Rions un peu – Les banquiers (II)

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

L’opinion publique américaine – et le Président lui-même – commencent à s’énerver sérieusement du fait que les dirigeants d’AIG qui ont perdu plus de 100 milliards de dollars pour leur firme méritent cependant 450 millions de dollars en primes PPC (= « payé par le contribuable »). L’argument selon lequel, sans ça, ces dirigeants passeraient à la concurrence ne convainc pas l’homme de la rue : « Ne serait-ce pas la meilleure chose qu’une firme puisse espérer, que de tels incapables soient débauchés par la concurrence ? », s’interroge-t-il. C’est que Monsieur-tout-le-monde mélange tout : le fait de gagner de l’argent et celui d’être indispensable. Ce n’est pas parce que ces dirigeants ont eu un peu de malchance ces temps derniers qu’ils ont cessé d’être indispensables et du coup, aimés par leur direction.

Quoi qu’il en soit, les esprits s’échauffent quelque peu autour de ces primes PPC. Les banquiers ne se découragent cependant pas pour autant et le Wall Street Journal d’aujourd’hui rapporte que des équipes d’avocats (PPC) travaillent ferme en ce moment chez des éclopés notoires comme Citigroup (45 milliards $ PPC) et Morgan Stanley (10 milliards $ PPC) à mettre au point des formules qui permettent d’augmenter aisément les… salaires (PPC). Les dirigeants de Wells Fargo (25 milliards $ PPC) de leur côté se sont déjà accordés de telles augmentations : les mesures ont précédé les injonctions relative aux bonus, déclare-t-on à la firme.

On aimerait voir la tête du Président Obama quand il apprendra ça ! Ces banquiers vont décidément lui donner du fil à retordre ! Sacrés lascars !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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54 réflexions sur « Rions un peu – Les banquiers (II) »

  1. A une époque, ce genre de problème se réglait avec du goudron et des plumes (au mieux).

    Bon, c’était avant les hordes d’avocats (PPC ou pas). Aujourd’hui, ils seraient capable de se faire rembourser le coût des plumes et du goudron.

    Arf !

    Zgur

  2. Rions jaune. Etes-vous sûr que ce sont des humains ?

    Je ne sais pas pourquoi tout cela me fait penser à « La liste de Schindler » lorsque le personnage principal réalise que s’il avait fait des choix différents, il aurait pu sauver encore plus de personnes. Belle conscience cet homme là.

  3. Il y eut un temps où le but d’une entreprise était ce quelle produisait. Aujourd’hui ce n’est plus sa fin, son seul rôle est de redistribuer l’argent. De là beaucoup vendraient leur mère si cela leur rapportait de l’argent qui est devenu la seule fin en soi.

  4. Ce qui énerve plus que tout les citoyens américains c’est surtout que leurs impots aillent en partie dans les poches des banques européennes.
    http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2009/03/17/MNR516GA5N.DTL

    Et d’ailleurs la guerre économique est déclarée entre Merckel et Obama.
    http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,613582,00.html

    L’Europe reste sur une politique de rigueur inflexible, on verra rapidement si c’est la stratégie la plus adaptée à cette crise systémique.

  5. @Alexis: les prévisions du GEAB sont annoncées depuis tellement d’années quelles deviennent un peu douteuses.
    Moi ce qui m’interesse ce sont les faits et la réalités c’est que la crise systémique n’est pas évaluée à sa juste valeur par les dirigeants européens (cf les prévisions encore une fois peu crédibles de Mme Lagarde).

    Je rappel au passage que toutes les prévisons économiques de Mme Lagarde se sont avérées erronées malgrés les nombreux avis contradictoires et rectificatifs de l’INSEE.

  6. A cause des risques pris par ces banquiers, l’etat est obligé de sauver leur entreprise. si ils avais pris moins de risques, leur boite aurais simplement coulé. ils sont donc recompensé pour avoir attiré le bateau de sauvetage de leur propre nauvrage…

    a la prochaine crise, les banques ne seront pas sauvés, et on auras droit au bank rush etc etc …

  7. @ Bob : je suis bien d’accord pour ce qui concerne le GEAB, mais l’analyse faite dans l’article est assez pertinente sur la vision qu’ont les étasuniens de l’Europe, on peut douter de même de l’article de Bloomberg, diviser pour régner n’est pas nouveau.
    Néanmoins, merci pour les liens, je vais aller m’y instruire !

  8. Le renflouement des banques avec l’argent du contribuable est tout simplement le plus grand hold-up de l’histoire, opéré par les banques elles-mêmes. J’espère qu’après ça, on ne va plus nous emmerder avec des petits braquages de province ou des attaques de fourgons.

