L’actualité de la crise : Le paysage de l’après-crise, comme si nous y étions déjà, par François Leclerc

Billet invité.

LE PAYSAGE DE L’APRES-CRISE, COMME SI NOUS Y ETIONS DEJA

« Le gouvernement veut probablement gagner du temps, tenant en vie les banques alors qu’elles luttent pour la vie, cherchant la porte afin de sortir du gâchis dans lequel elles sont. Le danger est que cela affaiblit les banques, qui vont continuer à ne pas être disposées à prêter, obérant les efforts du Président Barack Obama de sortir l’économie de la récession. » C’est ainsi que Joseph Stiglitz commente la situation, sans se laisser visiblement impressionner par la confusion entretenue qui règne à propos des banques dans les médias.

Deux descriptions contradictoires de la même situation s’affrontent actuellement aux Etats-Unis. D’un côté, un discours officiel optimiste, relayé par les banques, pour leur part ravies, qui prend appui sur le résultat des « stress tests » ainsi que sur la réussite de l’appel au marché des banques qui l’a suivi, aboutissant hier mardi à l’annonce que dix d’entre elles sont autorisées à rembourser les fonds publics dont elles ont bénéficié. Signifiant ainsi symboliquement qu’elles n’auront plus besoin d’aide publique, étant tirées d’affaire pour l’avenir. Dans ces conditions, le partenariat public-privé (PPIP), hier grande affaire mais aujourd’hui moins indispensable, est peut-être voué à passer tout simplement à la trappe. Ce ne serait pas la première fois qu’une telle volte-face serait opérée par le Trésor.

De l’autre, le FMI, ainsi qu’un fort carré d’économistes américains irréductibles, et non des moindres, qui continuent de prendre leurs distances avec le renouveau proclamé sur tous les tons et maintiennent qu’il y a anguille sous roche. Ils mettent l’accent sur le fait que les banques sont toujours vulnérables, n’ayant pas fait à fond le ménage. Sans oublier des représentants plus lucides du monde de la finance, qui voient également un autre film se dérouler devant leurs yeux : « la caractérisation appropriée du marché est que le crédit était il y a deux mois en situation de détresse, il est maintenant seulement stressé » a déclaré Tad Rivelle, de Metropolitan Asset Management, à l’agence Bloomberg. Selon lui, l’économie décline désormais de manière plus modérée, mais cela ne doit pas être confondu avec une reprise proche. « Nous restons dans un environnement économiquement dur et le chômage continue d’augmenter » a-t-il poursuivi. Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, vient de son côté de déclarer avant-hier lundi à Montréal, une fois de plus puisqu’il ne parvient pas à se faire entendre, que « Le processus (d’assainissement du secteur bancaire) est beaucoup trop lent (…) c’est probablement le risque le plus important pesant sur (une reprise en 2010) ». « Il n’y a jamais de reprise tant que l’assainissement n’a pas été achevé », a-t-il insisté.

Mais le geste politique le plus significatif, bien que probablement sans effet dans l’immédiat, a été effectué par « The Congressional Oversight Panel » (la Commission de surveillance du Congrès, dirigée par Elizabeth Warren) qui a recommandé au Trésor la tenue de nouveaux « stress tests » des banques américaines, si le chômage devait dépasser les niveaux adoptés lors de leur tenue. Il se trouve que c’est déjà le cas, et cela s’appelle un croc-en-jambe, alors qu’il a donc été triomphalement accordé à dix des plus grandes banques américaines leur bulletin de sortie de l’hôpital. « Le retour de ces fonds ne doit pas faire oublier les excès passé ni autoriser les inconduites à venir », a bien prévenu Barack Obama, comme une sorte de vœu pieux dont on attend la concrétisation.

Sans illusions, on pourra juger sur pièces le 17 juin prochain, date à laquelle le Trésor devrait divulguer son plan de révision de la régulation financière, rendant public le cadre dans lequel l’activité des banques et des hedge funds devrait dorénavant s’exercer, les mesures concernant les produits dérivés, ainsi que le dispositif institutionnel chargé de la surveillance anti-systémique de l’ensemble. Car « l’industrie financière » essaye désormais de se refaire une santé, par ses propres moyens et avec ses méthodes éprouvées. Cela implique qu’elle ait les coudées franches pour y parvenir, En d’autres termes, que les mesures de régulation qui seront finalement adoptées n’y fassent pas obstacle. Et qu’elle puisse également reconstituer ses marges (c’est la formule consacrée) grâce à ses activités de prêt aux entreprises et aux particuliers.

Le Wall Street Journal vient d’annoncer que l’administration Obama renonçait à maintenir le projet de restrictions des rémunérations des institutions financières ayant reçu une aide publique, après avoir, au contraire, envisagé d’étendre ces mesures. La loi limite certes le montant des bonus, mais elle est ouvertement contournée par des augmentations de salaire, c’est donc la finance qui impose sa loi.

Deux conséquences vont résulter de ce processus, si rien ne s’y oppose. Premièrement, la reconstitution progressive d’une nouvelle bulle spéculative privée, qui côtoiera la bulle des dettes publiques en cours de constitution. Avec, à l’arrivée, deux bulles pour le prix d’une seule ! Deuxièmement, un sérieux coup de frein au redémarrage de l’économie, expliquant la longue période de convalescence qui est annoncée de toutes parts, sans plus d’explications.

Il ne faut pas chercher ailleurs que dans la compréhension de ce processus l’origine des pronostics d’Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, reflet du consensus qui se forme à propos de l’état de l’économie dans les années à venir : « Nous étions jusqu’à maintenant en chute libre et cela s’est arrêté », vient-il de déclarer. L’actuelle récession économique mondiale va laisser « des cicatrices durables », a-t-il poursuivi lundi dernier sur la chaîne de télévision canadienne CTV, « Il se peut qu’à l’avenir, le chômage demeure à un niveau beaucoup plus élevé qu’avant la récession », la faiblesse du crédit et de l’investissement entravant la croissance.

Rendant public son rapport annuel sur la zone euro, le FMI a confirmé : « La reprise sera probablement lente et sa forme ainsi que le moment où elle interviendra sont fortement incertains (…) Le désendettement en cours, la restructuration des entreprises, et la montée du chômage pèseront sur la demande intérieure. La correction des déséquilibres mondiaux et le taux de change relativement fort limiteront le soutien venu de l’extérieur ».

Cela ne fait désormais plus débat, nous devons au mieux nous attendre à nous retrouver, en termes de croissance, sur la branche horizontale d’un « L », d’une longueur indéfinie, tout du moins lorsque nous y serons enfin parvenus. Car les indicateurs composites avancés de l’OCDE du mois d’avril ne laissent présager dans l’immédiat qu’une simple « atténuation du rythme de détérioration » de l’économie dans la plupart des pays industrialisés. La déclaration de Barack Obama, lundi dernier à Washington, selon laquelle « … nous sommes toujours au cœur d’une récession très profonde et il nous faudra un temps considérable pour en sortir », constatant que le taux de chômage était désormais de 9,4%, son plus haut niveau depuis un quart de siècle, ne dit pas non plus autre chose. Daniel Tarullo, l’un des gouverneurs de la Fed a abondé dans le même sens, en déclarant : « la reprise pourrait être douloureusement lente, et l’économie restera inhabituellement vulnérable à de nouveaux chocs », ajoutant : « les nouvelles restent mauvaises dans deux domaines qui importent directement pour les familles américaines: le chômage continue de monter et le prix du logement continue de baisser ».

Les conclusions de la réunion des ministres européens de l’économie et des finances de Luxembourg d’hier mardi, prélude au prochain sommet des chefs d’Etat de l’Union Européenne des 18 et 19 juin prochains, n’incitent pas d’avantage à l’optimisme. « La priorité doit être donnée à la viabilité à long terme des finances publiques », y est-il indiqué, ce qui signifie dans la langue de tous les jours : coupes sombres dans les budgets et augmentations de la fiscalité à prévoir pour demain. « Tout le monde est d’accord pour dire que nous avons besoin d’une stratégie de sortie » (de la crise et des déficits) a déclaré, dans l’optique d’une sortie de la récession au cours des 3ème ou 4ème trimestre 2010 (comme si c’était déjà fait), Joaquin Almunia, commissaire européen aux affaires économiques. Sans hélas préciser ce que les participants à la réunion entendaient exactement par là. Ce qui n’est pas étonnant, car les Français ont à nouveau cherché à obtenir un assouplissement du pacte de stabilité (imposant de ne pas dépasser la limite de 3% du PIB avec les déficits), ce que les Allemands ont catégoriquement refusé d’accepter.

Autre sujet de discorde à l’ordre du jour du sommet des 18 et 19 juin, mais cette fois-ci avec les Britanniques, les propositions de Bruxelles de supervision financière en Europe. Le dispositif de surveillance financière fait l’objet d’une bataille d’amendements qui fait craindre pour sa future efficacité, car il pourrait aboutir à placer la City sous contrôle de la BCE, elle-même sous influence d’Allemands rigoristes et décidés à ne pas se laisser entraîner sur certaines pentes fâcheuses, après avoir découvert combien leurs propres banques avaient lourdement fauté. Ce désaccord prenant le pas sur tous les autres, la mise au point du panier européen de mesures de régulation n’avance pas par ailleurs.

Heureusement, les Européens ne sont pas systématiquement divisés sur tous les sujets, notamment à propos des stress tests des banques. « On veut des tests de résistance pour tout le système bancaire (…) qui ne regardent pas la situation spécifique des fonds propres des banques individuelles », a en effet déclaré mardi, sans être contredit par quiconque, Peer Steinbrück, le ministre allemand des finances. Prenant toutes ses précautions, il a ajouté : « nous sommes contre la publication des résultats » de ces tests, pouvant avoir des « effets contre-productifs » de panique. Les mauvais esprits pouvant en conclure que la situation de certaines banques est loin d’être brillante, en dépit du silence entretenu à ce propos.

Jim Flaherty, le ministre canadien des Finances, a révélé hier à Ottawa que la question sera évoquée lors du prochain G8 de la fin de la semaine, en Italie. « Il y a déjà eu des discussions pour encourager la tenue de ‘stress tests’, non seulement sur les banques américaines, mais aussi sur les banques européennes, où cela n’a pas nécessairement eu lieu », a-t-il précisé. En clair, les Américains et les Canadiens s’inquiètent dorénavant de la situation des banques européennes, considérant qu’ils ont pour leur part avancé et que les Européens traînent les pieds. Timothy Geithner vient de préciser, au sujet de ce G8, que les Etats-Unis comptaient « s’assurer que le monde marche avec eux pour élever les normes » en matière de régulation financière. On va donc assister à ce spectacle paradoxal d’Américains apparaissant comme plus régulateurs que les Européens, ayant annoncé la veille du G8 leurs propres réformes en devançant ces derniers, se décernant ainsi un brevet de bonne conduite

Enfin, un autre facteur important va aussi freiner la reprise. L’un des chroniqueurs du Financial Times, Wolfgang Münchau, analysait hier mardi le cadre général d’évolution de l’économie mondiale, pour considérer que toute attente de la relance provenant des Etats-Unis était vaine. Il s’appuyait sur cette constatation, non sans de solides arguments, pour mettre en cause la politique de la chancelière allemande, Angela Merkel, estimant en conclusion, que : « L’Allemagne va être au plus bas pour une longue période, avec une énorme crise bancaire toujours non résolue, un taux de change sérieusement dopé, présidée par des politiciens paniquant devant la perspective d’une inflation à domicile. Cela ne se terminera pas bien. »

Deux catégories de pays vont en effet particulièrement souffrir de la crise : ceux où les particuliers ont malencontreusement enfourché le balais magique de l’endettement qui leur a été avantageusement proposé, et ceux dont le modèle reposait principalement sur le commerce extérieur. Parmi les pays de l’OCDE, pour ce dernier cas, figurent l’Allemagne et le Japon. Ainsi que la Chine et le Brésil parmi les pays émergents. La énième relance des négociations du cycle de Doha, que vient de tenter Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, apparaît comme un peu dérisoire dans ce contexte.

Robert Zoellick, le président de la Banque Mondiale, vient pour sa part de s’accrocher à un autre espoir, en déclarant à l’occasion d’une conférence à Montréal que c’est la Chine qui allait prochainement sortir l’économie mondiale de la récession : « La Chine va surprendre positivement » a-t-il déclaré, précipitant peut-être un peu le rythme selon lequel cette surprise pourrait intervenir. Sans manifester une telle impatience, il sera toutefois instructif de suivre les travaux du premier sommet des chefs d’Etat du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), le 16 juin prochain, pour lequel le Président chinois Hu Jintao se rendra en Russie et rencontrera Wladimir Poutine et Dmitri Medvedev, respectivement premier ministre et président de la Russie. « Les dirigeants se concentreront sur la crise financière internationale, le sommet du G20, la réforme des institutions financières internationales, la sécurité alimentaire et énergétique, le changement climatique, l’aide au développement et l’avenir du dialogue au sein du BRIC » a annoncé à Pékin le vice-ministre chinois des affaires étrangères, He Yafei. Pour le moins, ce sommet va être symbolique des nouveaux rapports de force mondiaux en gestation.

Voilà donc le prix prévisible qui va devoir être payé pour que le système financier redevienne florissant – s’il y parvient sans autre accident de parcours. Plus visiblement parasitaire de l’économie, dont il va freiner l’essor au prétexte de la financer. Sa propre prospérité va désormais reposer sur une croissance économique réduite, dont il va porter la responsabilité, ainsi que la contraction des échanges commerciaux mondiaux, la diminution de la consommation des ménages, sans compter quelques conséquences sociales secondaires comme un fort taux permanent de chômage, une augmentation généralisée de la précarité et un accroissement de la pauvreté. Il va falloir le justifier ou l’imposer.

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151 réflexions sur « L’actualité de la crise : Le paysage de l’après-crise, comme si nous y étions déjà, par François Leclerc »

  1. Obama  » les nouvelles restent mauvaises dans deux domaines qui importent directement pour les familles américaines: le chômage continue de monter et le prix du logement continue de baisser ».

    Je trouve que la seconde nouvelle est excellente, pas vous ?

  2. @ Anne.J

    Pas vraiment, la baisse du prix des logements accentue les difficultés de renégociation des emprunts immobiliers et les défauts de remboursement de ceux-ci.

  3. Paul Jorion expliquait en mars dernier que le capitalisme était mort. Il est en train de changer en tous cas de modèle économique. Après la croissance financée par l’endettement et la délocalisation de l’industrie dans les pays émergeants, nous sommes sur un modèle très transitoire de transfert financier quasi direct des états vers les banques.

    En réalité, on ne sait pas bien encore comment on sortira de cette nouvelle phase et si on en sortira réellement. Une politique d’austérité rétablissant les finances des états serait catastrophique en terme de niveau de vie des populations et suicidaire pour une démocratie, le « laisser-faire » ne fait qu’empirer les déséquilibres financiers comme on le voit au Japon qui atteint un endettement public de 200 % du Pib, et ce n’est pas fini.

    En 1905, lors de la première révolution russe, les dirigeants socialistes avaient prévenu que les emprunts contractés par le Tsar pour financer notamment ses aventures militaires n’engageraient pas le peuple. En 1917, au grand dam des « démocraties », ils ont tenu cette promesse et refusé de rembourser les emprunts du Tsar.

    Comme il serait bon dans la période actuelle qu’un message similaire soit envoyé par le peuple aux dirigeants des banques et des états !

  4. Pour arranger le tout, dans ce système économique qui ne peut fonctionner qu’avec un pétrole quasi-gratuit, voilà
    le prix de cette matière qui flambe de nouveau..

    A suivre…

  5. Bonjour et merci Francois pour vos excellente analyse .A la radio l’autre jour Paul a parle d’une crise en W ,je vois sur le blog de Loic Abadie la meme vision.La surprise pour moi est de voir ou Loic Abadie nous situe sur le W ,a peine au debut
    http://tropicalbear.over-blog.com/.J'aimerai savoir ce que vous en pense.Amities a tous.

  6. « La Chine va surprendre positivement » a-t-il déclaré, précipitant peut-être un peu le rythme selon lequel cette surprise pourrait intervenir.

    De toute évidence, il s’agit de la prochaine émission d’obligations libellées en yuans

    Voir l’article de Reuters : [url]http://sme-chinoises-euronext.typepad.fr/mon_weblog/2009/06/obligation-lib%C3%A9ll%C3%A9s-en-yuan-un-pas-de-plus-vers-la-fin-du-dollar-comme-monnaie-de-r%C3%A9f%C3%A9rence.html[/url]

  7. à François Leclerc [billet]     En votre paragraphe 3, vous dites :

    De l’autre, le FMI, ainsi qu’un fort carré d’économistes américains irréductibles, et non des moindres, qui continuent de prendre leurs distances avec le renouveau proclamé sur tous les tons et maintiennent qu’il y a anguille sous roche

    Je veux bien l’accepter pour le « carré d’économistes » (la string de leurs noms serait un petit plus)
    par contre, j’en doute fort (je n’y crois pas) pour le FMI.
    John Lipsky canalise le fil directeur anatiofurtif_usa qui détient le droit de veto «  »américain » » au FMI
    … la syntaxe est mal aisée quand les mots n’existent pas pour représenter le réel.

