L’actualité de la crise : Une question en appelle une autre, par François Leclerc

Billet invité.

UNE QUESTION EN APPELLE UNE AUTRE

Il y a d’abord celle que l’on ne devrait plus avoir à se poser, à propos de la réalité des « jeunes pousses » de la relance, si fantasmée y compris dans les médias. Et pourtant ! elle reste accrochée sur le tapis, bien que sans points d’appuis. Paul Krugman y a à nouveau répondu, hier à Dublin : « Nous sommes passés de la panique à l’anxiété chronique » a-t-il assené, martelant à son auditoire pour être bien compris : « Les choses deviennent pire plus lentement (…) L’eurozone, comme les Etats-Unis, pourraient bien connaître une décade perdue ».

Mais il y a aussi les questions que l’on se pose toujours, et qui sont en suspens. Allons-nous connaître une rechute aigue, alors que nous sortons à peine d’une chute libre qui n’a été reconnue comme telle que lorsqu’elle a été difficilement stoppée?

Pour en connaître la réponse, nous restons suspendus, aux Etats-Unis, à l’observation de deux « marqueurs » annonciateurs. Une nouvelle crise des crédits hypothécaires, conséquence du prix de l’immobilier qui ne cesse de baisser, de modalités insoutenables de remboursement des prêts qui arrivent à échéance, et de baisse des revenus des ménages. Et, si cela n’était pas suffisant en soi, parallèlement, une hausse du taux de défaut sur les cartes de crédit, alors que les statistiques de l’emploi égrènent mois par mois la sinistre réalité de la destruction progressive de celui-ci, faisant basculer les « working poor » (les pauvres qui travaillent) dans la catégorie des pauvres tout court. A ce train-là, les Etats-Unis vont rejoindre dans les statistiques de la pauvreté les pays que l’on qualifie d’émergents.

Dans les deux cas, ce sont les banques américaines et les institutions financières qui sont en première ligne, sauvées pour le moment sur le papier, mais qui pourraient à nouveau dégringoler, sous le poids de nouvelles énormes pertes à constater. On ne fabrique pas impunément de telles quantités de dettes sans avoir à passer un jour ou l’autre à la caisse. D’autant que le grand nettoyage de printemps de leur bilan, sous les auspices du Trésor et de la FDIC, a déjà été repoussé à l’été et semble désormais mal parti.

Comment le système financier américain va-t-il pouvoir encaisser les deux nouveaux chocs qui s’annoncent, s’ils se confirment ? Voilà ce que nous avons devant nous.

Une toute autre question se pose en Europe, où nous savons maintenant que le vieux schéma simpliste selon lequel la crise en provenance des Etats-Unis nous en arrive avec retard mais se poursuit, alors que là-bas elle est déjà finie, ne fonctionne plus, comme tant d’autres choses d’ailleurs. La crise s’annonce prolongée aux Etats-Unis, l’Europe l’y rejoint progressivement, en ordre dispersé comme c’est désormais devenu l’habitude, à un rythme et suivant des modalités propres à chaque pays. Ayant commencé par les pays ayant le plus fauté en matière financière, c’est-à-dire ayant acheté aux Américains et même fabriqué pour leur propre compte des produits financiers issus de la titrisation de la dette, pour se poursuivre là où d’autres maux sévissent, tels de grands classiques : une énorme bulle immobilière en Espagne, une forte dépendance au commerce extérieur en République fédérale, etc.

L’interrogation est d’une autre nature en Europe : combien de temps le filet de protection social, si décrié et dorénavant si encensé, va-t-il tenir, si la crise est de longue durée comme probable ? Evoquant la situation mondiale, Juan Somavia, directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), a adressé une mise en garde, mercredi à Genève à l’occasion de sa conférence annuelle : « le monde peut avoir devant lui une crise de l’emploi et de la protection sociale d’une durée de six ou huit ans ». Remarquant ensuite que « les leaders politiques n’ont pas prêté suffisamment d’attention aux implications humaines et sociales du décalage » (entre reprise économique et redémarrage de l’emploi). Il a rappelé enfin, bien incertain présage, que « le manque d’emplois et de protection sociale nourrit l’instabilité. Les ferments de la violence, de l’agitation sociale, de la tourmente politique prolifèrent ».

Mais il y a au moins une question qui ne se pose pas. Ce n’est en effet pas uniquement parce que la crise financière est pour l’instant contenue, mais non résolue, sans autre perspective que de gagner du temps, que la crise économique dans laquelle nous sommes plongés est de longue durée. Elle a aussi sa propre raison d’être. Rendue publique cette semaine, une étude d’Euler Hermes SFAC, leader mondial de l’assurance crédit et filiale d’AGF, livre à cet égard un éclairage très pertinent, dont voici le résumé : la dynamique mondiale était depuis une décennie portée par la demande des pays de l’OCDE, appuyée sur le crédit, « moteur extérieur » de la croissance des pays émergents, explique-t-elle. Mais ces derniers ne vont pas trouver de relais de croissance sur leurs marchés intérieurs, car trop faibles. Or l’emballement du crédit de ces dernières années a contribué à hauteur de 0,5 à 1 point de croissance annuel dans les pays développés, qui ne va pas être retrouvé. Il n’y aura pas, la crise terminée, de relance rapide du crédit. En conséquence, la croissance de l’activité, comme celle des échanges mondiaux, seront dans les années à venir « en deçà du rythme observé ces dernières années ».

Voilà qui vient conforter, par un expert reconnu du marché du crédit, la prévision selon laquelle nous allons connaître, sauf accident de parcours toujours possible, une longue période de croissance atone et de crise rampante. Marquée sur le plan social par de fortes contradictions et des inégalités accrues, un accroissement de la précarité qui va concerner des secteurs qui, s’ils ne bénéficiaient plus de « l’ascenseur social », pouvaient se croire encore protégés.

La suite de cette histoire en cours n’est faite que d’inconnues. Comment va-t-il être possible de gérer la dette publique ? De la financer même, pour certains pays ? D’effectivement trouver auprès du FMI, de la Banque Mondiale, des grandes banques régionales et de développement, les relais de financement des mesures de sauvetage et de relance qui vont être encore nécessaires, car eux aussi doivent être financés au préalable ? Comment le marché obligataire public, mais aussi privé, va-t-il se comporter, étant autant sollicité ? Comment, aujourd’hui, apporter des réponses à ces interrogations de demain matin, alors que le contexte même dans lequel elles vont devoir être résolues n’est pas connu ? Si ce n’est par des actes de foi. Sans préjuger du fait qu’elles trouveront ou non une solution.

Quand on découvre un nouveau pan de l’activité financière, à la faveur de l’annonce par la BCE de son programme d’achat de 60 milliards d’euros d’ « obligations sécurisées », encore bien flou malgré quelques nouvelles précisions données suite à la dernière réunion du conseil des gouverneurs, on comprend qu’il s’agit d’apporter une nouvelle aide aux banques de la zone euro, en pesant à la baisse sur les cours de ces obligations grâce à ces achats, afin qu’elles puissent regarnir leurs coffres. En remarquant que le marché de ces obligations bénies a fait un gigantesque bond en avril, leur donnant enfin grâce à cet argent frais, l’oxygène dont elles avaient besoin, comme si les banques avaient réagi comme un seul homme, profité de la même opportunité, répondu à une même consigne. A ce petit détail près que ce n’est pas en augmentant leurs fonds propres qu’elles ont respiré, mais en tirant des traites sur l’avenir, sous l’ombrelle protectrice de la BCE. Les banques sont ainsi en concurrence, sur le marché obligataire, avec les Etats et les grandes entreprises. Cela risque de faire beaucoup, à force. Aux Etats-Unis, l’alarme a été sonnée après la hausse enregistrée du rendement des taux longs des obligations du Trésor. Le loyer de l’argent, en général, ce n’est pas une question, c’est la certitude qu’il va être une des grandes questions de l’actualité de demain.

Une autre question encore va apparaître, venant elle aussi des Etats-Unis. Celle de la régulation financière, qui y est ressentie comme d’autant plus importante, paradoxalement, qu’il est fondé les plus grands espoirs dans la résurrection du système bancaire. Et qu’il faut donc éviter les risques systémiques – c’est la philosophie américaine – tout en ne bridant qu’au minimum la « créativité financière ». En mettant plus l’accent sur la surveillance préventive que sur la réglementation. Sans entrer dans le détail complexe des mesures qui sont y préparées, et dont on ne connaît que les très grandes lignes, notamment à propos des produits dérivés, plusieurs constatations peuvent déjà être faites.