    Dans son livre « La sorcellerie capitaliste », la philosophe Isabelle Stengers explique que la capitalisme ne peut pas développer sans recourir un système rhétorique qui empêche littéralement les gens de penser les situations qu’ils vivent. Elle appelle ça « Les alternatives infernales. Un exemple d’alternative infernale: celle qui est imposée aux travailleurs d’une entreprise auxquels on s’adresse en ces termes « Ou vous acceptez de baisser vos salaires ou nous serons contraints de délocaliser ». Le renflouement des banques participe également d’une alternative infernale, adressée par l’Etat aux citoyens: « Ou nous secourons les banques (même si celles-ci sont responsables de la situation qu’elles ont créée), ou le système financier tout entier s’effondre, et nous allons tous en payer les conséquences ». Le post de Paul évoque autre alternative infernale, cette fois-ci dans le chef des banques ou de l’assureur AIG: « Ou nous payons de gros salaires à nos meilleurs éléments, même si ceux-ci ont été responsables de pertes considérables, ou nous sommes contraints de les laisser partir à la concurrence, ce qui nous affaiblit et nous rend moins aptes à rembourser nos dettes à l’Etat, c’est-à-dire vous ».

    Isabelle Stengers pose la question suivante: comment apprendre à nous désenvoûter de toutes ces alternatives infernales qui nous sont imposées et paralysent notre pensée et notre action?

  9. est ce que le plus simple n’aurait pas été de faire un tour de passe-passe administratif, du style faillite-résurrection?
    En mettant la boite en faillite, on lui évite d’assumer tous ses contrats et en en ressuscitant une nouvelle boîte qui reprendrait les actifs mais aussi une bonne partie du passif, on évite le big-bang et l’effet domino. Entre temps, on n’honore plus les contrats véreux passés avec les traders car la nouvelle boite ne reprend pas ce genre de contrats. Pas très moral mais vu le monde de la finance, un peu plus ou un peu moins…

  10. « Même les voleurs de grand chemin ont disparu : les uns, habitués au plein air, exercent la profession de pickpockets sur les champs de course ; les autres se sont adonnés à la haute banque. »
    [Alphonse Allais]

  11. Il reve de politique pour etre un gangster moderne…

    gangster moderne, c’est juste ajouter quelques zéro.

    On change pas une horde de pillards en gentils samaritin en 2 siècles, faut un peu plus de temps je penses et le temps c’est de… l’or en barre plein les coffres.

  12. Sur cette page !
    Quel défoulement !
    J’ai ri ! … j’ai ri !

    Mes yeux encore humides !
    Mes joues toujours fendues !

    Merci à tous

  13. @ AuVieuxCopainMichel

    Isabelle Stengers pose la question suivante: comment apprendre à nous désenvoûter de toutes ces alternatives infernales qui nous sont imposées et paralysent notre pensée et notre action ?

    La réponse est
    stratégique,
    aussi vitale que l’air et l’eau !

    La Réponse ?
    Ne serait-ce pas
    (1) des billets périodiques
    avec
    (2) dans le prolongement un NovlangueGlossaire

    plan social remplace licenciements massifs

    Responsable déontologie remplace en charge des FCE
    [Frais Commerciaux Extérieurs (assurés par la Coface) :
    corruption, bakchihs, lobbying, marchés truqués, entes illicites, etc.]

    RSE, Responsabilité Sociale d’Entreprise, la transparence, remplace
    la guerre secrète pour le contrôle de la représentation de la réalité (ce que certains appellent parfois — à tort — la vérité)
    Nikademus [14 mars billet 2294] 2294
    a surement de bonnes preconisations à ce sujet.

    A Orléans, ville transformée en laboratoire sécuritaire,
    Florent Montillot, adjoint UMP à la sécurité — très fier de lui

    Je connais l’identité des gens filmés, mais attention, ce n’est pas pas de la video-surveillance,
    c’est de la video-protection

    Aus Usa (Washington ? NY ?) Frank Luntz
    responsable d’un « Atelier Sémantique » au service du Parti Républicain,
    mena bataille (gagnée) pour imposer aux Nations Unies de remplacer,
    dans les documents officiels,
    le terme « réchauffement climatique » par celui de « changement climatique« ,
    dixit (dans un memo) « moins effrayant » [Ref. The New Statesman, 20 fevrier 2006]

    Paul Moreira dans son livre « Les Nouvelles Censures » [Robert Laffont]

    L’inversion de sens
    est le marqueur presque chimique
    d’une communication moder, fluide et réussie »

    L’obligation actuelle des commanditaires de LaBrochette G20 :
    Ppréserver au monde son ordre discret et harmonieux
    Moreira

    Lorsqu’on parvient à déjouer les effets de diversion, de « communication »,
    à examiner ce qui demeure « hors champ », on découvre alors la feuille de route du système :
    laisser dans l’ombre les agendas cachés, dissimuler une momination illicite,
    rhabiller un crime de guerre en légitime défense, etc.

