4. Bonjour,

    Réactions ‘à chaud’ (mais n’est-ce pas déjà un problème en soi ?)
    – je verrais bien une limitation de la longueur des commentaires par le nombre de caractères autorisés
    – ce billet, et le précédent sur Lyndon L, sont de véritables leçons pour des ignares et/ou naïfs comme moi : en cela, c’est magnifique, et vous en remercie !

  5. @Paul
    Vous pouvez vous inspirer du site de la bulle immobilière, qui connait les mêmes problèmes que vous, et l’a résolu tout simplement en décentralisant la modération avec une 15 de modérateurs, pour éviter les propos racistes, diffamatoires, sexistes, ou les infiltrations de mouvements extrémistes, lobbyes, trolls en tout genre.
    Vous pouvez écrire à JM Poure, qui s’il a un peu de temps, vous fournira même peut être une aide ou des conseils techniques pour la mise en place d’une modération.

    C’est un peu triste à constater, mais un forum, quand il a du succès, a besoin de modération, sinon au mieux il évolue en café du commerce (ou salon de coiffure) et au pire une poubelle géante.

  6. @ Paul

    En utilisant le logiciel whois directement sur le net il est possible de trouver à qui appartient un nom de domaine. J’ai trouvé qui est derrière un lien litigieux récent. Inutile d’en dire plus ici, mais sachez que votre démarche est vraiment la bonne. Je suis à votre disposition pour plus de détail.

    Bien à vous.

  7. D’accord avec Robert. http://forum.bulle-immobiliere.org/ est un forum particulièrement intéressant où les meilleurs billets de Paul sont très souvent cités et discutés. La modération y est parfois arbitraire, mais ça fonctionne. D’ailleurs, si Paul devait être amené à fermer les commentaires sur son blog, ce qui arrivera tôt ou tard – et je le lui souhaite, parce que ça voudra dire que son action est efficace -, j’espère que Paul viendra sur sur Bulle-Immo pour participer aux discussions consacrées à son blog.

  8. L’avantage et l’intérêt d’un blog comme celui-ci, c’est de traiter de sujets qui nous touchent tous. De même, et surtout, les qualités et le professionalisme de son initiateur doit nous incliner à valoriser et « investir » dans le même sens que lui. Et pour qu’il n’y ait pas (ou le moins possible statistiquement parlant) d’écart, de faux pas ou de « réflexions » heureusement rares qui n’ont pas lieu d’être et ne valent pas de commentaires supplémentaires, ce serait de s’associer davantage au sujet-même du billet auquel le commentaire se rapporte. Pour des raisons extérieures, je ne viens sur ce blog que de façon aléatoire, mais compte tenu du gros-temps qui s’accentue actuellement, il faut faire retour, dans toute la mesure du possible aux sujets centraux de ce blog. Par exemple, il y avait le sujet central entre tous du
    – débat sur la monnaie – qui pourrait se prolonger? D’ailleurs, depuis, chaque fois qu’un billet de Paul s’en est approché de nouveau, le nombre de commentaires s’est envolé par rapport au reste du blog

  9. Catherine,
    Vos contre-arguments fatiguent plus que par leur longueur.
    Je pense que l’essentiel a été dit et accepté par la majorité des commentateurs.
    Vous avez aussi la liberté d’aller sur des « endroits » où vos demandes sont mieux respectées.
    Désolé, c’est cru mais je le pense.

  10. Bonjour paul,
    pas de probleme a ne garder que vos analyses.
    Il y aurait une perte indeniable d’info, certains commentaires etant particulierement interessants (je ne lis jamais un billet dans lire dans la foulee les commentaires), mais cela aurait au moins le merite de garder l’essentiel et d’eviter les trolls.
    Merci enormement pour la lumiere crue portee sur larouche, dont je ne connaissait que quelques textes sur la monnaie qui me paraissaient emprunts de bon sens. Je pense que je me mefierai plus dorenavant.
    Merci (encore) pour le blog

