L’actualité de la crise : Une « régulation systémique » qui se présente bien mal, par François Leclerc

Billet invité.

UNE « REGULATION SYSTEMIQUE » QUI SE PRESENTE BIEN MAL

Après avoir rappelé les centaines de milliards de dollars consacrés par l’Etat à sauvetage des banques, Barack Obama a, mercredi dernier lors d’une conférence de presse, voulu faire acte de franchise en déplorant que « ce que nous n’avons pas vu, à mon avis, c’est un changement de comportement et de pratiques à Wall Street ». Pour en tirer ainsi les conséquences : « Le fait est que si nous ne réformons pas les autorités de la régulation financière, les banques vont faire comme avant. Dans un sens, cela pourrait même être pire, parce que maintenant elles savent que le gouvernement peut considérer qu’elles sont trop grosses pour qu’on les laisse faire faillite. Si on ne leur impose pas de limites, elles prendront encore plus de risques ». Justifiant ainsi sa proposition de création d’un fonds de garantie des investissements les plus hasardeux, financée par les investisseurs eux-mêmes, afin que l’Etat n’ait plus à intervenir. Une manière de paradoxalement reconnaître, faisant preuve d’une certaine lucidité, que les banques allaient inévitablement reprendre des risques inconsidérés et qu’il n’était pas possible de les en empêcher.

Ayant déjà utilisé la métaphore de la maison brûlée pour parler de l’économie, et évoqué les traites pour lesquelles l’Etat était en retard de payement, Barack Obama s’efforce de rester au contact des Américains qui l’ont élu en tenant leur propre langage et exprimant leurs préoccupations. Leur demandant également d’être « patients » à propos de la poursuite de la montée du chômage, n’ayant rien d’autre à offrir, si ce n’est la réforme de la santé à venir. Or, les commentateurs mettent l’accent sur les très sérieuses difficultés qui l’attendent à propos de son adoption par un Congrès qui, tout en étant à majorité démocrate n’en est pas moins difficilement gouvernable. En réalité, Barack Obama est déjà arrivé à un tournant de son mandat présidentiel, dont il n’est pas certain qu’il va pouvoir bien le négocier. Car il a également beaucoup de mal à tenir son monde financier et à lui imposer une régulation, même à minima, et de garder dans l’immédiat un peu de tenue, alors que les signes se multiplient d’une poursuite de la crise.

Ce ne sont plus seulement les secteurs immobiliers commercial et résidentiel du crédit qui continuent d’être très préoccupants, alors que les tentatives de « lisser » le problème ne semblent pas donner de grands résultats. Le secteur des cartes de crédit est également une menace complémentaire grandissante pour de nombreuses banques et émetteurs.

Avec l’affaire CIT, dont le sauvetage par des investisseurs privés reste très chancelant, on a assisté à l’ouverture d’un nouveau front, celui du LBO (leveraged buy-out), c’est à dire des entreprises achetées par endettement bancaire et qui doivent rembourser celui-ci ensuite, et qui sont en grande difficulté en raison de la baisse des affaires. Les banques régionales, enfin, sont une bombe à retardement à ne pas négliger dans le paysage, car, contrairement aux méga-banques de Wall Street, elles subissent de plein fouet les effets de l’augmentation des défauts dans tous ces compartiments du crédit, sans pouvoir les compenser par de juteuses opérations financières, qui leur sont inaccessibles.

Illustration du mur auquel se heurte de plus en plus l’administration, avec ses pourtant timides réformes, Neal Wolin, l’adjoint du secrétaire américain au Trésor, a laborieusement planché mercredi devant l’Association américaine des banquiers (ABA), afin de défendre ses propositions. Annonçant à l’occasion la transmission d’un projet de loi au Congrès visant à créer un Conseil de surveillance des services financiers, dont la conception est attaquée de toutes parts. L’ABA ayant vivement critiqué l’idée initiale d’un régulateur principal (la Fed), depuis abandonnée sous cette forme, ainsi que la création d’une nouvelle agence gouvernementale chargée de la protection des consommateurs, au profit de sa proposition de création d’un « régulateur du risque systémique », empruntant à la philosophie de l’administration pour lui donner un contenu nettement plus restreint.

Le même jour, devant le Congrès, le président de la Fed, Ben Bernanke, proposait que celle-ci se voit attribuer la mission de la protection des consommateurs, dans une évidente tentative de définitivement couler le projet de création de cette agence. Barney Franck, le tout puissant président de la commission des services financiers à la Chambre des représentants, avait pour sa part déjà annoncé que le Congrès ne voterait pas avant septembre à propos du projet de loi portant sur cette agence. Afin de se donner le temps de mener à bien une puissante offensive dirigée contre le rôle prééminent que l’administration Obama entend donner à la Fed dans son dispositif de régulation, défendant l’idée qu’il est préférable de disposer d’une palette d’agences spécialisées, qui se partageraient les pouvoirs, afin de bien voir de tous les côtés. On peut penser qu’il s’agit plutôt de les diviser afin de les amoindrir. Le Sénat vient de son côté d’entrer dans la danse, pour encore plus compliquer le jeu.