  14. Une chose est sûre: plus ça va, moins ça change. A part quelques mesures cosmétiques, la crise n’a pas provoqué un changement profond des mentalités. Tout ce délire financier va bientôt recommencer comme aux plus belles heures. L’appât du gain est plus fort que tout. J’en veux pour preuve le cas de Dr Doom, à savoir l’économiste Nouriel Roubini, l’un de ceux qui ont déclenché la sonnette d’alarme. On apprend avec une certaine surprise que cet économiste a investi dans des fonds d’indices et qui plus, est, à la hausse, alors qu’il ne cesse d’annoncer une chute des bourses. Sa stratégie financière personnelle serait donc l’exact contraire de ce qu’il clame un peu partout. Bref, il dit une chose et fait le contraire. Les observateurs sont également étonnés que ce professeur, devenu célèbre grâce à la crise, se soit transformé en prédicateur financier, voire en conseiller financier. Ne serait-il pas lui aussi, en train de tout confondre ?

    http://finance.yahoo.com/tech-ticker/article/208703/Roubini-Says-Rally-Is-a-%22Dead-Cat-Bounce%22?tickers=^dji,^gspc

  15. Il est tout à fait clair que les banques ne remplissent plus leur rôle d’intermédiation : elles ont, à quelques exceptions près, pris le parti des investisseurs et ou entrepreneurs quand ceux-ci sont eux-mêmes détenteurs d’importants actifs financiers ou qu’ils dépendent des investisseurs-actionnaires pour leurs rémunérations et revenus.

    Elles sont devenues des machines à faire de l’argent au profit de quelques uns et ce en toute légalité, des hordes d’avocats
    étant déjà la manoeuvre pour contrer toutes les mesures et autres velléités de changement de nos timides gouvernants.

    Ce ne sont donc pas quelques nouvelles lois qui changeront la donne. Bref, la constitution pour l’économie — dont l’adoption traduirait un nouveau contrat social — est la seule vraie alternative. Mais je vois déjà l’objection : non, une constitution, tout comme les lois et règlements, cela peut se contourner. Et tout recommencera comme avant.

    A ceux là je réponds deux choses :

    1. Cela n’est vrai que si la dite constitution ne traduit pas des aspirations à un profond changement. Or, si une telle constitution était adopté, ce ne sera pas du fait de la seule « bonne volonté » des gouvernants et encore moins des banquiers, mais bien parce que les peuples et-ou les évènements les y auront contraints.

    2. Cela n’est vrai que si le contenu de cette constitution entérine des réformes faites en marge du système. Ce qui serait une constitution faux-nez. Or l’interdiction des paris sur les prix n’est pas une petite mesure, elle touche au coeur même du système actuel. Il s’en suivrait des conséquences incalculables dans les sphères économiques et financières. Dégagés enfin des alternatives infernales dont parle Ton vieux copain Michel (que je salut au passage pour son retour !), nous pourrions alors nous atteler à des tâches autrement plus intéressantes et constructives : comment, où, quand et pour quelle finalité, produire ?

    En conclusion : il ne faut pas voir cette constitution comme un simple dispositif juridique extérieur à la société, mais quelque chose qui la (re) constitue, au sens propre du terme. Toute constitution doit être entendue comme étant la fois l’aboutissement d’un processus et l’origine d’une nouvelle configuration économique et sociale. Une constitution est constitutive d’une nouvelle société ou économie, aussi bien en amont, à cause du nouveau rapport de forces sociales qu’elle stabilise, qu’en aval, en offrant une nouvelle règle du jeu claire pour tout le monde. Les acteurs sociaux s’y conformant impriment alors de nouvelles dispositions et donc de nouvelles pratiques économiques et sociales alors naturellement associées, centrées sur de nouvelles valeurs.

  16. Ton vieux copain Michel : il peut y avoir deux explications (au moins):

    – la nouvelle est fausse et Roubini n’a pas investi en bourse ou n’a pas investi à la hausse
    – la nouvelle est vraie et Roubini investi en bourse à l’inverse de ce qu’il prédit pour se couvrir. Ainsi, si ses prédictions sont fausses, il se grille professionnellement mais gagne en bourse de quoi compenser une perte de revenus professionnels. Et si ses prédictions sont vraies, ce sera une petite perte par rapport à ses gains professionnels vu qu’il continuera à être écouté et à faire du conseil payant.

    En tout état de cause, Roubini court après le fric, c’est clair et cela se voit au premier coup d’oeil. D’ailleurs qu’attendre de quelqu’un participant au forum de Davos?

  17. @ Ton vieux copain Michel


    Actualité : la fermeture de l’usine Continental de Clairoix où les salariés avaient accepté, il y quelques mois, de repasser à 40h payées 35 pour sauver leur emploi.
    Bel exemple d’alternative infernale.

  18. désolé pour la mise en caractères gras, je ne pensais que changer le sous-titre qui lui a disparu . Étude de cas

  19. @Bob ! [14:05] Très bien !
    Apès avoir bien ri, j’en souris encore
    … Henri VIII, roi de 1509 à 1547, ne portait-il un truc un peu comme ça ?
    avec des fils d’or entrelaçant des petites pierres precieuses ou des perles

  20. @ Pierre-Yves D [13:29]

    Existerait-il — dans ce secteur — un (des) draft(s) de « nouveau contrat social »
    et/ou de « constitution de l’économie »
    se plaçant en amont ou en aval de xxx (de quoi ? de qui ?)
    régulé par quoi et qui ? … inspecté par quoi et qui ?

  21. Dans le cas du présent billet, et selon « l’aternative infernale » de Stengers dont nous à parlé plus haut ton vieux copain michel:

    1 – la moral
    2 – le droit
    3 – le temps

    Ou comment l’impact de la morale changeante au cours du temps et des évènements, se trouve en rivalité à l’instant présent avec un contrat signé et couvert par la loi et le droit dans le passé.

