Donation : objectif

Parmi les bons conseils à propos de la formule « presslib’ » ® , la suggestion de fixer un objectif pour les dons du mois. C’est une excellente idée et cela donne de la transparence. La structure du blog rend la chose malaisée mais on se débrouillera. J’ai commencé par créer une page appelée « Donation : objectif » (voir ci-dessus), où il est écrit ceci (à l’heure où j’écris):

Avec 2.000 € je peux me débrouiller – qui ne pourrait ? – la somme est un peu arbitraire et, franchement, a été déterminée en fonction des dons qui furent effectivement versés au cours des deux derniers mois (« La liberté est l’amour de la nécessité », Kant).

Alors voici : pour mai,

Objectif : 2.000 €
Somme (brute) reçue à ce jour (22 mai) : 2.243 € (Victoire !)

Comme cette page n’est pas très visible, il y aura chaque mois cinq jours d’appel de fonds, débutant le 27 du mois. Durant cette période, les résultats de l’appel seront affichés sous forme de billet se trouvant en permanence en position très visible (parmi les trois les plus récents).

Je modifierai la formule si nécessaire. On verra ! et merci d’avance !

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45 réflexions sur « Donation : objectif »

  1. @ Michel GIRAUDET
    Qu’est-ce qui vous permet de juger de la sincérité de mes propos ?

    @ Paul Jorion
    Le problème de base, je crois, est que nous n’utilisons pas le même étalon, vous et moi, lorsque nous mesurons en doigt.
    Je tiens à votre disposition des propos censurés par vous pour lesquels je mets au défi quiconque d’y trouver des propos “racistes et/ou injurieux”, quel que soit l’étalon utilisé…

  2. @ Alain A

    Libre à Paul d’exclure ce qu’il veut en matière de financement de son blog (mais, aussi, de son salaire personnel). Cela fonctionnera tant qu’il se trouvera suffisamment de donateurs disposés à y contribuer. Autant dire que c’est très incertain. L’intérêt, et la propension à contribution personnelle, risquent de varier très fort en fonction de l’évlolution de l’actualité.

    Je persiste à dire que, un jour ou l’autre, Mr Jorion va devoir examiner cette question avec moins de confusion des genres, plus de réalisme, et, aussi, plus de transparence.

    Au risque de mettre les pieds dans le plat (une fâcheuse habitude que j’ai) je trouve quelque peu consternante la manière assez surréaliste dont Paul fixe, ci-dessus, son « salaire » d’auteur du blog. Comme ça, à la grosse louche. En se basant sur la moyenne des dons précédents. En expliquant qu’il « peut se débrouiller » avec… 2000 € mensuels.

    Mr Jorion. Avez-vous conscience de ce que, pour nombre de gens, 2000 € représentent une somme importante? Nombre de salariés, ne parlons pas d’allocataires sociaux, doivent se « débrouiller » avec beaucoup moins que ça, vous savez? Mais avec beaucoup plus de contraintes et d’obligations en contreparties.

    C’est, excusez-moi encore, une manière pour le moins légère de traiter cette question.

    Mais, bon, ce n’est que mon sentiment personnel. C’est votre blog. C’est vous qui gérez votre vie. Je ne suis qu’un contributeur infime. Mais je crains d’avoir à vous dire que tout ceci est très confus. Ça me ne semble pas être très tenable à terme.

  3. 2000 € c’est un peu court… n’oublions pas les droits d’auteur sur ses livres quand même!

    vrai sceptique… faus septique

  4. @ Champignac

    Avez-vous conscience de ce que, pour nombre de gens, 2000 € représentent une somme importante? Nombre de salariés, ne parlons pas d’allocataires sociaux, doivent se “débrouiller” avec beaucoup moins que ça, vous savez? Mais avec beaucoup plus de contraintes et d’obligations en contreparties.

    Ne faites-vous pas vôtre la pauvre vulgate libéralo-sarkozyste qui voudrait nous faire croire que les cheminots, les infirmières, les profs de français, et bien d’autres qui ne gagnent « pas tant » et ne travaillent pas forcément pour l’Etat, sont des privilégiés? Et même, horresco referens, la purée qui sert de pensée au socialisme à la sauce « Hollandaise », celle qui avait cru subtil de couper en 2 la classe moyenne en opposant ceux qui gagnent « plus de 4000 € », forcément « riches » et détestables, et ceux qui gagnent moins, qu’il croyait flatter ce disant.

