77 réflexions sur « France Inter, Le sept dix, « Interactiv », le jeudi 6 août de 8h40 à 9h00 »

  1. Esprit Attila!
    Il fallait Jacques Attali pour y penser !

    Dans sa rubrique du magazine L’Express du 3 mai, l’ancien sherpa de François Mitterrand et grand prêtre du « nomadisme social », dévoile quelques fantasmes intimes du monde oligarchique. En bref : là ou le krach financier a jusqu’ici échoué, une bonne petite pandémie pourrait précipiter nos dirigeants à accepter la mise en place d’un gouvernement mondial !

    « L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle et les inscrire dans une politique de santé démocratique. »
    Pour Attali, « La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes », car elle fera surgir, « mieux qu’aucun discours humanitaire ou écologique, la prise de conscience de la nécessité d’un altruisme, au moins intéressé. »

    « Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, afin qu’avant la prochaine – inévitable – on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle, ainsi que des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. »

    « C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’a commencé en France, au xviie siècle, la mise en place d’un véritable Etat », avance-t-il pour conclure. Cependant, avec la loi Bachelot et les autres « reformes » qu’impose son « ami Nicolas », c’est précisément l’hôpital qu’on démantèle.

  2. « Les banques sont obligées de payer des primes aux traders, autrement ils vont ailleurs… »
    C’est comme une équipe de foot (les banques) qui a perdu tous les matchs (malgré un arbitrage favorable), qui a admis qu’elle ne connaissait pas bien le jeu et dont on aurait peur que les joueurs nous disent : « Si vous nous refusez des salaires mirobolants, on va voir ailleurs… », alors même qu’il y a peu de demande pour l’instant (voir les pertes d’emploi dans cette branche)…
    En d’autres termes, les traders feraient du chantage, et ceci après avoir mis le système financier mondial en déroute. Ils ont visiblement confondu « compétence » et « jeu de casino », où la chance finit toujours par tourner (ça marchait suffisamment avant pour eux). En plus ils ne connaissent même pas (ou ne veulent pas avouer) la valeur des « actifs toxiques » (leurs outils de travail), dont ils ont transférés une grande partie (la plus mauvaise) à l’état, le ruinant et ruinant les contribuables par le même temps…
    Donc, comble de l’affaire : les traders continuent à toucher des salaires et primes mirobolants grâce aux ‘généreux’ patrons des banques, alors que ces dernières ont reçu des sommes colossales de l’état et des contribuables pour que l’ancien système (casino) puisse continuer…
    Ainsi ni nos gouvernants (qui devaient surveiller les banques), ni les dirigeants des banques ni les traders eux-mêmes ne connaissent la valeur des produits qu’ils ont négociés (la bourse est devenue un casino).Ils ont mené les banques et l’état presque à déroute : il n’y a donc aucune raison que les uns et les autres s’octroient des salaires et primes totalement injustifiés avant une quelconque reprise de l’économie. On pourrait presque dire que l’on vit dans une ‘maffiocratie’, à savoir l’association des banques, du politique et des milieux criminels (paradis fiscaux)…

  3. « Wells Fargo augmente la rémunération de ses dirigeants »

    « La banque a précisé dans un communiqué avoir pris cette décision après avoir pris connaissance des recommandations formulées par le Trésor et de la politique de rémunération en vigueur dans les dix plus grandes banques du pays… »

    Ben oui forcément.

    L’orgie reprend. Youhou!

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/afp_00172855-scandale-des-bonus—wells-fargo-augmente-la-remuneration-de-ses-dirigeants.htm

  4. A Paul,

    Je crois que les temps est venu de quitter les medias (grand public) et trouver une tribune plus adaptee et surtout plus receptive. Si c’est une question d’argent, le systeme que vous avez developpe (e.g ubscription volontaire) est tres bon.

    Il n’est pas utile de faire dans le « populaire » et de se voir manipuler par les medias. Vous diposez de votre tribune, ici et maintenant. Utilisez la, maintenez un niveau eleve de reflection. Ainsi vous forcerez les lecteurs a s’instruire s’ils ne possedent pas toutes les donnees de base a la reflection (c’est parfois mon cas)

    Paul, vous faisiez allusion a la nuit du 4 Aout et a l’abolition des privileges. Je ferai egalement reference a cette periode en mentionant que sans les salons parisiens (lieu ou l’on echangeait des idees et des opinions) nous n’aurions pas eu de revolution francaise.