    Un hypothétique changement du droit sera t il pour autant rétroactif ?

    Encore une fois qui doit être montré du doigt ?

    Celui qui a signé le contrat qu’on lui a proposé ? ceux qui ont proposé le contrat ? ou ceux qui ont créé l’environnement dans lequel le dit contrat peut exister ?

  22. Si ça se trouve ne pas payer les primes c’est s’exposer à des procès perdus d’avance et devoir payer en plus des indemnités….

    Sinon pour pour mon message ci dessus à la fin je ne cherche pas de bouc émissaire ni de vrai coupable.

    A force de tourner en rond sur le tas d’argent à se montrer du doigt peut être faut il penser à désigner le tas d’argent.

  23. @ Le Clown Blanc

    La dite constitution serait tout à la fois constituée — par le peuple et sa pression irrésistible sur les gouvernants, et ou à cause d’évènement tels qu’ils obligeraient les décideurs à changer de fusil d’épaule devant l’absence d’issue de secours pour eux-mêmes, et constituante d’une nouvelle donne sociale, économique, éthique. C’est en ce sens que je parlais d’amont et d’aval.

    Evidemment nous ne sommes plus ici dans le registre de la science exacte, mais au carrefour du politique et de l’économique, via l’éthos. L’erreur que beaucoup font ici c’est de penser que c’est une solution technique à un problème technique.
    Elle a des implications techniques évidentes, puisque c’est tout un pan de la finance qui se voit mis hors la loi, mais elle dépasse de loin ce cadre limité.
    Quant à votre question, du qui quand quoi pour moi elle n’a pas d’objet car comme il me semble l’avoir indiqué plus haut, l’adoption d’une constitution pour l’économie serait en soi le signe évident que la donne aurait changée. L’interdiction des paris sur les prix est une règle totalement inédite. Son adoption frapperait les esprits et montrerait en elle-même que les esprits ont déjà évolué si elle était adoptée.

    Maintenant, c’est à moi, à vous, à nous tous, de trouver les moyens, les stratégies adéquates, qui permettront que l’on s’achemine vers son adoption. Et le premier pas décisif, c’est d’abord de considérer que la Constitution pour l’économie c’est une partie de la solution et non pas un problème de plus. Elle n’est pas la solution unique à tous nos problèmes, et il se peut même que par d’autres voies nous puissions nous acheminer vers un autre modèle économique, mais l’écarter d’emblée c’est se refuser une possibilité. Non ?

  24. Ne pourrait on pas expérimenter une telle mesure sur un état européen en difficulté et volontaire pendant une durree suffisante. Un petit pays volontaire pourrait être un bon candidat, serait assisté par les autres pour financer l’ expérience de « evaluation des flux financiers sous contrainte de la règle d’ interdiction de paris sur les prix » .

  25. @Paul:
    Qu’est que c’est marrant de voir l’administration US se farcir ces « petites fiottes » de financiers verreux.
    Ca risque pas de se réaliser en Europe se genre de baston.
    Y’a que les costaux qui savent faire ça. Les Américains c’est du lourd.

  26. @ Pierre-Yves D
    Je vous remercie pour votre complément explicatif, très aimable.
    A ce stade, je ne suis pas en mesure d’en comprendre deux lignes sur trois
    Il est probable que vous m’ayez lu trop vite ou que vous pensiez à autre chose en même temps.

    Existerait-il un (des) draft(s) …

    Où sont les textes à lire ? Quels sont les URL ?

    @Bob
    Etes-vous bien sûr qu’il s’agisse de cela ? J’en doute beaucoup
    (pour ne pas dire que je n’y crois pas du tout)
    Je vous invite à remonter plus haut — à 12:55 —
    au propos d’Auguste (l’impertinent, pas l’ami de Mécène)
    Ne serait-on pas en pleine « comm.. » ? … simulacre.

    Au cas où votre doute serait encore faible,
    je vous invite à méditer — le temps nécessaire —
    la situation politico-bancaire US, transfrontière
    qu’éclairait Auguste le 16 mars à 18::31 (jusqu’à 18:49)
    dans le billet « Des peines à leur juste valeur » (François Leclerc)


    http://www.pauljorion.com/blog/?p=2315#comment-19682

    Au cas l’administration US se farcirait … lalala … véreux
    ce ne serait pas « ces » (…) financiers vereux,
    mais simplement quelques uns, pas choisis par hasard.

  27. Parfois, on n’a plus envie de rire des banquiers, mais plutôt de se poser de puissantes questions sur la nature humaine…..sur cette quête désespérée de la raison même de l’existence de l’homme.

    « Être homme, c’est tendre à être dieu… » quel est donc ce dieux de destruction dont parle Sartre?

  28. @ Le Clown Blanc

    je retire le « sans objet » qui était de trop, mon intention n’était pas de vous atteindre, j’ai trop de considération pour vous ainsi que pour tous ceux qui débattent sur ce blog quand bien mêmes les opinions divergent, ce qui est l’essence même du débat.