    Je comprends bien que c’est plus sur la méthode que sur le montant que vous trouvez à redire. Mais tout de même, il est temps de faire passer le mot: on reconnaît les riches à 1) ce qu’ils ne payent pas d’impôts, 2) ont des gens à leur service pour s’occuper de ces trivialités, 3) bref à ce qu’ils gagnent beaucoup plus que 2000, 4000, ou même 6000 €…
    Et c’est à eux maintenant de rendre des comptes !

    Etant moi-même chômeur en fin de droits (0 indemnité), vous voyez que je ne suis pas partial dans l’affaire. Les vrais boulets et les poids pour la société, ce sont les riches quand il est tellement évident, en plus de nous piller, que ce sont eux qui nous ont forgé cette sublime société où l’on nous force à travailler, continuellement et on sait dans quelles conditions, et pour produire n’importe quoi et qui pollue de préférence…

    Alors que les progrès techniques, s’ils devaient servir à quelque chose c’était à quoi, sinon finalement à abolir le travail, et sûrement pas à 1) détruire la planète, 2) à rendre plus riches ceux qui l’étaient déjà, 3) à culpabiliser les pauvres de ce qu’ils ne sont pas encore plus pauvres que les plus pauvres que l’on peut toujours trouver…

    Bien cordialement,

    PS: Je n’ai pas réagi sur le moment, mais j’ai trouvé excellente et souscris en tout point à votre intervention sur le suffrage universel et le vote. Où était-ce déjà?

  5. En ce moment, c’est « la grande operation annuelle de recolte de fond » de La Croix Rouge. on voit fleurir ses messager(e)s bénévoles à tous les feux tricolores.
    Comme tous les ans, j’ai donné mon obole de 2 euros contre un auto-collant que j’appose sur le volant de ma voiture. Petit geste au grand effet, surtout pour moi, car il me donne une occasion d’etre en coherence avec les valeurs qui me sont chéres.

    Pourtant, je suis ambivalente sur ces appels au don.
    Je me dis que les associations caritatives devraient etre financées par l’impot car je suis contre le principe de charité. Je me dis que je trouve fort de café de financer la pub avec le celebre mannequin, marraine de cette operation. Je me dis que les cadres de la Croix Rouge ont une situation professionnelle et des salaires bien superieurs au mien etc….. et j’en passe, vous pouvez imaginer la suite.

    Alors pourquoi je participe à cette donation ?

    JE PARTICIPE CAR JE SUIS LIBRE ET JE LE FAIS POUR MOI.

    Paul, en toute LIBERTE et parce que cela a du sens pour MOI, je vous envoie demain mon chéque de 150 euros à l’adresse que vous m’avez indiquée.

  6. @clemence Daerdenne

    Ca fait 2 fois que vous mentionnez le montant de votre chèque…

    Même s’il s’agit d’un montant correspondant à plusieurs mois d’obole, ça devient vexant !

  7. @ Nikademus

    Tout d’abord, permettez-moi de vous exprimer, à titre personnel, toute ma sympathie, et ma solidarité, au moins verbale, pour les difficultés qui doivent être les vôtres en ce moment. Rassurez-vous, je ne fais pas dans le misérabilisme larmoyant. Mais je n’imagine que trop bien que cette situation doit être difficile à vivre au quotidien. En particulier dans la très peu solidaire France de Sarkozy le Magnifique.

    Je regrette le fait que, dans cette crise, il ne soit quasi question que des chiffres hallucinants (avec beaucoup de zéros), de grandes théories, de guerres de pouvoirs, etc… Où est-il encore question d’humanité, dans tout cela? Pourquoi les vraies victimes de la crise, ceux qui prennent de plein fouet dans la gueule toute la dureté des conséquences, sont-ils toujours quasiment niés dans leur dignité personnelle et de facto dissimulés honteusement dans de froides statistiques? Sans que personne ne semble avoir trop envie d’y aller voir et de leur donner, à eux aussi, la possibilité de dire l’injustice insupportable de ce qu’on les oblige à vivre.