Dans ces conditions de grande confusion, personne n’est aujourd’hui en mesure de dire quelle sera la couleur du lapin qui sortira du chapeau. La discussion portant essentiellement sur le dispositif institutionnel de la régulation, laissant au second plan les mesures elles-mêmes. Le temps jouant incontestablement pour Wall Street.

Lorsque l’on cherche à comprendre à l’étage en dessous ce qui se prépare, on constate vite qu’une pagaille noire y règne également. En particulier sur un sujet décisif, celui des chambres d’enregistrement et de compensation des produits financiers dérivés dits « OTC », négociés de gré à gré « over-the-counter ». Les projets dans ce domaine poussent comme des champignons, tant aux Etats-Unis qu’en Europe (six d’entre eux existent déjà). Or le projet de départ de cette future régulation prévoit que ses artisans à venir auront accès aux bases de données résultant de l’enregistrement de toutes les transactions de ces produits financiers, standardisés ou non, afin de disposer à tout moment d’une vue d’ensemble sur ce gigantesque marché et de détecter les dangers systémiques qui pourraient en provenir. Mais comment cela va-t-il bien pouvoir fonctionner ainsi, dans les conditions qui se préparent, avec l’existence de multiples chambres de compensation ? Comment les informations en provenance de chacune d’entre elles pourront être agrégées, afin de donner une réelle vue d’ensemble en temps réel aux régulateurs ?

En réalité, dans tous les dispositifs qui se prévalent de la philosophie du « risque systémique », ce même problème non résolu se pose. Comment passer d’une surveillance jusqu’à maintenant centrée sur les institutions financière prises isolément à celle des innombrables interactions qui existent entre elles ? Car c’est de ce phénomène que naît le « risque systémique »… Les limites de ce qui se prépare ne résident donc pas uniquement dans l’existence de trous subsistant dans le filet de la régulation, qui seront agrandis au fur et à mesure que le temps passera et les lobbies l’imposeront, ou bien même de contournements toujours possibles des mesures adoptées, mais de l’absence de toute méthodologie de prévention de ce « risque systémique », dont on veut nous faire croire qu’il pourra être maîtrisé, sans savoir comment.

Quant à PIMCO, le plus important des acteurs du marché obligataire américain, qui vient de jouer un rôle majeur dans le sauvetage de CIT, il vient de livrer sa vision de l’avenir. Il voit très clairement se dessiner la perspective d’une reprise en « W », c’est à dire d’une rechute en 2010 après une petite reprise, les effets des mesures de relance s’étant alors estompés et la consommation n’étant pas repartie. Dans ces conditions, il prévoit de continuer de fuir comme la peste le secteur des produits à « haut rendement » (les « junk bonds »), comme il les appelle, de diversifier les investissement hors des Etats-Unis, et de privilégier les obligations des entreprises dans les secteurs des utilities, de l’énergie et des télécoms. C’est dire ce qu’il pense du reste.

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30 réponses à “L’actualité de la crise : Une « régulation systémique » qui se présente bien mal, par François Leclerc”

  1. Avatar de alexandre
    alexandre

    Il est intéressant de constater que AIG et CIT s’effondre complètement en bourse alors que l’europhie des robots traders bat son plein. Toutefois, créer une fausse euphorie à un coup : l’augmentation incroyable des T-bonds 10 ans qui sont à 3.71%. Avec un tel rendement il me parait évident que si les LBO s’effondrent, le gouvernement américain aura beaucoup de mal à s’endetter pour sauver une nouvelle fois tout ce beau monde.

    Ainsi le risque d’une saturation de la dette américaine me parait de plus en plus probable ce qui limiterai le pouvoir de la FED à la seul création monétaire qui elle-même continuera à accentuer le dégout pour la dette américaine.

    Un cercle vicieux se forme. Après tout peu être existe il une justice ?

  2. Avatar de fincaparaiso
    fincaparaiso

    A françois LECLERC,
    A vous lire, il semble que 2 mondes étanches coexistent: le monde financier avec ses propres règles qu’il défend bec et ongles contre les velleités médiatiques du pouvoir fédéral de les contingenter et un monde économique et social asphyxié tous les jours un peu plus par une diminution de la consommation des citoyens américains.
    l’atonie des citoyens américians ne proviendrait il pas de ce sentiment que le marasme dans lequel ils sont plongés provient de leur comportement économique, absolument pas d’une escroquerie planétaire régéntée par le monde financier et entérinée par son vassal le pouvoir politique?

