234 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 21 août 2009 »

  1. « Faire », « agir », cela commence où , comment ? Il me semble que c’est dans la réflexion, le changement de regard, cette transformation intérieure, plus ou moins profonde et rapide, qui amène à envisager sa vie, son environnement, son monde social d’une nouvelle manière et à ne plus pouvoir faire autrement que commencer à s’y comporter différemment, en réinterrogeant de proche en proche tout ce à quoi on est mêlé, tout ce que l’on peut appréhender. Il y a de longs cheminements souterrains, il y a des déclencheurs, il y a des éclaireurs et il y a les compagnonnages que peu à peu on découvre ou suscite, plus ou moins organisés et reliés. Pour ce qui me concerne, vous faites partie de mes éclaireurs, avec François Leclerc et certains contributeurs du blog, m’aidant à mieux cerner à quoi je m’affronte lorsque j' »agis » dans mes différentes activités militantes, à mieux entrevoir ce que pourrait (devrait ?) être un autre mode d’être au monde à faire pousser au milieu des ronces de notre société actuelle et malgré les périls qu’elle engendre. Faudrait-il un mouvement plus structuré à partir du blog ? Je ne sais pas, en tout cas je ne vois pas à l’heure qu’il est ce qu’il pourrait être. Mais j’ai le sentiment que de l' »action » se génère et se diffuse déjà à travers l’autre regard et la réflexion collective qu’apporte ce blog.
    Grand merci, d’ores et déjà, pour cela.

  2. Parmi les contributeurs aux apports riches de lumière et de chaleur, que devient Pierre-Yves D. ? J’espère que son absence n’est pas due à des problèmes de santé.

  3. Bonjour Paul,
    Je sais que tu me connais, et je te reconnais aussi dans ta démarche « solitaire ensemble » comme un compositeur en somme..
    Tu nous fais réfléchir, tu draîne notre énergie, mais surtout, toi, tu tente de trouver des solutions neuves à un vieux souci commun: Comment vivre ensemble dans un espace économique donné.
    Je voudrais que tu saches que ton influence ne s’exerce pas qu’au travers d’une action commune restant à créer, une constitution, une pétition ou d’autre choses encore évoqués dans ton blog, mais aussi par le fait que tu balise ma vie quotidienne sans le savoir, par des reflexions, des écrits, des idées, que je mets en pratique dans la gestion de mon patrimoine. La conscience que j’ai maintenant du mariage de l’intérêt général et du particulier, me sert dans mes prises décisions. Je voulais te le signaler simplement et te remercier.
    Quand on exerce une vocation publique, on est toujours surpris de l’interprétation que nos actes générent.
    Je te suggére d’organiser une rencontre des amis de Paul Jorion. Nous nous connaîtrons mieux. Je peux t’aider concrétement.
    Vives amitiés.

  4. Et bien chiche, venez parler de nouveau sur Paris, vous serez plus que 55, c’est quasi certain. Je suis sur que vous trouverez une salle. Histoire d’être concret je lance une petit appel :

    Cherchons salle pour acceuillir Paul Jorion sur Paris fin octobre (2 mois c’est réaliste). Capacité souhaitée entre 250 et 500 personnes.

    On ne sait toujours pas qui est ce « on » mais on avance 🙂

  5. M. Jorion,

    Votre personne n’est rien, votre message est tout.
    Il est reçu, voilà l’important.

    Votre modestie est votre force.
    Votre humilité vous rend crédible…et la confiance est tout dans cette affaire.

    Vous avez déjà trouvé la qualité, ne cherchez pas le nombre, restez simple, c’est votre simplicité qui vous fait aimer.
    (ainsi que votre élocution, hésitante, fragile…).

    Vous ne savez pas qui vous lit…et alors ?
    Vous savez pourquoi on vous lit, c’est l’essentiel.
    Ce que vous dites est vrai, ça intéresse tout le monde, ça fait réfléchir, que voulez-vous de plus ?

    Des milliers de petites lumières s’allument dans les cortex cérébraux.

    Alors, patience…et surtout ne changez RIEN.

    Amicalement.

    1. Monsieur Jorion,
      Tout le commentaire de Dalembert contredit sa première phrase : « votre personne n’est rien ». Je vois très bien ce qu’il veut dire — et il a raison : vos idées nous importent plus que votre personne, précisément parce que vos idées VOUS importent plus que votre personne. Et cependant, c’est ce que vous êtes (assez humble et simple pour vous montrer tel que vous êtes, fragilité, hésitations, en somme pensée en marche) qui fait que l’on revient à votre blog — et qui fait peut-être que les journalistes vous apprécient. Votre commentaire du papier de Lordon, et de son débat avec Cori m’a passionnée. Nouvel éclairage d’un sujet que je n’avais abordé que sous l’angle très pointu du chercheur qu’est Lordon (et croyez bien que je déplore de ne pas le rencontrer plus souvent sur le ouèbe..).
      Et pour finir, agaçons encore un peu Dalembert : « surtout ne changez RIEN », drôle d’injonction à un homme dont la persévérance et le renouvellement dans les idées agrègent à ses interventions (blog, interviews, etc.) de plus en plus de monde, même si vous montrez avec beaucoup de pertinence à quel point il est difficile de savoir qui nous sommes.
      Comme disait Raymond Queneau (ou plutôt un des personnages de Zazie) « On s’lave jamais deux fois les pieds dans l’même bidet » (ça a moins de gueule qu’Héraclite, mais je trouve ça très drôle) .
      Merci pour le temps qu’il fait aujourd’hui : un vent chargé de fraîcheur et d’espoir

    2. Je dis ne changez RIEN.

      Ce site a acquis un succés d’audience inespéré en trés peu de temps.
      La méthode est bonne, le discours aussi.

      Alors…Pourquoi changer quelque chose qui marche bien ?

      Voilà le travers,
      le paradigme du « toujours plus », plus vite, plus grand, qui pointe son nez, même ici ! Mauvais présage.

      Patience.

  6. @ Paul Jorion

    Dans l’hypothèse où vous venez à Paris, je serais présent et j’encouragerais mes proches et camarades de classe à venir.

    Tocqueville vantait les vertus civiques de l’association (De la démocratie en Amérique), et si l’on en crée une dont le rôle serait de promouvoir vos idées ? vos livres ?

    Reste à trouver le nom, « l’association pour une constitution économique » ?

  7. C’est parce que nous en voulons souvent plus que nous nous montrons continuellement insatisfait cognitivement, nous sommes jamais contents de quoi que ce soit, relatif à notre propre manière habituelle de voir les choses à la moindre petite broutille de plus.

    En plus si vous rencontrez davantage de gens fonctionnant comme vous vous n’êtes pas prêt de retrouver le sourire.
    http://www.youtube.com/watch?v=3SJPkHMsaXY

    Rien à branler des économistes ?
    http://www.youtube.com/watch?v=FJvT-s4l8qw&feature=related

  8. @ Paul Jorion

    Pour nous connaitre, il faudrait modifier encore un peu ce blog, après le changement apporté par les avatars (qui ont provoqués de tels commentaire) donnez-nous la possibilité de laisser une sorte de CV, voir la possibilité de laisser des coordonnées.
    J’habite en campagne, dans mon coin je connais peu de gens intéressés par les sujets traités sur ce blog, alors qu’il y a peut-être un autre blogueur non loin de chez moi avec qui je pourrais faire connaissance.
    Si nous étions assez nombreux, nous pourrions même envisager de nous réunir régulièrement, à l’instar des cafés repaires de Daniel Mermet, c’est une idée…

    Si en cliquant sur l’avatar, nous avons accès a un mini portrait de nous, nous apprendront à mieux nous connaitre mutuellement.
    Personnellement je serais également intéressé par les cartes dont vous parlez et que vous avez déjà posté sur votre site. Voir la fréquentation du blog en ayant des élément géographiques, c’est plus révélateur que des chiffres de fréquentation brut.

    Un lien ou on parle de vous en mal……. et en bien.
    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-systemique-usa-game-over-60369#commentaires

  9. Bonjour Paul,

    Malgré un pseudo moqueur attribué par mes proches (en référence à l’aïkido et au film « Un indien dans la ville »), vous m’avez déjà fait l’amitié de répondre directement à mon adresse mail explicite. Je comprends votre besoin, comme un écrivain ou un journaliste, de rencontrer vos lecteurs, . Je suis même prêt à vous adresser un mini CV pour mieux faire connaissance. Mais ne vous découragez pas, votre parole passe malgré l’anonymat, je conseille votre blog à toutes mes relations. Vous m’avez permis de mettre en perspective ce tsunami économique et de m’affranchir des média dominants. Frédéric Lordon ne semble pas avoir confiance dans la taille de la cuillère pour discuter avec le diable, malgré les excellents arguments de Nicolas Cori. Pourquoi ne pas lui servir de « doxosophe » ? Il dispose de la caution scientifique, et vous de l’oreille des média. Un ticket Lordon-Jaurion, ça aurait de la gueule !

    1. Pas d’accord avec vous maître Dong, Paul ne peut être le « doxosophe » de Lordon, tout simplement parce qu’ils appartiennent tous les deux à la même catégorie (dans le contexte général de ce qu’il nomme la division du travail), ils sont tous les 2 chercheurs.

      Le doxosophe n’a d’utilité que comme transmetteur ( vulgarisateur) de la pensée et des travaux du chercheur.

  10. Qui sommes- nous ?
    Ce qui nous rassemble, c’est votre blog. Une très grande partie de ce qui fait son intérêt, sa valeur, vient à mon avis de la variété des thèmes de réflexion que vous proposez et à votre manière, très ouverte, de lancer les débats. En conséquence, chacun en fonction de ses préoccupations (elles sont très variées et nombreuses actuellement mais en général focalisées sur le futur) peut intervenir pour dire ce qu’il pense où pour exprimer ses interrogations. Votre blog, tant qu’il ne cherchera pas à écarter tel ou tel type d’intervenant afin de drainer un corps social ou politique ou professionnel particulier, aura le succès mérité qu’il connaît même si sa connotation actuelle est déjà marquée, mais sans sectarisme.Tant que chacun d’entre-nous n’aura pas l’impression de s’enrôler sous une bannière trop colorée en participant aux échanges, votre blog conservera son statut actuel : une sorte de salon d’échange et de réflexion sur les problèmes de notre temps.
    Avec l’ECCE, c’est un atelier de production qu’il faut mettre en route et là, il faut des compétences pointues. Il n’en serait peut être pas de même si vous proposiez d’élaborer un travail plus général sur une « Déclaration des droits ET DES DEVOIRS de l’humanité » dont découlerait l’ECCE.
    Qui suis-je ? Mes interventions m’ont décrit, mais si vous voulez une synthèse, je peux la faire. J’ai votre email il suffit de me le dire.

  11. A Bruxelles l’accès internet se fait beaucoup par le cable.
    Majoritairement via Brutélé dont l’adresse IP est localisée à Ixelles … comme les institutions de l’UE.
    J’habite au sud de Bxl (Forêt de Soignes) et mon IP est aussi localisée à Ixelles.
    Ce fait modèrera peut-être votre interprétation des Google Statistics : la part des institutions de l’UE sera plus faible.

    1. Vous avez techniquement parfaitement raison, mais je peux vous confirmer qu’un nombre non négligeable de fonctionnaires de la Commission et du Parlement Européen suivent ce qui se dit sur ce blog. Et si je peux le dire avec certitude, c’est parce que pour un certain nombre d’entre eux, c’est sur ma recommandation. L’intervention de Paul devant le Parlement européen le 4 mars dernier a également suscité beaucoup d’interrogations qui se sont certainement traduites par de nouveaux visiteurs.

  12. Pour être plus sérieux par rapport à mon commentaire précédent, il est possible que celle vienne que la plupart des gens sont continuellement affairés pris dans un tourbillon afin de pouvoir s’en sortir au quotidien, ne trouvant plus guère le temps de pouvoir mieux entendre un autre son de cloche, de plus vous allez au devant de la propagande officielle battant encore son plein dans la plupart des pays riches, dans les pays pauvres et plus modestes vous bénéficierez sans doute d’une meilleure caisse de résonance médiatique afin d’être mieux entendu et compris, mais est-ce tellement si important pour vous ?

    La France actuelle n’est pas non plus le pays le plus humble et modeste de ce monde elle est si semblable à l’Amérique, je me réjouis néanmoins de vous voir d’aussi bonne humeur… Peu importe qui nous sommes, qui je suis, qui vous êtes, l’important c’est de pouvoir encore entendre des gens penser différemment en société.

  13. Paul, le « nous » n’a aucune importance. Moins il est défini, et plus tu es « transversal ». L’essentiel c’est la rigueur, l’honneteté intellectuelle, et la simplicité qui se dégagent de tes interventions. Ne laisse personne arranger ton look si tu te présentes dans une émission TV. Tu risquerais de faire « expert » ou d’être « standardisé »… il est très bien comme il est. Ne laisse personne te ranger dans une catégorie prédéfinie (marxiste, socialiste, alter, républicain (c’est pas pour rien que Marianne t’apprécie…)). Tu es simplement un chercheur connaissant très bien le monde de la Finance, soucieux du bien public (libre ensuite aux différents activistes, quel que soit leur bord, de reprendre ou pas tes idées à leur compte…).

    Pour le reste, le « nombre » n’est pas très important. Ce n’est qu’un moyen parmi d’autres pour faire pression sur les décideurs. Il y a d’autres modèles stratégiques/tactiques plsu appropriées dans ce genre de configuration (cas d’école du rapport du « faible » au « fort » en situation de guerre informationnelle…). Je suis curieux de savoir ce qui se passerait, en terme de fréquentation, si ceux qui s’intéressent à ton « blog » s’astreignaient à mettre en signature l’adresse du site dans leur courriel ou sur leurs forums préférés…

  14. Paul,

    le « nous » a-t-il une importance réelle ? N’est-ce pas justement la magie d’internet: de pouvoir regrouper des personnes d’endroits différents et de vies différentes juste parce qu’ils partagent une passion. Il y de nombreux projets sur internet qui voient le jour grâce à des passionnés se retrouvant tout simplement. Un exemple, certes qui n’a rien avoir avec ce blog ou ce que vous revendiquez, un wiki fait par le bloggeur Korben sur la vie privée et les droits sur internet (disponible à cette adresse: http://free.korben.info/). C’est petit et sans grande prétention, mais de nombreuses personnes y participent, et petit à petit ça avance, sans que personne ne se connaisse.
    Pour moi, même si cela ne vous intéresse surement pas, voici ma situation: Je suis un jeune lecteur de ce blog, que je viens de surcroit de découvrir, puisque j’ai 17 ans. Je m’intéresse un peu à tout, par curiosité, et mes connaissances en économie étant très limitée (je fais une série Scientifique au Lycée) j’ai souhaitait en lire un peu sur internet. Il faut l’avouer, je ne comprends pas tout, il y a beaucoup de notions qui me manquent pour que ce soit le cas.
    Pour ce savoir qui nous sommes, ou plutôt qui viendrais à une prise de parole, pourquoi ne pas faire un sondage tout simplement, ici, sur le blog ?

  15. Je repense au temps qu’il fait de tout à l’heure, étonnant que nos ami(e)s Suisses, Banquiers et autres éprouvent
    de temps en temps le besoin de venir consulter votre blog c’est donc peut-être alors que vous n’êtes pas trop à coté
    de la plaque, même s’il éprouvent parfois le besoin de faire petite cabale contre vous, je comprends mieux alors certaines choses maintenant surtout lorsque commencez à devenir trop exigeant et explicite en matière de clarté comptable ou par rapport à votre propre vécu personnel au sein d’une grande institution financière Américaine. C’est toujours fort réellement instructif pour l’opinion publique à qui on préfère souvent bourrer le mou … Ma mère s’est encore fait avoir et bourrer le mou par un autre vendeur de camelote vous aussi de votre coté en Suisse ? Que pensez encore de la sacro sainte discrétion des banquiers suisses… Bien le bonjour à nos banquiers Suisses …

  16. La voie de presse est le meilleur moyen pour atteindre le public, ou plutôt une partie du public. Les gens ne comprennent pas l’économie ni ses termes, la trouvent ennuyeusement prosaique. Je pense qu’il y a là un marché à saisir. Je ne vois pas d’autres possibilités, sauf monter sur une caisse à bananes, comme au Hyde Park, mais je doute que ce soit le propos ici. Par contre, l’idée de Guillaume de faire un sondage paraît assez séduisante. Mais il ne faut se faire d’illusions: De nombreux lecteurs n’y répondront pas.

  17. Nous ne sommes peut-être que de simples personnes (pour la majorité) qui par les aléas de la vie, l’intelligence, les relations, le métier, la curiosité … avons décidé de nous sortir la tête du sable pour regarder la réalité en face….(c’est mon cas mais pas uniquement pour des questions d’économie…)

    Je crains que pour le moment « nous » ne sommes pas encore très nombreux…

  18. @ P.J :

    Qui sommes nous ? 45 ans, au chômage avec un bac + 5, ce qu’on appelle un « déclassé », avec un léger handicap en plus. Mais il n’est guère possible d’écrire son pédigrée complet sans s’étaler en longueur, complaisance, etc. et, est ce bien le sujet…

    L

  19. Bonjour Paul,

    Vous m’avez invité un jour à publier un billet. Ensuite, vous avez, je ne sais par quel biais, trouvé mes coordonnées et je vous les ai confirmées et ajouté un CV très sommaire pour vous permettre de mieux cadrer ma personne et, par conséquent, mes interventions.

    Aussi je partage l’idée de maître Dong : permettez-nous de vous fournir d’une manière précise un CV plus complet de sorte à ce que vous puissiez faire appel à nos compétences en cas de besoin. Je vous vois mal entamer seul une base de données dans ce contexte.

    Le gros de votre travail consiste en une réflexion d’où vous distillez des pistes et solutions. Chacun d’entre nous, qu’il soit d’accord ou non, peut y contribuer, par la critique, la technicité, la connaissance ou tout autre aptitude. Cela ne fera qu’accélérer votre projet et nous donnera, à nous, vos invités, la satisfaction d’avoir contribué à une cause commune.

    Depuis que je vous suis sur ce blog, signalé par un ami canadien, je partage en gros vos préoccupations. Mais j’estime que vous êtes le plus compétent d’entre nous pour mener cette tâche à bien, parce que votre champ d’intérêt et votre expérience sont nettement plus vastes que les nôtres – trop concentrées sur notre activité professionnelle et sans bagage suffisant pour le reste. De plus, le fait que vous soyez « libre » de toute contrainte professionnelle garantit une liberté totale d’esprit. Ne sous-estimez pas ce gage. Vous le perdriez partiellement une fois inclus dans une structure professionnelle.

    D’aucuns se défouleront probablement via votre blog, mais ne pourront jamais défendre professionnellement les idées qu’ils véhiculent ici. Vous devez en être conscient, non ?

    De grâce, persévérez !

  20. Qui sommes nous ? Il suffit de lire nos interventions pour dé-couvrir nos « faces » (selon Goffman » )plus et mieux exposés que sur les meilleurs des CV .
    Ta position est tragique . Choisir entre etre émetteur ou récepteur . Le grand écart est peu possible …Matériellement .
    Rester Emetteur c’est choisir le messianisme . C’est toujours suspect , surtout qd on vise une palette élargie .
    Choisir le « Recepteur » , c’est admettre n’etre qu’un interface . Un truchement .
    Pourtant c’est ce modèle qui me paraitrait le plus pertinent et surtout productif . Le Net est un outil qui a des possibilités que peu de gens cernent encore .Le modèle forum me paraitrait une « action » bien plus puissante que toute autre moins virtuelle .
    Qui , ds la « vraie » vie , peut prétendre suivre 10 ou 20 « fils » de discussion de bon niveau , simultanément? revenir en arriere pour analyser le sujet et pouvoir intervenir ? (je pense a des conferences en comparaison), etre plus présent sur certains sujets ,rares ailleurs . Créer une branche nouvelle qd une digression est pertinente . Jamais l’etre humain n’a eu acces a une telle possibilité d’ubiquité .
    Evidemment Il y a du Bruit , mais comme Dit E Morin « Contrairement aux systèmes humains, ds les systèmes naturels le bruit est constituant du signal » .

  21. Bonjour Paul,
    Pour votre information, je viens à peu près quotidiennement sur ton, euh pardon, votre blog depuis l’été 2008 environ, suite à la médiatisation de la crise des subprimes. Je l’ai connu grâce au site contre-infos que j’apprécie beaucoup aussi. Après avoir été à mon compte pendant 18 ans (éditeur de diapos pédagogiques pour les écoles), me voici reconverti désormais comme conducteur de bus à Bordeaux. Je m’intéresse à l’évolution de la « crise » actuelle sous ses différents aspects : économiques, financiers, mais aussi écologiques, sociétaux, perte des anciens repères et émergences de nouveaux (espérant que la solidarité et le bon sens l’emporteront sur la barbarie et la peur). Ce blog (mon préféré !), ainsi que quelques autres, m’aide à prendre du recul face à la soupe de plus en plus fade servie par les médias genre France Inter, Libé, Le Monde etc. qui « divertissent » ou se focalisent trop sur l’écume des évènements. Le problème de ces médias c’est que même si un excellent article ou émission passe, il est noyé dans plus d’articles encore contradictoires ou accordant de l’importance à des sujets futiles au regard de l’importance du défi collectif à relever (il semble qu’à mesure que l’angoisse planétaire monte, augmente aussi le syndrome de la politique de l’autruche, et la recherche de dérivatifs futiles moins anxiogènes 🙂
    Autrement, je pratique le jardinage, la découverte de nos (encore) belles régions, la randonnée, l’amour, l’amitié, le yoga, un peu de méditation, je suis adhérent chez les Verts (mais pas du tout l’âme militante ! je suis trop individualiste, je déteste qu’on me colle des étiquettes, et j’ai horreur de distribuer des tracts sur le marché…).
    Il me semble que votre proposition pour une constitution pour l’économie pourrait être partagée par ce parti (Cf. Eva Joly en tête de liste lors des dernières élections), quoique la compréhension des rouages de la finance et de l’économie ne soit pas à priori leur point fort historiquement et culturellement (il y a des exceptions, comme Alain Lieptiz). Concrètement, je peux faire connaitre votre proposition à un très bon ami responsable vert au Pays basque (placé en n° 7 sur cette liste : http://lesverts.fr/article.php3?id_article=376.)
    Voilà, c’était juste quelques infos pour mieux connaitre un des nombreux lecteurs « lambdas et anonymes » du blog (non, je ne suis pas un banquier déguisé, juste un « gars ben ordinaire » comme chantait Robert Charlebois 😉
    Je file, car je dois partir conduire mon bus !
    Jérôme

  22. Ah ce faire trahir par un IP….heureusement que vous seul y avez accés, sinon je serais déjà pendu si je me réfère aux propos de certains!-)

    Votre Position est la bonne. Vous avez accés de plus en plus aux médias : il faut marteler les prévisions et constatations que vous faites au pus grand nombre.
    Quand les faits vous donneront raison, le nous sera vraiment impossible à quantifier…..et là commencera le vrai travail de métamorphose.
    Pensez à Mr Roubini qui est passé du statut de fou furieux lors de son discours devant le FMI, à celui de quasi gourou de la prévision économique!