    A tous ceux-là, que j’ai nommé « les bâtards de la crise », ceux qu’on a déjà glissés sous le tapis du lâche soulagement de « ne pas en être », j’exprime ma sincère empathie. Du reste, j’en fais partie.

    Pour répondre à votre question initiale, non, je ne fais pas, ici, dans la vulgate libéralo-sarkozyste. Laquelle, effectivement, consiste à opposer sans cesse, par la peur du plus pauvre, ou l’incitation permanente à la survie par tous les moyens, de préférence aux dépends de celui de l’étage du dessous, à amener pauvres et un peu moins pauvres à se déchirer pour les miettes du gâteau principal. Inutile de préciser qui, pendant ce temps, se goinfre des bons morceaux dans la plus parfaite tranquillité.

    Etant moi-même, depuis peu, « chômeur complet indemnisé », comme on dit ici, je n’ai que trop conscience de devoir bientôt affronter, aussi, cette hostilité du soupçon permanent, soigneusement entretenue dans l’opinion publique locale. Laquelle y adhère largement pour les raisons exposées ci-dessus. Ajoutons-y une administration qui, aujourd’hui, semble se considérer comme la Police du chômage, sous la forme de contrôles incessants et de la menace perpétuelles de sanctions, au nom de la supposée « générosité » du système. Oubliant au passage qu’il s’agit, non de charité publique, mais bien d’un système d’assurance. Système auquel les les supposés « profiteurs » ont cotisé durant de longues années pour, éventuellement, en bénéficier en toute dignité.

    Bref, je ne retirerai rien de ce que vous écrivez ci-dessus concernant les « véritables riches », en argent et/ou en pouvoir, leur responsabilité fondamentale dans le (non) fonctionnement d’un système qui écrase tant les très pauvres que les un peu moins pauvres. Je partage cette analyse.

    Cela étant dit, j’espère avoir clarifié, mes interrogations ne portent, évidemment, pas sur un quelconque soupçon de volonté d’enrichissement personnel de Paul via ce Blog. Il est bien trop honnête pour cela.

    Mais, pour autant, il me semble possible, tout de même, d’exposer certaines interrogations qui sont les miennes. Lesquelles concernent, tant la forme, assez particulière, du financement, de l’organisation du, des montants évoqués, ainsi que de ce que je qualifierait de légèreté dans le fonctionnement actuel.

    Je vais tenter de les exposer ci-dessous. Bien qu’ayant conscience de ce que le sujet n’est guère populaire et m’expose à être considéré comme le « râleur de service ». Bon.

    – Court préalable: c’est Paul lui-même qui a choisi de faire financer tant le blog lui-même, que ses moyens d’existence personnels, par l’appel au « don public ». C’est un choix qui en vaut un autre. Je ne le conteste pas. Mais, s’agissant ici, en quelque sorte, d’un « financement public », il semble légitime que les contributeurs puissent poser, quand même, quelques questions sur ce à quoi, précisément, sont destinés leurs dons, sur la nécessité d’un minimum de transparence, sur la justification plus précise de « l’objectif de contribution » qui leur est fixé. Sauf, évidemment, si les dons sont considérés comme du mécénat pur. Mais, alors, ce doit être énoncé clairement.

    – Transparence. Il y a une confusion permanente, au niveau du blog, entre ce qui relève du financement du cout strictement technique de fonctionnement, et ce qui relève du « salaire » de Paul en tant qu’auteur. C’est malsain. Cela ne permet pas de savoir si les montants « souhaîtés » sont justifiés par l’un ou par l’autre. Le minimum serait de préciser ce qui relève de chacune des deux rubriques.

    – Transparence. Il y a nécessité d’une plus grande rigueur, et de clarté, dans la manière dont Paul affecte ses « recettes » et ses « objectifs ». Par exemple, Paul nous dit que, ce mois ci, l’objectif est déjà dépassé. Fort bien. Mais il s’agirait, alors, de préciser que la partie qui dépasse l’objectif est, logiquement, transférée dans l’acquis de celui du mois suivant. Ce n’est pas fait.

