L’actualité de la crise : Les oligarques montent en puissance, par François Leclerc

Billet invité. Je reproduis en général les billets de François Leclerc sans la moindre introduction mais je voudrais cette fois-ci faire une remarque sur son titre qui contient le mot « oligarque ». Comme j’en ai fait la remarque dans « Le temps qu’il fait, le 17 juillet 2009 », c’est un mot que je n’utilise personnellement que dans un seul contexte : quand je cite Simon Johnson l’utilisant. Je m’expliquerai sur la raison pour laquelle je n’utilise ni « oligarchie », ni « oligarque » dans un article qui paraîtra dans Le Débat en septembre mais je consacrerai probablement un billet à cette question d’ici-là. En gros, et pour aller vite, ces notions me semblent impliquer une interprétation de la crise dans un cadre de « déjà vu, déjà connu » qui me paraît inadéquat.

LES OLIGARQUES MONTENT EN PUISSANCE

Leur cause paraît entendue. Au sortir de cette crise, si toutefois aucune rechute n’intervient, un petit nombre de méga-banques va disposer d’une force de frappe financière colossale et d’une influence politique allant de pair. La concentration bancaire qui est en cours est une donnée majeure du paysage financier de demain. Ce monde plus resserré essaye de progressivement sortir ses pieds de la glaise, sachant que cela va prendre du temps, mais qu’il a le champ libre pour y parvenir et en sortir encore plus fort qu’avant la crise. C’est tout du moins ainsi qu’il voit les choses et s’y emploie.

De nouveaux venus Chinois sont certes venus entretemps se glisser aux premières places de cette photo de famille de plus en plus restreinte, devant les plus grandes banques américaines. A mi-juillet, voici dans l’ordre les trois premières capitalisations boursières mondiales dans le domaine bancaire : Industrial & Commercial Bank of China, China Construction Bank et Bank of China. HSBC, JP Morgan Chase et Wells Fargo n’arrivent qu’ensuite dans le classement. Mais les banques chinoises sont loin de jouer un rôle financier international à la hauteur de leur capitalisation, qui exprime par contre leurs ambitions. L’ordre reste donc pour l’instant américain, dans le domaine bancaire comme au sein du système monétaire international et des grandes institutions qui gèrent la face connue de la planète financière, le FMI et Banque Mondiale.

Bien que sommé de réduire sa voilure, ses risques et ses prétentions, ce monde financier-là va au contraire s’efforcer de reprendre tous ses aises, plus puissant car plus concentré, disposant d’une assise financière renforcée, mais d’autant plus fragile qu’il sera autonome. Dans l’immédiat, il développe déjà un lobbying intense sur tous les fronts de la régulation financière en discussion, afin de freiner celle-ci, de la façonner selon ses intérêts, interdisant tout pronostic sur l’étendue et la portée des mesures qui seront finalement adoptées. La « philosophie » anglo-saxonne à propos de la régulation, qui fera sans nul doute loi dans le monde entier, mettant l’accent sur la prévention du « risque systémique », laisse donc dès le départ subsister de larges zones d’ombres, qui ont toutes les chances d’être encore élargies. Les garde-fous qui seront finalement dressés pourront seulement être plus ou moins facilement contournés, voilà qui fera toute la différence à l’arrivée.

Pour s’y opposer, suffira-t-il de marteler, comme vient de le faire à Nuremberg la chancelière Allemande Angela Merkel, que « les gens espèrent qu’une crise comme celle que nous connaissons n’interviendra plus jamais », pour en tirer comme conséquence que « nous devons donc nous rendre au G20 pour dire que nous ne permettrons pas à Wall Street et à la City de Londres de décider comment ils vont s’y prendre pour faire à nouveau de l’argent, avec comme seul résultat que ce sont les autres qui ramassent l’addition à la fin » ? Cela semble malheureusement bien dérisoire.

Retranchés sur les hauteurs de leur île de prospérité retrouvée, voulant oublier le plus vite possible que celle-ci a pour origine l’aide financière de l’Etat, quel paysage nos oligarques vont-ils contempler lorsqu’ils sortiront par moment de leur univers virtuel ? Ils verront un monde occidental connaissant une croissance faible et subissant un fort endettement public ainsi qu’un chômage élevé. Et un monde émergent prenant progressivement la prééminence sur le précédent, important et reproduisant à grande échelle, dans d’autres contextes historiques et sociaux, le pire de son modèle de développement. Voici comment le chroniqueur en chef du Financial Times, Martin Wolf, considère les choses du côté occidental : « Une lente et difficile reprise, dominée par le désendettement et les risques de déflation, est la perspective la plus probable. Les déficits fiscaux resteront énormes pour des années. Toutes les tentatives de réduire la dette en excès par l’inflation ou la banqueroute ne seront pas acceptées. La persistance d’un chômage élevé et d’une faible croissance pourront même menacer le processus de globalisation. »