  11. bonjour à tous et à paul
    je crois c’est moi qui est mis le feu aux poudres
    j’en suis désolé et je vous présente mes excuses si je vous est bléssé
    et je ne ferez plus de lien sur quoi ce soit
    pour expliquer ma démarche,ayant lu le rapport attali,qui m’a profondemment déçu,je me suis pris au jeu de l’écrire
    aujourd’hui,il existe et s’appelle « V comme VISION » (plus de 350 propositions)
    si çà vous interresse,envoyez-moi un mail à bruno.frandemiche@yahoo.fr
    pour ce travail,j’ai parcouru le web de long en large
    de nombreux sites m’ont servis à façonner mon système (ils sont tous cités)
    en paticuler,ceux de paul,leap,bankser qui m’ont permit d’affiner mon mécanisme (plutot organisme d’ailleurs)
    mais celui qui s’est avéré le plus interressant sur la théorie économique,son diagnostique,ses solutions est celui de larouche et cheminade
    quand aux passés de ces hommes,ce n’est pas mon problème,c’est ce qu’ils ont découverts
    qui est interressant (en 1993,eh oui)
    posez-vous la question : vais-je écouter du wagner ou lire du celine bien que leurs passés sont sulfureux?
    j’ai toujours su faire la différence entre la personne et son oeuvre
    certains me diront « pourquoi n’avoir pas fait un blog »
    j’ai essayé sans succes car ayant une sla avec trachèotomie et gastrostomie,dirigeant mon pc avec les yeux,si le pc se plante,j’ai plus la main et on attend que quelqu’un passe
    je vous remercie d’avance pour votre comprehension
    cordialement
    bruno frandemiche

  12. @ Catherine

    Il faut d’abord prendre conscience, connaître la façon dont fonctionne l’humain

    Eh bien figurez-vous que l’humain n’a que 24 heures par jour. Une fois déduits le sommeil, les déplacements, la préparation des repas et toutes les activités matériellement ou psycho-socialement nécessaires à la survie, il ne reste plus guère que quelques heures, à répartir entre différentes formes de loisir. La lecture du blog de Paul en est une.

    Il y a deux jours, ce blog était devenu une forêt vierge de digressions en tout genre, qui culminait en propagande. Là j’ai pu vous lire. Enfin, un « enfant-loup » a pu vous lire. C’est ça ou rien.

  13. ça fait de nombreuses décennies que les salariés et citoyens européens modérés sont pris entre le feu croisé des extrémistes du libéralisme et ceux de la technocratie européennes.
    Résultat: un sac de nœud inextricable tant au niveau social, financier que politique: faut t’il quitter le navire pour ceux qui peuvent encore le faire?
    Vu le contexte, l’Europe sera probablement la grande perdante de cette crise monumentale.
    Alors les réactions dont Paul Jorion fait référence ne sont pas étonnantes. On assiste à une sorte de débâcle intellectuelle généralisée aussi bien de la part de « haut dirigeants » que de la part du citoyen lambda.

  14. Bonjour à tous et à Paul,

    Cela ne fait pas très longtemps que je prends la parole sur ce blog pourtant j’aimerais exprimer ma tristesse face à l’évolution du « débat » ces derniers jours.

    Je tiens tout d’abord à expliquer pourquoi j’apprécie et fréquente assidûment ce site.

    C’est par curiosité, et parce qu’un peu lasse du manque de travail d’analyse des médias dominants que j’ai visité régulièrement le blog de Paul. j’y ai trouvé une démarche pédagogique, un ton sympathique et surtout une qualité d’analyse rare. En lisant les commentaire j’ai souvent trouvé un complément d’explication, une ouverture vers d’autres questions qui rendaient souvent le débat passionnant.

    Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par la grande cordialité des échanges, la politesse, le respect qui semblait animer les commentateurs.

    Le point que je souhaite souligner, et que je ne retrouve guère ces derniers jours c’est la nécessité d’argumenter lorsque que l’on émet une idée. Je crois que certains citaient Descartes, aussi je reprendrai une de ses maximes : » ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement ».

    Je ne pense pas que le débat gagne en clarté et en intelligibilité s’il ne respecte pas des critères d’argumentation minimum.

    On m’a reproché à mots couverts dans d’autres posts mon pseudo-élitisme intellectuel au prétexte que j’encourageais la rationalité.

    Je crois que l’honnêteté impose de reconnaître qu’il existe une différence entre une analyse argumentée et la simple opinion (c’est d’ailleurs un des fondements du débat philosophique entre Platon et les Sophistes, donc ça ne date pas de ce blog !).

    Pour pousser à l’extrême, je voudrais vous faire part de l’expérience d’une amie qui bossait pour Amnesty International au Mexique : elle était censée organiser des débats pédagogiques dans des villages afin d’éveiller « les consciences » aux problèmes sensibles de la violence, de la torture et du harcèlement. Son public, essentiellement villageois, savait à peine lire et écrire. Pour eux, le concept de torture n’existait même pas, il était tout simplement insaisissable.

    Sur ce blog, bien entendu la situation est incomparable, la plupart des personnes sachant lire et écrire, cependant cela ne signifie pas que chacun possède les outils ou le bagage culturel pour s’exprimer au-delà de la simple opinion et c’est à mon avis ici que se situe le problème.