1/ Des batailles rangées y ont actuellement lieu à propos du dispositif qui sera chargé d’effectuer cette surveillance. Elles prennent l’aspect de batailles de chiffonniers très corporatistes, chaque administration ou agence cherchant à défendre son pré carré, mais elles ont un autre enjeu plus déterminant. Il est en effet question de concentrer dans les mains de la Fed le maximum de missions, au détriment d’organismes comme la SEC, au prétexte que cette dernière a failli, mais avec comme conséquence de donner aux banques privées, qui en sont les actionnaires indirectes, via les banques centrales régionales, un maximum de prérogatives et donc de pouvoir.

2/ Concernant les mesures elles-mêmes, les principales banques ont pris l’initiative de proposer à l’administration Obama un « package » de mesures, et elles développent à ce sujet un lobbying très intense, dont le Wall Street Journal a évoqué un aspect éloquent, à propos de la modification des normes comptables de valorisation des actifs. D’autres échos plus assourdis ont été rapportés, toujours par le Wall Street Journal, à propos de l’obligation pour les banques de conserver à leurs bilans les actifs titrisés (c’est le cas en Europe, mais pas aux Etats-Unis), une règle prudentielle dont elles voudraient s’absoudre, car elle devrait être appliquée début 2010 et représenterait, d’après JP Morgan, quelque 145 milliards de dollars à réintégrer dans les bilans. Une somme dont ne sait pas avec quelle méthode de valorisation des actifs elle a été calculée.

Ce qui est patent, toujours sur cette dernière question de la régularisation, c’est que le feu de paille allumé par les Européens à propos des paradis fiscaux a flambé. Sans autre effet que la signature, en cours, de nouvelles conventions fiscales bilatérales entre Etats, laissant d’énormes trous dans la couverture géographique, où vont se précipiter les pratiquants émérites de l’évasion fiscale. Ne touchant pas à l’essentiel, à côté de cet artisanat des riches, l’utilisation à très grande échelle par « l’industrie financière » et l’industrie tout court de ces havres défiscalisés, qui permettent également toutes les manipulations comptables souhaitées, le camouflage aussi bien des pertes que des bénéfices, suivant les besoins du moment.

Les Européens, qui juraient de vouloir imposer aux Américains une régulation telle que cette crise serait « la der de der », air déjà connu, se sont pris les pieds dans leur propre tapis. Celui sur lequel ils ont construit un empilage de structures, élaboré par Jacques de Larosière dans son « Rapport de supervision financière en Europe ». Ce savant montage bute pour le moment sur un « No » britannique farouche et déterminé, puisqu’il risquerait de les placer sous la supervision de la BCE. Cette question semble accaparer toutes les discussions, au détriment de celles qui devraient porter sur les mesures elles-mêmes et reflète bien l’incapacité dans laquelle l’Europe se trouve de trouver des solutions communes. Plus que tout autre facteur, cette paralysie la rend plus vulnérable à la crise. Sauf lorsque les élaborations a minima de la Commission de Bruxelles à propos de la régulation « hedge funds » lui permettent de réagir (à l’exception notable et sans surprise des Britanniques).

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54 réflexions sur « L’actualité de la crise : Une question en appelle une autre, par François Leclerc »

  1. Paul Krugman : « Nous sommes passés de la panique à l’anxiété chronique » a-t-il assené, martelant à son auditoire pour être bien compris : « Les choses deviennent pire plus lentement (…) L’eurozone, comme les Etats-Unis, pourraient bien connaître une décade perdue ».

    Le choix des mots est important. Dire, comme le fait Krugman et bien d’autres, que nous pourrions connaître une décennie qui compte pour du beurre, c’est toujours anticiper un redémarrage de l’économie, plus tard, selon les mêmes schémas de l’économie actuelle. Il ne suffit pas de mettre en garde ses contemporains, il faut aussi leur dire que chacun a un rôle pour réaliser la mutation du capitalisme et que ce travail a déjà commencé. Bref, ce genre de discours est très démobilisateur et, au bout du compte peut contribuer à l’aggravation de la crise.

  2. à Pierre-Yves D. [09:16]
    « Une décennie qui compte du beurre »

    Bizarrement, le beurre est souvent associé à une image d’abondance ou de richesse : « faire son beurre » (pour « faire beaucoup d’argent ») ou encore « mettre du beurre dans les épinards ».Pourtant, il existait autrefois une locution adjective « de beurre » qui caractérisait quelque chose sans valeur et qui est probablement à l’origine de cette expression.De même, Larousse au XIXe siècle précise que « vendre du beurre » c’était « être ignoré, délaissé dans une société ». D’ailleurs, à cette époque, les jeunes filles qui « vendaient du beurre » dans les bals étaient celles qui n’y dansaient pas, faute de cavalier.Donc s’il arrive parfois qu’on utilise le côté gras donc « riche » du beurre (au moins en calories), c’est probablement sa mollesse ou sa fusibilité qui en justifie la vision péjorative.

    Titans = topCréanciers de la BRI (avec plus de 5% du crédit accordé aux banques centrales endettées)

    Réseaux aux faux accès : EUROCLEAR – CLEARSTREAM – FEDNEWYORK

    BCE = go-between   Sera t-il éliminé ? Dans quel délai ?

    Sub-couteau-tonte = banque centrale nationale, en mèche avec un NatioTrésor entre les multiples pognes du clan au pouvoir

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    aNatioFurtifTrésor ou à Ananas-à-trillions se dit pour un groupe privé titanesque ou une famille hors statut (aNatioFurtive), par exemple royale ou transnat.

    NatioTrésor se dit tant
    pour le Trésor Négatif ou « Fictif » d’un pays endetté, aussi bizarreent nommé « Trésor Public » ou « US Treasury » (Geithner) que
    pour l’un des rares Trésors réels « Trésor Royal » (Arabie) ou « Trésor Impérial Absolu » (Chine).

    Est-ce absurde ou est-ce ……………. d’attribuer le même mot, natioTrésor,
    (1°) pour un Etat Souverain gonflé de liquidités et
    (2°) pour un Etat tellement chargé de dettes que l’on ne sait pas s’il arrivera à les rembourser
    Quelle est la mission de l’Orga gérant un NatioTrésor destiné à croitre dans les dettes
    ( ou, au mieux selon ump-ps, dans le stationnaire négatif à 1200 milliards) ?
    Réponse : Au service des titans, le NatioTrésorNégatif a mission de tondre davantage les épargnants non furtifs,
    c’est-à-dire les honnêtes gens : lamas, moutons, pigeons encore solvables,
    … par exemple s’ils commencent par vendre leur résidence secondaire, puis le studio de sécurité qu’ils louaient, et/ou/puis leurs économies pour leurs 30 ou 40 dernières années

    Seconds-couteaux le petit doigt sur la couture :
    FASB – Agences de Notation – Orgas de Contrôle – Majorités parlementaires – Orgas de régulation.

    Suivre la mise en observation des flux monétaires entre titans, sub-couteaux-tonte
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    – comprendre les flux engendrés par des Topcréanciers ou Topbanquiers qui sont au-delà du principe de nationalité.
    – contribuer à identifier les 4 ou 5 maîtres de la BRI, qui elle-même est la banque centrale des banques centrales.
    – retrouver la trace des 9.000 milliards $ paumés par la FED,   
    qui ne font même pas l’objet d’une recherche par la responsable interrogée par le Sénat (?) américain dernièrement.
    – débrouiller un peu les flux onshore/offshore pour voir où ils disparaîtraient pour apparaître ailleurs.

    Dans le prolongement du billet du 22 mai Le Temps qu’il fait »,
    Coucou disait le 4 juin 2009 à 07:43

    Les objectifs de ce travail titanesque (herculéen) me semblent, entre autres, (…)
    Je dois finir le tableau SocGen et travailler le formatage; ma femme, mon fils et mon boulot
    réduisent mon temps “individuel” à peau de chagrin, je salue donc l’exploit de Barbe bleue !

    Vous venez de lire quatre premières raisons citées par Coucou pour résumer
    la volonté leucotrio (LeClownBlanc, AugusteAuCalleux+Blanc et NuageBlanc)
    de mettre en observation et commenter les flux monétaires (« monnaies en mouvement ») de la BRI et ses comparses
    entre 2003 et 2009.
    Elles sont toutes exactes, même s’il en manque plusieurs non encore mentionnées sur ce blog-forum.
    Il est très tentant, dès à présent, d’en ajouter une cinquième.
    Serait-il plus tactique (astucieux, efficace) de la taire encore quelques mois ou trimestres ?
    Au delà des oreilles qui écoutent … éventuellement entendent …
    quel pourcentage de cerveaux seraient déjà prêts à « saisir » le propos
    pour leurs propres réflexions personnelles et démarches effectives dans l’action ?

    La feuille encore vierge qui suit pourrait-elle, par ses prochains commentaires,
    décider leucotrio à ajouter une quatrième finalité … dans l’attente de la 6e, … 7e, … ?