Quel contraste donc, entre l’état de quelques uns et celui de tous les autres ! Amenant à penser que la faible croissance de l’économie qui est attendue résultera en premier lieu de l’activité florissante du secteur des services financiers, mais qu’elle sera à nouveau bâtie sur du sable. Donnant une nouvelle raison à ceux qui mettent en cause les modalités de calcul de la croissance économique, une problématique mise entre parenthèses par la crise, qui ne peut que rejaillir. Que dire également de cet autre saisissant contraste, cette fois-ci aux Etats-Unis, entre l’envieuse situation du peloton de tête de la finance, et celle des banques qui continuent de faire faillite en série ? 57 d’entre elles sont à ce jour dans ce cas, depuis le début de l’année, le scénario à chaque fois étant le même : une banque voisine reprend l’activité d’une défaillante, les dépôts de cette dernière entre temps garantis par la FDIC. Que dire, enfin et surtout, du lâchage de la CIT par l’administration américaine, abandonnée sans soutien officiel à son triste sort, tout au bord de la faillite ? Rien si ce n’est qu’il vaut mieux être puissant que faible, une grande banalité dont le monde bancaire a fait sa devise.

Car, sans chercher plus loin ou faire preuve de manichéisme, sans s’appuyer sur l’état défaillant de l’économie pour l’opposer à celui de la finance prospère, le monde bancaire continue en réalité de vaciller, quand il n’a pas bénéficié du soutien déterminant de l’Etat. Goldman Sachs, JP Morgan, Citigroup, Morgan Stanley et Bank of America annoncent toutes de magnifiques résultats trimestriels, mais qu’ont donc toutes ces banques prestigieuses en commun, si ce n’est d’abord d’avoir été tenues à bout de bras et tirées d’affaires par les contribuables ? L’arrogance dont elles font preuve, la pugnacité qui est la leur quand elles s’opposent de tout leur poids aux mesures qui pourraient les brider, c’est l’État qui leur en a donné les moyens et qui les laisse agir ainsi. Il faut être un habitué de The Economist pour apprécier ces propos assez inhabituels dans ses colonnes, dans un article à propos des résultats de Goldman Sachs : « Certains seront frappés et les considéreront comme obscènes, étant donné l’ampleur du soutien public nécessaire au maintien de l’entreprise… ».

Certains analystes financiers estiment cependant que les résultats du second semestre à venir pourraient être moins spectaculaires. Que ceux du trimestre passé reposent en partie, pour plusieurs de ces banques, sur des cessions d’actifs qui ne sont pas renouvelables. Que la banque de détail perd de l’argent et que le taux de défaut monte dans de nombreux secteurs de l’activité de crédit aux particuliers et aux petites entreprises, la crise se poursuivant. Que le crédit hypothécaire, résidentiel ou commercial, reste une forte menace et que les plans de soutien financier de la Fed à ce secteur donnent bien peu de résultats, en dépit de leur ampleur. Il leur est rétorqué que, dans d’autres secteurs de l’activité bancaire, tout du moins chez les plus grands établissements de la place (ce qui explique les faillites en série des plus petits), les profits n’ont jamais été aussi importants et vont se poursuivre. Dans le domaine du courtage, sur le marché obligataire, sur ceux des devises et des matières premières, car ces banques utilisent toute la palette des moyens et des instruments financiers disponibles, toujours pas régulés, mettant à profit leur énorme surface financière et bénéficiant de la disparition de certains (Bear Stearns et Lehman Brothers) ou de l’effacement de certains d’autres (comme UBS). Les résultats sont pour l’instant là, certes, mais les interrogations subsistent toujours sur le niveau des dépréciations enregistrées dans les comptes et la capacité de ces colosses de résister à de nouvelles tempêtes, si elles surgissaient. Le bilan est donc tout de même mitigé.

Les colosses ont encore des pieds d’argile. A en croire l’agence Bloomberg, pour donner un exemple, les assurances accordées par AIG aux détenteurs européens de prêts hypothécaires auraient une durée d’encore une décennie. Un tel calendrier éloigné rend bien compte des délais nécessaires à ce que se réalise progressivement le désendettement, laissant en attendant de nombreuses institutions financières dans une situation de fragilité. Expliquant notamment pourquoi il est pronostiqué une si longue période de croissance faible. Quoiqu’il en soit, pour AIG, la partie n’est pas finie, les risques sont encore omniprésents et pourraient se révéler à nouveau démesurés.

