L’actualité de la crise : Une « philosophie » régulatrice bien américaine, par François Leclerc

Billet invité.

UNE « PHILOSOPHIE » REGULATRICE BIEN AMERICAINE

Le journal Le Monde d’aujourd’hui vendredi a publié des informations à propos du G20, en provenance du site payant d’information économique et financière breakingnews.com, qui s’appuie sur un document de travail de préparation du sommet, dont il annonce avoir obtenu copie. En 24 points, ce document énumérerait le schéma des mesures de régulation que les chefs d’Etat pourraient décider le 2 avril prochain. Quatre têtes de chapitre permettent de les regrouper, selon le site d’information. Des mesures préventives de détection des bulles sur les marchés en premier lieu, des outils pour les faire éclater, le renforcement des fonds propres et des réserves des banques, une fois la crise terminée, enfin une meilleure gestion du risque et une modification des pratiques en matière de rémunération des dirigeants.

Dans l’attente de connaître ces mesures dans le détail, il est difficile de porter un jugement sur celles-ci et de suivre l’analyse de breakingnews.com, qui estime bien rapidement que « le schéma d’ensemble du plan semble tenir franchement la route », satisfaisant en tout cas ses démons habituels. On peut toutefois remarquer qu’elles semblent fortement s’inspirer de la « philosophie » américaine déjà exposée, prioritairement axée sur la prévention des risques systémiques et la surveillance des acteurs les plus importants du marchés. On est a priori dans le « plus jamais cela », mais tout à la surface des choses. Avec quelques mesures « éthiques » destinées au grand public en plus.

En réalité, sans pouvoir pronostiquer quoi que ce soit, d’autres projets sont dans les cartons. La création de chambres de compensation des CDS, par exemple. Le retour a d’anciennes réglementations de limitation des ventes à découvert, également, qui avaient été détournées avant d’être supprimées (et provisoirement réintroduites concernant les valeurs financières sur certaines places).

Des informations sont en effet parues aux USA, notamment sur l’agence Bloomberg, selon lesquelles la chute de Lehman Brothers aurait été précipitée par des ventes massives à découvert. Il faut dire que, selon un rapport de l’inspecteur général de la SEC, David Kotz, si quelque 5.000 plaintes ont été déposées entre janvier 2007 et juin 2008 à propos de ces pratiques, aucune n’a abouti à une quelconque action. Selon lui, la manière dont la SEC instruit ces plaintes y fait obstacle. « Les ventes à découvert abusives sont comme de l’essence versée sur le feu des actions et des marchés en détresse », a déclaré le sénateur démocrate Ted Kaufman, l’un de ceux qui soutiennent la réintroduction de l’« uptick rule » évoquée plus haut (pas de vente à un prix inférieur à celui précédemment pratiqué pour la même valeur). La SEC a quant à elle bien annoncé en septembre dernier qu’elle allait mener une enquête à propos de « possibles manipulations sur les valeurs de certaines institutions financières », mais rien n’en est à ce jour sorti.

L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV), qui regroupe les régulateurs des principales bourses dans le monde, a de son côté publié hier jeudi des recommandations générales à propos de la régulation des fonds spéculatifs. Kathleen Casey, présidente du comité technique ayant rédigé le document, s’est elle aussi inscrite dans cette même « philosophie », reconnaissant « le rôle que les fonds spéculatifs peuvent jouer dans l’amplification des crises », mais déclarant également reconnaître leur contribution à « la liquidité du marché », une vieille lune qui nous est resservie réchauffée.

La FSA, l’autorité britannique des marchés, ne pouvait être en reste vu la tenue à Londres du sommet et les suspicions qui pèsent sur la City, où sont basés de nombreux hedge funds. Elle a annoncé des mesures de régulation de ceux-ci présentées comme ambitieuses, mais attendons de voir. Nicolas Sarkozy vient d’ailleurs d’épingler le cas des Iles Caïmans et des Shetlands… et celui de Hong Kong et de Macao du côté chinois, histoire de reporter l’attention ailleurs.

Car du côté des paradis fiscaux, précisément, la baudruche se dégonfle comme prévu, avec la sortie de leur liste tenue par l’OCDE de l’Autriche, du Luxembourg et de la Belgique, membres de l’Union Européenne, rejoint dans un deuxième temps par la Suisse pour ne pas faire de jaloux. On est les pieds joints dans la glaise de la politique et pas dans les sphères de la haute finance. C’était pourtant la mesure phare des Allemands et des Français pour ce G20, de profundis.

Enfin, il y a à ma connaissance silence radio sur la question de la révision des normes comptables, après l’intervention en force des institutions financières américaines à ce propos sans doute parce que cette mesure faisait un peu trop tour de passe-passe et que le G20 est un haut-parleur trop puissant pour l’annoncer. C’est pourtant cette mesure que les financiers attendent le plus, et avec impatience comme ils l’ont fait savoir publiquement aux USA, pour marquer coup. On a quand même appris aujourd’hui que François Fillon, premier ministre français, se rendait aux USA dès dimanche, en vue de préparer le G20. Il défendra les thèmes généraux de la régulation des hedge funds, de la transparence des paradis fiscaux, de l’harmonisation internationale des rémunérations et… la « modernisation des normes comptables ». C’est décidemment une affaire à suivre.