    Quand il est mûr à souhait, vous rafolez sans doute d’un ananas ivoirien ou martiniquai ?

    Par contre l’Ananas à multiples trillions offshore, avec ses grosses écailles de majorités parlementaires
    vous n’y avez pas encore goûté.
    Pas de chance, car … cependant … il arrose, il arrose … il ne cesse d’arroser.
    ce bel Ananas encore insaissisable.

    Trois petites piqures de rappel ? … une pour la mémoire de l’Ananas, une contre le virus,
    ma troisième pour les 133 petits coups de morphing   (morphing pas morphine)

    Des danses rituelles sont incontournables avant d’envisager l’ouverture de l’Ananas.
    A plusieurs, pourriez-vous exposer ce que vous avez compris de billets antérieurs

    – la méthode des 133 petits coups de morphing ?

    – le nombre 133. Pourquoi 133 ?

  3. Message précédent : Lire « Une décennie qui compte du beurre et compte pour du beurre »

  4. @Tous
    Pensez a venir contibuer au wiki sur le sujet du mois
    « les raisons pour lesquelles la spéculation vampirise l’économie »
    Histoire d’avoir un dossier étoffé sur le sujet.
    Pourrions nous fermer les bourses en période de crise, et peut etre conserver uniquement le marché obligataire tellement sollicité actuellement ?
    je fais bien sur allusion a la sortie de Paul Jorion a « parlons net » sur le fait que l’on pourrait se passer de la bourse.

  5. @ Anne.J

    Dans Barron’s daté du 8 juin, l’extrait de la chronique d’Alan Abelson intitulée : No Bottom in Housing

    CALL US ORNERY (it’ll probably shock you to learn we’ve been called worse). Or, if you’re in a forgiving mood, call us grumpy, mulish, obstinate. But, with a willful tenacity that we fear approaches obsession, we find ourselves clinging to the notion — in the face of the mounting insistence in Wall Street, Washington and other seamy precincts that less bad is the equivalent of good — that the impaired economy is still a long way from anything worthy of being called a recovery. And what’s more, it will stay in that sorry state until housing, whose collapse triggered the chain reaction that threatened to all but demolish the economy, pulls itself up from the depths.

    Ah, we can hear the fluttering flocks of cheerful chirpers scolding us for not opening our eyes and catching the luminous signs of a turn in housing’s fortunes. Well, our eyes are wide open, and what we see is something quite different: the mother of all head fakes.

    Our dour perception coincides with that of Whitney Tilson and Glenn Tongue of T2 Partners, from whose latest tome — on housing, mortgages, meltdown and all that — we’ve filched that superlative. And we couldn’t be in better company. For, as perhaps you recall, we’ve used this space to quote extensively from their earlier warnings, which proved right on target.

    Their latest effort runs a mere 75 pages and is adorned with an array of attractive graphics that help make its reading not only informative but relatively pleasurable. In it, they argue persuasively that recent indications of stabilization in housing are the product of some short-term and seasonal factors, and emphatically not, as the wild bulls have been snorting, a true bottom.

    In particular, the lifting of a temporary moratorium on foreclosures has prompted Fannie Mae and Freddie Mac and the other usual suspect lenders to move quickly to save homeowners who can be saved — but foreclose on those who can’t. Tilson and Tongue see this as necessary if we’re ever going to lay to rest what the bubble and its dreary aftermath have wrought. But it also seems destined to produce exactly what we need least — a surge in housing inventory later this year. And, alas, that in turn means further pressure on prices.

    As any poor soul who has been trying to peddle his abode can mournfully attest, prices are plenty weak already, having declined for 33 months in a row. They’re down some 40% from their peak, the T2 pair reckons, and have at least 5%-10% more to go, with a real risk of falling even further than that, owing to homeowner frustration and despair and a continuing ample oversupply of shelter because of the tidal wave of foreclosures, millions more of which they think are in the cards over the next few years.

    Tilson and Tongue don’t see housing bottoming until the middle of next year, and the recovery, they suggest, will be conspicuous by its lack of vigor.

    One of the scarier charts in the report — but which, we think, brings into jarring focus mortgage credit’s current perilous condition — lists how much each of the various types of loans is severely underwater. To wit: 73% of option ARMs, 50% of subprime, 45% of Alt-A and 25% of prime mortgages are in that uncomfortable category.

    T2 posits five waves of losses, two of which have crested, while the remaining three have yet to peak. In the first two waves, the losses of which appear largely behind us, the chief causes of distress were rooted in fraud, feckless speculation and payment shock induced by mortgage resets.

    The last three waves, the big losses of which have still to come, include prime loans (mostly owned or guaranteed by Fannie and Freddie); jumbo primes, second liens and home-equity lines of credit (most of these are on banks’ books), and loans outside housing, notably the tidy $3.5 trillion of commercial real estate.

    Toward the end of their report, as a kind of second opinion, the T2 duo cite some observations last month by Mark Hanson of the Field Check Group, a seasoned research outfit that specializes in real estate and mortgages. And not surprisingly, he’s at one with their downbeat analysis. In fact, if anything, he’s even more bearish and puts a lot of the blame squarely on ill-conceived attempts to ease the plight of troubled homeowners by tinkering with their loans.

    More specifically, he cites all of those « terrible kick-the- can-down-the-road modifications that leave borrowers in five-year teaser, ultra-high leverage, 150% loan-to value balloon loans » that when they start adjusting upward will « turn millions of homeowners into overlevered, underwater, renters, and ensure housing is a dead asset class for years to come. »

    Field Check’s data, he says, show « that the mid-to-upper-end housing market is on the precipice of the exact cliff that the market fell off of in 2007, led by new loan defaults. What happens to the economy when you hit the mid-to-upper-end earners the same way the low-to-mid end was hit with the subprime implosion? We will find out soon enough. »

    And he concludes on this grim note: « When we look back at the end of 2009, anyone that made positive predictions this year will not believe how far off they were. »

  6. @ Le Clown Blanc (07/06 à 09:24)

    Pas compris l’intérêt de ces considérations sur le mot « beurre ».

    Pas compris celles qui suivent (sans même parler de leur hypothétique intérêt).

  7. @Anne.J
    Vous êtes la grande faucheuse. J’espère que votre lien est un grand canular. Un site de plaisantins animés par les grands professionnels créateurs de valeur de Natixis ou de Fortis.
    Sinon vous m’avez pourri les années à venir.
    Merci quand même.

  8. @maquis29
    Je suis désolée, je ne veux pourrir ni la journée, ni les années à venir de personne. Moi aussi j’essaye de faire la part du vrai de la part du faux. François Leclerc ou Paul Jorion sont sans doute les plus aptes pour analyser cet article et nous donner leurs avis.

  9. à : Allfeel [10:24]
    Pour ce qui concerne, dans mon cas,
    c’est une question de principe  » Ne pas être assisté par l’Etat, par « les autres »  »

    Vous poser une question « Fermer les Bourses ? — faisable ou pas faisable ? »
    Dans l’état actuel des dispositions existantes : Pas faisable.

    Quid, en effet, de la personne qui n’a pas d’autre solution que la vente de son épargne
    pour continuer à vivre (payer les charges, la nourriture, les soins, etc.) et/ou suivre son destin, son « désir ».
    En diverses situations, de nombreuses personnes
    ne peuvent PAS envisager une seconde qu’elle ne puisse pas vendre leur épargne.

    Pour penser et créer 7 jours sur 7, je ne fais que cela, depuis des années : dilapider mes économies.

    Ma mère, généralement enjouée mais sans doute intérieurement angoissée, disait à mon père, inventeur :

    « Je n’ai pas épousé Bernard Palissy

    Pour les internautes qui ne souviendraient pas bien
    wikipedia/Bernard_Palissy

    Il consacra vingt ans de sa vie à découvrir le secret des émaux.
    Ruiné, il brûla ses derniers meubles pour y parvenir.
    Il brûla aussi ses parquets.
    Question : Un(e) historien(ne) pourrait-il dire dans quel état était sa femme ?

    Revenons à la question posée « Fermer les Bourses ? — faisable ou pas faisable ? »

    Il est toujours possible de faire fonctionner sa cervelle ! … tenter d’inventer un contournement !

    Question : Serait-il concevable de créer une nouvelle forme de dépôt-titre
    une sorte de « Chéquier survie » dont la contrepartie serait un certain volume de titres de Bourse
    ne pouvant être mis en vente que dans 7 jours ou dans 30 jours ?
    Dit autrement ce « Chéquier Survie » ne serait alimenté — et consommé avant les 7 jours ou 30 jours —
    que parce qu’il existe ailleurs des titres de valeurs mobilières (actions ou obligations) momentanément bloqués pendant un délai obligatoire légal ( 7 jours ? 30 jours ?)