  3. Avatar de Allfeel
    Allfeel

    @fincapraiso
    Les sentiments des américains… Quand on est endetté jusqu’au coup et qu’on perd son travail
    le fait de consommer du prozac a haute dose ne va pas vous vaire redevenir le consommateur acharné d’avant.
    De plus les banques pretent de moins en moins et les défauts de payements augmentent tous les mois.
    Oui on essaie de donner un sentiment de retour vers la croissance mais les sentiments ne font pas l’économie .

  4. Avatar de egdltp
    egdltp

    On voit que la seule manière de sortir de ce cercle vicieux est que les pouvoir public ou les groupes de personne redéfinisse une monnaie et ne donnent plus leurs économies à ces « voleurs ». L’important est de leur confisquer les flux d’argent afin qu’ils restent seuls dans leur coin.
    Qui aura le courage politique de dire aux gens que les banques d’investissement ont joué et perdu et donc qu’il est normal qu’elles disparaissent ???

  5. Avatar de François Leclerc
    François Leclerc

    @ fincaparaiso, alfeel

    A ceci près que chacun de ces mondes « financier » et « économique » n’est pas homogène. Par exemple: méga-banques et banques régionales américaines, si l’on considère le monde financier. Mais sinon, en effet, la décorrélation entre ces deux sphères apparaît dans toute dans son étendue, une fois le brouillard idéologique levé.

    Autre chose est d’en faire porter la responsabilité aux consommateurs américains (ou autres). Car ils n’ont fait que suivre la piste qui leur était proposée et, ainsi que les données l’établissent clairement dorénavant, ils n’ont pas profité d’un partage des gains de productivité et des plus-values. D’où leur endettement.

    Si le financement de cette dette, dont la bulle (hier très profitable) est en train de lentement se dégonfler, comment un tel niveau de consommation va-t-il pourvoir être retrouvé, sans redistribution de la richesse ? C’est toute l’équation de l’évolution de la société américaine, et pas seulement de l’économie, qui est ainsi posée.

    C’est aussi la raison pour laquelle il est considéré impératif de relancer la machine.

  6. Avatar de Ton vieux copain Michel
    Ton vieux copain Michel

    Barney Frank a également affirmé hier que l’interdiction des « naked CDS » était envisagée. Puis il s’est rattrapé en disant que ce ne serait 1. Pas nécessaire pour les opérateurs qui négocient ces produits via l’une ou l’autre bourses spécialisée 2. Pas nécessaire pour ceux qui négocient ces produits de gré à gré à condition qu’ils provisionnent suffisamment 3. Pas nécessaire pour les market makers

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=a0W1VTiv9q2A

  7. Avatar de JGorban
    JGorban

    bonjour,

    la question qui n’est pas abordé est la suivante : pourquoi continuent-ils dans le même sens ?

    fincaparaiso tente une explication :
     » l’atonie des citoyens américians ne proviendrait il pas de ce sentiment que le marasme dans lequel ils sont plongés provient de leur comportement économique, absolument pas d’une escroquerie planétaire régéntée par le monde financier et entérinée par son vassal le pouvoir politique?  »

    cette explication, pour moi totalement libérale, rejetant sur tout un chacun les raisons de la crise passe complètement à coté de la raison qui pour moi est une des explications principales sinon L’explication principale.
    D’autre part comme l’a dit François Leclerc, tout un chacun subit le système marchand dans lequel il vit et n’est pas un acteur majeur pouvant influer ce dit système sauf quand il n’a plus les moyens de consommer …..

    Pour moi, l’idée force du processus actuel est que, pour l’instant, le rapport de force est totalement en faveur des possédants et de leurs propagandistes libéraux , malgré la profondeur de la crise . La lutte des classes est actuellement menée par les possédants, pour paraphraser Warren Buffet et on a mis dans la tête d’une majorité de dominés que la lutte des classes n’existe pas. Donc l’inversion de ce rapport de force n’est pas pour demain sauf catastrophe majeure.

    Je tiens à rappeler que le new-deal , considéré par les libéraux de l’époque comme une bolchévisation de la société américaine, n’a pu existé qu’ à cause de la peur du rouge. Souvenons du contexte, les travailleurs étaient en effervescence et un modèle s’offraient à eux : l’URSS.

    Il ne s’agit pas de juger ici de ce système , simplement de voir qu’il pesait dans les décisions des possédants de l’époque.

    Et la politique ultra-libérale des trente dernières années n’est que la volonté de reprendre ce qui avait dû être abandonné aux dominés par les dominants pour sauver leurs privilèges.

    Actuellement le principale obstacle à une refonte du système ( je ne parle même pas d’une révolution dont je suis partisan ) ,c’est que ceux qui ont les commandes n’ont pas peur : toutes les options anti-capitalistes sont jugés, pour l’instant, totalement non crédibles.

    Le seul reproche que je ferai à ce blog, c’est dévacuer trop souvent, l’aspect politique. Paul Jorion en préfaçant un livre de Proudhon commencerait-il à prendre un virage ?

    Sinon je prends plaisir à lire ce blog par toutes les informations qu’on y puise.