    Bref, ce moment n’est pas encore arrivé, car nous ne sommes pas encore tombé assez bas!
    Les changements seront effectués par les politiques et par l’oligarchie du monde de la finance quand ils ne pourront plus faire autrement…
    A vous (et d’autres) de batir les fondations en attendant ce moment.

  23. Je partage l’avis en général et les commentaires en particulier des personnes qui s’expriment sur le sujet du jour, je n’exprimerai donc pas sous une forme différente le fond d’une réflexion qui nous est commune. Ayant du m’absenter du net sur une longue période (3 mois) je retrouve sur le blog une fréquentation plus soudée autour de valeurs plus ciblées, c’est mon impression à cette première reprise de contact.
    En ce qui concerne ce « nous » plus précisément que vous évoquez, je transmets une information. J’ai fait un site pour un petit village de Bourgogne, http://www.druyes.fr sur lequel il est possible bien entendu de lire les réunions du conseil municipal (;-) mais aussi une page réservée à la « crise mondiale », page où sont mis à disposition un certain nombre de documents ainsi que des liens, dont un vers ce blog indispensable. Par le net on peut aussi jouer un rôle de passeur, sans avoir une carte de presse. C’est un petit geste qui a son utilité. Les petits ruisseaux… comme on dit…

    1. @H. Giraudon

      Je propose que France Inter remplace Bernard Maris par Paul Jorion.

      Concernant le site du village bourguignon, c’est encore assez « artisanal », on trouve difficilement l’entrée !

  24. Comme le suggère Omar Yagoubi ci-dessus, une réunion du « club des amis de Paul Jorion » me paraîtrait opportune. On pourrait ainsi voir qui sont les simples curieux, qui sont ceux qui ne sont là que « to pick your brains » (je pense aux lecteurs de Neue Zürcher Zeitung, sans doute pratiquement tous des banquiers!) et quels sont ceux, techniquement compétents ou incompétents, qu’intéresse la rédaction d’une constitution pour l’économie, bref, qui ont une conception particulière de votre (et de notre) action. Les modalités techniques d’une telle réunion pourraient être décidées en commun en fonction des divers emplois du temps. Il ne s’agit pas d’établir une association à but non lucratif de type loi de 1901 en France: un club aux frontières floues n’a nul besoin d’une telle formalisation.

    Je m’abstiens de commenter les articles sur la finance et l’économie, car, au-delà de ce que m’apprennent Paul Jorion et François Leclerc, etc., je n’y connais rien et ne souhaite pas me ridiculiser. Le débat portant sur ceux qui, par leur activité, CREENT de l’argent me dépasse, en particulier. Pour l’instant, il faut que je me contente de faire confiance aux ingénieurs financiers et autres étudiants en économie, dont je ne suis pas, sauf au sens le plus primitif du terme. Je lis la plupart des commentaires pour essayer de gagner en compétence, mais là s’arrête pour l’instant mon goût pour le savoir. Lire (tous?) les ouvrages de PJ me semble au-delà de mes capacités et peut-être de mon courage. En revanche, il y a belle lurette que je suis convaincu de la non-viabilité du « système » capitaliste et épaté que quelqu’un le dise haut et fort sans être politiquement aligné sur les positions d’une institution existante.

    Certains commentateurs se satisfont des seuls liens virtuels qui nous unissent (?) par le présent blog, mais ce n’est pas mon cas. Je crois aux liens concrets entre hommes et femmes de bonne volonté et à la force qu’ils génèrent. Pas question de nous cantonner à une sorte de variante de Facebook, que j’avoue dédaigner quelque peu. Je suis prêt à vous apporter, Paul et les autres, toutes précisions sur ma personne, même si je doute que cela contribue beaucoup à notre « cause », qui, me semble-t-il, doit être portée sur la place publique dès que possible. Ai-je tort de croire que le temps nous est compté?

  25. A quand une page Paul Jorion sur Facebook ? Ca vous permettrait de mieux identifier vos « amis » et d’entrer directement en contact avec eux, tout en donnant davantage de visibilité à certaines de vos initiatives (constitution économique)…

    1. Pour compléter la réflexion de JFF au sujet des dons.
      y a t-il une boite postale pour envoyer des chèques ??

  26. Bonjour M Jorion,
    Vous vous demandez qui sont vos lecteurs et leurs motifs. je vous réponds
    J’ai 58 ans
    Actuellement consultant en management dans une grande entreprise – le nom est sur l’adresse mail – je suis votre démarche depuis 3 petits mois.
    Je trouve votre démarche intéressante car elle soulève les enjeux d’une Re-institutionnalisation de l’activité économique
    En effet, il m’a été donné il y près de 20 ans de soutenir un doctorat de philosophie sur le thème de la Crise de la pensée économique, et dans lequel je soutenais une idée proche ( mais à partir d’un angle d’attaque différent : la question du travail immatériel). En m’excusant d’avance de la goujaterie, je me permets d’en citer la conclusion, car elle me semble toujours d’actualité. La thèse concluait par cette phrase : « il n’est pas possible de rester fidèle aux principes de l’économie de marché sans s’interroger sur le cadre institutionnels qui lui permettra de développer l’échange de biens immatériels. Et c’est affirmer qu’à partir de ce moment on ne pourra pas éviter de rencontrer la philosophie »
    (la thèse est publiée en librairie in extenso sous l’intitulé : la connaissance et la loi dans la pensée économique libérale ( classique)

    C’est dire si je suis intéressé par votre démarche même si elle n’en est qu’à ses débuts. !

    J’ajoute que pour arriver à cette conclusion j’ai été obligé de me plonger dans la contruction des premières institutions financières anglaises ( fin du XVIIème ) . Je me permettrai une contribution à ce sujet si vous n’y voyez pas malice (. A ce popros : Savez vous que leur principal artisan était LOCKE ? Et savez vous que lorsque SMITH parle de la « main invisible » ses flèches sont dirigées contre Locke et contre la banque d’Angleterre ? )

    Je suis donc persuadé que vous touchez à des enjeux forts : ce qui veut dire aussi que vous aurez toutes les difficultés du monde à avancer
    En vous souhaitant le meilleur

    1. « Savez vous que leur principal artisan était LOCKE ? Et savez vous que lorsque SMITH parle de la « main invisible » ses flèches sont dirigées contre Locke et contre la banque d’Angleterre ? »

      Tiens?!

      Si il est possible d’en savoir un peu plus…

  27. Cher Monsieur Jorion, votre audimat et votre notoriété s’accroissent, tant mieux.

    J’ai noté 2000 visiteurs réguliers sur votre blog et 2000€ en moyenne de revenu, soit 1€ moyen par régulier. Mince….
    Ces visiteurs sont certainement très variés, cadres dirigeants à étudiants. Pour ma part (chef d’une petite entreprise) j’accepte de payer 200€ d’abonnement annuel à LEAP pour leurs analyses. J’accepte de payer une somme comparable à vous mêmes pour la qualité de vos analyses et leur utilité pour améliorer ma « boule de cristal ». Je comprends que des étudiants ne paient rien, mais si seulement 20 personnes régulières sur 2000 payaient 100€ par an, nous aurions les 2000€ avec 10€ pour 200 autres réguliers on en serai à 4000€ au total. Cela veut dire qu’il y a pas mal de gens qui viennent vous lire gratuitement et ils ne sont pas tous étudiants, pas tous sympathisants et pas tous réalistes (il faut rémunérer le bon travail sous peine de n’avoir plus rien de bon, à part la bonne volonté).
    On peut espérer que vous ne fassiez pas vos conférences gratuitement. J.M. Jancovici, fait payer 2500€ un exposé (limite des ressources énergétiques) partout en France. Vos interviews devraient être payantes. Si elles sont gratuites, je comprends que les journalistes vous aiment encore plus, mais dans un phase de développement c’est aussi un investissement.

    Quel but poursuivez-vous? Ecrire des bouquins sur l’économie n’aura d’intérêt que dans une durée limitée (même longue) de la crise et des incertitudes qu’elle génère. Ecrire une « constitution pour l’économie » entouré d’un petit groupe d’experts ferait date dans l’univers culturel mais quel en serait l’impact?
    Je reviens (j’ai l’habitude de répéter) sur un objectif d’impacter la communauté internationale des décideurs, les médias spécialisés, voire l’opinion publique (scandalisée par les évènements financiers).
    Je suggère que vous développiez un plan et contenu étoffé de cette constitution pour la soumettre à un certain nombre de spécialistes internationaux de votre choix, renommés ou non mais compétents, et de constituer un groupe d’échange en vue d’en définir les détails. Vous risquez de ne pas trouver beaucoup de monde (j’en sais quelque chose) pour innover, prendre des risques (même intellectuels), mais il y en a et ils sont déjà connus.
    Il est clair qu’une majorité d’universitaires ont des préoccupations d’universitaires et que vous leur faites de l’ombre, mais il y en a forcément qui accrocheraient.

    Votre audience auprès des entreprises me paraît extrêmement intéressante. Vous toucher les décideurs et une large plage de salariés (à condition de présenter simplement les choses comme vous savez bien le faire). A titre d’exemple, J.M. Jancovici fait régulièrement des conférences dans de grandes entreprises. Le monde industriel (hors groupes financiers d’actionnaires) n’a rien a voir avec l’univers financier. Nous serons nombreux très réceptifs à votre discours. Cela constitue un force de frappe de l’opinion.

    J’espère que vos finances vont se développer et que vous pourrez constituer autour de vous une équipe avisée et compétente, diversifiée et rémunérée par vos actions d’informations et bâtir un projet de constitution d’envergure internationale. Cela revient à constituer une entreprise avec une équipe complémentaire pour travailler sur le fond, sur la communication. Les entreprises peuvent vous aider.

    Amicalement

    1. @JFF

      « Les entreprises peuvent vous aider ». Comme c’est gentil à vous. Il y a de la récup dans l’air…
      « le monde industriel (hors groupes financiers d’actionnaires) n’a rien a voir avec l’univers financier. « . Et ben voyons ! Que disiez-vous il y a encore 2 ou 3 ans ?
      « On peut espérer que vous ne fassiez pas vos conférences gratuitement ». Tout a un prix c’est bien connu. Gratuit n’existe pas.

      @Paul
      Problème pour voir la vidéo (IE ou Firefox)

    2. Quand on arrive à l’usine
      La gaîté nous illumine
      L’idée de faire nos huit heures
      Nous remplit tous de bonheur
      D’humeur égale et joyeuse
      Nous courons vers la pointeuse
      Le temps d’enfiler nos bleus
      Et nous voilà tous heureux
      La ï ti la la la ï ti la la ï hé

      (Refrain)
      Merci patron merci patron
      Quel plaisir de travailler pour vous
      On est heureux comme des fous
      Merci patron merci patron
      Ce que vous faites ici-bas
      Un jour Dieu vous le rendra

      Quand on pense à tout l’argent
      Qu’aux fins de mois on vous prend
      Nous avons tous un peu honte
      D’être aussi près de nos comptes.
      Tout le monde à la maison
      Vous adore avec passion
      Vous êtes notre bon ange
      Et nos chantons vos louanges
      La ï ti la la la ï ti la la ï hé

      (Refrain)

      Mais en attendant ce jour
      Pour vous prouver notre amour
      Nous voulons tous vous offrir
      Un peu de notre plaisir
      Nous allons changer de rôle
      Vous irez limer la tôle
      Et nous nous occuperons
      De vos ennuis de patron
      La ï ti la la la ï ti la la ï hé

      Nous serons patrons nous serons patrons
      À vous le plaisir de travailler pour nous
      Vous serez heureux comme un fou
      Nous serons patrons nous serons patrons
      Ce que vous avez fait pour nous
      Nous le referons pour vous
      La ï ti la la la ï ti la la ï hé

  28. Bonjour à tous,
    De part le principe du blog, ce message sera lu par tous, bien que se voulant une réponse à la question posée par Paul (sans aucune familiarité mais avec énormément de sympathie intellectuelle si cela peut se concevoir) et qui peut renseigner également tous ceux qui y participent.
    C’est une émission de radio (France Culture) qui m’a fait découvrir les propos de Paul Jorion. Découvrir Paul Jorion serait bien autre chose. Son parcours et l’angle avec il a abordé l’étude des systèmes économiques m’ont parus particulièrement intéressants. Par la suite, j’ai recherché sur le net d’autres informations concernant Paul. J’ai donc trouvé le blog et ce sont aussi et surtout désormais les propos qui y sont tenu qui m’apparaissent forts intéressants. Ils motivent une consultation quasi quotidienne.
    Aujourd’hui, il me semble plus pertinent, plus rapide et plus simple de dire simplement que je ne suis absolument pas impliqué dans quelque institution bancaire ou financière. Pour en dire quand même un peu plus, je ne me satisfait pas de la marche d’un grand nombre de sociétés humaines où règnent depuis les niveaux « inférieurs » (familles), un système hiérarchique où les individus sont mis en compétition. Je m’interroge sur d’autres forme d’organisation et les moyens de parvenir à UNE société humaine qui se donnerait quelques chances de poursuivre son existence sur cette planète, pour le bien être de chacun de ses membres et de ceux à venir.
    Ce blog est motivant, riche d’enseignements et de raisons de ne pas désespérer.

  29. Bonjour Paul,
    bonjour à tous les autres !

    Je suis un des atome de ce NOUS dont tu te demandes de quoi il est composé… Je ne suis qu’un atome, mais un atome agissant !…

    Les grandes rivières sont faites de petits ruisseaux, ne l’oublions jamais.

    Je suis un modeste retraité et je me suis fait un petit réseau de contacts auprès duquel je me fait un point d’honneur de diffuser les VRAIS informations (notamment issues du présent blog) sur la situation réelle du monde dans lequel nous vivons… C’est un gros boulot pédagogique…

    Je peux dire aujourd’hui que ce travail de fond commence à porter ses fruits, et que de plus en plus de personnes commencent à ouvrir les yeux.

    Parallèlement, je m’intéresse également de très près au domaine de la santé, domaine dans lequel il existe également des vérités « gênantes » que la presse alignée (et les intérêts financiers de certains lobbies…) (ces deux domaines se rejoignent donc sur un thème commun !…) se garde bien de diffuser sur des informations qui apporteraient beaucoup de bien-être à beaucoup d’individus sur la planète pour un coût très faible (il n’y a pas de hasard, ma pauv’Lucette !…).

    Je suis prêt à être contacté pour t’aider (je me permet de te tutoyer…) dans la mesure de mes petits moyens (cf mon adresse e-mail).

    1. citation :

      Je peux dire aujourd’hui que ce travail de fond commence à porter ses fruits, et que de plus en plus de personnes commencent à ouvrir les yeux.

      ======

      Je n’ai pas l’impression que les gens voient que ce système ne peut rien procurer de plus que ce qu’il a donné juste avant la crise.

      Et qu’on se demande d’où vient la valeur de l’argent, le lien de cette question avec celle de l’inflation, etc. Car tout ceci est lié.

      Ce que propose Paul Jorion, il me semble, c’est quand même sauver ce système, mais est ce que le résultat sera vraiment meilleur que ce que nous avons connu jusqu’à maintenant ? Non, si l’on ne perçoit pas que le système fonctionne selon certains paramètres et certaines conditions, comme un organisme. Par exemple, la valeur de l’argent implique son manque, et vice-versa. Donc la pauvreté est nécessaire et non accidentelle. Ceci ne peut être atténué que si l’on laisse subsister une inflation conséquente.

      Et si je ne dis pas ceci, personne ne le dis.

      Comme disait J P Fitoussi sur une radio dans un élan de sincérité, les riches ont besoin des pauvres pour être riche, et ceci est la damnation fondamentale du système.

      Ceci dit, je m’intéresse à la question de l’argent à des périodes où l’on n’avait pas idée d’augmenter les prix et de les varier, sur des générations, car toute valeur était constante…. les pièces représentant un poids métal… il aurait été saugrenu de varier le prix du pain subitement dans un monde sans conscience capitaliste, plus stable. ce qui représentait un moment de fixation des prix.

      L

  30. Ne pas se laisser bouffer! Rester près de soi, fidèlement… faire ce qu’on sent etre vrai
    attention aux « nous » qui finissent tout seul!!! Faire confiance à la force des paroles « vraies »,
    elles font très bien leur chemin!!! Doucement mais surement!!!
    Confiance!

  31. Et ce « nous » – c’est quoi ?
    Des personnes dispersées au départ et noyées dans une guimauve conformiste jusqu’à la nausée auxquelles les dociles stakhanovistes (et les profiteurs) du crime néolibéral collaient toutes sortes de sobriquets pour mieux les discréditer, allant jusqu’à les taxer de folie car toute remise en question du système était une hérésie.
    Finalement, petit à petit, grâce aux gens d’exception (comme vous, Paul – je vous appellerais Spiderman) et aux bourdes incroyables des maitres du monde aveuglés par leur rapacité, une autre réalité finira par se mettre en place ; une toile réelle d’échanges d’idées et ‘expériences se tissera en dehors (et en parallèle) du rouleau compresseur manipulateur d’opinion publique que sont les médias du régime.
    Jorion parle de Sapir ; Lordon de Jorion ; P. Reymond sur son blog nous rappelle un merveilleux historien qu’on avait oublié (F. Braudel) ; E. Todd, B. Maris et autres finissent par se faire entendre et devant la pantalonnade planétaire les rois sont de plus en plus nus.
    PS : à ne surtout pas rater le dernier Lordon (La crise de trop – chez Fayard) c’est tout simplement magistral.
    Bonne continuation Paul.

  32. Bonjour,

    Qui sommes NOUS ? où sommes NOUS ? En ce qui me concerne, je sais:

    DE ma fenetre innondée de soleil je vois le port de Marseille avec tous ses ferries pour la Corse et pour l’Afrique
    ses vraquiers ses minéraliers ses cargos et portes conteneurs, trés loin je vois les pétroliers et l’horrible fumée des raffineries qui nous empoisonne.
    NUL doute que depuis ce rebord du monde je l’observe et j’essaye de le comprendre.
    Je ne suis ni banquier ni armateur ni supporter de football ni militant écologiste, simplement un anonyme salarié de 45 ans d’une société du CAC.
    Il y a quelque jours je vous aurais conseillé de faire la révolution puisqu’il était question de Marx il me semble.
    AUjourd’hui je vous conseille toujours l’action politique mais simplemnet réformiste.
    Et pas dans n’importe quel partis mais chez les écologistes.

    Créez un collectif d’économistes progressistes avec une plateforme de propositions d’action et rejoignez Cohn Bendit.
    Sérieusement ce mouvement n’attend que des gens comme vous.
    Une bande de doux réveurs qui veulent changer le monde avec des idées humanistes et progressistes.
    Et NOUS masse anonyme cotée au CAC 40 nous n’attendons que les élections pour vous dire qu’on vous suit.
    Cela doit vous faire sourrire, peut être y avez vous pensé.
    Bien sur on va vous dire que c’est une très mauvaise solution, que vos idées vont être dénaturées, que vous serez utilisé, que vous allez perdre votre audience..
    Vous dira t-on aussi ce que vous allez gagner ?

    Voilà c’était une contribution d’un de ce NOUS anonyme, et je suis sur que d’autre de ce NOUS seront de cet avis.
    PS: je viens de voir que jérôme vous a fait un message dans un sens voisin.

  33. Si vous voulez changer les choses il faut quelqu’un avec vos idées qui se présente à une élection, sans pouvoir rien ne changera.

  34. Visiblement, ce n’est pas aujourd’hui que prendra fin la règle de l’anonymat sur le blog! (ce que je suspecte être en fait le véritable message de ce « qui sommes nous », et qui semble avoir été interprété diversement. Enfin je peux me tromper bien sûr).

    Jusqu’à preuve du contraire, Paul Jorion ne pratique pas la discrimination à l’embauche, alors les CV anonymes hein…

  35. Bonjour
    Je vis dans la banlieue 77 en HLM et je travaille dans le 93 ( insertion pro avec des ados)
    La vie ici c’est la galère, avec la crise , c’est pire et pire!
    Donc : envie de comprendre, de savoir.
    Je lis, j’observe, j’écoute………………..
    Avec le blog, j’ai compris des tas de choses sur le fonctionnement de l’économie.
    Cela me rassure, de savoir que nous sommes nombreux ….à réfléchir.

  36. Bonjour
    j’ai bien compris le sens de votre question, c’est pour cela que j’ose commenter aujourd’hui ce blog si savant. Pour ma part, sachez que c’est sur le site contre-info que je vous ai découvert. Je me souviens que vous aviez prédit le Krach de l’automne. Cette prédiction si juste m’a fortement troublé. Depuis je suis votre blog.

    Je ne suis qu’un modeste blogueur, et je constate que la reprise de votre vidéo sur le Fasb sur médiapart http://www.mediapart.fr/club/blog/rimbus/110809/trouille-et-magouille a beaucoup intéressé, et suscité des commentaires. Hélas j’ai le même souci que vous pour joindre les 2 bouts, je ne peux pas vous aider financièrement pour le moment. Mais j’ai plaisir à vous faire connaître. A toute petite échelle je me fais l’écho de ce que vous dites, quand je peux.
    J’espère que cela ne vous dérange pas.

    Comme beaucoup, j’essaye de comprendre ces choses compliquées que vous énoncez si clairement. Continuez comme cela, et merci de la peine que vous prenez à faire surgir un peu de lumière dans cet obscur monde de la finance.

  37. pour moi, notre rencontre a eu lieu par l’intermédiaire de votre vidéo sur France info, il y a 3 ou 4 mois, j’ai entendu pour la première fois un homme dire ce que je ne cesse de dire depuis bientôt 3 ans, avec pour seul bagage, le bon sens et le gout des autres.
    Quasi retiré de la société, je m’exerce au quotidien à essayer de voir ce qui se cache derrière les choses qu’ont veut nous faire croire, c’est ainsi que j’avais dit que Delors ne serait pas candidat en 88, que j’avais pronostiqué la mise à mort politique de Balladur, alors qu’il culminait dans les sondages, que j’avais fait part à mon épouse du risque énorme encouru par Jospin, la vieille du 1 er tour, du non à la constitution.
    Je pense que nous avons le même age 63 ans, n’ayant rien étudié, j’ai donc beaucoup appris en observant et écoutant, aujourd’hui j’ai très peur de la violence Américaine, trop de gens sont laissés sur le bord du chemin, je redoute soit une désintégration, soit au pire une guerre civile, l’Amérique a trop jouée avec le feu, le pourrissement risque d’allumer la mèche.
    Voilà un spécimen de vos lecteurs quotidien, grâce à vous je me sens moins seul, le temps d’agir n’est pas pour aujourd’hui, j’ai fait part d’une impression, mais c’est le doute qui plane au dessus de tout cela, il faut continuer à prêcher, à expliquer et à être prêt le moment venu.
    Théodore compte sur nous, défense de décevoir les enfants.