    Question : Auriez-vous une meilleure idée que des guillemets en double sur le mot   «  »américain » » ?

  8. @ franck marsal

    Y-a-t-il un modèle alternatif pour le capitalisme financier ? Il y a certes celui de la défense de ses propres intérêts, mais qu’est-il désormais capable d’offrir par ailleurs ? Quelle peut être sa promesse ? Pour l’instant, il est incapable de la formuler. Pour l’avenir, les « trentes glorieuses » ne sont plus à l’ordre du jour. De sombres pronostics sont en effet possibles.

    Mais, est-il possible d’anticiper alors que nous ne sommes pas certains d’être sortis de la phase aigue de la crise ? Une vieille blague disait, quel que soit la direction que l’on emprunte, quand on est au fond d’une cuvette, on peut en sortir, sauf s’il y a un trou.

    @ TELQUEL

    la différence entre en « W », dont les branches seraient très allongé, et un « L » ne change pas grand chose à l’essentiel: ce ne sera ni un « v », ni même un « U »… Si les embellies financières participent, comme c’est actuellement le cas, du calcul du PIB, cela pourra être un « W ». Mais quel autre secteur pourrait sinon est le moteur de reprises avortées ?

  9. @ F.Leclerc : vous dites pour finir votre billet :  » …….sans compter quelques conséquences sociales secondaires
    comme un fort taux permanent de chômage, une augmentation généralisée de la précarité
    et un accroissement de la pauvreté. Il va falloir le justifier ou l’imposer. »
    puis : « Y-a-t-il un modèle alternatif pour le capitalisme financier ? »

    ce que vous désignez comme « secondaire » risque de devenir dans les mois qui viennent , après une series d’oscillations
    dans la partie basse du W (en fait un http://Www…..wW ?) le phénomène « primaire » qui emportera le capitalisme financier
    si celui-ci n’arrive pas d’içi là à confisquer violemment ce qu’il lui reste de pouvoir à prendre
    pour imposer une dictature « mondialisée » de son point de vue sur les choses.

    ce devrait ètre le souci prioritaire de ceux qui ont une certaine connaissance et conscience de la situation
    en train d’évoluer sous nos yeux…
    je veux dire la priorité d’une approche politique+++++

  10. un petit artefact s’est introduit dans mon commentaire : lire « Www….wwW » , car ce n’est pas un lien
    j’espère que ca va marcher sinon l’effacer

  11. @ Anne J.

    L’initiale de votre nom de Famille « J » m’évoque ceci, après le
    V
    U
    W
    L
    I
    que j’avais proposé dans un commentaire d’il y a quelques semaines:
    « la branche horizontale d’un « L », d’une longueur indéfinie, tout du moins lorsque nous y serons enfin parvenus »
    L’inflexion évoquée par F. Leclerc ne correspondrait-elle plutôt pas à un « J » inversé pour aterrir en douceur ?
    Tout est question d’échelle: sommes nous au début de l’inflection ou proche de la base du J ???

    De toute façon, à en croire certain « G »ourous drogués à la croissance ce serait une crise en « G » avec remontée
    vers la « cité radieuse » après les déboires actuels…
    En fait au rythme actuel de la crise, toutes les lettres de l’alphabet pourraient bien y passer …
    Bienvenue dans le nouveau monde.

  12. Bonjour François

    Merci de nous offrir encore une très bonne analyse de la situation.
    Lorsque vous écrivez que les Américains font la morale aux européens : ou c’est l’hôpital qui se fout de la charité ou on reconnaît les cons car ils osent tous.
    Plus sérieusement, le chômage continue à faire des ravages aux US, et même lorsque les chiffres sont révises, ils restent élevés.
    Combinés à la future hausse des intérêts des prêts hypothécaires Alt A prévus pour cet été, la prochaine vague, deux fois plus grande que les prêts subrimes, qui va frapper les rivages déjà dévastés des banques américaines risque de balayer le décor de cinéma installés par le Trésor et la Fed.

    Fed ,qui même lorsqu’elle intervient dans le marché obligataire par l’achat de bons du trésor, n’arrive pas à enrayer la hausse des taux d’intérêts. Taux d’intérêts qui sont repris pour les prêts hypothécaires.
    La boucle est boucle et l’étranglement continuera pour le peuple américain.
    Cela va finir dans un formidable gâchis de type argentin lorsque leur monnaie finira dans mes toilettes.

  13. Pour ceux à qui la crise économique empêche de dormir, quelques lignes de J. Attali:

    « Beaucoup de spécialistes murmurent que la transformation du climat, aggravée ou non par l’activité humaine, pourrait avoir, à court terme, des conséquences mortelles pour l’espèce humaine : Soit elle libérerait des bactéries contenues dans la toundra sibérienne, (plus précisément dans la merzlota, terme russe pour définir le pergélisol, la partie gelée du sous-sol de la toundra), entrainant la formation de méthane et sa transformation partielle en protoxyde d’azote, ayant beaucoup plus d’impact sur le climat que le gaz carbonique . Soit parce que cela libérerait directement des puits de méthane, (aujourd’hui piégés dans des cristaux d’eau) qui se répandraient sur la planète en un nuage asphyxiant. De ces hypothèses, beaucoup de savants parlent ; certains ont mesuré la présence de ces bactéries dans la mer de Laptev, en Russie, au bord de l’océan arctique. Certains avancent une date pour la catastrophe : 2012. Le nouveau ministre de l’energie américain, Steven Chu, prix Nobel de physique, dit lui-même son inquiétude : « La grande peur, c’est que la toundra se réchauffe, que ces microbes se réveillent, et qu’ils s’attaquent à ces réserves de carbone, qui seraient libérées dans l’atmosphère. Dès lors, quoi que fassent les humains, la situation serait hors de contrôle» . D’autres savants, rassurants, disent au contraire que l’impact de ces bactéries sur le climat n’aura pas lieu avant 20.000 ans, en particulier parce que le niveau des mers va monter. » (http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/05/2012-2036.php)

  14. @ svenmarq

    Et si le J n’était pas inversé ?

    Autre proposition typographique: l’évolution en <
    2 lignes
    2 futurs

  15. Mort annoncée ou longue maladie chronique, je ne comprends pas bien…

    Envisager d’une main le schéma d’une reprise (mollassonne, anémique, négative, c’est selon) et de l’autre (main), annoncer de nouveaux tsunamis financiers (Alt-A, immobilier commercial, cartes de crédit, crise obligataire, dettes publiques) qui rendent caduques l’idée même de reprise, et signent l’arrêt de mort du capitalisme financier que nous le connaissons.

    Je suis seul à y voir contradiction ? Ces propositions ne s’excluent-elles pas l’une l’autre? Ou peut-être devons-nous inscrire ces étapes dans une seule temporalité, même longue.

  16. Il y a aussi l’évolution en 8.
    Une cata qui boucle à l’infini..

    Pour rester dans le positif.
    1/D’abord un gros merci renouvelé à François Leclerc ….avec un style très clair et un humour feutré quand le sujet le permet..

    2/Ensuite le sentiment que le chômage massif devient principal sujet d’inquiètude…avec comme corollaire
    3/Une politique sociale mondiale dans la mouise vu l’état des finances publiques…et comme suite
    4/De nombreux départs de feu-révoltes…ce qui entraîne
    5/Des répressions ou des guerres…à moins que
    6/Des épidémies programmées ou nom ne fassent les mêmes dégâts….ce qui tomberait bien car
    7/Certains cercles pensent que l’humanité est décidément trop prolifique pour…Gaia la boule bleue.
    8/Laquelle se contrefout de tout çà et du réchauffement ou de l' »anthropollution »…
    9/Vu qu’il semblerait que sur ses copains Mars et Jupiter çà se réchauffe aussi monobstant le peu d’embouteillages sur les canaux…

    C’était la minute optimiste.

  17. @ Ignatius J. Reilly

    Vous n’êtes pas le seul ! Je ne fais pas la chronique d’une mort annoncée, car j’essaye de formuler des hypothèses et attends d’y voir plus clair dans la grande opacité ambiante. Une des grandes caractéristiques du capitalisme financier est d’être un monde fermé d’initiés. Une seconde, qu’il vient de dévoiler, est de ne pas se maîtriser. La question est de savoir s’il va pouvoir persévérer, et à quel prix, car je ne crois pas à sa rédemption.

  18. La pompe
    Les machines, économiques ou politiques, sont des moyens au service de la fin. La fin, c’est l’homme qui a besoin de ces divers systèmes pour grandir et s’épanouir. Mais l’un n’est pas l’autre.
    Sur ce blogue, il y a quelques très bons concepteurs de pompes. De là, à mon avis, l’importance de sa visibilité et la raison de son succès.
    Le communisme aussi était une belle mécanique, pour son époque. Mais les hommes n’ont pas su bien l’utiliser. Le capitalisme, lui, malgré sa barbarie, a propulsé l’humanité en dehors des superstitions moyenâgeuses. L’école s’imposait, l’industrie avait besoin d’hommes boulons, instruits, pour faire fonctionner ces machines. C’était la grande époque où l’homme et la pompe ne faisaient qu’un. Toute notre civilisation moderne a été conçue avec ce modèle mécanique newtonien.
    Notre système, plus que moribond, n’a pas encore compris que le problème réside dans cet homme boulon, encore très rustre et incapable de se distinguer de la pompe.
    Les plus belles mécaniques, la Cadillac ou la Mercedes de quelques systèmes que ce soit, entre les mains d’une société encore psychiquement dans l’enfance, finissent toujours par prendre le champ.
    Il y a deux réalités universelles : la forme et le fond. La forme c’est la mécanique, le moyen, la pompe. Le fond, c’est l’humain, le vivant, le psychisme qui évolue au cours des âges vers une conscience toujours plus grande. Ces deux réalités sont distinctes et ne doivent pas être confondues. L’homme n’est pas la machine, même si l’on tente de nous le faire croire. C’est ce système de pensée unique et mécanique, dépassé, qui doit disparaître.
    C’est dommage qu’un blogue qui se dit ouvert à la philosophie et à la psychologie s’en tienne qu’à la pompe… il y a peut-être du sable dans l’engrenage.
    Pour moi, le spirituel, le psychisme et la croissance ne font qu’un. Ceux qui refusent cette autre réalité se coupent de la moitié d’eux-mêmes et meurent avec un cerveau totalitaire, en guerre avec lui-même. Notre société en est là. Se fermer aux réalités spirituelles en soi, c’est un combat d’arrière-garde, c’est un combat capitaliste et communiste, où il n’y a que la forme qui est reconnue. Cette guerre est faite par des gens qui sont dépassés par une psychologie qui les devance. Refuser la croissance psychique, c’est se fixer dans le temps… pour l’éternité. C’est un suicide cosmique. Cela peut sembler ésotérique, mais seulement pour ceux qui vivent avec la mentalité du siècle dernier.
    Le XXIe siècle sera spirituel, avant tout, ou ne sera pas! Comme les hémisphères du cerveau, la main droite ne doit pas bouder la main gauche, et vice versa. On a besoin de bonnes pompes et de meilleurs humains!
    Le monde, meilleur, ne peut advenir qu’en tenant compde de ces deux réalités.
    Romain
    Jls2008@live.ca

  19. [ref 09:48]     Très bien Clive !     Bravo-Bravo !
    Autre proposition typographique: l’évolution en < 2 horizons, 2 futurs
    – Le segment du bas : bien net, gras … sur fond sombre
    – Le segment du haut : quasi invisible, pas même une légère esquisse … à ce stade, d’aériens pointillés
    Bravo !

  20. @tatar
    c’est la verité crue de Tartar :=)

    @nobby
    la coupe est-elle sombre ou claire ? une chose est sure, c’est qu’elle est pleine =:)

  21. vous souvenez-vous de la remarque de PJorion à propos d’un texte que vous aviez proposé à notre lecture ?(l’arche de st jean)

    celà mesure l’étendue de la tàche…..

    nos sociétés sont devenues très « fonctionnalistes » , fuyant le rapport humain (qui est d’essence conflictuel) , au profit déchanges
    « castrés » …. pour faire court.

    bon ,mais ,on va y arriver,car le tableau que nous décrit FLeclerc avec beaucoup de précision ne fait que corroborer les intuitions
    dèjà anciennes de nombreux intervenant sur ce blog..

  22. encore une mistake….mon commentaire s’adresse @ Romain….

    (sera-t-il possible d’avoir qqs minutes la possibilté d’éditer sa réponse ?)

    cordialement à tous

  23. Vous dites : Cela peut sembler ésotérique, (…) à la suite de
    Pour moi, le spirituel, le psychisme et la croissance ne font qu’un. (…) Refuser la croissance psychique, c’est se fixer dans le temps… pour l’éternité. C’est un suicide (…) »
    En France, comment convertissez-vous ce que vous nommez « croissance psychique »
    en « 100 à 120 millions mois-hommes » (équivalent de 8 à 10 millions d’emplois à temps plein)
    sans continuer à augmenter la dette, notamment la Dette Etrangère (anatioMamouthPieuvre, non nommable)
    La Dette Etrangère de la France, récemment à 40% (de moins de 1200 milliards), approche déjà 66% de 1300 milliards.

  24. @ Pablo

    Tout se passe comme si certains membres de l’administration Obama étaient très conscients de la fragilité
    du système planétaire, en tant que système bio-climatique permettant la vie de milliards d’êtres humains.
    Tandis que, d’un autre coté, des apprentis sorciers, ceux qui dans l’administration Obama président à la destinée des banques, prennent presque systématiquement toutes les mauvaises décisions s’agissant de les renflouer et de construire une régulation digne de ce nom, comme s’ils voulaient créer les conditions durables d’une croissance négative, et, partant donner à la Terre une chance de respirer un peu.

    Bref il y a comme une alliance objective entre les scientifiques de haut niveau de l’équipe Obama et les recrues de l’industrie financière qui officient dans cette même équipe pour sauver la planète. C’est complètement ubuesque. Mais dans ces conditions l’humanité aura eu à subir de telles régressions sociales, voire des guerres et des pénuries mortelles, qu’il faut écarter ce scénario et préférer une mutation du capitalisme. La traduction en actes politiques du nouveau paradigme qui émerge déjà.

    Le problème c’est qu’aucun de ces deux pôles de l’équipe Obama n’a une compréhension globale de la crise et que l’alliance objective est une impasse.
    Les scientifiques sont alarmistes mais ils ne font pas la connexion entre la crise bio-climatique et la crise sociale qui est à l’origine de la crise financière. Inversement, le pôle financier de l’équipe reste dans l’optique hyper réductionniste et illusoire que le petit monde de la finance est capable à lui seul d’enclencher un nouveau cycle vertueux de croissance qui permettra d’investir dans des « technologies propres », pourvu qu’on le laisse en paix. Le poids de l’idéologie continue de faire des ravages. Je ne parle pas ici de la cupidité des acteurs de la finance qui n’est un facteur secondaire. C’est la lucidité et la volonté politiques qui font défaut.

  25. @ Franck Marsal
    « Une politique d’austérité rétablissant les finances des états serait catastrophique en terme de niveau de vie des populations et suicidaire pour une démocratie »
    je pense au contraire qu’une politique, non pas d’austérité, mais de fiscalité élevée serait seule à même de restaurer la santé des finances publiques tout en rétablissant les équilibres économiques et sociaux. Je m’explique :
    – Une taxation de la consommation (TVA) globalement plus importante mais progressive en fonction du caractère nécessaire ou futile des produits (pain –> téléphone portable) : accompagnement social
    – une taxation de la consommation (TVA) progressive en fonction de l’éloignement du lieu de production des produits de leur lieu de consommation : rééquilibrage industriel
    – un allègement du taux de l’impôt sur les sociétés et un alourdissement de l’impôt sur les revenus financiers : favoriser les entreprises de taille moyenne non côtées en bourse, donc le tissu productif local.
    – une simplification et un élargissement de la fiscalité des particuliers, par l’intégration de tous les revenus, y compris sociaux, dans le revenu imposable, et la déduction de toutes les contributions sociales : économies de fonctionnement, bénéfice de l’impôt plus important.
    C’est, au moins pour la première partie, ce qu’a fait l’Allemagne depuis une dizaine d’années. Si elle l’avait aussi appliqué au domaine financier, je pense que l’exemple serait flagrant..
    Bonne journée
    Yves

  26. @ Pierre-Yves D.

    D’autres chroniques s’imposeraient, à côté de celle de la crise financière et économique. De la crise sociale qui s’annonce, bien entendu, mais aussi de l’impasse environnementale. En mettant en évidence leurs étroites connexions (à défaut de leurs solutions communes).

  27. @ Yves de Bressy qui parle de fiscalité

    Pourquoi conserver des prélèvements sociaux sur les salaires ?

    Pourquoi ne pas fiscaliser les charges sociales?