    Mon agacement vient seulement de mon étonnement du fait que cette idée de constitution pour l’économie ne soit pas mieux comprise par ceux-là mêmes qui voudraient que les choses changent.

    Si je n’ai pas répondu à votre question concernant le « draft » en bon français : « ébauche » d’une constitution pour l’économie, c’est que la réponse me semblait évidente, et connue de vous, puisque c’est Paul Jorion, l’auteur de ce blog qui en a été l’inventeur. L’origine en est un article qu’il publia dans le journal Le Monde le 4 septembre 2007, et qui s’intitulait : « L’économie a besoin d’une authentique constitution« . Paul en a fait l’objet de plusieurs de ses billets notamment en l’abordant sous un angle anthropologique. Et un débat s’en est suivi.

    Mon commentaire évidemment se référait à l’idée de Paul, mais mon argumentation visait surtout, en l’espèce, à montrer en quoi cette idée est une bonne idée, une idée opportune, dans la mesure où, une constitution est un acte fort, lourd d’implications politiques et sociales. Je ne me suis pas appesanti sur son contenu, même si j’ai évoqué l’interdiction des paris sur les prix. Cette constitution, si elle voit le jour, aura cet article fondamental, mais il pourrait y en avoir d’autres. Rien n’est à exclure puisqu’il s’agirait d’une décision par définition politique, résultat d’une lutte, et finalement l’aboutissement d’un nouveau compromis.

  29. Intéressante, la petite embrouille des employés/traders d’AIG financial products.

    Donc, d’abord, ils « acceptent » de travailler toute l’année 2009 contre un salaire de… 1 dollar! Hoooo! C’est beau! Quelle abnégation! C’est du repentir?

    Sauf que… ils n’acceptent ce misérable salaire qu’a condition, tout de même, de recevoir leurs « bonus » de 2008.

    Et, histoire de ne prendre aucun risque de ce coté, ils obtiennent que leur contrat indique que leur bonus 2008… soit à 100% de celui de 2007. Comme on les comprend. Difficile, en effet, de s’imaginer que les bonus de 2008 soient aussi plantureux que ceux de 2007. Une bien belle année.

    De plus, ils subodorent que, peut-être, ils ne sont plus parmi les traders les plus populaires. Voire carrément assis sur des sièges éjectables.

    Du coup, un certain nombre d’entre eux prennent carrément les devants, ils s’auto-licencient. Tant qu’à n’être payés qu’un dollar, autant partir directement, n’est-ce pas? Avec un talent tel que le leurs, on va se les arracher.

    Mais on ne part pas sans rien. Miraculeusement, les bonus « de sous-performance » se sont transformés en bonus de « sur-performance ».

    Dans le pire des cas, ça leur fera une très coquette allocation de chômage (en sus de tout le fric accumulé avant). De quoi contempler avec la sérénité voulue les cohortes de chômeurs passant sous leurs fenêtres cossues. Lesquel, bien sur, ne sont pas précisément au même barème (minimum 1 million des $, mais plus de 6 millions pour les « petits malins en chef »).

    Dans le meilleur, ils retrouveront le même job, pour faire la même chose, aussi bien payés qu’avant. Pas un instant, il n’auront eu à assumer, personnellement, la moindre conséquence de leur catastrophique activité.

    Et, tout ça, c’est payé par l’Oncle Sam. Merci qui?

  30. Jean-Claude Trichet nous expose sa vision de la crise:

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090317trib000356174/jean-claude-trichet-les-trois-atouts-pour-sortir-de-la-crise.html

    Commentaire: après un début d’analyse relativement lucide sur les causes fondamentale de l’effondrement du système financier, JCT s’englue dans un long auto-satisfecit de l’action de la BCE (donc, de la sienne). Quand au futur, il en appelle toujours à de profondes réformes du système financier. Mais se garde très prudemment de donner le moindre détail sur la forme, ainsi que l’ampleur, que celles-ci devraient prendre.

    Enfin, il termine par un plaidoyer assez confus. D’où il semble ressortir qu’il ne regrette, finalement, que fort peu de choses de cette économie si « ouverte » à laquelle il a tant contribué. Et que, de toute façon, c’est bien connu, chaque citoyen Européen se réveille le matin avec l’unique préoccupation de savoir « si les prix sont stables ». Et que, là, bien sur, le Bon Docteur Trichet veille sur nous. Et nous fait le serment qu’ils le resteront.

    Merci, donc, Docteur Trichet. Nous voilà pleinement rassurés de savoir que votre Auguste Politique Monétaire va tout résoudre.

    On feindra d’oublier, au passage, que, vous non plus, vous n’aviez strictement rien vu venir. Ainsi que le rôle qu’auront joué vos politiques de taux, dans la genèse du désastre, durant les dix années précédentes.

    Amen.

  31. @ Rumbo 😉

    Ce banquier possède deux mots dans son vocabulaire : marchés et capitalisation.
    Il a bien compris que la crise était une opportunité de rêve pour gagner des parts de marché, pour sa banque à lui : HSBC.
    Que dis-je, non, trois ! Il possède trois mots. Il termine l’interview en déclarant que Paris est bien le « centre du monde civilisé » !