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45 réflexions sur « L’actualité de la crise : Une « philosophie » régulatrice bien américaine, par François Leclerc »

  1. Les Etats Unis sont plus que jamais les leaders dans la sortie de crise. Leur lucidité ainsi que leur action massive et coordonnée entre le privée et le public montre plus que jamais à quel point l’Europe est un nain politique, nous le savions deja.
    Mais l’Europe s’affirme, sur la scène internationale, être totalement désorganisé et archaique sur le plan de l’action économique.

    Si nous sortons un jour de cette crise en Europe, nous pourrons donc remercier Obama et son équipe d’avoir réussi à réguler et moderniser le capitalisme mondial gràce à ces idées novatrices en rupture avec l’ultralibéralisme de ces 20 dernières années.

    http://finance.yahoo.com/news/Sources-say-toxic-asset-plan-apf-14707761.html

    D’ailleurs MMe Merkel doit penser approximativement la même chose car elle affirme haut et fort:
    « comme la crise vient des USA, il n’est pas question que l’Europe participe à l’effort financier de relance »
    C’est un point de vu qui se comprend mais il ne faudra pas dire que l’Europe a sauvé ou réformé le capitalisme.

    Il n’est même pas non plus envisageable de supprimer les énormes bonus des employés d’entreprises soutenus par l’Etat comme le font les américains.
    A moins qu’enfin certains politiciens dans un éclair de lucidité et d’instinct de survie puisse enfin prendre des décisions.

    http://www.lepoint.fr/actualites/les-stock-options-de-la-societe-generale-irritent-sarkozy/916/0/327752

    Il serait d’ailleurs temps que notre président reprenne un peu une autonomie décisionnelle à coté de la grande chancellière allemande. Car nous savons bien qu’il n’ont pas le même point de vu sur les modalités du plan de relance.

  2. @ Bob
    Bien d’accord pour l’Europe comme nain politique, mais quel optimisme pour la sortie de crise grâce à l’équipe Obama ! Je ne vois pas bien les idées novatrices, mais j’attends….(Chomsky ne voyait pas non plus…)
    Mon Dieu, Sarkozy irrité par les stock options de la société générale, je tremble pour messieurs Bouton, Oudéa , etc…
    Fillon grand défenseur du libéralisme en Europe, qui va aux USA pour promouvoir le changement, ne me parait pas très crédible, mais sait on jamais…
    PS : (hors sujet ) Les grandes écoles fonctionnent très bien, ce ne sont pas les grandes écoles qu’il faut amener au niveau des universités mais l’inverse, d’ailleurs , une grande partie des enseignants dans les grandes écoles sont des universitaires….

  3. @Kerema29:

    c’est possible qu’il faille mettre les université sur le même schéma de fonctionnement que les grandes ecoles mais vu le budget accordées aux universités par nombre d’étudiants il faudrait vraiment un gros budget.

    C’est d’ailleurs le noeud du problème actuellement en France et en Europe, comment réformer vers plus d’innovation sans injecter un budget conséquent.

    Ce que beaucoup de personnes de droite comme de gauche ne souhaitent pas entendre, c’est que pour moderniser, il faut de l’argent non pas pour l’injecter dans des hausses de salaires de fonctionnaires ou dans les services publics mais tout simplement pour stimuler les entreprises privées performantes à développer leur marché d’avenir.

    Les syndicats feraient une grossière erreur en demandant des augmentations de salaire en temps de crise systémique, par contre ils auraient tout intêret à défendre la performance des entreprises européennes afin de préserver le maximum d’emploi et les relocalisations.

    N’oublions pas que la France possède le plus fort taux de productivité horaire des pays de l’OCDE et les 35 heures on permis de créer une flexibilité du temps de travail indispensable actuellement.

    Alors un plan de relance pour augmenter la productivité, l’innovation et la flexibilité, ça me parait indispensable.

    Par contre un plan de relance pour financer les aides sociales (déja très élevées en France) et les augmentations de salaire, ça n’est pas indispensable actuellement.

    Il faut relancer le marché de l’emploi par tous les moyens et miser sur la productivité du travail des classes moyennes.

    C’est que font les américains actuellement.

  4. @ Bob.

    Si, selon vous, les récentes décisions de l’équipe d’Obama préfigurent d’un leadership de sortie de crise, c’est que l’analyse des raisons de cette crise vous a échappé.

    Voici un lien, http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/z1r-2.pdf, qui vous permettra de constater que, bien au contraire, les USA s’enfoncent, compte tenu de leur politique de fuite en avant, de plus en plus dans la crise.
    A 369% de dette/PIB (record depuis au moins 1900) c’est un peu comme l’histoire de la grenouille qui se voit plus gros que…

  5. à Bob

    Je suis sans doute un peu bête mais j’ose vous soumettre ces quelques interrogations ?

    Qu’entendez-vous par ces mots de « production », d’ « innovation » … ?
    ( La titrisation, et autres créations de « produits » dérivés, n’ ont-ils pas à être considérés comme des « productions », des « innovations » ??? …. quoique en fin de comptes, délétères ?
    Cette question ne peut-elle, ou n’a-t-elle pu se poser d’autres « productions », d’autres « innovations » , par ex: le merveilleux flocage à l’amiante, le délicieux pesticide à banane… et j’en passe des belles et des meilleurs ?
    Cette considération maniériste, puisque de l’art pour l’art : soit de l’art de la « production » pour l’art de la « production », l’art de « l’innovation » pour l’art de « l’innovation », ne vous inspire-t-elle vraiment, aucunement, d’ aucun soupçon ?)