  8. Avatar de alexandre
    alexandre

    @François Leclerc

    Ne pensez vous pas que les américains jouent le  » tout pour le tout » en poussant les indices boursiers dans l’espoir que la crise ne soit que « psychologique ». Et surtout, en éloignant le spectre de la régulation en confiant cette dernière à la seule institution incompétente en la matière : la FED.

    Les américains se disent qu’il est trop tard pour changer de système. En effet, si on repasse à un système de production ils peuvent se faire doubler par Chine et même par l’Allemagne. Alors ils se disent : « Il faut conserver ce système à n’importe quel prix » et cela sans la moindre visions moyen et long terme.

  9. Avatar de François Leclerc
    François Leclerc

    @ alexandre

    Je pense que cela fait longtemps que l’interprétation de l’évolution des cours boursiers est jeu de devinettes au sein du grand casino financier (et non à son coeur) ! Oui, le monde financier voudrait bien que les salles de jeu soient à nouveau toutes ouvertes et que l’accès au casino ne soit pas trop réglementé. Quand à la production (vous voulez certainement signifier l’activité économique), peut-on raisonnablement penser que la désindustrialisation américaine est réversible ?

    @ JCGorban

    Je comprends votre point de vue, mais pourquoi pensez-vous que l’aspect politique soit évacué de ce blog ? En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’être en plein dedans ! Mais je reconnais ne pas nécessairement aller jusqu’au bout des questions que moi-même je me pose.

  10. Avatar de TARTAR
    TARTAR

    Ce blog en effet tend petit à petit à prendre en compte la politique.
    C’est bien ainsi que le monde doit être vu.
    Les sales gosses de la finance vont le casser faute de surveillance des parents politiques.
    Hélàs le trouble sera tel que les peuples vont bientôt être à la recherche de parents politiques « sévères ».
    C’est cycle habituel et historique :
    libéralisme politique VS dictature…

  11. Avatar de ybabel
    ybabel

    Charles Péguy : « tout commence en mystique, tout se termine en politique »

  12. Avatar de ybabel
    ybabel

    @Serge Dumoulin
    n’importe qui peut changer les règles en ne leur confiant plus son argent !!! …

  13. Avatar de Crapaud Rouge

    @Messieurs Jorion et Leclerc: je serais curieux de vous voir discuter autour du thème : « une reconnaissance de dette est-elle de la monnaie ? » car, à force de lire les théories de l’un et les histoires de l’autre, je pense de plus en plus que monnaie et dette sont les deux faces d’une même pièce. Quand il s’agit des banques, on transforme miraculeusement leurs dettes en titres, à la valeur discutable certes, mais que l’on peut toujours planquer sous le tapis ou fourguer à Paul ou Jacques pour s’en débarrasser. Quand il s’agit ce celles d’un état, et j’ai souvenance du cas des pays dits en voie de développement qui défrayait la chronique longtemps avant la crise, les reconnaissances de dettes sont de véritables tirelires. Tout dépend, me semble-t-il, de quel côté du manche on se trouve.

  14. Avatar de D-croissance
    D-croissance

    @TARTAR et Serge Dumoulin
    La dictature ce n’est pas inévitable et ce n’est pas la seule alternative possible.
    Nous sommes de plus en plus nombreux à « résister » à ce système insensé qui nous écrase de plus en plus.
    Nous avons aussi notre rôle à jouer, chacun a son rôle à jouer dans cette lutte.
    Le pire n’est jamais sûr!
    Gardez espoir. Les yeux s’ouvrent lentement mais ils s’ouvrent…La consommation sans limites ne fait plus écran, ou moins en tout cas. Les gens ordinaires commencent à comprendre à quel point ils ont été grugés…De cette lucidité peut jaillir des perspectives nouvelles…

  15. Avatar de juan nessy
    juan nessy

    Quand on note qu’aux élections européennes l’abstention était de 60 % , j’ai tendance à penser que c’est bien parce que l’alternative politique au système qui court comme un canard sans tête , n’était pas offerte que ce réservoir d’attentes s’est révélé si important . Et c’est ce qui me rend optimiste . Je note aussi que par lâcheté plus que sans doute par manque d’idées , les forces de progrès n’ont pas encore su « annoncer la couleur  » , s’abritant derrère un peuple dont il semble attendre qu’il les précède plutôt que le contraire . On cherche un comité révolutionnaire et des intellectuels entrés en lutte véritable .

    Je me réjouis que les idéaux anarchistes refassent parler d’eux . Je serais désolé que la scission Marx -Bakounine se renouvelle . Je rejoins Jacques Attali quand il écrit dans une récente chronique que la mise en route opérationnelle du seul véritable projet qui vaille , passe par l’écriture de ce que l’on tolère au marché et de ce qui doit rester ou redevenir de puissance publique et citoyenne . La prise en compte d’un véritable Refèrendum d’Initiative Citoyenne dans une authentique ( et politique plutôt que marchandisante ) Constitution européenne , me semble aussi un « cliquet » vitalement nécessaire pour reprendre aux usurpateurs économiques le pouvoir qu’ils ont volé dans les mains des élus souvent trop complices sinon véreux .