    En effet, la personne qui n’a pas d’autre solution que la vente de son épargne pour continuer à vivre,
    ne peut PAS envisager une seconde qu’elle ne puisse pas vendre son épargne.

    Pour penser et créer 7 jours sur 7, je ne fais que cela : dilapider mes économies
    … dans l’espérance de futures années meilleures.
    L’inventeur comme l’innovateur profond est évidemment TOUT SEUL à croire à ce qu’il fait.

    Revenons à ce premier petit prolongement à la question posée :
    Dans la période où la Bourse serait bloquée ce serait le « Chéquier Survie » qui fonctionnerait.
    Le jour où la Bourse serait ouverte aux go-between (gestionnaires d’épargne en position d’acheteur ou vendeur)
    les « dépendants au Chéquier Survie » perdraient par exemple 80% de la valeur de leurs titres fournis en garantie pour leurs achats.

    C’est un peu brut de décoffrage,…
    Est-ce que ça ne contribue pas à aider à poser le problème ?

  10. @LeClownBlanc à propos du beurre : « c’est probablement sa mollesse ou sa fusibilité qui en justifie la vision péjorative » dans des expressions du genre « compter pour du beurre », alors que, dans « faire son beurre », la connotation est plutôt positive. Je pense que ça vient plutôt du fait que le beurre est un produit abondant, facile à produire et à utiliser. Un produit abondant ne coûte pas cher, n’a donc que peu de valeur, et ce, bien que l’abondance soit aussi le signe de la richesse.

  11. à Kapome de Sarcosi [11:14]
    Certains trouvent que j’avance mes faits, arguments, concepts-solutions, projets-de-démarches, etc.
    vraiment trop trop lentement — Parfois, je me dis que c’est peut-être en partie insupportable pour quelque uns (unes)

    S’il n’y a personne sur ce blog-forum en mesure de vous expliquer ce qui vous échappe
    cela signifie que j’avance en réalité beaucoup trop vite
    … que les pièces que j’amène sur la table sont par exemple oubliées

    Il est vrai que le retour en arrière est impossible.
    Plusieurs fois je me dis que certaines de mes « contributions nécessaires à la suite » réclameraient un index
    et qu’il faudrait que je le fasse cet index. Je l’avais commencé; il est en stand-by à mi-exécution
    Auriez-vous une observation ?

  12. @Kapome de Sarcosi dit : « @ Le Clown Blanc (07/06 à 09:24) Pas compris l’intérêt de ces considérations sur le mot « beurre ». Les arcanes de notre belle langue ne vous intéressent pas, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Pour ma part, je crois que les sens figurés d’un mot ont des raisons rationnelles d’exister, sinon ils se feraient vite oublier. Mais c’est un sujet mineur pour les linguistes, ils ont d’autres chats à fouetter.

  13. J’ai donné ce long extrait de Barron’s, car je ne connaissais pas T2 partners et je cherchais une autre source pour recouper l’analyse signalée par Anne.J

    Ce n’est pas exactement une autre source, mais un commentaire qui, venant de ce magazine, accrédite le sérieux de cette analyse, s’il en était besoin.

    Nous en effet avons le bénéfice de nous exprimer sur le blog d’un spécialiste des prêts hypothécaires américains, notamment, qui a encore récemment exprimé un point de vue tout à fait similaire.

    Au demeurant, les auteurs de l’étude, Whitney Tilson et Glenn Tongue, ne sont pas des inconnus et n’en sont pas à leur coup d’essai sur ce sujet.

  14. chats à fouetter
    pour le beurre c’est comment déjà, baratter? d’où « arrête ton baratin »? c’est le grand barattage, Mahâbhârata, et on en découvre des choses… (est-ce que NuageBlanc quitte parfois l’olympe pour le mont sumeru?)
    et si le beurre valait pour du beurre parce qu’il est périssable?
    dans la voiture à côté du téléviseur, y fait pas long feu le beurre… dès qu’il est ramolli, passez-le moi, je l’incorpore aux jaunes d’œufs, sucre, farine et chocolat (plus fondu que la monnaie chère à jf), on va s’régaler! d’ailleurs les anatiofurtifs ne veulent pas de beurre, juste l’argent d’icelui.

  15. @Crapaud Rouge,

    Pourquoi vouloir « fouetter » les chats quand il est si agréable de les caresser…Malgré mon appartenance à la race canine, je profite de cette tribune pour m’insurger vigoureusement contre la violence de cette expression !

    En convenez-vous camarade batracien ?

  16. « …les autres y veulent pas
    y disent comme ça que je suis tout juste bon à écorcher les chats
    j’ai jamais tué d’chat
    ou alors y a longtemps
    ou y sentait pas bon
    enfin y veulent pas… »

    citation certainement imprécise…

  17. @ Anne.J

    L’article de dailykos dont vous proposez le lien reprend un certain nombre de graphiques produits par différents analystes au cours des six derniers mois. Il ne s’agit pas d’information neuve, elle est rassemblée ici par un blogueur particulier et vous aurez reconnu au passage plusieurs graphiques que j’ai moi-même reproduits ici au cours des derniers mois. L’information sur laquelle ces diagrammes reposent est diffusée par des sources diverses : Mortgage Bankers Association, les notateurs Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, les analystes des banques, des chercheurs universitaires, etc.

  18. « L’eurozone, comme les Etats-Unis, pourraient bien connaître une décade perdue ».
    Une décade perdue si nous tenons à rester dans « ce » système ! mais si nous voulons en sortir, au contraire cette décade sera celle du changement et de la transformation de nos sociétés. Tout dépend de ce qu’on veut, de ce que les peuples éclairés veulent. Le problème aujourd’hui est de les éclairer pour leur permettre d’émettre un avis, et non de les atraquer de propagande et d’analyses tronquées qui leur font croire qu’il n’y a pas d’autre système viable.
    Si les Etats-Unis consentaient à reprendre (ou à prendre tout simplement) leur place de nation au sein de la communauté internationale, au lieu de continuer à imaginer qu’ils dirigent le monde, ils accepteraient de ne plus imposer leur monnaie au monde, et alors ils leur suffirait d’en changer. Un nouveau Dollar adossé à leur richesse réelle qui leur permettrait de redémarrer sur des bases saines, tout en coupant l’herbe sous le pied des spéculateurs qui verraient leurs réserves cachées dans les paradis fiscaux s’évaporer, purement et simplement.
    Le problème est que ce sont eux qui dirigent ce pays, comme bien d’autres d’ailleurs. Où se trouve donc la sortie ?

  19. le beurre :

    les deux acceptions marchent nécessairement ensemble

    0,001 se font du beurre tandis que 99,99 vendent du beurre

    (rien ne se perd dans la nature, Anaxagore avait juste !)

    @ kapome

    un groupe privé s’est doté, par divers moyens, d’une énorme quantité d’argent

    il prête (sans qu’on lui prenne) à la bri

    qui à son tour prête (et en prend) aux banques centrales

    qui à leur tour prêtent (et en prennent) au trésor (qui prend aux contribuables) et aux banques commerciales

    qui à leur tour, prêtent aux entreprises (qui prennent aux salariés)

    et aux particuliers ( qui prennent à leurs petit bras)

  20. @François Leclerc et les autres:
    S’il est vrai que les « dirigeants » ne semblent guère disposés à changer de système, il est vrai aussi qu’il faut un poids suffisant dans l’opinion éclairéepour les amener à bouger!
    Aussi, je renouvelle mon appel à proposer plus résolument la monnaie anticrise selon les propositions de Silvio Gesell, car la sortie de la crise systémique passera par là ou n’aura pas lieu!
    Je pense comme Anne, paul, François etc. que le propblème des défauts de paiement ne sont qu’au début de ce qui nous attend!
    Alors, une nouvelle monnaie anticrise tout de suite, et nous aurions réglé le problème de la crise systémique en une nuit, même s’il y aura encore des faillites retentissantes à venir!
    Avec ce que je propose, toutes ces catastrophes annoncées seront strictement limitées à ceux qui les auront causées, et je proposerais alors de leur verser l’aide sociale en monnaie anticrise pendant que l’économie reprendra son souffle!
    jf

  21. @ghost dog : « Pourquoi vouloir “fouetter” les chats quand il est si agréable de les caresser…Malgré mon appartenance à la race canine, je profite de cette tribune pour m’insurger vigoureusement contre la violence de cette expression ! En convenez-vous camarade batracien ? » Je conviens, je conviens, camarade canin, d’autant plus volontiers que je n’ai aucun grief à l’encontre de ces camarades félins qui ne s’aventurent guère dans mon élément. Pour ce qui est de la « violence de l’expression« , rassurez-vous, elle s’applique toujours à d’autres chats, jamais celui dont on parle, lequel peut tranquillement dormir dans sa corbeille. Et comme il en va ainsi de tous les chats dont on peut parler, il n’en reste plus aucun à subir le fouet. Vous êtes rassuré ?