  38. Bonjour Paul,

    Je suis probablement l’un des quelques autres puisque nous avons échangé quelque fois par email et que mon adresse est très explicite 😛 Vous avez même eu la gentillesse à un moment d’ajouter dans un commentaire une image d’un album de bd que je venais de faire. 😉

    A part ça j’ai aussi créé une société de logiciel pour musicien, j’ai 34 ans et un petit gars à peine plus vieux que celui qui j’en suis sûr participe d’un sommeil aventureux de ses parents par chez vous 😉

    Je suis le blog directement depuis un an et demi (à vue de nez), et depuis plus longtemps encore depuis contreinfo. Je suis contributeur enthousiaste du blog ; en revanche je suis réservé quand aux efforts de « constitution pour l’économie ». Je n’ai rien de mieux à proposer, et c’est une bonne chose que ça se fasse, mais je sens confusément que ce combat là n’est pas pour moi. Je crois aussi de plus en plus que le politique, au sens large (et plutôt pas les hommes politiques eux même), mènent au final l’économie. Par là j’entends que la somme des objectifs des entités autour de la table et leurs capacités individuelles à les mettre en pratique déterminent autrement plus les choses que ce que les courbes et les chiffres peuvent nous apprendre. Je n’en suis pas encore sur mais s’il y a confirmation, j’ai l’impression que l’unique action efficace passera par un rapport de force, comme ça a toujours, me semble-t-il, été le cas par le passé lorsqu’une société vacillait par trop des excès de ses élites financières.

  39. Attention a ne pas te laisser embrigader par les ayatollahs drappés en vert écolo.

    La « fin du monde pour tout à l’ heure » est leur fond de commerce, et l’ essorage fiscal qui va avec, est leur Business Plan, concocté avec les copains qui vont se refaire une santé a nos frais de contribuables.
    Reste comme tu es, sensible a la critique (voir le commentaire ci après), la complexité et l importance du sujet de la monnaie, l utilité (ou non) d’ une constitution pour l économie, sont des thèmes de réflexion pas (encore) à la portée de leur imagination, enfermés qu’ ils sont dans la nouvelle bulle verte (après celle de l Internet et de l immobilier).
    Ces dirigeants médiatisés a outrance, ne sont pas des opposants au système, ils en sont l ossature, et veulent juste être « Calife a la place du Calife », comme le voulait le machiavélique Iznogoud.
    En revanche ils ont tout a gagner a te fréquenter pour que tu donnes une meilleure tenue à leur flan grossier (le gloubiboulga tout vert)

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=1300

  40. Je travaille à bidouiller les systèmes informatiques (surtout la partie comptable) de banques situées dans un certain paradis fiscal.

    Je me fais parfois des réflexions sur ma (petite) part de responsabilité dans tout ce cirque et puis je me dis « à quoi bon, tu n’es qu’un rouage infime de la mécanique, un pion, un sous-fifre qui ne gagne pas un centième du bonus d’un trader et qui ne comprend pas la millième partie de ce qu’il se passe réellement. Et puis faut nourrir les gamins. Et va-t-on culpabiliser tous les habitants des paradis fiscaux puisqu’ils en profitent tous? va-t-on culpabiliser le chauffeur de tel PDG d’une multinationale pourrie? » et assez rapidement je pense à autre chose.

    Aider Paul c’est sans doute aussi aider un peu ma conscience. 🙂

  41. A l’instar de Paul Jorion, nous sommes des gens qui pensont que l’on ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré. D’ou les débats ou l’on repart de zéro sur la monnaie, la justification ou non de l’interet, les paris spéculatifs…..le tout débouchant dans la joie et la bonne humeur sur des propositions pour une constitution pour l’économie ou a minima sur des amendements a la constitution interdisant par exemple les paris sur les prix. Tout en s’attachant à l’esprit de l’amendement, des règles d’application suivront au cas par cas. Positivons…et merde pour le roi d’angleterre qui nous a déclaré la guerre ( j’ai un peu d’avance pour le 31 du mois d’aout !).

  42. Bonjour Paul, bonjour à tous

    Je n’arrive pas cette fois-ci à voir « le temps qu’il fait » mais j’ai compris en lisant les autres commentaires qu’il serait temps qu’on se présente, pour que notre hôte aie une idée des gens auxquels il parle.
    J’ai 55 ans, un diplôme d’ingénieur de l’Institut Polytechnique de Iassy -Roumanie. J’ai travaillé pendant 10 ans à Bucarest dans le domaine des réseaux de transport et de distribution d’énergie électrique, comme ingénieur d’exploitation d’abord, comme ingénieur études et projets ensuite.
    En France depuis 20 ans, j’ai changé de métier car EDF était fermé aux étrangers. Donc j’ai repris les études dans le domaine de l’assurance de la qualité et j’ai travaillé comme auditeur et responsable qualité. Dans le privé pour des PME d’abord et pour le ministère de la défense auprès des industriels afférents ensuite.
    Je n’ai de commun avec le domaine économique qu’une sorte d’aversion pour tout ce que touche à l’argent, la gestion de mes comptes inclus. Mais je pense que la construction du projet de Paul pourrait s’inspirer des techniques utilisés par l’assurance de la qualité dans l’établissement du plan du projet et aussi pour faire un « état des lieux » du domaine étudié.

    Des questions du genre :
    Quoi? – qu’est ce qu’on veut faire
    Qui ? – qui le fera
    Comment ? – ce sera fait
    Quand ? – ce sera fait
    Avec quels moyens ? – on arrivera
    Pourquoi ? – veut-on le faire
    peuvent être utilisées pour tout projet.

    Amitié à tout le monde.
    Oui, j’allais oublier, je m’appelle Maria Zahner et j’habite en région parisienne.

  43. M. JORION,

    Et bien moi aussi je vais y aller de mon petit commentaire 

    Moi qui ne suis qu’un individu lambda sans importance.

    Je pense que si vous avez un si grand succès aujourd’hui sur votre blog,
    paradoxalement, c’est parce que vous n’avez pas d’emploi.

    Vous vous en plaignez mais c’est grâce au temps de libre que vous avez
    que vous pouvez vous consacrer si pleinement à l’alimentation de votre blog.

    Et oui ! Car le jour où vous aurez un emploi, je crains fort que le blog en pâtisse
    un peu. Vous aurez forcément beaucoup moins de temps à y consacrer.

    Alors M. JORION, promettez-nous de toujours continuer à bien prendre soin de votre
    blog même lorsque l’on vous aura déroulé le tapis rouge pour un poste qui requière
    une activité hebdomadaire largement supérieur aux 35 heures…

  44. « Je n’arrive pas cette fois-ci à voir « le temps qu’il fait » mais j’ai compris en lisant les autres commentaires qu’il serait temps qu’on se présente, pour que notre hôte aie une idée des gens auxquels il parle. »

    Perso je n’ai pas de problèmes, mais pourquoi M Jorion utilise Seesmic, concept profondément niais du vulgaire Loic Le Meur (archétype de l’atroce bêtise, mentalité techno machin 2.58 ou 3.42), et pas dailymotion par exemple ?

  45. Bonjour, concernant le nous :

    Je suis consultante marketing dans les telecoms et l’Internet et j’ai été consultante en systèmes d’information. J’ai connu votre blog via contreinfo, je vous suis depuis 1 an à peu près.
    Je n’y connais pas grand chose en économie et en finances. J’essaye de comprendre ce qui se passe en ce moment. Je remercie d’ailleurs ce blog et tous ses contributeurs pour les éclairages qu’ils m’ont apportés.
    J’aime comprendre. La notion de système m’intéresse ; j’ai été présentée à cela par mes lectures sur la théorie du chaos (via les livres sur l’univers et la SF qui ont été mes premiers centres d’intérêt quand j’étais petite).

    Ce blog a rencontré en moi une espèce de pressentiment que le système de ces dernières années allait droit dans le mur, du fait de ses abus et aussi à cause de la raréfaction des ressources et l’explosion de la démographie. J’ai aussi envie d’une certaine justice, et que la société humaine se tourne un peu plus vers les valeurs de partage et de coopération plutôt que vers les valeurs un peu trop actuelles de compétition et d’élimination. J’ai bien conscience que ces 2 tendances antagonistes sont là, chez chaque être humain, et qu’il n’est pas question d’en éradiquer l’une au profit de l’autre. Je crois en la régulation – intelligente.

    Sinon, ne rejoignez aucun parti politique. Mais influencez-les, eux parmi d’autres. J’ai bien aimé la contribution d’Antoine « Paul, le « nous » n’a aucune importance. Moins il est défini, et plus tu es « transversal ». L’essentiel c’est la rigueur, l’honneteté intellectuelle, et la simplicité »

  46. Bonjour M. Jorion,
    Je viens régulièrement jeter un coup d’oeil sur votre blog. J’ai commencé à lire vos articles sur Contre-Info.
    Je suis aussi un individu sans importance comme dit l’un des commentateurs et je fais partie de la moitié de l’humanité la moins représentée (et de loin) sur votre blog. Plus nous avançons dans la crise, plus je pense que cette crise est essentiellement due à des valeurs masculines mises en exergue (compétition exacerbée, recherche de la position dominante sans laquelle on est un raté) et qu’elle ne pourra se résoudre que lorsque des valeurs plus féminines (sens du groupe ou du foyer, de la personne humaine) reprendront le dessus. N’oublions pas qu’à la sortie de la seconde guerre mondiale, ce sont ces valeurs qui ont permis les Trente Glorieuses.
    Malheureusement les responsables politiques actuels, les grands acteurs économiques sont tous des hommes. Dès qu’une femme tente de s’immiscer dans ce milieu, elle est traînée plus bas que terre.
    Je pense néanmoins que ce sont les valeurs féminines qui changeront le système.
    A propos, l’analyse n’est pas de moi. Je plagie la chef du gouvernement islandais actuel mis en place suite à la faillite des trois grandes banques islandaises l’an dernier qui a mis le pays en cessation de paiement.

  47. http://www.europac.net/externalframeset.asp?from=home&id=17052&type=schiff

    Dough for Dumps?

    After having given away billions faster than even the optimists had anticipated, it was announced today that the federal government’s « Cash for Clunkers » program is coming to an early end. But, based on the standards of economic analysis which prevail in Washington, Wall Street and academia, the program must be considered a master stroke of public policy. These experts will tell you that by mandating that citizens destroy older (but still working) vehicles to receive $4,500 toward the purchase of a new car, the program not only revved up the economy by encouraging Americans to borrow more, but it may have, perhaps, made some great strides in saving the planet by reducing carbon emissions.

    With this solid win-win now on the books, the time has come to put the strategy to work in other areas. For instance, the government could use these lessons learned to help the moribund housing sector. I propose the « Dough for Dumps » stimulus program. Here’s how it would work:

    Homeowners struggling to make payments on environmentally inefficient homes can apply for government aid to destroy their old homes and receive guaranteed loans to buy newly constructed houses, provided they are furnished with the latest « green » advancements in energy systems and building materials. As with the « Cash for Clunkers » program, this plan would solve many problems at once.

    First, it will help put a floor under falling home prices by reducing the glut of houses currently on the market. The best way to stop prices from falling, and thereby reduce the foreclosure wave, is to reduce supply.

    Left alone, the market would do this by lowering prices, which would bring more buyers into the market. But this approach falls on the back of homeowners whose only crime was to overpay for a house. A more socially equitable method would be for all taxpayers to shoulder the burden through a government bulldozing program.

    In addition to contracting the supply of homes, the program would also stimulate the economy by providing funds to hire environmentally savvy builders and contractors (not to mention the workers needed to demolish the old homes). The resulting demand would help to reduce unemployment, especially in the housing sector. Government incentives and subsidies could also give an important boost to the developers and manufacturers of « green » windows, solar heating systems, furnaces and water systems.

    Once this program has rejuvenated the real estate market, citizens should also be encouraged to burn their old furniture and clothing, thereby sparking demand for new goods from our nation’s struggling retailers. When you think about it, the possibilities are endless.

    If these proposals seem ridiculous, it is because they are. But they are no less ridiculous than the « Cash for Clunkers » program that inspired them. All are examples of the « broken window » fallacy of economics, which argues that economic activity can be stimulated by the need to replace something that has been destroyed.

    Unfortunately, many of our « best » economists subscribe to the notion. But society gains nothing from redundant activities. Digging holes just to fill them up does employ workers, but the work offers no benefit to anyone not receiving the wage. Absent government incentives, such a job would create no profit and could only exist as a result of a subsidy from someone else. Such work also prevents workers from accomplishing tasks that create real wealth and actually benefit society.

    In the case of « Cash for Clunkers, » the government provided an incentive for citizens to destroy otherwise working assets, fully owned by their users, in exchange for a smattering of « green » tech and a lot more debt. Could anyone look at our country now and determine that our problems stem from a lack of new cars? Given our level of economic output, it is likely that we already have too many cars. On the other hand, it should be obvious to anyone that American consumers are already burdened by too much debt. The program distorts the market by giving car owners a powerful incentive to take out new loans for cars they may not need.

    The environmental benefits of the program are much more difficult to quantify and extremely unlikely to overcome the waste inherent in the wanton destruction of working assets. On a practical level, the premature shelving of working cars will add extra pressures to our waste management capacity, and create emissions and pollution through the compaction/incineration processes that accompanies disposal. On an abstract level, this program punishes every consumer who sought to be ahead of the curve in environmental responsibility by using their own resources to upgrade a clunker. Some may think twice before making such a move without government money on the table.

    More fundamentally however is the question of making wise decisions in a recession. Given the fragility of our finances, we should use our resources wisely, pay down our debt, replenish our depleted savings, and make investments in time and energy that offer a tangible benefit. The « Cash for Clunkers » program is the exact opposite of what we need and a glaring example of the lack of economic understanding currently on tap in Washington.

    1. Where is Brian ? In the ….. Pensez à ceux qui ne comprennent pas l’anglais. Nem irtem magyar tovarich.

    2. @ dalembert
      Vieux souvenirs: Sopron, Liliafured, Petofi, « techek », »igen », Miskolcz, les galettes de charbon et les bouteilles d’eau de Selz,le cheval et sa remorque sur l’autoroute, les oies, l’étoile rouge sur le Parlement, le mirador dans le champ de blé, la calculette confisquée à la frontière…….( l’orthographe est parti avec)

    3. @jacques

      Ah ça nous rajeunit pas!
      Les petites épiceries ABC.
      Les vieux trams délabrés de Moskva Tér.
      Les statues « réalistes » à la gloire du socialisme, aujourd’hui regroupées dans un parc grotesquement ironique.
      La cave à tokay à côté de l’opéra.
      Et cette petite hongroise, si jolie dans sa capuche rouge, et son manteau noir, sous la neige qui tombait à Mátyás Templom.
      C’était Anna Karénine, elle fut ma femme.

      Maintenant c’est Carrefour, les autoroutes à péage…sans chevaux.

      O tempora, o mores

    4. Eh, oui Jacques et Dalembert, je me sens proche de cette nostalgie, nous avons en commun la Transylvaine et tous ce qui s’est dit et tout ce qui s’est passé entre haine et amour.
      Amitié à vous

    5. @moderato-cantabile

      On peut toujours conspuer l’Europe telle qu’elle est devenue.

      Mais le fait est qu’elle a mis un terme aux nombreux et haineux conflits, réels et potentiels, entre les peuples de cette mosaïque qu’est l’Europe Centrale.

      Dommage que l’ex-Yougoslavie n’ait pas pu en profiter.

    6. dalembert,

      sans vouloir jouer le rabats-joie, je pense que cette région reste encore hautement instable, tant économiquement que politiquement. Car ce n’est pas l’UE qui a la main et le fin mot dans la zone mais les USA. l’Europe centrale et de l’est constituent toujours le talon d’Achille de l’Europe. On a mis un couvercle par dessus mais en dessous la marmite est en ébullition. Si les USA s’effondrent politiquement et stratégiquement on a tout à craindre de la part des vieux démons qui ont déjà allumé deux guerres mondiales.

    7. Oui, Moderato-cantabile, c’est une sombre perspective, mais possible.
      Personnellement je suis plus optimiste, et paradoxe de l’histoire, je compte beaucoup sur l’Allemagne pour éviter ce scénario catastrophe.

    8. Plus vraiment maintenant. Les anglais ont joué leur dernière carte pendant Bush. Maintenant ils sont aux abois et leur empire chancelle plus que jamais. Ils ne leurs restent plus que les paradis fiscaux. C’est mon avis.
      Quand à l’Allemagne son rôle stabilisateur pour l’Europe de l’Est dépend grandement de leur propre stabilité économique.

    9. Les anglais sont certainement dans une mauvaise passe.

      Mais voilà des années que leur lobbying intense auprès des institutions de la CEE a complètement dénaturé l’idée originelle de l’Europe et a encore beaucoup d’adeptes à Berlaymont. A preuve le silence pathétique de Barroso.

      L’Allemagne a des problèmes économiques, mais c’est un pays de 80 millions d’habitants, leur hinterland, l’europe centrale et orientale est leur chasse gardée, ils sauront s’en occuper, éventuellement avec l’aide intéressée des russes, comme ils on fait, grâce à l’Europe, avec la RDA. C’est pourquoi je suis optimiste, modérément, mais optimiste malgré tout, reste la Pologne, le pays le plus corrompu par l’américanisme et son artéfact otanesque, mais qui acceptera de mourir pour Gdansk ?

    10. Oui, Dalembert, j’aimerais être aussi optimiste que vous. Mais je lis presque quotidiennement des journaux de l’Est, de Roumanie précisément et c’est pour moi tout les jours la stupéfaction. Encore plus quand je passe en revue les commentaires des lecteurs. L’histoire passé revenue dans le présent. Le maire d’une des plus grandes ville du pays, Constantza, qui défile en uniforme nazie avec son gamin à côté dans le même accoutrement. Des propos de la part des journalistes et des lecteurs pour lesquels ici on irait en prison (et ce serait justifié). Un nationalisme rampant dans un pays qui compte plusieurs nationalités et un état d’esprit prêt à en découdre avec qui que se soit, pourvu que le cauchemar quotidien finisse. Et l’Allemagne, justement à cause de ses liens et de ses accords avec la Russie n’est pas vraiment présente dans la région, à l’exception des banques. Quand à la corruption américaniste et otanienne, elle existe dans la Roumanie comme dans la Bulgarie, comme dans la Turquie ou l’Ukraine et Géorgie.

    11. moderato-cantabile,

      n’oubliez pas que la position de la Turquie par rapport aux US est très balancée.

      Ils ont refusé aux armées US le passage par leur territoire pour attaquer l’Irak, et, à l’époque, compte-tenu du climat général, c’était une acte de quasi-rébellion.

      Regardez aussi du côté de leurs rapports positifs avec la Russie, notamment pour ce qui concerne les pipe-lines.

      Tou ça est trés nuancé, j’admire beaucoup la diplomatie turque, c’est autre chose que les pantalonnades et rodomontades bruxelloises à propos de l’adhésion de ce pays à l’Europe (que personnellement je souhaite).

  48. Courage Jorion, vous nous faites rêver un peu dans ce monde de brutes épaisses. De toute façon la bonne parole finit toujours par vaincre ! Aux innocents les mains pleines !

  49. J’ai pris connaissance de votre blog parce que j’ai été invité à assister à une intervention que vous avez faite chez Etopia, mais à laquelle je n’ai malheureusement pas pu participer. Cela fait plusieurs années que j’ai l’intuition qu’il y a trois chantiers urgents à entamer de front: légiférer sur la publicité, réformer le système monétaire, et se débarrasser des paradis fiscaux. L’interdiction des paris sur les prix est nouveau pour moi, et je dois dire ne pas être encore convaincu (parce que je ne vois pas très bien en quoi ça consiste – je dois encore lire tous vos livres ;-).
    Et sur un plan sociologique, je suis régulièrement atterré par l’incroyable cupidité des gens que je côtoie (la trentaine universitaire). C’est un fait que je ne m’explique pas: pourquoi des gens qui gagnent assez d’argent pour vivre une vie très confortable (ce qu’ils reconnaissent eux-mêmes quand on le leur demande) rêvent-ils de gagner le double? Comme si ce surplus de salaire n’allait pas être pris à d’autres…

    Je vous remercie énormément pour l’animation de ce blog dont la qualité des billets et des interventions est assez surprenante. J’aimerais, comme pas mal d’intervenants, consacrer plus de temps à la réflexion et à contribuer de manière plus substantielle. Mais j’y passe déjà pas mal de temps au boulot, et la vie (famille, sommeil, travaux dans la nouvelle maison) remplit pas mal le reste.

    Mes domaines d’expertises sont le fonctionnement et l’organisation des marchés énergétiques d’une part et l’algorithmique et les mathématiques discrètes d’autre part. N’hésitez pas à y faire appel si cela peut vous être utile.

    PS: il me semble que vous allez intervenir à un colloque universitaire le 5 septembre. Je ne peux y assister: ma soeur se marie ce jour-là. Mais je me demandais pourquoi vous ne le mentionnez pas dans la liste de invitations issus du milieu académique qui vous sont adressées. Le 5 septembre n’est pas à l’automne, mais bon…

    1. @ Serge Demoulin

      Je me suis posé la question, un jour, de la valeur économique du mérite (ou échelle de mérite).
      Je n’ai pas trouvé de réponse.
      Pourtant, il y en a une puisque la plupart des travailleurs (sauf les esclaves) ont un salaire.
      Est-elle LA bonne ? je n’en suis pas convaincu.

    2. à propos du mythe du mérite, un article tout frais de Lordon: Bonus : les faux-semblants de la régulation Potemkine

      la lecture m’a fait penser à ce que répond M. Jorion lorsqu’on lui demande comment il a fait pour voir arriver la crise: il était au bon endroit, avec les bons outils. Je conçois bien que ça ne veut pas dire que c’est simplement de la chance. Mais le « mérite » est aussi déterminé par des conditions sur lesquelles les individus n’ont pas pleine maîtrise…

    3. Oui, mais vous n’achèterez pas beaucoup plus de pain que celui qui gagne dix fois moins que vous. Et ce qui vous restera d’argent parce que vous ne savez pas quoi en faire, vous le placerez dans un hedge fund qui ira spéculer sur le prix du pétrole, de l’or et du blé pour que vous soyez content au bout de l’année.

    4. @ Serge Demoulin

      Mais vous ne pouvez manger 500kg de pain et 1 tonne de viande par jour, et à partir de 4 ou 5 yacht à 120 mios pièce, ça devient lassant…

      Et puis, si vous dites vrai, alors comment est-il possible que les inégalités se creusent (ou se réduisent selon les conditions, notamment fiscales)? Comment est-il possible que 4% des propriétaires de terres agricoles en possèdent 50%? Pourquoi a-t-il fallut faire crédit jusqu’à l’absurde, activité qui favorise encore un peu plus la concentration des richesses dans un nombre toujours plus petit de mains?
      Pourquoi il est bon ton de penser qu’il faut faire pression sur les salaires pour augmenter le gain des CEO et des actionnaires? Parce que le gâteau à partager est plus infini que l’univers lui-même?