    C’est pour moi la seule et dernière issue avant le sang et les larmes , qu’ils viennent d’une dictature totalitaire des possédants confortée par l »aristocratie » ,ou d’une dictature totalitaire nationaliste , ou d’une guerre civile.

    Ni dieux , ni maîtres , pour faire pièce à la violence du fric ou des « sachants » .

  16. Avatar de Germanicus
    Germanicus

    Je pense que l’économie ne repartira pas avant une implosion violente du système actuel. Les asymétries sont devenues trop importantes. Certes, l’économie en tant que corps vivant ne peut être symétrique, mais les systèmes qui canalisent et soutiennent l’économie le sont. On observe le même phénomème en sciences: Une évolution asymétrique est toujours un état transitoire qui aboutit à une nouvelle forme symétrique. J’ai l’impression que les américains empêchent cette mutation, peut-être par crainte de ce que cela pourrait donner. Autrement dit, on n’est pas sorti de l’auberge…..

  17. Avatar de Marquis de Laplace
    Marquis de Laplace

    Je pense que si les choses vont trop mal, les néo-conservateurs américains au pouvoir (il y a-t-il encore des gens qui doutent qu’il n’y sont encore?) vont copier la page des colonels argentins de la guerre des Malouines dans des circonstances similaires: rien ne mieux qu’une bonne petite guerre avec l’Iran tout en lançant cette propagande en trois points qu’ils ne manqueront pas de claironner:
    1) l’armée va donner de l’ »emploi » aux jeunes
    2) les contrats juteux vont « relancer » l’économie
    3) quiconque dira quoi que ce soit à dire de négatif envers l’administration ou la conduite économique, devra bien entendu être considére comme un traitre à sa patrie puisque comme le pays est en guerre tout le monde se doit maintenant de rentrer dans le rang, à moins d’être à la solde des ennemis.
    4) on fera tellement peur aux gens, que les problèmes économiques seront de moindre importance devant la nenace dy « terrible » président iranien. Tous les américains seront heureux qu’on leur ait « sauvé la vie » par une action forte
    5) on nous rappellera, bien entendu, l’éternel Chamberlain ce qui marche très bien pour convaincre les idiots.

  18. Avatar de juan nessy
    juan nessy

    On ne doit attendre , sauf à jouer les « brillants observateurs et éxégètes avertis »  » , ni l’implosion « obligatoire » du système , ni qu’un « quarteron de généraux » américains joue à la bombe en Iran .

    Ceci n’est pas le problème « des américains » . C’est le problème des peuples citoyens de partout , de l’Europe entre autres et surtout , et la France serait digne de son identité , si souvent évoquée, en relevant le drapeau de « la liberté guidant le monde « .

  19. Avatar de Wladimir
    Wladimir

    @Marquis de Laplace,

    Je ne crois pas à cette hypothèse. En tous les cas, Obama semble résolument opposé à toute tentative de coup de force d’Israël vis à vis du programme nucléaire iranien (bien sûr, Obama est mortel) . C’est même l’originalité de cette administration Obama élue pour résoudre les problèmes intérieurs et qui s’affirme surtout avec une approche diplomatique nouvelle comme si cela devait compenser ses difficultés à se faire entendre de Wall Street. Je crois qu’Obama prend acte de la montée en puissance de la Chine et de la Russie qui sont là des alliés au moins indirects de l’Iran.
    Mais surtout, je n’y crois pas tout simplement parce que je pense que les épopées guerrières de l’Occident sont finies. Après le Vietnam, la Somalie, l’Irak et l’Afghanistan sont des échecs cruels. Pour faire la guerre il faut soit un patriotisme belliqueux viscéralement ancré dans le peuple, soit de maigres aventuriers audacieux prêts à tout pour se tailler une route vers la gloire. Où donc les Etats-Unis vont’ils pouvoir recruter ? Certainement pas au sein de leur population obèse et avachie devant la télé-réalité (ceci n’est pas une critique morale). Les Russes et les Chinois sont eux historiquement patriotes vivant dans des empires qui ne s’effondrent jamais que pour renaître encore plus forts. Pourquoi donc aller les affronter ? Je suis sûr que Goldman Sachs fera des affaires aussi fructueuses avec eux qu ‘elle en fait avec le reste du monde, une fois quelques divergences philosophiques intéressantes mais non essentielles exprimées à l’heure de l’apéritif, juste avant de s’occuper de choses sérieuses…

  20. Avatar de guillaume
    guillaume

    @ Marquis de Laplace et Wladimir,

    On peut également imaginer que Obama suive l’avis de ses conseillés (c’est ce qu’il fait le mieux) et décide que le front géopolitique actuel c’est la Chine et la Russie.