  22. bonjour , selon adp les usa ont détruit au mois de mai 545 000 emploie , trois jours après on apprend que le chiffre est revue a 345 000 est ce normal ? d’autre par malgré la baisse , le chomage passe de 8,9 a 9,4 !

  23. J’ai vu l’interview de Paul Jorion sur Parlons Net, c’était bien : il s’est montré précis, sans concession, peut être un peu replié sur lui-même, question d’habitude face à la caméra sans doute. Mais c’était vraiment convaincant.
    Par ailleurs, le débat sur le changement de société qui accompagne le bouleversement de la politique énergétique ne peut-il pas nous orienter vers une nouvelle donne mondiale qui reprendrait certains équilibres du passé, entre Empire chinois, Empire russe, pays européens, bien qu’agglutinés dans l’Europe actuelle ? Nous assistons peut être à un changement comparable à celui de la révolution industrielle, les matières premières importantes vont devenir à nouveau le blé, le coton, etc…

  24. @Garcimore
    http://www.bls.gov/news.release/empsit.nr0.htm
     » The number of unemployed persons increased by 787,000 to 14.5 million in May  »

    Nonfarm payroll employment fell by 345,000 in May, about half the
    average monthly decline for the prior 6 months, the Bureau of Labor
    Statistics of the U.S. Department of Labor reported today. The unem-
    ployment rate continued to rise, increasing from 8.9 to 9.4 percent.
    Steep job losses continued in manufacturing, while declines moderated
    in construction and several service-providing industries.

    Unemployment (Household Survey Data)

    The number of unemployed persons increased by 787,000 to 14.5 million
    in May, and the unemployment rate rose to 9.4 percent. Since the start
    of the recession in December 2007, the number of unemployed persons has
    risen by 7.0 million, and the unemployment rate has grown by 4.5 percent-
    age points. (See table A-1.)

  25. Donc …
    une question appelle une réponse qui elle même appelle une question , qui elle même appelle une réponse qui appelle une question etc…

    Mais heu… l’économie, vue du haut , çà donne quoi ?

    Imaginons qu’il n’y est (être ou avoir?) point d’argent .
    Qu’est ce qui survivrait ?
    Au pire, donc, est ce que le monde s’arrêterait de respirer ?

    Non.

    On passerait d’un argent à un autre argent , d’une monnaie d’échange à une autre monnaie d’échange.

    Pari de cancre (à 10 ans) .

  26. Bonjour,

    Merc pour ce blog et ses participants

    Toute civilisation a une fin. Toute civilisation a cru être éternelle et était arrogante.
    Qui sait, on assiste à une décadence lente de notre modèle économique.
    Notre existence converge peut-être vers la fin de l’énergie bon marché.

    Plus d’énergie, plus de vie (ou moins de vie). Va-t-on supporter 9 milliards d’habitants ?
    Aurons-nous le temps d éduquer le monde sur un autre modèle de vie économique ?
    Je crois que cette crise sera la dernière, et que cette récession ne se terminera pas.

    Bien à vous,

  27. Pour l’instant le comportement de l’économie, des marchés et de l’état est plutot du ressort de la Psychanalyse
    On a eu un phase d’euphorie suivie d’une attaque de panique genre maladie bipolaire, et maintenant le patient est dans le déni
    le malade ira mieux quand il acceptera de soigner pour l’instant il est sous Tarp700 et GédérondsBank+
    pourtant il veut recommencer comme avant, il se sent guérit , pret a reprendre son ancien boulot de… tradeur…
    C’est un peu tot dirait le Docteur…en osant pas lui dire qu’il ferait mieux de changer d’activté.

  28. Cher Clown-Blanc, merci pour votre écriture économique automatique, Top-surréaliste et Top-plaisir instructive.Bravo pour l’évocation des liens entre le beurre et l’économie.(B.O.F. en 1940, stocks de beurre d’exportation pendant la guerre froide,…..)Une petite fine de poire beurrée hardie pour vous récompenser.Vous etes too much, too soon.

  29. @Sylvie: « un groupe privé s’est doté, par divers moyens, d’une énorme quantité d’argent »

    C’est de la Fed que vous parlez?

  30. @Auguste
    Innocemment je pensais qu’on pourrait tous retirer nos investissements en action avant de fermer les bourses
    Or je viens de me rendre compte que les capitaux investis en bourses sont potentiellements nuls si il n’y a pas d’acheteur ou trop de vendeurs d’un coup c’est une réalité bien sur évidente mais on n’en a jamais suffisemment conscience.
    Paul Jorion en remettant en question le coté indispensable de la bourse nous montre a quel point un certain dogmatisme
    est ancré en nous , d’ailleur les journalistes de parlons net ont été un peu surpris.
    Votre évocation de revenus sur les actions détenues me fait penser a des obligations mais les craks obligataires existent aussi.
    En fait ca correspond a ce qu’on appelle des rentes non?! (Ca me rappelle Bel Ami qui s’achetait des rentes…)
    Concernant les difficultés pour le créateur de rester indépendant et libre financièrement, je compatis
    je sais que c’est presque mission impossible sauf si on a un atelier a soi une clientelle établie et un petit patrimoine financier pour les jours difficiles…

  31. @wayside
    « Aurons-nous le temps d »éduquer le monde sur un autre modèle de vie économique ? »

    C’est une question majeure, vraie pour toutes les grandes crises globales de notre temps. L’accumulation de connaissances scientifiques parfaitement étayées et très inquiétantes sur les questions de climat et d’énergie n’entraîne une modification de nos comportements qu’à la marge. Tous les spécialistes de ces sujets (plus de 99%) nous alertent et font des propositions concrètes, mais rien ne se passe. Les actions ayant un effet global ne peut être que politiques. Tant que les citoyens ne forceront pas le changement, il ne se passera rien. De mon point de vue la prise de conscience ne peut venir que de l’éducation, ou de la nécessité mais ce sera alors trop tard pour réagir. Comme le dit Paul 47% des citoyens s’apprêtent à voter pour la majorité (UMP + PS), c’est le meilleur moyen pour que rien ne change. A propos de voter, l’idée reprise par Etienne Chouard de tirer nos députés au sort me semblait très intéressante. La aussi il faudra beaucoup d’éducation !

  32. à Allfeel [7 juin 18:27]
    ligne 6, vous dites :Votre écocation de « revenus sur les actions détenues » (…) etc. puis (ça me rappelle Bel Ami qui s’achetait des rentes)

    Ce roman retrace l’ascension sociale de Georges Duroy, homme ambitieux et séducteur (arriviste – opportuniste), employé au bureau des chemins de fer du Nord, parvenu au sommet de la pyramide sociale parisienne grâce à ses maîtresses et au journalisme. Sur fond de politique coloniale, Maupassant décrit les liens étroits entre le capitalisme, la politique, la presse mais aussi l’influence des femmes, privées de vie politique depuis le code Napoléon et qui œuvrent dans l’ombre pour éduquer et conseiller. L’œuvre est une petite monographie de la presse parisienne.

    Voyez-vous l’énormité de ce que vous dites ?
    Dans un but peut-être un peu trop scolaire, ma contribution citait simplement un exemple de cas concret, bien réel.
    Pour « fonctionner », ne faut-il pas un flux continu de débits sur le compte
    impôts, EDF, GdfSuez, chauffage, nourriture, plombier, etc. hors achats pour avancer en innovation ?
    Au cours de ces deux ans, sans parler de ces débits,
    simplement du fait du plongeon de la Bourse
    j’ai déjà perdu plus de la moitié de mes économies (à ce stade) et, en outre,
    il me faut vendre chaque mois les titres eux-mêmes (c’est-à-dire le solde de l’épargne résiduelle) pour « fonctionner ».

  33. @François Leclerc: « A ce train-là, les Etats-Unis vont rejoindre dans les statistiques de la pauvreté les pays que l’on qualifie d’émergents. Je crois que c’est là votre thème favori. Déja, dans Le pire est-il encore évitable ?, vous écriviez: « Le modèle de société dominant du monde de demain, au-delà des diversités nationales et culturelles sera, toutes proportions gardées, plus proche de celui des sociétés émergentes que de celui des sociétés occidentales tel que nous l’avons connu à l’apogée du capitalisme financier triomphant. C’est cela qui nous pend au bout du nez, en effet, l’Occident ne pourra pas éternellement maintenir ses structures à grand renfort de consommation. Sauf apparition miraculeuse d’une nouvelle source d’énergie, il devra se serrer la ceinture, et maintenir l’ordre social par le bâton.

