Sergey Aleynikov, évitez les balcons !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Vous entendrez bientôt beaucoup parler de Sergey Aleynikov, un ex-programmeur de Goldman Sachs, qui travaillait sur les systèmes de trading que la banque – eh oui ! c’est une banque maintenant – utilise pour acheter et revendre des actions sur les marchés boursiers. Ces programmes cherchent des anomalies dans le prix des actions – pas avec un papier et un crayon et la langue coincée dans la commissure des lèvres mais à l’échelle de la microseconde – et achètent et revendent. Ils représentent aujourd’hui une part importante de l’activité des bourses : un volume près de trois fois plus élevé que l’activité des investisseurs individuels, nous dit-on.

Mr. Aleynikov a quitté Goldman Sachs et s’apprêtait à travailler pour une petite firme : Teza Technologies. Il a été arrêté pour avoir emporté avec lui le code du programme sur lequel il travaillait.

Bon, me direz-vous, mais encore ? Eh bien, je sais seulement que Mr. Aleynikov, aujourd’hui en liberté provisoire, habite dans le New Jersey, mais si j’étais lui et s’il n’habite pas un rez-de-chaussée, je ne chercherais pas à arroser les géraniums qui décorent mon balcon dans les jours qui viennent. Pourquoi ? Parce ce que Mr. Joseph Facciponti, Assistant du Procureur Général américain a déclaré le 4 juillet au tribunal, lors d’une déclaration à la presse, que « La banque (Goldman Sachs) a mentionné la possibilité qu’il existe un danger que quelqu’un qui sache utiliser ce programme puisse l’utiliser pour manipuler les marchés de manière malhonnête ».

Ah ! voilà qui est tout à fait remarquable : un programme qui aurait pu conduire Mr. Aleynikov à manipuler les marchés malhonnêtement s’il travaillait pour Teza Technologies, et qui lui permettait de gagner sa vie comme un honnête travailleur quand il travaillait chez Goldman Sachs ! Il y a là un mystère que j’aimerais bien comprendre, d’autant que le 4 juillet, c’est la fête nationale américaine : pour que la cour siège l’équivalent du 14 juillet en France, il fallait donc que le cas de Mr. Aleynikov soit jugé, c’est le moins qu’on puisse dire, affaire pressante ! Mon petit doigt me dit cependant que la justice américaine, très occupée en ce moment à punir les voleurs de poules, s’en désintéressera. La raison ? L’explication est sans doute bien simple : utilisé dans un environnement de travail approprié le programme est sûrement incapable de manipuler les marchés malhonnêtement : honnêtement seulement.

Sergey Aleynikov, si j’ai un conseil à vous donner : évitez quand même les balcons, de marcher trop près de la bordure du trottoir, et quand vous attendez le train, restez assis dans la salle d’attente au lieu de déambuler le long du quai, un accident est si vite arrivé ! Ah ! et ne restez pas seul à la maison : les arrêts cardiaques inopinés nous guettent tous, on entend des histoires comme ça tous les jours.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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46 réflexions sur « Sergey Aleynikov, évitez les balcons ! »

  1. @moi
    -un investisseur évalue la valeur d’une entreprise sous-jacente à l’action pour déterminer le prix qu’il est prèt à payer
    -un spéculateur n’a strictement aucun intérêt pour la valeur de l’entreprise sous-jacente (ce pourrait être une roche, il s’en fout): il ne s’intéresse qu’au mouvement du prix de l’action et aux comportement des autres spéculateurs: vont-ils payer plus cher pour mon action plus tard? ou pourrais-je la racheter pour moins cher si je la vend? Il s’intéresse plus à la frénésie psychologique du mouvement de foule. Il perd son temps dans des modèles mathématiques et des programmes informatiques pour prédire futilement (car c’est un jeu à somme nulle pour l’ensemble des gens impliqués qui sont ous seront (ceux qui resteront) généralement aussi intelligents que lui – ou sinon chanceux ) le prochain mouvement à partir du mouvement précédent. Les pertes pour la société ne sont pas seulement parce qu’ils peuvent influencer la vie économique par les mécanismes décrits précédemment (surtout la « self-fullfilling prophecy ») (et ce que mes mesures pourraient totalement prévenir) mais aussi qu’il se trouve parmi eux de personnes très brillantes qui pourrait être fort plus utile pour eux-même et la société en investissement dans des activités à gain net positif (recherche médicale, etc).