      Enfin, gagner de l’argent n’est pas tout: M. Jorion nous dit que parier sur l’évolution des prix est une activité qui n’a aucune utilité et est même nuisible puisque elle détourne des sommes d’autres utilisations plus indispensables à la vie en commun des êtres humains. Or, en ce moment, celles et ceux qui ne font que ce genre de paris gagnent assez bien leur vie…

      La limite. C’est une notion intéressante, une notion qui donne à la vie un sens, qui donne force à l’inventivité, à la créativité. C’est une notion qui permet d’abandonner quelques illusions adolescentes, le bel et dur apprentissage du renoncement. Ce qui ne veut pas du tout dire qu’il faille toujours se résigner et abandonner, que nenni!

      Même Usain Bolt va fatalement trouver une limite 😉

      A moins que… Jésus, ses poissons et ses pains… 😀

    5. le mérite existe, je l’ai rencontré.
      c’est faire admettre aux autres sa propre valeur.

      comment faire admettre sa valeur?
      soit personne ne peut la contester parce que vous êtes le boss
      soit parce que le boss à intérêt à l’admettre.

      pourquoi le boss à intérêt à l’admettre?

      ca vous regarde pas, vous êtes pas boss, non ?

      un grand boss est un boss qui consent une remise sur sa propre valeur.

    6. @Serge Demoulin

      Vous supposez que ces gens ont en tête de travailler plus (ou mieux) pour gagner plus d’argent. Or ce n’est pas ça que ces personnes que je côtoie désirent. Ils veulent travailler autant (ou un peu plus, idéalement moins) et gagner le double. Or la manière la plus simple et la plus rapide de gagner beaucoup d’argent c’est de le prendre à son voisin. Et dans l’économie complexe qui est la nôtre, les manières de le faire sont innombrables.

      Je vous accorde qu’il est possible de créer de la richesse par son travail. Mais ce n’est pas la seule.

    7. Bonjour Serge,

      l’exemple de Bill Gates est excellent.

      Je ne nie pas que Bill Gates ait fait quelque chose de socialement utile. Mais ce qu’il a apporté à la société/l’humanité en général vaut-il les 50 milliards de dollars de sa fortune personnelle? Son apport réel n’a duré que quelques années (de 85′ à 90′); sa fortune n’est venue que grâce à son coup commercial de s’être associé à IBM et Intel. Mais s’il n’avait pas existé, d’autres auraient certainement développé des systèmes aussi bon (le système d’exploitation d’Apple a toujours valu techniquement MS-DOS/Windows, et Linux, conçu au début des années 90 a toujours été supérieur à Windows sur beaucoup de points).

      Je vois bien évidemment qu’il n’a sans doute rien fait d’illégal. Mais ceci indique à mon sens qu’il faut (moralement) changer la loi (je veux dire: la légalité n’implique pas la moralité).

      Une autre manière de voir les choses est de poser la question: n’aurait-il pas fait la même chose s’il n’avait gagné que, disons, 100 millions d’euros? Je serais tenté de répondre oui, mais alors se pose la question sociétale suivante: pourquoi le récompenser avec 50 milliards si on peut ne le payer que 100 millions pour la même chose?

      Encore une autre manière de voir les choses: si nous étions tous aussi brillants et travailleurs que Bill Gates, nous ne pourrions pas tous avoir son niveau de vie. Certainement que nous serions tous plus riches parce que nous créerions réellement plus de richesses, mais seulement un peu plus riches: les quantités de pétrole, surface agricoles, aluminium, etc…disponibles sont limitées. Etre brillants et « créer de la richesse » ne permet pas automatiquement d’augmenter tous ces grandeurs matérielles de manière énorme.

      Concernant certains métiers de la finance, c’est encore bien pire. Ils gagnent des fortunes (650 000 dollars annuellement en moyenne chez Goldman Sachs, y compris les secrétaires, etc…), alors que l’apport sociétal est peut-être bien négatif. C’est un peu le syndrome ‘loterie’ de notre époque: le rêve de beaucoup de jeunes universitaires est de devenir très riches rapidement (ex: devenir partner chez McKinsey). Or ce n’est accessible qu’à un petit nombre (c’est pourquoi j’utilise le terme loterie), et c’est un symptôme que l’activité consiste essentiellement à « prendre l’argent » plutôt que « créer de la richesse ».

      Mais modulo tous ces commentaires, je suis d’accord avec vous pour dire qu’il est possible de créer de la richesse par son travail, et qu’il est moralement juste de pouvoir bénéficier du fruit de ce travail.

      Merci pour cette discussion.

  50. « Bonjour, c’est vendredi… » « et je voudrais bien qu’on m’aime » dirait feu A. Bashung…
    Paul, que recherchez-vous à travers cet appel vers le moi de nous tous !… ?
    C’est une approche sensible et sympathique.
    Et si on se rencontrait…au stade de France juste entre nous tous !

    Didier, 40 ans, Ixelles (Bruxelles). licencié de l’UlB, journaliste et ethologue, très intéressé par les visions hors normes( qui peuvent un jour devenir normes ) et ou biaisées de notre petit monde qui tourne .
    Origine du contact: contre-infos, septembre 2008, lecteur assidu !

  51. Bonjour,
    Je consulte votre blog quotidiennement depuis août 2007 (découvert via contre-info). J’ai été immédiatement accroché par votre aptitude à expliquer de manière simple et directe la finance. La lecture dans la foulée de « vers la crise du capitalisme américain ? », bien qu’un peu plus ardue, m’a confirmé vos qualités intellectuelles.
    Je suis moins intéressé par une participation active à un projet collectif.
    J’ai 41 ans, je ne suis rien, je ne serais jamais rien, mais je porte en moi tous les rêves du Monde.

  52. @ Paul,

    Graphiste pour la presse magazine, j’attends que ça pète pour qu’on puisse tout reconstruire. Votre blog me fait du bien. Si vous venez à Paris j’en serai. Continuez.

    1. « j’attends que ça pète pour qu’on puisse tout reconstruire »

      Vous savez ce n’est pas non plus parce que nous pèterons tous plus forts que le monde sentira meilleur demain,
      surtout que je me suis fait opérer du nez il n’y a pas si longtemps. Peut-on vraiment mieux reconstruire sur place lorsque cela sent trop mauvais juste après ?

    2. C’est juste Sylvie, raison de plus pour changer au plus tôt d’avoine.

      Hélas tout est fait dans les chaines de rédaction afin de mieux désinformer le public au risque même de mettre davantage de sujets mineurs à la une pire même en période de crise, ce qui provoquera bien évidemment plus tard davantage la colère des gens, le sentiment d’avoir été bien tromper mais bon ils l’auront bien cherché à force de continuellement abrutir l’opinion publique au quotidien depuis des lustres.

  53. Quand ferez-vous des conférences débat Mr Jorion ? A Bxl ?Bizarre la presse Belge vous donne peu la parole..pourquoi ?

  54. Bonsoir Monsieur Jorion

    C’est avec beaucoup d’intérêt que je viens (presque) quotidiennement visiter votre blog.
    Depuis 30 ans, je m’intéresse aux problèmes énergétiques et écologiques.
    Les défis qu’il faudra relever dans les prochaines années vont être énorme et complexes parceque globaux et systémiques.
    De mon métier de technicien en électromécanique, je sais que par expérience, on ne peut trouver la solution d’une panne ou mauvais fonctionnement d’un système sans connaître le fonctionnement de celui-ci.
    C’est pourquoi depuis quelque temps, je m’intéresse au fonctionnement du système économique qui est omniprésent dans notre civilisation industrielle.
    Je n’ai pas la prétention de comprendre ou tout simplement d’apprendre le système financier et économique mais si ces commentaires sur cet admirable bog peuvent m’aider à mieux cerner les interactions qu’il y a entre tous les domaines de notre société, je n’aurai pas perdu mon temps.
    Je suis obnubilé par cette possibilité qui s’offre aujourd’hui à l’humanité qui est tout simplement de vivre mieux avec moins de ressources planétaires.
    C’est techniquement possible et socialement souhaitable, non pas en ajoutant encore de nouvelles technologies mais en utilisant autrement celles qui sont existantes.
    Il faut changer de paradigme, de mode de pensée, et en fin de compte nous devons copier la nature d’où nous sommes tous issus. Il faut oublier l’emploi, le marché et se tourner de plus en plus vers l’autonomie dans la satisfaction des besoins.
    A lire ces commentaires, le « nous » est diversifié, singulier mais avec la même préoccupation « vers quoi doit-on aller »
    Je dirais même que les sujets et les commentaires vont de plus en plus dans ce sens.
    Je n’en connais pas assez pour juger de la pertinence de la constitution pour l’économie, mais je pense que cette idée fera son chemin. Ceci dit, je pense que la remise en question du système financier ne fera pas l’économie d’une remise à plat du systéme de création des richesses.
    Voilà, c’est sous cet angle que j’espère apporter ma modeste contribution.
    Merci pour tout ce que vous nous apporté et bonne continuation.

    1. Une haute lune passe.
      Et du fond des bois qui sonnent
      Envoûtant et monotone
      On entend un cor de chasse.

      De si loin, plus loin encore
      Assourdi, si assourdi
      Sur mon âme qu’adoucit
      Un exquis désir de mort.

      O ! pourquoi ta voix se tait
      Quand mon cœur cherche ta route ?
      Sonneras-tu, douce envoûte,
      De ton cor, pour moi, jamais ?

      Eminescu

  55. « L’angoisse provoque l’affiliation », première maxime apprise en sciences sociales, et lorsque nous serons tous suffisamment angoissés, un « nous » se formera sur cette angoisse. Nous serons tous ensemble dans la rue, unis pour ainsi dire, c’est ça la foule, et une action en découlera. L’angoisse est donc le paramètre de l’action qui peut tout mettre en mouvement. Sinon nous restons atomisés.

    http://www.kassiber.de/heymderkrieg.htm

    Der Krieg

    Aufgestanden ist er, welcher lange schlief,
    Aufgestanden unten aus Gewölben tief.
    In der Dämmrung steht er, groß und unbekannt,
    Und den Mond zerdrückt er in der schwarzen Hand.

    Georg Heym (1911)

    L’Eternel retour du même aura lieu, pas la guerre je l’espère mais l’action se lèvera ainsi que le décrit ce poème, ainsi qu’on peut le lire dans « la mère » de Gorki.

    L

    1. Où as-tu piqué le ess-tzed sur ton clavier?
      Le mien n’en a pas
      Ou bien peut-être nous parles-tu d’outre Rhin?

    2. @ Jean-Benoît
      Tu trouveras le Ess-tzed (ß) en tapant ALT + b si tu disposes d’un MacIntosh ; sinon le code Unicode doit être 03B2

  56. @an69

    Bonsoir

    Je n’arrivais pas à ouvrir Seesmic moi non plus alors je suis allé sur new sismic est là on peut écouter Paul Jorion http://new.seesmic.com/threads/X7RPnPjXjj

    @ Paul Jorion

    Qui sommes-nous ? des « Jorionistes » pour simplifier .
    Le style du blog colle bien avec la pensée ,
    on attend le Gallimard quand même .
    Etonné par le site un peu Pic de la Mirandole , style renaissance , je n’avais pas ouvert la fenêtre économie en premier mais celle de la psychanalyse , l’ayant trouvé sommaire mais pas inintéressante , la fenêtre économie s’est largement imposée surtout pour cette invitation permanente qu’on y trouve à essayer de comprendre un peu mieux
    ce qui se passe .
    Petit retraité « rentier » , vu de mon petit rétro des exclus hors jeux et hors concours , je ne peux que vous encourager.

  57. Bonjour!
    J’aurai 56 ans mercredi, et j’ai « accroché » le blog de Paul Jorion par l’intermédiaire d’Etienne Chouard, le « Décortiqueur de la Constitution pour l’Europe »…
    Mon métier: Vétérinaire à la campagne, où j’assiste les grosses vaches blanches pour qu’elles nous fabriquent des p’tits veaux qui finiront dans nos assiettes quelques mois plus tard…
    A ce titre, je me sens un peu décalé parmi les nombreux « consultants » « auditeurs » et autres brasseurs de brume que j’aperçois sur ce site.
    N’y voyez de ma part aucun mépris pour leurs cervelles bien faites, mais ma profession les pieds dans la glaise de jour, de nuit(fréquemment), dimanches et fêtes(trop souvent) m’a plutôt entraîné à apprécier le gros boulot, où on sue, où on caille, d’où on sort souvent couvert de plein de trucs pas bien racontables…
    J’avais un prof à l’ENVT, qui disait avec plein d’auto-dérision:
    « Si tu sais faire un métier, tu le fais!
    Si tu sais pas le faire, tu peux toujours l’enseigner… »
    J’aime bien Paul Jorion, j’aime bien le son de sa voix sur seesmic, j’apprécie la justesse de ses raisonnements et la lucidité de sa pensée, j’aime tout particulièrement les petites pépites qui n’ont parfois rien à voir avec l’économie dont il parsème son blog.
    S’il m’est parfois arrivé de le critiquer, c’est parce que je le voudrais encore meilleur, quasi irréprochable, comme une sorte de Saint moderne dont il nous a déjà montré qu’il avait la fibre par son détachement des choses matérielles et sa volonté de penser à contre courant. Attention: le Gourou n’est peut-être pas si loin?!!.

    Merci pour le lien vers l’article de Frédéric Lordon, dont l’analyse me conforte dans la « considération » que j’avais du « métier » de journaliste.

    1. Bonjour Jean-Benoît,

      je pense qu’il y a bien plus de « brasseurs de brume » sur les bancs des divers parlements occidentaux, que sur ce blog.

      si aider une vache à mettre bas en pleine nuit, dans la brume, m’aide davantage à comprendre les rouages financiers qui sclérosent l’économie, alors je le ferai.

      les éleveurs que votre métier (sans guillemets) de vétérinaire vous amène à fréquenter ont certainement beaucoup de choses à dire sur le fonctionnement des subventions et règlementations européennes.

      Tant que 600 000 agriculteurs suffiront à cultiver 35% des 550 000 km2 du territoire, je me dirai qu’il y a un problème, et je me demande quotidiennement si c’est dans la boue ou dans la brume que je trouverai la solution…

      « Si tu sais faire un métier, tu le fais!
      Si tu sais pas le faire, tu peux toujours l’enseigner… »

      Merci de nous rappeler cet adage, qui ne manque pas d’autodérision et de recul de la part de votre professeur. Cette formule a le mérite de consoler beaucoup de travailleurs, et de ne pas trop s’interroger sur les qualités requises par l’enseignement et surtout la pédagogie.

      En parlant de parasites, j’ai beau chercher, je ne trouve pas de civilisation ayant pu se passer de profs, de prêtres ni de putes.

      Bon courage, au plaisir de vous lire à nouveau.

  58. Lambda moyen qui a des difficultés à exprimer quelques rares idées.
    Mes sources dans le désordre: Vous, Galbraith, Todd, Lordon, Sapir, Radio (france-culture)
    Vous :
    vos textes à coté du blog et sur STP (www.lutecium.org/stp) sont très précieux.
    Facile de s’apercevoir que vous avez réfléchi, observé, pensé
    à tout ou presque de ce qui nous agite. Et, important, souvent pratiqué.
    Non que j’approuve tout de ce que je crois avoir assimilé, mais quelles réflexions en partage!
    Nos commentaires doivent vous paraître souvent faibles ou hors de propos,
    pire sans originalité ou dogmatiques. Faire autrement et mieux – avec créativité-
    semble bien difficile à un lambda moyen.
    Je pratique l’abstention technologique. En gros si ce n’est pas issu de poubelles
    ou de récupération ET si je ne peux pas y exprimer une certaine maitrise, la
    chose ne m’intéresse pas ( sauf TV: poubelle depuis longtemps; c’était un cadeau).
    Cet ordinateur est issu de plusieurs poubelles et de beaucoup de travail de réparation:
    Il n’a pas le son- les sources ont des lacunes…- et il est « incertain », jamais fini.
    J’observe avec étonnement le goût qu’ont des intellectuels confirmés à se raccrocher
    à un ancêtre ( Socrate, Hegel, etc…). Ces pavillons de reconnaissance permettent des économies de language – au même titre qu’un théorême en maths- mais pas plus.
    Si le diable avait une idée à première vue acceptable, elle devrait être accueillie et évaluée
    sans se sentir compromis par son auteur.
    J’ai peur -physiquement peur- des abstractions sans garde-fous.
    Les idées, en matière sociale ou collective, devraient exprimer
    une volonté d’agir sur le réel et le concret à partir de l’actuel humain.
    Je regrette que l’ Histoire ne soit pas mieux intégrée; par exemple, l’ évolution
    des idées éco. au cours des 30 dernières années serait utile à démonter.
    Galbraith en 1961 (‘la crise..de 29’), s’interroge sur la possibilité d’une future crise:
    on voit des causes ‘techniques’ apparentes mais le déraillement de base provient
    d’un effondrement moral récurrent- Simon Johnson et Matt Taibbi ne montrent pas autre chose.
    Morale et humanisme sont de bons guides et garde-fous.
    Voeux de bonheur et santé à Théodore et à sa maman.

  59. Que représente le nous ?
    Pour moi la réponse est, rien, tant que le système ne provoque pas une catastrophe.
    Par contre, si une catastrophe économique se produit, alors le nous pourra s’organiser.

    Entre temps, il est quand même appréciable d’être écouté par les médias.
    Ne serait-ce que pour un peu de pub (blog+livre).
    Votre voix (P. Jorion) passe bien à la radio, le ton est monocorde (un peu blasé) ce qui donne une impression de confiance à l’auditeur.
    Par contre, il ne faut pas s’enfermer dans un discours (mécanismes de formation des prix ou répondre à une question précise), sinon le risque est d’être catalogué.
    En effet, un discours qui apporte des clés (ou une intuition/idée, une anecdote) pour comprendre l’ensemble du système est très captivant.
    Il me semble qu’il est plus intelligent de concentrer son temps de parole à vulgariser les mécanismes du système qui sont extrêmement opaques pour le quidam.

    Pour moi, le « nous » c’est vous, et la constitution économique c’est pas pour demain.
    Cependant, si cela arrive un jour, il vaudrait mieux que les citoyens soient mieux renseignés sur le fonctionnement, les avantages et travers des systèmes économique et financier.

  60. Ah, le joli concert de hennissements piaffant d’impatience à la perspective d’un début d’idée d’un ‘nous’ articulé non plus sur la production de commentaires à la fois vains et narcissiques, mais sur la magie de l’action , ou du moins sur la nécéssité d’une efficacité , à un moment, de la parole.

    Déjà comme le dit Bob, un premier préalable serait la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, de créer des profils consultables.
    Sans communauté, le roi est nu.

    Ceci dit, déjà, poser les bonnes questions , y réfléchir correctement, en débattre avec ouverture d’eprit … c’est beaucoup. Et quelque part, c’est de l’action.

    PS/ Je me suis fadé l’article de Lordon et sa complaisante interview à Arret sur Image et je confirme donc : c’est une pensée sèche, mécanique, ludique, réversible, purement formelle, habitée par son seul fonctionnement. Une pensée concentrée sur sa seule reproduction endogamique, dans un jeu de miroir terne ,autosatisfait et roublard . Une pensée qui ignore « l’autre » , réduit à un petit étron produit par la vision ‘structuraliste’ qu’il pense avoir assimilée. Une pensée goûtant peu la contradiction (sauf par articles semi-jargonnant et ratiocinateur) , peu aventureuse, toute occupée qu’elle est à tourner sur elle même comme le ruban de Mobius, et théorisant cette petitesse avec une fausse modestie matinée de naïveté et de sincérité.
    Bien évidemment dans le fatras de son petit jardin à la Française, desseché et sans herbes, quelques lieux communs pas faux de la pensée critique radicale de notre époque, auxquels il réussit ce tour de force de leur donner une connotation poujadiste.
    Oui c’est ça : un poujadisme structuraliste.

    1. Vous êtes cruel mais vos traits assassins sont sans doute assez pertinents. Quand allez-vous nous gratifier d’un billet intitulé : « Une psychanalyse de la dialectique lordonienne » ? 🙂

    2. « c’est une pensée sèche, mécanique, ludique, réversible, purement formelle, habitée par son seul fonctionnement. Une pensée concentrée sur sa seule reproduction endogamique, dans un jeu de miroir terne ,autosatisfait et roublard . »

      définition magistrale du mode de fonctionnement de beaucoup d’universitaires français !

    3. @ Oppossùm

      Avant d’être aussi définitif au sujet de Lordon, je vous invite à regarder ses interventions vidéos, elles sont nombreuses sur daily motion. Vous y trouverez quelqu’un aux antipodes du portrait que vous nous en faites.
      L’homme est clair, didactique, n’hésitant pas à imager son propos afin que chacun puisse comprendre. De plus il n’est pas dénué d’humour et d’auto-dérision ce qui sert son propos. L’économie n’étant guère une matière qui prête à sourire.
      Concernant l’article cité en exergue, je partages votre point de vue, c’est qu’une version écrite de la très bonne intervention qu’il avait fait au forum Acrimed. Et franchement Lordon passe mieux à l’oral qu’a l’écrit sur ce sujet.

      Sa prestation à arrêt sur image est également trompeuse, je ne l’ai pas apprécié car d’une part je connaissais déjà le propos, mais surtout à cause de la connivence et des minauderies de la journaliste, c’était à la limite du supportable.
      Je ne partage plus la position de Lordon face aux médias (même si je les comprends), car je trouve qu’il y a plus de panache à défendre ses idées dans un environnement hostile qu’à céder à la facilité comme il le fait en côtoyant des médias conquis d’avance.

      Cependant je trouve les théories de Lordon très intéressantes et éclairantes au même titre que celles de Paul Jorion et de quelques autres, et s’en passer serait à mon avis une erreur d’autant plus que sur bien des points ses avis sont très proches de ceux qu’on peut lire sur ce blog

      Bref ne vous arrêtez pas sur cette première impression que je comprends, car moi-même si j’avais abordé Lordon par ce biais j’aurai certainement réagi comme vous.

      Cordialement

      @ Coucou

      Personnellement j’aurai adoré avoir des profs comme lui. Si vous saviez quels profs d’économie j’ai pu avoir !!!!!

    4. Oui je ne me reconnais pas trop dans l’attitude très mécanique et machinale de ce monsieur, il me donne aussi un peu froid dans le dos j’irais pas manger chez lui ça s’est sur, pourtant tout ce qu’il dit n’est pas faux enfin chacun son avoine et son orge aussi …

  61. Ceci est mon 1er message alors que je suis votre blog depuis plusieurs mois maintenant, presque quotidiennement.
    Je suis abonné au flux RSS.

    Petite présentation:
    J’ai 34 ans, j’étais électricien industriel jusqu’en 2000, mais je n’ai pas eu la « chance » de me faire une place… (J’ai entre autres travaillé un an et demi comme intérimaire dans une multinationale, ce qui m’a définitivement écœuré de ce milieu professionnel).
    J’ai donc décidé de me réorienter, repris des études, et je suis depuis deux ans éducateur spécialisé dans un centre pour personnes autistes.
    Je réside en Belgique.