  34. à : Lemar [18:43]
    Vous rappelez le propos de Paul  » 47% des citoyens s’apprêtent à voter pour la majorité (UMP + PS) »
    Pourquoi ne pas considérer le réel comme il est
    – 60% à 66% ont opté pour le vote blanc ou l’abstention
    – Pour le solde — c’est-à-dire 33% à 40% —
    une part (20% à 24% des français) a voté pour ce qui est habituellement considéré comme les seuls partis imaginables de gouvernement « UMP+Modem+PS »
    et l’ultime dernière part (8% à 9%) s’est répartie entre une nuée de petits partis, le plus important atteignant de l’ordre de 3% des français.
    Qui peut légitimement fanfaronner ?
    Pas chat, chien ou rat

  35. @ Crapaud Rouge

    Il est de fait, vous avez raison, qu’après avoir vécu dans un pays « émergent » (le Brésil), vu le monde sous un autre angle, appris d’une société en réalité très méconnue, j’ai chaussé de nouvelles lunettes pour observer les pays « avancés ». J’y ai vu non pas tout ce qui les différencie les uns des autres, c’est facile à établir, mais ce qui tend à les faire se rapprocher, ce qui est de mon point de vue en cours. C’est un sujet qui mériterait d’être mieux explicité, j’en conviens.

    Mais vous auriez tort, à mon avis, d’écrire trop rapidement la suite de l’histoire, sans la connaître. Nous ne sommes pas sortis de cette crise profonde du capitalisme. Nous ignorons ce qu’elle lui réserve ainsi que ce qu’elle nous promet. Des hypothèses sont possibles, leurs conclusions sont prématurées.

  36. @Lemar

    La seule manière, peut être, la voie autoritaire ou totalitaire pour faire bouger les choses.

    On récolte ce qu on sème et on trichera, mentira jusqu au bout. Heureusement que ce blog et d autres existe pour essayer d’entrevoir une réalité.

    Je dénote néanmoins qu’on a cerner les problèmes, mais qu’ aucune solution n’est avancée.
    Voir les anomalies, c’est bien. Apporter des solutions c’est mieux.

  37. @ Crapaud Rouge
    On peut se poser la question de l’énergie mais pour l’instant nous n’en manquons pas Seule la spéculation a été a l’origine de la flambée du prix de certaines énergies, meme si les ressources vont se restreindre a moyen long terme
    La découverte d’une nouvelle source d’énergie propre et bon marché signerait l’arret de mort de tout un pan de l’economie.
    La baisse progressive des ressources en pétrole et le développement des énergies alternatives sont plus la solution que le problème. Maintenant si dans une société de consommation , la consommation est en panne et que la manière la plus efficace pour gagner de l’argent c’est la spéculation sur toutes les denrées qui se raréfient, on peut clairement se poser la question de la répartition vu qu’elle et censée etre organisée par l’état qui lui meme est censé collecter un capital par les revenus fiscaux aupres du consommateur qui vient de perdre son emploi.Mais pourquoi payer un consommateur qui ne produit rien alors que le capital rapporte tant? Il semble y a avoir trop de capitaux en dehors du circuit consommateur-état pour que l’état puisse relancer la consomation et l’émission de monnaie risque de faire exploser le prix des matières premières sur lesquelles sont déja positionnés les spéculateurs ,certains ne perdent jamais….Maintenant il est évident que les pays émergents producteurs de matières première vont profter a un moment ou a un autre de la crise comme la russie a profité de l’envol du cours du gaz en meme temps que les spéculateurs provoquant un transfert de capitaux qui va réduire les investissements nécessaire
    au rétablissement de l’économie. Meme si toute hausse des matières première a un impact positif sur les finances de l’état a court terme elle n’aurait d’interret que si c’était le consommateur qui bénéficiait des revenus de la spéculation.
    Conclusion : pourquoi ne pas payer les spéculateurs en monnaie fondante?Ou plutot pourquoi ne pas fixer le cours de toute les matières premières en fonction des besoins des producteurs et des acheteurs chaque année ? Et faire intervenir un fond de compensation pour soutenir les producteurs en cas de problème? (ces procédés existent le hedging je crois) mais personne ne veux en entendre parler quand tout va bien.

  38. Sur le beurre, mon père raconte que lorsque les allemands (qui avaient faim, … depuis le temps que la crise) sont arrivés le village voisin (de sa verte chartreuse), l’un d’entre eux a mangé une livre de beurre ( c’est que depuis le temps qu’il n’en avait pas vu, qu’il en rêvait ) et il en est mort (et ça a fait tout un pataquès … crime, meutre, attentat, terrorisme) …..
    Après, si l’on s’en rapporte à notre époque, la cuisine au saindoux, l’huile d’oeillette, l’huile de noix, (le sud est chanceux avec son huile d’olive) c’est plus une question, On nous vend depuis belle lurette des frites congelées, et moultes plats cuisinés à l’huile de palme (qu’avant cela ne servait qu’à faire du savon à se demander si que d’un bon investissement pour un recyclage labellisé commestible, on ne sentirait pas de passer à l’huile de moteur sans sourciller, pourvu que soit disant pas de cholestérol, soit disant vitaminé, …. )

  39. à Allfeel
    Le système ne sait aller que dans le renforcement de sa propre Loi, (celle de la concurrence, -dont seuls quelques uns jouissent, beaucoup en souffrent … -),
    il ne peut que se recroqueviller sur lui même, (comme une coquille d’oeuf pourri qui sent la mort à plein nez ),
    il faudrait le mettre en courant alternatif,
    il conviendra donc ( aujourd’hui ou demain mais cela fatalement) d’une nouvelle donne … ( sachant que le temps c’est de l’argent et le temps perdu ne se rattrape pas)

    Paul -par exemple- réfléchit,
    (cependant que combien font semblant, combien jouent cartes sous table, combien ne voient pas plus loin que leur nombril merveilleux, combien se foutent en travers des rails, combien baillent aux corneilles dans leur spa d’ivoire, leur papa mobile aux dessus des nuées …. )

  40. @Olivier Mauder
    L’analyse est plutot bien structurée et aborde tous les aspects de la crise , ca n’est pas pitoyable
    nous avons bien pire en france: des optimistes béats genre la crise est derrière nous …
    Le journaliste décrit une situation inextricable en mettant en avant les solutions pourquoi pas…

  41. @Auguste
    Vous vous méprenez sur le sens de mon évocation de Bel Ami
    La plupart des philosophes et des créateurs ont eu recours a des financements extérieurs qu’ils ne devaient pas a leur activité:
    Rousseau était un homme entretenu, Voltaire spéculait sur l’esclavage, meme les philosophes grecques spéculaient sur les denrées alimentaires
    Il faut croire que rien ne change libérer son esprit des contraintes matérielles pour se consacrer a son oeuvre est indispensable
    tant la création est exigeante. Ne méprisez pas Bel Ami ,chercher a sortir de sa condition et s’élever que ce soit par la création ou le statut social est une chose a laquelle nous aspirons tous plus ou moins.Certains a défaut de pouvoir s’élever autrement ne font qu’élever leur capital, j’aurais pu évoquer l’avare aussi…Les créateurs ambitieux et visionnaires ne peuvent généralement que compter sur eux pour se financer c’est souvent plus facile pour un financier d’investir dans l’existant pour le produire en série que dans l’abstrait ou l’intuition pour la concrétiser. Mais placer ses économies en bourse pour financer ses recherches
    c’est assez hasardeux vu la perte de temps et le stress que peuvent générer la bourse. la solidarité entre chercheurs mériterait d’etre mieux développée C’est surement la solution a votre problème en créant un groupe d’interret vous pourriez fixer vos propres règles de gestion cela dit des groupes de ce genre exitent déja.

  42. A : Auguste et son trio

    Pour répondre à votre question, le chiffre 133 me laisse perplexe.
    Je n’ai pas forcément lu tous vos commentaires, vu la structure du blog, certaines de vos contributions m’ont forcément échappées. En revanche, elles m’intéressent grandement, même si elles sont écrites dans un style un peu particulier.
    Donc, si je pouvais avoir une petite piqure de rappel sur ce mystérieux chiffre 133 🙂

    Question subsidiaire : et ce bel ananas, il arrose quoi ? Ses belles écailles ?