    Wall Street et la city sont devenus aujourd’hui un endroit de perte collosale en capital intellectuel (parce que mal dirigé).

    Espérons que François Filion me lit. (Je n’ai plus aucune espérance au sujet de Sarkozy…)

  2. @Marquis: je ne suis pas convaincu. Je vois bien les distinctions que vous faites et elles sont réelles mais elles ne sont pas entre spéculateur et quelque chose qui ne le serait pas. Vous faites une distinction entre spéculateur à court terme et spéculateur à long terme. Warren Buffet reste un spéculateur, peu importe qu’il s’intéresse au sous-jacent, ce qu’il fait reste un pari sur les prix.
    Prenons un cas concret: le pétrole. Le spéculateur à court terme (ce que vous appellez spéculateur tout court) va suivre une tendance et accentuer artificiellement le mouvement de hausse ou baisse des prix, nous sommes d’accord sur ce point je crois. Le spéculateur à long terme (ce que vous appellez investisseur) va acheter ou vendre du pétrole suivant qu’il perçoive que le pétrole va se raréfier à long terme ou qu’il perçoive que la demande va faiblir. Mais il fait toujours un pari, il peut se tromper, la demande peut par exemple s’effondrer contredisant sa prévision d’une raréfaction, etc. ET il accentue lui aussi artificiellement la hausse ou la baisse des prix qui ne devrait être déterminé que par le jeu de l’offre et de la demande. Certes, il peut faire à un certain moment le pari inverse du spéculateur à court terme mais il n’en reste pas moins qu’il fait lui aussi pression sur les prix non pas parce qu’il aurait besoin de pétrole mais parce qu’il spécule sur l’évolution du prix de celui-ci. Et c’est cela qui compte. Imaginons un cas extrême où tous les investisseurs (selon votre terminologie) seraient convaincus de la fin des gisements de pétrole pour dans 10 ans. Que se passerait-il aujourd’hui pour le prix du baril? Il va exploser (et de manière durable puisque les investisseurs-spéculateurs jouent le long terme), créant une grave crise économique alors même que l’offre était pourtant largement suffisante pour la demande présente.
    Imaginez la même chose avec les céréales et les conséquences…

  3. @ Marquis de Laplace
    Espérons que François Filion me lit. (Je n’ai plus aucune espérance au sujet de Sarkozy…)

    Vous aussi ? Pensez-vous il marche, il court, il pense, il mange et fonctionne pareillement comme le premier lui commande de le faire c’est sa marque de conduite sur lui les défauts du PS ce sont aussi les défauts politiques des gens de l’UMP n’ayant d’ailleurs guère plus de courage ou d’indépendance d’esprit … Il y a bien longtemps que je ne respecte plus guère les gens de l’UMP et que je ne fais plus du tout confiance au chef de l’Etat cela touche beaucoup trop de personnes …

  4. @moi

    Félicitations pour tous vos commentaires car vous poser les bonnes questions qui aident à bien présenter tous les aspects importants de l’économie et la finance.

    Venons-en à votre point concret: le pétrole.

    « Le spéculateur à long terme (ce que vous appellez investisseur) va acheter ou vendre du pétrole suivant qu’il perçoive que le pétrole va se raréfier à long terme ou qu’il perçoive que la demande va faiblir »

    Correct!

    « Mais il fait toujours un pari, il peut se tromper, la demande peut par exemple s’effondrer contredisant sa prévision d’une raréfaction »

    Exact, les investisseurs ne sont pas infaillible et tout se fonde sur une probabilité. Mais pour l’investisseur la probabilité se base sur la valeur réelle de la compagnie ou le produit (ici, le pétrole) et non pas sur l’évolution du prix à la bourse.
    Ainsi il se peut que le prix du pétrole actuel soit de $50 mais que l’INVESTISSEUR l’évalue à $1,000 dans 10 ans à cause d’une pénurie mondiale que ses lectures géologiques et autres semblent lui indiquer. Il achète donc car le prix actuel est inférieur à son estimé de la valeur réelle. Au même moment, un SPECULATEUR peut vendre des contrats à terme de pétrole car il estime que les courbes de prix montre un « pattern de ligne M ou W ou Z etc » suggérant une baisse.