    Il est necessaire de reflechir, discuter, echanger de facon a proposer des alternatives au modele propose. Je reste persuade qu’il est preferable de disposer de peu mais de bonne qualite au lieu d’avoir acces a beaucoup mais en terme mediocre.

    Cordialement

  5. Etats-Unis : les chiffres du jour (jeudi 6 août 2009).

    Semaine du 25 juillet : 560 000 inscriptions au chômage (moyenne mobile sur quatre semaines).

    Semaine du 1er août : 555 250 inscriptions au chômage.

    Nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités-chômage :

    Semaine du 18 juillet : 6,241 millions d’Américains.

    Semaine du 25 juillet : 6,310 millions d’Américains.

    A part ça, tout va très bien, madame la Marquise.

  6. Lorsqu’on recherche continuellement à dire que les marchés n’ont pas être plus moraux, disciplinés, corrigés, fouettés, refrénés, ralentis, voulons nous dire par là que tous les gens puissants et riches qui y travaillent n’ont plus guère de leçons à entendre de qui que ce soit, car de toutes façons quoi qu’ils arrivent de plus catastrophiques pour le monde,
    le marché n’a pas du tout à être plus moral, super les Marchands de la terre vont de nouveau se frotter les mains …

  7. @ lisztfr

    « ce qui se passe dans l’économie c’est de la psychologie, ce n’est pas abstrait !  »

    on est tout à fait d’accord , du moins je le pense….
    mais alors laissons tomber l’économie , et faisons de la psychologie !!!!

    pour moi ,il est , par exemple, impossible de dire « sans affect , rien ne circule ».
    pourquoi ?
    parce que Il Y A TOUJOURS des AFFECTS , et il se trouve que tantôt cà (les échanges de bien , d’idées…) circule , tantôt non.
    par exemple,il est possible de « refouler » ses affects , ils n’en sont pas moins opératoires, d’ailleurs…..

    ensuite ,l’argent ne représente que la valeur de quelque chose…
    l’idée que se fait quelqu’un de la valeur des choses est extrêmement complexe à saisir (que de conflits violents ont éclatés sur des malentendu sur la valeur des choses , des idées )
    puis celà introduit le clivage demande/ besoin (votre référence à K.Marx)
    quand il manque de quoi nourrir sa famille , la souffrance ressentie vient d’un besoin insatisfait.
    la question est de savoir à quel moment intervient la notion de demande (qui pourrait correspondre à un « besoin de reconnaissance par l’autre » (R.Girard le gére à sa façon un peu réductrice à mon avis , avec son concept de mimétisme).
    ce besoin de reconnaissance est légitime.
    difficile de concevoir une société pacifiée sans.
    pour dire les choses simplement , as-t-on besoin d’une téléphone portable ou y-a-t-il une « demande » pour ce produit.
    je ne sais si je suis très clair….

    enfin, dans la mesure où « ce n’est pas abstrait » , à savoir que les affects se diagrammatisent toujours
    en tout un tas d' »expressions » variées (mots ,mimiques,actions et geste de tendresse , de violence……) , il est possible d’imaginer un pont entre ces expressions et le lieu de leur formation , la société (dont il faut bien préciser les limites),
    en lui donnant des règles suffisamment subversives , au sens où il faut absolument installer dans nos institutions
    des dispositifs de contre-pouvoir à priori anti-hierarchique (cf le concept de Transversalité).
    la séparation des pouvoir chères à nos grands Institutionnalistes ne s’avère plus suffisante , car elle s’appuyait
    sur une répartition astucieuse entre Juge,Pouvoir Executif,Pouvoir législatif….
    il a suffit de former ce personnel dans des systèmes éducatifs véhiculant la même idéologie , ceci pendant
    quelques générations ,pour en annihiler tout effet vertueux.
    ce n’est pas la seule raison…
    en relisant ces quelques paragraphes , je m’aperçois que je suis un bien mauvais écrivain
    et , qu’ensuite , je ne vois pas de solution simple à nos difficultés mais d’innombrables pistes à explorer avant de prétendre
    avancer une solution…
    je crois de plus en plus à une évolution « médiévale » de notre société humaine , à contre sens de la « mondialisation »
    on a tous besoin de réfléchir , créer, faire +++à une échelle humaine++++ (en dessous de la taille d’un état en tout cas)

    la renaissance sera pour plus tard….