  28. à Yves de Bressy [11:06]
    – – – – – – – – – – – – – – – –
    – Mesure 1, ses Effets : Baisse de la Demande des produits qui ne sont pas de première nécessité.
    Baisse du chiffre d’affaires pour les firmes — étrangères ou « françaises » — qui fabriquent ces produits à l’autre bout de la Terre ou en France. Fermetures et/ou baisses de l’emploi
    – Mesure 2, ses Effets, en cas d’action précipitée : Baisse du pouvoir d’achat du consommateur, dans tous les départements où le tissu industriel est faible ou ultra-spécialisé dans un nombre limité de produits. N’est-ce pas presque toujours le cas ?
    – Mesure 3, une part de diversion : Les trillions des paradis fiascos (trust, fiducie, SPE,…) n’intéressent pas les hauts-gradés « PS-modem-UMP » et leurs amis des Loges (Grand Orient, etc.)
    – Mesure 4 : La feuille d’impôt ajouterait le RSA par exemple et le retrancherait une ligne plus bas. Est-ce bien cela ?
    Où serait l’économie de fonctionnement ? J’ai sûrement mal compris … pourriez-vous préciser ?
    A ce stade, pour ce qui est de cette contribution de 11:06 lacunaire (surement insuffisamment documentée)
    je ne vois pas où sont les « petits-coups-de-morphing » pertinents

  29. @Yves de Bressy : « C’est, au moins pour la première partie, ce qu’a fait l’Allemagne depuis une dizaine d’années.  »

    C’est exact et au vu du résultat, ça donne pas envie: http://www.alternatives-economiques.fr/allemagne—la-pauvrete-augmente_fr_art_189_21408.html

    J’ai pris à dessein le constat en 2003, pour ne pas que l’on dise que c’est à cause de la crise. La pauvreté s’est évidemment encore accru en Allemagne.

    Les mesures à prendre pour mieux répartir les richesses (et éviter les dérapages budgétaires, et promouvoir la croissance économique), elle sont connues depuis longtemps. On ne veut pas les appliquer, c’est tout. Les riches deviennent plus riches (dans l’absolu et surtout relativement) dans cette période de crises répétées (depuis 73 en gros) alors qu’ils s’appauvrissaient (relativement) durant les trente glorieuses.

  30. @ François Leclerc,

    la solution que je propose à LeClownBlanc s’inscrit dans ce schéma où la complexité apparenrte des pb ne résulte que d’une des possibilités de la complexité de l’homme lui-même. Et c’est précisément parce qu’on dispose de la théorie ‘ad hoc’ qu’il devient possible de se concentrer sur le point focal (où tous les phénomènes convergent et se nouent entre eux)
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=3305#comment-28563

    (dans les derniers commentaires, 36 à 42 approximativement)

  31. à Moi [12:41]
    Etes-vous sûr de ce que vous dites pour les « trente glorieuses » ?
    Quels seraient vos référentiels ?

  32. Ils sont sur pour la reprise ? Parce que lorsqu’on lit cela :
    « Selon les médias, un Américain sur six reçoit une forme ou une autre de subvention gouvernementale.
    l’état de New York va en effet voir son déficit fiscal exploser de 1,7 milliard de dollars en 2009, à 17,65 milliards de dollars en 2010 (+1 000%, ce sera un record national !).
    en 2010, le taux du déficit budgétaire de l’état de New York atteindra -31,9%,Nevada avec -32%,l’Alaska de Sarah Palin -30%,la Floride et de l’Arizona avec -28%,La Californie -22,5%.
    avec -25 milliards de dollars (contre -14,8 milliards en 2009).
    Aux Etats-Unis, les impasses budgétaires état par état vont enregistrer une envolée d’une ampleur jamais observée durant la grande crise de 29.
    Les prix des logements vont continuer de chuter inexorablement, alors que 50% des transactions sont le fruit de ventes aux enchères de biens saisis dans une dizaine d’états de l’Union. Le nombre de défauts de paiement sur les cartes de crédit pourrait doubler dans l’intervalle si les taux d’intérêt continuent de se tendre au rythme actuel. »
    Source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090610-1879.html

  33. Qui cherche encore à ressusciter la bête le premier ? Et ces mêmes systèmes de penser et de conduite ? Ni Dieu ni Maître ni aucun principe supérieur c’est donc la finance qui impose sa loi au dessus de tous petits et grands, quel progrès moral.

    La grosse pierre qui était en chute libre s’est temporairement arrêté dans sa folle course, bien sur au prochain petit ou gros caillou qui tombera dessus ou autre part, il n’est pas non plus certain que le premier gros caillou en garde toujours l’équilibre sur sa fragile corniche.

    Un autre rafistolage de plus sur cette fragile corniche artificielle ne pourrait bien sur supporter plus longtemps la charge de plusieurs autres petits ou gros cailloux supplémentaires. Enfin le principal c’est que nous puissions toujours dire que tout va bien tant que vous n’êtes pas encore écraser par le poids de tous ces cailloux à la fois, ils nous faudra certainement bien plus de temps, de malice et de tromperie pour en sortir, l’abime c’est aussi très profond lorsque dans le même temps on préfère davantage conduire les gens vers le bas.

    Les mauvais esprits du jour ne disent évidemment que des mauvaises choses sur les banques pleines d’actifs pourris, pleines de termites en dépit de nos beaux costumes et sourires de façade pour aguicher le client, pigeons de première.

    La folle croyance moderne, celle de la toute puissance infernale de l’argent sur les sociétés et les êtres selon laquelle ils dirigeront toujours le monde comme des bêtes sans foi ni loi au dessus même de la volonté des événements, du climat des mauvais esprits du ciel ou des enfers en chaque évènement.

    Comprendre l’intégralité de leur funeste projet sur la terre et qui consiste principalement à vouloir continuellement s’amuser, faire le malin jouer d’abord au casino gagner de l’argent en plus, se sauver d’abord soi même au plus pressé d’entre eux à la tête de tous, le commerce bien sur c’est toujours bon c’est la folle expérience du gain en plus d’une doctrine bien aveuglante aussi c’est si visible partout fermons les yeux, on progresse sans cesse, sans fin.

    Un autre aspect de cette folle conduite est la conviction que le plan de l’homme ne sera jamais pris en défaut dans l’histoire, et que, parfois, cela peut s’exprimer par des évènements toujours plus énormes pour les méritants. Comme la conviction que, tout ce qui survient, l’est forcément pour pérenniser davantage cela dans l’obstination et l’entêtement le plus total, pour le plus grand bien des banquiers véreux.

    Fort heureusement il y a encore des gens qui préfèrent s’interroger, se remettre réellement en cause, se laver, se préparer avant le grand orage qui va bientôt s’abattre sur le monde …

  34. Grâce à François plus besoin de lire la « presse économique », il y a tout: éléments, analyses, prospectives. Certes à court terme, mais qui fait mieux!!!

    En ce qui concerne les L, U, V, W et autres, il apparaît peut-être, dans ce monde qui a perdu la tête et le bon sens, la nécessité d’inventer -par défaut de l’éviter, bien sûr- une nouvelle lettre: le double-L.
    Ce qui rejoint le mot d’humour de François, en commentaire, sur le fond de la cuvette et le trou!

    Mais nous ne somme plus seuls. Les « grands » arrivent, avec l’excellent article de Mikhael Gorbatchev dans le Washington Post repris, et traduit, par ContreInfo:

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2754

    Haut les cœurs! Après le « YES, WE CAN » récent, peut-être, peut-être, aurons-nous « JUST DO IT »…

  35. Les grandes banques Us semblent rêver d’une revalorisation rapide de leurs actifs toxique, d’une euphorie bienfaitrice qui leur permettrait de pouvoir liquider ces actifs avant de se reporter sur les matières premières ce qu’elles ont commencé a faire avec l’argent du Tarp une manière de ponctionner massivement une reprise future en la condamnait par la meme occasion
    tout ca pour soigner leur comptabilité. mais a qui vont ils bien pouvoir prêter une fois qu’ils auront lessivé le reste de l’économie?
    Provoquer une inflation massive des matières premières , sans lacher les dettes des particulier dont les interrets sont indexés sur le risque!!
    euh Le particulier qui devra son salut a un emploi de fonctionnaire pour payer tout ca!
    Mais un tel dispositif ne laisse aucune chance au brave américain qui a un emprunt sur 20 ans , un pret a la consommation
    et une opération qui pourrait lui sauver la vie.
    En 1929 des fianciers tombaient du haut des buildings ,en 2009 ils ont prévu leurs parachutes mais préfèrent pousser les autres on ne sait jamais.

  36. à Cyrille [13:09]   Ah non ! PAS de ce ‘Just do it’ !
    Merci pour la référence de l’article de Mikhael Gorbatchev = 19 paragraphes
    J’ai lu rapidement; toutefois, grosso modo, j’ai l’impression d’être à peu près en phase pour 18 paragraphes sur 19. Il reste, M. Gorbatchev, de mentalité XIXe siècle (XXe) au 17e paragraphe où il dit

    Le temps est venu pour une « construction créative », pour trouver le juste équilibre entre le gouvernement et le marché,
    pour intégrer les facteurs sociaux et environnementaux et démilitariser l’économie.

    Depuis disons pas loin de 20 ans, je suis bien certain que la « construction créative » prendra ses repères bien ailleurs que dans cette totalitaire fusion de maquignons anatiofurtifs
    liant à 50-50 « gouvernements régaliens » et « marchés transnationaux truqués »
    avec leurs commissions communes en partage.

    Quant à ces « machins » (je ne mets pas de qualificatifs) que sont l’ONU, l’OMC, la BRI, la Commission Européenne, le Cercle des lobbies bruxellois, les milliers de ‘Trusts opaques’ à Londres même, etc.
    peut-on en parler ?

  37. Le monde où nous baignons le dit :
    Nous ne pouvons pas blâmer les financiers car l’argent permet à l’homme d’être éternellement jeune. Une sorte de cour de jouvence.
    Ils seraient égoïstes de ne pas les laisser continuer à en cacher dans les paradis fiscaux.
    Ils en auraient suffisamment pour finir leur vie comme ce président de conseil italien entouré de jeunes nymphes.

  38. >françois Leclerc

    Bon, je suis très sceptique au sujet de la Chine: je ne vois pas comment un pays qui est rentré en déflation comme le montre les chiffres publiés par l’OCDE pourrait tirer la croissance mondiale.

    Par ailleurs, il y a lieu là bas une belle opération de maquillage statistique: comme l’a révélé le WSJ, puisqu’il semble que la croissance ne soit pas aussi forte que ce qui est annoncé par le PCC, et que cela se voit dans les statistiques de la consommation d’électricité chinoise, le gouvernement chinois a donc décidé de ne plus publier ces statistiques!

    Voir pour cela http://krugman.blogs.nytimes.com/2009/05/29/what-you-dont-know/

    Les quelques informations que j’ai pu apprendre par l’intermédiaire d’amis entrepreneurs laissent supposer que le pays souffre plus que prévu de cette crise, ce qui parait logique vu l’ampleur de la chute des exportations.
    Ce qui peut le masquer, c’est la politique, qui me parait extrêmement imprudente, de crédit à tout va qui dope les bourses chinoises. Cela est sans doute une mesure de stabilité sociale, afin de ne pas mécontenter la petite bourgeoisie chinoise qui a placé une part importante de ses économies dans ce système financier.

    A l’heure actuel, il semble que le plan de relance chinois se perde dans les poches des différentes élites locales, sans grande coordinations, ce qui permet sans doute de maintenir un minimum de croissance à court terme. Mais si la croissance mondiale reste atone, il est évident que cela sera un handicap de plus pour l’économie chinoise.
    La chine en effet a besoin d’enormement d’investissement structurant, notamment dans les domaines sanitaires et des infrastructures de transport, or jusqu’à maintenant, si il y a eu de gros investissements de prestige à Beijing et dans les grandes villes comme Shanghai ou Guangzhou, les autres investissements dans les autres provinces brillent par leur manque de cohérence.

    Le premier truc à comprendre quand on s’intéresse à la Chine est qu’il faut regarder les détails concrets et pas la vue impressionnante qui vous est présenté par vos interlocuteurs.
    C’est comme pour la magie: il faut toujours regarder dans la direction opposée à celle que semble vous indiquer le magicien…

  39. Je viens de lire ceci sur boursorama: « le géant bancaire Lloyds Banking Group a pu rembourser lundi au Trésor de sa majesté les actions préférentielles souscrites par l’Etat en pleine tempête financière, grâce à une levée de fonds de 4,6 milliards d’euros, à laquelle le gouvernement a lui-même contribué à hauteur de sa participation au capital du groupe (43%). »

    Etant profane, quelqu’un peut-il m’expliquer ce que cela signifie au juste? Lloyds rembourse à l’Etat 4,6 milliards dont 2 milliards que l’Etat lui a donné pour se faire rembourser par Lloyds une partie des sommes précédemment prêtées? (et j’ai entendu dire que l’Etat lui reprêtera grâce à cela ensuite encore plus d’argent)
    Si c’est le cas, on atteint des sommets dans l’absurde.

  40. @ Blob

    Je considère également qu’il y a de très forts obstacles à la réorientation de l’appareil de production chinois vers la consommation intérieure, qu’ils soient économiques, sociaux ou mêmes politiques. C’est un processus de longue haleine, dans le meilleur des cas. La croissance économique chinoise ne produira pas le miracle qu’espèrent certains.

    En attendant que ce nouveau moteur interne puisse se substituer significativement aux exportations durablement déclinantes vers les Etats-Unis, il ne peut être compté que sur d’autres facteurs, qui ne les remplaceront pas intégralement: importation de matières premières, commerce dit Sud-Sud (avec les autres pays émergents) et investissements financiers externes.

    Ce n’est d’ailleurs pas un problème qui est propre à la Chine, mais que l’on retrouve dans tous les pays dits émergents. L’activité économique n’y est pas prioritairement orientée vers le développement interne, et celui qui intervient est très fortement socialement déséquilibré.

    On est beaucoup dans le domaine du fantasme avec la Chine, par méconnaissance du pays.

  41. @ Mikael EON
    Effectivement c’est une bonne question. Les charges sociales et les contributions sociales ne font pas partie de la fiscalité puisqu’elles sont destinées à des fonds théoriquement indépendants de l’Etat, gérés par les partenaires sociaux.
    Ne plus verser de charges sociales ni de contributions sociales (employeurs et salariés) revient à rendre l’Etat seul acteur de l’action sociale. Pourquoi pas ? Ca simplifierait encore le dispositif, mais ça gonflerait également son budget de manière impressionnante (l’assurance chômage, la sécurité sociale, les retraites, etc). Evidemment ce serait un modèle totalement différent du notre. En fait un modèle purement communiste.

    @ Moi
    malheureusement l’Allemagne, comme les autres pays du monde capitaliste libéral, a laissé de côté le monde de la finance. Ou plutôt ne s’y est pas attaqué. Les mesures entreprises ont donc produit un effet plus que bénéfique sur la santé des entreprises, mais n’ont pas eu d’effet redistributeur sur les salariés. car alors ils auraient été riches et n’auraient plus eu besoin d’emprunter, devenant des ennemis potentiels du SYSTEME…
    Sur la question du Lloyds Banking Group, cela veut dire que l’établissement a échangé sa dette contre une entrée à son capital de l’Etat, donc à son conseil d’administration. Et si ça se dégrade encore, l’Etat actionnaire crachera au bassinet comme les autres…

    Merci pour vos apports

  42. @ Mikael EON
    Je suis tout à fait « partante » sur cette idée… qui aurait de plus un impact important sur le coût du travail et donc notre « compétitivité » (beaucoup moins de charges patronales et salariales)
    Mais pendant qu’on y est, pourquoi donc faire payer la santé ? Les soins et les médicaments pourraient être gratuits pour les patients et donc les professionnels payés (comme ils le sont maintenant, à l’acte, pour les libéraux) mais par l’État… de toute façon, sauf cas particulier de placements aux Bahamas ou dans quelque « paradis fiscal », cet argent est totalement recyclé dans l’économie entre les taxes, les impôts, les loyers, les assurances, les dépenses de ménage, etc…: rien ne se perd, les dépenses des uns font les revenus des autres, et la monnaie « circuite »…

  43. Il est symbolique de constater avec quelle facilité les STAFFS bancaires remboursent les états anglosaxons (toujours avec l’argent de leurs clients) afin de retrouver toute liberté de se SURPAYER!

    C’est aussi impressionnant que les conflits d’intérêts flagrants qui ne semblent pas miner ces menteurs des agences de notation.
    Quand-est-ce que l’Etat US sera noté BBB ?
    Ou aussi impressionant que le manque total d’agressivité tartarinesque (pas tartaresque hein!) vis à vis des paradis fiscaux, des lobbies avérés scandaleusement corrupteurs…etc.

    L’immobilisme avance toujours à grands pas…

  44. @ Romain

    « C’est dommage qu’un blogue qui se dit ouvert à la philosophie et à la psychologie s’en tienne qu’à la pompe… il y a peut-être du sable dans l’engrenage »

    Allez voir dans la colonne de droite sur la page d’accueil…dans les « catégories » vous avez de la matière!