    Est-ce à dire que seul ceux sachant articuler une pensée peuvent s’exprimer ? Je ne le pense pas et ne le souhaite pas.

    Tout simplement parce que certains posts relèvent plus du témoignage que du débat d’idée mais qu’ils apportent à leur manière un petit supplément d’âme.

    Pour terminer, un très beau texte qui illustre je le crois assez parfaitement la situation de ce blog et plus généralement le débat d’idée contemporain.

    Le contexte : En 1979 BHL ( tiens un intellectuel ouarf, ouarf,ouarf) a publié un livre intitulé « le testament de Dieu », l’ouvrage en question était truffé d’erreurs grossières, d’approximations relevées par l’historien Pierre Vidal-Naquet dans une tribune/critique publiée par le Nouvel Ob’s.

    Cornelius Castoriadis, excédé par le traitement réservé à l’historien décida de publier à son tour un petit rappel à l’ordre à destination des critiques (littéraires) mais aussi concernant le rôle des intellectuels dans le débat d’idées, la transmission des savoirs, la recherche de la vérité.

    Je ne résiste pas à en partager un large extrait avec vous, si cela peut nous inspirer quant à la qualité que nous attentons de notre travail « critique commun », mais peut-être aussi sur les véritables enjeux de ce blog…

    Je vous prie de m’excuser pour la longueur de ce post, mais si c’est le dernier…autant en profiter.

    Excellente fin de journée à tous et toutes.

    « Dans la « République des Lettres », il y a – il y avait avant la montée des imposteurs – des mœurs, des règles et des standards. Si quelqu’un ne les respecte pas, c’est aux autres de le rappeler à l’ordre et de mettre en garde le public. Si cela n’est pas fait, on le sait de longue date, la démagogie incontrôlée conduit à la tyrannie. Elle engendre la destruction – qui progresse devant nos yeux – des normes et des comportements effectifs, publics sociaux que présuppose la recherche en commun de la vérité. Ce dont nous sommes tous responsables, en tant que sujets politiques précisément, ce n’est pas de la vérité intemporelle, transcendantale, des mathématiques ou de la psychanalyse ; si elle existe, celle-ci est soustraite à tout risque. Ce dont nous sommes responsables, c’est de la présence effective de cette vérité dans et pour la société où nous vivons. Et c’est elle que ruinent aussi bien le totalitarisme que l’imposture publicitaire. Ne pas se dresser contre l’imposture, ne pas la dénoncer, c’est se rendre coresponsable de son éventuelle victoire. Plus insidieuse, l’imposture publicitaire n’est pas, à la longue, moins dangereuse que l’imposture totalitaire. Par des moyens différents, l’une et l’autre détruisent l’existence d’un espace public de pensée, de confrontation, de critique réciproque. La distance entre les deux, du reste, n’est pas si grande, et les procédés utilisés sont souvent les mêmes. Dans la réponse de 1’auteur, on retrouve un bon échantillonnage des procédés de la fourberie stalinienne. Pris la main dans le sac, le voleur crie au voleur. Ayant falsifié l’Ancien Testament, il accuse Vidal-Naquet de falsification à ce même propos, et à ce même propos il se refalsifie lui-même (prétendant qu’il n’a pas écrit ce qu’il a écrit et renvoyant à d’autres pages qui n’ont rien à voir). On retrouve aussi les mêmes procédés d’intimidation : voyez-vous, désormais, relever les erreurs et les falsifications d’un auteur relève de la « délation », du « rapport de police », du « caporalisme savant » et des tâches de « procureur ». (Ainsi, Marchais engueule les journalistes : « Messieurs, vous ne savez pas ce qu’est la démocratie. »)

    Ce qui importe n’est pas, évidemment, le cas de la personne, mais la question générale que Vidal-Naquet posait à la fin de sa lettre et que je reformulerai ainsi : sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un « auteur » peut-il se permettre d’écrire n’importe quoi, la « critique » le porter aux nues, le public le suivre docilement – et ceux qui dévoilent l’imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n’avoir aucun écho effectif ?

    Question qui n’est qu’un aspect d’une autre, beaucoup plus vaste : la décomposition et la crise de la société et de la culture contemporaines. Et, bien entendu aussi, de la crise de la démocratie. Car la démocratie n’est possible que là où il y a un ethos démocratique : responsabilité, pudeur, franchise (parrésia), contrôle réciproque et conscience aiguë de ce que les enjeux publics sont aussi nos enjeux personnels à chacun. Et, sans un tel ethos, il ne peut pas y avoir non plus de « République des Lettres » mais seulement des pseudo-vérités administrées par l’État, par le clergé (monothéiste ou non), par les médias.