    J’aime votre blog, j’y apprends beaucoup, même si je ne comprends pas tout…
    Il faut dire que l’économie, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.
    Cela dit, je veux connaitre mon adversaire, et en l’occurrence, je me sens menacé par ce système qui ne tourne pas rond.

    Mon domaine de prédilection, c’est la spiritualité, j’ai une foi inébranlable en la vie et je sais qu’elle ne se limite heureusement pas à sa simple forme matérielle.
    Pas la peine d’approfondir sur ce domaine qui ne cohabite pas avec les idées de ce blog.
    Pourtant, grâce aux infos diffusées ici, j’appréhende la réalité avec plus de justesse, et je peux placer mes espoirs et mon optimisme dans des souhaits plus élevés de société.

    Je n’attends personne pour faire changer les choses. Je crois que le plus sage, c’est de me changer moi-même. Et en m’informant, je me conditionne afin de mieux réagir à la situation actuelle.

    Cela me permet également de « vulgariser » l’information que je butine ici et là, afin d’informer des personnes encore moins au fait que moi.(Si si c possible!)

    Bon voila, je profite de ce probable unique message pour remercier les différents contributeurs de ce blog, je trouve cela admirable! Merci et continuez surtout.

    Ha tiens, j’y pense! J’aime pas les systèmes genre « paypal ». Serait-il possible d’avoir un simple numéro de compte pour soutenir votre travail Mr Jorion?

    Byeee

  62. Continuez Monsieur Jorion !

    Derrière vous, nous sommes de plus en plus nombreux et Tous, Nous parlons de vous à nos proches et à nos amis.

    Votre Constitution économique, ça peut constituer la fondation pour tout reconstruire car tout ce qui existe est en train de s’effondrer : Nous Tous, nous le savons parce que vous nous en informez.
    Connaître le danger c’est déjà le dominer : La finance, grâce à vos éclairages, n’avance plus dans l’obscurité. Elle est maintenant à … découvert.

    Dans presque tous les commentaires il y a beaucoup de bon sens (le coup avec Dany le rouge ! pas terrible !). Et ça tombe bien : Avec du bon sens on peut refaire le Monde.

    Continuez Monsieur Jorion ! Comme vous le voulez.
    Et avec la presse, ce sera sans doute bien aussi. La CROISSANCE du « Nous » ne fera pas de mal à la planète.

    PS : Le lien, c’est pour ne pas demeurer anonyme.

  63. le « nous » c’est la société civile qui doit reprendre en mains les rênes de sa destiné.

  64. Paul, vous êtes « seul « et ne disposez que de Gogol analitic pour nous connaitre…
    La praxis est mal partie, bien que Gogol soit en plein progrès.
    Sommes nous »en droit » de nous interroger sur l’avancement de vos théorie et analyse clinique des pathologies de nos pensées?
    Excusez moi, vous avez laissé trainer vos clefs sur http://lutecium.org/stp/ J’ai vu de la lumière et je suis rentré.
    Comme le dit plus haut Daniel qui a lu la présentation et les protocoles de ces recherches, « Si le diable avait une idée à première vue acceptable, elle devrait être accueillie et évaluée sans se sentir compromis par son auteur » ?
    Vaste question qui ne se réduit pas à un algorithme.
    Tout d abord, « croire » au diable est-il une pathologie pour vous? Nombreux sont ceux qui le pense sur ce blog.
    « Croire » ou « parier » sur la victoire du pouvoir des assurances (analyse du risque) sur celui de la finance (peur du risque) pour un future gouvernement mondial, comme Jacques Attali, relève-t-il d’une pathologie engendrée par l’abrogation du Glass-steagall act , ou plus simplement que pour certain, pour se sentir à toutes forces vainqueur, il leur faut des perdants, et si possible en grand nombre ?
    Le FDIC ,au bord du gouffre, vient de relever très substantiellement le montant de ses cotisations d’assurance… A suivre. Attali +1
    Si Goldmann a gagné, c’est qu’ AIG a perdu. Le « politique » est intervenu. Sacrée pathologie du corps électoral non ? Attali -1

  65. @ oppossum

    ne vous époumonez pas,
    l’humanité a besoin de votre ouverture d’eprit

    @ tous

    décidément, le mythe du petit père des peuples ne vous rébute pas…

    @ paul jorion

    des banquiers regardent votre site ?
    diantre, ça doit leur faire grand peur !

    1. Aucun mythe ne me rebute, trublion ; même pas celui de crétin animé par le mépris pour tous ceux qui n’obéissent pas à la pensée dominante.
      Des trublions de ton genre y en a eu des masses chez le petit père des peuples et c’est surtout pour ça que son entreprise a fonctionné.

  66. Vous souhaitez savoir qui nous sommes, en lisant les coms ça donne une idée.

    Pour des raisons évidentes de confidentialité, il est difficile de se mettre à nu sur le net. Il faut savoir quand même qu’un certain nombre des commentateurs travaillent dans le secteur privé et que lors d’une recherche d’emploi après un licenciement il faut se présenter devant des procédures de recrutement.

    Les recrutements se font parfois après des recherches des recruteurs sur le net avec les mots clés de notre nom ou adresse email, voilà parmi certaines raison pourquoi le nous ne se met pas à poil. On rétorquera qu’il faut être courageux et patati et patata, mais ça ne marche pas comme ça.

  67. Bjr

    Je ne me rappelle plus comment j’ ai découvert votre site, mais depuis , je le consulte quotidiennement,même au bout du monde…
    Je suis chef d’entreprise et la crise pour moi a commencé en septembre 2008, avec le grand sentiment de m’être fait berné, puisque tout le monde savait et que personne n’en a parlé ( dasn les médias traditionnels).
    Il ya longtemps que je réfléchis à la meilleure manière d’améliorer notre monde. Je n’y connais rien en marchés financiers. Je ne crois pas en des théories politiques quelconques. Je suis sur le terrain. Et ce que l’on y voit est à la fois affligeant et porteur d’espoir.
    J’ai du mal à imaginer que l’Humanité s’en sortira, à l’aune de l’Histoire, où depuis toujours une caste a dominé et soumis le reste du monde.Non, vraiment, je n’y crois pas.
    Objectivement, ce n’est pas envisageable, peut-être même pas souhaitable.
    Cela veut il alors dire que nous devons laisser tomber , se retirer aux Falklands et attendre le Jugement Dernier tranquillement ?
    La crise financière et économique se fera , se passera, plus ou moins sereinement, avec plus ou moins de guerres.
    Mais le vrai souci qui est occulté et qui devrait nous mobiliser est le dérèglement climatique.
    Dans notre entreprise ( nous sommes 600), nous organisons des réunions avec toutes les personnes, quelque soient leur place dans la hiérarchie, diffusons un montage entre Al Gore et Home, puis un débat. Les gens qui le regardent sont des gens de « base », de vrais gens, quoi.
    Dans leur immense majorité, ceux-ci découvrent les problèmes et n’imaginaient pas que notre planète en soit là. Je suis confondu non pas par le désintérêt des gens, mais par la désinformation qui leur ai distillés.
    Il en est de ce sujet comme de tout les autres. En réalité, la solution est simple : Il nous faut apprendre aux gens dont nous avons la responsabilité, y compris économiques, à écouter, comprendre,a voir avec un regard critique, éduquer…
    La solution est une reprise en main de l’éducation, avec des objectifs différents. Ne plus penser individu , mais communauté.
    Nous nous y penchons très sèrieusement, non pas que nous voulions changer le Monde,nous ne nous faisons aucune illusion( de toute façon, il s’agirait d’un travail sur plusieurs géénrations, et nous n’avon splus vraiment de temps), mais lorsque, comme dirait Churchill, le temps des attermoiements et des faux-semblants sera terminé, celui des conséquences arrivera et ce jour-là, en se regardant dans la glace, nous devrons être capable de dire que nous avons fait ce que nous pouvions.
    Après cette grande vague d’optimisme, il est donc du devoir de chacun, à son niveau d’agir,malgré tout. Mon niveau n’est pas celui de M.Jorion et il m’arrive très fréquemment de ne pas comprendre, même le plaidoyer pour la constitution économique me dépasse dans ses termes. Peut être un effort encore plus poussé de vulgarisation serait il nécessaire ?
    Voilà, M. Jorion, vous connaissez un peu mieux un de vos lecteurs. Je vous remercie énormément pour ce blog . J’attends les articles toujours avec beaucoup d’impatience, presuqe autant que mon Spirou hebdomadaire, vous qui êtes belge, je crois…
    Merci encore de tout coeur

  68. Des nouvelles du « front »:

    « L’administration Obama table sur un déficit fédéral de 9.000 milliards de dollars (6.283 milliards d’euros) au cours des dix prochaines années, soit 2.000 milliards de dollars (1.396 milliards d’euros) de plus que prévu, a-t-on appris vendredi auprès de la Maison Blanche.

    Ce nouveau chiffre est basé sur des prévisions économiques plus pessimistes que celles avancées au cours des derniers mois, selon un responsable budgétaire de la Maison Blanche ayant requis l’anonymat. Le nouveau chiffre prend en compte la baisse de recettes fiscales qui va accompagner des résultats économiques plus mauvais qu’attendu.

    Les prévisions budgétaires officielles doivent être annoncées mardi prochain. Cette semaine, le gouvernement avait donné pour cette année un chiffre meilleur que prévu, avec un déficit budgétaire de 1.600 milliards de dollars, plus bas qu’initialement pronostiqué.

    Les prévisions sur dix ans sont sujettes à des variations. Mais ce nouveau chiffre ne devrait pas manquer d’entraîner des difficultés pour Barack Obama au Congrès, et pourrait inquiéter les investisseurs étrangers qui achètent de la dette américaine. Dans une perspective de relèvement lent de l’économie, l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 512 milliards de dollars (350 milliards d’euros) en 2013 annoncé par le candidat Barack Obama parait maintenant difficilement crédible. AP »

  69. Bonjour Monsieur Jorion,
    Pourquoi ne pas utliser cette abondance de lecteurs et d’horizons différents pour constituer une banque d’informations sur à peu près tous les sujets évoqués sur ce site. Chacun d’entre nous lit probablement des choses très diverses, et constitue une source d’informations utile. Pourquoi ne pas créer une immense base de données sur plein de sujets ou chacun pourrait puiser: vos textes, ceux de vos amis, des pages internet, des résumés de livres, des articles de journaux, des réflexions, des documents écrits par vos lecteurs, etc.. Cette base de données pourrait être accessible avec un moteur de recherche et serait surement plus efficace que le net en général pour accéder à une connaissance pertinente.
    Cordialement.

  70. Paul Jorion est un intellectuel doté d’une compétence, nous sommes heureux de pouvoir bénéficier de ses avis et d’échanger avec lui, et souhaiterions que ses idées puissent influencer les prises de décision.
    En ne reculant devant aucune emphase, je dirais que ni Socrate, ni Montesqieu, ni Voltaire, ni Adam Smith, ni Tocqueville n’avaient été des hommes d’action: le monde ne serait pourtant pas ce qu’il est s’ils n’avaient pas pris la parole.
    La question est donc de contribuer à élargir l’audience des idées de Paul Jorion . Ses livres et ses articles en sont les principaux vecteurs. Nous nous réjouissons de participer à son blog, la cerise sur le gateau étant l’espoir de stimuler sa réflexion .
    Au-delà? Créer un think tank ou participer à des think tanks existants proches de ces idées? J’imagine que P Jorion connaît mieux que quiconque les ingrédients nécessaires à un think tank. Pour ma modeste part j’avais repéré comme think tank existants apparemment soucieux de rééquilibrer court et long terme le Glasshouse Forum (qui a organisé en particulier une table ronde sur la Chine impressionnate, visible sur le net) et l’Institut Aspen. Le Glasshouse Forum semble ouvert (a tout de suite répondu à mes questions: écrire à jl@proventus.se), et semble à la recherche de compétences et d’idées du type de celles de Paul Jorion.

    Paul, qu’en pensez-vous?

    Quant à mieux nous connaître, demandez par exemple à chacun de nous rde épondre librement à un questionnaire ad hoc?

    PS: Votre but si j’ai bien compris est de « domestiquer » l’économie, encore à l’état sauvage aujourd’hui. La domestication de la nature dans l’histoire n’a jamais été le résultat d’une action organisée délibrée de type parti politique, mais le résult de processus plus complexes.

    Je me permets à cet égard de reproduire ici un commentaire que j’ai soumis hier à « Tout ce qui m’arrange, rien de ce qui me dérange » :
    o Je me réjouis à l’avance de votre livre sur vérité et réalité, et crois retrouver dans votre commentaire sur le langage une position proche de celle de Lucien Scubla ( mon « initiateur » en matière d’histoire de la rationalité et des religions), pour qui le langage n’est pas d’abord un outil de communication, mais d’abord un outil de distanciation par rapport à l’immédiateté du réel (proche elle du cri comme vous dites). Il considère d’ailleurs plus généralement les rituels comme un moyen « d’auto-domestication » de l’homme.

    Ceci ramène je suppose à votre vision de l’économie, qui reste aujourd’hui selon vous en prise immédiate sur le réel, n’est pas encore « domestiquée », n’a pas encore su « s’arracher à la nature » , d’où votre idée de constitution, comme une aide à la prise de consience, à la domestication de l’économie. (Un de vos devanciers dans ce sens si j’ose dire a été Marx: ce précédent rend naturellement prudent, mais un échec ne veut pas dire qu’il faille abandonner !)

    Pour revenir à la disuccion sur Antigone, je crois qu’il était assez provocateur de présenter Antigone comme « profitant de la société sans en assumer les contraintes », mais plutôt comme un carrefour où viennent se confronter religion et politique, responsabilité collective et libre arbitre individuel, Antigone associant de façon paradoxale tradition religieuse et libre arbitre, ce qui la rend si mystérieuse et attachante?

    En ce qui me concerne je suis fasciné – à la Monsieur Jourdain- par la proximité des notions comme religions, collectif, désenchantement, distanciation, culture, rationalité, individualisme, sortie des religions, et, last but not least, théorie du bouc émissaire de René Girard. Synthèse personnelle encore à faire!

  71. Il y aura un gros travail de synthèse à faire les événements s’enchainent si vite sur les marchés comme autre part, et avant que le monde ne retombe brutalement dans la barbarie des rouges ou des bruns faute de mieux.

    Il ne faudrait surtout pas proposer cette constitution dans un même esprit de revanche idéologique et de colère que
    les financiers et les banquiers ce serait alors du pain béni contre vos détracteurs à l’image du petit père des peuples, mieux encore à l’image du petit père fouettard contre les marchands du temple ou pour les plus radicaux et autres sadomasochistes et psychopathes de ce monde.

    Mais au contraire dans un constant souci premier de préserver l’équilibre et la confiance entre les gens de la haute et ceux du bas, à les préserver de la vindicte populaire qui grandit au fur et à mesure de l’aggravation des choses, nuisant de plus en plus au moral et à la patience des nations. Surtout que l’homme moderne est très rapide à la détente soit pour virer de nouveau une personne en vitesse et à distance, c’est plus facile de loin afin de toujours aussi si peu progresser sur le plan humain ou pour appuyer sur un bouton certains n’attendent d’ailleurs que ça pour mieux suivre de nouveau le même chemin de l’histoire, à travers telle ou telle autre opportunité dramatique de plus dans leur propre frustration supplémentaire de très mal le vivre matériellement en société, ne vivre principalement que pour ces choses très matérielles ou marchandes en fait. J’en reviens aux banquiers d’abord pour les secourir de leur folie spéculative de plus, de leur déraison au cas ou ils continueront à n’en faire qu’à leur tête, mais afin de nous prévenir du reste par pédagogie, toujours par pédagogie l’expliquer sans cesse encore et encore, ne pas non plus écrire et proposer cette constitution dans un langage ou une écriture trop incompréhensible, trop élitiste qui serait trop éloignée et distante de l’esprit des peuples comme ne l’est par exemple la constitution européenne un très mauvais exemple de prudence à suivre, l’enfer européen est souvent pavé aussi des meilleures intentions humanistes de clowns, surtout mettre l’accent sur le POURQUOI et la PREVENTION de cette démarche. Pourquoi voulez-vous Mr Jorion absolument proposer cela aux gens de la finance et avant que cela ne se termine très mal pour tout le monde. Quel est donc ce souci premier qui vous anime est-ce par pure esprit de rivalité idéologique ou est-ce au contraire afin d’éviter que les banquiers se retrouvent dans une posture plus fâcheuse et inconfortable encore. Voilà je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus afin de mieux vous garantir le sérieux de votre démarche, faire attention penser à prendre un garde du corps on ne sait jamais, les grandes écuries financières ne se laisseront jamais mettre la bride ou le licol comme cela la bourse c’est devenu aussi un très grand champ de course il y a tellement d’intérêts d’argent en jeu. Mais ce n’est pas non plus le manque de détermination, de persévérance qui anime la plupart des intervenants c’est peut-être en cela que votre projet d’une constitution n’est pas si déraisonnable que cela ils ont toujours pô compris votre noble démarche n’est ce pas ? Je ne vois pas ce que je pourrais faire de mieux pour vous aider j’en ai pas ses compétences sans non plus vous cacher ma grande déception et méfiance envers l’homme moderne sur le fond…

    Et même si cela ne marche pas, au moins nous pourrons nous dire plus tard que nous aurons vraiment tout essayé afin de mieux les faire revenir à la raison, oui le totalitarisme ne vient pas toujours seulement des autres aussi…

  72. Désolé je viens de m’apercevoir que ce n’était pas le bon fil serait-ce possible de le déplacer sur l’autre fil correspondant plus au contenu de mon dernier propos.

  73. @Enrique
    Ne parlez pas de ce que vous ne savez pas. Ne mélangez pas tous les genres. Il y a beaucoup de patrons qui ne font pas la une des journeaux mais qui font l’économie. Nombreux sont ceux qui accepteraient de soutenir les idées de M. Jorion. Pour une action de cette ampleur il faut un leader (PJ) mais aussi des moyens. Ce n’est pas avec 2000€ par mois que Paul Jorion disposera d’un revenu décent (à son niveau de compétence) et de moyens d’actions. Il faut aussi des réseaux.
    Comment se fait-il qu’avec 2000 réguliers il n’obtienne que 2000€? Tous des radins, des pique assiettes, des démunis? Il faudra donc attendre qu’il ait 200.000 réguliers pour développer une action efficace. A plus tard alors.
    Récupération? Il ne s’agit de se faire financer par un groupe industriel (comme les journaux, M. Jorion n’est clairement pas « a vendre » bien qu’il cherche un emploi, et pour cause) mais bien par une multitude d’entreprises. La diversité des ressources crée l’indépendence. Pourquoi ne pas demander un financement même publique, plus tard quand les choses seront plus engagées.
    Pour rester réaliste, il me semble que M. Jorion devrait s’entourer d’une petite équipe dans une structure claire. Il lui faut au moins deux ou trois personnes pour l’aider. Un budget de 200k€ me paraît ce qu’il faudrait pour le rémunérer lui et ses collaborateurs.
    Par la méthode actuelle cela ferait 100€ par régulier. Ce n’est pas gagné.
    Budget évalué:
    20 grandes entreprises à 1000€: 20k€ (il faut plafonner la contribution individuelle pour assurer la diversité et donc l’indépendence)
    100 moyennes à 500€: 50k€
    500 PME à 200€: 100k€ (ce serait les PME les plus efficaces sur ce point mais qui demande du temps)
    2000 individuels à 10€ (et non 1€ de misère): 20k€
    On y est, mais y parvenir, c’est du travail.

    A titre de rappel, un cadre de bon niveau, gagne net 50k€ par an et coûte 90k€……
    Même si Paul Jorion se contentait de beaucoup moins il ne fera rien avec 2000€ sinon attendre que ses bouquins et et sa notoriété lui rapportent des revenus complémentaires ou chercher un emploi. Constitution pour l’économie?

    1. @JFF

      « Ne parlez pas de ce que vous ne savez pas. Ne mélangez pas tous les genres. Il y a beaucoup de patrons qui ne font pas la une des journeaux mais qui font l’économie. Nombreux sont ceux qui accepteraient de soutenir les idées de M. Jorion. »
      A condition que cela les arrange ou leur rapporte quelques chose. Les patrons ne font pas l’économie tous seuls, il y a des milliers de salariés dans leurs entreprises sans lesquels ils ne sont rien. C’est la force combinée de tous ces gens qui fait l’économie, mais le fruit de leur travail ne leur revient pas équitablement. » Nous faisons tous partie de la même famille, mais c’est moi qui ai la Mercedes ». Alors vos leçons, vous les gardez pour vous et vos amis svp.

  74. Accéder aux médias dominants ? À quelles conditions ? / Le site du Monde Diplomatique n est pas accessible ce jour.

    Sur le site d Arcrimed, Frederic Lordon aborde aussi la question, en MP3 et vidéo. A lire etsurtout à écouter.
    http://www.acrimed.org/article3094.html Publié le 21 avril 2009 par Frédéric Lordon

    En ces temps de crise économique, il arrive, plus souvent qu’à l’accoutumée [1] (mais pas trop souvent, on s’en doute…) que des économistes critiques soient invités à s’exprimer dans les médias dominants. Que doivent-ils faire ? Comment, plus généralement, les contestataires peuvent-ils envisager leurs relations avec ces médias ? 


    Le Jeudi 5 février 2009, invité dans le cadre des « Jeudis d’Acrimed », Frédéric Lordon, après une intervention sur « Les médias et la crise » (que l’on peut découvrir ici même en vidéo) répondait aux questions de l’assistance. 



    En prenant pour exemple son expérience, en tirant quelques leçons de celle-ci, en s’interrogeant de façon plus générale sur l’opportunité de chercher à accéder aux médias dominants (et sur les conditions à poser pour répondre positivement à des invitations), il proposait quelques réflexions à partager (Acrimed)
    À la question « comment réagissent les médias à vos critiques ? », il est possible de répondre par l’expérience de quelques invitations et d’en tirer une première leçon : savoir refuser.

    Dès lors la question « Comment accéder aux médias dominants » ? s’efface devant celle-ci : « Faut-il accéder aux médias dominants ? » Et dans la mesure où la réponse peut être positive : « A quelles conditions ? »

    NDLR : L an dernier, j ai assisté à un débat animé par Frédéric Lordon, dans une « salle de patronage » à Hellemmes, dans la banlieue lilloise. Le souvenir d un grand moment, sans lequel je ne me serait peut être pas intéressé à ce site..