    Eh oui il existe encore sur cette terre une civilisation, monsieur le banquier peut vous le confirmer, et il le fait, mais elle passera par la City ! Ouf, nous sommes sauvés.

  32. @leclownBlanc:
    je ne fait que comparer les 2 méthodes américaines et européennes au cours de cette crise systémique. Je constate que les ETATS UNIS ont:

    – clairement maté la plus grosse banque des paradis fiscaux de leur territoire (Union des Banques Suisse, UBS) en leur demandant les nom des évadés fiscaux, UBS a céder devant l’administration.
    – récupérer les bonus des dirigeant d’AIG,
    – limité l’ensemble des bonus et des salaires des dirigeants des sociétés aidées par le gouvernement
    – augmenté l’impot de ceux qui gagne plus de 300 000 dollars par an pour financer la réforme de la sécurité sociale.
    – mis en place d’un système de lutte contre la corruption financière en particulier par l’intermédiaire du procureur de New York (à l’instar d’Eliott Spitzer en son temps)

    par contre les gouvernements EUROPEENS:

    – refusent de limiter les bonus et les salaires des dirigeants y compris des entreprise soutenues par les gouvernements
    – refusent de créer un plan de relance économique à hauteur de la crise systémique
    – refusent de récupérer des droits de conversion en action sur les aides publiques aux entreprises (automobile, banques..)
    – n’ont fait que suivre passivement et petitement les USA dans la lutte contre les paradis fiscaux.

    Avez vous entendu Sarkozy demander sous peine de sanctions la liste des noms des financiers français qui font de l’évasion fiscal chez UBS ou au Luxembourg, ou à Jersey?

    En conclusion, on peut se poser une simple question:

    Pendant que les Etats Unis agissent, l’Europe n’est elle pas en train de jocailler et jacter dans les médias?

    Des actes et moins de paroles.

  33. @bob

    Pas très objective, cette comparaison.

    Sur la plupart des « actes » que vous citez, en faveur des Etats-Unis, les mesures en question sont, soit seulement à l’état de projet, soit extrêmement limitées en portée et dans leurs effets, soit déjà en train d’être contournées.

    Ensuite, affirmer que « n’ont fait que suivre passivement et petitement les USA dans la lutte contre les paradis fiscaux », faut le faire.

    Jusqu’à preuve du contraire, les Etats-Unis ne font pas du tout une priorité de cette question. Le fait d’avoir obtenu d’UBS quelques centaines de noms n’est rien comparé à l’ampleur de la problématique. Ils semble que les ambitions de l’Europe, ou, plutôt, de la France et de l’Allemagne, sont autrement plus vastes et globales.

    Et, que vient faire le « refusent de créer un plan de relance économique à hauteur de la crise systémique » dans cette histoire?

    Il y a un débat fondamental sur l’opportunité même de résoudre cette crise par la méthode US. C.a.d par un solde massif des mauvaises dettes privées transférées aux Etats. Que ceux-ci ne veulent pas relancer l’activité de manière tout à fait artificielle, qui plus est en créant une nouvelle énorme bulle de dette, à charge de leurs concitoyens, est parfaitement légitime.

    Refuser de suivre aveuglément de suivre les Etats-Unis dans une nouvelle fuite en avant de l’endettement, alors qu’aucun des vices profonds du système n’a été réglé, c’est agir.

    Enfin, bref, que cherchez-vous, au juste, à démontrer?

    Les situations respectives sont autrement plus complexes et diversifiées que le portrait, plutôt binaire, que vous en faites.

  34. Chacun se dépatouille – mal – à sa façon, Européens et Américains. Plutôt que de décerner bons et mauvais points, cela me semble être la meilleure façon de comprendre ce qui se passe.

    Je pense modestement pour ma part qu’ils ont tous tort. Les américains à tourner autant que possible le dos à la réforme du système financier dont ils ont été les initiateurs, les européens à planquer sous le tapis (sauf les britanniques, car c’était impossible) leurs propres turpitudes financières.

    Quant à la relance, ou plutôt aux relances successives, ce n’est pas un débat, c’est une nécessité aussi. Elle s’est d’autant plus imposée aux USA que la machine à fabriquer de la dette y était encore plus vitale qu’en Europe. Voir à ce propos les informations sur l’utilisation américaine des cartes de crédit, non seulement par les particuliers, mais aussi par le « small business » (les petites entreprises), ce secteur qui est le principal créateur d’emplois et pour lequel un programme de la Fed est en train d’être déployé.

  35. Cette opinion dans Le Monde: Perfide Albion, ci-dessous, signée Marc Roche, pointe avec insistance et pas mal de véracité l’une des causes premières, historiques et surtout d’actualité, des « tribulations », non pas des banquiers, mais de leurs innombrables serfs; nous tous en sommes, pays pauvres en tête.

    Nous n’en avons pas fini avec la « city de Londres », principal nœud des « problèmes » ici bas. Duplicité, mensonge, tromperie, fraude et exploitation, tout ceci dans un flou parfaitement entretenu. Voici la pire des violences éxercée en col blanc sous des dehors clinquants. Et bien sûr, il y a en plus, tous les risques de se faire traiter de « conspirationiste d’extrême droite », suppot des « partisans de la création monétaire à partir du néant » et toutes les épithètes « classiques » qui vont avec, etc… Las! Pour ceux qui veillent au grain des banquiers et groupes financiers, cela ne passe plus! Qu’ils le sachent bien!