  8. Bonjour,

    On lit ici et là qu’Attali aurait appuyer Paul Jorion pour son livre « Vers la crise du capitalisme américain ? ».
    Connaissant l’arrivisme du premier, pas étonnant, pour retourner sa veste.

    Mais info ou intox ?

  9. @ John Barleykorn et Ton vieux copain Michel

    Je vous trouve un peu dur avec cette émission. Certes elle n’a pas révolutionné la communication grand public, n’a pas éclairé les masses populaires sur la situation réelle de notre économie et plus généralement de celle de notre société, mais le peu qui est passé est toujours bon à prendre.

    J’entends souvent (et à juste titre) que les médias grand public ne font que relayer l’optimisme béat de la bien-pensance (hum… pas très français ça…), alors pour une fois qu’une grande radio se fait le relai d’une analyse plus iconoclaste, même brièvement esquissée, je suis preneur!

    Le changement est l’affaire de l’ensemble de la cité, la prise de conscience générale son préalable. Nous sommes encore en démocratie, du moins en avons nous encore les institutions et certaines habitudes. Or dans ce régime, c’est le citoyen qui est garant du jugement du travail de ses représentants, à défaut d’exercer lui – même le pouvoir. C’est son devoir que de garder son esprit critique mais encore plus de le propager et de susciter le débat partout. La critique et le débat réservé à un petit nombre ne peuvent à mon sens mener qu’à de la frustration (si on ne fait rien de plus) ou à un coup d’état. Je ne me sens l’âme ni d’un aigri ni d’un putshiste, donc j’applaudis des 2 mains ce genre d’initiative!

  10. @ apoK_lipse
    « en relisant ces quelques paragraphes , je m’aperçois que je suis un bien mauvais écrivain »

    Vous aussi

    « la question est de savoir à quel moment intervient la notion de demande  »

    Au moment même ou nous commençons à nous dire qu’il nous manque quelque chose ou pour nous défaire de la tutelle d’autre chose de plus plombant dans nos vies, cela m’attriste, ne rend plus guère joyeux c’est si peu évident de nos jours de pouvoir encore prendre les événements autrement faute d’argent ou de travail il est vrai que de nos jours nous n’aidons guère mieux les gens à mieux voir et prendre la vie autrement en société, certains sont même d’ailleurs très bien payés de nos jours pour mieux nous entraîner à nous dire les mêmes choses dans la tête, je m’aperçois que mon commentaire est encore trop long, décidément je suis moi aussi un mauvais écrivain enfin le principal ce que nous puissions encore l’exprimer en société…

  11. L’essentiel a bien été dit: la crise est DEVANT nous. Je pense que les auditeurs de France Inter ont dû le comprendre.

  12. @tous
    il ne faut pas opposer les personnes et je pense qu’on a autant besoin de J Attali que de Paul.
    il faut profiter de toutes les occasions pour expliquer et informer et de ce point de vue des médias comme France Inter font partie de ces occasions. C’est bien en multipliant les explications qu’on touchera de plus en plus de monde et qu’on finira par en convaincre
    quant à l’avenir nul ne sait ce qu’il sera, mais je préfère encore avoir une bonne surprise tout en m’attendant au pire
    encore bravo à Paul et à Jacques Attali

  13. @ MiniMi

    À l’époque (2006) où la totalité des éditeurs français avaient rejeté le manuscrit de Vers la crise du capitalisme américain ?, Jacques Attali – que j’avais contacté en désespoir de cause par le biais de l’Express – fut le seul à manifester non seulement son intérêt mais aussi son enthousiasme.

  14. @ Tchita

    Merci pour votre commentaire.

    Je fais deux remarques.
    La premiere
    On peut etre un bon, meme tres bon danseur sans avoir ete forme par un professeur de danse classique ; et il y a beaucoup d’exemples a notre disposition.
    Cependant, ces danseurs decouvrent a un moment donne qu’il est necessaire pour atteindre un degre superieur de posseder la discipline, la rigeur que seule une base classique peut fournir.