  45. @Yves de Bressy: « car alors ils auraient été riches et n’auraient plus eu besoin d’emprunter, devenant des ennemis potentiels du SYSTEME… »

    Vous y allez fort. L’endettement des ménages aurait été voulu et orchestré? Hmm.

    Personnellement, je vois l’inflation de la sphère financière comme une simple conséquence du déséquilibre fiscal. Tous ces profits générés suite aux politiques de coups de pouce fiscaux aux entreprises (et aux délocalisations qui sont aussi des coups de pouce fiscaux en baissant les droits de douane à l’importation) se sont déversés sur la bourse au lieu d’être redistribués aux salariés, ce qui a contribué à des bulles spéculatives et à l’endettement des ménages pour continuer à consommer. Mais ce système coupe la branche sur laquelle il est assis parce qu’il fait disparaître les consommateurs au moment où ceux-ci n’ont plus accès au crédit. Nous en sommes là et ce n’est pas en permettant aux entreprises de continuer à accumuler et accroître leurs profits (ce qui est la cause de tout) que l’on rééquilibrera l’affaire.

    « cela veut dire que l’établissement a échangé sa dette contre une entrée à son capital de l’Etat, donc à son conseil d’administration »

    Vous êtes sûr? J’avais compris que l’Etat était déjà à son capital à hauteur de 43% et que les actionnaires ont donné pour augmenter ce capital (donc l’Etat a donné 43% de l’augmentation de capital). Ensuite ils reversent cette augmentation de capital à l’Etat, donc uniquement un remboursement réel de 57-43 = 14% de cette augmentation pour l’Etat.
    Mon raisonnement est peut-être faux.

  46. @ Clemence Daerdenne

    « c’est la verité crue de Tartar :=) »
    Vous voulez dire crue « par » Tartar ou effectivement le vérité machouillée à la steak Tartar?
    Je crains efectivement qu’à moyen terme il y ait plus de viande que d’oeufs et de Worcestershire sauce.

    Hem…

  47. L’endettement des ménages était l’ultime coup de pouce à consommation nécessaire à la croissance nécessaire à la poursuite du rêve éveillé de la mondialisation.

    Mondialisation bâclée par l’arrogance et la recherche de mégaprofits à court terme.
    Pour certains!
    J’ai les noms!

    Dommage on sera obligés de retourner au stalinisme.

    Bâclons çà aussi çà vaudrait mieux pour la génération montante!

  48. « Le socialisme à l’américaine pour les riches : l’entreprise providence », c’est sous ce titre que vient de paraître le dernier article en syndication (proposé et publié par de nombreux journaux) de Joseph E. Stiglitz.

    En voici les deux principaux extraits :

    « …ce nouvel ersatz du capitalisme, dans lequel les pertes sont socialisées et les profits privatisés, est voué à l’échec. Les incitations sont faussées. Cela ne correspond pas à la discipline du marché. Les banques restructurées, car trop importantes pour couler, savent qu’elles peuvent pratiquer leurs jeux en toute impunité. La Réserve Fédérale mettant à leur disposition des fonds à des taux d’intérêt avoisinant le zéro, elles ont tout le nécessaire pour le faire. »

    « Nous devons briser les banques trop importantes pour couler ; rien ne démontre que ces monstres apportent des bénéfices sociaux proportionnés aux coûts qu’ils imposent. Et, si nous ne les brisons pas, nous devons alors strictement limiter leurs pratiques. Il ne peut pas leur être permis d’agir comme dans le passé – de jouer avec l’argent des autres. Cela nous amène à un autre problème, avec ces banques trop importantes pour couler ou pour être restructurées : elles sont trop puissantes politiquement. Leurs efforts de lobbying sont efficaces, en premier lieu elles obtiennent la déréglementation , en second elles obtiennent que les contribuables payent pour leur nettoyage. Elles ne souhaitent pas autre chose que de recommencer, sans se soucier des risques encourus par les contribuables et l’économie. Nous n’avons pas les moyens de laisser faire cela. »

    http://www.thejakartapost.com/news/2009/06/09/america039s-socialism-rich-corporate-welfarism.html

  49. Bonjour,

    Je suis arrive sur ce site un peu par hasard et surtout du fait de la recente interview de Paul.
    Je crois, pour habiter depuis une decennie en Amerique du nord que les conclusions tirees sur le devenir de la crise sont exactes ; l’auteur du blog a raison !
    J’irai meme plus loin, cette situation a été orchestree dans le but de rendre le capitalisme tel que nous le connaissons ingerable, inadapte et meme nefaste pour l’avenir de l’homme. Le but de cette manœuvre etant d’aller plus loin dans l’asservissement de l’homme a la chose materielle.

    Je pense et cela n’engage que moi, que deux systemes vont devoir s’affronter dans les annees a venir pour le contrôle de l’avenir de l’humanite.

    1. Une evolution du capitalisme actuel avec un renforcement du role des « corporations » dans la vie politique ; en fait une main mise totale et brutale.

    2. De l’autre cote une aspiration legitime a plus d’egalite, d’equite et de respect dans les rapports economiques internationaux.

    Malheureusement le premier courant devrait triompher car il correspond plus a la veritable nature humaine.

    Merci

  50. Il ne pourrait y avoir une véritable reprise une meilleure propreté mondiale si les principaux intéressés en refusent toujours se laver autrement, c’est-à-dire avec davantage de savon et une plus grande douche froide.

    Comment survivre dans une telle société de gens corrompus par l’argent, par le monde de la finance lorsque plus personne ne recherche d’abord à vous sauver si cela devait avoir lieu à plus grande échelle, malheur qu’on ne pourra cacher indéfiniment aux gens, dangereuses pratiques en cours comment survivre moralement en ville lorsque tout s’arrêtera ? Les nombreux contrats d’assurances qu’il faudra honorer et régler et à qui d’abord les premiers pour pérenniser continuellement cela en pure perte de plus ? Généralement une banque ou une autre institution financière oui mais laquelle demain ? Vertige d’un monde qui ne pense d’abord qu’à se sauver par l’argent du casino encore et encore qui lient étroitement les banques d’ici ou d’ailleurs à se soutenir mutuellement dans la tromperie et qui, elles-mêmes, se tiennent indissociablement et viscéralement garantes de telles combines illusoires les unes des autres ? Depuis quand cela dure c’est bien le Diable qui s’en frotte les mains vive le grand laisser faire mondial. Qui recherche encore à sauver la bête qui se meurt qui s’enivre continuellement du sang et du mal-être de l’homme en société ?

  51. Bon alors on fait quoi?

    C’est assez agaçant d’avoir compris pourquoi le machin foire totalement, de croire encore un peu vivre en démocratruc, et de se sentir aussi impuissants.

    Votez qu’y disaient!
    Sous Pompidou et Balladur c’est la banque Rotschild qui conseille le govt. (chaussettes rouges emblèmatiques).

    Au fait Sarko est un peu un missile antichirac lancé par Balla.
    Conclusion?

  52. @ Yves de Bressy.

    Du communisme, fiscaliser la protection sociale (chômage santé retraites) ?
    Uns meilleure répartition des richesses peut-être, mais un communisme très soft.
    Deux budgets en un seul ça ne fait pas grossir l’enveloppe.
    Fiscaliser ne dit pas ce que doit être la fiscalité, mais quel débat !

    @ Anne J.

    Comme vous je pense que de découpler les charges sociales du travail pourrait être bénéfique à la création d’emplois. Que la médecine soit gratuite, ben, ça me parait évident qu’il s’agit d’un objectif souhaitable.

    Ma question était Pourquoi, ça n’est pas envisageable, ou envisagé ?

  53. @François Leclerc: Merci. Je ne comprends malheureusement toujours pas clairement le mouvement. Que signifie ceci?: « The 2.56 billion-pound repayment is net of 1.74 billion pounds of stock taken by the government in the offering, the bank said.  »

    Ils vendent 4milliards £ d’actions dont pour 1.74 milliards au gouvernement.
    Ensuite ils rendent 2.56 milliards au gouvernement? Ou ils rendent 2.56 + 1.74?

    Concernant Stieglitz: « ce nouvel ersatz du capitalisme, dans lequel les pertes sont socialisées et les profits privatisés, est voué à l’échec »

    Veut-il dire que c’est un nouvel ersatz du « socialisation des pertes, privatisation des profits »? Ou veut-il dire que cela est une nouvelle forme de capitalisme?
    Parce que la seconde affirmation est rigolote. Comme si cela était nouveau! Le capitalisme a toujours fonctionné ainsi. Et donc, si c’est le premier sens qu’il faut donner à sa phrase, il dit que le capitalisme est voué à l’échec (ce qui là serait effectivement une affirmation surprenante, venant de sa part).

  54. @ F Leclerc

    Stiglitz termine son article par un appel à la révolte: « We cannot afford to let that happen. » »Nous n’avons pas les moyens de laisser faire cela. »

    Alors, on fait quoi ?

    Nous nous trouvons fort démunis, no ?

    Mais vous en tous cas vous savez analyser les communications et nous en communiquer la bonne moelle. Bravo et Merci.

  55. Je pense qu’une revolution a l’echelle individuelle est necessaire

    Je m’explique:

    Si a l’echelon individual nous refusons de consommer de facon imbecile, si vous reparons au lieu d’acheter de nouveau, si nous utilisons ce dont nous avons besoin et rien d’autre, alors je pense, peut etre naivement ,que nous allons inflechir le mouvement. Je me fonde sur mon experience personnelle.

    Pendant longtemps les dealer GM ont acceuilli leurs clients de facon arrogante en leur vendant un produit cher et mediocre (voiture) aujourd’hui ces memes dealers ferment.

    Autre exemple. Je n’utilise pas les sacs platiques quand je fais mes courses et une personne m’a demander a la caisse la raison de ce refus. J’ai pris le temps de m’expliquer et de concertir mon interlocuteur. Aujourd’hui mon supermarche met a la disposition de ses client des sacs recyclabes.

    Enfin pour terminer, en tant qu’actionnaire je refuse d’investir dans des compagnies qui exploitent, defigurent la nature et recherche le profit a tout prix, ceci meme si le retour sur investissement est moindre. Je sais a l’echelon individuel cela parait derisoire mais il ya un mouvement de fonds. Ensemble en ne payant pas notre mortgage nous pouvons faire basculer le monde dans le chaos mais en imposant nos exigeance nous avons la posibilite d’inverser la tendance.

    Merci de m’avoir lu

  56. @ à Tous
    Je viens de finir le livre d’Emmanuel Todd, « Après la Démocratie », il apporte quelques idées sur comment s’en sortir, il parle d’un protectionnisme européen, seule façon d’éviter la concurrence des bas salaires des pays émergents , Chine, Inde etc…
    Il constate également une paupérisation lente de la classe moyenne supérieure, surtout les jeunes diplômés en emploi précaire et faible salaire.
    Je recommande ce livre aux lecteurs du blog

  57. C’est très lassant de constater que si tout semble changer, rien ne change en vérité. D’un côté les imaginatifs, affranchis des règles, et de la plus élémentaire, mais, Ô combien nécessaire « morale », (je mets ce mot entre guillemets, tant j’ai le sentiment d’employer un mot d’une trivialité abyssale.), et de l’autre les besogneux, de loin les plus nombreux, qui s’obstinent à vouloir comprendre ce qu’inventent les premiers… Entre les deux camps c’est une guerre permanente. Quelques fois feutrée car chacun, ou tout au moins, un plus grand nombre de besogneux y trouvent son compte, mais le plus souvent cette guerre est violente. C’est le cas depuis l’éclatement de la bulle de l’immobilier, de celle du crédit, et de celle du paradigme mondialiste. François Leclerc, que je n’ai pas le plaisir de connaitre, nous fait presque quotidiennement la synthèse, je devrais dire le débriefing de la bataille engagée. C’est toujours très instructif, très honnête, mais pas très passionnant car on connait la fin avant même de l’avoir lue. Demain, un nouveau billet nous fera état de la nouvelle illusion créée par le monde de la finance, puis après demain, un autre encore, nous relatera que finalement l’illusion était par trop grossière, et que la réalité l’a fait voler en éclat. François, ne pouvez-vous pas, vous aussi devenir imaginatif, et vous approprier le monde du réel? Je comprends bien que vous vous êtes assigné cette mission de correspondant de guerre, que c’est votre croix, mais ne pouvez vous pas utiliser votre talent pour nous tenir en haleine et nous inventer une fin de billet totalement inédite : Les banquiers sont devenus des gens bien, (de bien serait trop demander), et l’argent circule dans les circuits économiques sans obstacles ni même former de caillots. Les richesses créées sont assez équitablement réparties, et la croissance est pérenne, durable, soutenable, et agréable.
    Rien qu’une fois pour voir…

  58. @John Barleykorn : « Enfin pour terminer, en tant qu’actionnaire je refuse d’investir dans des compagnies qui exploitent, defigurent la nature et recherche le profit a tout prix, ceci meme si le retour sur investissement est moindre. »

    Moi je n’investis pas en bourse, tout simplement. 🙂

  59. @ Moi dit
    Nous n’avons pas le meme system fiscal et surtout pas le meme systeme de retraite. Je ne suis pas en France.

    J’aime bien votre expression: il ne faut pas jeter le bebe avec l’eau du bain. La bourse n’est pas une mauvaise chose en soi elle a toujours existee. C’est ni plus ni moins qu’un marche une foire.

    En outre, il y a une experience interessante. Si vous regarder la societe Clarins, cette derniere s’est retiree de la bourse afin de ne pas ceder a la loi des actionnaires qui l’obligeraient a distribuer des profits toujours et toujours plus important sous peine de vendre l’action. Cette societe a justifier son action en disant qu’elle avait une identite, qu’elle privilegait certaines faveurs et que cela n’avait pas de prix. AUtant dans les annees 2000 faire son entree en bourse etait un aboutissement aujourd’hui c’est l’aveu d’un compromisqui peut etre mortel.

    Merci

  60. @John Barleykorn

    « Enfin pour terminer, en tant qu’ actionnaire je refuse d’investir dans des compagnies qui exploitent, defigurent la nature et recherche le profit a tout prix, »…..

    Le « Green bizness » est largement moqué. N’est-ce pas une voie intèressante. « Je pense qu’une revolution a l’echelle individuelle est necessaire » dites vous.

    Pour qu’un grand nombre d’individus fassent la démarche de cette révolution individuelle, un « marketing viral » ne serait-il pas nécessaire ? Des exemples qui feraient boule de neige.

    Pourquoi pas créer des magasins physiques ou sur le net qui ne vendraient que des produits réparables ?

    Pourquoi pas construire des bases de données de produits qui seraient évalués par rapport à leur:

    -peu d’obsolescence
    -faible énergie de consommation
    -faible énergie consommée à la fabrication ou au transport….
    etc

    Les évaluations seraient cadrées mais réalisés par tout un chacun etc etc,

    Des entreprises concrètes permettraient peut-être de fédérer les énergies individuelles

    Je ne déveloperai pas ça ce soir

  61. à Alain Aubinet [19:26]
    Je ne suis pas de votre avis. Le « personnage » François Leclerc est une nécessité. On sait que l’on peut compter sur lui pour rendre compte des faits, sans un fouchtra d’Auguste avec paroles inhabituelles, neologismes, metaphores à contester, etc.
    Si le « personnage » François Leclerc n’existait pas il faudrait l’inventer.
    Faites le changer de rôle et il perdrait en crédibilité.
    Ne vous inquiétez pas, François Leclerc a sûrement une soeur jumelle ou un ancêtre réincarné dans la salle.
    En remplacement d’une situation en L ou en W,
    Clive nous a proposé l’idée (ci-dessus 9:48) d’une situation en <
    à deux pistes.
    J’avais applaudis (message manquant), car l’un des segments était dans mon esprit la « voie positive »
    Yasua il Y A Surement Une Alternative

  62. @Mikael Eoan
    Vous avez raison.
    un exemple court mais signification. Les consommateurs ont de plus en plus tendance a consommer les fruits et legumes locaux; c’est mon cas.
    -Je favorise l’economie locale
    -Je contribue a maintienir des prix raisonables sur des produits de saison non locaux
    -Lorsque les fruits et legumes de saison font leur apparission je les apprecient car je n’en pas mange depuis longtemps.

    Rien n’empeche l’individu lambda d’en faire de meme. Rien n’empeche le producteur de lait mecontent de quitter le systeme et vendre son lait a des particuliers. Cela comporte des risques pour lui et ils ne veut pas les assumer. Il faut de la force pour sortir du systeme et plus de gens que l’on croit sont pret a faire le pas.

    Bonne soiree

  63. JB dit :
    « 1. Une evolution du capitalisme actuel avec un renforcement du role des « corporations » dans la vie politique ; en fait une main mise totale et brutale.

    2. De l’autre cote une aspiration legitime a plus d’egalite, d’equite et de respect dans les rapports economiques internationaux. »

    C’est la lutte des classes qui recommence, que la capital a engagé et qu’il est en cours de gagner. Et dés lors, les jours de la démocratie, et a fortiori du modèle républicain français, sont comptés. Nous sommes prévenus.