C’est dans ce contexte qu’il faut examiner la dernière affaire en cours à Wall Street, celle du groupe de services financiers spécialisé dans les PME, CIT, qui compte un million de celles-ci comme clientes aux Etats-Unis. Il avait obtenu fin décembre dernier le statut de banque et avait à ce titre reçu 2,3 milliards de dollars d’aide publique, mais n’a finalement rien obtenu cette fois-ci de l’administration, prêts ou garanties, alors qu’un milliard de dettes arrivent à échéance le mois prochain, sur 68 milliards au total. Le dénouement de ce qui pourrait être la sixième faillite de l’histoire américaine par ordre d’importance est incertain mais a de fortes chances d’être exemplaire. L’administration américaine cherche en effet à faire, d’une manière ou d’une autre, une démonstration de sa politique, ce qui explique son refus officiel d’intervention. Afin de ne pas donner prise à tous ceux qui dénoncent le « socialisme » de Barack Obama, mais aussi avec l’intention de démontrer que le système financier est suffisamment fort pour encaisser une telle situation… et tirer les marrons du feu. Plusieurs solutions sont en effet actuellement étudiées. Dans l’une d’entre elles, les détenteurs de dettes non garanties pourraient convertir une part de leurs dettes en actions (selon un schéma que les banques ont toujours refusé). Des prêts relais à court terme pourraient parallèlement être consentis par JP Morgan et Goldman Sachs, afin de donner le temps nécessaire au montage de l’opération. Le week-end sera long, rien n’est garanti, car le danger systémique est faible et chacun va tirer de son côté. Larry Summers, à l’occasion d’une conférence donnée au Peterson Institute, a donné la clé de l’attitude de l’administration : « le système ne peut être sûr tant qu’il n’est pas protégé de la faillite d’une institution individuelle ». Voilà la démonstration qui est recherchée, une preuve par le contraire, que le système est redevenu sûr, au cas où un sauvetage « privé » n’aboutirait pas, ce qui serait également exemplaire. Une bonne affaire pour une mauvaise politique.

Il est par ailleurs notable que les grandes figures du Congrès, où les lobbies bancaires sont très puissants, ainsi que l’ABA (American Bankers Association) soient restés à l’écart de cette histoire. Comme si les mesures de sauvetage publiques devaient être réservées aux « grands ». Le Trésor américain n’a d’ailleurs pas affirmé autre chose, en déclarant à propos de CIT qu’un seuil très élevé était nécessaire pour bénéficier d’une aide gouvernementale. Nous voilà en train d’assister à une expérimentation de la future régulation made in USA. D’un côté, on laisse couler les plus petits, qui n’ont pas nécessairement le plus fauté, de l’autre on protège les plus gros, en les laissant continuer de jouer sur leur playground, avec un peu plus de surveillance. En admettant implicitement qu’ils seront plus que jamais « too big to fail ». Sans, comme le propose Robert Reich, ancien secrétaire d’Etat au travail de l’administration Clinton, dans son dernier billet de son blog, leur imposer une taxe pour cette protection implicite de l’Etat (qu’il chiffre à 50% de leurs bénéfices)… Ni envisager qu’ils puissent effectivement devenir « too big to save » (trop importants pour être sauvés), ce qui serait encore une toute autre paire de manches.

Mais, dans l’immédiat, d’autres affaires bancaires plus importantes mobilisent discrètement l’attention des mégas-banquiers. Des grandes manœuvres sont en effet en cours autour de Clearnet, une des deux chambres de compensation européenne. Un consortium de 14 établissements financiers, qui regroupe les plus grands noms (dont Goldman Sachs, UBS, HSBC et Citigroup), et qui est affublé on ne sait pourquoi du petit nom de « Lily Group », souhaiterait acheter la société, dont il possède déjà 24%. On croit comprendre que ces méga-banques, à majorité américaines, qui ont de toute évidence de meilleures affaires financières à faire que d’acheter Clearnet, souhaitent conforter et accroître l’autonomie de leur activité, qui va nécessairement être rognée d’un côté, en contrôlant entièrement de l’autre un important « nœud » de plus des grands flux financiers mondiaux, qui plus est au cœur de l’Europe.

Les polémiques se poursuivent publiquement à propos du dispositif de surveillance et de contrôle américain, l’enjeu de pouvoir étant de taille et la prééminence qui devrait être accordée à la Fed soulevant beaucoup d’objections. Mais, en réalité, qu’importe l’organigramme et le partage des tâches, car il a été éloquemment démontré au cours de cette crise que les administrations dépendant de l’Etat et la banque centrale censée en être indépendante pouvaient connaître entre elles des problèmes de préséance et des luttes de pouvoir, mais qu’elles étaient dans les faits partie prenante d’un univers commun, l’expression d’une même oligarchie.

Plus importants sont les projets de régulation qui sont régulièrement annoncés et jetés en pâture à la discussion. Le dernier en date vient du Trésor, traite des hegde funds, et prévoit qu’au dessus d’un certain seuil (30 millions de dollars d’actifs en gestion), ils seront soumis à des règles prudentielles concernant leur capital, leur liquidité et leur gestion des risques. L’expérience de ces dernières années laisse pour le moins sceptique. C’est d’Istanbul qu’est venue la réplique, provenant d’un financier de passage interviewé par Bloomberg : « Les pressions politiques des banques d’investissement et de tous ceux qui font de l’argent avec les produits dérivés » vont empêcher une régulation adéquate. « De manière certaine, nous aurons une nouvelle crise qui nous tombera dessus » a pronostiqué, pour bien se faire comprendre, le gérant d’un fond installé à Singapour, Templeton Asset Managmnent Ltd, dont le portefeuille d’actifs est quand même estimé à 25 milliards de dollars. Il s’appelle Mark Mobius, et il peut être supposé qu’il ne pratique pas le double langage, vu son nom.