    La Chine c’est l’ennemie éternelle et la stratégie qui semble la plus efficace, plutôt que la guerre de troupe, c’est la guerre par l’ingérence; objectif: mettre le feu aux poudres dans un pays qui rencontres de grandes difficultés (sociales, épargne sur-exposé, chômage, urbanisation incontrô-lé/lable… Les méthodes possibles sont toujours les mêmes: Instrumentalisation des antagonismes religieux, soutien aux groupes séparatistes (Tibet ou Taïwan), croche patte économique, financiers ou commerciaux; pression via les ONG et autres structures internationales…. Si la Chine implose, les puissances occidentale se retrouveraient plus facilement en positions de force pour la suite…

    Dans le cas de la Russie, les choix dépendront de ses rapports avec l’Europe: la Russie se rapprochera t-elle de l’Europe comme semble le souhaité l’Allemagne de Merkel et le craindre l’éternelle Albion (qui craint-en bon empire maritime- depuis toujours une Europe continentale forte) ou fera t-elle le choix de l’Asie. Son positionnement avec le monde Musulman sera également, important surtout si celui ci tisse des liens avec l’extrème gauche internationaliste…

    Dans tous les cas, tous laisse penser que la situation américaine dans les temps à venir ne permettra pas au gendarme du monde de continuer à utiliser sifflet et matraque comme par le passé; ils ne pourront que se replier un tant soit peu sur eux mêmes en essayant jusqu’au bout d’influencer la suite des événements eurasiatique.

    Quant à l’Iran, pièce importante de la partie, Obama ne doit espérer qu’une chose: Que la conflit avec l’Iran soit mené par l’Europe. (rappel: « La vente de Rafale aux Emirats Arabes Unis se rapproche » et « Face à l’Iran, sur les rives du détroit d’Ormuz, la base navale de la nouvelle implantation militaire française aux Émirats arabes unis est sortie de terre en à peine un an. » Et ils ont mis les bouchés doubles…)

    PS: @juan nessy: « C’est le problème des peuples citoyens de partout » je suis profondément d’accord…

  21. Avatar de Dup
    Dup

    @fincaparaiso et allfeel

    Ce qu’il faut c’est créer de vraies richesses c’est a dire développer des zones (agriculture, infrastructures, education, sante, culture etc.). Les etats unis ont toute l’amerique centrale et un gros potentiel de developpement interieur, l’UE quand à elle a tous les pays de l’est (l’afrique du nord restant un sujet delicat sur un blog francophone). Le prozac c’est trop light, ce qu’il faut aux americains (et aux europeens) c’est du job : faire des routes, des ponts, des viaducs, mettre de nouvelles terre en culture, construire des ecoles, des hopitaux, bref des infrastructure pour abriter de nouveaux (ou d’ex) consommateurs. J’entend par consommateur les gens qui participerons a faire fonctionner ces infrastructures, pas des « rentiers » qui viendraient les occuper et les faire fonctionner  » a vide » avec de l’argent de rente (car à léchelon local cet argent peut etre considéré comme produit ex-nihilo et produit une inflation bien reelle, il fausse totalement le jeu économique local comme on a pu le voir sur les pays du sud europe) ; Des consommateurs qui génèrent de la richesse matérielle par leur travail et non qui la dépensent en injectant de l’argent provenant du système financier dont on commence a douter qu’il a effectivement ete produit par un quelconque travail, c’est de cela que nous avons besoins. Le bon sens du new deal a été de donner du job aux gens c’est a dire de leur permettre de gagner de l’argent par leur travail (ce meme travail generant une richesse reelle qui garantie une valeur a l’argent créé). Le non sens du plan de relance actuel est de créer (ou de laisser se creer) du chomage (c’est peut etre une première etape pour faire baisser le cout de la main d’oeuvre ?? avant de lancer les grands travaux apres tout?)

    @fincaparaiso : Tequila pour tout le monde (sauf pour moi) ya que ca de vrai ! Salud
    Nota : On a pas vraiment affaire a deux mondes etanches mais a deux creatures vivantes car composées de cellules vivantes que sont les individus et comme ces deux creatures partagent une partie de leur cellules on peut même dire qu’elle sont en quelque sorte siamoise ; les deux vivant sur le même sang (l’argent), l’hyperactivité (ou l’hypertrophie puisqu’on parle de consomation ) de l’une peut gènérer l’atonie de l’autre car elle monopolise trop de ressources (argent) ; tout comme il est difficile d’avoir des activité intellectuelles et musculaires intenses simultanément (comme resoudre une équation et courrir le 100m en même temps, par exemple). Ainsi, plus le système financier s’agite et brasse des milliards sur lui même pour se « recapitaliser », plus le consomateur est atone et endetté. La solution proposée est donc que ces milliard parviennent au consomateur mais au lieu de l’endetter pour ce faire (c’est ce que vicieusement il nous est proposé par le retour au crédit qui est un leurre puisqu’il n’y aura pas de retour au crédit tant qu’il n’y aura pas de retour aux garanties soit a la création de richesse materielle réelle par le travail), il conviendrait de lui permettent de travailler pour créer de la richesse. Au lieu de préter cet argent aux banquiers, n’ aurait il pas fallut le donner (je dis bien donner) au consomateur (puisqu’apres tout c’est le sien et qu’on va le lui soutirer sous forme d’impot dans les années qui viennent ) et il aurait couru le porter a la banque pour se desendetter et l’argent aurait parcouru tout le corps de notre créature siamoise permettant a la partie atone de se reanimer. Si complot il ya a, il semble qu’il mène a un grand coup de frein sur la production reelle de richesse. Peut etre est on en train de prendre conscience des limites qu’imposent les ressources naturelles a un système basé sur l’idee d’une eternelle croissance?