    « [l’investisseur] accentue lui aussi artificiellement la hausse ou la baisse des prix qui ne devrait être déterminé que par le jeu de l’offre et de la demande »

    Faux!
    Son meilleur estimé de la véritable valeur est $1,000 dans 10 ans (valeur qu’il actualisera en valeur présente en utilisant un taux d’intérêt). D’autres investisseurs feront d’autres estimés sur la valeur réelle possiblement plus haute (car non seulement pensent-il que le pétrole va se raréfier mais il pense aussi que la demande de la chine s’accentuera) ou possiblement très significativement plus bas (car ils pensent que l’énergie solaire (telle que Solar One en Californie, et d’autres similaires en Espagne (voir: http://en.wikipedia.org/wiki/Solar_power_in_Spain) feront chuter dramatiquement les besoins en énergie d’origine pétrolière aux USA et partout dans le monde)
    Et ce sont tous ces estimés qui représentent le jeu de l’offre et de la demande. Ainsi, par exemple les investisseurs pourraient arrivé à un prix ponctuel aujourd’hui de $900.

    Cette hausse n’est pas ARTIFICIELLE. C’est le meilleur estimé fait par les investisseurs de la valeur REELLE du pétrole. Si quelqu’un dispose de meilleures informations (par exemple parce qu’il travaille de près dans le domaine) il peut acheter ou vendre en fonction d’un meilleur estimé du vrai prix et s’enrichir ou perdre. (Tôt ou tard il apprendra à faire de bons estimés (et ne pas investir dans ce qu’il ne connait pas suffisamment) ou sinon il sera sans argent à investir et ne sera plus un acteur économique)

    « Certes, il peut faire à un certain moment le pari inverse du spéculateur à court terme mais il n’en reste pas moins qu’il fait lui aussi pression sur les prix non pas parce qu’il aurait besoin de pétrole mais parce qu’il spécule sur l’évolution du prix de celui-ci. »

    Faux!
    Il ne spécule PAS sur le prix: il l’établit. Le pétrole au meilleur des estimés des investisseurs (qui peuvent se tromper, mais paieront chèrement leur erreur) vaut EFFECTIVEMENT ce prix.

    « imaginons un cas extrême où tous les investisseurs (selon votre terminologie) seraient convaincus de la fin des gisements de pétrole pour dans 10 ans. Que se passerait-il aujourd’hui pour le prix du baril? Il va exploser  »

    Oui!

    « (et de manière durable puisque les investisseurs-spéculateurs jouent le long terme), » »
    Oui… mais les investisseurs ne sont PAS ici des spéculateurs: le pétrole VAUT vraiment ce prix.

    « créant une grave crise économique »

    créant une énorme réallocation mondiale instantannée de la bourse et de toutes les capitaux et resources de la planète vers
    a)des entreprises qui fabriquent Solar One, Solar Three, etc,
    b) une spectaculaire augmentation du prix de l’électricité,
    c) une spectaculaire augmentation du prix des voitures électriques
    d) à votre tour de jouer à l’investisseur et de prévoir les actions du futur: inscrivez ici votre réponse …………………