    Qu’entendez-vous par syndicats ?
    (Les « syndicats » de patrons, le « syndicat » des pharmaciens, et autres , sont-ils aussi pour vous, ainsi que ce qu’ils sont : des « syndicats » … ?
    Ces « syndicats »-là n’ont-ils pas fait de grossières erreurs, en s’arrogeant des augmentations de rémunérations…. ?
    Ne leur a-t-on vraiment et jamais accorder aucune aide publique ? de subvention publique ? transfert de charges et autres mesures d’assistanat … ?
    Je me demande comment dans une époque ou l’écart des rémunérations peut évoluer de 1 à 300 sinon plus , s’il ne faudrait pas surtout , justement ou judicieusement, revendiquer un diminution drastique des revenus les plus élevés, … ?
    Ne réalisez-vous pas que la loi du marché, dans son interprétation purement libérale, dont la liberté n’est certainement plus celle de la révolution, elle n’est plus que celle de la concurrence, ne peut aller fatalement que dans le sens de son propre renforcement, celui de se résorber, et de se résorber, jusque de se recroqueviller sur elle même, comme une coquille d’œuf pourri qui sent la mort à plein nez… ?
    Ne songez-vous jamais qu’une nouvelle donne.. ?
    Seriez-vous choqué au point d’en être terrassé s’il était débattu à l’occasion du prochain G20 en avril, de cette proposition  » les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire, sont une dette de celui qui possède le superflu, il appartient à la loi de déterminer la manière dont cette dette doit être acquittée ?  » )

    Pourquoi dans votre prose, cet abomination du « fonctionnaire » ?
    (Sachant que entre une entreprise publique et une entreprise privatisée, donc privée, le citoyen a vu, il a compris, il sait, comment pouvez-vous, vous, encore oser de vous acharnez sur les « fonctionnaires » … ?
    Ne songez-vous pas qu’il conviendrait de réserver vos critiques à l’encontre de tous ces paperasseux absurdes, dont le privé regorge, bien autant sinon plus que le public … ?
    Songez-vous seulement de la titrisation, et autres produits dérivés, et co, et encore, et autres … , de considérer à leur juste nuisance, tous ces emplois, pourtant rémunérés du si merveilleux privé, et donc certes, n’étant pas des « fonctionnaires » d’état, … avant de crier haro sur tous les « fonctionnaires » … ?
    Pourquoi, ne tirez-vous donc pas, ni jamais sur ces paperasseux de bureaucrates privées ? Est-ce que la bureaucratie privée, parce que privée, quoique prise en flagrant délit de malversation, serait irresponsable … ?)

    Pour conclure, je ne suis pas à priori, ni pour, ni contre rien d’Obama ….
    j’essaye seulement de vous engager déjà d’essayer de ne pas l’enfoncer, …
    (il y a une fable de Lafontaine, dont le titre est « l’ours et l’amateur de jardin », n’hésitez pas de la relire….)

  6. @Jef
    Oui c’est possible que les USA continuent de s’enfoncer un peu mais ils agissent au mieux pour sortir de la crise.
    Ils ont compris que le changement de paradigme économique dans lequel nous sommes ne sera possible que grace à un effort financier pour réorienter leurs forces de travail sur les secteurs d’avenir productifs et utiles.

    Mais ne croyez pas que l’Europe échappe à cette crise systémique globale car en Europe plus qu’ailleurs on a orienté non seulement les capitaux sur des impasses financiéres mais on a également orienté des millions de travailleurs dans des impasses économiques.

    Toutes ces personnes qui travaillent dans l’économie financière ne savent rien produire d’autre que des contrats sur les marchés, le recyclage de cette masse salariale aura également un coût important.

    Alors sans plan de relance, pas de possibilité d’adaptation économique.

  7. @Bob
    Eh oui, le noeud du problème il est là, comment avoir une Université et une Recherche performantes quand on ne veut pas y mettre le prix ! c’est un choix.
    Il est vrai que le baccalauréat n’étant plus sélectif, il faudra bien un jour mettre en place une sélection à l’entrée de l’université, pour éviter que de nombreux jeunes se fourvoient dans des filières où ils n’ont pas le niveau.
    « injecter de l’argent dans des hausses de salaires » .Pour l’instant, l’argent on l’injecte dans les banques, alors bonjour les entreprises performantes…..
    Je verrai bien les syndicats coller à l’idée de Sarkozy pour la répartition des profits à savoir le 1/3,1/3,1/3, on pourrait commencer par Total et la société générale….et ensuite ils négocieraient la priorité du premier tiers, d’abord pour les salariés, car ils sont les créateurs de la richesse par leur force de travail.
    Hum!, » les augmentations de salaires pas indispensables », tout dépend à quel niveau on se place, il n’est pas facile de vivre avec 1000 € par mois, loyer à déduire….peut être à la campagne avec son potager, ses poules etc, etc….
    Je ne pense pas que le mode de vie américain soit la panacée, pour bien y vivre, d’après ce que j’ai vu, il vaut mieux être jeune, bien portant et riche ou du moins suffisamment aisé, parce que les services publics, les retraites et l’accès aux soins, c’est pas terrible, interrogez les nombreux noirs, ou sud américains qui travaillent, par exemple, à Los Angelès comment ils se font soigner; mais là aussi, c’est un choix …..

  8. @Cécile:
    Je n’ai rien contre les fonctionnaires à priori, mais il me semble qu’ils sont dans une position suffisamment confortable pour ne pas quémander des augmentations de salaires en pleine crise systémique majeure.

    Selon moi, l’innovation c’est la capacité d’inventer quelque chose de nouveau et censer apporter un progrès pour la société. La titrisation n’était donc pas une innovation mais plutot une filouterie dans certains segments de son utilisation.