    – Transparence encore. Paul se fixe un objectif de dons tout de même plutôt confortable, mais ne nous dit rien sur ce que sont ses autres revenus. Du coup, le confortable pourrait se transformer en assez confortable. Et alimenter, disons, une certaine suspicion quand à la nature exacte de l’objectif. Bien évidemment, on ne va pas demander à Paul de publier sa feuille d’impôts. Mais on espère que les prochain « objectifs » tiendront compte de ces autres revenus pour diminuer la contribution demandée.

    – Légèreté et… éthique? La manière dont Paul, dans son message d’origine, fixe lui-même son « salaire d’auteur » me semble pour le moins légère, si pas étrange. Ça donne l’impression que l’on vise le montant le plus élevé possible, au seul motif que les dons précédents l’ont permis. Paul devrait peut-être avoir davantage conscience de ce que les montants obtenus résultent de l’addition de nombreux dons. Parmi lesquels nombre de petits dons faits par des gens pour qui cela représente un réel sacrifice (leur propre revenu étant très souvent largement inférieur).

    Cet « objectif », qui semble fixé « au pif », et plutôt dans la zone supérieure, ne me semble pas très respectueux de l’effort qui est demandé aux contributeurs. Objectif qui devrait plutôt être de limiter autant que possible la contribution demandée. Sachant qu’elle vient, aussi, de gens qui n’ont guère de moyens eux-mêmes.

    – Conséquence de ci-dessus. Au cours des discussions précédentes, un certain nombre de suggestions sur d’autres pistes de financement éventuelles ont été exposées. Dont certaines très valables (je ne parle pas des miennes). Par exemple celle d’une forme de newsletter payante (à laquelle pourraient s’abonner s’abonner des institutions et/ou asbl, qui ont des budgets pour cela). La seule réaction de Paul à ces suggestions aura été de… ne pas réagir. Résultat, ces pistes n’ont pas été explorées. C’est un peu court.

    Je comprends bien qu’il puisse sembler plus facile de s’appuyer uniquement sur les dons, puisque cela a fonctionné jusqu’ici. Mais c’est une solution de facilité, dangereuse et incertaine, qui, faute d’alternatives, risque d’obliger Paul à lancer des appels de plus en plus pressants à ses donateurs. Lesquels apprécieraient peut-être, au contraire, des besoins de financement moins élevés. Ne serait-ce que parce que ce blog n’est pas la seule cause à mériter un geste.

    – Des dons, sans engagement, ni contrepartie? Sans doute la partie la plus sujette à controverses de mon commentaire. En gros, Paul nous demande de financer son blog (ce qui ne pose pas de problème), mais aussi ses besoins quotidiens. Ce qui représente une forme de liberté personnelle enviable. Mais, lui-même ne s’engage à aucune contrepartie, ni quelconque responsabilité dans le contenu de ce que les dons sont appelés à financer. C’est toute l’ambigüité du concept.

    Soit. Mais il me semble quand même que l’appel au dons se fait largement sur le grand intérêt que suscitent l’actualité, le décryptage, l’analyse, le croisement avec d’autres disciplines, de l’actuelle crise financière & économique. Ce qu’il est convenu d’appeler le « cerveau collectif ». Par contre, il me semble moins évident que les contributions aient été faites pour financer une bonne part de joutes scripturales sur les différentes déclinaisons de la philosophie aristotélicienne où chacun fait, certes de manière impressionnante, assaut d’érudition (j’avoue me sentir moins stupide en les lisant). Malgré tout, elles semblent plus relever d’un hobby personnel de l’auteur que de ce que au nom de quoi les contributions ont pu être faites. Ou imaginer être faites.

    Encore une fois, c’est parfaitement le droit de Mr Jorion de s’intéresser de manière prioritaire à la philosophie, ou à la remise à plat du concept monétaire. Mais, de l’autre coté du clavier, on peut être amené à se demander si l’on a pas d’autres priorités que de financer le cheminement intellectuel d’un unique auteur. Ainsi que de lui fournir les moyens matériels de n’avoir pas à se préoccuper de pénibles nécessités de la survie quotidienne.

    Bref, Paul. Ce que vous semblez demander à vos donateurs, ressemble fort à une sorte de mécénat. Sans trop de contraintes ni obligations de votre part. Soit. Mais, alors, que cela soit dit clairement. Parce que, actuellement, la présentation de ce qui est supposé constituer, pour beaucoup, la raison de leur donation, serait plutôt de financer une sorte de « centre » de résistance, intellectuelle & informationnelle, à la toute puissance médiatique de la normalisation forcée par l’Oligarchie et ses relais. Une priorité qui semble être de moins en moins celle de ce blog.