    Ainsi, concernant les questions liees a l’economie il est imperatif pour pouvoir prendre conscience de la veritable nature des choses,de disposer de tres solides bases.
    Quand Paul parle de l’Amerique et des abus de la crise financiere, il imperatif d’avoir une tres bonne connaissance du milieu et du pays pour comprendre. Si ce n’est pas le cas on passe a cote du message. (the core).

    La seconde
    Mon message est il elitiste ?

    Oui !
    Cela oblige ceux qui ne sont pas « au niveau », de lire, s’informer et creuser le point obscur. C’est personnellement ce que je fais sur certains points et je m’en trouve plus riche intellectuellement.
    Cette emission n’est pas mauvaise mais Paul n’y a pas sa place car son message n’arrive pas aux bonnes oreilles avec en plus moins d’impact.

  15. @ insidebanker

    Blogs juteux :

    Le vainqueur, un certain Markus Frind, émarge à 3,65 millions de dollars par an.

    Comme vous pouvez le constater, je le talonne.

  16. @grizzly27

    Attali est enfant du systeme, nourri pas le systeme, utilise par le systeme dans le but de faire croire a une diversite d’opinion!
    Je n’ecoute, ne lis rien de cet individu.

    Paul nous parle de theories, analyse en profondeur avec un regard d’ethnologue, utilise son experience de terrain. Jacques nous sert la soupe rechaffee donnee a tous les edudiants en economie de classe de terminale sur les marches financiers.

  17. @apoK_lipse dit

    Vous n’êtes pas un mauvais écrivain, d’ailleurs Céline dit bien qu’on n’a pas grand chose à trouver dans la vie, une petite musique ou une astuce du genre pince-à-linge. Vous avez l’art de complexifier, et d’élargir le champs de vision de l’enrichir, tandis que moi c’est le contraire. J’élague.

    @Jérémie

    Cette question de l’amoralité du capitalisme qui trainait dans la réponse de J. Attali que je viens d’écouter, fait évidemment référence au livre de Conte-Sponville qui a tenté de situer l’économie dans une sphère a-morale, de même d’ailleurs que Smith. Cependant Smith suppose que d’un acte immoral résulte un bien commun, tandis que Sponville ne voit pas que la conséquence négative d’un acte soit-disant a-moral rend celui-ci immoral. Pourtant un acte dont les conséquences sont négatives, doit être immoral, en toute logique.

    Bon j’ai répondu à côté.

    Devenir écrivain n’est-ce-pas, l’autre (Nietzsche) recommandait 10 ans d’isolement. Le problème est qu’on a tous une histoire originale à dire, Oh si, aucune vie n’est banale, mais qu’il faut la pervertir en quelque sorte par le filtre de l’art et ce filtre qui amasse finalement toute la poussière du monde rend imperceptible le message, le messager, l’histoire, la vérité.

    Un livre est finalement un objet, comme le psychanalyste, « supposé savoir ». L’illusion est qu’il recèle le savoir.