    Mais, on peut croire que cette année la « Pentecôte » précédera Pâques, et doit avoir lieu le 2 avril prochain, dans ce même Londres, tout va rentrer dans l’ordre? N’est-ce pas?

    Tant que nous n’aurons pas courcircuité et coupé l’herbe sous les pieds à ces nœuds de vipères de flux financiers voleurs et mêmes tueurs, en particulier la City de Londres, aucune illusion à avoir sur l’assainissement du système financier; si ce n’est une « police financière » qui fera en sorte que rien ne change dans le fond (?).

    Voir:

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/03/17/perfide-albion-par-marc-roche_1169037_3232.html

  36. @Champignac:

    1-Les USA ont été les seuls à faire plier une banque d’évasion fiscal et pas la moindre puisqu’UBS est la plus grosse banque d’un paradis fiscal. Quand au débordement médiatique du couple Sarkozy-Merckel ce ne sont que quelques lignes sur du papier journal donc rien de concret dans les fait (contrairement à ce qui c’est passé aux USA avec UBS)

    2-AIG n’a pas réussi a contourner les recommandation de l’administration US: pour preuve le gouvernement vient de décider ce jour son démantélement.
    http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?ID_NEWS=100430371

    3-L’Europe, dont le porte parole est devenu exclusivement l’Allemagne, affirme haut et fort que la crise financière et systémique est de la responsablité exclusive des USA et ne souhaite donc pas participer à l’effort pour une relance économique.

    4-Les gouvernants européens sont passifs, aréactifs et désynchronisés de la future relance. L’Europe sera par conséquent très mal positionnée pour la prochaine relance économique.

    5-A mon avis, les dirigeants européen craignent tellement les revendications salariales de la classe moyenne qu’il ne souhaite procéder à aucun effort budgétaire pour contrer cette crise majeure.

    En conclusion, la logique de JC Trichet est la même que la votre: laissez faire, bien que la crise continue de faire des ravages dans un nombre important de familles européennes. A cette vitesse de développement de la crise, il faut agir vite et fort donc faire un vrai plan de relance économique.

  37. @ Pierre-Yves D

    […] Mon agacement vient seulement de mon étonnement du fait
    que cette idée de constitution pour l’économie
    ne soit pas mieux comprise par ceux-là mêmes qui voudraient que les choses changent.[…]

    L’agacement n’est pas bon conseiller.
    Il nous serre encore un peu plus sur nos mauvais rails habituels respectifs.
    N’est-ce pas toujours une erreur de croire, croire … ce qu’on ne devrait pas croire ?

    Une personne de ce blog, depuis 40 ans, croit qu’un changement est possible.
    Elle(il) en rêve et agit.
    Elle(il) en est comme « obsédé(e) »;
    Il lui arrive d’être révolté(e);
    elle se contracte probablement sur son clavier.
    il y a peu je l’ai cru désespéré(e).
    Le motif principal ? le même que le vôtre

     » X est … et …
    De ne trouver personne avec qui faire quelque chose de ce qui est lu.
    De voir ses contemporains ne pas réfléchir à la mise en place de changements et poursuivre leur route telle qu’elle est. »

    Qu’ai-je écrit hier au conjoint,
    pour le (la) soutenir dans son épreuve ?
    [Nota: Ci-après, les parties extérieures au présent sujet (ici) ont été supprimées ]

    […]   Pour les questions de nouvelle société
    (nom de l’avatar) ne sera pas seul … ni pour ce qu’il veut partager avec moi

    Si à ce stade, la probabilité d’un succès est 0.01
    c’est-à-dire proche de zéro … cela ne signifie pas du tout
    que le chiffre ne va pas monter … pas du tout.
    Je suis confiant
    Il faut être patient

    On ne refait pas le monde en 6 mois ou en deux ans.

    (…… une ligne ici supprimée …..)
    Je suis patient (tenace aussi).
    Il arrivera un moment où le neuf sera impérieux ! une nécessité !
    C’est encore trop tôt ! trop tôt !
    […]

    Le printemps 2009 ne va t-il pas déjà être l’occasion d’un premier petit nettoyage de printemps
    Pourquoi le printemps 2010 ne serait-il pas un second petit nettoyage de printemps ?

    […]Le projet de nouvelle société, il n’y a pas lieu de s’en faire.
    Il se fera.
    […] Il y a des contemporains qui réfléchissent
    Pas assez encore

    mais ne faut-il pas un début à tout

    Suis-je pressé ?

    LeClownBlanc

  38. @ Pierre-Yves D 13:29 (suivi du Clown à 15:18)
    @ Pierre-Yves D 20:24 (suivi du Clown à 21:50)
    @ Pierre-Yves D 22:38 (suivi du prséeht message)
    Vous étiez dans la croyance que je connaissais le « projet de constitution économique »
    Je l’ignorais, n’ayant vu aucune ébauche accrochée à un point fixe.
    Ce jour, vous me conduisez à deux billets : 165 et 351.