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87 réflexions sur « L’actualité de la crise : Les oligarques montent en puissance, par François Leclerc »

  1. Je ne voudrais pas insister et abuser, mais ce qui définit une oligarchie n’est pas sa maitrise supposée du monde. L’intention est une chose, la réalisation une autre.

    Ce n’est pas non plus une force occulte qui trame en secret et perpétue de noirs desseins.

    C’est tout simplement l’exercice du pouvoir par un petit nombre d’individus.

    La manière dont ils exercent celui-ci, ainsi que les résultats auxquels ils parviennent, est une toute autre chose.

  2. la lecture du “get smarter” m’a fait penser que “productivité” et “performance” s’opposent tout autant que “sécurité” à la liberté
    et là pour le coup, il y plane l’idée que l’homme est bel et bien aux commandes, plus démiurge que jamais…

  3. Bonsoir,

    Oui des individus, et leurs noms sont ici :

    http://www.forbes.com/lists/2009/10/billionaires-2009-richest-people_The-Worlds-Billionaires_Rank.html

    On se limite, dans cette listes, aux milliardaires, auxquels viennent s’ajouter des dizaines de milliers de millionnaires sur la planète. Total de leur fortune ? Total des laquais qui les servent ? A vos calculettes mes bons.

    En face un peu de plus de 6 milliards de personnes. Moi je dis que c’est dingue, tout simplement dingue. C’est juste hallucinant si on veut bien le regarder avec ses yeux d’homme.

  4. Obama Sarkozy ou Berlusconi ont-ils été aidés à conquérir le pouvoir?
    Si oui d’où venait l’argent, et la “complicité” des media?
    Renvoient-ils l’asenceur à ces plouto-prêteurs ou bien en sont-ils les serviteurs zélés, voire craintifs, sous l’exemple Kennedy?
    Peut-on comprendre ploutocratie comme complot des plus riches visant à le rester?

  5. @vincent
    Ce qui est étonnant c’est l’absence de grands noms historiques dans le classement de Forbes… Pas de Rockfeller pas de rothchild … Trois épiciers dans les dix premiers : est-ce bien sérieux?

    @tous
    Quand l’oligarchie se fait prendre la main dans le sac : Loge P2, Licio Gelli le grand marionettiste, une transversale à travers les pouvoirs
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/loge+p2/video/x82bbo_loge-p2-licio-gelli-le-grand-marion_news

  6. Petite erreur de données, ce ne sont des dizaines de milliers, mais pas moins de DIX MILLIONS de personnes millionnaires. Faites vos jeux mesdames messieurs, rien de ne va plus.

  7. @ Vincent Porel et Paul Jorion

    Il est en effet de “notoriété publique” que quelques “maitres du monde” dirigent ce dernier dans leur propre intérêt.
    En fait, il est dans le propre de l’homme de croire qu’en tout effet perceptible, une main consciente est à l’œuvre.

    Personnellement, je crois plutôt aux conséquences du système induites par les objectifs de ses grands acteurs (banques, industries, méga-médias, sphère politique). Ce sont des entités, certes pilotées par des hommes, mais qui n’ont le plus souvent pas pour finalité le bien être public et qui dans les faits se révèlent diablement myopes face aux conséquences financières de la crise actuelle et de la consommation effrénée des ressources fossiles.

    Franchement:
    – pouvons nous vraiment reprocher à une méga banque de vouloir maximiser ses profits, de vouloir limiter la régulation à l’encontre de ses activités, de faire un puissant lobbying? Quelle est sa finalité? Lâcher du lest alors que ses concurrents (dont la plupart échappent à la sphère politique qui veut lui imposer une régulation) auront les coudées franches?
    – pouvons nous vraiment reprocher aux politiques leur manque de force dans la régulation et le traitement de la crise? quelle est leur finalité? mécontenter le panel d’électeurs nationaux et ruiner les chances de son parti alors que l’opposition en place en profitera pour tirer les marrons du feu?
    – pouvons nous vraiment reprocher à un état de se lancer dans le protectionnisme, si destructeur par l’effet domino qu’il induira au niveau mondial? Quelle est sa finalité? perdre beaucoup au niveau national et éviter au monde une catastrophe ou perdre un peu et laisser le monde à sa place?
    Au risque d’être pénible, je pourrais prolonger sans mal avec l’industrie et le rôle des médias.