    Ce processus de destruction accélérée de l’espace public de pensée et de montée de l’imposture exigerait une longue analyse. Ici, je ne peux qu’indiquer et décrire brièvement quelques-unes de ses conditions de possibilité.

    La première concerne les « auteurs » eux-mêmes. Il leur faut être privés du sentiment de responsabilité et de pudeur. La pudeur est, évidemment, vertu sociale et politique : sans pudeur, pas de démocratie. (Dans les Lois, Platon voyait très correctement que la démocratie athénienne avait fait des merveilles aussi longtemps que la pudeur, aidôs, y régnait.) En ces matières, l’absence de pudeur est ipso facto mépris d’autrui et du public. Il faut, en effet, un fantastique mépris de son propre métier, de la vérité certes aussi mais tout autant des lecteurs, pour inventer des faits et des citations. Il faut ce mépris du public au carré pour faire mine, lorsque ces bourdes sont relevées, de retourner l’accusation d’ignorance contre celui qui les a signalées. Et il faut une impudeur sans pareille – ou plutôt que les communistes et les fascistes nous avaient déjà exhibée – pour désigner comme « intellectuel probablement antitotalitaire » (souligné par moi ; le style de l’insinuation, qui pourrait être rétractée si les choses tournaient mal, pue L’Humanité à mille kilomètres) Pierre Vidal-Naquet, qui s’est toujours trouvé, depuis plus de vingt ans, à la première ligne des dénonciateurs du totalitarisme et a combattu la guerre d’Algérie et la torture à une époque où cela, loin de rapporter de confortables droits d’auteur, comportait des risques réels.

    Mais des individus richement pourvus de ces absences de qualités ont existé de tout temps. Généralement, ils faisaient fortune dans d’autres trafics, non dans celui des « idées ». Une autre évolution a été nécessaire, celle précisément qui a fait des « idées » un objet de trafic, des marchandises consommables une saison et que l’on jette (oublie) avec le prochain changement de mode. Cela n’a rien à voir avec une « démocratisation de la culture » pas plus que l’expansion de la télévision ne signifie « démocratisation de l’information », mais très précisément, une désinformation uniformément orientée et administrée.

    Que l’industrie des médias fasse son profit comme elle peut, c’est, dans le système institué, logique : son affaire, c’est les affaires. Qu’elle trouve des scribes sans scrupule pour jouer ce jeu n’est pas étonnant non plus. Mais tout cela a encore une autre condition de possibilité : l’attitude du public. Les « auteurs » et leurs promoteurs fabriquent et vendent de la camelote. Mais le public l’achète – et n’y voit que de la camelote, des fast-foods. Loin de fournir un motif de consolation, cela traduit une dégradation catastrophique, et qui risque de devenir irréversible, de la relation du public à 1’écrit. Plus les gens lisent, moins ils lisent. Ils lisent les livres qu’on leur présente comme « philosophiques » comme ils lisent les romans policiers. En un sens, certes, ils n’ont pas tort. Mais, en un autre sens, ils désapprennent à lire, à réfléchir, à critiquer. Ils se mettent simplement au courant, comme l’écrivait L’Obs il y a quelques semaines, du « débat le plus chic de la saison ».

    Derrière cela, des facteurs historiquement lourds. Corruption des mécanismes mentaux par cinquante ans de mystification totalitaire : des gens qui ont si longtemps accepté l’idée que la terreur stalinienne représentait la forme la plus avancée de la démocratie n’ont pas besoin de grandes contorsions intellectuelles pour avaler l’affirmation que la démocratie athénienne (ou l’autogestion) équivaut au totalitarisme. Mais aussi la crise de l’époque, l’esprit du temps. Minable époque, qui, dans son impuissance à créer ou à reconnaître le nouveau, en est déduite à toujours resucer, remastiquer, recracher, revomir une tradition qu’elle n’est même pas capable de vraiment connaître et de vraiment faire vivre.

    Il faut enfin aussi – à la fois condition et résultat de cette évolution – l’altération et la dégradation essentielle de la fonction traditionnelle de la critique. Il faut que la critique cesse d’être critique et devienne, plus ou moins, partie de l’industrie promotionnelle et publicitaire.

    Il ne s’agit pas ici de la critique de l’art, qui pose d’autres questions ; ni de la critique dans les domaines des sciences exactes, ou des disciplines spécialisées, où jusqu’ici la communauté des chercheurs a su imposer 1’ethos scientifique. Dans ces domaines, du reste, les mystifications sont rares aussi pour une bonne raison : trafiquer les coutumes des Bamilékés ou les décimales de la constante de Planck ne rapporte rien.