    L

  18. Il faut faire une révolution mais pas LA Révolution.
    La politique actuelle n’a plus rien à voir avec les « vieilles » idéologies (communisme, libéralisme, socialisme, gaullisme, socialisme, capitalisme…) qui, par « facilité », ont été nommées ‘de droite’ ou ‘de gauche’.
    En effet, qu’est ce que le socialisme actuel a encore en commun avec la politique de Léon Blum et la Commune, ou le Gaullisme avec la politique de Sarkozy, ou Besancenot avec Lénine ?
    En effet, tous les partis actuels ont adopté la politique néolibérale sous une forme ou une autre. Ceci a été une véritable révolution et sans versement de sang….Le meilleur exemple est le Labour Party (un parti socialiste transformé du jour au lendemain en un parti néolibéral) en Grande-Bretagne.
    Les masses populaires actuelles ont, notamment par ou à cause de leur «éducation », abandonné toute forme de contestation violente. Il suffit de regarder les manifestations contre la guerre en Irak : alors que 80% des gens étaient contre la guerre, les gouvernements (Grande-Bretagne, Espagne Italie …) n’ont pas eu beaucoup de problèmes à imposer leur agenda. Seul exception : les manifestations en France par une population en majorité d’origine étrangère, qui n’a pas encore été formatée à notre système…
    Tout cela pour dire qu’il ne faut ne pas s’attendre à une ‘Révolution’ telle que dans le passé en Europe ou aux USA : les mentalités ont changé et ceci est, en quelque sorte, une bonne nouvelle.
    Ce qui ne veut pas du tout dire qu’il ne faut rien faire et continuer à se laisser dépouiller, exploiter et contrôler par une toute petite minorité …
    Une révolution non violente est possible : ou bien en transformant les partis politiques existants, ou bien en créant un nouveau parti. Si ce fut possible en très peu de temps en Grande-Bretagne (par Blair ou Thatcher) dans un sens, cela doit être possible dans l’autre sens !
    C’est pour cela qu’il est très important pour les intellectuels de tous bords d’essayer de convaincre le pouvoir en place de la nécessité du changement, et de connaître les aspirations et désirs des masses afin de se préparer aux prochaines élections …
    Bien sûr, il faut éviter que, comme en Argentine après la crise économique à la fin du 20ème siècle, une ‘maffiocratie’ soit mise en place (bien que le parti péroniste ait été démocratiquement élu fin 1991, mais sur de fausses promesses). Il a vendu (privatisé) l’Argentine entière à l’étranger…

  19. @ jeremie

    moi (vous , nous) aussi …..“la question est de savoir à quel moment intervient la notion de demande ” , j’en conviens…..
    pour chercher à le savoir , je ne vous ai pas attendu (ce n’est pas un reproche ) , et ce travail est sans cesse à reprendre….

    @lisztfr
    si l’on essayait d’inverser votre proposition « le ver est dans le fruit !  » , à savoir que de la putréfaction de toute substance biologique peut naitre une nouvelle vie….
    pour ce qui concerne les palabres sur les médias , je n’y connais rien ,les ayants toujours fuit…..
    que valent ceux qui les investissent , je n’en sais rien………..
    le conformisme du protocole qu’ils définissent (les palabres) à priori évacue le sens au profit de la forme
    quelle violence faite à l’être !!!!
    débattre sur le coté moral , a-moral, immoral du capitalisme , çà c’est de l’abstrait pour le moins….
    et , là, l’affect est évacué , comme quand on manipule des symboles mathématiques pour créer un algorithme « boursicoteur »….
    en même temps que vous associez capitalisme avec le concept de moralité (et ses déclinaisons (a,imm,dé….) ), vous le
    « déjetez » en une sorte de clivage qui permet un refoulement….ce terme échappe soudain au champ du sensible.
    mais la violence que cela entraine se déplace vers ce que vous décriviez,plus haut ,de souffrance.
    avant l’existence du capitalisme , ce mécanisme psychologique existait déjà , bien sur…
    il s’est « perfectionné » avec la diffusion des « rationalismes » ….mais il me semble de moins en moins efficace comme
    moyen de défense…..expliquant l’exacerbation progressive de la « crise  » depuis 3-4 décennies.
    les symptômes financiers et économiques n’en sont qu’une conséquence , donc insolubles par eux-mêmes…
    il faut regarder en face notre désarroi existentiel……
    il est vraisemblable que le monde occidental est raté une bifurcation au milieu des années soixante…
    la peur de retenter le diable nous a fait reculer peut-être ?
    je suis hors sujet , j’en conviens….mais wo es war , soll ich werden , comme disais l’autre

  20. Réponse à D comme David :
    la première partie de votre réponse est sincère, la suite aussi, mais j’aime pas. Mon travail devrait me plaire, vous dites ? C’est le nouveau slogan pour endormir les anorexiques du salaire comme moi. Mon travail, je l’exerce pour manger, j’ai pas fait d’études, sur le marché du travail en terme de prétentions je vaux rien donc je fais ça. Vous, à vous lire, je vois que vous etes éduqué, instruit, lettré comme on dit. C’est pas mon cas, j’ai quitté l’école à 16 ans j’arrivais pas à suivre. je suis autodidacte, à ma pause quand j’en ai une au lieu de déjeuner je lis, j’essaye de me hisser de ma condition de pauvre type. J’y arrive pas aux yeux des éternels arrogants qui pensent, mais j’essaye.
    Réponse à Enrique :
    Vous avez raison, c’est pour cela que je lis ce blog.
    Réponse à Crystal:
    Admettons que demain, mon patron me donne 10000 ou 100000 euros mensuels pour faire tourner la bétonnière. Ok. D’après vous, en ce cas, combien sera facturée la construction d’un pan de mur d’une maison? a ce jour, dans l’entreprise où je bosse, on tourne autour de 120000 à 150000 un pavillon de 110 mètres carrés tout fini. Augmenter les salaires est un truc sans fin. si j’ai un peu compris ce blog, un peu, c’est répartir la richesse qu’il faut. Pour etre plus clair, disons obtenir un peu plus de miettes du grand repas .