  75. Bonjour Monsieur Jorion,
    Bonjour à tous,

    Pour aider à définir le “public” de ce blog, j’ajouterai ma contribution :
    je suis assez assidu à sa lecture depuis que j’ai découvert Paul Jorion dans une émission de radio (Parlons Net du 5/6/09) . J’ai été surpris et bien sûr emballé par un tel discours qui rejoignait ma propre pensée.
    Je suis libraire de livres anciens et j’ai donc mis aussitôt le blog en lien sur mon propre site http://librairie-seigneur.com
    Le côté scientifique et donc rationnel de votre analyse me fait croire à la réalité dramatique de cette crise, et me fait craindre des lendemains pour le moins difficiles.
    Par contre, je suis très sceptique sur les solutions proposées par l’ensemble des lecteurs : je ne crois pas en une prise de conscience du monde politique, à un changement en douceur …
    La convivialité qui découle de ce blog est , elle aussi, passionnante; j’apprécie particulièrement que chacun puisse s’y exprimer librement.
    C’est aussi grace à ce blog que j’ai pu découvrir d’autres sites, et surtout des personnages tels Frédéric Lordon !
    Bref un blog “à suivre” !!

  76. Je crois à l’impérieuse nécessité de réinventer l’entreprise pour en faire le bras armé d’un projet où une
    constitution pour l’économie prendrait tout son sens.

  77. L’appel que Paul Jorion nous a lancé a donné, à mon avis, un résultat très mitigé. Il ne s’agit pas uniquement du fait que lui même ne sait pas à qui il s’adresse, mais NOUS, tous les autres qui formons cette petite communauté virtuelle, nous non plus ne savons pas à qui nous parlons.
    On se « regarde » via les commentaires en « chiens de faïence » et peut-être que beaucoup ne se parlent qu’à eux même.
    La peur du « traçage » et éventuellement du « traquage » voir du « matraquage » via l’Internet doit être réelle. Mais en se soumettant à cette peur on approuve et on conforte le système que nous voulons démolir.
    Quelqu’un a proposé une présentation choisie librement par chacun sous l’icône associée par Gravatar. C’est une bonne idée, je ne connais pas les difficultés techniques pour la réaliser, cette idée. Ce blog n’est pas une « institution » et il n’y a qu’une personne, Paul Jorion, qui l’entretien.
    Et d’ailleurs, dans l’admiration justifiée qu’à peu près tout le monde voue à Paul Jorion, personne ne semble penser à lui comme à un homme réel, en chair et en os et qui mène aussi une vie réelle avec tous les soucis de tout un chacun. Pas plus qu’aux bouleversements qu’il a du vivre lors de son départ des USA et son installation en France et auxquels il a du faire face, tout en nous livrant chaque jour et pour notre plus grand plaisir du « matériel frais » pour nos commentaires.
    Il n’y a pas que la vie virtuelle dans la vie et c’est encore plus difficile quand les « amis virtuels » tiennent à rester anonymes.
    Pour ma part et pour les quelques intervenants qui ont décliné, non pas leur identité civile mais leur identité professionnelle, cela m’aide à mieux comprendre et situer leurs propos.

  78. Beaucoup d’intervenants ont connu ce site par le truchement de contre-info.
    Quelqu’un a-t-il des nouvelles de ce site qui ne répond plus depuis plusieurs semaines, hormis le bandeau évoquant des vacances ?

    1. à ma dernière visite sur le site, il y avait un message indiquant que la reprise est prévue pour le mois de septembre et qui parlait aussi des difficultés à gérer et à alimenter bénévolement ce site.

    2. @moderato-cantabile

      Oui, je sais, j’ai vu, mais je sais pas pourquoi j’ai un mauvais pressentiment quant à la pérennité du site contre-info.

  79. A la relecture des commentaires, j’ai particulièrement apprécié:
    Dalembert: Je paratage son point de vue.
    Didier: disponible pour aider, générer de l’info.
    Moderato Cantabile: (une musicienne) pour sa proposition de méthode et d’organisation.
    Florence: Ecologie
    Alain: pour sa disponibilité,
    Mike: Je paratage ses préoccupations
    Lau: Je procédède de même dans mon entreprise et je partage vos préoccupations. « Merci patron ».

    Il me paraît important pour soutenir les idées et la notoriété de Paul Jorion de diffuser son blog tant que possible, dans tous les milieux. Je le fais dans le milieu industriel qui est le mien.

    L’évolution de ces projet et nos implications dépendrons des choix que fera Paul Jorion. C’est lui le maître.

    1. @ Enrique
      « Si maître il y a, il sera tout seul »

      Même s’il vous apporte davantage de joie à apprendre l’économie ou autre chose en sa compagnie ? Tant mieux alors il ne faudrait pas qu’il se retrouve en plus mauvaise compagnie !

      Plus j’entends des gens dire qu’il n’ont plus besoin de Maître et plus je m’interroge à leur sujet ? Moi j’ai toujours rêver de rencontrer un meilleur Maitre dans mes études histoire mieux faire la chasse aux canards ou la cuisine à mes enfants c’est important de recevoir une meilleure éducation dans la vie ou en société vous ne croyez pas ? Nous avons toujours quelque chose à apprendre d’un autre et quelque que soit nos croyances personnelles dans la vie !

      « Ni Dieu, ni maître. »

      De plus cette seule citation venant de la foule n’a pas toujours apporté à l’homme le bonheur ni non plus
      la liberté de mieux rechercher autrement les moyens de se débarrasser des mauvais Maîtres, les Marchands
      du temple c’est dommage d’ailleurs pour les fortes têtes préférant toujours souffrir davantage en société.

      @ Dalembert
      « Bien vu Enrique, ni Dieu, ni maître. »

      Mal vu Dalembert vous êtes tombé en plein dans le panneau après avoir écouté votre propre Maître à penser précédent nous sommes souvent le suiveur d’un autre sans même que nous soyons toujours bien conscient, alors la prochaine fois vous me répéterez encore une fois et comme tellement de personnes: ni Dieu, Ni Maître,
      Ni Ciel, Ni Enrique au dessus de moi sauf bien sur moi même au dessus de mes deux grosses.

    2. @Dalembert

      Merci pour votre soutien et compréhension.

      @Jérémie

      Je me suis peut-être exprimé de façon rapide et avec une formule. Evidemment, on a toujours à apprendre de personnes qui en savent plus que nous sur un sujet donné ou un savoir-faire. Cela ne veut pas dire qu’il faut se soumettre à eux et les suivre aveuglément, même s’il s’agit de quelqu’un de brillant comme Paul Jorion. Il faut garder son indépendance et son esprit critique. Effectivement, parfois nous nous fabriquons des maîtres intérieurs. Ce n’est pas Paul qui s’est intéressé à la psychanalyse qui me contredira. la servitude est souvent volontaire (cf. La Böétie).

    3. Jérémie,

      Je croyais que la distinction savoir/pouvoir était une vieille lune.
      Mais non, je vois que la fascination du pouvoir a encore ses attraits et la servitude ses fervents dévots.

      Comme disait si bien Lacan aux étudiants de l’université de Vincennes en mai 68:
      « vous cherchez un maitre, vous l’aurez »…

      N’est-ce-pas ça l’hystérie ?
      Chercher un maitre que l’on croit dominer par sa soumission ?

  80. @ Jff

    Bonjour

    Le pire qui puisse arriver, c’est que ce blog se transforme en secte des adorateurs de Paul Jorion. Ce qui fait le charme de ce site c’est justement la diversité des points de vue qui s’y exprime, la liberté de parole, la qualité des interventions tout cela dans le respect et la politesse, ce qui est loin d’être le cas sur la plupart des forums.

    Pour cette raison, je trouve assez extravagant votre façon de sélectionner les interventions qui vous agréent, car elles correspondent à votre propre vision. Dans le genre exclusion vous faites assez fort sur ce coup là. Je vous invite à vous rendre sur ECCE pour y lire la première page rédigée par Paul Jurion imself, indiquant clairement que c’est le travail de chacun de s’atteler à la rédaction du projet de constitution. Sauf erreur de ma part, ou à moins que vous utilisiez un autre pseudo, je n’ai pas eu l’occasion de lire une de vos interventions sur le WIKI. Au lieu d’imaginer ce que nous pourrions faire, vous pourriez déjà faire avancer ce travail dès maintenant.

    Cet appel, s’adresse à tous, car autant il y a de nombreuses contributions sur ce blog, autant ECCE reste désert.
    Je suis loin d’être assez qualifié ou pointu, dans beaucoup de domaines, pour faire progresser ce projet avec les quelques convaincus qui comme moi réfléchissent et proposent leurs idées actuellement. Depuis quatre jours, je vois de bien belles déclarations d’intentions qui ne se traduisent malheureusement pas encore en actes.

    Dans un autre Post, vous parlez de radinerie à propos de certains blogueurs, pour ma part, je suis au chômage, ce qui malgré tout ne empêcherai pas de donner, s’il y avait un autre moyen de versement que Paypal. Là aussi gardez-vous de jugements trop hâtifs.

    Pour rejoindre Enrique, après avoir travaillé dans de nombreuses entreprises, publiques, privées, semi-publiques, nulle part je n’y ai vu de respect des subalternes, de démocratie, de reconnaissance du travail. Chaque augmentation faisait toujours l’objet de rapports de force et de discussions de marchands de tapis. Le syndicalisme y était toujours mal vu ( sauf quand il servait à museler les revendications), et je ne parle pas du respect du code du travail et des conventions collectives.
    Puisqu’à vous lire, vous êtes encore dans le monde de l’entreprise, voila des domaines concrets ou vous devriez agir.
    Comment se fait-il qu’un jeune sur-diplômé peut au mieux espérer trouver un stage rémunéré à 50% du SMIC pour débuter, quand il ne trouve pas comme seul débouché un place chez MC DO ?
    Comment se fait-il qu’à partir de 40, 45 ans on fasse tout pour vous écœurer et vous pousser vers la sortie ?
    Une économie saine peut-elle se passer à ce point des forces vives de la nation pendant longtemps?

    Dernier point, je ne viens pas sur ce forum pour y chercher un maître ou un Gourou, mais pour m’instruire et m’enrichir de la pensée de tous les intervenants, sur plusieurs sujets, mes idées ont beaucoup évolué, grâce aux commentaires souvent avisés des uns et des autres. Mais pour autant je m’efforce de garder mon libre arbitre et de ne pas tomber dans l’idolâtrie.

    Salutations

    1. Bob,

      Voilà pourquoi le projet de constitution économique rencontre si peu d’échos et n’a, selon mon opinion, ni utilité, ni avenir :

      (wikipédia)
      Le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot (résolution 217 A (III)).
      Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre.

      Si les droits de l’homme étaient respectés, conformément à ces engagements, l’ECCE n’aurait aucune utilité.
      Voir notamment les articles 22 et suivants concernant la condition économique humaine.

      Alors, quelqu’un peut-il m’expliquer comment une constitution économique, même sculptée dans le bronze des traités internationaux, comme la susdite déclaration, aurait plus de succès qu’elle ?

      merci d’avance.

    2. @ dalembert

      Si cette constitution ne servait qu’à clarifier nos idées, je trouve que ce serai déjà énorme.
      Ensuite qui peut prévoir le cheminement des idées.
      Pour ma part et il s’agit peut-être d’une forme de méthode Coué, je crois que le monde est beaucoup plus réactif à nos désirs que nous le croyons.
      Vous savez le battement d’ailes d’un papillon…

    3. Oui, Bob, le papillon, la théorie du chaos,
      ils ne peuvent pas (encore) nous prendre nos rêves.

      Je ne crois pas que le monde réagisse à nos désirs.
      Le désir pousse à la quête de quelque chose qui n’a d’autre intérêt que d’être hors d’atteinte…vieux débat.

    4. dalembert

      Pas la théorie du chaos, quelque chose qui aurai plus à voir avec la mécanique quantique ou la spiritualité.
      En clair je penses que les idées s’imposent lorsque suffisamment de gens sont prêts à les recevoir.
      C’est en cela que je trouve ce texte de constitution économique important.

    5. « Le pire qui puisse arriver, c’est que ce blog se transforme en secte des adorateurs de Paul Jorion. »

      Cela ferait tellement plaisir à nos élites que nous rapportions davantage ce genre de propos aux autres.

    6. « Le désir pousse à la quête de quelque chose qui n’a d’autre intérêt que d’être hors d’atteinte…vieux débat. »

      C’est que nous confondons souvent le réel désir de rechercher le bonheur et le plaisir qui ne dure pas de changer le monde en vitesse … C’est une vieille technique idéologique consistant toujours à mener le monde en bateau !

    7. @ Bob

      Merci pour votre mise au point concernant les propos de JFF. En effet, l’entreprise est un mode de prédation et non pas de construction et encore moins d’entraide. L’idéologie de la libre entreprise a mené à la crise actuelle non pas par dérive, mais parce que c’est sa nature. Le système est fait pour les plus forts et par les plus forts.

  81. @ Enrique et Dalembert

    Ben voyons. Enlevez Paul Jorion et vous faites quoi? Vous retournez à votre quête d’un autre phare, quoi que vous disiez.
    Tout ce qui se fait à besoin d’un fil conducteur, une idée (et un penseur) et un organisateur, parfois différents.
    A Enrique, bien sûr que les salariés jouent un rôle important dans une entreprise et méritent une rémunération décente dans le contexte économique. Tous les patrons, loin s’en faut n’ont pas une grosse fortune. En dehors des grandes entreprises qui font la une des médias et forgent votre opinion, il y a plein de gens, comme moi, qui ont choisi une liberté d’action et qui en paye ou en ont payé le prix. Des journées sans fins, des salaires de misère pendant des années avec l’espoir de sortir du magma de la compétition. Aujourd’hui je vais bien merci, j’ai un grand respect de mes salariés et je suis content de leur offrir un travail intéressant.

    Mais je reste solidaire de tous ceux qui entreprennent, prennent des risques et qui échouent. Car, même une bonne idée avec des gens compétents et dynamiques, un marché apparemment porteur peut changer en quelques années.
    C’est pourquoi les entreprises souffrent d’un système instable à visibilité réduite. Les entreprises et les patrons, pourraient soutenir PJ dans une action volontariste. J’en connais déjà quelques uns et non des moindres.

    1. Je n’ai ni l’envie, ni le pouvoir d’enlever Jorion de la place où il s’est mis.

      Par contre je suis pas d’accord avec ça (orthographe d’origine):

      « L’évolution de ces projet et nos implications dépendrons des choix que fera Paul Jorion. C’est lui le maître »

      Le travail de Jorion, pour considérable qu’il soit, n’est heureusement pas le seul, et il sait d’ailleurs très élégamment rendre crédit à qui de droit.

      De nombreuses autres voix s’élèvent, souvent référencées sur ce site, pour éveiller les consciences, analyser, voir appeler au sursaut.

      Pour info, j’ai créé (en 1981) et géré, avec succès (selon les critères), une SSCI (12 ingénieurs) pendant 15 ans, je sais ce que c’est.

    2. Je me vois comme le « gardien du blog », jouant là un rôle de catalyseur de la réflexion que mes billets – et ceux que j’invite – génèrent. La plupart des problèmes que nous évoquons sont à ce point complexes et leurs enjeux sont à ce point importants, qu’il faudrait que je sois fou à lier pour imaginer que je puisse en trouver seul la solution.

    3. Mr Jorion,

      Ca me va très bien, merci.

      Les enjeux sont certainement capitaux ( sans jeu de mot ),
      mais les problèmes ne sont pas complexes, ils sont simples à identifier,
      difficiles à trancher …façon nœud gordien.

    4. @JFF
      Je vous chanterais bien une petite chanson !
      Merci patron, merci patron quel bonheur de travailler pour vous…

  82. Bien d’accord, et heureusement PJ n’est pas le seul à réfléchir et comme référence de pensée. Il est à ma conaissance le seul à proposer une constitution pour l’économie.

    Tout mon commentaire est de rendre ce projet viable en relation avec d’autres équipes (voir mes commentaires précédents). Il faut donc un directeur (fil et homme) à ce projet et des ressources. Je ne change donc pas un iota à mes commentaires.

  83. @ Paul Jorion

    Ça fera une belle dernière ligne dans votre long CV: Gardien de blog.

    Ce qui me rappelle le livre du grand Pessoa « Le gardien de troupeaux », où on trouve ce poème:

    « Mon regard est net comme un tournesol.
    J’ai l’habitude d’aller par les chemins,
    jetant les yeux de droite et de gauche,
    mais en arrière aussi de temps en temps…
    Et ce que je vois à chaque instant
    est-ce que jamais auparavant je n’avais vu,
    de quoi j’ai conscience parfaitement.
    Je sais éprouver l’ébahissement
    de l’enfant qui, dès sa naissance,
    s’aviserait qu’il est né vraiment…
    Je me sens né à chaque instant
    à l’éternelle nouveauté du Monde…

    Je crois au monde comme à une pâquerette,
    parce que je le vois. Mais je ne pense pas à lui
    parce que penser c’est ne pas comprendre…
    Le Monde ne s’est pas fait pour que nous pensions à lui
    (penser c’est avoir mal aux yeux)
    mais pour que nous le regardions avec un sentiment d’accord…

    Moi je n’ai pas de philosophie : j’ai des sens…
    Si je parle de la Nature, ce n’est pas que je sache ce qu’elle est,
    mais parce que je l’aime, et je l’aime pour cette raison
    que celui qui aime ne sait jamais ce qu’il aime,
    ni ne sait pourquoi il aime, ni ce que c’est qu’aimer…

    Aimer, c’est l’innocence éternelle,
    et l’unique innocence est de ne pas penser. »

    1. Je n’aime pas Pessoa, l’homme aux hétéronymies innombrables,
      thuriféraire de l’incohérence et …poète.

      Que serait sa poésie si les mots, comme lui, changeaient de sens du soir au matin ?

      Certes les mots ont plusieurs sens, pour les marchands d’illusions, mais ils n’ont qu’une vérité.

      Incohérence suprême ?

    2. @ Dalembert

      Pessoa est l’un de quatre ou cinq plus grands écrivains du XXe siècle. Mais pour s’en rendre compte il faut le lire (in extenso si c’est possible).

      Vous dites: « thuriféraire de l’incohérence et… poète ». C’est contradictoire, donc incohérent. « La poésie est le réel absolu. Plus une chose est poétique, plus elle est vrai ». (Novalis). Et Pessoa est un immense poète. Mais c’est vrai que la poésie est au-delà de la Raison, et donc difficile à comprendre pour les gens qui n’ont pas le sens du Mystère.

      Pessoa ne change pas, il est multiple, ce qui n’est pas la même chose. Et c’est ça qui lui permet d’approcher la Vérité de bien plus près que n’importe quel philosophe.

      « Je ne suis rien.
      Je ne serai jamais rien.
      Je ne peux vouloir être rien.
      Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde. »
      (Pessoa. Bureau de tabac)

      Si vous lisez ça et ça vous laisse froid, vous devriez admettre que la poésie n’est pas votre fort et donc, si vous êtes cohérent, vous abstenir de juger les vrais poètes (qui sont très rares).

    3. La poésie est le contraire d’un mystère.
      Poiein, créer, en grec, aucun mystère, la chose créée nue, les mots sans leur gangue d’émotions poisseuses.

      On ne sera jamais d’accord, est-ce important ?

    4. « La poésie est l’exactitude du mystère. »
      (Cocteau)

      « Todas las cosas tienen su misterio, y la poesía es el misterio que tienen todas las cosas. »
      (García Lorca)
      [Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie est le mystère qu’ont toutes les choses.]

      Votre réponse me rappelle celle d’un enfant aveugle de naissance à qui on avait posé la question « qu’est-ce que c’est le ciel? » Il avait dit: « C’est quelque chose qui a des nuages dedans ».

  84. Qui sommes nous ?
    A lire les interventions, aucun de nous ne fait partie de la population « utile » ou productrice de l’essentiel . (nourriture , chaleur logement ..)
    C’est important car si la catastrophe econo-ecolo et avant tout énegetico se précise, nous dépendons d’activités en voie de disparition.En effet , ces activités ne sont possibles que grace au « gain de productivité » énorme pris sur les productions « vitales ». En cas de crash sociétal fort , un recentrage des activités se fera sur ces productions et les productions « non essentielles ou peu essentielles », qui concernent les 2/3 des emplois actuels seront abandonnées.
    Nous allons donc quitter un attracteur pour en rejoindre un autre ..Mais le plus grave , c’est qu’un intran affectif fort risque de forcer le modèle : le refus de quitter un modèle (urbanité , activité pseudo-intellectuelle, services aussi divers que de peu d’interet …). Ce refus est une aubaine pour certains . Un » lieu de pouvoir « fort a occuper .
    Et NOUS sommes donc cette clientèle pret a toutes les promesses pour des lendemains enchantés , meme au prix d’une dictature « provisoire ».

    1. une bien belle pensée que je partage (les jours de déprime).
      electricité et transports sont les 2 m

    2. « je m’ai trompé »
      j’ai appuyé trop vite n’importe où.

      donc je disais que les mamelles de notre civilisation sont l’éléctricité et les transports.
      ils servent tous deux à assurer la production (de quasiment tout et n’importe quoi) et à la vendre (la livraison étant la dernière partie de la vente).
      les emplois sont dépendants de ces secteurs et de leur bonne marche, il me semble.
      imaginez une coupure de courant qui dure 3 mois et des camions qui n’arrivent plus pour livrer tout ce dont on a besoin.
      non, je plaisante, on est au 21ème siècle.

    3. On peut imaginer mieux que ça. Rappelez-vous la version « apocalypse 2000 » avec une chute attendue pour le système informatique et demandez-vous comment ferrions nous sans nos cartes de crédit, nos virement de salaires, nos payements automatiques, sans parler des protections des systèmes électriques, de la circulation aérienne et aussi des protections des centrales nucléaires.

    4. effectivement l’informatique est handicapante quand elle ne fonctionne pas (plus que quand elle fonctionne ? 🙂 voilà la question).
      et les systèmes informatiques ne sont que fantômes sans électricité.

      et même ma chaudière à gaz, elle a besoin d’électricité pour fonctionner, sécurité oblige !

    5. On y pense peu mais sans électricité, plus d’eau courante ( tout le système repose sur une multitude de pompes )
      Là c’est très problématique.

    6. C’est OLEOCENE qui m’a « appris » JORION , je leur renvoi la PUB :
      http://forums.oleocene.org/search.php?search_id=active_topics
      Le site du Peak oil et de la « pénurie d’abondance » . Je vous recommande les coubes /études de RAMINAGROBIS , un travail remarquable sur les resources petrolieres et gazieres par pays .
      L’elec perdurera plus longtemps que le petrole .
      De 150 esclaves virtuels dont chacun de nous dispose (env 150 kw) , on va tres vite tomber à ? 15 , 20 , 50 ?
      Toute notre « économie « si on peut qualifier ainsi l’obscénité que contempleront nos descendants est basée sur un « gain de productivité  » squatté : celui des besoins essentiels .
      Notre problème est que cette hypertrophie parasite concerne les 2/3 des activités . Le repli sur le premier tiers va créé des bousculades malheureusement « idéologiques » .