    Les plans de relance américains ont deja eu des effets sur la relance économique mais également sur les bonus exorbitants des dirigeants qui ont tendance a diminuer voir à être annulés dans certains cas.

    Obama est donc proactif et prudent. Son action est un exemple pour ceux qui veulent réellement changer les règles du jeu.

  9. @Kerema:

    d’accord pour la sélection à la fac

    je ne parlais pas du mode de vie aux USA mais surtout de l’action actuelle de l’administration US sur la crise

  10. bob dit :
    21 mars 2009 à 08:35

    Si les États-Unis montrent (enfin) l’exemple, qui s’en plaindrait? Mais c’est à chaque pays, nation et peuple de faire en sorte de donner l’exemple. Pourquoi ce réflexe de prendre sans cesse les États-Unis en référence?

    Je ne suis pas un partisan de l’ « Europe » brussello-strasbourgeoise, vraiment très peu intéressante jusqu’à maintenant. Et quand celle-ci s’imagine qu’il faut « imiter » les États-Unis, elle affiche son inanité et se ridiculise une fois de plus.

    N’oubliez quand même pas que les États-Unis ont imposé leur dollar et dans les échanges commerciaux, ce sont eux qui ont fait les questions et les réponses dans les échanges, presque jamais leurs partenaires (alias vassaux). Ils ont payés leur pétrole en faisant marcher la planche à billets des dollars, cela ne leur coutaient pas grand’chose. Belle mentalité!

    Accumuler une dette abyssale et tout faire pour ne presque pas la payer par la manipulation du change du dollar… tout en faisant des leçons de démocratie… Voilà qui est dans la droite ligne historique de l’Angleterre qui se paya la première au monde la démocratie en faisant suer le burnous… du temps où son immense empire colonial lui rapportait de grandes ressources.; c’est ça qui, esssentiellement, ce qui lui permit de « se payer » la démocratie. C’est la « matrice » historique des États-Unis.

    Nous voici (nous, c’est à dire le « reste du monde ») surtout depuis la chute du mur de Berlin (et même depuis bien avant) « embarqués » dans l’ « histoire du dollar » qui se confond progressivement avec l’histoire du monde depuis la fondation des États-Unis. Mais en particulier avec l’émergence des multi-nationales depuis le début du XXème siècle.

    La deuxième moitié du XXème siècle aura été dominée par l’empire étatsunien seulement séparé par la startégie Est-Ouest, bien que la « symbiose » entre l’Est et l’Ouest ait commencé dès les années 20 et 30, bien avant les toutes dernières années de l’Urss avec Gorbatchev; on dénombrait 1 machine sur 8 (statistiques de 1984) en service en Urss, y compris et surtout dans ses fabrications d’armements, était importée d’Occident, ce qui en dit long sur cette « symbiose » Est-Ouest…

    Cette emprise étatsunienne dans d’innombrables têtes en extase se comprend mieux quand on voit de près l’histoire, mais surtout, le « fonctionnement » du dollar, voir:

    http://www.europe2020.org/spip.php?article402

    et voici comment les « services spécialisés » étatsuniens procédaient pour zigouiller les démocrates soucieux de développer honnêtement leur pays, donc ipso-facto dangereux pour leur sacro-saint train de vie basé sur des échanges massif depuis le reste du monde vers les États-Unis par un vrai pillage, y compris, c’est encore le plus marquant, les transferts de matière grise vers les USA pour apprendre dans leurs universités les principes à appliquer partout dans le monde pour assurer, au final, la main mise des États-Unis sur d’innombrables régions et pays du monde.
    Demandez un peu aux Latinos-Américains ce qu’ils en pensent, voir:

    http://www.horizons-et-debats.ch/37/37_19.htm

  11. Dans le message précédent, je voulais citer cette phrase, bien oubliée, de Jean Jaurès:

    « La Nation est la seule richesse de ceux qui n’ont rien ».

    Ceci est bien valable dans le monde entier

  12. @bob
    comme vous dites, « Ce que beaucoup de personnes de droite comme de gauche ne souhaitent pas entendre……. »,

    des gens comme moi par exemple,

    c’est ce mot de « réformer », qui veut dire en clair démolir les acquis sociaux le droit du travail et le service public, le mot qui conviendrait est « contre-réformer » en fait ;

    c’est insupportable cette langue de bois qui assène comme une matraque des idées qui se cassent la figure devant vous

  13. @Rumbo et emmanuel:

    Je ne fait que constater une réalité conjoncturelle: les USA font des plans et des réformes, l’Europe n’en fait qu’à minima. Et pourtant la crise ne fait que se développer avec de graves conséquences sur l’emploi et la compétitivité des entreprises.

    Mais c’est possible qu’en Europe, les entreprises soient suffisament compétitives pour résister à ce qui va se passer en Chine ou aux Etats Unis.

  14. @TousBlogueurs
    assistés de leurs enfants prépubères ou autres connaissances du même âge

    Pourquoi ce qui est évident pour un enfant ne l’est plus pour être devenu « rationnel »
    à force d’apprentissage et de gavage sur le langage, d’exercices de rabachage et de mimétisme ?
    Surtout ne répondez PAS à cette première question-observation ; vous vous disperseriez
    et ce n’est pas ce qui est recherché.

    – – – – — – – – – – – –
    La Réponse à la question qui suit
    peut attendre demain, la semaine prochaine, le mois prochain, le semestre prochain
    … ce n’est jamais trop tard d’arriver à une réponse à peu près acceptable, qui fasse sens.