  43. à Allfeel [08:15]
    J’apprécie votre réponse
    Sachez bien que je ne consacre pas 1 minute par an à regarder un quelconque cours de Bourse.
    Pour moi c’est vraiment sans aucun intérêt, et ça ne m’a jamais intéressé.
    Donc pour ce qui serait un « suivi de la Bourse » le stress est nul; je ne sais même pas ce qui se passe.
    Quant au fait d’avoir perdu la moitié de mes économies, n’est-ce pas justement parce que ça ne m’intéressait pas du tout ?
    Mes préoccupations étaient aux antipodes des subprimes quand Paul sortit son livre L’implosion
    Sinon ?
    Sinon n’aurais-je pas demandé un formulaire à la Caisse d’Epargne pour virer le total en « argent-au-jour-le-jour ».
    Que xs’est-il passé ?
    En novembre et décembre 2008 j’ai constaté que les journalistes économistes de la radio publique
    commençaient à dépasser les bornes et à ne pas dire du tout ce qu’il fallait dire.
    S’il en avait été autrement,
    s’il en avait été autrement,
    je ne serais pas ici,
    en ce moment, à faire le clown, en espérant que les dires du leucotrio jouent un petit rôle
    sur l’Arche-de-Noe
    alors que le gouvernail n’est plus d’aucune utilité
    vu la puissance et l’énormité des vagues dans les cyclones imprévisibles.

    Exemple : mes travaux pour lutter contre cet effroyable prochain « Ambient Social Learning » sont en sommeil total.
    Ai-je tort de me croire un peu utile sur ce forum-blog qui me mange un temps considérable ?
    Pour la suite de votre propos vous avez pleinement raison.
    Je connais trop les pratiques en vigueur … … (je préfère me taire)
    pour savoir qu’il vaut mieux vivre de rêve et croire au « self-financing » microscopique, nano-étape par nano-étape.
    Peut-on toujours rêver ? … … en partie, jusqu’au jour où on est à sec
    Soit j’arrive au bout d’une part de mes peines, soit je serai mort avant.
    Ma mère me disait « Si ça continue … je serai morte avant que tu aies diffusé quoi que ce soit »

  44. @Allfeel

    « meme les philosophes grecques spéculaient sur les denrées alimentaires » : ah les coquines !

    Vous parlez des philosophes « grecs », je suppose…SOURCE concernant les manipulations financières de Socrate, Platon, Aristote, des pré-socratiques, des épicuriens, stoïciens, cyniques…? MERCI beaucoup.

    « Ne méprisez pas Bel Ami », « j’aurais pu évoquer l’avare aussi » :

    le programme de français de collège m’intéresse beaucoup moi aussi, mais si vous voulez ressentir intensément ce tiraillement expérimenté par les créateurs, ou aspirants-créateurs face au profit et à la compromission qu’il entraîne, je vous conseille vivement de lire (ou relire) Illusions perdues, de Balzac.

    Littérairement parlant, si vous avez accroché, (re)lisez sa suite, Splendeurs et Misères des courtisanes.

    « C’est surement la solution a votre problème en créant un groupe d’interret vous pourriez fixer vos propres règles de gestion cela dit des groupes de ce genre exitent déja. »

    Des noms SVP ? On parle de chercheurs en quoi d’ailleurs ?

  45. @Allfeel

    Certes mais ici, on vient à peine de nous annoncer que l’on est en crise mais que c’est déjà fini.
    C’est également très difficile d’avoir l’heure juste, notamment en ce qui concerne le marché immobilier.
    On risque d’apprendre dans 6 mois que finalement, ça ne va pas bien.

  46. à Florence [le 8 juin à 09:11]
    Vos questions en m’aidant simplifieront aussi la vie d’autres personnes.
    En effet, sans « feedback » il est impossible au contributeur d’apprécier l’opportunité d’agir :
    … reculer pour ajuster-amender-éclairer ? … attendre ? … continuer à avancer ? … combler un manque ?

    H I S T O I R E   &   M E D I A S   P U B L I C S
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    J’ai d’autant plus de plaisir à répondre que votre prénom m’évoque
    à la fois un univers (…) et mystérieux et
    – la femme aux fleurs de printemps, peinte par Botticelli en 1485-87
    Cecilia Gallerani, la femme à l’hermine, l’une des maîtresses de Ludovic Sforza, peinte par Leonardo da Vinci en 1485-90
    Anne, grand-mère maternelle de Jésus, imaginée et dessinée par le même Leonardo.
       Jusqu’à ce jour j’ignorais cette filiation tout comme son mec (euhm! mari) … un dénommé Joachim, apparemment fortuné (pour l’époque). Que sait-on vraiment ?
    Galatée, peinte en fresque par Raphael en 1511
    – au petit chien de Vénus d’Urbin, peinte par Titien en 1538

    En hommage à la fois à votre prénom et à ce blog-forum qui commence à s’intéresser à l’oligarchie financière et au népotisme,
    je vous recommande de lire « Le complot Pazzi«  écrit par l’historien Claude Mossé.
    A partir de Florence et du Vatican, la puissance des Medicis sur l’Europe et nations plus lointaines fut acquise dans les drames, les amours insolites, les intrigues, les conjurations, les complots, souvent les calculs aveugles.
    Les princes cupides et les banquiers âpres au gain s’intéressaient-ils à la misère du peuple ?
    à la condition féminine ?
    Le népotisme régnait à Florence; il atteignit Rome et au delà.
    Q1 : Le népotisme fonctionne t-il comme une maladie contagieuse ou virus ?
    En 1478, il y a 531 ans, le complot Pazzi ébranla la fortune des Médicis !
    Q2 : Si les héros vivaient de nos jours, n’y aurait-il que les noms à changer ?

    A nos yeux, la Renaissance ne nous apparait-elle pas surtout superbe ?
    … Florence … La Toscane …
    Ecrivains, musiciens, peintres, couples amoureux sont venus y chercher le bonheur dans l’ombre des génies toscans.
    Q3 : Depuis cinq siècles, connaitriez-vous un autre Temps-Espace — époque et province — qui aurait suscité autant de rêves !

    La PreRenaissance fut une période de grande agitation comme le sera 2008-2018.
    L’examen de son extrême fragilité est riche d’enseignements.

    Q4 : Depuis six mois, le Navire France Culture aurait-il pu faire un effort dans le choix des historien(ne)s et juristes invité(e)s en studio ?
    J’avais proposé des pistes-thèmes, dont
    – l’histoire haute-finance des corsaires anglais et des Trusts, depuis le XVI-XVIIe siècle,
    – l’histoire haute-finance de l’empire britannique
    Rien de plus facile que de sélectionner un sujet dont les linéaments enserrent encore nos règles de droit :
    – la vie bancaire de John Pierpont Morgan à la veille de 14-18 ou de la crise de 1929, à Bâle en 1930,
    – l’histoire du premier eurodollar en 1957 entre Russes et Anglais,
    – l’histoire d’Euroclear et de ses activités bien au delà de City-of-London et Brussels,
    – les banquiers anglo-saxons en Europe entre 1930 et 1945
    – etc. etc. sur six mois il n’y a pas l’embarras du choix.

    Pas une ligne de réponse
    Je ne me pose pas de questions.
    Le constat : Ce qui pourrait être utile à notre compréhension de la pieuvre titanesque,
    sans aucun mouvement,
    est délicatement étouffé sous un énorme édredon
    dans le silence de 300 hectares en Beauce,
    lors d’une minute d’éclipse en hiver,
    le blé déjà ensilé depuis des mois.

    S’il n’y a pas de question à se poser, une anticipation est toutefois inévitable :
    Ce gourbis sera à nettoyer au second semestre 2012.
    … nullement par anti-étatisme … simplement parce que le pont-amiral de cette orga subventionnée feint d’être au service des français(e)s.
    Cette hypocrisie est insupportable, et ce
    d’autant plus que des personnes de très grande qualité sont en ses murs.

    Q5 : Ici, AllFeel (hier 18:27 et ce jour 08:15) ou une) autre amateur ne pourrait-il pas établir une « correspondance » avec Bel Ami pour illustrer le propos ?

    D E V E L O P P E M E N T   H U M A I N   (IDH)   et   P R O D U I T   I N T E R I E U R   B R U T (PIB)
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    La qualité de la vie peut être abordée par l’indice de développement humain (IDH). Le PIB par habitant sert d’indicateur du niveau de vie; en effet, il donne une valeur indicative du pouvoir d’achat.

    Le produit intérieur brut est critiqué comme mesure de la richesse par les défenseurs de l’environnement et du développement durable, dans la mesure où une part de la croissance économique détruit le stock de ressources naturelles. Les facteurs de

    production, classiquement pris en compte dans les modèles économiques très primaires [capital et travail] excluent la terre (les ressources naturelles).
    Certains experts proposent un indicateur tenant compte des effets sur l’environnement, le PIB vert.
    Des effets de la « croissance économique » sur l’environnement sont cités dans l’article

    Effets des croissances démographique et économique

    sur l’environnement. Il faudrait aborder différemment l’évaluation des risques et le progrès technique

    Le produit intérieur brut (PIB) est la valeur totale de la production interne de biens et services au cours d’une annéepar les agents résidant à l’intérieur du territoire national. Pour d’éviter que la même production entre plus d’une fois dans le calcul, les biens intermédiaires de production sont exclus. Par exemple, le blé pour le pain est exclu, alors que le pain (produit final) est inclus. Les catégories d’agents économiques (ménages, entreprises, administrations publiques). sont différenciées.