    Résultat:
    1) Solar One et les autres a maintenant les moyens financiers de multiplier par 1000 sa production en quelques années et peut se payer les meilleurs ingénieurs de la planète pour tout accélérer le développent de ces sources alternatives d’énergie
    2) les producteurs de gros 4×4 consommateur de pétrole font tous faillite (c’est pratiquement d’ailleurs déjà le cas…)
    3) les producteurs de voiture électrique (en Inde et en France en particulier) voient leur action explosé et ont maintenant les moyens de x 1000 leur poduction en quelques années en émettant un nombre considérable d’actions à la bourse
    4) les lumières LED sont rendus obligatoires dans la maison (diminution de 6 à 10 x de l’énergie électrique dans les pays pour l’éclairage (qui elle-même est une grande partie de la consommation d’électricité d’un ménage)). Leur producteur font des affaires d’or et sont grandement recompensés pour leur prévoyance et leur longues et pénibles recherches.
    5) l’achalandage dans les transports en communs bondit (personne n’a plusle luxe de se payer le pétrole pour le transport en voiture) avec une grande amélioration concomittante de l’offre et de la qualité et disponibilité du service
    6) pssst pssst l’ami, conseil d’un investisseur aguerri… dans ce cas, il faudra aussi acheter les actions des constructeurs de vélo (…. dites moi au moins merci pour le tuyau; mais chut… ne l’ébruitez-pas tout de suite avant d’en acheter beaucoup!) (<— c’est une blague…avant que l’on me poursuive pour donner des conseils d’investissement non autorisés!)
    7) La consommation de pétrole 5 ans plus tard a diminué de 10x et l’épuisement n’aura lieu que dans 25 ans au niveau maintenant réduit de la consommation: un temps (espèrons-le) suffisant pour trouver d’autre façon de remplacer son usage en pétro-chimie ou d’autres gisements pétroliers.

    « alors même que l’offre était pourtant largement suffisante pour la demande présente. »

    Mais totalement insuffisante pour le futur si les estimés sont corrects!
    L’investisseur/l’épargnant est par définition celui qui prend une décision aujourd’hui pour améliorer une situation future
    Sans lui: dans 10 ans on serait pour la plupart morts (si effectivement l’alternative est qu’on manquerait de pétrole dans 10 ans), ce que je crois aucun citoyen ne veut (hormis bien entendu quelques dépressifs suicidaires, prenons le soin de préciser).

    Vous oubliez de me demander:
    « mais que vont faire ceux qui n’auront plus les moyens de se chauffer » (youhou! mais où donc avez-vous donc la tête aujourd’hui?)

    Réponse: aide gouvernementale via construction de logements plus adaptés (énergétiquement), autre aide directes, payé en parti par taxes importantes pour activités superflues comme par exemple construction de yatch de luxe (désolé cher Nicholas Sarkozy….) et au besoin par une création monétaire.

  5. Encore un effort Monsieur de Laplace et nous saurons tout (ou presque, mais nous appprenons déjà beaucoup), et ce n’est pas Moi qui vous contredirais.

    François78

  6. Des revelations étonnantes sur le fond de cette troublante affaire dont voici l’essentiel :
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090709-1959.html
    « En quelques mois, avec la disparition de Bear Stearns, Lehman, Merrill Lynch et Wachovia, il apparaîtrait que la moitié des volumes quotidiens traités sur le NYSE, le CBOT ou le NYMEX sont souvent imputables aux programmes de trading expert de Goldman Sachs. C’est une situation de domination technique du marché absolument sans précédent !

    Une des particularités de cette robotisation machiavélique (parce que destinée à faire perdre leurs repères aux autres intervenant) des échanges, c’est qu’elle implique de clôturer l’intégralité des positions en intraday, ce qui occasionne souvent des décalages de cours « inexplicables » en fin de séance.

    Autrement dit, Goldman Sachs « tourne du papier » — des centaines de millions de titres et des centaines de milliers de contrats par jour. La firme assure ainsi la liquidité, qui sans cela serait en chute libre, comme sur le Dow ou le CAC 40 depuis trois mois… mais cela ne rajoute pas un dollar dans le système financier. « 

  7. Face à cette réalité qui dérange, de nombreux opérateurs auraient considérablement réduit leurs initiatives. Cela explique la chute globale du chiffre d’affaire à Wall Street et en Europe, malgré la formidable campagne d’intox des médias concernant la ruée (complètement fictive) des investisseurs depuis le retournement de tendance de la mi-mars.

    S’agissant des sommes réellement injectées sur le marché américain, Goldman Sachs les aurait obtenues d’AIG (via l’exercice de CDS), à l’issue d’un accord à l’amiable négocié sous le contrôle d’Henry Paulson.

    Oh la suite est pas mal aussi
    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090709-1959.html

    L’ex-PDG de Goldman Sachs a ainsi orchestré, au nom de l’indispensable neutralisation du risque systémique, le transfert de liquidités le plus massif de toute l’histoire. Il est passé des caisses de l’Etat américain vers une vingtaine d’établissements bancaires privés de premier plan — dont les six plus gros ont capté 80% des sommes prélevées sur l’épargne du public.