    Nous sommes face à un système a qui il manque une organe de régulation. Et je ne vois qu’un niveau mondial pour cet organe.
    Notre système actuel, mondialisé, mais sans conscience (et sans pirate/pilotes!) mondiale est un système qui ne peut que s’autodétruire.

    Je propose d’illustrer cette affirmation par le dilemme des prisonniers (exemple simpliste, je vous l’accorde), honteusement repris à Crozier dans “l’acteur et le système”:
    Deux prisonniers sont interrogés à la police pour un crime. Ils savent que les policiers n’ont pas de preuve contre eux, hormis les déclarations de ces deux prisonniers.
    Ces prisonniers n’ont chacun que deux choix: nier ou accuser l’autre.
    – S’ils nient tous les deux, les policier n’auront que quelques charges à leur encontre: ils écoperont d’un an de prison chacun
    – Si les deux dénoncent l’autre, ils écopent chacun de 10 ans
    – Si l’un nie et l’autre dénonce, celui dénoncé écope de 20 ans et le délateur ressort libre.
    Quel est le comportement rationnel d’un point de vue externe? Les deux nient, évidemment.
    Sachant qu’ils ne peuvent se parler, et encore moins se faire confiance, quel est le comportement rationnel de chaque prisonnier? La délation de l’autre. 10 ans au pire, et non 20 ans et au mieux, rien du tout.
    La situation induit un comportement des ses acteurs qui finalement est contre productif au niveau global.

    N’est ce pas un résumé simpliste de la situation dont nous sommes actuellement observateurs?
    Trouvez vous que le niveau de confiance entre les acteurs de cet exemple et les acteurs de notre monde réel soient très différents?
    Trouvez vous que les conséquences risquées par nos malfrats soient, finalement, si éloignées des conséquences que notre monde actuel encoure?

    Je ne répondrais pas directement à ces questions, mon ton ayant donné, je crois, suffisamment d’indices pour entrevoir mes réponses.
    Mais vous, trouvez les vôtres.

    PS: mon pseudo fait référence à la vague de questions que je pose 😉

  8. @ Vincent,

    “En face un peu de plus de 6 milliards de personnes. Moi je dis que c’est dingue, tout simplement dingue. C’est juste hallucinant si on veut bien le regarder avec ses yeux d’homme.”

    La situation sous les pharaons ainsi que dans nombre de sociétés totalitaires diverses et variées semble toujours à postériori hallucinante à bien la regarder avec ses yeux d’homme; elles ont pourtant étaient acceptées pendant des siècles par d’autres Hommes. L’histoire nous montre aussi que, dans les périodes majeures de crise, les Hommes sont dépassés par la force des dynamiques historiques et que le temps de la remise en question et de la prise de conscience ne se fait qu’après les dévastations.

    Le travail que nous avons tous à faire actuellement parait titanesque, il l’est surement, mais notre volonté parfois vacillante doit se renforcer par ce constat:
    Nous sommes confronté -une fois de plus à l’échelle de l’Histoire- à une crise de civilisation, mais pour la première fois nous pouvons en avoir conscience avant les dévastations les plus lourdes. “Nous” ce n’est peut être aujourd’hui que quelques minorités, mais si elles réussissent à élaborer des grilles d’analyse adéquates, nous pourront alors compter sur le fait que la vitesse de circulation de l’information n’a rien à envier à celle de l’argent…

  9. @ Pierre,
    Vous dites :Ce nouvel Homme pour cet ordre nouveau.
    Voila un sujet qui passionne Paul Jorion

    Je ne connais pas (malheureusement) les écrits de Paul Jorion,

    Ce qui me vient à l’esprit c’est que:
    c’est la fin de tous les “systèmes humains”
    tout s’annule comme s’il y avait un FORCE SUPÉRIEURE qui pousse et presse le monde…

    Il faut peut-être faire un GRAND nettoyage pour ce nouvel Homme 🙂
    ou plus exactement c’est cette nouvelle conscience planétaire qui “du dedans”
    se prépare à venir au grand jour…

    Cordialement,
    Ordjoun
    [Paysan Indien]

  10. @ johannes finckh,

    Je vous ai répondu mais le message est resté un long moment en modération : pauljorion.com/blog/?p=3818#comment-33350

    @ Paul Jorion,

    Suite à votre message de hier à 17:25, j’ai “enlevé” la pub : youtube.com/watch?v=VFo5Ky8YE8c&feature=related

    Suite à votre message de hier à 21:29 : “Personne n’y croyait, personne ne m’a soutenu, mais je suis arrivé à pied par la Chine”.

  11. @ fab:
    merci pour votre réponse!
    La dite “crise de civilisation” reste, à mon sens, très liée aux phénomènes monétaires qui produisent mécaniquement la crise bancaire et, en suivant, la crise économique.
    les temps de crise sont toujours des temps de crise économisue, puis sociale, puis, la paix civile elle-même fout le le camp du fai des conflits de redistribution.
    Limiter la consommation n’est pas nouveau pour l’individu, et les efforts de produire des objets nouveaux qui attirent encore des acheteurs est une recette qui s’émousse peu à peu, et c’est l’accumulation de l’argent pour lui-même qui produit le marasme ambiant!
    Mais on peut toujours philosopher là-dessus; en tout cas merci, jf

  12. je sollicite de votre haute bienveillance un financement afin de m’aider à financier mes projets alimentaire.