    La Question à $100 milliards ou
    un seau d’eau pour les mauvaises réponses.
    Sur la Tribune : le topClan qui chapeaute topFMI+topEuroclear (bien ou mal peu importe)
    c’est-à-dire topFMI-topEuroclear-EtPlusSiAffinite

    Revisualisez bien — 2 ou 3 fois — la Tribune, pour ensuite éviter une erreur.
    En quoi
    – les directives du topClan commanditaire        
    du trio ->–Lipsky–Bernanke–Brown–<- ( un topSubReseau dans le monde anglo-saxon)
    seraient-elles différentes
    – des directives du même topClan (topFMI-topEuroclear-EtPlusSiAffinite) à l’égard        
    de la brochette ->–Merckel–Lamy–AubrySarko–AttaliDsk–<- (un topSubReseau de l’Europe continentale)

    Les leaders de ce site
    Paul Jorion, Jean-Paul Vignal et François Leclerc
    aimeraient surement bien que vous leur donniez votre point de vue,
    assistés de prépubères.

    Pourquoi ce qui est évident pour un enfant ne l’est plus pour un bonobo devenu « rationnel »
    … avec difficulté !
    à force
    – d’apprentissage et de gavage sur le langage,
    – d’exercices de rabachage et de mimétisme ?

    A qui le tour ?

  15. Oui Bob, ça on ne peut pas le nier, il est clair qu’aux yeux du monde entier la FED et le trésor sont en train de détruire le $, c’est leur choix.

  16. @ Jef
    Grotesque !
    (désolé pour l’adjectif; l’objectif est pédago pour vos interlocuteurs
    c’est la phrase qui est en cause pas vous-même. Des millions de personnes auraient pu la répéter également)

    Le Trésor n’existe pas ! (pour ce qui est des vrais pépètes agglomérées)
    Il n’y en qu’un vraiment substantiel TrésorMatériel c’est la Fed-Reserve-Bank-of-NY
    banque à dominante privée, exterieurement représentée par Bernanke.

    Provisoirement, mettons de côté
    les autres petites « FederalReserveBanks » privées (mixtes !!) des autres villes

  17. @ Auguste.

    Je pensais que le « United States Department of the Treasury » (que je traduis surement hâtivement par « trésor » était un département qui existait.
    Il me semblait aussi que ce département avait pour mission d’élaborer les politiques économiques et fiscales du gouvernement qui pouvaient donc avoir un influence notable sur l’avenir du $.
    Et aussi un Timothy Geithner, secrétaire au trésor, mais bon peut être aurais-je du dire les « décisions du Département du trésor » pour les puristes.

    Pour l’adjectif, ne vous justifiez pas mon cher Auguste, je ne suis ni un pré pubère ni un vieux professeur de français.

  18. @Jef
    Merci beaucoup pour votre compréhension.
    Sauf erreur de ma part, ce que vous dites semblent assez pleinement exactement
    Le « US States Department of the Treasury » peut écrire
    … des notes … des preconisations … des directives qu’il aimerait voir appliquer à NewYork
    … même ! des projets de décision pour son président Obama !

    Ce dernier peut-il signer un projet de décision
    pour laquelle la Fed Reserve Bank de NY lui dirait niet
    (qu’il ait été lui-même inondé avant de centaines de millions de $ ou pas. Ce n’est pas la question)

    Imaginez que vous soyez vous-même, pur comme … (je cherche)
    … pur comme … (il faut que ce soit un mec) … je ne peut pas prendre Blanche-Neige !
    pur comme Robin-des-Bois … ou … Guillaume Tell
    [Merci de m’en proposer d’autres si vous avez une meilleure idée,
    parce que parmi les élus politiques dominants je n’ai pas trouvé en cet instant, mais je pourrai chercher ]

    Bon. Vous avez le poste.
    Mais l’argent est ailleurs.
    Pas sous le capitole.
    Assez peu non plus à NewYork
    l’essentiel offshore, derriere des socités ecrans
    inacessible par l’IRS, Internal Revenue Service (le fisc américain)

    Que faites-vous ?
    D’abord un tour de promenade pour réfléchir,
    N’oubliez pas … on est dans l’hypothèse où vous êtres pur comme Robin des Bois.
    Vous dormez. C’est sage
    Et le lendemain ? …

    Que feriez-vous ?

  19. D’autres blogueurs
    auraients-ils des suggestions ?
    … soft ? … hard ? … tendres ? … colériques ?
    … folles ? … ludiques ?

    Je ne sais pas moi
    un « petit bras de fer sympa »
    à une table de bistrot dans le Quartier Latin

    Et beau joueur,
    Bernanke,
    dit à son patron d’aller chercher du fric
    dans les quelques dizaines de paradis fiscaux de la planète
    de préférence coopératifs comme la Grande-Bretagne ou la Suisse, l’Autriche, etc.
    parce que dans les non-coopératifs ce serait — dit-on — moins commode
    C’est vrai, pensez-vous ? … Ce serait moins commode, vous croyez ?
    En êtes-vous si sûr ?
    Ah ! … pour les particuliers … (certains particuliers, les « petits ») … c’est possible.
    Et pour les transnationales.
    Avez-vous même une estimation grossière de l’argent volé par les transnationales
    d’une façon ou d’une autre
    ne parlons que des « rafles et ponctions sur les prix-de-transferts

    La question c’était
    Que feriez-vous ?