  85. J’ai 29 ans, je suis infirmier travaillant dans le milieu des personnes âgées.

    Je m’intéresse depuis plusieurs mois au déroulement de la crise et ai cherché à me documenté comprenant rapidement que les médias ne donnent qu’une version édulcorée des événements. Je suis donc tombé sur les articles du LEAP qui me paraissent dessiner en gros la suite des événements. Il y a quelques jours j’ai visionné votre intervention du 5/06/09 qui m’a tout simplement stupéfait. Enfin je peux voir une personne qui peut décrire précisément ce qui risque de nous arriver de façon clair et sans détours.
    J’appartiens à cette génération à qui l’on a promis monts et merveilles en échange de notre docilité et qui se retrouve le bec dans l’eau. Études supérieur et emploi fixe mais pas moyen de loger correctement sa famille et je me pose tous les jours cette question: qu’ai je omis de faire pour en arriver là?
    Et je ne suis pas le seul, toute la jeunesse issu des classes moyennes et pauvres est proprement apathique et brisée. Si il m’en est donné l’opportunité, je n’hésiterai pas m’engager pour un changement de notre système.
    Votre voie est juste. Merci pour votre travail.

  86. Pour ce qui est de Locke et Smith.
    http://books.google.fr/books?id=qBGducYlcQsC&pg=PA126&lpg=PA126&dq=smith+critique+de+locke&source=bl&ots=-ENlikMHW4&sig=Xx2iJHDVsyLPY3QEe3uIhVzVvbU&hl=fr&ei=f9-PSo_YMKC5jAeXwu37DQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8#v=onepage&q=&f=false.

    Que Smith soit opposé à Locke tend à surprendre parce qu’on n’arrête pas de faire des packages et des packages de packages. En fait la volonté de produire des « camps » plus ou moins identifiés est le corollaire de la démocratie de masse, puisqu’il faut rassembler autour de soi pour les fins « de la lutte » (sic). « On » commence donc par se créer des mythologies avec des panthéons et des héros, puis on « simplifie, tronque, surinterprête », et enfin on arrive au slogan politique (stade ultime et publicitaire de la décadence de la pensée, avec les reflexes pavloviens des militants soit disant éclairés au garde-à-vous). Par là le véritable travail de la pensée est éludé, et sans le savoir on est déjà dans le relai de la propagande.
    Au final on finit par jeter le bébé avec l’eau du bain. Ca vaut de certains libertariens (à ma connaissance personne n’a mieux intégré à une perspective morale/normative la question des stratégies de « parasite » et de « free rider » ainsi que le problème des « desutilités » associées au marché que le libertarien contractualiste Gauthier, et il me parait difficile de donner un point de vue normatif qui fasse avancer le shmilblick « CO2 » sans avoir ça en tête (même si c’est pour le rejeter d’ailleurs). De même aborder certaines questions d’épistémologie, de philosophie politique, de « bio »-« éthique », sans avoir en tête telle ou telle controverse issue de la pensée médiévale est d’emblée douteux voire suicidaire.
    Il y a une certaine dose d’ostracisme et de racisme de la pensée qui ne dit pas son nom, qui dessert tout le monde in fine, et qui doit être combattue par tous les moyens. Parce que nous n’avons que deux alternatives pour penser/justifier un système « meilleur » (en gros étendre la pensée politique aux questions « d’ingénierie financière diverses et variées », de « comptabilité » et pour ma part j’ajouterais « d’influence au sens large »): oubien produire quelque chose de complètement nouveau (ce qui à ma connaissance ne s’est jamais fait à partir de rien… mais pourquoi pas après tout… ca voudrait dire forger de nouveaux concepts, instruments de pensée etc etc), oubien puiser dans la richesse de notre tradition de pensée (pourquoi seulement celle-là d’ailleurs?) pour y trouver d’autres alternatives, d’autres suggestions, d’autres régimes de justification, d’autres manières de voir susceptibles de nous inspirer, qui n’ont pas été « actualisées » par l’histoire.

    Qui sommes nous? Si nous pensons que nous sommes « les derniers de l’histoire en cours », que nous nous tenons à son sommet (parce que bien sûr elle a un sens… qu’on réduira à telle ou telle dimension pertinente selon les intérêts identitaires de Pierre, Paul ou Jacques), et qu’il suffit de dépoussiérer telle ou telle vieille lune vieille d’un siècle ou deux (mais pas plus parce que c’est bien connu qu’en matière de théorie politique ceux qui précèdent 1789 sont des blaireaux intolérants et esclavagistes, qui quand ils ne se livraient pas aux sacrifices humains baignaient dans l’ Inquisition, et pour qui le pb politique se posait dans des termes tellement différents du nôtre que ça ne sert à rien d’y aller regarder de plus près), et si en plus de ça parmi ces « pas si » vieilles lunes on en émascule d’emblée les 3/4 parce-qu’artificieusement rattachées à des packages infréquentables), et bien ce « nous » ne s’en sortira pas.
    Il sera condamné (un peu comme le sont les US incapables de sortir des catégories les plus primaires, et qui rejettent dans le « communisme » tout ce qui n’est pas du capitalisme… heureusement nous n’en sommes pas là encore que parfois je me demande si ca n’en prend pas le chemin…).

    Mais c’est là l’entière responsabilité des chercheurs en philosophie politique qui ont oublié en quoi consiste leur métier et qui passent leur temps à faire des commentaires de commentaires de commentaires, métier que Paul fait gentiment à leur place pour pas un rond ou presque, et qui en fait à quelques rares exceptions près ne foutent rien depuis 30 ans (cette dernière phrase elle m’a fait du bien).

    1. Tout à fait d’accord avec un retour aux sources où l’on parlera plus d’anthropologie que d’économie.

      Une constitution est un acte politique c’est la loi fondamentale d’un état.

      Il ne saurait y en avoir plusieurs.

      Vouloir faire une constitution pour l’économie c’est rendre les armes à ceux qui ont œuvré depuis quelques décennies pour supprimer l’Etat et ses lois fondamentales ( à leur manière, pas celle des marxistes ) en nous ramenant au féodalisme.

      D’abord recenser tout ce que le capitalisme a déstructuré dans sa folie démiurgique:
      religions, états, familles, idéologies, catégories morales et linguistiques…

      Ensuite tenter de restructurer, redonner, lentement, un sens à la vie, reconquérir les mots que ce système a pervertis, reconnaître à nouveau, et respecter enfin, le « butoir causal » (Legendre),assumer que nous ne répondrons jamais à la question du « pourquoi? » et que cela fait de nous des animaux civilisés.

      A chacun son chemin.

    2. « Tout à fait d’accord avec un retour aux sources où l’on parlera plus d’anthropologie que d’économie. »

      Montrez moi la pierre invendable que les marchands ont préférés plutôt rejeter de leur monde.

    3. « D’abord recenser tout ce que le capitalisme a déstructuré dans sa folie démiurgique:
      religions, états, familles, idéologies, catégories morales et linguistiques… »

      moi aussi je suis d’accord avec la nécessité de faire ce que j’appelle un « état des lieux » en partant de ce qu’on a sur terre et que doit être décemment partagé et pour aller vers les solutions possibles et à mettre en place. On va très vite arriver à la nécessité de revoir le droit à la propriété et de déterminer ce que peut être propriété privé et ce que doit être propriété collective. On peut rêver, n’est-ce pas ?

    4. Jérémie,

      je vous montrerai, dans un monde meilleur, la pierre invendable que les marchands etc…
      Il s’agit de notre mort.

  87. Pourquoi ne pas lancer l’idée de réunions sur les villes principales Paris, Bruxelles, Zurich avec des intervenants dont M Lordon, des thèmes, des débats et un appel à contribution pour payer les frais ?

  88. «  » » »Mais c’est là l’entière responsabilité des chercheurs en philosophie politique qui ont oublié en quoi consiste leur métier et qui passent leur temps à faire des commentaires de commentaires de commentaires, métier que Paul fait gentiment à leur place pour pas un rond ou presque, et qui en fait à quelques rares exceptions près ne foutent rien depuis 30 ans » » » »
    ho, mais si , ils étudient et analysent la vague , les vagues …trouvent meme des rapports avec le vent , mais ça ne leur dira pas si la mer monte ou descend .

  89. Je partage entièrement votre avis. Pire, je vais même jusqu’à penser qu’il vaut mieux ne pas s’interroger sur l’éventualité de la catastrophe écono/écolo/énergico… et admettre dès maintenant que nous y allons directement au terme de quelques décennies, siècles ou millénaires. Nous vivons dans un monde qui a développé un mode de vie allant vers une uniformisation sur toute la planète. Or, ce mode de vie ne peut pas être pérenne du seul fait qu’il consomme inexorablement les ressources non renouvelables, notamment les métaux.
    Que feront nos descendants, dont le nombre tend à croître globalement, lorsqu’après avoir recyclé à l’infini les métaux, il ne leur en restera plus que d’infimes traces ? Nous n’en sommes pas là mais, tant que l’on n’aura pas mis au point un processus industriel de transmutation, c’est un futur de pénurie qu’il faut envisager.
    Avant cela, les producteurs de l’essentiel (nourriture, santé et maintenant services sociaux) seront les rares à voir leur emploi préservé ; encore que du fait des différentiels de coût de production, les moins compétitifs, comme dans toute profession, n’ont pas la certitude de maintenir leur niveau de vie. Il y en aura d’autres qui s’emploieront à faire migrer l’humanité d’une consommation matérielle vers une « consommation » plus immatérielle, virtuelle, ou spirituelle. C’est probablement ce qu’a pressenti Malraux.
    Il en faudra aussi pour faire respecter l’ordre au niveau national et international alors que des troubles ne manqueront pas de naître. Les mutations qui s’opéreront nécessairement dans la contrainte parce qu’elles n’ont pas été préparées, ne serait-ce que psychologiquement, amèneront forcément des désordres. C’est là que personnellement je pense utile d’inciter dès maintenant les gens à ne pas s’entredéchirer en pensant se sortir d’affaire par des règlements de comptes idéologiques. Si l’humanité se trouve ainsi acculée, c’est parce qu’en général , nous avons tous contribué à ce qu’elle est devenue. Bien évidemment les peuplades perdues au fond des forêts tropicales, certains religieux et quelques autres n’y sont pour rien ; mais ce ne sont pas ceux-là qui voudront en découdre pour régler des comptes.
    Pour se donner les meilleures chances de s’en sortir, je suis convaincu qu’il faut investir dans une vaste refondation morale dans l’ensemble de l’humanité. Vaste programme qui ne concerne pas que le capitalisme et les marchés financiers.

  90. Monsieur JORION,
    Architecte, membre de la société anthroposophique, né en 1954, 3 enfants, je suis intéressé par tout ce qui porte vers l’avenir et la capacité qu’ a l individu de forger son destin, nonobstant les pouvoirs pervers en place.
    C’est votre capacité d analyse transversale qui m’a attiré dans vos interventions sur Contre-infos.Pressentant ce qui arrive,en tapant certains mots-clefs, des personnalités comme Gerald Celente ou des reseaux d’analystes comme Leap 2020, ont validé ces perceptions anticipatives.Le temps qu’il fait permet une transition opportune:
    Un scientifique , jean Martin, dirige un site: la pensée unique pour les scientifiques.Ce site est indirectement en relation avec le votre, car il bouscule les fossiles conceptuels.Le tapage sur le réchauffement climatique est un attrape-nigaud.
    .Les mesures officielles de prises de température montrent que la température moyenne baisse un tout petit peu depuis le tournant du siècle. tandis que la teneur en co2 augmente. du reste cela donnera des plantes plus luxuriantes , notamment les plantes vivrieres.Nasville, ville de Al Gore, a battu, en juillet 2009 le record de froid de juillet 1877.Marcel Leroux, climatologue, est aussi un mot-clef. Aux inquiétudes réelles ne doivent pas s’ajouter des peurs virtuelles crées par des lobbies à des fins politiques.
    le débat sur le co2 est entretenu par les neo-malthusiens, dont l objectif est la dépopulation du globe, en relation avec des écologistes génocidaires. Introduisez les mot-clefs suivants: guidestones, georgia, usa…Le capitalisme financier est à la recherche de gogos pour créer une nouvelle bulle, les précédentes ayant explosé.Le marché du co2 vient a point nommé…Il faut vite créer une nouvelle taxe sur le co2 avant que le public ne se rende compte que nous nous dirigeons vers une petite ère glaciaire. Aussi surprenant cela soit-il , cela correspond a ce qui se profile.
    Amicales salutations. LG

    1. qu’est ce qu’il fait chaud avant de faire froid !

      blague à part, on a entendu dire que le soleil était moins actif ces temps ci et que la position actuelle de la terre vis a vis du soleil pourrait favoriser une baisse des températures.

      ce qui semble certain, c’est que le co² augmente et que les événements climatiques de type « catastrophe naturelle » sont plus fréquents.

    2. Merci à George de nous rappeler à l’esprit critique en ce qui concerne le « réchauffement climatique ».
      Le hors série 04 de la revue « Diplomatie, affaires stratégiques et relations internationales » de décembre 07 présente une analyse très argumentée qui laisse envisager instrumentalisation d’une « possible évolution climatique ». Quelques recherches sur les scientifiques dissidents du GIEC (Richard Lindzen par exemple) et sur l’avis de certains des plus grands spécialistes nous remet les idées en place…

      Pour les curieux, voyez par exemple Marcel Leroux, Yury Izrael ou William Gray…. Ce qu’ils disent et QUI ils sont!

      Et pour éviter le hors sujet, parlons monnaie: Le GIEC, financement et conflits d’intérêts
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverses_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique#Financements_et_conflits_d.27int.C3.A9r.C3.AAts

  91. Est-ce tellement si important pour vous de le faire savoir aux autres d’avoir fait un nouveau don supplémentaire ne vous arrêtez pas à cela, faites encore un autre don sans rien dire à personne si vous avez de l’argent ne le donnez pas non plus pour en recevoir un plus grand intérêt de satisfaction en retour et par rapport à d’autres.
    Ce n’est pas non plus toujours avec plus d’argent que les choses changent. Il y en a beaucoup aussi qui aiment bien crier sur les toits je viens de nouveau de faire un don à Paul, et puis après.

    « Une nouvelle suggestion : Puisque la principale source de vos revenus sont les dons de ce blog, pourquoi ne pas inciter à faire des dons. »

    C’est ce qu’il fait déjà !

    « Vous avez choisi de na pas mettre de pub sur votre blog et de demander des dons c’est très bien mais des donateurs ou des « sponsors » pourraient être intéressés à être plus généreux s’ils avaient la possibilité d’être remarqués sur votre blog. Je pense à des entreprises ou des personnes qui auraient intérêt à voir un lien sur votre site. »

    http://je-veux-etre-riche.com/

    C’est vraiment la meilleure celle là votre propre page-rank ne vous suffit-il pas déjà de votre propre coté ?
    Alors vous pensez-vous toujours changer quelque chose avec des gens comme vous ? Moi je m’interroge ?

    « P.S: Il est probable que cette idée va en faire hurler certains… »

    Non par hurler mais je m’interroge quand même sur le bien fondé de votre démarche.

    « Probablement la plupart de ceux qui ne vous font jamais de dons…  »

    C’est pas brillant aujourd’hui peut-être un autre jour qui sait !

  92. Je n’ai pu ouvrir le lien de « qui sommes nous », donc Je me contente de commenter l’article de Lordon. Je n’ai eu que la patience que de m’accrocher a quelques phrases, trop fumeuses:

    « dans une certaine philosophie héroïque de l’individu et la mésestimation corrélative des avantages de la division du travail. « 

  93. Bonjour M. Jorion

    Si je suis votre blog c’est que mon père qui s’interresse à la finance depuis peu a cru bon de m’alerter sur la crise financière qui était importante…
    Je suis au degrès « 0 » de la société… Je suis déclaré handicapé depuis environ 3 ans… Pour l’instant le seul diagnostique que j’ai eu est « troubles de la personnalité »…
    Je ne vais pas m’étendre sur mon CV, puisque je n’en ai pas, à part une expérience en SAV informatique chez CEGEDIM qui m’a traumatisé…
    J’ai des dépressions récurentes depuis l’age de 9 ans… Bien sur ma, personnalité, mon déterminisme familial est en cause mais pas seulement…

    C’est pourquoi quand j’ai appris la faillite de lehmman brothers et la « crise » qui en a résulté mon premier réflexe a été de rire…
    Pourquoi riais-je? Parce-que la crise dépasse de loin le problème financier et que devant l’étonnement généralisé je restai stoïque…

    Je n’arrive pas à écrire correctement, veuillez m’en excuser, j’aurais pourtant des milliers de choses à dire… J’ai le « flair nietzschéen » mais cela reste muré…

    Si je suis votre blog c’est en tant que spectateur avec cette question en tête (teintée d’optimisme) : l’Homme se rendra t’il compte que l’Evolution est NECESSAIRE?

    1. J’ai oublié de dire que j’habitai ST Etienne et que j’avais 28 ans… Et aussi qu’il est difficile pour moi de participer, de m’exprimer… Je n’en dirai pas plus pour l’instant… Juste merci messieurs Jorion, Lordon, Onfray, Dontigny et autres contributeurs, qui réveillent une chose que je croyais morte: l’esprit contestataire et l’humanisme

    2. Oui, je dois cesser de m’excuser sans cesse… c’est ce sentiment d’écrasement, de « case » à combler…

      L’on m’a rapidement dit que j’étais pressenti à un brillant avenir, et je crois que je me suis construis dans la négation de cet « avenir » qui s’inscrivait dans un « système » auquel je ne voyais pas d’avenir…

      Cela m’a valu beaucoup de désillusions, beaucoup de moqueries aussi…

      La vérité?

      J’aurai voulu vivre une autre époque…

    3. @ Olivier Hardy

      « trouble in mind, i’m blue
      but i won’t be blue always
      ’cause the sun’s gonna shine
      on my back door some day »

      je vous le souhaite, ce jour où le soleil viendra vous réchauffer à nouveau!

    4. @ olivier hardy

      Votre message m’a touché, je vous l’avoue. Hier, face aux déballements de « moi je », je me suis demandé ce que j’allais faire et puis je suis resté bloqué, plume assèchée. « Moi je » ne voulait pas parler. J’ai finalement écrit une lettre que je n’enverrai jamais. Elle est venu gonflé un peu plus mes recueils. C’est mieux ainsi. Et puis, aussi , j’ai relu un texte de Novarina qui m’obsédait. Il me semblait que j’aurais voulu dire un truc comme il a su en écrire. Aujourd’hui, vos simple mots crèvent mon écran. Et c’est encore ce texte de Novarina qui me revient. Dans ce texte, c’est un homme nu qui parle. Je ne sais pas si vous êtes cet homme nu, sans doute le sommes-nous tous un peu, mais je sais que vous êtes aussi nu que moi et assez en tous cas pour le recevoir :

      « je voudrais que ma pensée me serve ici à témoigner de mon incapacité mentale. J’ai ouvert la fenêtre au lieu de la porte pour agir. Dans toute action, j’ai toujours préféré la contemplation. Ma fenêtre dormait sur un champ de pas-grand-chose. Par où je voyais parfois mes yeux regarder yeux heures de suite. A la longue, je voyais le paysage en larmes à la place des yeux. Je regardais tout le jour en fixe rouiller les barbelés et fleurir les orties : la nature pousser à son horrible murmure. La vie continuait, les Animaux périssaient, les sapins bleus formaient des croix de rien sur les cieux ; les nuages filaient leurs boucles ; à force de balayer l’eau de l’évier puis de me laver sans cesse aux pauses, l’envie me prenait parfois de me balayer moi-même à force de balayer : j’aurais voulu m’accompagner moi-même en balai jusqu’à la poussière. Les choses d’actions, nous les gardons avec nos cerveaux couchés dessus comme une pierre : un couvercle de choses toutes dites. On voit par la fenêtre : trois piquets, deux lignes de barbelés, un grand buisson d’orties, des tiges de sureau, de la bardane, de l’angélique, un petit sorbier ».

      Bien à vous

    5. @Igor et Olivier

      Je ne sais que répondre à part merci…. vraiment dur d’écrire…………………

    6. « La vérité? … J’aurai voulu vivre une autre époque… »

      Je me demande quand dans l’Histoire vous situeriez l’époque souhaité?
      Je pense que notre époque peut être considéré comme une illustration assez fidèle des différentes aberrations qu’ont connus les différentes époques qui nous ont précédées.
      je pense que l’époque à laquelle vous vous referez n’a encore jamais existé.
      Je pense enfin que NOTRE époque est celle d’un carrefour qui peut nous conduire à deux réalités, l’une que vous souhaitez -que je souhaite aussi- et l’autre que nous pouvons craindre. Et c’est de nous, collectivement, que dépendra la direction prise.
      Alors, en vérité, vous ne vous êtes pas trompez d’époque… Debout soldat 😉 c’est maintenant que ça se passe et on a besoin de vous

    7. @ Olivier Hardy

      Vous vous exprimez correctement et même mieux que beaucoup sur ce blog. Vous pouvez aussi enregistrer votre voix si vous pensez arriver à exprimer plus de choses que par l’écriture. Votre témoignage a retenu mon attention car il est sensible et intelligent.

    8. @ Olivier Hardy

      Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur. [Lao-Tseu]

      Accrochez vous à de meilleures pensées nous avons tous connus ce genre de moment dans la vie.

      Le souvenir de la joie apporte la joie, quand bien même vous n’auriez pas un CV parfait mais le souvenir de la douleur c’est encore et encore le rappel de la douleur qu’est-ce qui est le plus important, le rappel continuel de ce qui fait souffrir ou de ce qui fait moins souffrir ?

      Le bonheur est la chose la plus simple, mais beaucoup s’échinent à la transformer en travaux forcés ! [François Truffaut]

      La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu’on ne pose pas de condition. [Arthur Rubinstein]

      Un surcroit de bonheur apporte un surcroit de santé aussi bien pour le corps et l’esprit.

      On n’aime guère un bonheur qui vous tombe ; on veut l’avoir fait. [Alain]

      On ne peut le saisir : le bonheur a des ailes. [Damoclès Vieux]

      Et plus nous avons des ailes et moins nous devenons gallinacés.

      Le bonheur, c’est avoir une bonne santé et une mauvaise mémoire. [Ingrid Bergman]

      Le bonheur des plus riches n’apporte jamais le bonheur inconditionnel à l’homme, souvent remis au lendemain.

      L’esprit est difficile à maîtriser et instable. Il court où il veut. Il est bon de le dominer. L’esprit dompté assure le bonheur. [Bouddha]

      Ne pas trop se forcer non plus à le dominer vous finirez par devenir un être trop rigide et inhumain.

      Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque [Arnaud Desjardins]

      Chacun a ses propres instants de bonheur : il s’agit simplement d’en multiplier la conscience et les occasions. [Albert Memmi]

      Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille. [Somerset Maugham]

      Si le malheur existe alors le bonheur doit forcément exister vous ne croyez pas ?

      Mais qu’est-ce que le bonheur ? Il faudrait d’abord le définir et une définition du bonheur est encore moins évidente qu’une définition du progrès. [Vercors]

      Je ne peux malheureusement acheter que ce qui est à vendre, sinon il y a longtemps que je me serais payé un peu de bonheur.[Jean-Paul Getty]

      Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. [Périclès]

      Plus nous devenons marchands et acheteurs et moins le bonheur devient gratuit et inconditionnel.