  22. Avatar de vladimir
    vladimir

    Le continent “noir” de la finance en vue :

    ….Vous commencez à vous demander si quelque bonne raison d’applaudir la hausse des marchés nous échappe. Rassurez-vous, nous ne négligeons aucune piste… et surtout pas celle d’un privilège exorbitant accordé aux plus gros intervenants de Wall Street ces 15 derniers jours.

    Non seulement l’anonymat des opérateurs est maintenu dans les carnets d’ordre… mais passé un certain montant (un misérable million de dollars de transactions), les plus influents brasseurs d’argent ne sont plus tenus de fournir le détail de leurs opérations au NYSE (ni aux autorités de régulation ?).
     
    Si nous étions un tant soit peu soupçonneux et déçus de l’opacité entretenue par certains institutionnels sur leurs opérations pour compte propre, nous pourrions assimiler cette décision du NYSE à un permis de manipuler les cours sans aucune retenue…….

    Trading : la manipulation de marchés continue

    par Philippe Béchade

    Vendredi 24 Juillet 2009

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090724-1998.html

    L’art de le sauvegarder :

    24/07/2009

    Un décret fixera les conditions d’ouverture du feu dans les opérations de maintien de l’ordre.

    A propos du vote parlementaire d’hier jeudi qui a définitivement adopté le rattachement du commandement de la gendarmerie au ministère de l’intérieur (par les préfets),

    un article paru ce matin vendredi 24 juillet dans Ouest-France (page France, toutes éditions) ajoute en conclusion que :

    ” Un décret en Conseil d’Etat fixera les conditions d’ouverture du feu pour la police comme pour les gendarmes dans les opérations de maintien de l’ordre.”

    Quel sens de l’à-propos, cet Hortefeux !

    Bonne journée,

    Luc Douillard

    http://lucky.blog.lemonde.fr/2009/07/24/un-decret-fixera-les-conditions-douverture-du-feu-dans-les-operations-de-maintien-de-lordre/

    Face a tout cela merci de prendre en compte la proposition developpée ci dessous :

    Relocalisation, mode d’emploi

    Par Jean Zin le Mardi, 14 juillet 2009, 19:00 – Politique

    http://jeanzin.fr/index.php?post/2009/07/14/Relocalisation-mode-d-emploi

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/relocalisation-mode-d-emploi-58961

  23. Avatar de Ton vieux copain Michel
    Ton vieux copain Michel

    Philippe Béchade, qui croit à la thèse de la manipulation des marchés, prétend qu’une hausse comme celle des bourses depuis 4 mois n’a lieu que lors des périodes de forte croissance. C’est parfaitement faux. Dans toutes les périodes de récession, on a observé de fortes hausses de la bourse qui se sont révélées par la suite éphémères. Les Américains qualifient ces phénomènes de « bear market rallies ». Voici un exemple de ces hausses après le crash de 1929. http://seekingalpha.com/article/104060-what-does-a-bear-market-rally-look-like

    C’était bien la peine d’avoir été arbitragiste (si j’en crois sa bio) si c’est pour sortir de pareilles bêtises.

  24. Avatar de Wladimir
    Wladimir

    @Guillaume,

    « La Chine c’est l’ennemie éternelle », non. La Chine ne rencontre l’Occident qu’à partir du XIXè siècle au cours de l’expansion coloniale qui conduira à la guerre de l’opium (humiliation historique qu’à mon avis les Chinois ne sont pas près d’oublier) C’est normal, l’Empire du Milieu n’a pas de tradition expansionniste hors de ses marches, on peut même dire que c’est les envahisseurs qui viennent s’y installer et créer de nouvelles dynasties ( Mongols et Mandchous) et la culture chinoise est difficilement compréhensible pour un occidental. La Chine n’est considérée comme dangereuse pour les Américains que pour son communisme satanique affiché. Mais dès que les tensions s’apaisent et que la Chine entreprend son grand virage économique vers le capitalisme d’état, les capitaux américains et occidentaux affluent sans crainte. On est beaucoup plus méfiant avec l’Empire russe et son caractère de (gros) plantigrade lunatique et imprévisible, toujours soupçonné de nourrir les plus noirs dessins impérialistes. Je crois plutôt qu’une partie de la classe dirigeant américaine prend acte du déclin irréversible de l’Empire américain et de la possibilité de découpler le nouveau capitalisme financier, forcement mondialisé du fait de l’interdépendance informatique maintenant essentielle (voir comment les bourses réagissent à l’unisson), de l’économie industrielle, vestige archaïque du capitalisme historique. Et si on a une vision planétaire, qu’importe alors l’interlocuteur, on est tous habitants du village global.