  64. @John Barleykorn

    « Un changement à l’échelon individuel » C’est en effet la seule possibilité qu’il nous reste. Ce n’est pas avec des bulletins de vote que nous changerons les choses. La pseudo démocratie qui nous est offerte n’est que la voie d’un perpetuel recommencement. Une spirale sans fin!
    Arreter de consommer n’importe comment et aussi moins (selon nos réels besoins) c’est par là qu’il faudrait commencer. Tout le matraquage auquel nous sommes soumis n’a pas d’autre but que de , surtout et à tout pris, empecher ce sursaut de conscience qui permettrait un changement à l’échelon des individus. Le pire qui pourrait arriver au systeme financier actuel c’est cette réaction des individus. Seul cette prise de conscience changera le systeme et ceux qui le commande.

    Cordialement

  65. Nos gouvernants sont un peu dans la position du numéro 6 de la fameuse série « Le prisonnier ».
    Ils semblent se démener pour trouver le moyen de sortir de la panade dans lequel le « système » financier les ont placés, mais réalité ils sont en réalité enfermés dans une prison — idéologique — dorée qu’ils préfèrent à toute échappée conceptuelle.
    Du moins dans la phase actuelle, où l’illusion peut encore être entretenue, même si cela devient de plus en plus difficile tant le nombre des impasses s’accumule.

    Selon un interprétation allégorique de la série culte, le numéro 6 ne serait autre que le numéro 1, l’invisible entité supposée être aux commandes du « village ». L’équivalent du numéro 1 dans notre monde d’aujourd’hui c’est bien évidemment le monde opaque de la finance, force obscure et incontrôlable, mais toujours décrétée premier et inamovible mobile, à l’image du mobile à l’origine de tous les mouvements du cosmos selon une conception antique.

    L’échappée finale et réussie du numéro 6 du village — analogon du système global actuel gouverné par la finance — que l’on pourrait à première vue interpréter comme la victoire d’un homme épris de liberté contre les forces obscures de l’oppression, n’est en réalité qu’une défaite de plus. Le prisonnier en s’échappant du village laisse les insouciants « habitants » du village à leur triste sort d’individus aliénés au contrôle permanent d’un « système » qui pense pour eux. « Le prisonnier » est ainsi au delà d’une apparente éloge de la fuite une subtile dénonciation de l’acte démission. Le numéro 6 ne cesse d’interroger pour savoir qui est le numéro 2, qui est le numéro 1, mais il ne tranche pas, et donc ne peut toujours et encore que prendre la fuite.

    Nos gouvernants ont eux aussi démissionné faute d’avoir admis qu’il ne dépendait que d’eux de mettre au pas l’industrie financière. Ils restent dans leur attitude conformiste qui voudrait que la survenue de la crise n’ait été qu’un aléa parmi tant d’autres d’un capitalisme éternel, car appréhendé comme « Système des systèmes ». Autant dire que ce système global politiquement neutralisé — et vu comme tel — est un totalitarisme qui s’ignore en plus d’être un réductionnisme. Et ceci à l’heure où les systèmes bio-climatiques, sociaux, éducatifs, économiques, financiers s’entrechoquent et sont proches des limites au delà desquelles les sociétés humaines sont menacées dans son existence même. Je précise que si j’use ici du terme système ce n’est pas pour décrire des fonctionnement automatiques indépendants des actions humaines, mais pour rendre compte de fonctionnements résultant de décisions menant à l’élaboration et l’institution de dispositifs plus ou moins stables et plus ou moins universels et j’ajoute, plus ou moins contradictoires entre eux. L’idée de système ne doit pas être abandonnée car elle indique qu’il existe des mouvements rétroactifs qui régulent ou au contraire amplifient certaines décisions. Elle implique aussi l’idée d’architectonique et de finalité, toutes choses qui ressortissent à l’humain.

    Si l’on pousse l’analyse, nous sommes aussi tous, à des degrés divers, des numéros 6, lorsque nous nous abstenons d’exercer le pouvoir dont nous disposons, là où nous sommes, pour transformer le monde.

    La crise est donc bien de ce point de vue tout à la fois éthique, politique et intellectuelle.

  66. @ Alain Aubinet

    Les journalistes disent qu’ils ne parlent jamais des trains qui arrivent à l’heure.

  67. merci à François pour ces chroniques courtes et claires
    question : dans quelle détresse peuvent bien être les locataires EtatsUniens, pour que les USAs ne s’inquiètent que de la chutte d’un immobilier surévalué ?

    En est-il des locataires US ainsi que des locataires français ?
    (dossier d’agence immobilière, photocopier les trois dernière fiches de payes -à ses frais persos- et co et co et co, …)
    sans dire de la déduction des revenus fonciers de l’assurance des loyers impayés,…
    cela que cependant l’allocation logement du locataire
    ( à imaginer qu’il en ait droit à une, ce dont les agences immobilières s’imaginent aisément pour gonfler leur loyer, -dont je rajouterais même parce que cela est vrai, peu leur importe que vous n’en ayez pas droit, du moment que de la propagande tout le monde le croit, …
    -c’est idem des chomeurs dont chacun croit qu’il reçoit une allocation …. –
    peut se trouver directement virée sur le compte du propriétaire, allias l’agence immobilière )

    En attendant, pas mal de banques, compagnies d’assurances, ont à Marseille de merveilleux bâtiments, très bien situés, par exemple , sur le Prado plage, je suppose qu’il en est de même dans toutes les villes, même aux USA …. (n’ai-je point oui dire de prêts hypothécaires ? …)

  68. Autre question : l’augmentation exubérante des loyers participe-t-elle du calcul du pouvoir d’achat ?
    (parce que si elle n’en participe pas, évidemment que les élites tombent des nues devant l’énormité de la crise, surtout que de considérer les élites françaises, j’ai fort à penser que leur fiston bénéficie d’une allocation logement pour leur étude – ce qui n’est pas le cas pour les familles nombreuses, lesquelles ne peuvent compter que sur les bourses universitaires, lesquelles sont évidemment dans le collimateur car « discrimination positive oblige  » … )
    Désolée, mais je suis écoeurée (avez-vous remarqué combien la règlementation en vigueur porte atteinte à votre autonomie réelle, pas de facture plombier : TVA maximum + pas de garantie, je sais : j’ai déplacé un évier, posé un cumulus neuf, j’ai bien travaillé, mais pas de tampon = pas de garanti, idem pour la voiture, réparation maison, pas de tampon, rien à dire en cas d’accident, parce que pas de facture,
    idem pour les loyers, cela ne vous étonne-t-il pas en pleine crise de l’immobilier, cet arrosage de carottes sonnantes et trébuchantes puisque créditées par notre état pour l’isolation ?
    (rappelez-vous l’incitation au flocage, et les doubles vitrages avec des huisseries en plastiques -c-a-d jetables-, pour un chauffage électrique individualisé par appartement, soit suppression des cheminées, – avec en option selon l’agence, la très arbitraire de l’interdiction d’une cuisinière à gaz )

    Que sent-on donc dans l’air ? La merveilleuse « Taxe carbone » ?
    ( je comprends très bien l’auteur de « le plein s’il vous plaît « ,
    mais je vois de mes yeux voient, qu’il ne capte rien aux inégalités sociales, comme si jamais il ne parlait à ces pauvres hères qui dorment dehors, qu’il n’est jamais seulement passé un stage, dans la rue, seul, sans ressource, va-y démmerde-toi
    dans cette extrémité de dépendance, la charité des riches n’existe pas -je sais : j’ai survécue deux ans dehors- les gens chouettes il y en a, ce n’est pas une question de nationalité, ce n’est pas une question de religion ou de non religion, je ne sais pas, cela se pressent dans le regard …
    (désolée pour Jordan,
    ma mère était résistante, avec sa copine juive « Bombyx » -elle aussi résistante- qui faisaient passer des enfants juifs cachés parmi d’autres, dans des colonies d’éclaireurs de France, …
    et cette copine juive lui expliquait que dans sa culture juive, on donne, on ne demande rien ni de trop, ni de plus que de sauver ces enfants, c’est un don, l’important de ce don, c’est l’exemple, l’exemple, c’est d’apprendre à donner, que cet enfant apprenne à donner et de donner apprenne à donner, ainsi un jour, alors le don nous reviendra, peut-être pas de nous, nos enfants, peut-être nos petits enfants, nos arrières-petits-enfants …)

  69. @ moi.
    Vous dites ne pas investir en bourse, et vous spécifiez en bourse. Cela signifie-t-il que vous investissiez sur d’autres supports telle que assurance vie ou autres produits bancaire? Si c’est le cas, alors, c’est votre banque ou votre compagnie d’assurance qui investit en bourse à votre place, exige des rendements mirobolants qui plombent les sociétés ou votre argent est investit, garde les bénéfices, vous reverse les miettes en cas de gains, et vous facture les pertes en tant que contribuables si les investissements tournent mal. Ainsi, alors que vous considérez ne pas être responsable de la crise financière actuelle, vous l’êtes finalement bien plus que ceux qui placent leur argent directement en bourse et non sur des produits bancaires, et qui par là même peuvent choisir la destination des placements non pas en fonction de la rentabilité à court terme, mais en fonction de l’intérêt à aider les sociétés à se développer pour produire des biens utiles et non du vent ou tout simplement des objets nuisibles. En clair, en plaçant vous-même votre argent en bourse, vous pourriez investir dans le développement durable. En laissant votre banque le faire à votre place, vous la laissez investir dans ces sociétés ou les dirigeants sont près à laisser des milliers de salariés sur le carreau pour faire monter les cours de bourses de quelques euros.

  70. @John Barleykorn
    La révolution individuelle semble nécessaire et inévitable mais si une consommation responsable prend le relais de la crise économique les prets contractés par nos amis américain ne sont pas prêts d’etre remboursés.
    C’est la quadrature du cercle ces prets avaient une chance d’etre remboursés dans une société de surconsommation
    c’est le gros problème d’Obama qui plaide pour la rigueur budgétaire, les économies d’énergies alors que tout le systeme économique a été basé jusq’alors sur le gaspillage.Un ami américain directeur d’une grande entreprise il y a une dixaine d’années m’expliquait qu’aux états unis on avait tendance a jeter une machine au moindre signe de faiblesse et d’en acheter une neuve dans la foulée alors qu’en france on fait marcher la garantie tant qu’on peut, on va voir ensuite la sav sans garantie puis on finit par démonter pour voir s’ily a pas moyen de faire durer.Il y a apparemment des contradictions profondes entre les mutations nécessaires pour protéger notre environnement et les exès nécessaires a une sortie de crise.

  71. Vi, le dogme croissance-conso à tout prix est bien stupide.

    La cigale consomme et chante sans limiter ses dettes, elle induit des « emplois » c’est elle le modèle actuel.
    La fourmi est une foutue vieille avare, elle ne fait pas tourner la machine; ce qui est paradoxal c’est qu’elle soit citoyenne d’une fourmilière et que cette société autonome ressemble à l’URSS.
    Lafontaine doit avoir un modèle obsolète.
    Il parait qu’il est fatigué.

  72. Etre en échec par rapport au capitalisme libéral pratiqué aux USA n’est pas ,à mes yeux,péjoratif du tout …
    Bien au contraire et puissions nous nous en éloigner encore plus si cela avait était possible (ou ,par magie devenait possible..Qui sait ? )

  73. ainsi commence la Crise perpétuelle, car nous rentrons dans l’ère des crises et l’opinion finira par l’accepter ; les maîtres gagnent du temps, tout simplement. Pour la fable de TARTAR, c’est la période « Chrysalide ».

  74. @ François Leclerc

    Dans ce « paysage de l’après-crise » que vous évoquez, quelle sera la place du Royaume-Uni ?

    L’économie britannique est-elle ce zombi que certains nous décrivent (voir http://lachute.over-blog.com/article-32449849.html) ?

    Ou bien est-elle, au contraire, l’hirondelle qui annonce le printemps de la reprise (voir http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/11/en-grande-bretagne-l-economie-donne-des-signes-de-reprise_1205377_3214.html ; voir aussi http://krugman.blogs.nytimes.com/2009/06/09/a-british-bounce) ?

    Dans ce feu d’artifice d’annonces contradictoires, la sérénité de vos lumières serait plus que bienvenue… 🙂

  75. @ Karluss
    crise perpétuelle? vous pensez qu’on est parti pour 1000ans?
    la crise permanente ça suffit, si encore elle devient éternelle…

    dans v. klemperer il y a cette anectote (si je me souviens correctement): on demande à un étudiant passant son examen: « après le IIIe Reich, qu’est-ce qu’il y a? » Réponse de l’étudiant: « le IVe Reich? » Faux, l’étudiant ne passe pas son examen, la bonne réponse c’est que le IIIe Reich est éternel.

    le journal de Klemperer, traduit en français, vaut vraiment la peine d’être lu.

  76. Il est probable que certains spéculent sur la conviction que l’Opep va trancher sec dans sa production.
    Les majors doivent aussi financer la prospection.

  77. @H.F.D. : non, je n’investis en rien. Ni les moyens ni l’envie. J’ai juste une petite assurance-vie mais pas pour investissement, juste comme assurance en cas de décès pour protéger mes gamins. Si j’avais vraiment de l’argent, je m’achèterais l’une ou l’autre maison secondaire et je me payerais des voyages. J’en donnerais aussi à des personnes proches.
    S’il m’en reste encore, ben je le laisse sur un compte épargne. Surtout parce que le matelas est risqué et peu pratique.
    Il ne m’est jamais venu à l’esprit de « faire travailler mon argent ».

  78. @Serge Demoulin: « On est en pleine crise en pleine récession et le pétrole augmente…. »

    La demande est au plus bas. En fait, j’ai remarqué, sans pouvoir l’expliquer, que le prix du pétrole et le cours de l’euro sont corrélés avec l’évolution des indices boursiers occidentaux. Lorsque la bourse se cassera la gueule, y’aura une nouvelle chute du prix du baril et probablement une remontée du dollar.

  79. Elément de contexte (expression chére à PJ) : la Spéculation sur le brut :

    Certains tradeurs anticipent une succession difficile d’Omar Bongo pour laquelle ses 4 enfants, Pascaline, Ali Ben, Omar Denis Junior et Yacine, pourraient se déchirer. Surtout que ceux -ci, nés de 2 lits differents, pourraient en profiter pour régler, en plus, des sombres affaires de jalousie de fratrie.

    Certains spéculateurs rêvent peut-etre du Syndrome-Côte-d’Ivoire : le chaos après la mort du dictateur.

    Un petit chaos au Gabon, pays membre de l’OPEP, pourrait entrainer dans ce pays une baisse d’activité, voire même l’arrêt, des puits de petrole. Ca ferait pas monter le cours du brut, ça ?

    Décidemment, aujourd’hui, j’ai un mauvais esprit. Je sais bien que la spéculation n’a rien à voir avec la barbouzerie et la corruption.

    C’est de la faute de mes fréres qui, à une époque, m’ont forcée à lire les aventures de Son Altesse Sérenissime le Prince Malko Linge.

  80. @ karluss et iGor milhit

    « L’éternité c’est long, surtout vers la fin » (attribué à Franz Kafka et à Woody Allen, je n’ai pas vérifié, mais les deux me conviennent)

  81. @ moi
    Source le figaro.fr

    L’Opep souhaite un baril de pétrole à plus de 70 dollars

    Elsa Bembaron
    27/04/2009 | Mise à jour : 08:16 | Commentaires 2 | Ajouter à ma sélection
    L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) souhaite un prix du baril supérieur à 70 dollars.

    «Le prix de 50 dollars n’est pas suffisant pour couvrir les frais d’investissements pour le futur. Le prix qui permet des recettes raisonnables et acceptables est de plus de 70 dollars le baril», a affirmé le secrétaire général du cartel Abdellah el-Badri. Le ministre algérien de l’Énergie Chakib Khelil a de son côté estimé qu’«avec l’analyse actuelle du marché, on va probablement atteindre les 60 dollars le baril à la fin 2009».

    Concernant une éventuelle annonce d’une baisse de la production à la prochaine réunion de l’Opep à Vienne le 28 mai, Abdellah el-Badri a estimé qu’«il y a des signes positifs de relance de l’économie mondiale, on doit en tenir compte avant de prendre une décision à l’avenir». Le 15 avril, l’Opep avait abaissé sa prévision de demande de pétrole brut pour 2009, en raison du recul de la consommation entraîné par la récession mondiale. Le cartel table désormais sur une baisse de 1,6 % de la demande de pétrole en 2009, par rapport à 2008, à 1,37 million de barils/jour (Mb/j). «Il reste 700 000 barils/jour à retirer du marché pour que les décisions prises à Oran atteignent un niveau d’application de 95 %», a dit M. el-Badri pour qui «l’Opep veut un équilibre entre l’offre et la demande et des prix acceptables».

    Depuis septembre 2008, l’Opep, dont les douze membres pompent 40 % de l’or noir mondial, a baissé sa production de 4,2 Mb/j et a maintenu le 15 mars son plafond de production à 24,84 Mb/j.

    L’opep est enfin exaucé!