    Moi, je suis jeune Malgache venant de MADAGASCAR , Par faute de financement, La nutrition de nos region n’est pas satisfaisante.
    a cause d’ un grand problème politique de nos pays.

    En vous remerciant par avance quant aux solutions que vous voudrez bien m’indiquer, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le DIRECTEUR GENERAL, l’expression de meilleurs sentiments.

    MADAGASCAR
    rodxxl@gmail.com

  13. TARTAR dit :
    20 juillet 2009 à 00:42

    Obama Sarkozy ou Berlusconi ont-ils été aidés à conquérir le pouvoir?

    Quelle question, nous savons tous que le politique à besoin d’argent et que l’argent à besoin du politique.
    Sarkozy s’est suffisamment affiché avec ses riches amis pour qu’on les connaisse, peut être est-il plus discret avec Paul Desmarais.

    Le monde diplomatique, qui n’est certes pas LA référence, n’hésite pas à utiliser le mot d’oligarque (1) qui dit bien ce qu’il veut dire et ne sous-entend pas par exemple qu’il y ait complot. Bravo une fois de plus à la pertinence de françois leclerc.

    (1)
    M. Sarkozy déjà couronné par les oligarques des médias ? (lien)

  14. François Leclerc pointe l’évidence : il faut un terme. Je ne suis pas marié avec celui d’oligarchie ; en ce qui me concerne on peut utiliser celui de “class dominante”, “wall street”, “riches”, “bankers”, “illuminati”, “capitalistes rapaces”, “grand bourgeois, salaud, le peuple aura ta peau” : aucun n’est parfait (même de loin) ; tous sont néanmoins meilleurs que le rien qui fait qu’on discute si peu (enfin, surtout hors d’ici), alors que c’est l’urgence, d’où se décide ce qui nous importe à présent . J’écarte aussi de la discussion tout ceux qui vivent dans la mythologie du complot (qu’ils croient dans un monde structuré dans un grand complot ou qu’ils croient à l’inverse dans un monde essentiellement transparent) ; nous n’avons pas le temps de considérer le monde pourcequ’il n’est pas, et tout ce qui ressortirait d’un “esprit de systeme” (pour reprendre Tocqueville) plutot que de l’observation continue nous éloignera d’une analyse efficace.

    Ce qui nous importe, c’est qui décide quoi et jusqu’à quel point ; et avant de se le demander pour des questions de légitimités démocratiques nous devons nous le demander pour des raisons pratiques. Il sera toujours temps, après coup, d’estimer le pour et le contre d’une gouvernement mondial de gens de bonnes éducations.

    Car enfin on ne peut pas s’arrêter à parler de la “boîte à anomalie” ; en fait s’il faut pinailler sur les mots, celui d’anomalie m’a tout l’air de l’euphémisme dangereux. Quelle tabou brisè-je en disant que non, décidément, il n’est pas normal, il n’est pas acceptable que neuf mois plus tard on ne sache l’usage qui a été fait de *trillion* de dollars et que nos politiques et nos médias n’aient pas que cette affaire là à la bouche pour autant ?

    Il m’est évident que l’organisation des places financières a été de façon continue modifiée pour favoriser toujours les plus gros. Informatisation permettant l’explosion de volumes de micro transactions qui par lissage deviennent des rentes de qui peut se les offrir, répression des délits d’initiés bien molle, facilité à manipuler les marchés, noyautage de la FED par des banques privées, etc. Du temps de la monarchie le gros des biens était réparti dans des familles et l’églises qui s’il elles se faisaient la guerre pour améliorer l’état de leurs avoirs n’impactaient pas en permanence l’ensemble des avoir (et des situations de la population qui en dépendait) de tous.

    Ceci a changé. Un certain nombre de familles se transmettent par l’héritage non seulement des portions significatives des avoirs planétaires, mais une certaine idée de leur destinée en tant qu’élite mondiale qui les conduit à penser leur role au delà de la simple bonne gestion de leur patrimoine (qui certes n’est jamais bien loin). Ces familles s’entourent “d’intellectuels” dont les idées sont à la fois piquantes en salon et bonne pour le patrimoine ; de politiques dont le gros de l’énergie est à jamais fixé sur la prochaine élection, d’hommes d’appareils, ministres, haut comissaires, bien souvent issus du même monde et d’autres patrons (industrie, presse, nouvelles technologies) avec leur culture propre, mais toujours “wall street compatible”. Ils se réunissent au Bilderberg, ils se recroisent dans les avions, parfois en visite avec un chef d’état, parfois en affaire, parfois en vacance. Ils s’entendent bien avec ce qu’il reste de l’ancien club, à savoir les têtes courronnées toujours influentes. Et pour l’instant, leurs clubs sont plutôt blanc et masculin. Enfin pour ceux que nous connaissons ; nul doute que des variantes locales existent ailleurs ; reste à savoir si ces groupes se mélangeront ou s’affronteront. Probablement un peu des deux.