  20. Ma femme est montée … se coucher …
    C’est tôt … oui … 21:07
    Je repasserai demain

    [billet 2391, je le note
    et pose sur mon clavier]

  21. @ Auguste, mon @professeur.

    Ok, je joue.

    Tel Guillaume, je veux sauver AIG de vilains CDS qui viennent à échéance pour disons 30M$ et je décide donc d’accorder à ce pauvre petit assureur en difficulté un capital de 30 M$ en échange, disons, d’actions préférentielles spéciales.

    Votre question est où trouver cette somme puisque je ne suis riche que de dette et que je ne veux pas toucher à mes jolis lingots ?

    Et bien au diable l’avarice, je lance une adjudication d’une nouvelle ligne disons d’un NB sur 10 ans de 30M$ : http://www.treasurydirect.gov/RT/RTGateway?page=institAuctFund

    Et comme mon papier est le plus beau de la terre, il va au moins être souscrit 3 fois.

    Je pourrais d’ailleurs, si je le souhaitais émettre au profit de la FED, non ?(http://archives.lesechos.fr/archives/2008/lesechos.fr/09/17/300293558.htm)

  22. à Bob
    merci de la réponse,

    Mais sérieusement, alors que depuis des années, et des années, et des années , des années,
    cela jusqu’en en France, où chaque année, les loyers augmentent de près de 4 % par an,
    il n’était certainement pas besoin de sortir de la cuisse de Jupiter, pour anticiper la crise de l’immobilier.
    De combien dans le budget des ménage, la proportion ponctionnée du loyer a-t-elle augmenté en proportion de celle des salaires ? peut-on faire l’impasse de se loger ?

    Et tous ces happenings, ces lanceurs d’alerte, les DonQuichottes, les Jeudis Noirs, et d’autres .. n’étaient-ils pas assez édictés sufisamment gros, grand, gras, pas assez médiatiques ?

    Cela cependant que s’il n’a pas été normal de jouer sur l’immobilier,
    ainsi que le privé s’en est comporté en toute absurdité, cela jusqu’à tuer la poule aux œufs d’or,
    car je continue et cela ne m’empêche pas de penser qu’avec l’allongement de la durée de vie, (et sans aborder le reste, les grands déménagements) il ait été normal, et même socialement logique d’investir dans l’immobilier, de construire des logements, des habitations, des maisons ?

    De sa « profitation » éhontée, cela jusqu’à l’exécrable,
    la finance privée des banques privées, des investisseurs privés, de la finance privée se retrouve le bec dans l’eau,
    et de cela non seulement les états seraient réquisitionnés de l’assister,
    mais encore nous, citoyens de France, il nous faudrait vendre et notre école et notre université ? envisager le sabordage de notre instruction publique pour pouvoir se gargariser de la jouer en bourse ?
    mais rien, surtout rien, motus et bouche cousue, de la traçabilité des flux financiers ?

    Évidemment, la France peut encore jouer et la caisse de la sécurité sociale, ses hôpitaux, les CHU, et les écoles, et les universités,….
    pour palier le trou sans fond des bois sans soif de l’avidité du marché …
    mais alors que la France prenne ses responsabilités,
    que notre gouvernement le dise clairement, simplement, franchement : « c’est la grande braderie »,

  23. à Jef , (le suprême élève de son ultime professeur Auguste)
    Je (u) di-s- [jeudi, je dis] « c’est la grande braderie »
    mais qui sait si vendre-di (t) [vendre dit, vendredi]ou (ç)-s-a_me-di(t) [ ça me dit, samedi] : des illusions désillusions ?, des espoirs désespoirs ?

  24. Bonjour .. Bonjour ..
    Dans l’immédiat je ne fais que passer
    Auguste m’a demandé si cela ne m’ennuyais pas
    de prélever un duplicata des concours individuels.
    Hier en début d’après-midi sa femme lui a demandé
    de laver le mur intérieur Nord de la cage d’escalier,
    très sale depuis des lustres qui en avait bien besoin.
    Mon échelle de ClownBlanc lui a bien servi
    Vu le virage, avec un parpaing c’était assez gueule
    Surtout quand il faut redescendre X fois pour nettoyer l’éponge.

    Ah oui, ça essouffle un peu quand on ne fait pas assez d’erxice
    ni de promenades pour réfléchir
    comme Robin-des-Bois … entre LaMaisonBlanche
    et le Smithmotian Museum.
    Ce serait bien d’aller le revoir.

    Après ce bel effort, il le trouvait TB ce nettoyage.
    En ce for intérieur il se disait J’ai bien travaillé

    Tous ceux, parmi vous, qui ont les pieds bien sur terre
    auraient dit la même chose:
    Tant que tu y es, tu pourrais passer un coup de de blanc

    La bouche sèche, il avait vraiment envie d’une pause
    … Vous savez l’esprit étroit que l’on a parfois.
    Il aurait pu dire Attends, il faut d’abord
    boucher les plâtres manquents, réenduire, laisser sécher,
    poncer, etc. passer une 1ere couche, puis une seconde

    Il sortit l’échelle, puis le parpaing
    La personne qui ne ressemble pas a souvent aussi de bonnes idées.
    Ah non. non le parpaing tu le laisses;
    ce sera pour demain

    C’est irréfutable
    pas tout à fait
    Juste dans le virage de l’escalier,
    mais on va tomber

    Le prolongement … imparable !
    Tu ne peux pas me dire que ce n’est pas raisonnable
    de passer un petit coup de blanc …
    Tant qu’y là l’échelle du ClownBlanc
    et un parpaing sous la main

    Bon.
    Il y a un instant il nettoyait les carreaux de la chambre
    sales … encore les marques de sables ou de terres
    d’une ancienne bourrasque.
    Ah ! il y a des vitres qui risquent de tomber
    du travail de mastic à faire.
    … Il va bientôt avoir fini quelques petits m2 d’aspirateur

    J’ai plaisir à lui rendre ce petit service
    Savez-vous ? …
    Tout anticipateur sur la lonue durée
    se sent souvent assez seul.