  82. @ F Leclerc et Igor

    le fameux reich devait durer 1000 ans, donc un terme était fixé ; mais je ne souhaite pas débattre à ce sujet, nous sommes tous conscient de l’horreur et du drame de cette époque, et nous souhaitons tous oeuvrer pour déjouer et éviter un éventuel retour du démon des hommes ; il peut parfois se mettre à frétiller en période de crise.
    moi, je peux vous conseiller de lire ou relire Debord à ce sujet, et ses notions du « spectaculaire ».

  83. @Karluss et François Leclerc

    merci pour le conseil de lecture et la citation
    c’était juste parce que l’expression qu’a introduit François Leclerc (crise permanente en référence à la révolution permanente) avait été épinglée parce qu’oxymorique (mais que les oxymores sont précieux et parlant), une crise ne pouvant être que ponctuelle, que j’ai trouvé votre crise perpétuelle amusante, comme un passage du mur du son…
    et cela dans un billet qui parle d’après crise:
    qu’y a-t-il après le mastodonte sur la souris? le mastodonte sur la souris, voyons, there is no alternative 🙂
    [mais si, mais si, ECCEyons]

    « du démon des hommes »… j’aurais mis au pluriel, avec la porte ouverte, des démons encore inconnus sont toujours possible, malheureusement
    et des démons qui frétillent depuis quelques temps (10 ans? 20 ans?), il me semble que ça ne manque pas
    démon de l’efficacité, démon de la sécurité plutôt que l’esprit de la démocratie et des débats (presque) sans fin
    démon de la vengeance et du bon droit des bien-pensant plutôt que l’esprit de l’Etat de droit

    pour ce qui est du spectacle, ah ça… c’est de pire empire 🙂

  84. Bonjour !

    @ John Barleykorn :

    Je vous rejoins , pour vos deux derniers commentaires !

    Effectivement, chacun dispose de la possibilité de  » voir » autrement !
    Chacun dispose de la possibilité de se discipliner . De choisir, en conscience….
    Chacun à la possibilité de créer, collectivement et massivement, un mouvement ( perçu comme un tsunami pour les pro- capitalistes de la dernière mue), et dicter, imposer ses choix !!!
    Toutefois, Nous ne sommes pas, à ce jour, suffisamment nombreux!
    Nombre d’entre nous, sont asservis au sous-système capitalisme version 2009 ! Ils défendent ce sous- système !!! regardez sur ce blog … comme sur d’autres !!!!
    Pourquoi ??? Parce que …. par déni, ils savent au fond d’eux- mêmes, qu’ils y trouvent leurs comptes !!! Même vous, même moi : Vous boursicotez !!!!
    A quelle niveau plaçons – nous la barre ??? Quand démarrons- nous ???? C’est bien d’utiliser des sacs biodégradables .
    C’est mieux, me semble t’il, de disposer d’un sac, ou cabas, ou panier d’un durée de vie de 10- 15 ans minimum … non????

    Pour finir, nous nous plaignons … mais nous n’avons ( toutes personnes vivant dans les pays dit « riches », quelquesoit leurs situations personnelles, familiales, sociales, professionnelles, financières, ecosphérique…)pas, en ce 11 juin 2009, de motifs de nous plaindre …
    En revanche, les options, projections et anticipations développées sur ce blog , par Mr LECLERC, Mr JORION et nous tous blogueurs, nous permettent de convenir qu’ un avenir incertain, conduira un nombre indéterminée de notre population résidant dans des pays dit « riches », d’avoir des motifs … de se plaindre … reellement !!! (Nous ne sommes assurément pas au niveau ou une démarche collective, inconsciente, supraconsciente … puis consciente, nous permettra de dire  » STOP » !!! LA, J’AGIS POUR NOUS TOUS, ETRES VIVANTS !!! ET NON POUR MA GUEULE et CELLES DE MES FAMILLES DE SANG ET… DE COEURS…, QUITTE A PERIR !!!
    Dès lors, combien serons – nous ???? suffisammment, pour entreprendre le chemin d’ouverture vers une autre conscience ??? Un éveil ( reveil???) ??? tardif ??? trop tardif ??? pour des actions, telles que citées par vos soins et bien d’autres ici ou ailleurs, réellement issue de notre conscience fondamentale , et DONC, immédiate ???
    Le combat qui a commencé, que vous , nous, avons mentionné et développé, s’annonce …mortel … pour nombre d’entre nous !!!! Souhaiterons nous seulement, ENGAGER le combat !!!
    En terme militaire, il faut une vision alternative ( plus ouverte, plus ecosphérique, plus de doutes, moins d’affirmations …), une doctrine ( eh ouiiii !!!!) , qui conduise à une stratégie, permettant (de part sa méthodologie- paramètres- crtitères pris en considération) la définition des niveaux opérationnels et tactiques de ce combat ….

    PS : de même que pour les sacs plastique , je renouvelle ce que j’ai affirmé à plusieurs reprises .

    A savoir:
    Pour le premier camp ( population se battant pour la survie du sous- système capitaliste dans sa mue actuelle ..)
    -dans le combat qui se joue pour la survie du sous – système capitalisme version 2009, les « maîtres » de ce -dernier recherchent et accentuent leurs efforts pour pérenniser ce sous- système ( leur vache à lait !!!!) .
    Aussi , sa survie passe par la colonisation tous les espaces geo- stratégiques ou son pouvoir est entravé :
    CUBA, COREE DU NORD, IRAN, PAKISTAN, les pays en ASTAN, le pôle NORD, le pôle SUD, les espaces maritimes dit « internationaux » … et en utilisant tous les moyens à sa disposition : politique, diplomatique, militaire, eETC….
    Pour l’autre camp ( tous les autres … non dominant et bien peu, en ce jour !!!)
    – les sacs durables , les cabas, les paniers en osier … mais aussi, un arrêt complet, volontaire, conscient de toute reproduction…. pour les 24 prochains mois …. histoire de voir , d’observer …. Le déclin du 1er camp …. MAIS AVEC UN PARAMETRE ESSENTIEL : le gain de TEMPS , avec tous ses petits frères et soeurs : temps durée, temps séquences, temps opportunité, etc… etc….

    PSS : dans les 2 camps, ils y aura des morts ::: 60 millions de morts directs issus de la 2 ème WW… Pour ma part, j’estime à 400 millions de morts directs, issu de ce combat …. Démographie et sous – système mondialisé comme paramètres essentiels pris en considération…
    J’ai bien parlé de morts directement issus de ce combat …. INDIRECTEMENT???? va savoir mR JOHN …..????!!!!

    Bonne journée

  85. Au sujet du pétrole, il faut remercier les Topfinanciers (JP morgan et aux autres ) qui détiennent ce marché à plus de 90% et le marché de l’or à plus de deux tiers.

    Voila un bel exemple graphique de cette spéculation :

    http://www.leblogenergie.com/2009/05/faitesvous-partie-de-ceux-qui-croient-encore-que-les-cours-du-p%C3%A9trole-d%C3%A9pendent-de-loffre-et-de-la-d.html

    Les professionnels (hedgers) se couvrent de la baisse du dollar programmée, lièe aux largesses financières de l’Administration Obama, en achetant du papier adossé au pétrole. Et inversement quand le dollar remonte ils prennent des positions « short » de vente de ces papiers. Ce n’est donc pas un mécanisme d’offre et de demande de pétrole, mais un mécanisme d’offre et de demande de papier adossé au pétrole et piloté par des mécanismes spéculatifs sur le dollar. Les Banques américaines font jouer leurs bons clients à ce jeu qui ne peut être que gagnant tant que le pétrole est bradé, la probabilité pour qu’il retombe vers les 40$/baril étant très faible. De la même façon on peut jouer avec les cours du gaz naturel qui sont encore plus déprimés que ceux du dollar. Autour de ces manoeuvres purement financières des hommes de paille qualifiés d' »experts » sont chargés de trouver des explications rationnelles à ces variations de cours à la hausse comme à la baisse. En début 2008 c’était le « peak oil » et maintenant c’est la « sortie de crise » à la hausse ou la « poursuite de la baisse des consommations de pétrole » à la baisse. Bien sûr certains « experts » sont baissiers d’autres sont haussiers et chacun joue sa partition.

  86. Les prix du pétrole ne risque pas de s’arranger suite à l’annonce du déficit budgétaire américain qui atteint près de 1000 milliards de dollars les huit premiers mois de l’exercice :

    « Le déficit budgétaire des Etats-Unis s’est encore alourdi le mois dernier et atteint un record historique pour un mois de mai, à 189,7 milliards de dollars. Sur les huit premiers mois de l’exercice, le déficit budgétaire est déjà trois fois supérieur à celui de la même période un an plus tôt . Il approche même les 1000 milliards de dollars à 991,9 milliards. »

    Source l’AFP

    @Cédric :

    JP Chevallier est un reaganomics pour qui les actions de la FED sont parfaites. Il prend les gars de la FED pour des Terminators qui ont 64 coups à l’avance comme Gary Kasparov.Il n’as pas encore admis le Mea Culpa de Alain Greenspan.
    Dès qu’ils parlent des US, il prends position pour les 1% des plus riches. Par contre aux sujets du marché obligataire européens et du ration des banques françaises, il a vu juste.

  87. @ Samuel

    Merci de votre commentaire, il n’y a en effet plus d’analyse sérieuse possible de l’évolution des cours des matières premières qui ne parte en premier lieu d’une interrogation sur les spéculations financières qu’ils occasionnent.

    La faiblesse du dollar a, entre autre, les effets collatéraux que vous décrivez, et cela ne peut prendre que de l’ampleur. Le désengagement vis à vis du dollar a toutes les chances d’être plus rapide que prévu, cela en donne dès maintenant l’impression, et l’on en voit de multiples autres manifestations que je collationne dans l’actualité pour un prochain billet. Sans vouloir jouer une fois de plus les cassandres de mauvaise augure.

    Par ailleurs, dans le cas de l’acier et des minerais, on assiste en ce moment à d’autres phénomènes, qui impliquent des flux physiques, dont le Chine est à l’origine. Il y a constitution d’importants stocks, en profitant des cours mondiaux actuellement bas.

  88. @Samuel: merci, voilà qui est très clair. Au fait, une hausse du cours du pétrole n’aggrave-t-il pas le déficit US et par conséquent le cours du dollar qui fait ainsi monter le prix du pétrole, etc? Cercle vicieux non?

  89. @Moi
    Le deficit commercial des Etats Unis s’est réduits de moitié suite à la crise.
    A ce stade de l’année, le déficit commercial US totalise 120,4 Milliards de dollars, contre 244,8 Milliards un an plus tôt.

    Cependant les derniers chiffres que je possède datent du mois d’avril. Depuis, les cours du pétrole se sont envolés.

    Le cercle vicieux est bénéfique pour certains. L’agence Bloomberg s’en amuse après que Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPMorgan Chase viennent de rendre l’argent du TARP.

    Dans cet article, elle parle du retour de la fête pour ces banquiers :

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=anERpNRXfnss

  90. @ Moi

    Un cours élevé du pétrole ne favorise pas reprise économique. C’est une des manifestations du fait que la logique de l’activité financière, notamment dans le cadre de la reconstitution de ses marges à marche forcée, contrevient celle-ci et ultérieurement à une croissance substancielle. D’où le « L » annoncé, avec sa variante « W ».

  91. @ Tomate

    Merci de votre intervention.

    Je suis d’accord avec votre approche meme si elle me semble “trop intellectuellement radicale”, ce n’est pas un reproche et je vais vous expliquer pourquoi.

    A/Oui il est imperatif d’aller plus loin et l’exemple du panier durant 10 ans est une tres bonne illustration.
    Oui nous sommes trop timide quand vient de temps de partager de renoncer a plus de biens materiels ou encore de nous ouvrir sur les autres.

    Mais il ne faut pas non plus idealiser « l’autre » qui n’a qu’une envie ; c’est de prendre la place du « dominant » ou a tout le moins de l’imiter.
    C’est la ou le background de Paul est interessant.
    Aujourd’hui en discutant economie on se rend compte que l’on glisse sur le terrain social, on bascule dans l’anthropologie. Pafois meme on nage dans le philosophique :

    • Le capitalisme est il le mode d’organisation le plus adapte a la nature humaine ?
    • Le partage, le respect, l’ecoute de l’autre sont ils des valeurs judeo chretiennes ou est dans la nature humaine ?
    On peut multiplier les questions de ce type a l’infini et retomber dans la problematique de Rousseau.

    Je crois que la vie est faite de cycles, nous vivons la fin de quelquechose qui va donner le jour a une organisation nouvelle. C’est a nous d’en determiner le contenu. Je ne crois pas a un monde hamonieux mais a un juste equilibre des choses. Je ne crois pas a une societe debarassee de la corruption mais simplement a un contrôle maitrise de cette verole sociale

    B/Oui nous ne sommes pas nombreux fasse a cette masse d’individus qui alimente la machine sans broncher car elle procure un faux sentiment de securite, des fausses convictions et laisse toujours un gout amer en bouche. Pour moi le nombre n’est pas important c’est la qualite qui compte.

    Ce blog est fantastique et il a atteint son objectif ; informer.
    Reste a inventer son second niveau : former

    Les parcours sont different, les experiences multiples donc la richesse enorme.
    Echangeons dans un esprit de respect et d’ouverture autour des articles de Paul et nous serons mieux equipes pour refomer de l’interieur.

    Derniere remarque suite a l’interview de Paul je suis alle consulter le site de PIMCO et j’ai mis la main sur l’article Bill Gross intitule « Staying rich in the new normal ».
    Je vous invite a le lire et a retenir 1 chose
    Cet article est ecrit par un americain pour des clients americains

    Desole pour les fautes d’orthographe mais j’ecris que tres rarement en Français

    Cordialement

  92. @John Barleykorn

    Merci pour cette intervention qui, a mon avis, sonne tres juste.

    >Desole pour les fautes d’orthographe mais j’ecris que tres rarement en Français

    Il me semble que vous faites meme moins de fautes d’orthographe que d’authentiques Francais. Et puis vous n’avez meme pas l’accent belge ;-))
    (je peux me permettre de me gausser, j’en suis un 🙂
    Et puis, parlant d’accents, desole pour l’absence d’accents du a mon QWERTY, les inserer est (inutilement?) laborieux.

  93. @Allfeel

    Hello,

    Merci pour la Remarque et je vais apporter des precsions.
    Je vis depuis plus de dix ans aux USA et effectivement la culture majoritaire n’est pas de reparer un objet mais de le remplacer ; pourquoi ?
    L’americain n’est plus stupide que « l’autre » mais le système l’y oblige.

    1 c’est mois cher de remplacer. Car si on veut reparer il faut aller dans une boutique specialisee dans une zone industrielle douteuse ou le gars va prendre $100 de depot de garantie qu’il va soit disant retirer de la facture. Si le gras est encore la 1 semaine apres la facture sera bien entendu superieure au montant de depot de garanti.

    2. le vendeur parfois ne se pose meme pas de question il change directement l’equipement sans le reparer car c’est moins cher pour lui.

    3. les produits sont de pietre qualite et ne sont pas concu pour durer on contourne ce probleme avec les garanties qui sont parfois difficiles a faire jouer. On comprend pourquoi Chrysler ne vend pas de voiture ; changer sa transmission apres 15.000km vous laisse un trou de $5000 et un gout amer en bouche.

    4. et puis finalement l’americain en general est un gars qui veut tout tout de suite sans effort et ce système lui convient, pardon lui covenait tres bien.

    Cordialement

  94. Nous ne pouvons rien changer avant l’implosion du modèle actuel qui autoentretient son ineptie et est enfermé dans sa logique .
    Gâcher est nécessaire!!
    La survie de notre système passe par une « croissance » constante qui ne nait que d’une « consommation forcée ».
    Ceux qui ne veulent pas faire crever la bête consomment ad lib , quittes à s’endetter exagérément.
    Ils pestent mais continuent…
    Demain est loin.
    Vous croyez?

  95. Barroso soutenu par Sarko et Merkel pour le renouvellement de la présidence de la CE!
    L’immobilisme continue sa marche en avant.

  96. J’ai une question destinee a tous.

    Nous assistons a un offensive touts azimuts sur le rachat d’or. Tous les detaillants, preteurs sur gages et compagnie font des publicites agressives a ce sujet. Je n’ai jamais vu pareille chose meme en temps de speculation sur l’or. Comment interpreter ce phenomene d’une facon macro economique? quelle lecture pour le particulier?

    Merci

  97. A propos de nouvelles qui frappent, avez-vous vu qu’une banque espagnole offre « va donner la possibilité à ses employés de prendre un congé payé pouvant durer de trois à cinq ans. »

    http://www.lessentiel.lu/news/monde/story/25324171

    Ca fait « cadeau », mais ne serait-ce pas un cadeau empoisonne? A la place des concernes en tout cas je me mefierais. Est-ce que la boite a vraiment beaucoup a y gagner?

  98. À Pierre-Yves D. Tout à fait d’accord avec vous… « Une idéologie est précisément ce que son nom indique: elle est la logique d’une idée: L’émancipation de la pensée à l’égard de l’expérience. » (Hannah Arendt)

  99. @ JB

    Rachat d’or?
    Simple il n’y a pas assez de « métal » sur le marché.
    La demande des particuliers qui n’ont plus confiance dans leurs comptes bancaires est trop soutenue.
    D’ailleurs la « prime » sur les pièces est devenue très importante.