    Mais trafiquer les idées générales – à l’intersection des « sciences humaines », de la philosophie et de la pensée politique – commence à rapporter beaucoup, notamment en France. Et c’est ici que la fonction de la critique pouvait et devait être importante, non pas parce qu’elle est facile, mais précisément parce qu’elle est difficile. Devant un auteur qui prétend parler de la totalité de l’histoire humaine et des questions qu’elle soulève, qui et comment peut distinguer s’il s’agit d’un nouveau Platon, Aristote, Montesquieu, Rousseau, Hegel, Marx, Tocqueville – ou d’un faux-monnayeur ?
    Que l’on ne vienne pas me dire que c’est aux lecteurs de juger : c’est évident, et futile. Ni que j’invite la critique à fonctionner comme censure, à faire écran entre les auteurs et le public. Ce serait d’une insigne hypocrisie. Car la critique contemporaine accomplit massivement déjà cette fonction de censure : elle enterre sous le silence tout ce qui n’est pas à la mode et tout ce qui est difficile. Parmi ses plus beaux fleurons de honte, par exemple : elle ne mentionne, fugitivement, Lévinas que depuis que celui-ci, pillé-haché menu, a été utilisé dans la macédoine-Lévy. Et elle impose, pour autant que cela dépend d’elle, les « produits ». À croire les critiques français, on n’a produit dans ce pays depuis trente ans que des chefs-d’oeuvre ; et rien qui soit mauvais ou critiquable. Il y a belle lurette que je n’ai vu un critique critiquer vraiment un auteur. (Je ne parle pas des cas où la critique est obligée de se faire 1’écho de polémiques entre auteurs ; ni des critiques « politiquement » orientées.) Tout ce qui est publié – tout ce dont on parle – est merveilleux. Le résultat serait-il différent s’il y avait une censure préalable et si les critiques écrivaient sur ordre ? L’asservissement commercial-publicitaire ne diffère pas tellement, de ce point de vue, de l’asservissement totalitaire.

    Il y a des standards formels de rigueur, de métier, dont la critique doit exiger le respect, et informer le lecteur si tel n’est pas le cas. Il y a un compte rendu du contenu des ouvrages, aussi honnête et fidèle que possible, à faire (pourquoi le Times Literary Supplement ou la New York Review of Books peuvent-ils le faire et les critiques français non ?). Et il y a un jugement sur le fond que le critique doit risquer et qu’il risque quoi qu’il fasse. Quoi qu’ils fassent, les critiques français qui ont porté aux nues toutes ces années les vedettes successives de l’idéologie française resteront à jamais devant l’histoire avec leur bonnet d’âne.

    Le respect des standards formels de rigueur n’est pas une question « formelle ». Le critique doit me dire si l’auteur invente des faits et des citations, soit gratuitement, ce qui crée une présomption d’ignorance et d’irresponsabilité, soit pour les besoins de sa cause, ce qui crée une présomption de malhonnêteté intellectuelle. Faire cela, ce n’est pas être un cuistre, mais faire son travail. Ne pas le faire, c’est abuser son public et voler son salaire. Le critique est chargé d’une fonction publique, sociale et démocratique, de contrôle et d’éducation. Vous êtes libre d’écrire et de publier n’importe quoi ; mais si vous plagiez Saint-John Perse, sachez que cela sera dit haut et fort. Fonction d’éducation des futurs auteurs et des lecteurs, d’autant plus vitale aujourd’hui que l’éducation scolaire et universitaire se dégrade constamment.

    Pour deux raisons, le respect de ces standards est important. D’abord parce qu’il montre si l’auteur est capable ou pas de se soumettre à certaines lois, de s’autodiscipliner, sans contrainte matérielle ou extérieure. Aucune nécessité logique, ici : dans l’abstrait, on peut concevoir qu’un auteur génial maltraite au possible les faits et les citations. Mais, par un de ces mystères de la vie de l’esprit – visiblement impénétrables pour les génies-Darty –, on n’en connaît guère d’exemple. Il se trouve que les grands créateurs ont toujours aussi été des artisans acharnés. Que Michel-Ange allait surveiller lui-même l’extraction de ses marbres dans les carrières. Que, lorsqu’un savant archéologue a voulu dénoncer des « inexactitudes » dans Salammbô – roman, non pas ouvrage historique –, Flaubert a pu lui démontrer qu’il connaissait l’archéologie punique et romaine mieux que lui.