    Ensemblent, ils décident qu’on a besoin d’une europe plutot comme ci ou plutot comme ça, d’une entrée ou non de tel pays dans l’OMC, d’industrialisation ici et de désindustrialisation là, d’une taxe carbonne mondiale, de pas de taxe carbonne mondiale, de l’évolution des roles de chacun dans l’OTAN, etc. Comme dans le haut de la hierarchie d’une boite, tout les individus ne s’intéressent pas à toutes les questions, mais ceux qui sont décidés sur un point ont la bienveillance des autres à moins d’opposition réelle.

    Décident ils bien, mal, mieux ou moins bien que tout autre idée que l’on pourrait présenter ? Je ne sais pas, mais je sais ceci : un bon décideur doit être en phase avec le résultat de ces décisions. Et ce principe là est largement violé ; quand wall street ne pense qu’à sauver ses fesses et relancer ses bonus, vidant de fait des caisses qu’on sait déjà trop vides pour la suite, ce sont d’autres qui en feront les frais. Et cette fois ci, la décision de quelques uns touche autrement plus de monde qu’à l’époque ou un mauvais noble affamait ses cerfs.

    Rien ne dit que ces gens qu’ils auraient une allégeance cachée autre que ce mélange d’intérêt et de sentiment de responsabilité en tant qu’élite que j’ai nommé. Rien ne garantit le contraire non plus, celà dit. Mais s’intéresser à cette catégorie de la population, qui peut bloquer les décisions de ceux mandatés par la population, voire imposer les siennes, me semble la démarche saine et logique qui devrait s’imposer à tout un chacun. Et pour ce faire, il faut la nommer. Si elle n’est pas nommée, si tel ou tel mot, sous pretexte de son imperfection, est écartée, le résultat pratique est qu’on ne peut pas en parler facilement. C’est à mon avis, en premier lieu, la chose à changer.

  15. @ Gregory
    Dans la liste de désignations que vous avez signalées, j’éviterais soigneusement “illuminati” qui fait franchement référence au complot, avec un petit parfum de puissance surnaturelle…

  16. Rappel d’une définition (tiré du Grand Robert)
    oligarchie:
    ÉTYM. 1361; grec oligarkhia « commandement de quelques-uns », de oligarkhês. → Oligarque.
    Régime politique dans lequel la souveraineté appartient à un petit groupe de personnes, à quelques familles, à une classe restreinte et privilégiée.
    Oligarchie n’est pas un gros mot. il est parfaitement utilisable et adéquat, sauf à ce qu’il effraie certains, ce qui est un autre débat.
    Oligarchie régnante actuelle est parfaitement définie et expose ses buts à défaut de nous éclairer sur les moyens pour les atteindre . Un article bien documenté de mondialisation.ca traite de la dernière réunion du Bilderberg groupe qu’il serait étonnant d’ignorer ou de censurer sur ce blog.
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14079
    Les complots les manipulations ont existé de tout temps, de l’incendie de la Rome antique à celui du Reichstag, c’est un principe de gouvernance. À la seule différence par rapport au temps passé, nous avons maintenant avec Internet accès à l’information mondiale et aux commentaires de tous. Nous avons simplement le devoir intellectuel de nous interroger sur tout, de ne rien accepter comme évidence dogmatique par ceux qui détiennent les canaux d’information classique .
    Un simple exemple actuel: comment expliquer les faramineux résultats de Goldman Sachs et J.P. Morgan par une activité classique de banque hors nouvelles spéculations, contre qui posséderaient encore quelques milliards à dépenser si ce n’est le contribuable étasunien.
    Le Serpent se mord la queue.
    Bis

  17. Du danger de l’oligarchie
    —————————–

    @François Leclerc,
    Si nous sommes à peu près tous d’accord pour diagnostiquer un dysfonctionnement dans les hautes couches sociales, il y a un problème fondamental à l’identifier en tant que “oligarchie”. Il me semble préférable d’utiliser l’expression “déficit démocratique” de Stiglitz dans le sens ou ce terme se rapporte a un “comportement” plutôt qu’a des personnes. On fait ou ne fait pas partie de l’oligarchie, par contre, le déficit démocratique, on peut y participer de différentes manières, c’est beaucoup plus “organique” que la vision hiérarchique induite par le terme “oligarchie” et du coup, ça décrit beaucoup mieux la réalité et les solutions.
    Dans le cas “oligarchie”, la solution c’est de couper des têtes, mais on se doute bien que comme l’hydre, elle repousseront.
    Dans l’autre cas, la solution c’est de changer les règles du jeu, et les “oligarques” mourront d’eux même, n’étant plus nourris, mais les personnes qu’étaient les oligarques pourront continuer de vivres s’ils savent s’adapter.