  100. @HuguesL

    C’est general. Mon etablissement financier nous a signifie par email la meme chose. On pretexte un equilibre entre la vie privee et la vie professionnelle pour avancer cette mesure.
    They cut the fat.

  101. « La culture majoritaire n’est pas de reparer un objet mais de le remplacer »

    Cette culture se développe en France. Mon voisin vendeur de télé et d’électroménager vient de licencier son employer de l’atelier réparation : il n’y avait plus de travail pour lui.

    Ajoutez-lui le goût pour le fashion-victim…. et cela vous donne un magnifique gisement pour l’économie du « second hand », qui permet à des gens de consommer malin, ou de consommer quand même avec des moyens modestes voire insuffisants (allez sur les vide-grenier… et dans les déchèteries). Je pratique sans vergogne cette façon de faire, qui me fait ne presque plus acheter d’habits neufs, qui donne que sur les quelques milliers de livres de ma bibliothèque, les 3/4 ont été achetés trois francs six sous, qui m’a permis de monter un fort belle collection de vieux bocaux à confiture. Derniers exemples en date :

    – Une édition d’origine d’Aden Arabie, achetée 2 euros pour une cote internet de plus de 170 euros.
    – Pour une émission de télé j’avais besoin d’un costume, moi qui nen porte jamais. J’en ai trouvé un, plus la chemise et la cravate, et le tout quasi-neuf (on ne m’aurait pas accepté avec de la fringue venue du décrochez-moi-ça)… pour 7 euros !

    Sur le consommer malin, voir ce lien :

    http://eco.rue89.com/2009/06/10/ils-compactent-leur-vie-pour-ne-plus-gaspiller

  102. @HuguesL: si ces congés sont payés ne serait qu’à hauteur de 80% du salaire, c’est où qu’il faut signer? 🙂

  103. Ici:
    Nom Prenom:

    Ancienneté dans l’entreprise:

    Date de décès prévue:

    Signature,
    lu et approuvé

  104. Il paraît que les russes achètent tous les diamants, eux. Je ne sais pas, ils vont peut être faire des colliers !

  105. ‘# John Barleykorn dit :
    10 juin 2009 à 16:53

    Bonjour,

    Je suis arrive sur ce site un peu par hasard et surtout du fait de la recente interview de Paul.
    Je crois, pour habiter depuis une decennie en Amerique du nord que les conclusions tirees sur le devenir de la crise sont exactes ; l’auteur du blog a raison !
    J’irai meme plus loin, cette situation a été orchestree dans le but de rendre le capitalisme tel que nous le connaissons ingerable, inadapte et meme nefaste pour l’avenir de l’homme. Le but de cette manœuvre etant d’aller plus loin dans l’asservissement de l’homme a la chose materielle.

    Je pense et cela n’engage que moi, que deux systemes vont devoir s’affronter dans les annees a venir pour le contrôle de l’avenir de l’humanite.

    1. Une evolution du capitalisme actuel avec un renforcement du role des « corporations » dans la vie politique ; en fait une main mise totale et brutale.

    2. De l’autre cote une aspiration legitime a plus d’egalite, d’equite et de respect dans les rapports economiques internationaux.

    Malheureusement le premier courant devrait triompher car il correspond plus a la veritable nature humaine.

    Merci’

    John, suit arrivé ici par la même forme de hasard.
    C’est très intéressant. En même temps y parle-t-on de refaire la France ou le Monde?… Peut-être les deux options n’ont -elles pas plus de sens l’une que l’autre?
    D’un optimisme qui confinait, un peu, à la bêtise les premières 40 années de ma vie, mon expérience de ces dernières années dans une entreprise industrielle ‘gérée’ par un fond Américain m’a, non pas désintégré, mais ramené brutalement à la triste réalité que vous proposez. Et je souhaite me tromper en partageant votre pessimisme et/ou votre réalisme sur la nature de l’Homme.
    Jean Luc

  106. Bof attendez : il ne s’agit que de papier monnaie : les russes ont bien annulé toutes leurs dettes en 1917 ! Non mais ! Vous rigolez ! On les pendra, et pi cé tout !

  107. J’ai un message qui a dû tomber dans la boite à spams, à cause sans doute de la tinyurl (mon éditeur) que je donnais sur laligne « site ».

    Pourrait-il en être sorti ?

    Merci d’avance,

    PMB

  108. Les banques françaises prêtent de moins en moins.

    En avril 2009, la croissance annuelle des crédits au secteur privé non financier (y compris les encours titrisés) continue de se modérer (5,1 %, après 6,0 %).

    Le taux de croissance annuel baisse à nouveau pour les crédits aux ménages (5,4 %, après 5,7 %) et, de manière plus prononcée, pour ceux consentis aux sociétés non financières (4,7 %, après 6,4 %).

    Tous les graphiques à cette adresse :

    http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/telechar/stat_mone/credpriv_fr3.pdf

  109. Allfeel dit :
    « La révolution individuelle semble nécessaire et inévitable mais si une consommation responsable prend le relais de la crise économique les prets contractés par nos amis américain ne sont pas prêts d’etre remboursés. »

    Ne pourraient-ils tout simplement pas être annulés tout comme la dette du tiers monde?
    Quand à la révolution individuelle, elle est bien entendu nécessaire. J’ajouterai qu’elle devra être aussi collective

    « C’est la quadrature du cercle ces prets avaient une chance d’etre remboursés dans une société de surconsommation
    c’est le gros problème d’Obama qui plaide pour la rigueur budgétaire, les économies d’énergies alors que tout le systeme économique a été basé jusq’alors sur le gaspillage. »

    En 1980, lorsque j’ai perdu un emploi, je disait à tous ceux qui voulaient bien m’entendre: on ne peut pas réaliser des économies dans une société de consommation.

    « Un ami américain directeur d’une grande entreprise il y a une dixaine d’années m’expliquait qu’aux états unis on avait tendance a jeter une machine au moindre signe de faiblesse et d’en acheter une neuve dans la foulée alors qu’en france on fait marcher la garantie tant qu’on peut, on va voir ensuite la sav sans garantie puis on finit par démonter pour voir s’ily a pas moyen de faire durer. »

    Ca, c’est pas nouveau, cela dure depuis au moins la fin de la guerre 40-45

    « Il y a apparemment des contradictions profondes entre les mutations nécessaires pour protéger notre environnement et les exès nécessaires a une sortie de crise. »

    C’est clair que ces contradictions sont extrêmement profondes, nous sommes en face d’une crise de civilisation.
    A mes yeux, il n’y aura plus jamais de relance économique ni même de l’emploi. et c’est le cadet de mes soucis, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas autre chose.
    Nous sommes devant un vaste défit à relever: utiliser ce qui reste d’énergie et de matières premières pour mettre en route un dévelppement durable valable encore mille ans.
    En fait, vivre mieux avec moins en prenant du bon temps.
    Comment sera la création monnétaire? Cela reste à inventer.

  110. @ NuageBlanc

    —————————————————
    à Sylvie
    “une piste dans la réflexion sur la justice”
    la connaissance d’un “toi-même, en proximité à quelques autres” (disons une douzaine à titre d’exemple)
    “et en relation à beaucoup d’autres douzaines” pour atteindre in fine
    – en France, plusieurs dizaines de millions de dindons de la farce (99.99% lamas et moutons à tondre, pigeons à …)
    – sur les sous-continnents, six milliards d’autres dindons-de-farce (même parenthèse)

    C’est clair : Au milieu de l’agora ce serait impossible de réfléchir à “la piste dans la réflexion sur la justice”
    Même seul, au bord d’un étang, sans crapaud coloré, la tête bien reposée … ça laisse songeur …
    Que répondit Euthydème à Socrate ?

    ————————————————–

    dans ce dialogue, rapporté par Xénophon, Socrate débat avec Euthydhème
    de certaines choses précises, pour savoir si elles sont ou pas justes,
    le dialogue se termine avec le conseil d’approfondir la devise « connais-toi toi-même »
    (il n’a donc pas de réponse d’Euthydème)

    votre question me donne l’occasion d’une incursion dans l’histoire, qui nous amène à la situation actuelle

    comment Socrate comprend-il cette devise ?

    il constate que l’action humaine peut produire le mal

    sur quoi devrait-elle se fonder pour l’éviter ?

    réponse : sur la distinction de ce qui est vrai, bon et utile

    l’homme, a-t-il la capacité de cette distinction ?

    oui, elle s’appelle Vertu

    (attention, elle ne s’appelle pas « raison », qui, elle, est la faculté de comprendre la Nature,
    une intelligence technique, pour ainsi dire)

    la vertu est un don, chacun le possède naturellement, mais la plupart ignore la posséder

    quand on fait une action mauvaise (qui nuit à soi ou à autrui), on la fait par méconnaissance
    du mal qu’elle peut causer

    l’homme n’est donc pas mauvais par nature (comme le prétendra plus tard le dogme chrétien)
    mais par ignorance

    « connais-toi toi-même » est à comprendre comme « apprends à connaître la vertu que tu possèdes,
    la capacité de distinguer ce qui est bon à faire »

    ce don de la vertu se doit d’être éveillé et cultivé, par le questionnement et sous l’accompagnement
    d’hommes doués qui l’ont bien compris

    la vertu se cultive par un subtil dialogue personnel, adapté à l’apprenant,
    elle ne peut pas être enseignée comme on enseigne la science, qui ne fait appel qu’à la raison

    cultiver la vertu amène à un savoir pratique : connaître les limites qu’on doit s’imposer dans l’action

    Platon, élève de Socrate, reprend ces idées, quand il dit :

     » les maux ne cesseront pas pour les humains avant que les authentiques philosophes n’arrivent au pouvoir,
    ou que les chefs des cités, par une grâce divine, ne se mettent à philosopher véritablement  »

    Aristote, élève de Platon, parle de « phronèsis », la prudence dans l’action,
    faculté de choisir le juste milieu dans des circonstances concrètes,
    de faire un juste usage de la passion et des affects,
    elle tient au rationnel, mais ne se confond pas avec la raison

    elle ne peut pas se rapporter seulement à l’individu, comme le croit la « doxa » (opinion mal fondée)
    car, vivant en société, la poursuite par chacun de son bien propre ne va pas sans celui des autres

    la prudence appliquée à la cité c’est la législation

    ces penseurs antiques n’élaborent donc pas de théorie abstraite de la justice

    ils partent d’un constat : il arrive des malheurs dans la société, ce n’est pas une fatalité,
    leurs causes sont dans les actions des individus, il faut donc donner à ceux-ci des moyens de les éviter

    la bonne organisation de la cité résulte du perfectionnement moral de chaque citoyen

    parler de limites ne pouvait, certes, pas plaire beaucoup aux potentats

    Socrate se voit condamner à mort,

    Platon, vendu comme esclave par les bons soins de Denys, tyran de Syracuse
    qu’il avait essayé d’éclairer, y échappe de justesse…

    Aristote, vers la fin, doit quitter Athènes, par crainte de persécution (accusé d’impiété)
    et pris dans des conjonctures politiques défavorables

    l’Académie de Platon et le Lycée d’Aristote seront fermés plus tard par Justinien,
    empereur romain qui veut éradiquer la philosophie « païenne » !

    c’est la fin de l’Antiquité et le début du Moyen Age

    suit un millénaire et demie de chappe de plomb sur la pensée libre
    (l’homme considéré comme foncièrement mauvais, destiné à expier, qui doit rendre à Cesar ce qui lui appartient etc…)

    lorsque la pensée s’émancipe à nouveau, elle renoue avec les sciences de l’antiquité,
    donc avec la raison, mais pas avec la philosophie morale des maîtres anciens

    quand Machiavel parle de « virtù », il ne s’agit pas de la vertu ancienne, comme limitation de soi,
    mais de la capacité des acteurs politiques à rester maîtres d’une situation imprévue, à garder le pouvoir

    Hobbes étudie Aristote,
    il ne croit pas, comme lui, que l’homme a besoin naturellement de vivre avec autrui,
    et donc de se limiter pour faire la place à celui-ci

    pour Hobbes l’homme est naturellement indifférent à autrui et libre de poursuivre ses buts,
    la nécessité d’obéir à une loi qui le limite passe par un calcul :
    l’individu tire plus de profit à s’imposer quelques limites qu’à se laisser aller,
    l’anarchie ferait la vie impossible

    les limites ne viennent donc pas d’une prise en compte du droit d’autrui, mais de l’intérêt bien calculé
    et de la peur de la sanction

    la société est la guerre de tous contre tous, mais avec des règles

    c’est l’essence de l’Etat de droit libéral, qui s’est généralisé par la suite en occident,
    puis dans le monde

    la conception antique a perduré toutefois et, passant par l’humanisme, a débouché sur les idées socialistes

    ces deux conceptions de la société s’affrontent depuis un siècle et demie, en Europe
    avec gain de cause (à part les parenthèses totalitaires), par la voie des urnes, pour le libéralisme

    la crise majeure actuelle du système libéral demandant une solution,
    les deux conceptions s’affrontent à nouveau :

    – il faut changer de système, par devoir, car l’individu doit faire la place à autrui, chacun ayant le droit de vivre
    ( ce qu’on appelle la gauche de la gauche)

    – il faut juste réguler le système, par nécessité d’assurer l’ordre social, car l’individu n’a pas à se soucier d’autrui
    (la droite libérale et la gauche socio-libérale)

    la deuxième conception a une variante, qui ne se prononce pas sur la place qu’il faut accorder à autrui

    – il faut réguler le système, par nécessité écologique (les verts)

    les élections européennes viennent de trancher
    (et de montrer que la majorité de la population est indifférente au débat)

    mais la suite de l’histoire, qui s’étend au monde entier, est loin d’être claire

    reste-t-il moyen de réguler ?

  111. @tous et à françois leclerc:
    Une fois de plus, je prône la réforme monétaire,la monnaie anticrise (fondante), un moyen de maintenir l’économie à flot même quand les grandes banques sombrent!
    Cette réforme, simple et efficace, changerait le destin du monde rapidement, en tout cas en ce qui concerne l’équilbre et la stabilité économique. Il n’y aura tout simplement plus de soucis de refinancement!
    Par contre, en ce qui concerne les prédictions apocalyptiques de J.Attali concernant la « fonte » du pergelisol, je n’ai pas de remède à proposer!
    jf

  112. @dissy

    Jacques Attali, c’est le permafrost.

    Jovanovic, c’est les tempêtes solaires.

    Jorion, c’est ECCE.

    Comme mourir est nettement plus ennuyeux, j’opte pour la dernière option.

  113. à Sylvie [22:21]
    Merci pour votre texte qui m’apparait très clair,
    mes petits vagabondages en philo étant minces et « à trous »
    vu que je suis parti de rien (bac technique en 1ere, puis Math Elem en terminale avent Sup_SciencesDures)
    Dans votre dernière partie de « nonscience politique »
    vos propos m’apparaissent également assez bien vus,
    Comment se fait-il
    que je ne me reconnaisse dans aucune des « Etiquettes » que vous employez,
    (Etiquettes martelées par la force (indestructible ?) de frappe, quotidienne-quotidienne, des medias)
    Etiquettes : gauche de la gauche – droite libérale et gauche socio-libérale, verts, etc. ?

    Seriez-vous sûre que 62% de population soit indifférente ?
    L’échec complet de l’Ump (26% de 62% = 16%) est abusivement présenté comme une victoire par tous les partis (prochain discours à Versailles devant les deux Chambres réunies aux frais des contribuables) uniquement parce que ces derniers sont sans la Vertu que vous décrivez si bien,
    celle qui nous ramène 5 siècles avant J.C. avant Périclès.
    Fort de mon statut « nuage-qui-passe » je peux vous dire que la meteo restera mauvaise longtemps.
    Les meteorologistes font eux aussi des paris.
    Seriez-vous prête à un prendre un avec moi ? … de pari ?
    La proposition : « Les partis existants, connus des masses que vous jugez indifférentes, ont fait — dimanche 7 juin 2009 aux Elections Européennes — leur dernier meilleur score. Elles ne retrouveront plus jamais un tel niveau aussi élevé ».
    Dit autrement :
    – l’Ump avec 16% des voix (en l’absence d’alternative pertinente, crédible et factible) est à son maximum
    – le PS avec moins de 10% des voix (offrant le même choix Ps-modem-Ump) est à son maximum

    La puissance des « notables inféodés aux partis existants » dans les villes peuplées
    ne m’apparait pas en contradiction avec cette observation de fond. Ce vocabulaire droite-gauche qui n’intéresse que les partis existant pourri absolument tout. Il est impossible d’évoquer les moindres petites pipstes d’avenir dans un tel climat de passions, réelles ou simulées, non fortuites.

  114. @Sylvie

    « la deuxième conception a une variante, qui ne se prononce pas sur la place qu’il faut accorder à autrui

    – il faut réguler le système, par nécessité écologique (les verts)

    les élections européennes viennent de trancher
    (et de montrer que la majorité de la population est indifférente au débat) »

    1- Je pense que parmi les positions écologistes, très diverses, toutes pensent à la place qu’il faut accorder à autrui : je dirais même que c’est le fondement de leur réflexion.