    Mais aussi parce qu’il n’y a pas d’abîme séparant le « formel » et le « substantiel ». Si les critiques avaient tiqué sur le désormais célèbre auteur Hali-baba-carnasse, ils auraient facilement découvert, de fil en aiguille, que 1’« auteur » tire son « érudition éblouissante » du Bailly (excellent dictionnaire pour les terminales des lycées, mais pas pour une enquête sur la culture grecque) et que les âneries qu’il raconte sur l’absence de « conscience » en Grèce tombent déjà devant cette phrase de Ménandre : « Pour les mortels, la conscience est dieu. » S’ils avaient tiqué devant la « mise à mort du Dieu » par Robespierre, ils auraient peut-être plus facilement vu ce qui est gros comme une maison : que 1’« auteur » falsifie les faits pour lier athéisme et Terreur, et brouiller l’évidence historique massive montrant que les « monothéismes » ont été, infiniment plus que les autres croyances, sources de guerres saintes, d’extermination des allodoxes, complices des pouvoirs les plus oppressifs ; et qu’ils ont, dans deux cas et demi sur trois, explicitement réclamé ou essayé d’imposer la confusion du religieux et du politique.

    Si la critique continue à abdiquer sa fonction, les autres intellectuels et écrivains auront le devoir de la remplacer. Cette tâche devient maintenant une tâche éthique et politique. Que cette camelote doive passer de mode, c’est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée. Mais le système dans et par lequel il y a ces camelotes doit être combattu dans chacune de ses manifestations. Nous avons à lutter pour la préservation d’un authentique espace public de pensée contre les pouvoirs de l’État, mais aussi contre le bluff, la démagogie et la prostitution de l’esprit. »

    Cornelius Castoriadis

  15. d’ailleurs depuis un siécle à chaque grosse crise: l’Europe et la France en ressorte avec un bras ou une jambe en moins:-14-18, 39-45,, crise de 73, et maintenant 2008
    Les USA s’en sorte à chaque fois assez bien, voir même trés bien.
    Alors maintenant avec la Chine et autre dictatures pétroliéres qui entre dans la danse, ça va pas être une sinécure.
    Sarko et Woerth risque de se retrouver un peu seul pour porter l’étendard tricolore face à un tel déferlement de puissance (à moins qu’ils soit les premiers à quitter le rafiot)
    .
    Le plus drôle dans cette affaire c’est que ceux qui ont participé activement au délabrement et à l’affaiblissement de l’Etat pense aujourd’hui que l’ETAT est suffisamment puissant pour affronter une crise aussi phénoménale et dévastatrice. Quand on voit la désorganisation des structures étatiques actuellement, ils peuvent toujours rêver. Ils sont marrant ces politiciens, non! Heureusement qu’ils savent encore prélever l’impôt sur les classes moyennes: c’est leur dernière compétence avérée.

  16. Je regretterais la disparition de ce blog que je lis tous les jours ; que je relis parfois sur les questions les plus techniques et les plus novatrices (création monétaire, etc…)
    Je ne connais ce LAROUCHE. Je n’ai pas lu les différentes réactions à ce qu’en dit Paul Jorion. Tant pis donc mais ce blog est celui de Paul Jorion. Fouin de philosophie à deux balles : Paul Jorion doit rester maître chez lui et faire le ménage. Il n’a pas à se laisser polluer de façon outrageuse. La censure (il faut l’appeler par son nom) est ici salutaire. Nous avons le droit de savoir mais nous pouvons aussi préférer ne pas.
    Je ne laisse à ma porte ouverte à tous les vents. Je suis hospitalier mais je vire les parasites.

  17. Je comprends très bien que Paul ne puisse pas, tous les matins lorsqu’il se lève à Los Angeles, lire tous les commentaires (je n’arrive même plus à les lire moi-même, ce que je faisais il y a quelques mois… mais je suis obligé maintenant de sélectionner les billets qui m’intéressent.)

    Je voudrais suggérer une « méthode » à Paul …
    C’est qu’il nomme 2, 5, ou 10 intervenants habituels de ce blog en qui il a confiance (et qui accepteraient évidemment cette « mission » ) en leur demandant de simplement lui signaler (et pas besoin de faire une tartine) les commentaires qui leur semblent soit hors sujet, soit « litigieux », soit mal formatés, soit publicitaires (etc) … Paul n’aurait qu’à regarder ceux ci les jours où il n’a pas le temps de tout lire et décider ce qu’il en fait, y compris supprimer ceux qu’il souhaite , car après tout, c’est son blog.

  18. Je crois que la crise s’exerce dans tous les domaines sur la planète, c’est un appel à la responsabilisation de chaque individu, à sa croissance et à sa conscience.