    Billet 165 – 30 aout 2007

    Rendez-vous compte ? … je n’étais pas né.
    Ma première visite, par hasard, fut le 8 janvier 2009 !
    Et je fus fâché dès le 9 janvier (épisode Chaos de Lorentz)
    bien décidé à ne jamais plus remettre les pieds sur le site.
    Comment pourrait-on imaginer un changement quelconque avec tous les « déjà-vus »
    Juppé (ce matin sur France Culture) aussi imaginatif que Martine Aubry, Sarko, Attali, DSK, etc.
    Ne parlons pas de Bayrou (le plus petit dénominateur commun entre la « plaisante » oppostion entre gauche et droite)
    Inconcevable une seconde !
    Avec l’effondrement financier et économique (onshore !!!) des commanditaires du G20 et
    les pantagruéliques réserves offshore de ces mêmes commanditaires (inaccessibles aux Banques Centrales et aux Etats)
    la farce-diversion Gauche-Droite pour divertir les foules continue à tromper
    (1) les français(es) angoissé(e)s, préférant rester hyptonisé(e)s devant leur téléviseur.
    (2) les français(e)s conservant l’habitude d’écouter leurs medias préférés, historiques.
    Cela fait beaucoup de monde.

    Billet 351 – 10 février 2008

    J’avais déjà quitté le site la veille pour son proSarkozisme.
    Plus tard, je découvris un double des articles de Paul sur contreinfo.info
    Une erreur d’URL m’amena sur contreinfo.com, site UMP
    comme sites « nouvelle société » fait-on mieux ?
    contreinfo.info met à l’affiche un ex prof de la fac de Droit de Lille qui prône l’inflation !

    Vraiment n’importe quoi sur Internet !
    Aussi destructeur de l’économie française que Brice Couturier (France Culture)
    Lui, son morceau de bravoure ? … l’hyperinflation !
    Et ce sont les contribuables (TVA, IRPP,…) qui paient ces sabordeurs intérieurs !!

    Bien. Je m’écarte de ce qui vous intéresse.
    Revenons au billet 351 « Aux grands mots, les grands remèdes »
    Sous-titré « Ce texte doit beaucoup à Nikadémus, mon conseiller spécial ».

    En vitesse, je viens de survoler ce billet 351. Il m’apparait comme une version bis de la profession de foi initiale.
    A première vue, les décisions du 2 avril 2009 devraient répondre à son objectif.
    En outre, à ce stade, ce billet ne m’apparait pas comme le préambule d’une ébauche (draft) ou pré-ébauche.
    Il est vraisemblable que je me trompe lourdement :
    (1) j’ai survolé en vitesse,
    (2) N’auriez-vous pas omis un autre URL … vous parlez de plusieurs autres billets ?

    Amicalement, Cordialement
    Bonne soirée
    Auguste

  39. « Ne parlons pas de Bayrou (le plus petit dénominateur commun entre la “plaisante” oppostion entre gauche et droite) »
    Oui… il a fait à mon sens une erreur majeure. Et c’est pour ça qu’il a perdu. J’espère pour lui qu’il a viré ses communicants. Il ne pouvait apparaître que comme « le plus petit dénominateur commun » avec son positionnement « mou » sur le « meilleur de la droite et de la gauche réunis ». Le consensus ne saurait faire office de grammaire politique.

    Quitte à occuper le centre il aurait dû s’inscrire dans sa tradition la plus dure, expliquant qu’il y avait 3 grandes traditions: le libéralisme politique, le socialisme (sous ses formes diverses et variées) et le républicanisme civique. Toutes radicalement antagonistes. Et qu’il allait se charger de représenter la troisième, l’oubliée… typiquement française pourtant (Montesquieu, Rousseau…). Du coup il aurait eu un tout idéologiquement cohérent et stable, facilement défendable et présentable, compatible avec les mesures les plus radicales sans passer pour un extrêmiste. Il aurait limité l’impression d’opportunisme qui ne pouvait manquer d’accompagner ces interventions diverses et variées… Sur le plan rhétorique ce fut une mauvaise campagne. C’était du « ni… ni… sans concession » qu’il fallait faire. Pas du « et…et… ». Enfin bref, tout cela n’a guère d’importance de toute façon.

    Auguste, j’aimerais bien que vous nous éclairiez sur une certaine année, les trusts, les euros-dollars…

  40. « les pantagruéliques réserves offshore de ces mêmes commanditaires (inaccessibles aux Banques Centrales et aux Etats) »

    Si c’est le cas le risque de pillage de patrimoine industriel est majeur.

    Vous nous dites donc que les réserves offshore ne fondent pas comme les actifs financiers? Qu’elles sont juste accumulées, déposées, en attendant d’être réinvesties (blanchies?) dans le circuit financier? Bref que les trafiquants de toutes sorte, les « trusts » et ne souffrent pas de la crise financière et qu’ils vont en tirer un avantage comparatif colossal?
    Les « banques offshore » ne seraient donc que des banques de « dépôt »?

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