    Voilà. J’en ai terminé. J’espère que l’on ne m’en voudra pas trop d’avoir un peu mis les pieds dans le plat de l’aspect financier du « cerveau collectif ». Si oui, bah, j’assumerai. Ou peut-être que les question ici posées ne préoccupent que moi. C’est possible. A tout le moins, cela fera peut-être avancer un peu le schmilblik, comme le disait l’autre coco de service.

  8. @ Champignac

    Il faudrait commenter point par point votre commentaire. Je me limite ici à ce qui me vient à l’esprit en première lecture.

    1) Votre analyse des donations suppose qu’il en existe beaucoup d’un montant faible faites par des contributeurs fidèles. Ce n’est pas le cas (je devrais vous montrer des statistiques) : la plupart des dons sont d’un montant élevé, voire très élevé, faits par des donateurs qui ne se manifestent qu’une seule fois.

    2) Transparence et explications sur l’affectation des sommes. J’essaie de rendre compte de manière satisfaisante sans tomber dans l’exhibitionnisme ou le misérabilisme. Ce qui me fait penser que les explications données jusqu’ici sont suffisantes, c’est que A. l’objectif fixé est faible (bien sûr, il existe beaucoup de gens qui gagnent moins que cela : d’où me vient, croyez-vous, mon indignation constante sur la concentration des richesses ?) B. ceux qui réclament des justifications supplémentaires ne sont pratiquement jamais eux-mêmes des contributeurs.

    3) J’ai exclu la formule « Newsletter » à plusieurs reprises : l’accès à ce que j’écris doit rester gratuit. Si l’un ou l’autre a la possibilité en ce moment de m’aider financièrement, je l’en remercie – je sais que c’est possible, l’ayant fait moi-même dans d’autres circonstances. Oui : c’est du mécénat ! Cela a été dit par plusieurs : cela vient à la place où l’on trouvait autrefois un prince philosophe convaincu que j’œuvre au bien de l’humanité ou un État quelque part qui ait le souci que ses enfants partagent mon savoir. Si vous ne pouvez pas m’aider bien que vous en ayez l’envie, cessez de vous faire du souci : lisez en toute quiétude, j’écris « à la cantonade » !

    4) Je ne suis pas un croisé et je ne faillis pas à la mission qui m’aurait été confiée quand j’évoque dans ce blog certains sujets plutôt que d’autres. Je suis anthropologue et plus particulièrement anthropologue des savoirs et je ne trahis personne quand j’évoque les sujets sur lesquels j’ai toujours travaillé. J’autofinance ma recherche depuis 1984 à partir de salaires récoltés ici ou là. Je n’ai plus d’emploi salarié depuis octobre 2007 et je me bats depuis à écrire des livres dont les droits d’auteur me permettront – je l’espère – d’en vivre un jour.

  9. @ Paul Jorion

    Eh bien, cette réponse me convient tout à fait.

    Elle clarifie les questions que je me posais. Considérant que je n’étais peut-être pas le seul à me les poser, j’espère qu’elle les clarifie aussi pour d’autres.

    C’est donc bien du mécénat (ce qui rend sans objet une partie de mes questions). Et il semble que vous ne manquiez pas de mécènes relativement généreux. Tant mieux, donc, pour tout le monde. Et merci à eux.

    Je pense qu’il était quand même utile d’obtenir cette réponse de votre part. D’abord parce que vous nous donnez votre vision globale de cet aspect du blog (pas toujours évidente à décoder, vu de l’autre coté du miroir). Ensuite parce que cela m’évitera de chercher d’autres solutions complémentaire. Manifestement ni nécessaires, ni souhaitées.

    Enfin, j’espère ne pas vous avoir trop vexé, ou irrité, au passage. Mais, bon, de cela vous êtes seul juge. 🙂

    Bonsoir à vous, donc. Je retourne à mes lectures.

  10. @Clemence Daerdenne
    …« je vous envoie demain mon chéque de 150 euros à l’adresse que vous m’avez indiquée »…
    @P.Jorion
    -Donc , les réfractaires à Paypal peuvent effectuer un don par chèque ?