    Pourquoi Paul est-il devant ce choix difficile ? Notre liberté s’arrête là où commence celle des autres … et ils sont
    nombreux. Comment s’y prendre pour que chacun intègre personnellement cette notion de limite pour le bien de tous ?

    Des échanges fructueux devraient s’arrêter parce que nous ne savons pas nous réguler … ?

  19. Personnellement, je lis ce blog pour le regard de Paul Jorion sur les problèmes actuels.
    les commentaires y sont parfois interessants mais beaucoup moins ,à mon avis, depuis que la crise est entrée dans sa phase médiatiquement visible (septembre 2008) et que le blog connait un succés au niveau du nombre de visiteurs -je suis moi même un nouveau lecteur de ce blog-
    Ayant lu la quasi totalité des articles de Paul sur les subprimes en remontant dans le temps (dans le blog), il me semble que les commentaires étaient plus factuels, et contribuaient à éclairer et decoder la crise.
    les avis étaient plus orientés sur comment éviter ou amoindrir les effets de la crise, ou qu’est ce qui se cachait derrière telle ou telle nouvelle.
    Aujourd’hui, on a beaucoup plus de refaiseurs de monde, qui s’ils ne sont pas sans intérêt ne me semblent toutefois pas dans ce que j’avais perçu de « l’esprit » de ce blog.
    on peut avoir l’impression d’assister, d’une certaine manière, à de la « récupération » de ce blog pour effectivement servir des propagandes.
    Si celles-ci ne sont pas – ou pas toujours- plus blâmables sur le fond que d’autres, elles n’en restent pas moins blâmables sur le procédé,à mon avis.
    pour finir, je continuerai à lire ce blog pour les avis de Paul Jorion avec ou sans commentaire et si, à moment donné, je ne trouve plus mon compte à le lire, j’arrêterai.

  20. Merci à Ghostdog.
    Cornélius, ce pur esprit, donne mille raisons de vouloir être un homme vivant.
    J’ai toujours hâte de découvrir de nouvelles pages de lui.
    Grand bonhomme… Merci :o)
    Étienne.

  21. @ Gostdog

    Je crois que certains citaient Descartes, aussi je reprendrai une de ses maximes :”ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement”

    Il me semble que c’est de Boileau…
    Mais ce n’est pas bien grave, je l’attribuais moi-même à Talleyrand en confondant avec « Ce qui va sans le dire va encore mieux en le disant.»
    Je fais court, pour équilibrer 😉

  22. @ Paul

    1. À propos des hedge funds, bravo, vous avez encore une fois eu raison, avec seulement deux jours de retard. Dès vendredi dernier, la Toile bruissait de leur déconfiture. Un « expert » indiquait aujourd’hui qu’à son avis 25 % d’entre eux allaient disparaître. Dans ces conditions, il me paraît légitime d’anticiper que LA MOITIÉ (au moins) des hedge funds vont sombrer… 🙂

    2. Aujourd’hui, alors que la bourse de Wall Street a fini en légère hausse et que celle de Londres restait stable, partout ailleurs c’était l’effondrement, tout spécialement en Asie. (Je mets à part le cas de Francfort, sauvé par le cours de Volkswagen.) À votre avis, comment s’explique cette diversité ?

    3. J’espère que vous pourrez éviter d’interdire les commentaires. Mais si c’est la seule solution, n’hésitez pas. Je signale au passage que le site Arrêts Sur Image élimine systématiquement les posts consacrés au 11/09/01 (ainsi, naturellement, que ceux qui leur répondent).

  23. Bonjour à tous, et Bonjour Paul.

    Il y a à peine 2 semaines, vous avez publier ce billet très élogieux envers les commentateurs de votre blog : Vous. Probablement avez vous vu surgir depuis une autre catégorie que celles mentionnées dans ce post. J’ai moi même été un peu déçu de voir la tournure que prenaient les choses. Mais finalement, le cerveau collectif comme vous l’appelez, à juste titre je pense, a finit par tourner les choses à son avantage en lançant le débat fort intéressant sur la liberté d’expression et la censure. (Un peu timide cependant, les intervenants ayant peut-être peur de voir tout partir en sucette). Vous avez ainsi la chance de tenir un des rares blogs au sein duquel les commentaires sont d’un niveau construits, évolués, prenant même parfois la forme d’argumentations très complètes. Il serait je pense fort dommageable de les stopper. Au demeurant, vous faite bien ce que vous voulez, et je continuerai à vous lire dans tous les cas, mais je me permet ici de présenter ma vision des choses :