    La révolution en est même copernicienne : l’enjeu est moins de jauger les relations à autrui pour satisfaire l’individualisme, si tant est que ce dernier ait un sens, que de placer au centre de la réflexion le milieu où vit l’humain, non pas l’humain lui-même.

    Du coup, on n’est plus si loin de la conception antique (plutôt présocratique, je l’accorde) de la place de l’homme et des objectifs d’une vie en société, en tenant compte du milieu où il vit.

    2- « la majorité de la population est indifférente au débat »

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. La population est indifférente au « débat » avec ce personnel politique-là, pour lequel elle n’a pas d’estime. Pour ma part, je suis convaincu en outre qu’il n’y a pas débat du tout.
    Quand on constate le soutien de Sarko et Merkel à la reconduction de Barroso, on peut bien se demander ce que ces pauvres députés européens pourraient bien changer, rongés par les lobbies et paumés idéologiquement.

    Et encore, ils n’ont pas encore eu leur scandale de notes de frais à eux, comme en GB…;)

  115. @Coucou
    Vous parlez d’Ecce .
    mais ecce ce n’est pas paul Jorion c’est vous si vous y contribuez , c’est personne si tout le monde compte sur Paul
    et pour l’instant c’est plus personne que tout le monde et tout reste a faire.
    Vu que Paul Jorion a déja un site dont il doit s’occuper c’est pas a lui de développer ecce il n’en est et n’en restera que le parrain
    pas un administrateur actif.

  116. @Allfeel

    Mon petit commentaire était un compliment pour Paul et les contributeurs d’ECCE…

    De même, j’imagine mal Attali dans la Toundra, brandissant frénétiquement un sèche-cheveux,

    et Jovanovic implorant la clémence divine perché sur le Macchu Pichu 🙂

  117. Le paysage de la crise, comme s’il n’était pas encore bien décrit par ces gens là ? Ce n’est pas leur quotidien, leur monde voilà bien une attitude tout à fait irresponsable. « Quel goût amer à la crise ?  »

     » Ceux qui cachent ne disent rien sur les véritables comptes, ceux qui occupent continuellement la scène pour divertir ou endormir l’opinion ne se rendent pas bien compte non plus de la gravité des événements en cours. »

    Et l’homme s’illusionne de nouveau et recommence le même petit manège à l’image de sa société. Hélas l’homme actuel riche et puissant ne voit plus très bien le mal de monde, la société à travers tant de publicités et bien sur l’état du monde ne s’améliore toujours pas dans le même temps.

  118. @ Sylvie

    il faut réguler le système, par nécessité écologique (les verts)

    Il me semble que votre vision du mouvement écologiste — actuel — est un peu réductrice.
    Vous oubliez que les Verts se revendiquent clairement d’une écologie dite politique. Ce n’est pas anodin.
    Antoine Waetcher, et Brice Lalonde qui furent autrefois à l’initiative de différents partis écologiques à la durée de vie éphémère ont vu leur conception a-politique de faire de l’écologie, de fait, abandonnée. Pourtant pendant de nombreuses années le débat a fait rage, les uns, tenants de l’écologie politique soutenant que l’écologie ne pouvait pas être pensée en dehors des enjeux sociaux, tandis que les autres, voyaient en l’écologie un motif de régulation du système comme vous l’indiquez dans une de vos options. Dans ce dernier cas l’écologie devait rester une expertise scientifique à partir de laquelle devait se déduire automatiquement une politique, ce qui permettait de se dispenser de remettre en cause du système économique.

    Le débat public et surtout l’aggravation de l’état de la planète ont tranché. C’est la conception d’une écologie politique qui s’est montrée la plus pertinente.
    A cet égard la position actuelle de Nicolas Hulot est très révélatrice. Celui-ci a évolué d’une position assez a-politique a une conception de l’écologie franchement politique même si cette dernière ne met pas l’accent sur les problèmes sociaux ou les problèmes sociétaux comme un Noël Mamère, lequel, entre parenthèses a fait le chemin inverse consistant à recentrer son discours sur l’écologie elle-même. Dans ses derniers articles Nicolas Hulot établit clairement le lien entre la destruction des milieux naturels et la concentration des richesses.

    @ Coucou

    La révolution en est même copernicienne : l’enjeu est moins de jauger les relations à autrui pour satisfaire l’individualisme, si tant est que ce dernier ait un sens, que de placer au centre de la réflexion le milieu où vit l’humain, non pas l’humain lui-même.
    Du coup, on n’est plus si loin de la conception antique (plutôt présocratique, je l’accorde) de la place de l’homme et des objectifs d’une vie en société, en tenant compte du milieu où il vit.

    Je suis d’accord sur l’idée de nécessaire révolution copernicienne. Par contre, opposer l’humain et son milieu me semble une opposition artificielle qu’il s’agirait de dépasser, ce que font déjà un certain nombre de philosophes, d’anthropologues, et même d’écologistes au sens le plus étroit du terme, c’est à dire scientifique. Il n’y a pas d’un coté l’humain et de l’autre le milieu.
    Humain et milieu(x) ne peuvent se comprendre que l’un par l’autre. Le système bio-climatique planétaire n’a pas de signification en soi. C’est la perspective humaine avec son histoire et sa projection dans un futur qui déterminent l’intérêt que l’on a pour lui, et partant les propriétés que l’on en retient. Qui plus est ce système bio-climatique est en train de se transformer sous l’influence de l’activité humaine.
    De même il n’est pas douteux que l’évolution du milieu naturel — et ce depuis les débuts de l’hominisation — a affecté l’évolution de l’humanité, génétiquement, et culturellement parlant. Je vous concède que la contrainte du milieu extérieur sur l’humain est sans commune mesure avec celle de l’humain sur la « nature » ce qui laisse à penser que l’humain est DANS un milieu naturel. L’homme peut exploiter la nature mais il n’a pas de prise sur ses cycles fondamentaux ou alors seulement très localement. Et s’il réussit néanmoins à bousculer ces cycles il met alors en péril son existence en tant qu’espèce. Bref l’homme n’est pas dans le milieu naturel car il fait partie intégrante de sa définition. Ce qu’il faut retenir c’est que l’homme a réussi l’exploit de transformer la nature sans la détruire en domestiquant les espèces animales et en sélectionnant les semences. Dans un certain sens l’homme à humanisé la nature, au sens le plus objectif.
    Partant, nous pourrions inverser la perspective habituelle et considérer que l’humain constitue le milieu social dans lequel baigne la nature. Du moins celle que nous observons sur notre planète Terre.

  119. désolé, le « blockquote » a tout mis dans le même sac. J’ai dû oublié une barre de slash.

  120. @Pierre-Yves D.

    « Par contre, opposer l’humain et son milieu me semble une opposition artificielle qu’il s’agirait de dépasser, ce que font déjà un certain nombre de philosophes, d’anthropologues, et même d’écologistes au sens le plus étroit du terme, c’est à dire scientifique. Il n’y a pas d’un coté l’humain et de l’autre le milieu. »

    Tout à fait d’accord. Et en relisant mon commentaire, je me dis bien la même chose !

    D’autant que Copernic, en proclamant l’héliocentrisme, a sérieusement mis à mal l’idée de l’Homme comme apogée de la Création, qui le distinguait du reste de la Nature, pour n’en faire qu’un élément lambda de la Nature.

  121. Vi!
    Le bon sens nous dicte que tout est naturel, même les pires inventions de l’homme!

    D’ailleurs quand on qualifie certains actes humains de « pires » c’est en général parce que l’homme a massacré son propre biotope.
    La nature s’en fout!

    Alors voici que nous en sommes à nous retourner du côté de l’écologie.
    Même les esprits les plus technocratiques sentant leur mort économique prochaine font un bilan perso et concluent qu’Il est plus reposant,gratifiant ou éthique de penser vert.
    En restant conscient que la nature s’en fout.

  122. Attn John :

    Bonjour !

    Merci pour votre point de vue…plus « édulcoré » !
    ps : ne vous excusez pas pour l’orthographe . Je suis pire que vous ( eh oui ! perte de temps, ni l’envie de me relire !!!) !

    pour ce qui concerne l’or, et d’après mes dernières informations, ( qui date d’avril …. tout de même),
    un ami me disait que la chine jouait un rôle d’arbitre sur le marché mondial, pour éviter que le cours ne montre trop haut . En revanche , à cette époque, la Chine était acheteuse !

    PSS: On m’informe qu’une entreprise va installer 500 distributeurs d’or , d’ici fin 2010, en allemagne, autriche et suisse … Vu sur site ROMANDIE NEWS

    The fat’s in the fire ….?????

    Bonne journée !!!

  123. @ coucou et Pierre-Yves D.

    je n’entrais pas dans les détails de l’idéologie politique écologique, qui est vaste :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cologie_politique

    je disais juste que, devant la crise actuelle du libéralisme, trois positions globales prennent contour :

    – changer de système, parce qu’il faut faire de la place à autrui (altruisme) et parce qu’il menace l’environnement

    – garder le système, parce qu’on n’a pas à se soucier d’autrui (individualisme)
    mais réguler, parce que l’excès entraine la colère et menace l’environnement

    – prendre des mesures, parce que le productivisme menace l’environnement et l’homme

    cette dernière position, incarnée par excellence par N. Hulot, par ailleurs personnalité contestée

    http://www.pacte-contre-hulot.org/

    plaide pour la nature et l’homme en général, évitant de se prononcer clairement
    sur le choix politique altruisme/individualisme

  124. @ Sylvie

    Il y a également une quatrième voie, non ? qui serait : ne pas changer le système, nationaliser au maximum les pertes pour sauver les banques vitales (à tout prix s’il le faut) et continuer comme avant. J’ai l’impression que c’est ce qui est en train de se passer, non ?
    C’est idiot, car j’imagine que le prochain choc pétrolier finira le travail. Pourquoi insister comme ça, hein ? Rha la la.

  125. @Rumbo
    En résumé, la reprise annoncée pourrait flinguer complètement le dollar en faisant exploser la bulle obligataire au profit d’actifs de croissance.Il ne s’agit donc pas de savoir si la dette us va exploser ou si les banques ne vont pas pouvoir revaloriser leurs actifs toxiques mais de savoir quand ca va arriver et avec quelle force.Car personne ne doute que les banques risquent encore d’avoir besoin de l’état .Mais meme dans le cas contraire si la bulle obligataire lache qui va sauver l’état US a part une monétisation de la dette en catastrophe?Les banques? Une nouvelle émission d’obligation? Et si l’état Us refusait de rembourser la dette sur les Tbonds a court terme? oui je sais c’est la fin de tout…. Vive la reprise, on a eu chaud!

  126. Quand je vois le peu d’intérêt que les banques ont eu, spécialement en France, pour financer convenablement les PME-PMI et d’autres branches potentiellement productives, et que le « génie » bancaire, qui a produit dans un passé récent les « booms » que l’on sait (pourtant tous faux à terme), tandis que tant et tant d’entreprises peinent à rembourser leurs dettes, licencient, font faillite, ferment, délocalisent, etc, bref toute la noria des em…dements hyperclassiques! Et que soi-disant (mais vraiment soit-disant) les grandes banques « très malades » et « insolvables » étaient sous perfusion, voici que, dans un temps en somme très court, ces banques songent à rembourser au plus tôt leurs dettes à l’État. Ça, les banques peuvent l’envisager! Mais pas les industries, encore moins une grande proportion des PME-PMI, ne parlons pas de l’État (pourtant complice, mais l’État et les contribuables ÇA FAIT DEUX et surtout pas UN), des mnicipalités, etc, tout ce petit monde pendu ad vitam-aeternam à rembourser sans fin capitaux (garantis pourtant par ces mêmes « débiteurs ») et en payant des intérêts tueurs.

    Question: sur quels substrats économiques – concrets et productifs -, autrement dit sur quelle – positivité – économique réelle, soit: vraie reprise, forte augmentation de la demande générale, baisse importante, soutenue et significative du chômage, extinction très rapide des dettes publiques, etc, etc, les banques (y compris, donc, des banques américaines) ont-elles à cette heure les ressources actuelles, certaines et confirmées leur permettant ces remboursement apparemment si faciles et de reprendre, pour l’essentiel, leurs mêmes pratiques dont on connaît trop les effets??…
    Ou, comment le mensonge va-t-il se tirer d’affaire?

    http://www.lefigaro.fr/societes/2009/06/12/04015-20090612ARTFIG00705-les-banques-francaises-songent-a-rembourser-l-etat-.php

  127. Les politiques, les médias, les fonctionnaires, les étudiants, n’ont visiblement pas compris que cette crise va déboucher sur un chaos social redoutable. La situation est réellement grave, mais heureusement l’orchestre joue.
    Si on veut faire une analogie entre la chute du dollar et la chute de l’URSS , les conséquences ont été, par exemple en Ukraine:
    en une année les prix ont été multipliés par 10, de nombreux règlements de comptes, absence de paiement des fonctionnaires puis nouvelle monnaie.
    Bien cordialement

  128. La Californie est au bord de la faillite. Elle se retrouvera même à court de trésorerie dès juillet, si aucune mesure n’est prise d’ici là pour combler un trou de 24 milliards de dollars dans son budget.

    Pour faire face à cette situation extrême, le gouverneur Arnold Schwarzenegger envisage de légaliser le cannabis, et de vendre une prison et un stade afin de récolter de nouveaux revenus fiscaux. Mais il veut surtout opérer des coupes claires dans le budget, en supprimant les bourses pour les étudiants ou le financement de la sécurité sociale pour les enfants pauvres.

    Une chose est sûre, les Californiens ne veulent pas de nouveaux impôts. Les démocrates s’opposent fermement à ce qu’ils dénoncent comme la destruction du système social californien. Ils veulent plutôt souscrire un nouvel emprunt, en attendant que la crise passe.

    Un nouvel emprunt ? Il n’en est pas question pour Arnold Schwarzenegger. Ce dernier souligne que les taux sont prohibitifs et qu’il faudrait ensuite le rembourser sur de longues années, grevant d’autant plus le budget. Chaque camp reste sur ses positions.

    Pour débloquer la situation, Governator veut passer en force. « Nous avons besoin de couper toutes les dépenses et nous devons donner aux démocrates une petite idée de ce qui arrive lorsqu’un Etat ferme littéralement boutique », a menacé le gouverneur dans une interview au Los Angeles Times. Coup de bluff ? S’il tient parole, alors l’Etat de Californie, le plus riche, le plus peuplé des Etats-Unis et la 8ème puissance économique mondiale, serait dans l’impossibilité de payer ses factures.

    Menacer de fermer les administrations faute d’accord sur le budget, Bill Clinton a déjà utilisé cette stratégie. En 1995, le président des Etats-Unis et la majorité républicaine au Congrès n’ont pas réussi à tomber d’accord sur le budget fédéral. Bill Clinton a tenu ferme, entraînant la fermeture momentanée de toutes les administrations non vitales. Une opération qui a finalement coûté 800 millions de dollars. Mais Clinton remporta le bras de fer.

    Schwarzenegger aura-t-il suffisamment de poids pour l’emporter ?

    http://www.e24.fr/economie/monde/article99811.ece/Schwarzi-veut-fermer-l-Etat-de-Californie.html

  129. Dominique Strauss-Kahn préconise de rester « très prudent », le chômage devant grimper jusqu’en 2011.

    Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a appelé samedi 13 juin à rester « très prudent » malgré des signes positifs pour l’économie mondiale et il a prévenu que l’impact social de la crise atteindrait son apogée en 2011.

    « Nous devons rester très prudents, la reprise est faible, de nombreuses actions doivent encore être réalisées, l’impact social va encore durer », a averti M. Strauss-Kahn, au cours d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion des ministres des Finances du G8.

    « Quoi qu’il arrive, que les jeunes pousses de reprise soient réellement des jeunes pousses, la croissance reviendra au début de l’année 2010, ce qui signifie un pic du chômage au début de 2011, à cause du décalage d’un an entre la reprise économique et son impact sur le marché du travail », a-t-il prévenu.

    http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00156919-dsk-preconise-de-rester-tres-prudent-le-chomage-devant-grimper-jusqu-en-2011.htm

  130. Nous sommes privilégiés (depuis le 10 avril 1840?), même moi qui n’ait gagné le mois dernier qu’un tiers du montant des donations que Paul Jorion a recueillies pour la qualité de son travail, n’en déplaise à la ligne de séparation entre 0,001% de Titans et une fourmilière de moutons dont la tonsure ne transpirerait même plus ni transhumance ni respiration.
    Le mouvement de vie qui nous porte est un improbable miracle, mais notre écosystème ne négocie pas le prix que nous n’accordons pas encore à son équilibre. Nous n’avons pas été capable de nous (faire) entendre pour réduire nos inégalités.
    Rester capable de penser et dire « nous » jusqu’aux racines de son pire ennemi, sans faveur.

    « A-t-on déjà vu une alerte bleu ciel? »

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