  25. Avatar de juan nessy
    juan nessy

    Si le politique doit et peut s’opposer aux dictatures de l’argent ou des sectaires ou des aristocrates , il doit disposer de la légitimité du pouvoir que lui donne l’élection démocratique ( le vote en général ) , mais il doit aussi disposer de la force . Ayant en tête comment et grâce à quoi le putsch contre De Gaulle a échoué , je fais partie de ceux qui regrette qu’une forme d’armée de conscription n’ait pu être maintenue. Que signifie cette impuissance d’ailleurs , quand on met en balance le coût d’un tel recrutement et la liberté citoyenne associée , en regard du coût d’une armée de métier sans doute plus « efficace » mais au service de quoi et de qui ?

  26. Avatar de Wladimir
    Wladimir

    @juan nessy,

    Pour moi, l’abandon du service militaire obligatoire va de pair avec l’abandon de la notion de nation composée de citoyens égaux en droits mais aussi en devoirs. Les gouvernements modernes ne sont plus que des prestataires de services gérant tant bien que mal les désirs contradictoires d’une masse de consommateurs plus ou moins intégrés dans le tissu social et en aucun cas l’expression du destin national d’un pays identifié comme s’inscrivant dans sa continuité historique. Avec bien sûr une nette tendance à favoriser ceux qui payent le mieux (la classe dominante pour ne pas la nommer). On peut avancer l’argument de la haute technicité exigée maintenant pour le maniement des armes en faveur de l’armée de métier, mais en réalité les troupes d’élite ont toujours coexisté avec les conscrits et la guerre d’Algérie en est un bon exemple, régiments de parachutistes ET régiments d’infanterie de base. C’est d’ailleurs ce qui se passe en Russie et en Chine (tiens, encore eux) où le service militaire reste obligatoire. De plus, on sait très bien que les échecs occidentaux en Afghanistan par exemple sont dus à l’asymétrie totale des moyens (guerre de quatrième génération), F16 ou hélicoptères demandant une très lourde et très coûteuse logistique contre paysans pachtounes armés de kalachnikov qui sont simplement planquées à l’approche de la patrouille ennemie. Mais ce qui est le plus dangereux et le plus scandaleux pour les peuples, c’est l’utilisation croissante de mercenaires (ils représentent la moitié des effectifs engagés en Irak) engagés sans contrôle, aux structures de commandement opaques et pompant littéralement l’argent des contribuables et ça, c’est un véritable danger pour plus tard.

  27. Avatar de Germanicus
    Germanicus

    @Marquis de Laplace
    C’est une hypothèse, mais pas absurde. Ils seront obligés de trouver une issue. En ce moment il y en a pas. Ou bien une hyperinflation dirigée pour se défaire de la dette astronomique, comme l’Allemagne l’a fait en 1922/23?

  28. Avatar de guillaume
    guillaume

    @Wladimir,

    citation:

    « La Chine c’est l’ennemie éternelle », non. La Chine ne rencontre l’Occident qu’à partir du XIXè siècle au cours de l’expansion coloniale qui conduira à la guerre de l’opium (humiliation historique qu’à mon avis les Chinois ne sont pas près d’oublier) C’est normal, l’Empire du Milieu n’a pas de tradition expansionniste hors de ses marches

    Nous somme complètement d’accord, le mot « éternelle » est dans ma tête liés à l’histoire depuis le XIIIè (plutôt que XIX) et pour « l’avenir » pour les raisons que vous évoquez; la guerre de l’opium n’est pas qu’une « défaite » chinoise c’est aussi une grande leçon qu’ils ont reçu sur le fonctionnement de l’économie occidental…

  29. Avatar de Jean-Baptiste

    La modèlisation en classes sociales n’est plus valable. IL y a aujourd’hui dans toutes, des personnes brillantes et médiocres , capables ou ineptes. Ce « mélange » provient du fait qu’au fur et à mesure des générations les gens brillants ont protégé leurs enfants même médiocres et que les médiocres n’ont pas pu faire changer de classe leur enfants même brillants. Au bout de trois générations (depuis la guerre de 40) ont a donc un melting pot qualitatif dans toutes les classes sociales et la classe sociale n’a plus qu’un lointain rapport avec le mérite des individus qui ne fait que s’attènuer. Le système se maintient car chacun préfère protéger sa propre descendance au détriment de celle des autres et d’une réelle justice.

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