    Il est parfaitement normal qu’avec un nombre croissant de visiteurs, on en arrive à des abus, et que certains débats féconds se transforment en disputes stériles. Comme le rappelle très justement Monique, ‘Notre liberté s’arrête là où commence celle des autres’. Pour gérer ces conflits d’intérêts au sein de la société, on a créé des lois. De manière analogue, pourquoi ne mettriez vous pas en place une charte d’utilisation de votre blog (comme pour n’importe qu’elle forum) ? Celle-ci pourrait constituer un cadre général pour signifier au lecteur ce qui est considéré comme acceptable et ce qui ne l’est pas. Un aspect me semble essentiel. Il pourrait prendre la forme d’un article qui ressemblerait en schématisant à :

    1/ Il est fortement déconseillé de qualifier un autre commentateur de débile profond, même si on en a très très envi. (traduction : le débat, aussi passionné soit-il, doit garder un minimum de courtoisie, sans quoi ce n’est plus un débat mais une dispute).

    On peut envisager d’interdire l’usage de ce blog comme plateforme de soutien à un partie ou a un groupuscule politique. Après c’est vous qui voyez 🙂 Moi je n’ai pas d’opinion particulière en la matière.

    Je ne suis pas dupe : Concrètement, cela ne sert à strictement à rien. Mais ça pose un cadre qui permet de distinguer la censure du non respect des règles d’utilisations en vigueur. Ainsi les choses sont claires dès le départ.

    Comme vous ne pouvez pas tout lire, ni jouer à la police, la solution de nommer des modérateurs, comme cela se fait sur des forums me semble envisageable. Je suis d’un naturel plutôt confiant en la nature humaine : J’ai bonne espoir que le fait de devoir supprimer un commentaire n’arrivera pas souvent.

    Bonne chance en tout cas.

  24. @ Gostdog
    Merveilleux cornelius castoriadis.
    Je l’ai réécouté récemment sur le site de « Là bas si j’y suis », (lorsqu’il a été interviewé par Daniel Mermet).

  25. Pour ma part, je suis d’accord pour dire que le bruit sur ce site a dépassé le niveau de signal audible. Pour moi qui ai fait l’électronique, c’est le signe qu’il faut placer un filtre, sous peine de ne plus rien entendre du tout.
    Je crois que la plupart des discussions qui ont lieu sur ce blog pourraient avoir lieu ailleurs, sans que l’auteur ait trop à se soucier de ce qu’il s’y dit. C’est d’ailleurs le cas un peu partout sur la toile: il suffit de taper « Paul Jorion » dans votre moteur de recherche pour y trouver quelques sites qui débattent des vues de l’auteur.
    Je trouve que les vues et critiques de l’auteur sur la période actuelle sont trop précieuses pour être perdues, et je suis donc prêt à sacrifier les deux maigres commentaires que j’ai fait sur ce blog depuis le début pour continuer à avoir le plaisir de lire les analyses qu’il fournit, quitte à aller faire entendre ma voix ailleurs.
    La seule chose à ne pas perdre de vue, c’est à mon sens celle-ci: le grand remue-méninge d’idées qui a lieu laisse peu de monde indifférent: il questionne, il répond souvent aussi, et invite tout le monde à se poser davantage encore de questions. Il propose même quelques solutions pour un monde nouveau et meilleur si possible, et donc, pour moi, il doit vivre. Et longue vie à lui…

  26. J’ai personnellement une responsabilité puisque je suis responsable du contenu de ce que j’héberge sur les serveurs et à ce titre, entre autres, le blog de Paul.

    La limite d’expression sur ce blog reste ce qui est respectueux ! Je dois donc m’opposer à ce qui peut ressembler à de la diffamation. Comme c’est en France et que Paul est aux Etats-Unis, il faut que vos discussions demeurent dans le cadre de ce qui est admissible légalement. La diffamation n’est pas autorisée et cela par la loi, indépendamment de mon avis ou de celui de Paul, dont je sais qu’il n’a pas l’esprit à une quelconque censure. Empêcher les commentaires répréhensibles ne relève pas de la censure mais des lois qui sont faites pour être respectées par tous. Elles constituent sur ce blog une limite infranchissable. Il n’existe pas de liberté de transgresser les lois.

  27. Bonjour,
    Je n’ai aucun bac ou autre mais je lis votre site régulièrement, il ouvre justement l’esprit par rapport à des sites comme progres et solidarités. Je crois que vs ètes très utile et essentiel à des gens comme moi le peuple, j’ai passé votre site à tous mes ami(e)s, vous appelant mon ami. Alors pour moi que vs délaissiez les commentaires je m’en fous ce qui est important c’est de vous lire.. et MERCI !

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