      Le bonheur existe c’est comme lorsqu’il y a plus de nuages, les nuages vont et viennent ne jamais trop s’identifier à leur contenu, reculez encore et encore et voyez comme il ne restent jamais sur place.

      Vous n’êtes pas cette déprime, vous n’êtes pas ces nuages noirs, vous pouvez aussi comprendre cela !

      Le bonheur est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit. [Miguel de Unamuno]

      L’homme porte en lui la semence de tout bonheur et de tout malheur. [Sophocle]

      Le bonheur c’est de chercher. [Jules Renard]

      Ne pas non plus toujours le chercher vous finirez par vous en plaindre.

      L’homme qui réclame la liberté, c’est au bonheur qu’il pense.[Claude Aveline]

      Ne rien faire est le bonheur des enfants et le malheur des vieux. [Victor Hugo]

      Le bonheur est salutaire pour le corps, mais c’est le chagrin qui développe les forces de l’esprit.[Marcel Proust]

      Quiconque jouit trop est bientôt dégoûté ; Il faut au bonheur du régime. [Jean-Pierre Florian]

      L’égoïsme consiste à faire son bonheur du malheur de tous. [Henri Lacordaire]

      Au banquet du bonheur bien peu sont conviés.[Victor Hugo]

      A force de plaisirs notre bonheur s’abîme. [Jean Cocteau]

      Le plaisir est l’ennemi du bonheur. [A.H. de Beauchesne]

      A vous de choisir cela n’appartient qu’à vous.

      Vous savez il n’y a pas non plus que des gens pourris ou bêtes dans ce monde.

    9. Je ne sais pourquoi, mais j’avais placé un lien vers le dernier mouvement du trio n 2 de Shostakovitch et la vidéo n’est pas apparue…
      Pourquoi Shostakovitch? Pour sa clairvoyance et son ironie !
      Là j’écoute le 2eme concerto pour piano de Prokofiev (mon voisin s’est plain tout à l’heure quand j’écoutais Converge, un groupe de « neo-core »)

      @Jérémie je voudrai dire que je prends du plaisir, que je connais des moments de bonheur parfois, il ne faut pas se méprendre…
      J’aurai pu prendre mon « bonheur » dans l’acception de ma condition, dans le « matérialisme ambiant » et je l’ai même fait parfois….

      Je retiendrai ces quelques citations de votre contribution:

      L’homme qui réclame la liberté, c’est au bonheur qu’il pense.[Claude Aveline]

      Ne rien faire est le bonheur des enfants et le malheur des vieux. [Victor Hugo]

      Le bonheur est salutaire pour le corps, mais c’est le chagrin qui développe les forces de l’esprit.[Marcel Proust]

      Quiconque jouit trop est bientôt dégoûté ; Il faut au bonheur du régime. [Jean-Pierre Florian]

      Elle se suivent d’ailleurs dans votre présentation, et ce qui m’attire c’est leurs paradoxes, leurs antinomie…

      Je suis un contemplatif… Vous n’imaginez pas le bonheur que m’apporte cette condition…. une condition qui se paye aussi….. comme toutes.

  94. J’ai finalement J’ai pu ouvrir le lien. @PJ Puisque votre video est en quelque sorte un appel. Concernant Le Figaro,

    Bonne pioche : Les detenteurs de capitaux se sont fait avoir dans les grandes largeurs par le systeme. Non seulement c’est vrai mais vous vous mettez la riche heritiere dans la poche.

    Mauvaise pioche: Les investisseurs longs bouffent de la liquidite. La on entre dans le technique discutable, et bonjour l’embrouille dont vont se delecter ceux qui preferent que vous vous taisiez, quitte a faire semblant d’etre d’accord avec vous.

  95. Le nous Paul est multiple et c’est d’autant mieux ainsi. Mais il vous faudrait un nous commun, un nous qui puisse avancer des idées et les mettre en mouvement.

    La solution que j’ai déjà vu mettre en oeuvre et qui me parait être une excellente idée c’est celle d’organiser non pas une conférence avec seulement Paul Jorion, mais un colloque pendant toute une journée avec l’intervention de plusieurs personnalités, professeurs, auteurs, pour parler de la crise et des ses conséquences, ou de la mise en place d’une constitution pour l’économie.

    Une salle comme l’Unesco à Paris accueille 500 personnes facilement mais il est nécessaire d’organiser un tel évènement. Faire payer une contribution pour y assister même modeste. Préparer un manifeste ou un document à faire signer et à présenter aux médias et aux politiques. Constituer un groupe de travail comme le préconise JFF.

    Nous sommes la société Civile, et dans de nombreux cas, où le politique est absent car phagocytée par le financier, grâce à l’aide de professionnels de la banque, ou des assurances qui estiment que les choses sont allées trop loin, même des patrons de PME puisqu’il semble que certains commencent à fréquenter ce blog, des projets peuvent aboutir à faire changer les choses.
    Il faut évaluer des objectifs à atteindre et prévoir un certain nombre de mois de travail de préparation.
    C’est aussi un excellent moyen de se rencontrer et d’entrer en contact les uns avec les autres dans la vraie vie.

    Ce système de colloque-rencontre est d’une telle richesse, contient un tel potentiel en terme de retombées qu’il a été utilisé par de nombreux lobbies pour imposer leurs visions des choses au reste du monde.
    Pourquoi pas nous ?

  96. @ Bob 22 août 2009 à 12:31

    Merci de votre remarque sur Lordon.
    Effectivement comme vous le faites remarquer, la connivence entre Lordon et la journaliste -charmante mais qui joue les bébêtes avec un naturel suspect-, est assez pénible, surtout venant après des propos condamnant précisemment cette fameuse connivence entre le monde journalistique et les politiques , mais surtout elle éclaire et invalide par là-même complètement leur critique !!!

    Effectivement Lordon a des thèses proches de Sapir ou Todd que j’apprécie bien comme bonhomme et comme trublion sociologue, et même Paul. Mais la différence est que Lordon n’a pas d’idée en ce sens qu’il n’exprime rien, qu’il n’explique rien DU FOND d’une idée : il tourne autour de celui qui l’a émise, de l’institution d’où elle émane, du courant dont elle provient , et – par un tour de passe-passe la discrédite au nom d’une suspicion, d’un jugement, d’un a-priori sur lequel il n’y a pas à discuter parce qu’il est supposé être déjà validé implicitement par son interlocuteur : ce faisant il reproduit précisemment en inversé ratatiné une pratique qu’il dénonce .

    Bien entendu, de temps à autre il entrelarde ce procédé de quelques idées , qui n’ont rien de très novateur : ses articulations de raisonnement sont assez pauvres et bien mécanistes : on en retient très peu , on n’est pas poussé à un réfléchir soi-même car il ne pose pas La Question de son sujet mais il verrouille une réponse dans son donjon, en coupant toute piste de reflexion.

    Bref, il deploie un discours cadenassé auquel, effectivement un certain humour un peu potache donne un peu de goût et de la matière … Une bonne mémoire , un sens de la précision dans les maigres exemples qu’il donne, un verbe trop facile, un aisance dans le concept tape à l’oeil et la formule un peu rutilante (qui -quand on gratte ne tiennent pas ce qu’elle promettent-) , un incontestable débit et une facilité à naviguer vite dans le raisonnement formel … et le tour est joué …

    Ces qualités sont plus difficilement mises en valeur à l’écrit … et en général c’est nettement plus chiant , car il est obligé pour masquer l’indigence de sa pensée et son manque de pertinence et d’originalité , d’utiliser des procédés plus lourds et plus laborieux.
    Souvent c’est tout un arsenal de phrases ternes et faussement clairs qui vient accoucher une banale idée , mais qui se trouve ainsi parée d’une sorte d’autorité magique …

    J’en finirai en disant que cette radicalité complice qu’il affiche en permanence avec son supposé interlocuteur cache en fait une sorte de moralisme implicite et sans complexe, et un dogmatisme religieux déguisé en lutin espiègle : il ne cherche pas à comprendre « l’autre » (il fait des ‘catégories’) et ne peut donc rien véritablement expliquer, il ne peut rien éclairer, ni faire toucher du doigt . Il n’a rien à partager, rien à donner .

    PS/ Quand je pense qu’il ne proteste quasiment pas lorsque Schneidermann le pare du titre d’un des supposé très rares a voir vu la crise arriver , et ne trouve pas de nom à donner, à commencer par celui de Paul … comme si le « système » n’avait jamais été décortiqué par des économistes de droite comme de gauche depuis une vingtaine d’année , sans compter les nombreux ‘vrais’ libéraux ou tenant de l’école autrichienne qui sentaient bien venir l’imminance de cette crise. (J’exclus ceux qui prédisent la fin du monde depuit la nuit des temps …)
    Et s’il faut se partager ce style de lauriers là, je me plais à rappeler que dans le domaine des grands partis politique , c’est LePen qui le premier en Juin 2008 … annonce le tsunami économique, alors qu’Attali en est encore à défendre ses 316 propositions pour une croissance qu’il croit possible pour 2008 …

    1. Effectivement, c’est le coté franc-tireur de l’Oppossùm… Je regrette que le pardessus de la critique soit à la maille si grossière… Sérieusement Oppossùm, tu ne crois pas (je te tutoies pour l’occasion) qu’il y a des priorités en matière de snipage?

  97. Bonjour Mr Jorion

    J’abonde à mon tour ! Puissiez vous trouver qui « nous » sommes.
    Tout d’abord, j’ai découvert votre blog au travers du site http://www.bulle-immobiliere.org. Je vous lis régulièrement et souhaiterez apporter ma contribution financière, si seulement paypal n’était pas l’unique moyen. J’aime bien signer manuellement mes chèques.
    Quoi de plus ? Je vie en Provence et j’ai un enfant. Je suis accompagnateur en montagne et je me délecte de vos écrits ainsi que de la pluspart des intervenants de ce blog.
    Votre ton, vos idées et votre liberté d’expression m’ont fait éteindre la télévision depuis quelques temps déjà.

    Cordialement,

    eskapad

  98. Pour Jérémie 22 août 2009 à 20:51

    Je vous trouve bien bon, je vous envie: un stoicisme d’éléphant.
    « C’est pas brillant aujourd’hui peut-être un autre jour qui sait ! » hilarant
    l’adresse pour gagner du pognon en bourse : désopilant.
    Incroyable. Ecroulé de rire.Merci

  99. @ Eskapad

    « Votre ton, vos idées et votre liberté d’expression m’ont fait éteindre la télévision depuis quelques temps déjà. »
    Pour ma part, je dirais que je perçois mieux l’ignorance de la plupart des journalistes et de certains supposés experts. Ils n’ont pas de réelle information à fournir et un niveau zéro quant à l’analyse.

    Bonnes balades en montagne.

  100. Le moins que l’on puisse dire c’est que le temps qu’il fait le 21 août à mis tout le monde sur le blog. 280 commentaires et le compteur semble bloqué. La machine étant reparti j’en remet une couche.

    @ Fujisan, Non je n’ai pas trouvé Etienne Chouard. Merci du lien, je vais y allé.
    La constitution Suisse, …c’est beau. Connaissez vous des cas d’utilisation de ces articles ?
    Il faut quand même 50.000 électeurs dans le meilleur des cas. Je me demande qui seraient ces électeurs et quelles sont les conditions pour être électeur en suisse? Je me demande ce qui se passe si cela arrive. Pour changer il faudrait re-consulter tout le monde…pas gagné non plus.
    Nous somme tous dupes lors des consultations nationales. On joue à la roulette.

    @ Bob, si les spécialistes se trompent, que sommes nous capable de faire nous-mêmes ? Oublions la constitution pour l’économie et retournons à nos petites affaires. Qui a rédigé les droits de l’homme ? Une élite d’intellectuels, pas le peuple.
    Nos actions sont dans nos votes, nos manifestations, nos rebellions.
    J’étais il y a quelques temps choqué par les actions violentes de José Bové. Maintenant que je connais mieux le sujet je le soutien.

    @ Moderato Cantabile, vous chantez bien finalement. Je vous suis dans cette voie.

  101. @ JFF

    Les spécialistes se trompent, car le temps des encyclopédistes est terminé, personne n’est plus capable aujourd’hui d’avoir une vue d’ensemble d’un problème. Qu’il faille consulter des spécialistes certes, de là à se fier aveuglement à leurs conclusions. On voit ou cela nous mène…..
    De plus à vous entendre, si ni les politiques, ni les citoyens ne peuvent se prononcer par manque de compétences, faut-il élire un collège d’expert?
    Les élites, quelles soient intellectuelles ou autres doivent impérativement être contrebalancées par un contre pouvoir aussi puissant. Faute de quoi, rapidement elles détournent le pouvoir à leur avantage.

    Concernant José Bové, j’ai toujours trouvé son combat non seulement juste mais courageux, c’est plutôt aujourd’hui que j’ai du mal à suivre sa démarche politique.
    Si vous ne l’avez pas encore vu un film essentiel sur ce qui se cache derrière les OGM.

    Le monde selon Monsanto http://video.google.com/videoplay?docid=-8723985684378254371 ( 1h30 environ )

  102. JFF

    Si vous faites allusion à mon message concernant la Constitution pour l’économie et ce que je pense sur le sujet, ce message s’est perdu. Je pourrais le reconstituer mais je ne vois pas l’intérêt car le fil de la discussion est interrompu. Merci pour vos appréciations.

    Bob

    Pour écrire une constitution il suffit de la volonté d’une seule personne si cette personne a le pouvoir nécessaire et sait où elle veut en venir. Rappelez vous la Constitution de De Gaulle qui savait (un peu trop même) quel était son but et comment s’y prendre. Pour le reste les « spécialistes » suivent la ligne que le pouvoir leur indique.

  103. Compte tenu des pertes en ligne des commentaires, comme j’ai pris l’habitude d’écrire sous Words pour plus de facilité et de garder une trace je remets ceux perdus des miens.

    Merci Bob pour le lien vers l’exposé de F. Jordon.
    Si je partage son analyse des limites des médias, je ne partage pas tout à fait son avis sur les responsabilités de la crise actuelle.

    Les médias sont coincés entre leurs puissants actionnaires et les contraintes de rentabilités économiques, le raccourcissement des temps de réflexion (on brasse de plus en plus de volume et de moins en moins de consistant et cela est un vrai soucis), ils cherchent (et encore pas sûr) à la hâte des repères pour leurs articles. C’est comme la politique en démocratie, il faut percevoir ce que les lecteurs/électeurs veulent entendre pour vendre /se faire élire.
    Difficile de chercher ses propres repère dans les médias et discours politiques afin d’alimenter la « boule de cristal ».
    Heureusement, tant qu’Internet ne sera pas censuré, on y trouvera des sources d’informations consistantes et utiles.

    Pour laisser les responsabilités aux seuls politiques, je trouve cela « un peu court jeune homme ». La complexité du système voire l’incompétence sur le sujet fait que les politiques se laissent largement influencer par les groupes de pressions. La difficulté de s’opposer aux USA, dont les règles démocratiques sont quasiment mafieuses (les lobbies paye légalement les élus pour les « aider à réfléchir ») fait que le consensus général règne (démission des résistances éventuelles).

    @Mary,
    Habitant la région Marseillaise, et préoccupé de divers sujets : économique, énergétique, écologique, je pensais intéressant de réunir des personnalités des ces divers sujets pour une conférence débat. Il faut mobiliser les politiques locaux (pas gagné), les industriels (plus facile). Mettre en présence ces personnalités me paraît intéressant car tout est lié : économie, ressources fossiles limitées, monnaie, écologie. Il faudrait reconstruire le système dans une approche globale « bio compatible » cad durable. Rien à voir avec la croissance rabattue chaque jour (sur laquelle toute notre économie est basée) et que la récession actuelle se charge de rabattre.

    Notre époque me paraît de celle qui annonce des changements radicaux, des bouleversements de civilisations et il faudra être vigilant pour éviter des conflits graves.
    Je cogite sur le sujet entre mes autres préoccupations.

    @Bob, OK pour votre commentaire.

    Le sujet n’est pas simple du tout. Confronté à la prise décision et aux conséquences les politique se réfèrent aux spécialistes, c’est bien normal. Or ces spécialistes sont partie prenante….

    Demander au peuple de valider une constitution m’a parût ridicule. Trop complexe. Les politiques ont exploité cette occasion pour leurs intérêts particuliers plus que pour l’intérêt général à mon avis. Ingénieur, chef d’entreprise (petite), activité internationale, je ne me sentais pas compétent pour évaluer cette constitution. Je m’en réfère aux élus (a cette époque).Européen convaincu j’ai voté OUI sachant que rien n’est parfait et que tout doit aller avec l’évolution des rapports de forces (capital travail, entrepreneurs…). Ce qui m’a parût important c’est d’avoir enfin un gouvernement Européen et de peser mieux dans les relations internationales. Aujourd’hui l’Europe est très affaiblie dans les relations internationales pour défendre nos valeurs. Nous sommes quand même loin du système USA.

    Il manque une dimension sociale à cette Europe. Celle-ci me paraît vitale car sinon les déséquilibres économiques ruinent le développement des entreprises, des salaires etc. Le coût des transport (délocalisations) n’est pas évalué à sa juste valeur.
    La mondialisation dans ces conditions est de mon point de vue une aberration. On délocalise pour obtenir des prix plus bas (sans contre partie de protection sociale ou d’environnement) afin d’approvisionner à meilleurs prix des peuples qui ont perdu leurs emplois et leur salaires…..C’est simple à comprendre me semble t-il ou je suis naïf, peut être. Nos dirigeants trouvent cela très normal ?

    Je vais rechercher Etienne Chouard. Merci du conseil.

  104. Piou encore 3 jours d’absence de mon coté ; du vôtre ça avance.
    Faites gaffe quand même avec les médias , je vous ai dit : c’est sympa, mais distrayant (mais c’est vrai c’est sympa) et nous les journalistes on est toujours content de trouver quelqu’un de qui passe bien et d’intelligent, c’est pas souvent.
    Vous connaissez donc mon métier depuis 10 ans quoique là je chôme depuis plusieurs mois ; j’ai 38ans pas de femme , pas d’enfant . Cela même developpé resterait assez sommaire alors le qui sommes nous je ne le comprends pas bien, mais à mon avis une bonne salle de 500 sur Paris ; facile.
    Par ailleurs pendant qu’on y est j’ai trouvé le billet précédent, signé monsieur Castel, de qualité , ca me fait penser au Figaro j’a

  105. Oups , j’avais presque terminé …
    j’ai dû voter une fois à droite dans ma vie mais à part ça , en gros jles trouve plus intelligent qu’à gauche.
    J’ajoute pour finir que je vous lis depuis plus d’an maintenant (quasi quotidiennement) et que j’apprécie bon nombre de commentaires, y’a un espoir.
    Dernier truc, si vous avez bien reçu mon pli fin juin, je suis prêt à re-tenter ma chance alors que vient l’automne.
    (il me faudrait une adresse; je ne suis toujours pas convaincu par le reste).

  106. Qui sommes-nous ? En effet, on peut et on doit se le demander. Les réactions attestent d’opinions très diverses, voire radicalement opposées. Il tard, je vais me coucher, demain je bosse. J’aurai l’occasion de revenir vous parler d’anthropologie politique et de la toile de fond du problème qui se pose ici et de la réponse que tente d’y apporter Paul Jorion avec son idée de constitution économique.

  107. Une nouvelle « constitution économique » ?
    S’il semble incontournable d’y songer , (et meme urgent !), il est primordial de garder a l’esprit que la seule « constitution » vertueuse est par définition, l’AUTO-CONSITUTION. Celle que tout système naturel choisit (ou subit)et qui optimise ET le système ET l’individu ET l’individu/système d’apres demain. Elle est gérée par les cellules terminales .
    L’auto-organisation est toujours supérieure a l’organisation centralisatrice (Dixit Prigogine )Et l’auto-organisation impose un modèle parcellisé, jamais centralisé.
    S’il faut , a certain moment accepter de passer a un centralisme ponctuel et a une gestion linéaire , celà devrait se faire avec un ressenti d’echec , de maniere provisoire .

  108. qui sommes-nous?

    j’en sais rien… déjà que je me cours après sans savoir si un je peut se laisser saisir de temps à autre…

    l’âne annone l’hymne
    et pourtant l’âne signe de son nom
    je ne sais pas qui je suis / un machin truc quelque part entre rien et déjà trop

    celui qui a toujours été vivant peut-il mesurer l’intensité de la vie? / longtemps je me suis couché à n’importe quelle heure / longtemps je me suis retourné dans ma tombe / une tombe située non loin des étagères d’une bibliothèque publique / dehors de ma tombe des tours jumelles se sont écroulées / et j’ai été sidéré des jours qui ont suivi / je me suis dit j’ai dû louper x chapitres / alors j’ai lu n livres / à la recherche de l’humain / de sa lignée animale / à la recherche du système monde / à la recherche de l’histoire en afrique, en asie / de l’histoire antique, moderne et contemporaine / de la globalisation de la mondialisation / à la recherche de l’humain et des plus jamais ça j’ai découvert les humains superflus / pendant ce temps-là ma tombe dérivait vers l’enfer / un enfer pavé de bonnes intentions / et sous les pavés? la rage de vivre / mais il en a fallu ah ça oui / en même temps que je me suis mis à sortir de ma tombe / à revenir de l’enfer / deux trois pavés dans les poches et les entrailles chaudes de la rage de vivre / j’ai lu quelques bouquin sur l’économie contemporaine / sur la finance / au cours de l’année 2006 / et dans ces livres, il y était souvent dit qu’on ne savait pas quand, ni comment, ni selon quelles dimension / mais que forcément le risque systémique… et boum patatra 2007! / et en sortant de ma tombe, de plus en plus, de plus en plus souvent, le plus en plus loin / j’ai fini par trouver une machine informatique que j’ai pu enfin après bien des années brancher sur le monde / et vite je suis tombé sur ce blog / comme si j’en avais besoin / et j’ai acheté des livres de Jorion / bien sûr l’économie, bien sûr les informations sur la crise / mais surtout le ton entre les commentateurs / si souvent ce respect mutuel – faudrait pas que ça s’perde d’ailleurs / même lorsqu’il y a désaccord / j’y ai trouvé le moyen de réapprivoiser le monde et une manière d’être au monde / souvent j’ai le sentiment de n’avoir pas grand chose à apporter (en comparaison de certain) / et pourtant personne ne m’a jeté / et j’ai été très content de participer en participant (!) à des petits bouts de traductions / ce blog fait partie des choses, des gestes, des activités qui me reconnectent à la vie, à l’envie / à quelque chose bien loin de l’absolu et pourtant pas dans un relativisme mou et flou
    je peux voir de la finesse / des stratégies / surtout l’idée qu’on peut défendre son idée sans pour autant vouloir la destruction des autres idées…

    qui sommes-nous? / j’en sais rien

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