  21. Est-il possible de mettre les banques au service du public (en filigrane, cela veut-il dire de les nationaliser ?) quand La banque Postale est en voie d’être privatisée pour cause de clause de « libre-concurrence » venant de la commission européenne ? (alors qu’à mon sens, c’est tout le contraire qu’il faudrait faire, c’est bien une des seules banques qui a continué à faire son boulot correctement).
    -> ie quand l’Europe semble être une machine complètement autiste accrochée à des principes décorrelés de la réalité.

    Quand je vois cette intéressante interview du monde :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/04/pour-la-commission-europeenne-un-systeme-d-aides-parallele-n-est-pas-acceptable-au-sein-de-la-communaute_1225717_3214.html

    Où la journaliste pose cette très intéressante question (pour une fois) :

    « Que répondez-vous aux agriculteurs qui arguent que d’autres types de distorsion de la concurrence existent chez nos voisins européens, notamment une main-d’œuvre souvent moins chère qu’en France ? »

    Réponse : « La question de la main-d’œuvre n’est pas couverte par la politique agricole commune. Il n’existe pas de règles européennes sur le sujet. »

    La réponse de nos chers commissaires européens est donc que « les distorsions de salaires ne sont pas prises en compte – circulez y’a rien à voir »
    On a vraiment l’impression que la commission européenne est composée de robots qui appliquent bêtement des directives, même si elles vont dans le mur.

    Y’a un bug dans le système européen.
    Est-ce la faute des commissaires (ces bons petits soldats), du parlement, du conseil européen ?

  22. Bonjour,

    @Paul
    Avec ce « coup de pouce » salvateur, de quoi lui êtes-vous redevable ? De ne pas crier au voleur quand il vous chipe « vos » idées ?
    Quand on sert la main du diable, mieux vaut recompter ses doigts…
    Bonne continuation dans ce monde d’energumènes (j’ai trop de respect pour les requins).

  23. @ Henri ….Oulala
    Je comprends votre complexe, chacun le sien. Vous placez trop haut les lettrés et les instruits , le + souvent c’est du maquillage ou ça sonne creux.
    C’est dur d’être intelligent dans ce monde et cela ne nous y donne droit à rien vous avez vu, l’école, les études c’est un formatage comme pour le passage dans les médias, c’est rien ou presque, un détail pour ce qui nous importe.
    Pareil pour l’activité professionnelle quand je vous ait dit  »doit vous plaire » je pensais à moi, j’ai fait des petits boulots qui n’avaient rien de plaisant ni d’attrayant et pourtant juste y arriver, le plaisir du travail accompli , le soir je ressortais fatigué mais content! content de moi. Ensuite pour avoir cotoyé de très près des métiers qui font rever (artistes show biz, médias, sports, gros business) je peux vous dire que bien souvent ces personnes se plaignent de leur situation tout autant que vous! (pour d’autres raisons) la plupart seraient bien tentés de faire tourner une bétonneuse au moins de temps en temps. C’est se sentir seul, coincé , enfermé qui fait mal

  24. Re oups …Votre travail est trop dur et mal payé ça oui , la seule solution que j’ai trouvé c’est de le partager, tout le monde chacun son tour devrait faire tourner une betonneuse (qqs mois au max 2/3 ans) et de même pour tous les métiers, tous payés pareil (je ne comprends pas la prime au risque , la valorisation des diplomes etc etc). On perdrait un peu en compétence mais vu ce qu’on en fait c’est pas grave , on y gagnerait d’ailleurs dans d’autres domaines.
    Une société qui tourne autour du travail ça fait fourmi. C’est trop bête.

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