    Et Jef ?
    … Oui … euh … je lui ai fait la remarque
    Il n’a pas reçu son seau d’eau.
    Savez-vous ce qu’il m’a répondu ?

    C’était le premier à se lancer :
    Pas de seau d’eau; pas question

    Dis lui qu’il a,
    comme celles et ceux qui suivent,
    toute ma sympathie.

    Chut !
    Blague à part — pour rigoler entre nous —
    avec sa femme ça va très bien
    cet après-midi c’était super !

    Comme quoi un petit mur de temps en temps !

    en plus,
    il vous lit et vient vous répondre.

    pour la peinture ? …
    (vous avez deviné; tout ce négocie)
    … le délai est prolongé !!!

  25. Ah ! Tres bien Jef !
    Tres interessant !
    Il va falloir aller regarder les volumes,
    les contreparties, l’inconnu …
    Surement pas une affaire d’une heure.

    Après deux-trois minutes, je suis allé lire « History-1913 »


    http://www.publicdebt.treas.gov/history/world_wars.htm

    The aftermath of the financial panic of 1907 caused many financial experts to rethink the need for a central bank in the United States. Legislation in 1913 enabled the formation of the Federal Reserve System, giving it the responsibility … lalala

    C’est un peu « short« .

    Poids relatifs entre ce Département au sein du Trésor
    et la Fed-Reserve-Bank-of-NewYork ?
    En cet instant, je ne sais pas. Intéressant. Très.
    – – – – – – – –
    Nota: Je n’ai pas lu Cécile encore.
    Je voulais d’abord rendre compte de mon ignorance.
    A+

  26. Auguste et LeClownBlanc c’est la même personne
    Ce n’est qu’une forme d’écriture pour ne pas être barbant sur des sujets serieux.
    L’échelle du ClownBlanc c’est celle d’Auguste.
    Dit autrement le biclown ne porte qu’un seul et même pyjama.
    A+

  27. ? Pas beaucoup de chiffres ?

    Key Highlights
    1. In 2007, Bureau of the Public Debt (BPD) was ranked 23rd out of 222 government agencies
    2. Moved up from 33rd ranking in 2005
    3. Compared to 2005, BPD had 3.6% improvement in scores

    Surement surement d’autres chiffres ailleurs


  28. http://www.treasurydirect.gov/govt/resources/faq/faq_publicdebt.htm

    What’s the difference between the Public Debt Outstanding and the Public Debt Subject to Limit?
    The Public Debt Outstanding represents the face amount or principal amount of marketable and non-marketable securities currently outstanding. The Public Debt Subject to Limit is the maximum amount of money the Government is allowed to borrow without receiving additional authority from Congress.
    Furthermore, the Public Debt Subject to Limit is the Public Debt Outstanding
    adjusted for Unamortized Discount on Treasury Bills and Zero Coupon Treasury Bonds, Miscellaneous debt (very old debt), Debt held by the Federal Financing Bank and Guaranteed Debt.

    Au prochain clic
    je poursuivrai l’investigation sur « Federal Financing Bank »

  29. A premiere vue il s’agit d’obligations émises par des entités
    telles que U.S Postal Service (La Poste), des petites cies d’elec etc.
    avec la garantie de l’Etat

    FFB holdings of obligations issued, sold or guaranteed by other Federal agencies totaled $44.2 billion on January 31, 2009


    http://www.ustreas.gov/ffb/press_releases/2009/02-2009.shtml
    Cette voie est epuisee
    Elle ne présente plus d’interêt
    Il faut revenir en arriere
    Voir s’il n’y a pas d’autres pistes à suivre

  30. Ah, ce n’est pas très grave, s’aimer soit même est déjà important.

    Pour le reste, seule compte la Debt held by the public, http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np , donc comme vous le voyez encore quelques T$ de dispo avant le grand saut, les autres engagements, surtout retraite, n’étant que moraux or il n’y a rien de moral dans toute cette histoire.

    Mais ne cherchez pas plus longtemps, Guillaume n’est déjà plus très blanc. Hé oui, il a contribué à vendre pour 30M$ de TB aux Chinois, qui n’ont pas voulu se bruler les doigts très longtemps avec ce vilain papier et ont donc racheté à vil prix des minières aux Australien, histoire d’organiser un peu le futur à leur avantage. Des minières et des énergétiques qui valaient des milliards rachetés avec du papier toilettes,

    Pauvre Guillaume…

    Pauvre Guillaume…

  31. Déjà, sauf erreur de ma part,
    ce « Bureau Of The Public Debt »
    assure — un peu dans l’esprit INSEE (en France : Institut de la Statistique)
    une sorte de recencement complet de la Dette des Usa

    Complet ou pas … à vérifier
    J’ai lu $5 trillions

    Je fais un saut à Federal Reserve Bank of NewYork

  32. @ Jef
    Je n’ai pas tout compris dans ce que vous écrivez aux blogueurs
    30M$ de Treasury Bonds … milliards ? … n’est-ce pas peanuts ?