    Ce simple changement de terminologie à des conséquences suffisamment importante pour qu’il soit soigneusement choisi.

  18. @ ybabel

    Oui et non. Oui, parce qu’il a effectivement un relent émanant d’oligarchie, qui renvoie faussement à la vision des têtes d’une hydre brandies sur des piques et qu’il ne s’agit effectivement pas de cela, mais bien de changer les règles du jeu, comme vous le dites à juste titre. Non, parce qu’il s’agit d’un pouvoir structuré, avec ses codes, ses règles d’appartenance, ses pouvoirs, etc… et qu’il s’agit quand même de le défaire.

    “Déficit démocratique”, c’est bien du Stiglitz ! Outre que la formule ne désgine rien, puisqu’il s’agit d’un manque à combler, mais elle induit l’idée que, somme toute, il suffirait d’en rajouter un peu…de démocratie.

  19. @ybabel

    C’est peut être le lieu de la frontière exacte entre complotisme et absence de complotisme qui titille certains. Sauf que pour moi, le bon mot serait plutôt “guerre économique”. Par ceci j’entends que soit comme vous dites, le problème est un comportement général inconscient, fruit d’un model de société basé sur le profit. Soit il s’agit d’un problème de classes aisées (ou du moins, une partie d’entre elles) qui agissent consciement en compétition des autres pour maintenir ou accroitre leur domination sociale.

    Il m’est très difficile de répondre à cette question. D’un certains coté je ne pense pas qu’on se lève en se disant “aujourd’hui, je vais marcher sur les autres”. D’un autre coté, je suis certains que ceux qui le font acquièrent d’excellentes positions s’ils sont malins. Puisque le raisonnement est impuissant pour moi à trancher (autrement que par l’habituel : “il y a probablement un peu des deux”), ne me reste que l’observation. Hors il est difficile de différencier un opportuniste d’un planificateur à la seule aune des résultats.

    Mais tout de même, on n’a pas de mal à compter et identifier les décisionnaires scandaleux. Ceux là sont probablement non pas dans l’exercice inconscient des rouages de la société, mais bel en bien dans la défense de leurs intérêts bien compris, c’est à dire en guerre, contre nous. Pour ceux là, il n’est plus le temps de faire dans l’analyse du comportement, de la société ou que sais je. Ceux là, il faut les nommer, autant que possible sans amalgamme. C’est peut-être le vrai problème du terme oligarchie.

  20. Bonjour,

    Appeler un chat, un chat.

    Complot -déf-:
    Dessein secret, concerté entre plusieurs personnes, avec l’intention de nuire à l’autorité d’un personnage public ou d’une institution, éventuellement d’attenter à sa vie ou à sa sûreté.

    Et pour oligarque voir:
    http://www.cnrtl.fr/definition/oligarque

    Il me semble que (par exemple) l’étouffement de la banque
    Lehman était voulu, prévu, stratégiquement organisé.
    Et ils vont continuer de “se bouffer” entre eux…

    Pourquoi ? car ce sont des psychopathes!

    Or il y a bien un groupe d’oligarques (un petite centaine peut-être),
    Puisque vous faites référence à ce terme (qui me fait penser invariablement à la mafia russe !),
    Qui par définition veulent supprimer ou contrôler/manipuler la démocratie.

    Pendant ce temps là….
    Et pour la majorité des habitant de la planète,
    C’est la misère, la famine et le suicide (exemple des paysans indiens)

    A vos spéculations (cérébrales) …

    Ordjoun

  21. @ Ordjoun

    Vous faites référence à l’oligarchie russe, car c’est elle qui a remis au goût du jour une appellation sinon peu usitée et considérée comme désuète. C’est un peu le problème de ce concept, que d’être une auberge espagnole et de s’appliquer à des structures de pouvoir très diverses, n’ayant en commun que d’être peu nombreuses. C’est la raison pour laquelle il faudrait lui accoler d’autres termes la définissant plus précisément, en utilisant “capitalisme”, “financier” et “mondial”… Si l’on essaye, cela peut donner Oligarchie mondiale du capitalisme financier !

  22. @François:

    Votre “Oligarchie mondiale du capitalisme financier ”
    est un euphémisme…

    Et puis en 2009 vos “oligarques” sont au-dessus des pays,
    donc forcement planétaire…

    Au sujet du mot capitalisme :
    Pourquoi vouloir l’inclure dans votre formule alors qu’en principe il est déjà mort!
    Seule la machinerie technique, politique et médiatique fait encore bouger le cadavre artificiellement 🙂
    Je ne connais pas votre but François Leclerc ,
    mais je vous propose de réfléchir à un nouveau mot (création).

    Cordialement,
    Ordjoun

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