    L’assureur déchu n’a en effet pu régler sa dette envers Goldman (10 milliards de dollars officiellement empruntés au TARP, mais ce serait en réalité une somme deux fois plus importante) que grâce à l’argent des contribuables américains — soit 185 milliards de dollars à ce jour.

    Cette sinistre farce — qui ne profite qu’aux plus cyniques des brasseurs d’argent — pourrait en fait leur coûter jusqu’à 600 milliards de dollars si le tsunami des prêts commerciaux atteignait les rivages de Wall Street d’ici l’automne prochain.

    1. « Cette logique » est partout dans la système. On fait parti de cette système illusoir préprogammé.

      Bienvenue au espace odysée 2001.

  8. @Paul Jorion (doublon suite à erreur de fil : pardon!)

    Au delà de cette histoire édifiante, il me semble que le “High frequency trading” devrait être INTERDIT au même titre que les diverses formes de spéculation par pari sur l’évolution de telle ou telle valeur, qu’en pensez-vous?

    C’est là qu’une taxe très faible sur chaque transaction (genre Tobin) prend tout son intérêt pour calmer un peu ces petits malins manipulateurs de microsecondes…

  9. Et il n’y a que Goldman Sachs qui possède ce merveilleux logiciel ?
    Aucune autre banque n’a développé son équivalent ?
    Comment cela se fait-il ?

  10. l’incroyable dans ces histoires de « program trading » c’est qu’à y regarder dans le détail on constate qu’ils donnent une multitude de petits gains et un jour, craaac, une perte énorme par non intégration des évènement rares ( on les passe à la trappe en supposant qu’à l’échelle de la minute ça n’arrive JAMAIS). Le « “High frequency trading” en est un exemple où l’on suppose que le principe d’un inéluctable retour à la moyenne est gravé dans le marbre. Je me rappelle d’un temps où le jeu pour les vrais traders ( humain avec une conscience) était de déclencher les stops de ces systemes et de les voir s’emballer en les amenant en territoire supposé hautement improbable par le système… Les financiers qui sont des poetes appellent « fermes » les parcs de machine dediées à ce trading quantitatif. A la S…G…. chacune en comptes 500.
    Oui ces systèmes sont dangereux, terriblement…

  11. J’ai cherché à voir si l’on avait des nouvelles. On s’achemine vers une sorte de non-lieu. « Bizarre, vous avez dit « Bizarre » ? »

    Ex-Goldman programmer may avoid jail © Reuters

    NEW YORK (Reuters) – The criminal prosecution of Sergey Aleynikov, the former Goldman Sachs Group Inc programmer charged this past summer with stealing some of the computer code for the firm’s high-frequency trading program, appears headed to a rather anti-climatic conclusion.

    In a court filing on Monday, federal prosecutors revealed that Aleynikov’s attorney plans to seek a resolution of the case that could culminate in either a deferred prosecution agreement, or a plea to a reduced charge of a misdemeanor. Prosecutors say they intend to « evaluate » the request for a deferred prosecution.

    In light of the anticipated request from Aleynikov’s lawyer, Assistant US Attorney Joseph Facciponti asked a U.S. magistrate judge to extend the time that prosecutors must act to begin trying Aleynikov on the theft of trade secrets charge until December 16. Aleynikov was originally arrested and arraigned on the theft charge over the July 4th weekend.

    Typically, in a deferred prosecution, a prosecutor will agree to dismiss all charges against a defendant if they fulfill certain requirements. Deferred prosecutions are often used in cases involving corporate frauds and sometimes for dealing with first offenses.
    Aleynikov’s arrest shined a spotlight on high-frequency trading and galvanized attention on this rapid-fire trading strategy, which is entirely dependent on sophisticated algorithm formulas.

    At the time of his arrest, prosecutors raised the possibility that Aleynikov might look to personally profit by either selling the allegedly pilfered trading code, or taking it with him to his new employer — a high-frequency trading startup firm called Teza Technologies.
    But the apparent willingness of prosecutors to consider a deferred prosecution may be an indication that law enforcement has found no evidence that Aleynikov intended to sell the information he allegedly stole.
    (Reporting by Matthew Goldstein; Editing Bernard Orr)

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