    Relations entre ANANAS TITANESQUE
    et IDH, d’une part,     PIB, d’autre part
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    L’Ananas titanesque je ne l’ai pas encore peint (j’adore peindre, mais n’ai pas le temps).
    Toutefois, je sens que ça pourrait ne plus tarder.
    Depuis des années, ma soeur me dit que je ferais mieux de penser et peindre des tableaux plutôt que de faire ce que je fais.
    Q6: Ce tableau pourrait-il être aussi intemporel qu’un autre qui réconcilie le désir avec le monde, vu son ouverture sereine ?
          Sûrement pas ! Il lui serait diamètralement opposé.

    Q7 : La question subsidiaire de Florence ?
    ça arrose, ça arrose [cf. contribution n°3 ci-dessus le 7 juin à 09:16 ] … ça ne cesse d’arroser
    Eh oui ! les coupantes écailles de protection du coeur juteux : majorités parlementaires – Oppositions marquantes
    – lobbies – Agences de notation – websites faussement « alter » – orgas de pseudocontrôle

    Q8 : Ecailles coupantes contrôlant quoi ?
    En France, 133 programmes dominent ce qui suit :
    – l’intégralité des activités du pays et de leurs relations avec les autres peuples de la Terre.
    – l’intégralité des plans-budgets et organes régaliens (Etat Central, Collectivités Territoriales, Régions)

    1 3 3   P E T I T S   C O U P S   de   M O R P H I N G
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Florence,
    les 133 programmes qui gouvernent votre situation en France et dans le monde,
    ceux qui conditionnent, pour le meilleur et pour le pire,
    les perspectives, à 50 ans et 20 ans la vie des personnes qui vous sont chères,
    sont à la page 2 du document ci-après

    http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/LFI2009/missions_programme_2009.pdf

    En colonne 1 : les 34 « Missions » qui regroupent ces 133 « programmes »

    BercyBudget 2010
    Début juin, Bercy avait déjà entamé la préparation du budget 2010 : les réunions avec les ministères « dépensiers » en étaient au stade technique;
    elles portaient surtout sur la « simplification » de la nomenclature LOLF. Il est dit


    L’architecture actuelle du Budget avec ses 34 « missions », 133 « programmes » et
    580 « actions » conduit à une trop grande dispersion des crédits »

    Q9 : Comment le compactage des « missions » et « programmes » va t-il conduire à la réduction des crédits ?
    Q10 : Quels périmètres ministériels seront ceci ou cela ?
            opacifiés ? sanctuarisés ? pilotés autrement ? contrôlés autrement ? etc. A voir.

    133 avait été le choix de la LOLF
    Minefi.gouv.fr : Une meilleure gestion de l’Etat au bénéfice de tous
    Un vrai slogan d’affichette électorale de type … Tous ensemble – Tous ensemble

    Pas tout à fait « Tous Ensemble »
    INSEEsecteur public
    Le secteur public représente près de 6 millions de personnes. Sans les entreprises publiques c’est quelques centaines de milliers en moins. Il faudrait regarder précisément.
    Début 2005, l’INSEE affirmait : 72,3% des personnes en âge de travailler avaient un emploi ou en recherchaient un.
    La France métropolitaine aurait compté alors 28,2 millions d’actifs, dont 24,9 millions de personnes ayant un emploi et 3,3 millions de « chômeurs déclarés ».
    Remplacez 3,3 mio de déclarés par 8 mio de RSA il vous reste 20,2 mio de personnes valablement actives.
    Or de l’ordre de 5,5 millions (administrations publiques) ne reçoivent leurs rétributions que parce qu’il existe des activités non subventionnées.
    L’effectif pour ces dernières : 20,2 moins environ 5,5 soit environ 14.7 millions > Rapport 1 à 3.

    http://www.performance-publique.gouv.fr

    La performance ! parlons-en : en cinq mois 80 milliards de dette additionnelle OAT et BTAN

    de l’ordre de 4.000 euros par personne active. Le ratio par rapport aux actifs non subventionnés par l’Etat ?
    Environ un tiers en plus : grosso modo : 5.440 euros de dette additionnelle     pour ces 5 derniers mois
    Et en ajoutant ce qui était avant ?
    1300 milliards € divisé par le nombre d’actifs des Branches non protégées ?
    1300 milliards € divisé par 14.7 millions environ. Résultat : de l’ordre de 88.500 euros par personne active hors Etat.

    133 compta budgétaire de l’Etat

    E N   A D E Q U A T I O N   A   LA   G U E R R E   F I N A N C I E R E
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    En cherchant le nombre d’actifs dans le secteur privé, je suis tombé sur un sacré loustic
    Pourquoi il ne faut pas de régulation financière internationale
    Q11 : En connaissez-vous d’autres des comme ça. Merci de les transmettre.
    Un wiki serait-il (ou non) idéal pour constituer cette liste et la maintenir publiée à un URL fixe ?
    eclaireco.org ne nie pas l’existence du chômage
    eclaireco.org/Chomage

    Q12 : Au niveau des titans transocéaniques comment se présente la guerre financière ?

    – Les topTitans (à langue première anglo-arabe, anglo-chinoise, anglo-européenne) arrivent-ils à former un Front Uni ?

    – Pour le topDuTop :
    Q13 : Quelles sont les menaces entre mâles des titans ?
    Q14 : Des fesses-pestes seraient-elles à les exciter ?
    cf. Le Complot Pazzi Medusa par Le Caravage (Carvaggio)

    Toujours pour le topDuTop :
    Q15: Y aurait-il un réel puissant réseau de « minorités actives anti-titans », au sein des « sociétés civiles » capable de présenter un danger ?
    Q16: Quels réseaux de « libéraux » (catégorie Z opposée à A), au contraire, manipulés ou non, sont d’une manière ou d’une autre à notre service, nous les titans ?
    Q17: Quels groupes pourraient devenir capables de faire pression sur certaines orgas réputées au service des actionnaires de n-ième rang (minoritaires, dispersés, dilués, etc.) ?
    Q18: Quels groupes pourraient devenir capables de faire pression sur les déposants-épargnants de n-ième rang peu désireux de voir fondre leurs économies et retraites dans l’inflation ?
    Q19: Quels groupes de citoyens pourraient devenir capables de faire pression sur les « majorités parlementaires » ? <br
    Q20: Quels groupes (…) … ?

    n’hésitez pas ci-après sur le blog !
    Ecrivez vos faits prouvés ou intuitions, quant aux désirs éventuels de vos contemporains

  47. @Coucou
    Je n’ai pas pas beaucoup le temps a consacrer a la lecture vous avez remarqué que mes références datent un peu
    j’aimerais pouvoir releve des références nouvelles pour faire joli dans mes interventions
    mais n’ai pas besoin de me plonger dans de nouveaux ouvrages pour me faire une idée de ce qu’est la difficulté de créer
    l’ayant expérimenté moi meme pendant plus de huit an a mon compte en essayant modestement de créer des modèle de meubles conformes a mes aspirations esthétiques et en phase avec le marché dérivés du Louis 15 activité que certain appellent rapidement de la copie mais les problèmes liés a la création sont les memes.
    POur ce qui est de savoir de quelle recherche il s’agit demandez a Auguste
    Il est a priori artiste ou chercheur profond comme il se qualifie lui meme et apparemment tres succeptible.
    Il a investi massivement son capital en actions dans le but de financer son quotidien et se voit actuellement contraint de vendre des actions dévaluées pour payer ses frais courrants apres avoir perdu la moitié d son capital (edf , nourriture etc)
    Je n’ai pas tres bien compris ce qu’il aurais aimé comme arrangement financier mais il me semble qu’il aurait aimé pouvoir
    présever ses actions en attendant qu’elles remontent. Un peut comme les banques US , vu ce qui leur a été accordé ses aspirations paraissent légitimes mais ne risquent pas d’étre satisfaites.
    J’aurais une remarque sur les références et leurs sources : Quand quelqu’un se targue d’avoir du temps pour lire , noter des référence et leurs sources c’est a lui de chercher l’origine des propos des autres, la culture , le temps et l’argent qu’on peut y consacrer sont des privilèges et une responsabilité pas des raisons de se moquer de la faiblesse des références des autres.

  48. @un administrateur
    Merci de supprimer mes post précédents sur ce sujet
    On a vite fait de s’embarquer dans des discussion stériles. Les scories si fatiguante…
    J’essaierai a l’avenir de me concentrer sur l’essentiel désolé et de me relire plus sérieusement

    Commentaire temporaire a supprimer svp

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