  11. @ coucou
    cher Coucou,
    là, c’est pas moi qui est indiqué le montant du chéque. je vous assure, j’y suis pour rien :=) :=)

  12. @ Champignac

    Tout d’abord merci pour votre longue réponse.

    Je vous sais extrêmement grée de n’avoir pas pris pour vous le ton légèrement invectif, je le crains à me relire, de mon intervention. Je le crois causé, non pas par quelque ressentiment de chômeur aigri, ou plus simplement inquiet, mais par un apéritif préalable entre amis. Je me souviendrai de m’abstenir jusqu’au lendemain la prochaine fois (pas de l’apéritif bien sûr, de l’intervention intempestive ! 😉 ).

    En réalité, croyez-le si vous voulez, mais je suis un chômeur heureux! Etant avisé de longue date, peut-être pas du peu d’avenir, mais du moins du peu d’intérêt de la consommation en général, je me suis toujours tenu dans les plus strictes limites du travail nécessaire, et jamais à en chercher au surplus. Mais même là, en étant donc aussi bien un travailleur par intermittence qu’un chômeur par intermittence depuis le début de ma jeune sorte de carrière, il m’est arrivé d’accumuler bien plus que requis par mes très faibles besoins (qu’aucun lecteur de passage ne fantasme, cela reste extrêmement raisonnable, je n’ai jamais fait le trader parmi toutes mes activités), et c’était aussi, on le voit bien maintenant, être prévoyant pour la suite que l’on voit arriver.

    Savoir et être préparé, même par intuition ou par simple goût, c’était là un véritable privilège. C’est pour cela, la responsabilité qui en découle – car au-delà de l’anecdote autobiographique, ce serait en effet une satisfaction individuelle très vaine et surtout très illusoire que d’en rester là – , que je crois qu’il faut maintenant renverser les termes du problème : non plus faire preuve de compassion, ou si vous préférez au-delà de la compassion et de l’empathie dont vous parlez, ni même justifier qu’on aurait droit à quelque chose, du fait d’avoir cotisé par exemple.

    C’est renverser la charge de l’accusation: quel est précisément le titre à l’existence, non plus des chômeurs, mais de l’oligarchie: elle ne sert à rien, elle est sans contrôle, elle vit au crochet de la société. Voilà le discours qu’elle tenait sur les pauvres (auxquels je me compte bien sûr), voilà le discours qu’il faut maintenant lui opposer et même plus se soucier de répondre, de se justifier. (Je veux dire, voilà un discours public que je crois à généraliser. Dans la pratique individuelle, et pour l’instant, j’ai moi aussi celui que j’appelle mon « contrôleur judiciaire » auquel je raconte ce qu’il veut entendre.)

    Voilà, en précisant un peu, ce que je voulais dire. Du reste, pour continuer à préciser, je n’ai aucun ressentiment ni envie envers « les riches » (je crois, par lecture et même par une expérience limitée, leur mode de vie très ennuyeux), ni même ne crois souhaitable ou possible leur disparition, dans « une société sans classe » par exemple. Il me semble que toutes les sociétés ont été polarisées. Il y en a qui aiment le pouvoir. Grand bien leur fasse, seulement ils ne doivent pas oublier que ce n’est pas sans contrainte, ni sans responsabilité. C’est le degré inacceptable de la polarisation, leur démesure et leur refus de tout compromis, qui nous met là où nous sommes aujourd’hui.

    Je suis de plus persuadé que quand la situation s’aggravera, sous peu donc, il est fort probable qu’un fort contingent (comme déjà l’oligarque du FMI Simon Johnson), basculera (comme une partie de la noblesse durant la Révolution Française) et qu’on en viendra à une nouvelle synthèse plus raisonnable, et plus humaine, à partir de là.

    Pour le reste, je vous confirme absolument: je n’ai aucune légitimité ou autorité à intervenir dans les questions que vous vouliez poser à Paul, ou à quiconque d’autre d’ailleurs. C’était juste un seul point bien précis qui m’avait fait tiqué et comme on réagit parfois brutalement envers un ami avec lequel on est d’accord sur tout le reste, quand on croit qu’il dit pour une fois une bêtise, je n’ai pas su me retenir…

    Bien cordialement,

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