    Précisément vous écrivez Guillaume (Obama) a contribué à « vendre » …
    Contribuer comment ? … et « vendre » n’auriez-vous pas une autre formulation ? …
    … via quel canal ?

  33. et voici son site officiel
    http://www.newyorkfed.org

    Le graphique des FedFunds en haut à droite.

    Un website d’une toute ampleur
    que celui des malheureux comptables du Bureau of the Public Debt au sein de la « Treasury@Washington »

  34. Ok, sérieux, de toute façon j’ai du mal avec la peinture.

    Oui, ce site est top, en tout cas pour NY.

    Sinon ce bilan global FED réactualisé en permanence est plein d’infos aussi :
    http://www.federalreserve.gov/releases/h41/Current/

    Perso j’aime bien le synthétique Féderal Reserve pour la mise à jour des grands équilibres de la dette US. On peut d’ailleurs, en ne s’attachant pas trop aux détails, dégager des points importants sur la vue d’ensemble :

    Le point le plus important est le suivant : le désendettement ne s’opère pas.

    La dette sur les crédits immobiliers des particuliers, malgré un nombre de saisies records en 2008, ne bouge quasiment pas, 10.4 T$.
    Je pense que ça s’explique par leurs systèmes de crédits type in fine, et par les tentatives, importantes depuis quelques mois, de renégociation des crédits qui repoussent les dettes (la plus grosse activité de financement du moment…).

    Ensuite la dette sur les crédits à la consommation ne bouge pas non plus, ce qui parait logique compte tenu des taux monstrueux pratiqués sur ce type de crédit : 2.6T$.

    Donc les ménages sont toujours autant endettés !!! (ou insolvables comme on veut…)

    Ensuite les entreprises et le secteur financier : là aussi, malgré les faillites, leur dette respective n’a jamais été aussi haute : 11.1T$ et 17.2$

    Maintenant l’état : et là, c’est le pompon, la dette publique explose, 6.3T$, pour la partie de la dette qui compte vraiment.
    Et les choses ne s’arrangent pas depuis le début de l’année : http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np

    Pour conclure : on pouvait s’attendre à un transfert de la dette des ménages, des entreprises et du secteur financier vers la dette publique, mais pas du tout !!!

    Non seulement la dette dans tous les secteurs de l’économie US est soit stable soit en augmentation, mais en plus, la dette publique augmente à toute vitesse, avec tous les risques potentiels à horizon 2 ans dont on parle depuis un moment (désordres monétaires…).

    Résultat des courses : la dette globale s’élève à fin 2008 à 52.6T$, soit par rapport à un PIB de 14.2T$, 369% (moyenne long terme soutenable, environ 150%…)

    Avec un PIB US qui va diminuer cette année et une dette globale qui ne bouge pas, voir qui augmente, on imagine la suite.

    Pour les détenturs de créances, je me ballade dans les auction results (primay dealers, foreign…) qui m’interessent. Et en ce moment à raisons de plusieurs centaines de milliards par mois ce n’est pas ce qui manque (500 milliard rien qu’en mars : http://www.treasurydirect.gov/RT/RTGateway?page=institAuctFund , et il en manque.)

  35. Eh bien ! Vous êtes un vrai champion !
    Je m’incline
    Merci pour vos precieuses evaluations et syntheses.
    Un seau de petales de roses !
    Cela vous irait-il ?

    Le biclown
    – – – – – – – –
    NewYork, pour moi, c’était il y a très très longtemps
    Mon premier enfant c’est en cette ville que je l’ai « reçu »
    @ Lenox Hill Hospital
    Je ne savais pas comment l’appeler.
    est restée 3 jours avec « babygirl » au poignet

  36. @ Jef
    Désormais, quelle attitude avoir à l’égard de l’L’Economie en Questions sur France Culture ?
    Olivier Pastre !
    Depuis decembre j’ai fait ce que j’ai pu l’éclairer, d’abord par courrier personnel puis par courriels personnels.
    Maintenant trop c’est trop !
    Rhetorique … Retour à l’autorégulation des marchés … Suspendre certaines normes …
    Imaginitude pour faire comme si il y avait un début d’imagination dans son propos.
    C’est niveau Aubry-Juppé
    Ses vues et propositions sont à la fois contreperformantes, old-style, novlangue, néfastes
    Allez zou … avec Brice Couturier
    Eventuellement 5 minutes ici ou là pour suivre où en sont « les officiels de RadioVichy_PsUmp »
    faisant semblant de s’adapter ou croyant comprendre on ne sait trop quoi.

    Cette reflexion me vient fortuitement parce que je viens de lire l’URL que vous proposiez

    archives.lesechos.fr/archives/2008/lesechos.fr/09/17/300293558.htm

    Aurais-je trop souvent pas assez d’a priori ?
    Ce papier des Echos ne vaut rien. Que permet-il de comprendre ? d’apprendre ?
    l’existence d’une opération ? … et alors ?
    La dépêche de l’AFP suffit.
    Nul besoin des économistes-journalistes des medias dominants.
    Ils ne font qu’encombrer l’espace médiatique et rendre beaucoup plus lointaine la saisie des faits.
    Quelle attitude ?
    Hors des habitudes. En dehors des rails.

  37. J’ai relevé dans Le Monde daté du 21 mars 2009 ce commentaire de J.-P. Fitoussi,
    conseiller économique du président Sarkozy :

    « ..Contrairement aux années 30 les gouvernements font quelque chose alors
    il se passera quelque chose. »

    Ce monsieur Fitoussi a vraiment beaucoup d’humour.

    .

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